L'indépendance belge

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s.n. 1914, 11 Janvrier. L'indépendance belge. Accès à 30 novembre 2021, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/mc8rb6x12m/
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|iO' Oentîmes E» Bâusiaus 6? A BAPOS ga—ww——aia—mbm B 85» ANNEE Dimanche il janvier 1914 administration et rédaction i'ue «le» Sabler Biaux6lle* BUREAUX PARISIENS ; 11, place de la Bours? abonnements : ÉDITION QUOTIDIENNE BE16IÇUE. Un an. 20fr. Émois, I0fr. °imois, 5fr. W)!£«8l!ti8E|Sr.-0.l " 23 lr. » 5 fr. » 8fr. ITSUI8ER » 43 (r, » 22 fr. » i2 ir. ÉDITION HEBDOMADAIRE llntirutionali et (TOuire-meri » PAGES, PARAISSANT LE MERCREDI î-'n an Vii iraoca Hl£ K> franc» L'INDÉPENDANCE SHOIS Éumoss BAS. JOÎ3L — SIS PAGES BVS ttV EÛKSE2.VA320S 2JJZ LE PSOGBfia X° X l ftimauche 11 janvier 1914 Les annonces sont reçues; A bruxelles : aux bureaux du jou'oal, a paris î il, place de la Bourse, A LONDRES : chez Mil, Jobn-F. Jones & G5, n° Snow Hiit, I. G.; à f Agence Havas, n° 113» Cheapside E. G.; et chez Keyroud & Fils, Ltd, cos 14-18, Queen \ietoria Street, et T, B, Broffue^ Lid. n° 163, Queen Victoria Street. ix AMSTERDAM : chez Nijgh & Van Ditrnar, Rokin, 2• & ROTTERDAM ï même lirme, Wynhaven, 413. 0 ALLEMAGNE, EN AUTRICHE-BONORIE et EU SUISSE, aux Agences de ia Biaisa Rudolf Mosssfc ÏV ITALIE : chez MM. Haasenstein & Yogler, ù Turin et Rome. ièlMEW-YORK: T.B, Browne. Ltd. i. East42Bli StreeU Aujourd'hui : Revue politique. Les Turcs en Albanie. — L'Autriche demande des explications. — La situation en Epire. — Commentaires italiens. — Les prisonniers turcs. — Mesures vexa-toires conte les Grecs. En Angleterre. — Le mouvement gréviste dans l'Afrique du Sud. — Situation grave. — Arrêt, dos trains. — Attentats criminels. — Les répercussions de la grève. — Arrestations. — Appel des milices. Eti Allemagne. — Les incidents de Saverne. — Acquittement du colonel von Reutter. En Turquie. — Le rajeunissement des cadres. — La mission allemande. — Les réformes en Anatolie et en Arménie. — Symptômes inquiétants. En Grèce. — La question des lies. En Italie. — M. Venizelos à Rome. Notes du Jour, par J.-B. T*e Congo et la question de lïslajn. En Belgique. — L'Expédient. Chronique mondaine. Les théâtres à Bruxelles. Informations financières et industrielles. — Nouvelles diverses de no3 correspondants.BRUXELEES, 10 janvier Revue Politique L'échec du coup de main turc en Albanie est un t'ait acquis syir lequel il n'y a plus à revenir : du moment que le gouvernement provisoire de Valona .parvenait à s'emparer des officiers et soldats turcs qui avaient mission de provoquer un soulèvement, il était certain que la tentative devait échouer. Aussi toutes les personnalités mises. en cause s'em-pressent-elles de désavouer le coup de main : Izzet pacha, pour le compte duquel les agitateurs agissaient-, affecte de tout ignorer de cette affaire; Essad. pacha, avec lequel on le disait.de connivence, fait déclarer qu'il est occupé à préparer à Durazzo le palais des pachas pour la réception du prince de Wied; IsmaJl Khémal bev, le président du gouvernement provisoire, dément formellement qu'il ait été en rapport avec Izzet pacha et il affirme qu'il travaille pour la proclamation du .souverain désigné par les grandes puissances; il n'est pas jus-qu'au gouvernement turc qui se déclare tout à fait étranger au complot. Pourtant it ne fait aucun doute que le complot ail existé : des soldats turcs ont été engagés; des officiers turcs ont reçu mission d'agir en Albanie; la tentative de débarquement ne pe.ut être contestée puisque les agitateurs ont été arrêtés. Qui les enrôla ? Qui les dirigea vers la côte albanaise ? Que les hautes personnalités qui eussent, été les premières à profiter du coup de main s'il avait réussi s'empressent maintenant de tirer leur épingle du jeu, c'est dans l'ordre normal des choses, mais il n'en est pas moins vrai que les explications données de côté et d'autre laissent l'opinion publique asséz sceptique. En effet, à Vienne, on assure qu'on y connaissait depuis plusieurs semaines déjà les intentions d'Izzet pacha. Comment s'y est-on pris si tard alors pour les déjouer? Quant à. la version turque, suivant laquelle les soldats et officiers arrêtés à Valona seraient simplement des Albanais enrôlés clans l'armée ottomane et qui auraient quitté la Turquie pour se mêler aux affaires politiques de leur pays, celte version ne prouve nullement, il faut le constater, que le personnel politique ottoman n'ait eu aucune part de responsabilité dans cette aTfaire. En elfe), il va de soi que l'on a enrôlé de préférence des soldats d'origine albanaise, des hommes connaissant le pays où ils avaient à opérer et pouvant se faire entendre de la population qu'ils avaient à soulever. L'aventure, pour manquée qu'elle soit, n'en reste pas moins intéressante au point de vue politique, car elle prouve combien la situation en Albanie est précaire et comment l'état de. chose créé de façon si factice par les grandes puissances est à la merci des entreprises de tous les audacieux. On ne connaît toujours pas de façon précise la réponse des puissances de la Triplice à la note anglaise relative à la question des îles La proposition anglaise est pourtant bien simple, bien nette laisser à la Grèce les îles qu'elle occupe, exception faite pour les deux îles qui dominent l'entrée des Dardanelles, et restitution des îles détenues par l'Italie. On ne voit pas quels arguments la Triplice pourrait faire valoir contre cette solution si la question est envisagée loyalement, sans arrière-pensée. En réalité, l'Allemagne et l'Autriche n'éprouvent aucune peine à s'y rallier, mais i n'en est peut-être pas de même de l'Italie, qui se résigne difficilement, à resti tuer le Dodécanèse. Dons les milieux diplomatiques on est. pourtant convaincs que la solution ne peut tarder plus long temps, car il est évident que, la Turquie s'apprête à contester l'attribution défini tive a la Grèce des îles que celle-ci occu pe. A Constantinople, on affirme haute ment que jamais on ne consentira à 1; perte de Chio et de Mitylène et l'acha par la Turquie du dreadnought. brésilie: en construction en Angleterre prouvi suffisamment par quels moyens on en tend empêcher cette solution. La Grèc est actuellement en mesure de ré sister à toute tentative turque contre le, îles et, pour plus tard, elle envisage l'a chat d'.un dreadnought chilien, égale ment en construction en Angleterre e qu'elle pourrait opjsoser avec des chan .ces ie succès au navire de guerre acqui. par les Turcs. Quand on parle à Constantinople de ne pas consentir à la cession définitive de Chio et de Mitylène, on y oublie évidemment que la Porte s en est remise totalement aux puissances pour la solution de la question des îles. La Turquie devrait donc s'incliner loyalement devant la décision des grandes puissances, mais les tendances qui dominent actuellement à Gonstantinople, surtout depuis l'arrivée au pouvoir d'Enver pacha, ne permettent guère d'espérer que la Porte observera ç.&tte attitude. Depuis la reprise d'Andrinople, la Turquie sait, par expérience, comment on viole, les traités les plus formels, même quand ils sont conclus à l'initiative de l'Europe. Une dépêche de Strasbourg nous apprend que le colonel von Reutter, le chef militaire responsable des incidents de Saverne, est acquitté... On a même reculé devant la condamnation de pure forme que réclamait le ministère public. L acquittement de c-et officier supérieur qui fit procéder à des arrestations arbitraires, qui fit enfermer de paisibles bourgeois dans la cave de. la caserne,qui a méconnu formellement les droits de: l'autorité civile, cela ne peut-qu'impressionner l'opinion publique.Il est à craindre, dans ces conditions, que les incidents de Saverne auront encore'des-suites politiques au Reichstag et en Alsace^ Lorraine. La lutte qui s'affirme en Allemagne entre l'esprit militaire et tradi-tionnaliste et l'esprit démocratique ne fait que commencer. Les Jures e! l'Albanie La situation (D'un correspondant.) Jauina viâ Malte, vendredi, 9 janvier. Les nouvelles arrivant d'Albanie présentent la situation intérieure dans une complète anarchie. Le gouvernement provisoire se trouve dans l'impossibilité de rétablir l'ordre. La commission internationale de contrôle, quoique très bien disposée, voit que ses efforts pour assurer la vie et "les biens dans lés villages chrétiens contre-les hordes albanaises ravageant les populations chrétiennes' qui implorent leur protection restent vaines. Les différents partis s'agitent et nous assisterons sous peu à des événements sérieux.D'autre part, l'Epire entière se trouve sur pied, attendant avec anxiété le résultat de la' décision des grandes puissances. Le commerce est complètement arrêté, la population se consacrant entièrement à l'œuvre patriotique des préparatifs pour la lutte contre les envahisseurs. Les comités pour la défense nationale travaillent nuit et jour. Hier, jour de la Noël orthodoxe, l'Association des jeunes filles do Janina pour la défense nationale a organisé dans la salle Pathé un arbre de Noël et une tombola monstre au profit de l'œuvre nationale. Les résultats ont été surprenants. Les habitants de Jaiiina sans distinction de race et de religion ont collaboré à cette fête. Riches et pauvres y ont apporté leur aide. La vente des cocardes et des roses a atteint une somme considérable; une rose a été payée 500 francs. Dans la salle on voyait des éeriteaux portant : a Vive l'Epire grecque », « Union ou mort », etc. Des acclamations enthousiastes ont salué la projection, sur l'écran, do portrait du roi Constantin. La recette totale a atteint plusieurs milliers de francs. (a) Demande d'explication autrichienne Constantinople, vendredi, 9 janvier. A la siu-ite des informations publiées par les journaux au sujet d'Izzet pacha,le marquis de PaHavicina, ambassadeur d'Autriche-Hongrie, a fait hier après-midi une visite au grand-vézir pour lui demander des explications- à ce sujet. Le grand-vézir lui a déclaré que la Porte était étrangère à toute cette affaire et qu'elle ferait tout ce qui serait en son pouvoir pour ne pas contrarier les décisions des puissances au sujet de l'Albanie. Izzet pacha a rendu visite ce matin au marquis de Pallavicini. (a) Commentaires italiens Rome, vendredi, 9 janvier. La situation albanaise continue à susciter des commentaires divers dans les milieux politiques et diplomatiques. L'Albanie, déulare-t-on dans certains cercles, réserve fatalement à l'Europe bien d'autres surprises. Ce territoire, en pleine anarchie, est entouré de nations qui auront elles-mê-mes à. souffrir constamment de l'état de choses fâcheux consacré par la création de l'Etat albanais. La Serbie en a.déjà subi les inconvénients. I.a Grèce en supporte actuellement les conséquences. On constate que le voyage de .M. Venizelos à Rome fournit à un journal italien l'occasion de suggérer que ces conséquences soient ren dues moins onéreuses pour la Grèce et- que . des modifications secondaires soient appocr ■ tées aux lignes générales de la frontière . albano-grecque. On assure, en. outre, que - le point de vue du Monténégro dans le - question albanaise ne fait pas de doute e i les personnages responsables de la politi-t que monténégrine ne croient nullement i i la vitalité de l'Etat albanais. Ce qui rend la situation plus invraisem- - blable encore, dit-on, c'est que les nations : qui se sont affirmées comme les plus inté - ressées à la création de l'Etat albanais ap ; portent un nouveau ferment d'anarchii - par la rivalité de leurs efforts respectifs - Le maintien de l'Etat albanais tel qu'il est t ne fera dohe, conclut-on, que prolonger lr - crise balkanique et-perpétuer l'état de ma ; lai-se dont toutes les. nations! même le; Édition du soir moins intéressées en cette affaire, se ressentent. (a) Le prince de Wied La « Nouvelle Presse Libre » apprend de source diplomatique que le prince de Wied a différé son départ uniquement à cause du retard que subit l'emprunt garanti è l'Albanie par les puissances., La h Taegliche Rundschau » annonce que le pri rioe de Wied fera son entrée à Durazzo le 20 janvier. ;aj Désarmement des soldats turcs arrêtés Trieste, vendredi, 9 janvier. Le « Méran », vapeur élu Lloyd autrichien, est arrivé cet après-midi à Trieste avec 161 soldats tiiu-cs désarmés à Vateia. Ils étaient escortés par un détachement d'infanterie de marine, du navire de guerre austro-hongrois « Panther »L et. vont être soumis à une quarantaine. (a) Singulière mesure contra les navires grecs Vienne, vendredi, 9 janvier. On mande de Valona à la « Correspondance Albanaise » que le gouvernement provisoire a donné l'ordre d'empêcher les navires battant pavillon grec de faire escale dans les ports albanais en raison des relations délicates qui existent entre ces deu3 pays. (a) Arrestations et interrogatoires Valona, vendredi, 9 janvier. Quelques notables albanais soupçonnés de complicité dans le complot en faveur d'Izzet pacha ont été arrêtés. Bekir bey a été interrogé longuemen; hier soir en présence des ministres dt gouvernement provisoire et de la commis sion du contrôle. Les officiers turcs débarqués à Valant seront interrogés aujourd'hui. (c) Nouvelles de l'Étranger ALLEMAGNE LES INCIDENTS DE SAVERNE Le colonel de Reutter est acquitté Strasbourg, samedi, lu janvier. Ce matin, à' 9 heures, le conseil de guerre été la 30° division a rendu son jugement dans le procès de Reutter et Sçhad. Les deux inculpés ont été acquittés. Le tribunal, en effet, estime, dans les considérants du jugement dont la lecture -j duré plus d'euie heure, que le colonel ja pus eu l'impression d'avoir abusé de ses droits et d'avoir agi contre la loi.' Les dépositions des témoins ont suffisamment prouvé que l'autorité civile était insuffisante pour-rétablir l'ordre et qu'une intervention, de ta force armée était au moins nécessaire pour préserver l'honneur des officiers.Quant au lieutenant Schad, il a obéi aus ordres reçus; De plus, il n'a pu être prouvé que c'est le lieutenant Scha-d qui a frappé le témoin Kornernann, qui a eu une eten! brisée au cours de la bagarre, d'autan' plus que le lieutenant a déclaré que s'i avait été l'auteur de ce coup, il n'aurai-fait aucune difficulté pour l'avouer. Le tribunal estime donc que le lientenanl n'a pas porté de coup. * * * Il est à remarquer que. dans ces longs considérants il n'a absolument pas été teni compte des témoignages qui ont été fait: par les avocats de Saverne et d'un granc nombre d'habitants qui avaient déclaré que l'autorité militaire avait abusé de ses droits et. qu'elle seule était responsable des incidents qui s'étaient produits. (a) Le procès von Foerstner en appel Strasbourg, samedi, 10 janvier. Ce matin, à 9 heures, les débats du pre> cès en révision du lieutenant Foerstner on commencé dans l'une des salles du bâti ment du Conseil de guerre de Strasbourg, La place réservée au public est très restreinte. Toutes les places sont occupées.Ur peu avant 9 heures, le défenseur du lieu tenant pendant le dernier procès a refusi d'assister son client parce qu'il ne veu pas encourir une seconde fois les critique: sévères de la presse, qui avait considéri dans les comptes rendus du premier pro cès que l'avocat du lieutenant s'était mon tré incapable. le lieutenant von Foerst ner est donc défendu par un lieutenant dv 15' dragons du nom de Koeller. Le tribu nal est présidé par un colonel, qui est se condé par un conseiller du tribunal sapé rieur de la guerre, M. Stude. A 10 heures, les débats ont été suspen dus. H-s seront repris à 11 heures. (a) — On mande de Berlin M. Stauning chef du parti socialiste danois, a été arrêti hier par la police allemande à Flensbourg où S devait prononcer un discours,- et re conduit à la frontière. (a) ANGLETERRE LE MOUVEMENT GREVISTE DANS L'AFRIQUE DU SUD Situation grave , Bloemfontein, vendredi, 9 janvier. La situation est subitement deveij,: . grave. Le personnel de toutes les usiie: . s'est .mis en grève. La gare est gardée pa la police année et un contingent d , troupes. A Durban, la grève a été officiellemen proclamée à - midi. Dans les usines, ui cinquième seulement du personnel a ohé . à la proclamation. La majorité des em i ployés déclarent ne pas vouloir prendr part à la grève avant de connaître les ré - sultats du vote, qui aura lieu dimeinche : Une fusée et trois cartouches de dyna mite ont été trouvées sur les rails de « ligne de chemin de fer entre W'itbortja e i Luipaardsvlei, peu avant l'arrivée d'i_r 1 train de voyageurs Mr.ant de Zoerust Une proclamation convoque toutes le.: milices en raisesi des craintes que l'û.i a de graves désordres. Les burgers de plusieurs districts du Transva<ai et d'Orange sont également appelés. (c) Johannesburg, vendiedi, 9 janvier. La situation s'aggrave au Transvaal. Un des dirigeants travaillistes annonce que demain toute la circulation d-e9 chemins de fer aura cessé et que, cependant, il n'est pas question de proclamer la grève des mineurs, bien que ceux-ci aient le plus vif désir. el'exercer de vives représailles pour l'effusion de sang du mois de juillet passé, l^a milice locale fait des patrouilles. Un fort contingent reste à la caserne pour parer à toute éventualité. A une heures avancée de l'après-midi rn nombre considérable de grévistes des fabriques d'automobiles et. de bicyclettes sont-allés persuader les aiguilleurs à faire grève sur toute la ligne entre Johannesburg et Germlnston. Un détachement de podice a été laissé en permanence. Les aiguilleurs dé Germinston seuls sont en grève jusqu'à ' présent. (a) Pofchefstroom, vendredi, 9 janvier. Les conducteurs eles trains entre Frede-r-ikst-ad et Wolhordiend refusent de conduire la police vers le Rand. (a) Prétoria, vendredi, 9 janvier. Le Syndicat des ouvriers du port et des chemins' de fer ,le Syndicat des mécaniciens, le Syndicat de la chaudronnerie à i' vapeur ont constitué un puissant comité de grève. (a) Attentats criminels Johannesburg, vendredi, 9 janvier. On vient de tenter de faire sauter un train du Cap transportant le courriel1. Personne n'a été blessé. C'est entre Denver et Georgesgoch que l'attentat a eu lie.i. Les roues d'avant de la locomotive servant , de pilote ont été disloquées. Les rails ont sauté sur une .longueur de quatre mètres. ...... (a) Le Cap, vendredi, 9 janvier. On signale une nouvelle explosion sur la ligne ferrée entre Johannesburg et Cleve-land. - , (a) Renforts de police. — Appel des milices Durban, vendredi, 9 janvier. On a envoyé au Transvaai les forces ele police qui ont été employées'lors de l'émeute récente des Hindous dans le Natal. (a) Prétoria, vendredi, 9 janvier. L' « Officiel » contient un appel sous les armes des milices de tons les districts du Transvaal et un a"ppei des Burgars constituant la réserve. L' « Officiel » publie, en outré, une ordonnance interdisant la venté et le transport des armes et munitions dans les arrondissements de Prétor.u, du Witwatersrand et de Niedelburg. Mille huit cents miliciens à pied et à cheval partiront de Potchestroom pour le Rand? (a) Arrestations Johannesburg .vendredi, 9 janvier. Le secrétaire du parti travailliste sud-africain, Ml Waterston, a été arrêté sous l'inculpation de eliscours séditieux. Sa mise en liberté provisoire a été refusée. . M. Moutsma, secrétaire du Syndicat des cheminots, a été arrêté au cours d'ua meeting de cheminots grévistes à Bloemfontein. Il avait déclâré que les cheminots avaient la sympathie des autres ouvriers, mais qu'il ne fallait pas agir avec trop de hâte. Ce n'est que si l'autorité des cheminots est méconnue que la grève sera dé-■ clarée. La Fédération commerciale est non seulement, en complète sympathie avec les cheminots, mais aussi prête,à, tout. Il a demandé à ses auditeurs se s'abstenir de mesures violentes. *** On apprend l'arrestation de trois autres meneurs. (a) Les répercussions de la grève Johannesburg, vendredi, 9 janvier. Le prix ele la farine a augmenté de fr. 1.25 par sac. Si les communications de la ville avec l'extérieur sont coupées, Johannesburg sera sans provisions de bou-: che d'ici huit à dix jours. (a) ; Johannesburg, vendredi, 9 janvier. ; Les houillères de Witbank sont fermées, i la grève des cheminots les privant de matériel pour transporter le charbon. (à) Comité de Salut public Prétoria, vendreeli, 9 janvier. Les notables réunis cet après-midi ont, sous l'inspiration du gouvernement, constitué un comité de Salut public chargé de prendre toutes les mesures pour le maintien de l'ordre. (a) CHILI Le Chili ne cède pas ses dreadnoughts Londres, vendredi, 9 janvier. ; La légation du Chili à Londres commun! , que la note suivante : Pour mettre fin aux - bruits sans fondement qui circulent au sujet de la vente de navires de guerre chiliens ,1a légation du Chili à Londres, obéissant aux instructions expresses de son gouvernement,, annonce que le Chili n'a ja-métis envisagé l'idée de faciliter directement ou indirectement la vente des unités navales que, conformément à ses moyens financiers, il a commandés aux arsenaux ; anglais dans le but unique de satisfaire aux ' exigences de sa position' géographique et j de sa situation internationale. Les dites unités navales ne quitteront l'Angleterre k que pour être incorporées dans la marine chilienne. (a) ! GRECE LA QUESTION DES ILES Retard de bon augure Londres, vendredi, 9 janvier La réponse de la Triplice à la note de i sir Edward Grey n'était pas encore remise t ce soir au Foreign-Office. Elle peut l'être un peu plus tard ou demain, mais on semble croire maintenant qu'elle pourrait bien être retardée de plusieurs jows. £a tgut - cas, ce retard n'a rien qui puisse effrayer au ccmtraire, car il faut le considérer com me étant de bon augure. Les négociaticMi: auxquelles se livrent en ce moment les troi: puissances alliées paraissent avoir pou but de trouver la formule se rapprochan le plus possible des vues exprimées dans li note anglaise. (c) — On mande de Salonique : Le siège di la dixième division grecque a été transfén à Vêria. L'état-rnajor est déjà parti pou cette ville avec deux régiments d'Evzones (a) ITALIE M. Venizelos à Rome Rome, vendreeli, 9 janvier. M. Venizel03 était accompagné dans s: visite aiu marquis di San Giuliano par M Caelamanos, son chef de cabinet, qui l'ac compagne pendant son voyage dans le, capitales européennes. L'entretien a dur une heure et demie. Le marquis di San Giuliano a offert tu déjeuner en l'honneur de M. Venizelos MM. Koromilas, ministre de Grèce; di Sca la, sous-secrétaire aux affaires étrangères Busati, premier aide de ceunp du Roi; Mat tioli, ministre de la maison du Roi, de: fonctionnaires du ministère eles affaire, étrangères et les membres ele la siute di M. Venizelos y assistaient. (c) Rome, vendredi, 9 janvier. M. Venizelos a rendu visite, cet après midi, aux ambassadeurs de France e d'Angleterre. Il est allé à nouveau dan l'après-midi à la Consulta, où il a confér avec plusieurs hauts fonctionnaires. Le marquis di San Giuliano est allé ; l'hôtel où M. Venizelos est descendu. El l'absence de celui-ci, le ministre des affai res étrangères a déposé sa carte. Le soir ,1e ministre de Grèce a donné ui dîner en l'honneur de M. Venizelos. Ai nombre des convives on remarquait M. c San Giulieino et le sous-secrétaire d'Eta aux affaires étrangères. (a) PORTUGAL AU SENAT Graves accusations contre M. Costa M Freitas ayant, dans un d.scours le latîf. à l'affaire de San-Tliomé, porté cer taines accusations contre M: C<;sta1 le membres de-lu gauche ont protesté vive ment. Le président ayant proposé la.nomi nation d'une commission d'enjuete ils on réclamé des éclaircissements imtjiéiiats M. Freitas a alors etêi-iaré qu'une soni me d'argent destinée à -M. "Cbsta avait ét renjise alors que cet homme politique êfai ministre de la justice à M. Corihîi Costa qui fut son hras droit dans l'étaboratioj des lois, sur la famille ét le divorce. (Ex clarnations à gauche.) M. Freitas a ajout qu'il ne porta pas. son accusation devant 1 Parlement parce qu'il n'existé encore au cune loi sur la responsabilité ministérielle rnài9 qu'ii. la portera bientôt devant les tri bunaux criminels en. leur présentant le preuves qu'il possède. I.e président a alors insisté pour la ne mination d'une commission d'enquête, mai la gauche a quitté la saïle et aucune déci sion n'a pu être prise faute de «quorum): I.a séance est levée. (a) TURQUIE Alliance offensive et défensive turco-bulaar Constantinople, vendredi, 9 janvier. Des pourparlers très actifs se poursui vent entre les gouvernements bulgare e turc au sujet de la signature d'une alliar ce offensive et défensive. Ces pourparler sont menés simultanément à Sofia par Fe thv bey, ministre plénipotentiaire turc, e i à Constantinople par M. Toscheff, minis tre plénipotentiaire bulgare. (c) Le rajeunissement des cadres Constantinople, vendreeli, 9 janvier. , Le rajeunissement des càetres continu , par- la mise à la retraite des officiers su bal-ternes. Des bruits circulent sur- le mé contentement d'un certain nombre d'ofti ciers, mais la mesure prise par Ëriver pa cha est généralement approuvée. Le gou vernement a ordonné à tous les officiers re traités et qui ne sont pas natifs de Cons tantinople de retourner dans leur pays no tail où ils recevront régulièrement le mon tant de leur retraite aussitôt après leur li quidation. Un iradé nomme cinq sénateur ara b es, dont quatre musulmans de Damas ' Alep, Hamade et Bagdad et un orthodox ! de Beyrouth. (a) La mission allemande Constantinople, vendreeli, 9 janvier. Le gouvernement ottoman maintient se " démentis relatifs à tout changement dan le rôle de la mission allemande. Cependant ' d'après les renseignements recueillis, de concessions mutuelles ont été faites enfila Russie et la Turquie sur la question de réformes arméniennes et les pouvoirs d général von Sanders. ' La Russie se montrerait moins intransi géante sur les pouvoirs spéciaux des spé cialistes étrangers engagés en qualité d conseillers auprès des inspecteurs géné raux. I.a Turquie réduirait encore les poi voirs du général von Sanders. On gard actuellement le secret et l'on évite de pré ciser. Bien que l'ambassadeur de Russi ! ait été très net lors de sa dernière entre ; vue avec le grand-vézir, celui-ci n'a. pa encore donné de réponse définitive, mai un point est acquis, c'est que la Porte ae cepte qu'un délégué russe fasse partie d conseil de la dette publique. I.e départ d l'ambassadeur de Russie reste subordonn à la réponse du grand-vézir attendue de main. (a) Etat d'esprit Paris, vendredi, 9 janvier. On mande de Coiistantinople a - « Temps » : Il est. incontestable que l'é i d'esprit qui règne en Turquie se modifi t de jour en jour dans un gens alarmant. L précéden! de ia reprise d'Andrinople ob* sède le ministère et ce n'est pas la présence d'Enver pacha dans les conseils du gouvernement qui diminuera, on le pen^e bien, la force de ce précédent. Tous les ministres font des déclarations pacifiques, mais tous disent aussi : « Nous ne laisserons pas Chio et Mytilène aux Grecs.. » Cette contradiction apparente s'explique par la conviction que les lies pourront être reprises par em coup de surprise en profilant d'une absence de la flotte grecque et qu'une fois les Turcs dans la place, cela se passera comme pour Andrinople. Les milieux dirigeants veulent, en d'autres termes, créer, une fois de plus, un fait accompli qu'ils espèrent imposer à lî* Grèce et à l'Europe, comme ils ont imposé à la Bulgarie et à l'Europe le-précédent d'Andrinople. Il est facile de montrer que ce raisonnement est spécieux, mais c'est celui du comité Union et Progrès, (c} Boycottage antigrec Ou mande de Constantinople, 9, au « Temps » : Un certain nombre de toux tionnaires .viennent de signer un document par lequel ils s'engagent à cesser toute relation commerciale avec les. commerçants ou industriels hellènes, que ces dernieral soient citoyens grecs ou sujets ottomans.. Dans tous les milieux les plus grands efforts sont actuellement, déployés pour fanatiser les éléments turcs contre lesi Grecs. On en constate déjà les résultats^ On a, par exemple, déclaré la guerre aux allumettes qui se vendent au profit ded établissements grecs où, d'ailleurs,, lea Turcs reçoivent des soins gratuits. La semaine dernière plusieurs Turcs sont entrés dans une boutique arménienne où l'on débite de ces allumettes. Ils s'en emparé» rent et, après avoir grossièrement insulté le vendeur et la nation grecque, les dé* 1 truisirent toutes. A K'adikeuy, le boycottage antigrec a commencé d'une façon intensive. 11 y a quinze jours on a souillé d'encre toutes lea églises grecques et l'archevêché. Le mé» tropolite de Cha-lcédoine a reçu une lettre d'injures et plusieurs notables grecs ont été menacés de. mort. (c) : Le chemin de fer Smyrne-Dardanellea Constantinople, .vendredi! & janvier, L'iradé accordant la concession du che» min de fer de Smyrne aux Dardanelles à ua groupe français à été signé aujourd'buif ■ mais frri'a pas encore été publié. (cl Les réformes en Anatolie Constantinople, vendredi, 9 jaavier.-Al. de Giers, ambassadeur de Russie, et AI. de Mutius, conseiller à l'ambassade : d'Allemagne, ont continué cet après-midi; les pourparlers avec le grand-vézir au au» jet des réformes à effectuer, dans le3 vi« layets de l'est d'Anatolie. On assure que la point de vue de. la Russie se rapproche da-; vantage maintenant de celui de la Porte! la Russie avant renoncé à une partie des nouvelles demandes. Dans les cercles diplomatiques russes on espère que les pourparlers pourront prendre fin le 10 janvier. (ci Vienne, vendredi, 9 janvier. On télégraphie de Constantineiple quef d'après des informations de source diple>» matique, les pourparlers au sujet des réformes en Anatolie orientale, dont on at« , tendait la fin demain, ne pourront probablement être terminés parce que la Russie a modifié l'attitude conciliante qu'elle avait prise ces jours derniers. • On croit ' que les pourparlers vont rester quelque ' temps en suspens. (a) Les réformes en Arménie Le « Temps » annonce que les difficultés! ■ qui subsistaient pour arriver à un accord entre la Russie et l'Allemagne d'un côté, et la Porte de l'autre, en ce qui. concerna les réformes en Arménie, sont levées. La question dés inspecteurs généraux est ar-rangée. Les différends qui survieneiront entre les inspecteurs généraux étrangers et les valis seront résolus entre les am. bassadeurs ■ à Constantinople et la Porte., Celle-ci choisira les inspecteurs généraux parmi les puissances neutres sur une liste présentée par, les grandes puissances, (cl FRANCE Notes du Jour ! ha notre correspondant.) Sans aller jusqu'à dire que les seuls républicains sont ceux qui l'étaient déjà ! à vingt uns, ou permettra bien d'affirmer que les hommes politiques d'au-, jourd'hui qui ont consacré une, partie de [ leur jeunesse.à lutter pour les idées j qu'ils soutiennent dans leur ûçj mûr, [ sont mieux qualifiés que les tard venus pour respecter les principes q à découlent. :de la Révolution. Sans mettre en quoi que ce soit en , doute le républicanisme de 'a soixantaine de MM. Combes.et Caillaux, pour ne citer epie ces deux chefs du parti radi-, cal. ou ne peut' oublier que le premier portait encore la soutane à vingt-huit , ans et que le second, fils d'un ministre du Seize-Mai. quand il se présenta la | première fois dans la Sarthe signait une ' profession de foi où il protestait contre ' la confusion que faisaient ses adversaires, qui lui attribuaient, les idées des | progressistes, ces centre gauche re-: pentis ,el qu'il trouvait beaucoup trop ; avancés. Ces hommes politiques sont sincèrement venus aux opinions républicaines, nul ne doit en douter, puisque le parti radical les a placés à sa tête et qu'ils 1 ont accepté des situations parfois difficiles où il fallait montrer une réelle : énergie. Ce n'est pourtant pas une raison pour

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1918.

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