L'indépendance belge

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s.n. 1917, 05 Janvrier. L'indépendance belge. Accès à 25 septembre 2022, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/gx44q7rt93/
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No S eSème a^aés L'INDEPENDANCE ROYAUME-UNI : ONE PENNY BELGE. CONTINENT: (5 CENTIMES (HOLLANDE : g CENTS) ^w-— ■■■ . - _ ■ "■ -■ ■ ■ ■■ ■■ 1 ' i ^ ■ '■ i i i ' ' '■ " ■ 11 administration et redaction: bureau'a paris : UCkinOEm 1= IAMWIRO *C1*T ïudor hous^ tudor st.. london. e.c. En LonLfà * h î^iurfi 1 1i«V " ' iBC™™ {« K. 17 IlïSl.l conservation par le progrès. ^tEPKOWE. C!TY 3960i 4 "(238«T5b V8îlt6 à LOtldrSS à o hi 16 J61IC«S 4 jSilIVi ^ an, 32 shillings. j LA SITUATION. Jeudi, midi. La résistance offerte jusqu'ici par les Russes à Marin est tombée et le dernier communiqué allemand annonce la capture de cette ville, ainsi que de Jijila, les deux têtes de pont qui défendent les approches de Braïla par l'est. Les Ger-mano - Bulgares sont, dès lors, les maîtres incontestés de la Dobroudja, et ils vont pouvoir amener à distance utile la grosse artillerie qui leur permettra de réduire Braïla et de menacer, éventuellement, Galatz. L'abandon de Marin par nos alliés russes est un sûr indice que l'évacuation des approvisionnements accumulés à Braïla a été complétée et Je jouir où l'ennemi entrera en .maître dans le port danubien, il découvrira que la coquille est vide. Pour le peuple allemand et plus encore pour les Austro-Hongrois affaimés, ce ne sera qu'une désillusion de plus, et pas la dernière. En Valacbïe la situation n'a pas subi de changements importants. Les troupes du général Falkenhayn ont donné quelques coups de sonde au sud et au nord de Fqçsani en vue de tâter la résistance des Russes et avant d'entreprendre l'attaque générale à laquelle on s'attend. Dans les vallées de Buzeu et de Ri rallie (entre Braïla et Foesani) les sondages allemands ont révélé un résistance sérieuse et nos Alliés, en contre-attaquant, ont repoussé l'ennemi de plusieurs villages qu'il occupait. Au sud-ouest de Foesani les Russes disent avoir repoussé des attaques allemandes mais 3e communiqué allemand parle d'un succès sur les rives du Milcovu où iïos ennemis affirment avoir fait 400 prisonniers. Foesani est, avec Braïla, la ville la plus importante de 5a Valachie septentrionale. A partir 'die Foesani la ligne de t.herriin de fer transversale "qui relie ja Valachie et la Moldavie avec, la Buko-\ine, se rapproche graduellement du Se-reth dont elle suit le cours pendant une assez longue distance,. toujours sur la rive droite, et il faut s'attendre à voir ce point stratégique disputé âprement. Dans la région montagneuse le général von Gerok, qui commande les troupes ennemies, a fait quelques progrès et avance entre les vallées de la Putna et de la Susitza avec, comme objectif, Panciu, terminus d'un embranchement de la ligne transversale et situé au nord 4e Foesani. Rien de particulier n'est signalé des autres fronts. Sur mer les sous-marins allemands continuent de faire des ravages et la dernière liste de navires coulés comprend sept bateaux dont trois norvégiens, deux britanniques, un français et un suédois. Les pertes allemandes en sous-marins ne sont pas exactement connues, mais, s'U faut en croire les déclarations d'un sujet neutre revenant de Kiel, où il a résidé longtemps, elles sont énormes. Il y a lieu d'espérer qu'elles augmenteront encore par la suite, étant donné les mesures de défense adoptées par la marine marchande britannique. Beaucoup de navires marchands se sont armés en défense, tout comme au temps des pirates, et le secrétaire de l'amirauté, dans une note officielle, rappelle lies paroles prononcées le 21 décembre dernier aux Communes par le Premier Lord de l'amirauté. Le droit de tout capitaine de navire marchand de défendre son bateau contre une attaque, une visite ou une perquisi tion de la part de l'ennemi, par tous les moyens en son pouvoir, est un " droit immémorial," et seule l'attaque, réservée aux navires de guerre, lui est interdite. Ce point de vue," a ajouté à ce moment le Premier Lord, " est partagé, à ma connaissance, par toutes les Puissances neutres, sans exception, et le règlement de la Cour allemande des prises de guerre l'indique clairement." Il y a donc lieu de s'attendre à voir dorénavant les navires marchands se défendre efficacement contre les attaques des pirates modernes, qui violent toutes les stipulations internationales, et qui pratiquent sur mer le même terrorisme que l'armée allemande a pratiqué sur terre en incendiant les propriétés privées et les édifices publics. Entre temps nos ennemis s'occupent activement de la paix, et on commente beaucoup les déclarations faites par le comte Andrassy à Budapest. Au cours d'util discours de Nouvel An îie comte, à en croire la "Gazettede Francfort," aurait dit que "si les Alliés désirent connaître nos conditions de paix, ils peuvent les apprendre du Président Wilson, à qui elles seront communiquées." Cette information, si elèe se confirme, est du plus haut intérêt, car elle indique que les Puissances Centrales, pressées de conclure la paix, sont prêtes à entrer dans la phase des négociations. Le fait est d'autant plus intéressant que les Alliés, de leur côté, sont prêts, s'il faut eu croire une note Rcuter, à définir, dans leurs grandes lignes, les conditions qu'ils mettent à la conclusion de la paix. Les bases qui, aux yeux des AFiés, doivent servir de préliminaires aux négociations de paix, seraient définies dans la réponse des Alliés à la note du Président Wilson, et si celle-ci, comme on .1'annonice,')sst sur le point d'être envoyée à Washington, nous pourrions, d'ici quelques jours, savoir si, réellement,'nos ennemis font du bluff ou s'ils sont décidés à accepter "notre paix " après nous avoir imposé " leur guerre." Le " Vorwaerts " annonce la possibilité de la convocation du Reichstag pour la mi-janvier, " étant donné le désir du chancelier de l'Empire et des différents partis, de faire connaître leur opinion au sujet du refus (sic) de l'offre de paix !" Ajoutons que c'est le 19 janvier que se réunissent à Berlin les présidents des parlements ennemis et que l'empereur Charles a .mandé ' le comte Andrassy à Vienne, en vue, dit-on, de le charger de la constitution, d'un, cabinet de coalition. Tous ces faits sont hautement significatifs et nous ne serions pas étonné de voir se produire quelque coup de théâtre du côté de Vienne. Quant à la situation en Grèce, elle est toujours enveloppée de mystère. D'après tes dernières informations, le cabinet d'Athènes, sous la présidence du roi Constantin, aurait consacré deux longues séances à la discussion de la note des trois Puissances Protectrices. D'autre part, le roi s'est entretenu sur le même sujet avec les ex-Premiers ministres, et au cours de ces entretiens le roi Constantin se serait déclaré hostile à l'acceptation des demandes des Alliés. Cependant M. Gouinaris, qui n'est pas suspect de sentiments pro-alliés, aurait déclaré qu'en, présence des. effets désastreux du blocus, il m'y avait pas d'autre alternative que de céder. LA CAPITULATION D'ANVERS L'INTERVENTION DES ALLIÉS. Question primordiale. A la suite de la publication dans le "Suinday Pictorial" .de deux articles dûs à lia plume de M. W. Churchill, articles des plus intéressants et des plus importants au point de vue historique, nous avions publié un artkle dans lequel M. Ch. B... émettait une opinion en, désaccord avec celle de l'honorable membre du Parlement britannique. Un de nos distingués officiers belges, de son côté, rie partage pas la manière de voir de M. Ch. B... et expose pour quels motifs, dans la lettre ouverte que nous publions ci-dessous. Cette question étsjn.t primordiale pour notre armée et pour l'histoire de la campagne de 1914, nous y consacrerons deux article> nouveaux avant peu, nous efforçant d'apporter le plus de lumière possible dans cette controverse, tant que les événements soint récents encore et présents à la mémoire de ceux qui ont assisté à ce grand; drains. Lettre ouverte à M. Ch. B..., à propos des article:', de M. Churchill sur la fin d'Anvers. Monsieur, Soyez assuré que je regrette vivement de devoir user de la voie de ce journal pour vous soumettre les quelques remarques ci-après. Si j'avais connu la tendance die votre article du 18 décembre avant sa parution, je me serais hâté de vous écrire directement. L'étude de M. Churchill sur Anvers présente pour la gloire de "nos" armes un, intérêt Considérable et ellëvfnérlte qu'on s'y arrête longuement. C'est souvent une erreur de laisser écrire par d'autres la vérité; la légende est parfois plus près d'elle que l'histoire; parfois aussi elle s'en écarte fortement et l'histoire a dans ce cas beaucoup à faire pour rétablir cette vérité. Veuillez vous souvenir des légendes qui ont couru dans la presse au sujet de la bataille dp 1,'Xsar, çj. des .peines ç^ue l'on a dû se donner pour effacer dans l'esprit de l'opinion, publique l'impression fâcheuse que l'on avait laissé se former. Vous conviendrez avec moi qu'il imparte, à propos d'Anvers, de ne point retomber dans la même erreur, d'autant plus qu'a,ui point de vue belge, la vérité est beaucoup plus belle que les légendes déjà accréditées. Il m'est avis que nous devons savoir gré :> M. Churchill de ses révélations. Vivement intéressé par son étude, j'ai pris .soin de me la faire traduire par un officier aussi compétent en langue anglaise qu'en art militaire; j'ai la conviction d'avoir été ainsi mis à même d'en apprécier toute la valeur. Il y a dans le récit de l'écrivain anglais beaucoup d'histoire et fort peu de légende. Je crois opportun de vous si-'gnaler ici certaines erreurs d'interprétation qui sont à la '>ase de votre récent •article. Le raisonnement de M. Churchill. 1. M. Churchill ne soutient nullement qu'une résistance prolongée durant quelques jours encore après le 9 octobre 1914 eût permis de sauver Anvers. La conception du idéblocus de la place date d'une époque où l'on suppose que toutes les forces allemandes sont engagées sur les fronts russe et français et qu'il n'y a pas d'armée disponible pour une marche vers la côte. "D'apr.ès les renseignements obtenus, dit-il, le total des forces de campagne allemandes dans le nord de la Belgique n'excédait pas trois ou quatre divisions jde réserve, une division de marins formée hâtivement, et deux ou trois brigades de troupes de landwehr et de landsturm," ce qui ne diffère pas beaucoup des renseignements fournis par le rapport officiel sur l'action de l'armée belge. C'est ce Corps de siège seul qu'il est question de Mettre hors cause en l'attaquant d.-i:' ftp ne gauche. Les divisions allemandes devant Anvers sont des divisions de réserve," d'Ersatz, d'Ersatz de réserve ou de marine ; les effectifs de ces divisions sont loin d'atteindre ceux des divisions de l'armée active et on pouvait raisonnablement estimer leur total à 70,000 hommes. Les renforts promis par les Etats-majors alliés comportent 60,000 hommes : la 7c division, anglaise, la 3c de cavalerie, les 2~divisions françaises et la brigade de fusiliers marins ne dépassent pas ensemble ce nombre, car les divisions françaises étaient fort probablement territoriales, et nous savons que la 42e divisions du général Grossetti n'était g-uère que de 8,000 fantassins. Nulle •part, dans l'étude de M. Churchill, il n'est fait état d'autres renforts v plus puissants. Et je me vois contraint de reconnaître que ces 60,000 hommes joints aux effectifs de l'armée belge réalisent bien 9 ou 10 divisions d'un effectif total quasi double des effectifs allemands devant Anvers. C'est précisément l'apparition dans le nord de la Belgique des 22e, 23e, 26e et 27c corps d'armée allemands de nouvelle formation qui rompt d'une manière imprévue et irrésistible cette proportion des forces en présence et qui est la cause, le 8 octobre, de l'abandon de l'opération projetée. Les deux divisions françaises. 2. Il est exact que les 2 divisions françaises promises ne sont pas arrivées à Gand où se trouvèrent seuls, outre les Anglais et la 4e brigade belge, les 6,000 fusiliers marins de l'amiral Ronarch. Veuillez remarquer que le rapport officiel belge, page 62, évalue à 25 à 30,000 hommes le montant des troupes alliées le 9 devant Gand alors que des fractions importantes de la 7e division anglaise y sont arrivées, mais non toute la division Le même rapport officiel belge écrit, pag'e 70, que vers le 15 octobre il y a en Flandre, pour s'opposer au vaste mouvement que l'ennemi va entreprendre vers le nord entre La Bassée et Dun-kerque, l'armée belge, la 7e division d'infanterie et la 3e division de cavalerie anglaise, la brigade de fusiliers marins français et deux divisions territoriales françaises. Est-ce que, par hasard', ces deux divisions teritoriales ine seraient pas celles qui devaient venir à Gand? Si elles ont, au' dernier- moment, été retenues en Flandre, c'est que la gauche française, vers La Bassée, se sentait menacée d'enveloppement. Ignorez-vous que le 9 octobre un corps d'armée allemand arrivait déjà à Courtrai, et ne pensez-vous pas que les quatre corps de nouvelle formation cités plus haut ne sont qu'une partie de l'armée allemande, dont l'objectif est Calais? Depuis Dix-mude jusqu'à la mer, le rapport officiel belge a identifié sept divisions allemandes, dont quatre appartiennent aux 22e et 23e corps de réserve. Ne croyez-vous jmu» cm'» face 4s l'intervtfJfe JQix-1 imude-La Bassée l'ennemi a mis en ligne d'autres forces que les 26e et 27c corps? Le rapport belge n'écrit-il d'ailleurs pas, page 71: "...les deux divisions territoriales françaises avancent vers Yp.res"? Je .pense que cet exposé succinct démontre à suffisance la possibilité de la concentration, vers le 8 ou le 9 octobre, d'une force angle-française d'environ 60,000 hommes et explique que si l'armée belge n'eut, surj l'Yser, que le concours de 6,000 marins français, c'est parce que les Anglais durent prendre position devant \ près et que les deux divisions territoriales françaises furent employées dans un but devenu plus impérieux.Une erreur de date. 3. Vous faites erreur de date, Monsieur;, quand vous commentez l'hypothèse de la constitution d'un front Lille-Gandi-Anvers. M. Churchill expose 'a question de savoir si, au moment où l'accord aniglo-belge est ratifié, donc le 4 octobre, il est permis d'espérer : (1) qu'Anvers pourra résister .aux attaques de l'ennemi assez longtemps pour permettre aux forces de secours anglaises et françaises de venir à son aide ; (2) que^neuf ou dix divisions alliées à Anvers" et à Gand pourront tenir les Allemands en échec jusqu'à ce que l'aile gauche des armées principales, avançant journellement du sud, pourra se joindre à elles. Dans ce cas, dit-il, la •ligne alliée dans l'ouest pourrait passer par Anvers, Gand, Lille. C'est le 4 octobre que semblable éventualité est envisagée, donc à une date où on croit que toutes les forces allemandes sont engagées sur les fronts russe et français, et non ,1e 9 octobre, date à laquelle il reconnaît "qu'avant la capitulation de la ville et tandis que les troupes anglaises étaient encore à Gand1, commença à se manifester ce for.? .midable développement de forces allemandes..."4. Vous demandez enfin, Monsieur, à quoi eût abouti le projet d'envoyer 60,000 hommes de renforts dans Anvers-traquenard, et vous répondez vous-même "à les y faire encercler avec l'armée belge immobilisée dans notre métropole en ruines. ' ' Pardonnéz-moi de devoir vous déclarer tout net qu'il n'est pas question dans l'étude de M. Churchill d'envoyer 60,000 hommes dans Anvers. Il ne doit venir dans Anvers que les 3 brigades navales qui y sont réellement arrivées dans le but de relever sur la Nèthe une partie des forces belges épuisées.' Placées sous le commandement du général Paris, ces troupe,s ont, par leur présence, montré aux nôtres que, réellement enfin, les secours tant de fois .annoncés, étaient à leurs côtés; quant aux 60,000 hommes, ils devaient, de Gand, se porter dans le flanc de l'armée assiégeante, ainsi que le déclare l'écrivain anglais en tête de son second article. Conclusions. Vous me demanderez probablement, Monsieur, pourquoi j'ai jugé utile de ré- I ECOLE g MOYENNE I BELGE UNE ÉCOLE MOYENNE BELGE EST OUVERTE ■ 164, KENNINGT0N RD., LAMBETH, S.E. depuis le 3 janvier de cette année. H Le programme des études _ est celui j| des écoles moyennes et de l'état belge. On y prépare les jeunes gens aux y grandes administrations, chemins de fer, jH postes, télégraphes, etc., aux fonctions H de géomètre ainsi qu'aux écoles mili-H taires et techniques. H On y formera également des compta- II bles ; à cet effet un cours du soir sera S| S créé ultérieurement pour l'enseigne- B § ment de la eompatabilité commerciale et |§ S industrielle ainsi que pour la mécanique g H et l'électricité. MMljMaïaMMM——g™——» futer complètement la tendance de votre article. Si vous consultez la collection de 1'"Indépendance Belge," vous trouve-nez dans le numéro du 15 décembre 1915 une étude sur le.rôle d'Anvers, dont la conclusion est : Anvers a sa,uvé Calais. Vous y trouverez également, rapporté, le propos tenu par le commandant de l'armée qui conquit Anvers, devant un cercle de personnalités anversoises. Vous constaterez que l'auteur de cette étude y réclame pour l'armée belge le mérite d'avoir "mystifié" le commandement allemand. Vous conviendrez, je n'en doute pas., après lecture, que les révélations de M. Churchill jettent un jour nouveau sur tes 'événements restés inexpliqués de la fin d'Anvers et que la gloire militaire de la Belgique ne peut que gagner encore à voir démontrer que le camp retranché d'Anvers a joué un rôle essentiel et heureux dans l'ensemble des opérations de guerre. , Apr-'s l'expo=é des déplacements de l'armée de sir John French, je me vois forcé d'avouer que le projet de déblocus a, conlme le dit M. Churchill — mais grâce à la vaillance de nos troupes — procuré le gain de 5 journées précieuses, mais je persiste à être convaincu que les 5 journées suivantes, également précieuses, sont dues principalement à l'habileté du commandement belge et à l'esprit de sacrifice d'une fraction importante de notre armée, ainsi que le fait ressortir le commentaire, que j'ai pris la liberté d'adresser à " l'Indépendance," de l'étude de l'homme d'Etat anglais. Je termine, Monsieur, en vous priant de me pardonner la franchise de mes appréciations et en vous présentant les assurances de mes sentiments distingués. COMMANDANT X. LETTRE DU BRÉSIL. ■ - ^ (De notre correspondant particulier.) M. Mélot interviewé. Rio de: Janeiro, décembre. M. le député Mélot a .passé à bord du paquebot britannique " Drina," se rendant auprès du gouvernement belge, après avoir parcouru l'Amérique du Sud. J'ai eu l'occasion de rencontrer notre député au moment du départ du. navire : je .lui demandai s'il était satisfait de son voyage dans le restant de l'Amérique ; M. Mélot me répondit que partout, tant dans la République de l'Uruguay que dans l'Argentine ou qu'au Chili, la Mission belge avait été chaleureusement accueillie. M. Mélot m'a cité une partie I du discours qu'il a .prononcé au Chili ; la 1 voici : "Au début de la guerre, le Chili était divisé en deux partis, celui du Droit et celui de la Force ; aujourd'hui la Force étant incontestablement du côté du Droit, il n'en reste plus qu'un seul !" M. Mélot me dit encore qu'il nous serait facile de prendre, après la guerre, la place que les Américains du Nord ont ! pu prendre pendant les hostilités, d'autant plus, dit-il, que tous les pays de l'Amérique du Sud attendent avec impatience les produits belges. La déportation en niasse des civils belges par .les Allemands a soulevé ici une indignation générale. Conitre les déportations. Dernièrement, pendant une session de la Chambre des Députés, M. Gonçalves Maia, député de Pernambuco, a .pronon-| cé un discours magnifique protestant a.uiu-e 4s u-aîuyiieM tewisuA wiflioi à. l'héroïque population civile belge par les Allemands. Je suis certain que cette courageuse protestation intéressera tous les lecteurs de " .l'Indépendance Belge." En voici !a traduction : Un. superbe discoiirs. " Monsieur le Président, Tout habitués que nous soyons aux attentats contre le droit, pour insensibles que puissent paraître nos cœurs devant les crimes sans, noms commis journellement dans cette guerre européenne contre la Civilisation et l'Humanité, depuis le torpillage du " Lusitania " jusqu'aux assassinats du capitaine Fryatt et de Miss Cavell, il y a encore un autre crime, qui, je crois, sera, lui, capable de faire vibrer les nerfs faibles et amollis de notre neutralité.' C'est la peine de l'esclavage, infligée .par les Huns du XXe siècle à la population de la Belgique en leur imposant des travaux de guerre. Avant-hier, encore, j'ai lu dans un journal un télégramme annonçant que le gouvernement des Etats-Unis avait fait constater à l'ambassadeur allemand combien ce crime infect avait une répercution douloureuse dans l'univers. Ensuite, ce fut l'écho crystalliu de la parole du cardinal Mercier lançant aux quatre coins du monde la protestation du catholicisme. Hier encore le journal "A Noticia" publiait une protestation du roi Albert et son appe! aux gouvernements neutres. Je désirerais que la nation, qui a suggéré il y a quelques jours la formation de la "Ligue Internationale des Neutres" pour la dé- ■ de kurs intérêts, inscrive conune

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Liberale pers, parue à Bruxelles du 1843 au 1940.

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