L'indépendance belge

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s.n. 1918, 11 Avril. L'indépendance belge. Accès à 30 juin 2022, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/1v5bc3tq6m/
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L'INDÉPENDANCE CONSERVATION PAR LE PROGRÈS BELGE ; ROYAUME-UNI: 1 PENNY LE NUMERO CONTINENT. . 15 CENTIMES , HOLLANDE ...... 5 CENTS ADMINISTRATION ET REDACTION: • BUREAU A PARIS : JEUDI 11 AVRIL 1918 ("3 MOIS. 9 SHILLINGS TUDOr HOUSE, TUDOR ST., E.C. 4. 11, PLAGE DE LA BOURSE. . _ _ v ABONNEMENTS -j 6 MOIS, 17 SHILLINGS TÉLÉPHONE: CITY 3960 TEL.: 311-57 et 238-75 En Vente à Londres à 3 h le mercredi 10 avril 11 AN. 3? SHILLINGS LA SITUATION Mercredi, midi. La gtande bataille se développe sur ses deux ailes extrêmes, pendant que « dans le centre un arrêt presque complet des opérations d'infanterie persiste depuis près de trois jours. Les Allemands ont en effet lancé une série d'attaques en masses imposantes, entre Armentières et Arras, et ils continuent à exercer une pression très lourde sur le front au sud-ouest de la forêt de Côucy. Il est certain que les efforts ennemis dépensés sur ces deux extrémités, appartiennent au plan d'ensemble arrêté par l'état-major teuton dont -l'objectif de premier plan est Amiens. La raison de ses efforts se trouve, en réalité, dans la nécessité pour nos ennemis de corriger leur ligne que les deux premières offensives avaient transformé en un saillant assez large mais néanmoins dangereux. Donc, mardi matin, l'artillerie allemande a recommencé le bombardement dés positions britanniques sur une étendue d'environ 16 kilomètres allant d'un point au sud d'Armentières au canal de La Bassée. Cette préparation terminée, l'ennemi favorisé par un brouillard épais qui rendait toute observation impossible, lança ses colonnes de choc à l'assaut des positions défendues par les troupes portugaises et britanniques. Notre haut commandement- ayant prévu cette nouvelle attaque, avait ordonné de dégarnir dans une certaine mesure les avant-postes qui dans toute avance poussée avec quelque décision, ne peuvent jamais que rebarder ses, progrès. G'est ce qui permit ïux Allemands de prendre pied dans les positions avancées dé nos Alliés dans le voisinage de. la Ferme de la, Cordonnerie, de. Fauquissart et de Neuve-Chapelle. Après un violent combat qui se prolongea toute la journée, les divisions ger* raaniques toujours alimentées de troupes fraîches, parvinrent à refouler les troupes portugaises au centre du nouveau front de bataille, et les troupes britanniques sur les flancs de ce front, sur la Lys, entre Estaire et Bac-St-Maur, et à occuper Laventie et Riche-bourg-Saint-Vaast.Une lutte obstinée continue sur toute la ligne, et nos Alliés tiennent solidement leurs positions sur les deux flancs aux environs de Fleurbaix et de Given-ehy.Sur le front principal de l'offensive, il n'y a eu aucun incident important, en dehors d'une canonnade très intense clans le voisinage de Maricourt-l'Abbé, sur la rivé méridionale de l'Ancre, et dans le secteur de Hamel-Villers Bret-tonneux, au sud de la Somme. Dans ce dernier secteur, centre vital de l'offensive ennemie devant Amiens, la cinquième armée britannique confiée à un nouveau chef, le général Rawlitison, s'est puissamment établie et s'apprête à tenir tête aux formidables assauts qui. ne peuvent tarder à être lancée pour îorcer les défenses de là capitale picarde. La région de Villers Bretonneux se prête heureusement à la défensive, et nos Alliéâ, conscients de l'importance de ''enjeu, offriront à l'entfemi une résistance opiniâtre pour l'empêcher de s'é-, tendre sur Longueau et donner ainsi un commencement de réalisation à ses desseins de tourner Amiens par le sud. Sur le front défendu par les troupes du général Pétain, le calme des jours precédei}ts a été rompu par une grande activité des deux artilleries opposées en d> nombreux endroits au nord de Mont-didiêr et entre cette dernière localité et Noyon. Au nord de Montdidier, les batteries allemandes, violemment contre-battues par celles de nos alliés, ont bombardé plusieurs points des positions françaises dans la région de Hangard-en-Santerre. Le feu efficace des batteries françaises a empêché une attaque ennemie de débouche,? de ses propres lignes. A l'ouest de Noyon, une autre tentative ennemie, dans le secteur de Biermont,' a également échoué. Sur la, rive gauohe de l'Oise, ainsi que nous disions plus haut, les Allemands ont maintenu une forte pression et les éléments avancés des troupes françaises, suivant les instructions reçues, ont continué en bon ordre leur repli sur des positions organisées à cet effet, au sud-ouest de la forêt basse de Coucy et au sud de Coucy-le-Château. Les troupes ennemies, qui furent constamment soumises au feu précis de l'artillerie française, ont subi des pertes sensibles au cours de cette opération. Dans la région de Coucy-le-Châ- b teau notamment, les batteries françaises ont pris sou»; leur feu dés concentrations allemandes et les ont dispersées. Le communiqué allemand n'en affirme pas moins que les troupes des généraux von' Schoeler et Wichura ont avancé entre l'Oise et Folembray et, ayant traversé l'Ailette, ont atteint le canal de l'Oise à L'Aifne où, dans de vifs combats, elles ont capturé un bois à l'eét de Guny. Attaquant du nord et de l'est, elles auraient escaladé les versants étagés des hauteurs à l'est de Coucy-le-Château et enlevé d'assaut les positions puissamment fortifiées de l'ennemi. Après un combat particulièrement âpre, Coucy-le-Château lui-même, construit comme une forteresse, tomba dans la matinée aux mains des vainqueurs. Décidément, les scribes allemands chargés de rédiger les communiqués sont passés, eux aussi, maîtres dans l'art de "camoufler" les faits et peuvent rivaliser avec les chefs des armées teutonnes, qui maquillent leurs hommes en soldats britanniques pour s'infiltrer dans nos lignes. Sn réalité, l'avance allemande de ce côté n'a été préoédée d'aucun combat rangé <;t seules des embuscades tendues par nos alliés ont dégénéré en combats d'arrièrè-^arde destinés à couvrir la retraite. En dehors des opérations exécutées sur le va^ste front qui s'étend à présent d'Armentières à un point au sud-est de Coucy-le-Château, les troupes françaises ont empêché des coups de main ennemis de < ô développer au nord-ouest de Reims, dans le voisinage des Eparges, dans le secteur de Reillon (au nord-ouest de Ba-d on villers) et au nord du Bonhomme (au sud-est de Saint-Dié). L'activité de l'artillerie s'est brusquement ra.vivée sur le front méridional, où le," contre-batteries italiennes ont provoqué des explosions et des incendies derrière les lignes ennemies-dans le bassin de l'Asiago. En face de Fagare, sur la Piave, des barques ennemies ont été coulées par le tir précis de batteries italiennes. Entre Salgareda et Zenson (Piave) il y a eu une vive fusillade, prévenant une avance des troupes austro-allemandes.En Russie, les événements ne semblent pas se dérouler au gré des Allemands qui ont hâte d'en finir pour pouvoir enfin disposer dg leurs réserves, et aussi des troupes autrichiennes dont l'envoi sur le front occidental serait dès lors possible. C'est là vraisemblablement la raison pour laquelle le gouvernement du Kaiser a envoyé un nouvel ultimatum à Moscou exigeant le désarmement immédiat de la flotte russe et une conclusion de paix avec l'Ukraine. Jusqu'à présent on ne sait quelle réponse feront les commissaires du peuple à cette mise en demeure impérative, mais l'anarchie est si grande en Russie qu'il faut s'attendre à une nouvelle et dégradante capitulation des Soviets devant l'Allemagne impérialiste. Entretemps les Turcs continuent leur avance dans le Caucase, et le dernier communiqué de Constantinople annonce que la ville de Van a été occupée après un violent combat. Dans son magistral discours que, nous résultions d'autre part, M."Lloyd George a dû aborder la question irlandaise ;-il a démontré combien serait juste l'application de la conscription à l'Irlande. I] rappela des passages des discours de M. Redmond et de M. Dillon pour démontrer f^vec quelle unanimité les nationalistes irlandais avaient accepté leur coopération à cette guerre. M. Dillon avait affirmé personnellement qu'il ne voudrait pas s'opposfr à la conscription, si celle-ci était indispensable à la victoire. "Les Irlandais, ajouta le Premier jy iuistre, sont rappelés sous les drapeaux aux Etats-Unis, au Canada et en Nouvelle-Zélande; les régiments réduits d'Irlandais sont actuellement complétés par des Anglais; comment pourrait-on, dès lors, demander aux jeunes 'j'en s britanniques do 18 ans et demi et aux hommes de 50 ans cle se joindre à la lutte pour la défense des libertés irlandaises, alors que de jeunes Irlandais en âge militaire se déroberaient et se retrancheraient. :hez eux ?" Cette partie du discours de M. Lloyd George souleva un véritable tumulte sur les bancs irlandais et M. O'Brien s'écria : ' C'est une déclaration de guerre contre l'Irlande. L'enrôlement ne commencera j'amais!" Au contraire, le jeune capitaine Redmond, en uniforme, répliqua aux opposants avec grande surexcitation. Le Premier Ministre signala alors'le dépôt du rapport de la Convention ir- landaise qui vena't d'être rédigé — malheureusement sans l'unanimité — et annonça l'intention du 'gouvernement s . d'introduire sans délai une mesure de ; self-governmentpourrirlande, reconnaissant loyalement les droits des deux par- > tis irlandais, ce qui souleva encore l'opposition des fanatiques irlandais. Cette opposition est dirigée par les au- - torités ecclésiastiques. C'est ainsi qu'à ; une réunien, le 9 courant, du Comité , permanent des évêques irlandais caiho- liques romains, fut votée une résolution protestant contre l'application de la conscription en Irlande. "Ce serait une erreur fatale (dit le texte de cette résolution), dépassant les fautes les plus lour-l des des quatre dernières années, de fournir un prétexte efficace à des mesures i désespérées par une tentative de forcer la conscription. Avec toutes les responsabilités que comportent nos fonctions pasto- - raies, nous nous voyons dans l'obligation ■ d'avertir le gouvernement de ne pas ■ entreprendre une politique aussi désas-' treuse à l'intérêt public et à l'ordre." Le cardinal Logue présidait et a signé la protestation. Ava;t-il consulté le Vatican avant d'agir ainsi.? • Quoi qu'il en .oit,, il y a dans cette question irlandaise bien des difficultés à > vaincre et bien des obstacles à surmonter. SUR LE FRONT OCCIDENTAL SUR LE FRONT BELGE Le communiqué hebdomadaire Pendant la semaine écoulée, nous avons effectué plusieurs reconnaissances dans les ^lignes ennemies et mis en échec diverses tentatives adverses de pénétrer dans nos éléments avancés vers Nieuwen-damme, vers Saint-Georges et dans la région de Merckcai. Une rencontre de Patrouilles ri au L.,„ égalertant en -avant d'Oud-Stuyvekenskerke. Les tirs d'artillerie ont été, de part et d'autre, principalement dirigés sur les zones de cantonnement et les pommuni-cations. Nos batteries ont- effectué plusieurs tirs de destruction sur les batteries adverses et neutralisé un grand nombre d'entr'elles. Vers Dixmude et Nieuport, lutte de bombes et de grenades. Une escadrille d'avions ennemis a attaqué un de nos ballons; cette attaque a échoué et l'escadrille a été mise en fuite par une des nôtres. Les circonstances atmosphériques ont été défavorables aux opérations aériennes pendant la majeure partie de la semaine. CHAMBRE DES COMMUNES DISCOURS PE M. LLOYD GEORGE L'offensive allemande M. Lloyd George a prononcé hier à 'a Chambre des Communes un long discours au .sujet de l'offensive allemande et des moyens 'employés et à employer pour y faire face. , Nous sommes, a-t-i-1 dit, entrés dans la phase la plus critique de cette terrible guerre; le sort de l'Empire, le sort de l'Europe et celui de la liberté du monde peuvent dépendre du succès avec lequel la dernière de ces attaques pourra être repoussée. Aussi des sacrifices extrêmes vont devoir être demandes à toutes les classes de la population, sacrifices que rien ne saurait justifier si ce n'est l'extrême nécessité et !e fait que nous combattons pour ce qu'il y a de plus sacré. Je dois dire tout d'abord qu'il est très difficile, à l'heure qu'il est, de présenter un récit clair, cohérent et exact de ce qui s'est passé. t ne grande bataille s'est livrée sur un front de quatre-vingts kilomètres, i a plus grande bataille dans l'histoire du monde. Des foncés énormes y ont. pris part. Les forces britanniques ont exécuté une retraite considérable et, dans des conditions semblables, il n'est généralement pas facile,avant quelque temps, de se rendre exactement compte des événements. Les généraux et leurs états-majors concentrent naturellement en ce moment . toute leur attention sur les opérations de l'ennemi, et il serait difficile d'entreprendre les enquêtes nécessaires pour savoir exactement ce qui s'est passé. Quelle était notre situation au début de la bataille? Malgré noM pertes sérieuses en 1917, l'armée en Franc.e était beaucoup plus forte au 1er-janvier 1918 qu'au 1er janvier 1917. Jusqu'à lin 1917 (mettons octobre ou novembre), les forces combattantes allemandes en France se trouvaient, par rapport aux troupes alliées, dans la proportion de 2 à 3. Alors vint la débâcle militaire de la Russie, et les Allemands dépêchèrent leurs divisions rendues disponibles du front oriental au front occidental. Ils avaient, dans une certaine mesure, l'appui des Autrichiens, mais pas jusqu'au degré où ils l'auraient eu si les Autrichiens n'avaient dû s'occuper de leu'r propre front en Italie. Les forces en présence A l'ouverture de la bataille, malgré les divisions amenées de l'Est, les forces combattantes ennemies sur le front occidental n'étaient pas tout à fait égales aux forces combattantes des Alliés. En infanterie, l'ennemi était légèrement inférieur, en artillerie il Était inférieur, en cavalerie il était considérablement inférieur, et, ce qui est très important, il était certainement inférieur au point de vue aviation. Les Allemands organisent leurs troupes de manière à obt<?nir un plus grand nombre de divisions, ayee des chiffres moins considérables en canons et en fantassins. Ils ont moins de bataillons dans leurs divisions et moins d'hommes dans leurs bataillons. Reste à voir si cette organisation est meilleure que la nôtre, mais il est nécessaire de l'expliquer pour qu'on puisse se rendre compte comment, avec le même nombre d'hommes, les Allemands ont au front un plus grand nombre de divisions. La surprise Les Allemands avaient sur,nous un ou deux avantages importants; d'abord l'avantage que possède toujours l'attaquant : ils savaient où ils avaient l'intention d'attaquer; ils savaient exactement sur quel terrain ; ils connaissaient l'étendue de l'attaque, l'heure de celle-ci et la méthode qu'ils comptaient employer. Certes, les reconnaissances aérien mes révèlent beaucoup de choses, mais il n'en reste pas moins une grande marge de surprise, due notamment à la possibilité de faire mouvoir les troupes pendant la nuit, et les Allemands en usèrent largement. Un point fera juger des difficultés qui se présentaient pour les généraux alliés : avant la bataille, la plus grande concentration des troupes allemandes se fit en face de nos troupes; ce n'était pas une preuve que tout le poids de l'attaque tomberait sur nous. Il y avait une concentration considérable devant les lignes françaises et une concentration considérable contre la partie nord de notre ligne. Dès le début de»la bataille, les Allemands amenèrent des divisions de cette partie nord vers le point où l'attaque se dé-clancha, et ils y amenèrent aussi plusieurs divisions qui avaient été concentrées devant les lignes françaises. Or, s'ils l'avaient voulu,' ils auraient pu opérer de la même manière contre les Français. Il est donc très difficile pour les généraux de la défense de se renare exactement compte de l'endroit où l'attaque se produira et du point où ils doivent par conséquent concentrer leurs té-serves.Les prévisions à Versailles Ce problème avait été étudié de près par l'état-majôr à Versailles et je crois qu'il n'est que juste'/de faire remarquer qu'il était arrivé à la conclusion que l'attaque se produirait au sud d'Arras, qu'elle aurait lieu sur un front plus étendue que toutes les attaques précédentes, que les Allemands accumuleraient 95 divisions pour l'attaque,-.et qu'ils employe-raient toute leur force pour tenter de briser la ligne britannique en ce point, afin de séparer les forces britanniques et françaises. Je pense que c'est un des pronostics les plus remarquables qui aient jamais été faits. En effet, l'attaque fut faite, semble-t-il, par 97 divisions, suf-le front le plus large qui ait jamais été utilisé; l'objet en était manifestement la captur-e d'Amiens et la séparation des forces françaises et britanniques. Le commandement unique En dehors de l'avantage résultant de l'initiative, les Allemands avaient celui du commandement unique opposé à un double commandement. On m'a rapporté de bonne source que le Kaiser a dit à l'ex-Roi Constantin : " Je les battrai, car ils n'ont pas un commandement unique." Les avantages d'un pareil coin-mandement sont évidents, car si les risques en un point particulier de la ligne sont grands, et s'ils sont manifestement moindres en un autre endroit, en cas de commandement unique il n y a pas d hésitation pour décider à quel endroit le risque est le plus grand. Il est pluS difficile d'ajuster la balance du risque lorsqu'il y a deux commandements, car un général est toujours disposé à s'accorder à lui-même le bénéfice du doute. Le temps L'ennemi a bénéficié également d'un autre grand avantage : le temps. Celui-ci était exceptionnellement sec et brumeux ; l'attaque qui a réussi fut faite en une partie de la ligne où, par un temps ordinaire de printemps, elle aurait été impossible. Un officier blessé a rapporté à un de mes amis que dans des conditions ordinaires personne ne saurait traverser à cette période de l'année, la partie de terrain traversée par les Allemands. Le fait que le temps était chaud augmenta encore le brouillard, et les Allemands étaient déjà, en certains endroits, à quelques mètres de notre ligne, avant qu'on ne s'aperçut de leur approche. Il était impossible de les observer. Ce désavantage nous fut d'autant plus sensible que notre plan spécial de défense était basé sur un feu de mitrailleuses et d'artillerie. L'ennemi perça entre notre 3e et notre 5e armée, et il y eut une brèche sérieuse, mais la situation fut rétablie par la conduite magnifique de nos troupes, qui se retirèrent en bon ordre, rétablissant la position entre les deux armées et frustrant le projet de l'ennemi. Officiers et soldats méritent les mêmes éloges. L'armée de Carey. Je veux cependant citer spécialement un général de brigade. En un certain endroit il y avait une brèche sérieuse, qui aurait pu mener l'ennemi vers Calais.' Le géhéral réunit des signaleurs, des mécaniciens, des bataillons de travailleurs, des 'trailleurs, tout ce qu'il put rencontrer ; "ils les lança sur la ligne et il ferma la brêçhe. C'était le général Carey. Je pense qu'il mérite une mention spéciale. D'autre part, jusqu'à ce que soient connues toutes les circonstances qui ont amené la retraite de la 5e armée, son insuccès à tenir la ligne dè la Somme et à détruire les ponts, je pense qu'il ne serait pas juste de censurer le général Gough, qui commandait cette armée. Mais jusqu'à ce que ces circonstances soient connues, nous avons jugé que nous ne pouvions le maintenir à la tête de la 5e armée. Il a été rappelé jusqu'au moment où le gouvernement sera mis en possession des dohnées exactes. Les réserves françaises Après la retraite de la 5e armée, les réserves -françaises arrivèrent avec une rapidité i;emarquable, étant donné l'endroit où elles se trouvaient avant la bataille. En réalité la rapidité avec laquelle ces réserves furent amenées, une fois qu'on se fut rendu compte de^ desseins réels, de l'ennemi, est tin des faits les plus remarquables de l'histoire de cette guerre. Je tiens à signaler également l'attitude splendide de la 3e armée, sous les ordres du général Byng, qui ne céda jamais cent mètres devant les attaques ennemies. La prochaine bataille IJ est certain que les Allemands, ayant obtenu un succès initial, qu'il serait \ain de nier, préparent une autre, peut-éjre une plus grande attaque. Ce serait une erreur coupable que de sous-estimer la gravité du môment. L'ennemi a capturé un terrain précieux, beaucoup trop près d'Amiens, et il a réussi à mutiler pour un temps un de nos grandes armées." Après avoir fait connaître que le gouvernement avait envoyé immédiatement un nombre considérable d'hommes en France, y compris les jeunes gens de 18 ans et demi, qui avaient six mois d'instruction militaire, M. Lloyd George déclara que, d'après l'avis du commandant sn chef, le nombre des captures tant en prisonniers qu'en canons et mitrailleuses, avait été fortement exagéré par 'ennemi. Abordant ensuite la question des meures à prendre M. Lloyd George fit à ce sujet un long exposé qui peut se résumer ;omme suit : Mesures administratives Un grand nombre d'hommes jusqu'ici exemptés seront enlevés à quelques-unes les industries essentielles, y compris les jsines de munitions ; on espère trouver jar là environ 100,000 hommes de la classe 1. Dans l'industrie minière un Suite a la 4e paâe, 1er colonne B9e année x

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Cet article est une édition du titre L'indépendance belge appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Londres du 1914 au 1918.

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