L'information de Bruxelles

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s.n. 1916, 11 Juin. L'information de Bruxelles. Accès à 06 juin 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/g73707xw7j/
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Inffo • 21e Année, N* 24. QUATR£ pages — Prix du numéro : 10 centime* Dimanche, 11 Juin 1916. L'INFORMATION 1 ABONNEMENT : Un an. fr. 5.oo — Six mois, fr. 2.5o Trois mois, fr. 1.25. On s'abonne dans tous les bureaux de poste et aux bureaux du journal même. DE BRUXELLES REVUE HEBDOMADAIRE Affilié & l'Union de la Presse Périodique belge Téléphone B 7029 Compte chèques postaux 3868 BUREAUX : 148 Rue Neuve, BRUXELLES-NORD. ANNONCES : La ligne d_ 90 m/m de largeur . . . .!r. 1.— Nécrologie et Judiciaire . . . la ligne. » 1.50 Sous «Varia». . » 2.50 Petites annonces (45 m/m) » 0.35 (hauteur : corps 8. - Lignom. R. M. N* 14) Les annonces sont reçue* par les Agences de Publicité et aux bureaux du Journal. Toutes les communications doivent être exclusivement adressées à M. le directeur de " l'I N FORMATION Dr BRUXELLES „ Bruxelles. SOMMAIRE : La neutralité du Danemark et de la Hollande La bataille navale du Skager Rack ssr LORD KITGHENER » L'AJOURNEMENT DE LA PAIX ET LA SITUATION GÉNÉRALE Youan=Shi-Kai Caspar De Curtins La lutte pour ia vie, poésie. — Variété» : Romans-Revue, Guide général des lectures. — Notes cursives. — L'église de Beersel et de Saint-Job. — La place du jubé dans l'église. — Des paris. — Pari engagé à Gand au sujet de la population d'Anvers en 1651. — Les expositions : Cercle d'art du Vieux Cornet. — Bruxelles-Attractions. — Livres recommandés. Vers l'Avenir, pour la Paix, la Vérité, la Justice et le respect des droits de tous. L'Information de Bruxelles. Avis. Le 30 Juin prochain se termine le trimestre en cours. Nous prions nos abonnés postaux dont l'abonnement prend fin à dette \date„ d'en assurer1 à temps le renouvellement, 2fin deu ne pas subir une interruption dans l'envoi du journal. Les lecteurs qui désirent s'abonner à « L'Information de Bruxelles » sont priés de s'adresser au bureau de poste de leur localité et de s'y faire inscrire. Le prix est de fr. 1.25 (un mark) pour trois mois. On peut également prendre l'abonnement pour les deux trimestres de cette année, au prix de fr. 2.50 (deux mark) aux bureaux du journal même : rue Neuve, 1U8, 31 se procurer, au prix; de 3 francs, broché, en portefeuille, la collection des numéros de notre revue déjà parus cette année, ainsi que l'année 1915 complète, au prix de 5 francs; et les numéros de 191 4, parus pendant la guerre, et cela jusqu'à épuisement du stock en réserve très limité. La neutralité du Danemark et de la Hollande. Il y a cent ans, l'Angleterre a forcé les détroits danois ît violé la neutralité hollandaise en s'installant à Flessingue, comme aujourd'hui dans le territoire et les eaux xelléniques : Copenhague fut bombardé et la flotte da~ îoise détruite, le tout en pleine paix et sans avertissement. La possibilité actuelle d'un acte de ce genre èst encore plausible. Peut-être pourrait-on interpréter en ce sens une lote relative aux intentions de la flotte anglaise, dans le Clorriere délia Sera, l'organe italien le mieux en contact tvec l'Angleterre officielle. Les officiers anglais arrêtés xmr espionnage il y a près de six ans, en Allemagne, ivaient d'ailleurs sur eux des documents relatifs aux projets, étudiés par l'Amirauté anglaise, de violation de a neutralité du Danemark, de la Hollande et aussi de la Belgique, en pleine paix, et dans l'état où se trouvent, ivant toute précaution prise, les estacades et les quais le débarquement. « Un officier d etat-major français », dans un livre ;ur « l'invasion anglaise en Allemagne », publiait il y a pielques années l'opinion que « la valeur stratégique des les du Jutland est telle qu'on ne concédera aucune neu-ralité aux Danois de 19 ... : pour ces motifs, sauf quel-pies socialistes aveuglés, personne ne s'abandonnera à 'espoir de voir respecter les droits des ^petites nations w un des deux partis dans la guerre terrible qui peut sclatei" à chaque instant. Recevront-elles des belligérants ine sommation de se décider sur-le-champ sur le parti mquel elle se joindront ? Je ne le crois pas. Une telle 'açon d'agir, que l'on pourrait presque appeler polie et jui suppose des négociations, provoquerait des retards qui e concilient mal avec la nécessité impérieuse d'occuper, lès le début des hostilités, les points importants au point le vue stratégique, même sur territoire neutre. » Les prétentions ridicules et odieuses dans la situation >résente, de la part de certains Belges (ou plutôt Français le cœur), d'annexer à la Belgique des territoires hollan-lais, n©tamment de Zélande, du Brabant septentrional et lu Limbourg, pour y implanter la civilisation latine llustrée par la Terreur, la Commune, les « Affaires », es brutalités envers les religieuses et les prêtres, les : carbonari » du Portugal et d'Italie et les apaches, font l'autant plus mauvais effet en Hollande qu'on y sait >arfaitement de qui ces projets émanent. Il s'agit des lersonnalités qui protestèrent, aussi violemment que mala-Iroitement, il y a quelques années, à l'époque de l'espion-îage précité, contre les projets du gouvernement hollan-lais de fortifier Flessingue. On savait dès lors, à La Iaye, sous quelles inspirations anglo-françaises agissaient :t écrivaient ces ardélions. Ces agissements, menaçants pour la neutralité néerlan-laise, étaient en contradiction directe avec les avis, connus inssi par les conversations diplomatiques, des ministres de Belgique à l'étranger, qui mettaient, avec une persévérance inlassable, nos dirigeants en garde contre la politique provocatrice et agressive de l'Entente. Les adversaires bruyants des fortificatiohs de Flessingue, annexionnistes aujourd'hui de territoires hollandais à conquérir, étaient cependant en situation, pensait-on à La Haye, de recevoir journellement des indications confidentielles et sûres, basées sur ces rapports diplomatiques officiels, au sujet des responsabilités véritables des malheurs qui menaçaient l'Europe et la Belgique et qui les ont frappées depuis lors. On rie comprenait pas, il y a six ou sept ans, comment et pourquoi des gens nécessairement bien renseignés pouvaient avoir une attitude et un langage aussi contraires aux intérêts de la paix, de la Hollande et de la Belgique elle-même, comme l'expérience l'a démontré. Mais les articles annexionnistes actuels ont fait une lumière plus complète sur les mobiles et les visées de ce genre. Une chose continue seulement à remplir d etonnement les observateurs hollandais : c'est que l'expérience n'ait pas mis fin au crédit dont ont joui, malheureusement pour nous Belges, ces mauvais conseillers mégalomanes, dont les avis pernicieux paraissent avoir eu plus d'influence sur notre nation que les avertissements éclairés et persistants des diplomates belges les plus- éminents et les plus désintéressés. Un homme averti en vaut deux : cela a été Je cas pour la Hollande, mais hélas ! pas pour nous ! Et l'on contemple, avec une stupéfaction permanente, la continuation de la maladresse qui persiste, dans la situation actuelle, à menacer la Hollande, à la mettre en garde et à confirmer ainsi les avis mieux inspirés d'autrefois. La Hollande, qui a eu l'attitude nécessaire pour que sa neutralité ne fût pas violée, se réjouit au fond de continuer à être prévenue des plans hostiles. Si l'opinion publique belge avait été mise au courant, en temps utile, des avertissements de nos mandataires les plus respectables, dont les avis n'ont pas eu l'effet nécessaire, nous aurions aussi pu nous garder des renards qui, contrairement à leur réputation de finesse, continuent à aggraver leur cas. La bataille navale du Skager Rack. D'après le dernier communiqué officiel, la perte en tonnage des Allemands comporte 60,720 tonnes ; celle reconnue par les Anglais est de 117,750. Ijes navires de ligne allemand « Pommern » de igo5 et les petits croiseurs « Wiesbaden » et « Frauenlob » ont sombré pendant le combat. Les officiers de 1' « Elbing » ont fait sauter eux-mêmes ce petit croiseur après avoir veillé à la sécurité de l'équipage : ils ont pu eux-mêmes s'échapper par la Hollande. Le «Lutzow», qui est un des plus grands vaisseaux modernes, et le petit croiseur « Rostock » ont dû être abandonnés au retour : l'équipage et les blessés ont été tous mis en sûreté. Le nombre des victimes des autres navires allemands paraît être aussi faillie. Des journaux des Alliés affirment ou supposent en outre d'autres pertes allemandes : il faut constater que les organes allemands reproduisent toutes ces nouvelles sans cacher à leur public ni les noms des bâtiments prétendûment perdus, ni les allégations par 'lesquelles, par exeftiple, on prétend que des navires auraient pris le nom d'anciens vaisseaux moins importants afin de dissimuler l'importance de leur destruction. En général, la presse allemande paraît plutôt se moquer de ces affirmations, mises en doute d'ailleurs par des organes neutres et par des journaux anglais eux-mêmes. Des témoignages de neutres et de prisonniers anglais portent d'autre part sur la perte de vaisseaux britanniques non avouée par l'Amirauté. Peut-être celle-ci esçère-t-elle encore renflouer le «Warspite», sombré, dit-on, au retour devant l'embouchure de la Tamise, et d'autres navires amenés jusque dans d'autres eaux territoriales. On parle aussi de la « Princess-Royal », du «Birmingham», du « Marlborough », navires des plus considérables. D'après les listes officielles anglaises, les deux contre-amiraux Horace Hood et Sir R. Arbuthnot ont péri, en tout 333 officiers, outre 2/j blessés. Tous les officiers de 1' « Indefatigable », du « Defence », du « Black-Prince », du «Tipperary», du «Turbulent», du «Nomad» et 'ctu « Nestor » sont noyés, y compris de nombreux jeunes aspirants ou «cadets». Des navires « Queen Mary», «Invincible», « Fortune », «Ardent» et « Shark », t\x officiers ont survécu, 227 sont morts ou blessés. Ces chiffres paraissent incomplets ou inexacts, parce qu'ils ne correspondent pas à l'importance proportionnelle des deux groupes de vaisseaux : le premier n'aurait donc compris que 333 plus 24 moins 227 officiers égal i3o contre 268 du second. Il doit en outre y avoir des pertes en officiers sur d'autres navires plus oui moins atteints. On évalue les pertes en hommes à 7,000. La ville de Portsmouth, déjà éprouvée antérieurement, était le port d'attache dé six navires coulés et en outre du « Hampshire » : des milliers de familles y sont en deuil .L'accès du port de Yarmouth est interdit au public. L'Empereur allemand a adressé a sa flotte et à sies anciens chefs les grands-amiraux Tirpitz et Kôster ses félicitations publiques ; le vice-amiral Scheer a été promu amiral et de nombreuses distinctions ont été accordées. Le roi d'Angleterre a manifesté une « profonde émotion » et. exprimé le désir de recevoir un rapport personnel de l'amiral Jellicoe. L'amiral Beattie prend un congé prolongé. Des journaux, notamment la Daily News, réclament le remplacement du ministre de la marine, M. Arthur Balfour, ancien chef du cabinet. Les appréciations les plus favorables au succès de l'Allemagne ont paru dans des journaux américains : conformément à leurs habitudes de provoquer la sensation, ils ont publié des manchettes annonçant « la destruction de la flotte anglaise » et autres exagérations de ce genre. C'était la plus grande bataille navale de l'histoire et le plus grand événement des temps modernes ! Tout le monde constate que l'Amirauté anglaise s'est tue pendant 36 heures ; la presse française a été contrainte au silence encore un jour de plus : ensuite, avec certains journaux anglais, elle a célébré la victoire ou du moins un avantage moral. Cependant même des journaux français laissent percer entre les lignes l'aveu d'une inquiétude réelle. La presse anglaise a d'abord donné avec unanimité la note qu'il ne s'agissait que d'un incident sans importance. Ensuite des journaux, comme le Star, qu'on a essayé de cacher à l'étranger, ont au contraire reconnu la gravité de la situation. Le Daily News a déclaré qu'il fallait reconnaître, sans conditions, que l'Angleterre avait subi une défaite-. Après quelque hésitation, le Manchester 'Guardian est arrivé à une conclusion analogue. Les nouvelles de source neutre constatent que l'effet produit en Angleterre a consisté dans une consternation générale .Au ministère de la marine à Washington, on était « muet » die stupéfaction. La note juste paraît être donnée par le World de New-York : cette bataille navale a surtout une importance symptômatique. L'Angleterre doit craindre qu'im tel résultat ne se répète et qu'ainsi son prestige et ses forces réelles ne s'effritent peu à peu. Le chancelier allemand lui-même a déclaré, au Reichstag, que l'Angleterre dans son ensemble n'est pas encore vaincue ni abattue, mais que la victoire de l'Allemagne est un « Wahrzeichen », un palladium, un signe garantissant en quelque sorte une situation générale. Il est utile aussi de constater la nouvelle démonstration, déjà faite lors des premières victoires de Hindenburg, que le nombre n'est pas tout. On objecte à l'importance du succès des Allemande que leur flotte s'est retirée devant l'escadre des plus puissants navires anglais et a regagné ses abris. Les -affirmations sont ici contradictoires. La perte avouée du « Queen Mary », les avaries très graves, ou même la perte affirmée par des prisonniers anglais et par des témoins neutres, du «Warspite», du « Marlborough », etc., prouvent cependant que ces superdreadnoughts ont pris quelque part au combat. Peut-être une tactique erronée les a-t-elle empêchés de donner tout leur effet. Mais les Anglais sont restés maîtres du terrain, si on peut appeler ainsi le champ mouvant des ondes ? Cependant les Allemands ont pu repêcher 177 prisonniers anglais ; le combat a duré 16 heures ; la flotte principale anglaise de l'amiral Jellicoe, au lieu de poursuivre l'ennemi, était rentrée au port de Scapa Flow le jour même

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Cet article est une édition du titre L'information de Bruxelles appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Bruxelles du 1915 au 1918.

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