L'opinion wallonne: journal belge, indépendant

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s.n. 1918, 28 Fevrier. L'opinion wallonne: journal belge, indépendant. Accès à 30 mai 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/0v89g5hk0j/
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EN SOMME, NOS INFORMATEURS CENSURÉ ABONNEMENTS : Paris , Déparlements 6 mois 1 in et Colonies françaises 5 fr. 8fr. Etranger Union postale . 7 fr. 10 Fr. Adresser le montant de l'abonnement en mandai-poste ou va leur sur Paris à M. le Directeur de l'Opinion Wallonne L'abonnement part du Iode chaque mois. — Toute demande de changement d'adres.-e doit être accompagnée de 0 fr. 50 pour les frais. PUBLICITE aux bureaux du journal. La publicité insérée dans le journal n'engage pas l'Opinion Wallonne. L'OPINION WALLONNE JEUDI 28 FÉVRIER 1918 N° 53 - 3" ANNÉE direction-itédaction 9, A'ue de Valois PARIS (h) Téléph "" Administrateur : M. J. HULET, ingénieur BOREAUX \ LONDRES : 3. Gerrard Place W. 1 QOOTIDIEh de la Belgique française EGOMOMÏQUE-POLITIQUE] - LITTÉRAIRE » lO Centimes Raymond COLLEYE, Directeur lO Centimes HEBDOMADAIRE pendant les Hostilités mm&êiêè J _ HUYSMANS et la question belge Les congrès socialistes de Not-.. ; ». tinetiàm et de Paris ont remis plus w y® uue jamais en vedette la personna-Sk&yf H té fort discutée et fort curieuse en XWM vérité de Camille Huysmans Nous avons suivi attentivement ues décla-rations et les actes de Huysmans ' sur la question belge depuis la sruerre Nous y avons constaté une évolution vers notre politique. Découpons, à titre documentaire hors du Plus récent article de Huysmans dans le Droit des peuples (25 janvier 1918), un sur la déclaration administrative contre laquelle Huysmans s'élève pour des raisons politiques é??lTa-Sdit-il - une telle interpénétrattou^poiiti- helvétique -S m= nf rs«medse i^ais* pla^s au point ges! Mais si nous n£us y obligé de confirmer par un^motil nou\eau Quant au point de vue écono™^f' n„°"® l'avons étudié. Nous renvoyons nos le^liés Ol tohlftnu\ statistiques que nous avons publies ^i) qui démontrent la puissance économique 1"®°UP" connée de notre région wallonne et la variété de sa production quî se complète d'iime façon qne troD peu de Wallons connaissent. 11 est de mise en effet de déclarer que la Wall°nxe est la régio industrielle à laquelle la Flandre agricole est m dispensable Cette audacieuse affirmation est le duite à néant par les chiffres mêmes de 1 Annuaire Statistique officiel du goiiverrremexit Mais ceci importe peu. Jamais les Wallons m les Flamands n'ont eu l'idée sauSrenue de s P rer économiquement la Flandre de la Wallonie. Les pi'us irréductibles partisans de la séparation administrative n'ont nfême jamais prévu dans leur projet une modification aux libertés actuelles de l'heureux et progressif trafic ^ flamando-wallon. L'opposition de Huysmans ne tien* pas, mais elle révèle des inquiétudes qui sont" encore partagées par certains flamingants (CENSURÉ) Or la Wallonie était avant la guerre la grande pourvoyeuse de la Flandre. Les ressources wallonnes servaient davantage aux Tlama qu'aux Wallons. C'est pour cela que nos congrès réclamèrent aux pouvoirs pubhcs plus détp dans la répartition budgétaire, plus d mFMl» lité dans les travaux publics qui embellissaient la Flandre au détriment de la Wallonie. Camille Huysmans exhibe le bout de 1 oreille flamingante avec trop de vivacité : ., . Continuons l'examen de ses déclarations . .L'unique division administrative qui p'pst la division administrative c'es dépaitements in teliectuels les Sciences H les Arts. Chaque nationalité rtnit être maîtresse de sa propre civilisation. Si au noint de vue politique la majorité doit dominer, tu noint de vue de la civilisation, au point de vue notiona) l'administration doit être autonome, c es.-à-dire qu'elle doit être circonscrite par la nationalité ^Malheureusement, en Belgique, la majorité sera toujours flamande en raison de la population, plus nombreuse dans la Flandre que daiis la Wallonie, population qui s'accroît sans cesse grâce à la prolificité des Flamands tandis que la nôtre demeure quasiment stationnaire. D après la thèse de Huysmans la majorité flamande imposera toujours à la minorité wallonne ses directives en matière politique et économique. C est ce qu'il faudrait éviter en élargissant les pouvoirs des régions dans les matières généralement administratives comme en Suisse, en Grande-Bre tagne, aux Etats-Unis, en Allemagne et actuellement en Autriche-Hongrie qui sont des pays très forts économiquement, très unis ^, politiquement, redoutables militairement maigre 1 autonomie départements administratifs et militaires. « En d'autres termes, continue Huysmans, il Belfique politique et ensuite il y a la Flandre auto nome et la Wallonie autonome pour les questions Semant leurs écoles, leur éducation, leur art, leur imagination, leur discipline spirituelle. Comme Pelles nous sommes unis, comme Flamands nous avons partie liée avec la Hollande comme les Wallons ont partie liée avec la France. » La franchise de cette dernière déclaration si nettement dégagée de la normale,^^ ^ les patriotes conscients qui savent que l'amour que l'on a pour sa nationalité spirituelle nest pas incompatible avec la fidélité d Etat. Huysmans termine ainsi : Pour me résumer: je veux une Belgique indépendante mais je veux une Belgique où chaque nationalité a le droit de se développer culturellement d une manière autonome avec la pensée de servir le bien commun. Nous sommes une frontière entre deux Un 0e mes amis personnels a dit un.Jour queoeo Flamands sont l'avant girde latine d expression gei-manique. Le mot est exact. » Quant à moi, je trouve cette définition excellente modérée, juste, complète, historiquement et logiquement. Elle devrait être en exergue de nos journaux et nous aimerions qu'Huysmans envoie le nom de son auteur. « Avant garde lati-ne d'expression germanique ». Sur cette aenni-tion là, nous finirons par nous mettre d aocord avec Huysmans lorsque, à la lumière des nouveaux événements qui se préparent en Flandre, il aura abdiqué cet esprit un peu démagogique et sectaire qui le sépare sur deux points, de la thèse wallonne. II. - LA LIGUE;WALLONNE DE BRABANT Les Informations Belges, du 21 février, nous apprennent que : sous le titre : « De walen schieten wakker » (Les Wallons s'éveillent), les journaux teutonisés d'expression flamande publient une déclaration séparatiste d'une Ligue wallonne de Brabant, un organisme sans vitalité, ni notoriété. Ce document est signé par des inconnus ou par des personnages disqualifiés qui désavouent aussi bien les Wallons les plus éminents qui vivent en exil que les populations wallonnes au milieu desquelles ils vivent et qui les igorent totalement. » Cette note des Informations Belges . La Ligue wallonne du Brabant est-elle la puissante association fondée en 1905 par mon père et par mes amis, Achille et Hector Chainaye ? Ou bien s'agit-il d'un nouvel organisme dont les promoteurs compromis avec l'ennemi ont usurpé le titre ? La Ligue wallonne du Brabant comptait 6 à 8.000 membres à Bruxelles. Elle était, quelque temps avant la guerre, présidée par M. Achille Chai-nave. qui est mort, à Londres, il y a deux ans. Son vice-président est notre ami Hulet. Parmi les membres de son comité, nous comptons encore en exil l'ingénieur Lecharlier, '.e docteur de Péron et ses fils, Désiré et Lucien de Péron. Les autres membres du comité directeur sont demeurés en Belgique occupée. Ont-ils réunis une assemblée générale régulière, en l'absence d'une partie des membres de la Ligue qui sont sur la ligne de feu ou bien vivent en exil ? Nous n'en avons jamais eu connaissance. En tous cas, la nouvelle nous surprend et nous n'hésitons pas à déclarer que nous répudions _ toute décision de la Ligue wallonne - du Brabant pendant la durée des hostilités. Nous prions les £ rédacteurs des Informations Belges de déclarer que la Ligue en question — qui remporta aux élec->t- tions législatives de 1912, en décrochant 5.000 vo-lis tes pour une liste wallonne antiflamingante en a- faveur de laquelle aucune réclame n'avait été fai-jn te, ce qui démontre sa puissance, — nous prions us des informateurs du Havre de déclarer que les dé-a- cisions de la Ligue doivent être déclarées nulles as en l'absence de ses fondateurs, de ses dirigeants la et d'une grande quantité de ses membres qui sont rs combattants ou qui vivent en France ou à l'étrange, ger.. le RAYMOND COLLEYE, he —! « : LA SITUATION le L'incommensurable bêtise maximaliste, doublée comme il est naturel d'une égale vanité, a reçu le . châtiment auquel il fallait s'attendre : la révolution russe est morte et les soldats allemands pié-L,l_ tinent son cadavre. ' Lénine, Trotsky, KrylenUo, Vliistoire retiendra 1 ces noms que d'aucuns, ennemis cependant du « bourrage de crânes », voulurent nous faire go-s ber comme des noms de grands hommes. Le tsa-x risvie, malgré ses tares, n'a pas produit d'êtres aussi monstrueux que ces trois individus, éma-^ nations parfaites de la canaille stupide et des-i tructice. Ils ont sapé, dès Vorigine de la révolution, les forces constructives du nouvel Etat russe. C'est 'n eux qui ont démoli l'édifice de l'armée, rempart v solide encore il y a un an. Ils ont réduit la grande Russie à un éparpillement de nationalités amor-/ plies, de soviets délirants. Par eux la noble Serbie, la Belgique, la Roumanie, qu'ils devaient pro-téger, ont été livrées ignominieusement au bour-reau. Par une dérision suprême, tandis qu'ils Q n'avaient que flatteries à l'égard du « proléta-^ riat » allemand, ils injuriaient les peuples de 1S. l'Entente, depuis plus de trois ans sacrifiés à la plus juste des causes. ^ Par quelle aberration, ose-t-on prendre la dé-ie fense de ce trio d'escarpes, tel que jamais il n'y en eut à la tête d'un grand pays ? Parce qu'ils ts sont socialistes ? Non et non ! le socialisme n'est point cette politique de gredins hallucinés ! Il est urgent de désolidariser les partis de l'égalité sociale d'avec cette vomissure démagogique. Quant au reste, nous pouvor^s envisager avec Ie confiance la situation. La honteuse défection russe et le butin énorme, qu'elle livre aux Allemands, Js ne parviendront pus à rompre en faveur de ceux-ci l'équilibre des forces en présence. TJn front ou-tillé comme le nôtre est inébranlable. Nous avons P'" eu pendant des mois une supériorité en hommes, en canons et en munitions que les Allemands sont , encore loin d'atteindre. A quoi noiis a-t-elle servi? C'est ici, en Occident, que se décidera la grande guerre : que nos armées tiennent ou qu'elles enfoncent l'ennemi, l'Allemagne est battue. Elle re n'aura ni les territoires européens, ni les colonies, n" ni les indemnités qu'elle convoitait en 1914. Elle gardera la honte éternelle d'avoir déclenché le y. massacre et de l'avoir poursuivi dans un esprit ié d'ignominie jamais égalé. >t- Il faut tenir ! Nous ne réaliserons peut-être pas té tous les buts de justice que nous nous étions assignés. Il y a des peuples sur qui la désertion bol-e' cheviste a fait retomber la lourde dalle, un ins-111 tant soulevée, de la tyrannie étrangère. Mais nous [a sauverons le principal : la liberté de l'Occident et îe son influence nécessaire au monde. Le reste viendra plus tard. A condition que nous tenions, les peuples du Centre et de l'Est fi-^ niront bien par se dégoûter de leur militarisme abject et par reconquérir leur dignité d'hommes st libres. Plus que jamais, la lutte actuelle est d'es-a" sence morale : elle oppose à la force débridée la " conscience humaine. e" Gloire donc aux poilus de toutes les armées al-liées ! Ils défendent nos derniers espoirs et 'sans ls eux les choses ne seraient plus ce quelles sont. Aucun sacrifice n'est vain qui maintient en face ÎS d'une Allemagne esclave la noble France, la belle Italie et la libre Angleterre. la Borguères. o- ■ 1S L'abondance des matières nous oblige d'ajour-^ ner la Politique de notre collaborateur Cari O. jS Goebel. Nous publierons jeudi prochain notre troisième si liste de souscriptions. NOS-ECHOS BILINGUISME OBLIGATOIRE. Le ministère de l'intérieur estimant sans doute que la publication française et flamande en regard des textes officiels vient d'imaginer de présenter ces textes en faisant suivre chaque ligne française de sa traduction flamande. Ce système constitue sans doute une excellente leçon pour ceux qui ignorent les deux langues .mais il est profondément ridicule. Qu'on s'en tienne donc suivant l'esprit de la Constitution à nous donner des textes français pour les Français, des textes flamande pour les Flamands afin que ceux qui jugent l'une ou l'autre version inutile et encombrante puisse s'en servir pour n importe quel usage. * ♦ * CITES PAU L'ENNEMI La Métropole d'Anvers a publié le 5 février une interview d'un flamingant échappé de Belgique : A cette question du rédacteur de la Métropole : Quels sont les journaux alliés les plus cités par les journaux ennemis, le flamingant a répondu, — paraît-il — : - The Nation le Dai'.y News, le Manchester Guardian, le Progrés de Lvon, l'Opinion wallonne, la Siem vit België et les autres journaux belges qui {ont mention de différends entre Belges et Alliés. Voilà qui est parfait et nous nous félicitons de l'information donnée à l'interviewer de La Métropole ». L'Opinion Wallonne largement et fréquemment citée par la presse allemande cela veut dire la politique des Wallons de France, d'Angleterre et de Hollande. Sans doute les Allemands tflehent-ils en truquant nos articles de les utiliser au profit de leur politique. Nous savons de bonne source que les Belges de l'intérieur ne se laissent pas abuser par ces grossières ficelles. Il nous suffit de savoir que les Allemands nous lisent. Ils doivent à présent être documentés avec précision sur les sentiments des Belges du dehors qui ne le cèdent en rien au patriotisme intransigeant des Belges opprimés. * * * LE PAYS DE GENAPPE Saluons les premiers numéros de Le Pays de Genappe en exil, un excellent journal de tranchée fort bien rédigé et polycopié par MM. F. Grade et A. Romain. (Neuvic, Dordogne). * « NEPTUNE » Notre confrère Neptune vient d'entrer dans sa quatorzième année. Le Coq Hardy. DES FAITS « LE PEUPLE WALLON » Les Informations Belges du 21 février 1918, prétendent que la première feuille (L'Avenir wallon N. D. L. R.) qui affichait des opinions anticléri cales dans l'espoir de flatter les sentiments supposés du peuple, n'ayant pas obtenu grand succès, ce qui ne surprendra aucune des personnes connaissant le très profond patriotisme des Wallons, les Allemands et leurs agents de 1' « akti-visme » flamingant ont décidé de lancer un journal nouveau Le Peuple Wallon feuille « démocratique » ayant pour mission de propager, lui aussi, l'idée du « Conseil de Wallonie ». LA LIGUE WALLONNE DU BRABANT De la même source : « les journaux teutonisés d'expression flamande publient une déclaration séparatiste d'une « Ligue wallonne du Brabant », (voir notre éditorial.) NOMINATIONS MINISTERIELLES WALLONNES CENSURE LE MEETING DE L'ALHAMBRA DE BRUXELLES Voici quelques détails nouveaux sur le mee-..tiufr qui fut pom'nrmA. Tv^oe conseil de Flandre au théâtre de TAlhambra le 20 janvier 1918. Voici quelques détails nouveaux sur le meeting qui fut convoqué par ce Conseil c'e Flandre au théâtre de l'Alhambra le 20 janvier 1918. D'après le compte rendu publié uotammeait par le Bruxellois et la Belgique et complété par un rapport ci-joint, siégeaient au bureau : MM. Brijs. Borms, Vernieuwe. Tack, Lambrichts, Van den Eynde, Pee renboom, Borreman, Vrijdags, Steghers. ' Bogaerts, Fagnaert. etc. Le président annonce la proclamation par le Conseil des Flandres de l'autonomie de la Flandre. M. Borms, dans un long discours, déclare que la Flandre composée des provinces d'Anvers, du Lim-bourg, du Brabant et des Flandres Orientale et Occidentale, redevient une nation. Cette harangue fut interrompue pour permettre a M. Brijs de désigner les noms de ceux qui composeront désormais le Conseil provincial du Brabant et la Députation permanente et de proclamer l'élection des 22 députés de l'arrondissement de Bruxelles parmi lesquels figurent MM. de Cneudt. Reinhart," Pee-renboom, Lambrichts, Josson, Preneau Tack. M. Lambrichts, à son tour, déclare qii'ô partir du 20 janvier 1918 la Flandre n'a plus rien de commun avec le gouvernement du Havre. Le Conseil des Flandres a repris le travail il entamera des négociations de paix et traitera avec l'Allemagne. PREMIERS ACTES DU MINISTERE FLAMAND Le nouveau « conseil des Flandres » a pris déjà des mesures importantes, entre autres celles-ci. qu'annonce La Belgique de Bruxelles, l'abrogation de l'article 310 du Code pénal et l'expropria-j tion des mines du Limbourg... COMMENT ILS VONT VOTER A plusieurs reprises, les Belges restés fidèles' au ' gouvernement royal, ont défié l'autorité allemande de consulter les représentants réguliers du peuple belge restés en fonctions et d'oser instituer le vote organisé dans des conditions de liberté et de secret conformément à la législation électorale belge. Ce défi fut porté publiquement le 10 mars 1917 dans une lettre envoyée au chancelier imnérial par 70 notabilités flamandes. signataires de la protestation contre le voyage à Berlin, le 3 mars 1917, de la délégation du soi-disant Conseil des Flandres. Ce défi vient d'être renouvelé solennellement par tous les députés et sénateurs flamands et wallons présents en Belgique, dans la protestation du 1er février 1918 au chancelier impérial contre la proclamation de l'indépendance de la Flandre. L'autorité allemande n'a pas relevé ces défis Le journal activiste anversois, Vlaamsche Nieuws du 8 février 1918 déclare ceci • « Après mûre délibéra tion, les alcnvistes se sovt arrêtés au système de vote par les grandes assemblées populaires. » Attendons. LETTRES DES PARLEMENTAIRES BELGES A LA COUR D'APPEL Les parlementaires beiges écrivent à la Cour d'appel de Bruxelles au sujet du Conseil des Flandres • Ces Belges s'arrogent donc le pouvoir (Constituant, le pouvoir législatif le pouvoir exécutif, les attributions royales. Ils constituent donc un comité révolutionnaire et tombent sous l'application des articles 104, 105 ou tout au moins des articles 109f 110, 131,, 227 et. 66 du Code pénal 2 et 3 du décret du 20 juillet 1831.' Nous vous les dénonçons par que la Cour fasse application du droit que lui confère l'article 11 de la loi du 20 avril 1810 » C est cette lettre qui a provoqué la réunion p'é-nière du 7 février où la Cour d'appel de Bruxelles à I unanimité des 46 membres présents, a enjoint au Farquet de poursuivre les activistes pour attentat et complot contre les institutions de l'Etat belge. LES COURS DE JUSTICE BELGES, CONTRE LES AUTORITES ALLEMANDES L'arrêt de la Cour de Cassation de Belgique du II février 1918, décidant de suspendre ses audiences en guise de protestation contre l'arrestation du premier président et de deux présidents de la Chambre de la Cour d'Appel de Bruxelles, constituant une immixtion arbitraire du pouvoir occupant dans l'exercice de la justice belge, a été rendu à l'unanimité des 18 membres présents. Le 19 février, tous les tribunaux ont cessé de fone tion ner, notamment la Cour de Cassation, la Cour d'Appel de Bruxelles, Liège et Gand, les tribunaux de première instance, et de commerce et de justice de paix. LES MAGISTRATS BELGES DEPORTES Avec le premier président de la Cour d'appel de Bruxelles, M. Lévv-Morelle, ce sont MM. Ca-rez et Ernst, présidents de Chambre, qui ont été déportés par les Allemands. M. Lévy-Morelle, qui est âgé de soixante-dix ans, et ses deux collègues sont emprisonnés à la forteresse de Celle, où fut naguère interné le bourgmestre Max. LA REPRESENTATION FLAMINGANTE DE L'ARRONDISSEMENT DE BRUXELLES A un meeting tenu dimanche 20 courant à Bruxelles, les personnes suivantes ont été désignées pom représenter l'arrondissement de Bruxelles au Conseil des Flandres : MM. F. Bogearts, J. BoTremans, A. Brys, R. I> Clercq, R. de Cneudt A. Fiingnaert. H Halsband. M. Josson, .T. Lambrichts, L. Maesfranckx. H. Alepit A. Faccily, L. Peereboo.m J. Spincemaille P. Tack! F.. Van den Eynde, E. V^rhees, T. Vernieuwe. L. Van Ziegesaar. LES PARLEMENTAIRES BELGES EN HOLLANDE Le groupe des députés belges en Hollande a voté le 26 janvier 191R, un ordre du jour de protestation « prévenant, la population des pays neutres contre les nouvelles tendancieuses répandues par nos ennemis qui visent à repiésenter comme un événement important la conduite de traîires au service de l'ennemi ». PROTESTATION DES ASSOCIATIONS FLAMANDES Nous recevons le texte d'une protestation collective des associations flamandes de Belgique au chancelier impérial contre l'usurpation de pouvoir du « soi-disant Conseil des Flandres ». Ce document est daté l'Anvers le 30 janvier et porte les signatures des chefs des grandes associations flamandes : MM. Louis Franck, président de la Fédération des juristes flamands : professeur Vliebergh, président erénéral du (t Davidsfonds » ; Aug. Vermeylen, président de l'Association des littérateurs flamands ; Nie. Cuperus, président d'honneur, de la Ligue libérale flamande (Anvers) ; Borginon, président de l'Association catholique flamande (Bruxelles) ; Dr Nuyens, président de la Ligue Thioise (Anvers) ; Dr Teirlinck,président de la Ligue populaire libérale (Bruxelles) ; M. Sarbe, secrétaire du « Willemsfonds » (Malines). etc. etc. (Suivent les signatures des présidents et dirigeants de sociétés flamandes dans tout le pays.) PROTESTATIONS CONTRE LA SEPARATION A ANVERS Signalons encore parmi les protestations soulevées par la déclaration d'indépendance de la Flandre, l'ordre du jour du conseil communal d'Anvers, adressé au chancelier impérial von Hertling, le 29 janvier 1918. Nous en détachons ces lignes : « En confirmation de nos sentiments, nous renvoyons à notre lettre du 6 juillet 1917 adressée à M. le président de la « Zivilvevwaltung » d'Anvers. Le soi-disant « Raad van Vlaanderen » est un corps qui s'est nommé lui-même, en dehors de nos lois et de nos institutions. Notre population ne marche pas du tout d'accord avec lui, et nous contestons à ce Conseil tout droit de se porter oomme représentant de notre pays et de notre population flamande. Ce que notre population désire c'est le rétablissement, au plus tôt, de notre pays libre de la Belgique une et indivisible qui saura régler ses affaires intérieures, y compris la question linguistique, sans immixtion, étrangère. A GAND Dans sa séance du 28 janvier 1918, le conseil communal de Gand a voté, à son tour, un ordre du iour affirmant « Qu'en Belgique, en dehors de l'occupant, il n'existe d'autres autorités légales que celles établies par la Constitution et Considérant qu'il apparaît nécessaire de faire connaître il l'empire allemand les sentiments de réprobation de la population gantoise ; Proteste à l'unanimité, au non. de la population gantoise, qu'il représente et des sentiments réels de laquelle il est convaincu, contre les agissements du soi-disant Conseil des Flandres, dénie à ce comité toute autorité légale ou effective, condamne sévèrement ses actes comme étant une trahison contre les intérêts sacrés de la Patrie et proclame de toute sa force et avec la plus grande énergie sa fidélité à la nation, au roi et au gouvernement du peuple belge. LA REPONSE DU GOUVERNEUR AUX PARLEMENTAIRES Voici la réponse que le gouverneur général de la Belgique occupée a fait adresser aux sénateurs et députés de Bruxelles, signataires de la protestation contre la séparation administrative, que nous avons publiée dans notre dernier numéro . Bruxelles, le 7 octobre 1917. M. le gouverneur général n'est pas disposé à pren dre en considération la requête du 18 octobre de cette année. Il m'a chargé de la retourner aux signataires et de leur faire connaître ce qui suit : « M.le gouverneur-général refuse de prendre en considération pareille protestation aussi peu convenante (sic) par sa forme que par son contenu, émanant de personnes privées qui, vis-à-vis du gouvernement il-lemand. se désignent à tort (rtsic) comme les représentants légaux du peuple belge. M. le gouverneur £é-néral voit dans la pétition une simple manifestation politique au sujet de l'inutilité de laquelle les signa taires devraient avoir connaissance dé prime abord. « Four le surplus. M. le gouverneur général se réserve de faire porter aux requérants la responsabilité personnelle de leur attitude. » J PAR ORDRE. L'INSTITUT AGRICOLE FLAMAND L'Institut agricole annexé par les Allemands à l'Université pseudo-flamande de Gand n'avait récemment encore qu'un seul élève inscrit bien que la Flandre soit essentiellement une région agricole. Ceci témoigne de la répulsion de la population flamande envers les Allemands. Abonnements spéciaux pour milô-tsiires (sous-ofHciers, caporaux et soldats) un an tt fr. lO. Les Wallons en France et à I Etranger Notre éminent collaborateur et ami Célestin Demblon, député de Liège, a donné dimanche, à Nancy, sous les auspices de la Société belge de bienfaisance, une conférence sur la Belgique. Son succès a été très vif. La réunion avait lieu au profit des soldats belges prisonniers ; elle a été fructueuse. + POUR LES BAMBINS RAPATRIÉS DE WALLONIE La directrice Wallonne d'une des colonies d'enfants rapatriés de Belgique, établies en France, fait appel au bon cœur de nos lecteurs afin d'offrir à ces bam'bins qui sont tous du pays Wallon, des jouets, des bonbons et des vêtements. Nous transmettons l'appel a nos amis et nous ouvrons pour la joie de 100 gosses de chez nous, une souscription dans notre journal. Notre Belgique... 50 fr. Un petit réfugié liég'eois 2 fr. Maria Grand Ry 5 fr. Léon Grenier 5 fr. « Souvenons-nous " Sur les tombes de nos héros portons des fleurs, Mêlons les œillets blancs aux jaunes chrysanthèmes. Oublions pour un jour les pires anathèmes Et que nos yeux aient la franchise de leurs pleurs. • < .es drapeaux, dont les frissonnantes couleurs Abritent les bouquets et ies couronnes blêmes, Près du casque, où luisent les illustres emblèmes Plaçons les souvenirs d'incessantes douleurs. Ayons dans le futur la foi la plus entière, Car ce n'est pas en vain qu i's sont morts, l'âme fière, Tous ces ardents soldats hardis dans le péril !... Mais, des champs de bataille aux nostalgies hâvres Pourquoi mon Dieu, Maître divin, pourquoi faut-il Pour faire triompher le Droit, tant de cadavres ? Thomas Maisonneuve. (1) Extrait diu volume inédit : Les Crépuscules de la Vie. Ligue Wallonne du Brabant (Bruxelles 1905) Les membres de la Lir/ue Wallonne du Brabantt sont instamment priés de communiquer leur nom ot leur adresse ;'i M.JoseohHulet,ingénieur vice-présiden, de la Ligue W. du B. f. f. du président, 9, rue de Valois, Paris. Pour le Comité de la Liaue Wallonne du Brabant. Le Président f.f. : Joseph HULET Vice président Un membre du Comité-fondateur : Raymond COLLEYE Un membre délégué de la Licrue : Carl O GOEBEL L'OPINION WALLONNE EST LE JOURNAL LE PLUS COMPLET, LE MIEUX INFORME, LE MIEUX DOCUMENTE. COURRIHR DE PARIS A Al. le Directeur de l'Opinion Wallonne Mon cher Directeur, Vous avez bien voulu vous plaindre de mon silence, et je vous ai inquiété quelque peu, paraît-il en vous disant que je me trouvais atteint d'un accès de flemite ai'giie où mon esprit menaçait de sombrer comme une épave dans un gouffre tourbillonnant. Vous comprenez que je ne désirais point donner aux lecteurs de votre estimable journal l'horreur lamentable d'un tel spectacle. Au moment de reprendre la plume, voici huit jours, j'éprouvai, mon cher directeur, une sorte d'hésitation. Vous avouerais-je que c'était de la timidité ? Je ne savais plus, de la meilleure foi ' du monde, comment m'adresser à vous et le stylo me tombait des mains à chaque instant. Depuis t fort opportunément, M. Buneau-Varilla vient d'é-. tabli'r de façon fort explicite les rapports qu'il i peut y avoir entre un d.recteur de journal et son - collaborateur. Ces déclarations du principal ac- - tionnaire du Matin « savourez cet euphémisme » l me redonnent, si j'ose ainsi m'exprimer du cœur 0 au ventre et c'est avec respect, mon cher direc-, teur, que je m'avoue ici votre très humble em-t ployé. Je suis donc pour vous le subordonné que . l'on commande, et s'il nous arrive de déjeûner 1 enseniblé, soyez assuré, mon cher directeur, que je ne vous adresserai jamais la parole sans vous appeler n patron ». Je regrette même 1 que l'Opinion Wallonne ne soit pas le Matin et z que vous n'ayez pas fait fortune dans le Panama pour po'uvoir vous témoigner plus de déférence ;• encore, et si possible plus d'empressement. Mais a sait-on jamais ! L'avenir nous réserve plus d'une surprise et l'Opinion Wallonne aura peut-être un !" jour un tirage pareil à celui du Matin. Vous avez encore, mon cher directeur, le temps de d réaliser pendant la guerre, une fortune d'origine e moins déroutante que celle de ce Monsieur a Buneau qui jamais ne Varilla. Tout comme lui, ® vous posséderez une citadelle rouge sur quelque point des grands boulevards, et on lèvera le dra-° peau tricolore sur le sommet du toit pour mar-a quer votre présence. Voilà, n'est-il pas vrai, mon cher directeur, un bien beau rêve. Les plus illustres écrivains de la France, stipendiés par votre caisse, se jetteront à genoux pour baiser au passage le pan de votre a jaquette et tous les députés et sénateurs qui vou-s dront écrire chez vous deviendront vos employés. Mais ne nous hâtons pas, mon cher directeur, e d'aspirer à l'apparition de si beaux jours... Car d'ici là de braves poilus qui ne seront pas les employés de M. Buneau-Varilla reviendront peut-; être des tranchées et réserveront aux Panamistes e (ne disent-ils pas déjà Panam !) le sort qu'ils méritent depuis trop longtemps. Nous vivons une p époque d'épuration. La France régénère, et M. l Clemenceau devrait se rappeler quelquefois de ,. Louis XIV qui fit coffrer Fouquet, mais dîna sou-e vent avec Racine et Molière lesquels ne l'appe- 1- laient pas : Patron Sylvain Bonmariage. * Pour L'ENTENTE FRANCO-BELGE IN" os interviews M PAUL GAULTIER secrétaire général de l'Union Française M. Paul Gaultier, dès la première question que nous lui posons sur l'urgence d'une entente franco-belge, nous répond : — Oui, il est « nécessaire » d'avoir "une entente franco-belge. Il faut s'en occuper dès aujourd'hui elle est utile et elle le sera plus encore plus tard pour contrebalancer efficacement l'influence flamande, qui, sur bien des points laisse apparaître l'influence allemande- Ne pas empêcher cette influence — qui croyez-le bien, à en juger par les premiers actes pourrait être néfaste pour la Belgique — serait certainement coupable. Les Wallons qui sont de purs Français l'ont compris, et, c'est pour une alliance juste et noble, qu'ils mènent le bon combat Ce que l'on peut faire dès maintenant : réunir un comité composé, à parts égales, d'hommes éminents et « surtout compétents « Français et Wallons, et d'entreprendre une série de conférences, de formuler des vœux qui ne restent pas à l'état de vœux platoniques — enfin travailler dans « le sens pratique » du mot, à répandre, sans relâche, cette idée que l'entente franco-belge est une chose indispensable pour le prompt relèvement de l'industrie, du commerce, des lettres et des arts. Il faut que 1-a frontière s'abaisse complètement et que ceux qui ont le même sang dans les veines parce qu'ils sont de la même race, atteignent, la main dans la main, le but admirable qui sera le couronnement glorieux de votre cause. Je vous suis tout acquis, et le jour où il faudra le prouver, l'Union française ne se dérobera pas ». Dans sa séance de la constitution qui eut lieu à Paris le Comité de défense wallonne, entr'autres manifestations qui seront prochainement communiquées an public a décidé de former un Comité franco-wallon. Mais il n'a point jugé opportun de publier maintenant ses projets à cet égard. Il était utile que l'invitation à l'alliance vînt du côté français et fut lancée par des hommes de la valeur et de la situation de M. Gaultier. Nous le remerçions de son idée et de sa sympath'e. Elle ne pourra qu'avancer notre projet dont un aspect a 'été révélé à nos lecteurs la semaine dernière : la constitution du Groupement économique franco- belge. Thomas Maisonneuve. NOTRE 3e MATINEE WALLONNE ■ « ■ Iiki v UI.1 l ' ■« kh. Il riut. U III1U CARL O GOEBEL Par Aurel « Nous croyons intéressant, en tête du compte rendu de la conférence donnée dimanche dernier par Carl O. Goebel, directeur du Coq Wallon et secrétaire général des Jeunes Gardes de Wallonie, de publier une page de Mme Aurel, la distinguée femme de lettres française, écrivit, il y a quelque temps, sur notre ami. Après avoir rappelé l'action politique et littéraire de Carl O. Goebel avant la guerre, Mme Aurel ajoutait : Ecoutez maintenant sa vie militaire. Soldat, comme tout le monde ; volontaire de la première* heure. Toute la campagne en Belgique jusqu'à l'Yser. Bé-formé six fois et rengagé six fois. Cité à l'ordre du jour de son régiment. Puis, forcé à renoncer définitivement aux batailles. Enfin.il vient à Paris,la ville où tout s'arrange poua* les peuples blessés. Voilà ce que l'on m'a communiqué.Ce que je sais, moi, d<e Carl Goebel comme de Pierre Paulus, de Bicha^rd Dupierreux. de tant de ces jeunes Belges, ce que j'en sais, c'est sympathie. Ce que je sais c'est son visage, où je ne vois pas un signe étranger. C'est sa bonne tfi'te élégante c.'e bon Français du Nord. C'est son air fier de; mes frères, ami de mes amis. Ce que j'en sais, c'est la carrure de cet entêtement : réformé 6 fois, rengagé 6 fois. Mon •cher, je ne voudraien rien savoir de vous que cela. Les femmes sont, des ânes, vous savez. Elles no retiennent que le solide, que ce qui tire l'œil, et fait sauter le cœur. Les plus fiers de nous, ne vovant oue

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Cet article est une édition du titre L'opinion wallonne: journal belge, indépendant appartenant à la catégorie Oorlogspers, parue à Paris du 1916 au 1919.

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