Malonne aux armées

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s.n. 1917, 01 Octobre. Malonne aux armées. Accès à 26 fevrier 2020, à https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/fr/pid/tq5r786n95/
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N° 12 Directeur : Nicolas MEYSMANS, D, 195 A.B. OCTOBRE 1917 Publication autorisée par l'Autorité Militaire Adresser toutes les communications à Nicolas Meysmcins, D. 195 A. B., à Monsieur l'abbé A. Felten, aumônier militaire attaché à la place Belge de Paris, 57, boulevard Beaumarchais, Paris (III"). Ccrres-■vondant pour Calais : Monsieur Adolphe Bocquiaux, D. 144.. Het Pannenhuis La Pannenhuis monte la garde au coin d'une pièce de blé et ses tuiles rouges forment une toute petite tache dans le vaste champ de verdure. ♦ » » Vous souvient-il encore du joli livre que nos professeurs de flamand nous ont fait traduire jadis : « Ernest Staes, advoeaat ». Autant que le héros du roman, nous aimions tous la Bonne Tante«Gœde Tante», qui habitait la maison aux tuiles rouges, <c het Pannenhuis ». Il y a quelques mois, j'ai retrouvé la Pannenhuis, ou du moins celle qui répond fidèlement à mes souvenirs d'étudiant et j'en éprouve une grande joie, ai j'ai l'impression combien douce de revivre, parmi les tristes et parfois pénibles réalités quotidiennes, quelques-uns de mes rêves d;u passé ; et malgré tout ce qui -, se fane et meurt en moi et autour de moi, je m? sens dans le cœur une délicieuse fraîcheur de prime jeunesse. # « ¥ Dans la zone voisine du front, le long1 des routes et particulièrement aux carrefours, ont surgi des baraques hâtivement construites ; et chaque jour leur nombre grandit ; et elles se multiplient telles des taupinières. De loin, elles vous donnent l'impression de grands coquelicots qui rougeoient dans la verdure des champs. Les baraques où l'on vend à boire — bière, vi-n — affichent volontiers une enseigne criarde ; les autres sont anonymes et, bazars en miniature, vendent de tout, mais à des prix de guerre. C'est dans ces baraques que se tapit le mercanti à l'affût du soldat qui flâne ou qui passe. Heureux mercantis ! Le Pactole coule devant votre porte ; puisez-y sans crainte de l'épuiser, puisez à pleines mains la fortune. Vous avez découvert le secret du grand œuvre ; vous faites de l'or ; vous le drainez, vous le pompez, vous le sucez... Vous serez les puissants de demain, et nous soldats, couverts de la misère de notre gloire, nous viendrons mendier à votre porte, ô « nouveaux riches » ! * * « Pourtant, parmi les Pannenhuizen, il en est qui ne sont ni des cabarets, ni des boutiques de mercantis, qui sont plutôt d'humbles refuges où s'abritent les sinistrés de la guerre. Les pauvres gens ont, abandonné à regret leurs maisons en ruines sur lesquelles les canons ennemis continuent à s'acharner, et. ne voulant pas quitter leur Patrie, ils se sont refait un toit au coin de quelque champ. Et ils attendent que le fléau passe.... Et ce sont des gens à l'âme bonne et qui ne connaissent pas l'« au ri sacra famés » qui tue toute pitié, toute humanité. Pour eux, le guerrier reste le défenseur du foyer, le" héros nu'on respecte, devant lequel on s'incline. Et ils sont accueillants et comme la vieille, dont parle Deroulède, ils offrent le bon gîte au soldat qui vient frapper à leur porte. « Bonne vieille, que fais-tu là ? « Il fait assez chaud sans cela■ « Chauffe-toi, soldat, chauffe-toi ». Ils connaissent le soldat parce qulls partagent sa vie ; ils comprennent sa misère parce qu'ils souffrent eux-mêmes ; ils vivent comme des exilés dans leur pr<->> pays. Le danger leur est familier ; nuit et jour, ils entendent claquer les mitrail leuses. exploser les bombes, siffler les obus. Et parfois, ô pitié, une rafale de fer écrase leur humble logis. Leurs fils se trouvent parmi nous ; les mères savent quand leurs enfants partent pour la première ligne. Parfois, la nuit, le secteur s'agite, la voix du canon s'exaspère et gronde à chaque instant plus furieuse ; alors, une angoisse mortelle étremt le cœur des pauvres femmes : un mari, un fiancé, un fils est là-bas sous le ciel embrasé par le feu meurtrier ; et peut être demain.... * • ■ La guerre est longue ; la monotonie des jours trop pareils aigrit les caractères les meilleurs. Et parce que nous avons été exploités un jour, nous gardons rancune à toute la population civile. Je le sais, il est des gens âpres au gain qui trafiquent même de l'honneur de leur maison. Mais ce sont des exceptions monstrueuses, des bubons pestilentiels qui infectent la sereine atmosphère des Flandres. Nous avons le grand tort d'exagérer. On croit le vice légion, parce qu'il est tapageur. Pourquoi imputer à la masse les actes d'une infime minorité ? Il faut bien le dire, dans la zone du front, beaucoup de gens ont été mis en défiance, parce que certains militaires ont abusé étrangement de l'hospitalité qu'on leur faisait si généreuse. Malgré cela, dans presque toutes les familles, le foyer et les cœurs restent largement ouverte ; une grande bonté accueille les soldats qui ont su garder l'estime de leurs hôtes de quelques jours ; ils sont toujours les bienvenus ; ils sont de la maison. Et j'en connais qui, au contact. de la réconfortante intimité des familles flamandes, ont senti s'éveiller dans leur cœur des émotions très douces et qui entrevirent dans des relations lentement nouées, le bonheur de toute leur vie. La Pannenhuis monte la garde au "Eoin d'une pièce de blé et .ses tuiles rouges forment une toute petite tache dans' le vaste champ de verdure. N. M.

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Cet article est une édition du titre Malonne aux armées appartenant à la catégorie Frontbladen, parue à Boulogne-sur-Mer du 1916 au 1918.

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