Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle

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09 februari 1914
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s.n. 1914, 09 Februari. Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle. Geraadpleegd op 11 augustus 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/f47gq6s22z/
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Lundi 9 février 1914 No 33 Vingt-sixième année ABONNEMENTS ! ■•4» tut stm* as trim». trucs frima franc* ANVERS . . 15.00 8.00 4.50 INTÉRIEUR . 18.00 9.50 6.21 EXTÉRIEUR . 80.00 18.50 8.00 Oe ■'abonna à Anvers au bureau du iournai, et dans tous les bureaux de poste de Belgique et de l'étranger. — Les abonnements partent le 1er de chaque mois et ne peuvent dépasser le 31 décembre BUREAUX ; Marché-aux-Œufs, 9' - ANVERS Téléphone t 2388 1 ANVERS-BOURSE Finances, industrie, commerce, économie politique, variétés JOURNAL QUOTIDIEN 130 SOIR «ni* rnmmnniratinn à F«Maijihra!i(lS £;!'< à la rédhietî&B doit êÎT6 S&dFSSêûe & M.- J. BACOT. dîrSCtâ3r-rédaCt6Qr CB Kïl'f. {fs jOErifl INSERTIONS : La grande ligne : Annonces ordinaires .... 60 c"»o Demandes et offres d'emplois . 40 » Convocations d'assemblées : une insertion . . ia ligne 75 » deuxième insertion » 86 » Annonces financières . » l franc Pour une série d'annonces tt pour Us annonces d'émission, on traite à forfait. mr Les annonces sont mesurées au lignomètre. — Les titres se payent d'aprè.' l'espace qu'ils occupent. L'administration et la rédaction décline» toute responsabilité quant à leur teneur. Le numéro : 5 centimes ACTUALITÉS METRE ET YARD L'entente cordiale conduira-t-elle décidément les Anglais à l'adoption du système métrique décimal ? La question se pose cette fois dans des conditions nouvelles, où l'on pressent comme une bonne volonté d'aboutir. Albion semble moins qu'autrefois attachée à ses vieilles mesures : la ligne, le pouce, le pied, le yard, le fathom, le furlong, le mille terrestre ou nautique, la pinte et le gallon, l'once et le quintal, le shilling, la livre sterling et la guinée. Elle se dispose à compter par mètres, par litres, par kilomètres et par francs ; mais elle ne s'y résignera qu'à bon escient. Entendez par là qu'elle prétend reprendre pour son compte toutes les opérations qui ont conduit la France à l'adoption du système maintenant accepté et pratiqué à peu près par tous les peuples. Avant de se rallier au mètre, l'Angleterre fera vérifier par des savants anglais si le mètre est bien la dix-millionième partie du quart du méridien terrestre. On peut s'étonner que ce contrôle paraisse utile. Au xvii"" siècle, Newton et Huyghens établirent que la terre avait la forme d'un ellipsoïde de révolution aplati, autrement dit qu'elle n'était pas absolument sphérique. Gela s'explique facilement. Notre planète, anciennement fluide et animée d'un mouvement de rotation, s'est déformée par l'effet même de ce mouvement, la masse liquide ayant une tendance à s'élargir à la hauteur de l'équateur et à s'aplatir aux pôles. Une expérience facile permet d'en faire l'épreuve. Dans un verre d'eau salée d'une densité suffisante, on place en suspension une forte goutte d'huile que l'on traverse d'une paille verticale formant axe. Si on anime la paille d'un mouvement de rotation, à l'aide de la main, la goutte d'huile tourne sur elle-même et bientôt sa forme sphérique se modifie en un léger aplatissement de la base et du sommet, pôles de cette terre en miniature.Au xvmme siècle, la France envoya deux missions a l'étranger pour vérifier les théories de Newton et de Huyghens. La première, avec La Gondamine, Bou-guer et Godin, exécuta ses travaux au Pérou. G'est en Laponie que la deuxième séjourna de longs mois avec Chaupertuit et Glairault. Les deux missions ne purent que confirmer les travaux déjà exécutés. Pourtant, une nouvelle expérience a été accomplie plus récemment : en 1901, une mission française fut formée dont la direction incombait au commandant Bourgeois, aujourd'hui colonel. Ses travaux ont duré cinq années, et c'est dans la république de l'Equateur, dans les chaînes escarpées de la Cordillière des Andes, que les missionnaires scientifiques de la France ont acquis une fois de plus la preuve que les premières mesures étaient exactes. Les Anglais, d'ailleurs, n'en doutent point, mais ils tiennent à une confirmation nationale de cette dernière expérience. Calculer exactement la longueur de la courbe méridienne totale n'est pas un travail d'écolier, et les opérations préliminaires sont nombreuses et compliquées.Etant donnée la forme légèrement aplatie de la terre, l'axe supposé qui la traverserait horizontalement, joignant la ligne équatoriale de gauche à droite, serait naturellement plus grand que l'axe qui joindrait les pôles, c'est-à-dire le plus petit axe de l'ellipse. C'est ce qu'on a appelé l'ellipsoïde de révolution. La conséquence directe de cette forme de notre planète est que les arcs de méridien d'un degré sont plus petits à l'équateur qu'aux pôles. Ils diminuent graduellement. La courbure d'une ellipse n'est pas en effet partout la même, contrairement à celle d'un cercle parfait. Le cercle dont la courbure s'approche le plus de l'ellipse aux extrémités du petit axe a un rayon plus grand que celui dont la courbure s'approche le plus de l'ellipse aux extrémités du grand axe. La largeur de la circonférence d'un cercle augmentant fatalement avec celle de son rayon, un arc de méridien d'un degré mesuré au pôle sera nécessairement plus grand qu'un arc de méridien d'un degré mesuré sous l'équateur. En comparant les dimensions obtenues sous des latitudes différentes, on peut vérifier la théorie et obtenir des données qui permettent de calculer les deux axes terrestres et la courbe méridienne totale. En entreprenant des vérifications nouvelles, les Anglais nous donnent à penser qu'ils espèrent vaguement découvrir quelque erreur dans les mesures des premières missions scientifiques, erreur dont ils prendraient texte pour adopter un mètre qui ne serait pas absolument le nôtre, et qu'ils prétendraient ensuite nous imposer. Il ne semble guère qu'un pareil résultat puisse être atteint. En tout cas, nous ne le saurons pas avant cinq ou six ans, car les membres de la mission britannique ne sont nommés que depuis hier, et ils s'annoncent plus nombreux que ceux de la mission Bourgeois. De 1901 à 1906, le colonel Bourgeois présidait aux travaux de cinq officiers, trois secrétaires, six chefs d'équipe et quarante sous-officiers des services d'état-major. Sa mission avait emporté trente mille kilogrammes de bagages, dont les instruments astronomiques ou géodési-ques et le matériel de campement constituaient la plus grande part. Les frais s'élevèrent à six cent mille francs. La mission britannique comprend soixante hommes sous la direction d'un officier supérieur de la marine, et le budget lui assure deux cent mille francs par an. II eut été plus simple et moins onereux d'adopter le mètre tel que nous l'utilisons.Firmin Chablerie. Dépêches télégraphiques (Senice de VAc/encc HAVAS) DANS LES BALKANS Le prince de Wied Berlin, 8 février. — Le prince Guillaume de Wied est parti l'après-midi pour Borne. De ^ette ville, il se rendra, le 11 de ce mois, à Vienne. Le prince compte revenir le 15 février à Berlin. Rome, 8 février. — La Tribuna, le griornale d'Italie et d'autres journaux annoncent la prochaine arrivée à Bome du prince de Wied, le saluent en termes très sympathiques, publient. son portrait et sa biographie et en font un vif éloge. ** » Berlin, 8 février. — Le prince de Wied a informé hier par écrit les représentants des grandes puissances à Berlin qu'il accepte définitivement l'offre qui lui a été faite du trône d'Albanie. Mise à la retraite d'officiers en Turquie Constantinople, 8 février. — La Gazette oefi-cielle de la marine enregistre la mise à la retraite de cinquante-six officiers de marine, dont deux vice-amiraux et un contre-amiral. L'accord anglo-turc Constantinople, 8 février. — Le Jeune-turc dit apprendre que l'accord anglo-turc concernant les protocoles relatifs aux questions de Koweït, du golfe Persique et du chemin de fer de Bagdad, est soumis à la sanction impériale.La popularité de M .Daneff en Bulparie Sofia, 8 février. — m. Daneff, ayant voulu parler dans une réunion publique, a été accueilli par les cris de : « A bas le traître. » Il s'est produit des altercations qui ont dégénéré en dispute. La police est intervenue. M. Daneff a pu parler pendant une heure au milieu d'interruptions incessantes. Le nouveau ministère portugais Lisbonne, 8 février. — Les journaux de ce matin disent que les partis de droite ne sont pas favorables à la. composition du ministère telle qu'elle a été indiquée. M. Camacho a rendu visite cette nuit à M. de Arriaga. Les parlementaires des groupes de l'opposition de la conjonction républicaine se réuniront aujourd'hui pour discuter, la composition du ministère. Le journal unioniste A Lucta dit que la crise n'est pas encore résolue. Nous ignorons, ajoute-t-il, si elle le sera aujourd'hui.* * * Lisbonne, 8 février. — Les sénateurs et députés de l'union républicaine, dans une réunion tenue aujourd'hui, ont résolu, par soixante-treize contre treize voix et trois abstentions, avec leurs chefs MM. Dalmeida. et Camacho, de refuser leur appui à tout ministère composé par M. Bernardino Machado ou quelque autre formé dans les mêmes conditions. Les droites ont déjà tout préparé pour constituer le ministère si elles sont invitées à le former. Effervescence politique en Espagne Barcelone, 8 février. — A l'issue du meeting organisé par les conservateurs partisans de M. Maura une douzaine de coups de feu ont-été tirés. Un homme a été tué. Barcelone, 8 février. — Plusieurs des individus arrêtés étaient porteurs de revolvers. Quelques-unes de ces armes étaient fraîchement déchargées. Le gouverneur s'est rendu auprès de M. Ossorio aussitôt après l'agression dirigée contre celui-ci pour lui exprimer ses regrets. Dès l'arrivée de M. Ossorio à Barcelone et sur les indications du ministre de l'intérieur, un service spécial avait été organisé pour assurer sa sécurité personnelle, tant aux abords qu'à l'intérieur du local du meeting et plus particulièrement pour veiller sur la personne de l'orateur à rentrée et à la sortie de la réunion. D'après les derniers renseignements, l'agent de publicité blessé au cours des incidents de-l'après-midi et que l'on avait signalé comme ayant été tué, a repris connaissance mais son état, reste très grave. Les inondations au Brésil B i o - de-Jane i r o, 8 février. — Les dernières nouvelles parvenues de l'Etat, de Bahia sont rassurantes. Les eaux baissent partout. Les chemins de fer, notamment ceux de la Central Bahia, ont subi des dégâts importants. Convocation de troupes en Russie Saint-Pétersbourg, 8 février. — Un décret du tsar ordonne que, dans tout l'empire, sauf dans le gouvernement de la Vistule, les hommes du premier ban de l'armée territoriale devront être convoqués au cours de l'année pour une période d'exercices de quatre semaines.Les élections en Perse Téhéran, 8 février. — Les élections pour le medjliss ont eu lieu hier à Téhéran. Seize mille électeurs ont voté. Les résultats ne sont pas encore connus. Cependant, on croit que Monchir-ed-Daouleh, ministre de Perse à •Saint-Pétersbourg, et son frère seront parmi les douze députés de la capitale. Ces deux personnages ont été plusieurs fois ministres. Après les élections de Téhéran auront lieu celles de province. Le régent et les ministres inclinent à convoquer le medjliss avant le couronnement de shah, afin que le shah puisse prêter serment devant le parlement lui-même. Le gouvernement désire cependant fixer la cérémonie du couronnement, non an 18 juillet, mais dans la première moitié de juin, lorsque la chaleur est encore supportable dans la capitale. Il est toutefois difficile de croire que les élections soient terminées pour cette date. L'idée de procéder immédiatement après la convocation du medjliss à la création du sénat, prévu par la constitution, renccmtre beaucoup de partisans. Le sénat se composerait de soixante membres, dont trente nommés par le shah. On songe, en outre, à constituer un conseil d'Etat, dans lequel seraient appelés des personnages choisis par le gouvernement et qui formerait un organe consultatif auprès du conseil des ministres. La loi monétaire en Chine Saint-Pétersbourg, 8 février. — On mande de Pékin : La loi monétaire publiée aujourd'hui établit l'étalon d'argent. L'unité monétaire est le dollar chinois, pièce d'environ 27 grammes d'argent pur. Les autres monnaies d'argent sont des pièces de cinquante, vingt et dix cents contenant dix pour cent d'alliage de cuivre. Il y a aussi des monnaies de cuivre de une et deux cents, et des monnaies de nickel de cinq cents. Les dollars des anciennes frappes auront encore cours pendant quelque temps conc.ur-remment avec les nouveaux dollars. Le repos dominical en Afrique du sud Le Cap, .s février. — La commission sur le repos dominical ;i soumis son rapport sur la p utie concernant les mines. Elle est favorable à la cessation du broyage le dimanche. Elle déclare que, de ce fait, la production totale de l'industrie minière serait diminuée an moins de quatre pour cent, et propose de donner trois nns aux mines pour accorder le chômage du dimanche. En l'honneur de Confucius Pékin, 8 février. — Un décret présidentiel annonce qu'un sacrifice céleste sera célébré en l'honneur de Confucius ét que le président accomplira, comme représentant, du peuple cninois, les ceremonies namiuenes uun& sa capitale. Le decret déclare expressément que le président n'a aucunement l'intention d'instaurer par cette cérémonie une réligion d'Etat, et que la liberté religieuse est pleinement confirmée.Contre-manifestation en Suède Stockholm, 8 février. — Le parti socialiste avait organisé aujourd'hui une grande démonstration à Stockholm pour protester contre la manifestation des paysans. Un cortège comprenant- environ trente milles personnes des deux sexes, s'est rendu devant, le conseil d'Etat, où le leader socialiste M. Branting, a lu une adresse demandant une diminution, au lieu d'une augmentation, des sacrifices militaires, et de favoriser le travail dans 1a. paix et la fraternité. Le président du conseil a répondu que, ma.lgré sa sympathie profonde pour le travail, la paix et la fraternité avec toutes les nations, il est absolument convaincu que le peuple suédois sera encore forcé de faire de nouveaux et grands sacrifices pour la défense nationale, mais le gouvernement, ne cédera pas à des exigences qui sont surtout formulées pour la prolongation du service de l'infanterie, et il est toujours persuadé que cette question devra être résolue seulement après les nouvelles élections législatives. Aucune crise ministérielle ne paraît immédiate. Les visites des souverains anglais Londres, 8 février. — Aucun arrangement n'a été pris en vue d'une visite du roi au tsar et à l'empereur François-Joseph. Les bruits qui ont circulé à cet égard paraissent tirer leur origine des nouvelles erronnées qui ont circulé, l'an dernier, au moment où le roi et la reine firent une visite strictement de famille à la cour de Berlin. Aujourd'hui, on déclare officiellement que les souverains rentreront directement à Londres après la visite qu'ils doivent faire à Paris au printemps prochain-. Fiançailles princières dimenties Londres, 8 février. — On annonce qu'il n'y a aucun fondement dans la nouvelle que les fiançailles du prince de Galles avec la princesse Hélène seraient annoncées en avril. Le nouveau président en Haïti Port-au-Prince 8 février. — Le président Oreste Zamor a été élu président de la république d'Haïti. UNE MARINE MILITAIRE il La thèse des défenseurs d'une marine militaire est donc : celle-ci n'est pas seulement indispensable à la défense nationale, elle est nécessaire au développement de notre marine marchande, de notre industrie, de notre commerce. Rappelons quelques encouragements partis de haut, en ce qui concerne le second point de vue. En 1861, le roi Léopold, qui était alors prince héritier, déclarait : « Je voudrais qu'aux stations d'Anvers et d'Ostende où s'arrêtent les chemins de fer belges, tout ne soit pas fini pour nous et que là, au contraire, s'ouvrît une large voie à l'activité nationale. Je voudrais que ces stations, points extrêmes aujourd'hui, devinssent bientôt les points de départ de nombreux steamers qui, prolongeant sur la mer notre railway, lui ramèneraient le mouvement du transit qui tend à nous échapper.» Le commerce anversois, le premier intéressé en l'occurrence, ne s'est pas préoccupé de réaliser ce vœu, que le roi Léopold lui réitérait le 10 octobre 1908 en demandant « que les Belges s'intéressent enfin à l'industrie si importante des transports sur mer ». En ce moment, le pavillon belge ne comporte que cent huit bâtiments : en 1910, sur cent vingt-trois lignes de navigation fréquentant alors le port d'Anvers, cinq seulement étaient complètement belges et six utilisaient à la fois des navires belges et des navires étrangers. Rappelant au sénat, en janvier 1908, que « les lignes régulières de navigation maritime sont les compléments nécessaires des voies ferrées et de navigation intérieure, qu'elles prolongent à travers les océans, qu'elles facilitent l'établissement de comptoirs nationaux à l'étranger ; qu'elles amènent presque infailliblement la création d'agences », le prince Albert, ajourd'hui notre roi, admettait en même temps que « la création de grands armements se heurte à des difficultés très sérieuses. Des concurrents nous ont précédé sur le terrain de la lutte. Ils ont pour eux l'expérience et la force que donne le succès. Ils se sont emparés de presque toutes les positions et se sont même installés chez nous ». Et ce qui leur manquait pour annihiler l'effort belge, leur a été conféré par le jugement récent rendu dans l'affaire des syndicats maritimes, en suite de la plaidoirie d'un député belge et anversois, maître Franck. Ce n'est pas en Allemagne que ce jugement aurait été rendu ! Le chef d'un des armements étrangers les plus puissants représentés à Anvers nous disait un jour : « Je ne comprends pas votre fringale, à vous autres Belges, de vouloir posséder une marine marchande qui vous coûterait les yeux de la tête, alors que notre compagnie et ses concurrents vous amènent sous la main les plus beaux et les plus grands navires, tout entiers à vos ordres.» La réponse était trop simple ! Et pourtant, où en est notre marine marchande? Que ses progrès, réels d'ailleurs, sont donc lents ! Espérons que la création d'un ministère de la marine, l'institution d'un conseil supérieur de la marine, l'établissement des œuvres de I'Ibis et du navire-école, et aussi les efforts de la Ligue maritime belge rendront notre pays moins indifférent aux choses de la mer et le commerce anversois plus attentif à l'intérêt qu'il peut trouver dans la créatioji d'armements belges. Au congrès maritime national de Gand, il y a six mois, le vœu suivant a été émis: « Le congrès estimant qu'une marine militaire doit favoriser le développement de notre marine marchande, notamment au point de vue du recrutement des marins et de leur formation professionnelle, tout en assurant la protection de nos côtes et de notre commerce maritime, prie le gouvernement de demander d'urgence aux chambres le vote d'un premier crédit per- ineiianL ia reoigamstHiuii piugiesaivc uc la marine militaire belge.» C'est ce crédit que M. de Broqueville compte demander prochainement au parlement. Chose curieuse et que M. L. Le-conte rappelle avec beaucoup d'à-propos que le vœu ci-dessus se copie, presque mot pour mot, sur celui qu'avait émis en 1855 une commission composée du comte de Flandre, du général Brialmont, de divers députés et sénateurs, en vue « d'assurer à la Belgique sa défense territoriale, de développer son commerce, notamment en lui fournissant des données, des hommes et une aide suffisante pour fonder des lignes de navigation nationales nous permettant d'exporter nous-mêmes nos produits et d'étendre nos débouchés.(A suivre.) A. de Bèigny. •: - ARCHEOLOGIE L'ccAntweipen's oudheidkundige Kring » s'est réuni hier matin en séance solennelle dans la grande salle du musée « De Gulden Spoor » dont M. F. Claes est l'heureux propriétaire, comme chacun sait dans son immeuble de la lue Saint-Vincent. L'objet de la séance était une conférence de M. Maurice Sabbe, sur l'histoire de la musique en Flandre. Mais avant cela le secrétaire M. A. Neetesonne, avait adressé un souvenir ému à deux protecteurs du cercle, décédés au cours de l'année dernière, MM. Paul Van den Bosselle et Lommaert. Ce fut ensuite au tour de M. Maurice Sabbe de prendre la parole. Il le fit dans la langue harmonieuse et claire qui est la sienne, et parla avec charme et érudition de l'histoire de l'art musical dans nos provinces. Au cours "de cette causerie M. Taeyinans, accompagné au piano par M. Jos. Watelet, interpréta plusieurs de nos vieux lieder et se fit chaleureusement applaudir. On juge du caractère, de l'intimité et de l'intérêt qu'eut cette séance dans le cadre si puissamment évocateur du « Gulden Spoor ». DISPENSAIRE CLEMENTINE Le thé-dansant organisé en faveur du dispensaire Clémentine, eut lieu samedi après-midi dans la salle des Folies-Bergère. Le programme constituait une véritable innovation dans le genre des fêtes de charité mondaines. 11 ne comprenait que des numéros de danses et l'on sait si cet art, modernisé depuis deux ans, se prête aujourd'hui aux plus gracieuses et aux plus fantaisistes combinaisons.Dans la salie une.maniéré de piste avait été aménagé pour les danseurs, autour de laquelle, les spectateurs goûtaient par petites tables. Et nous assistâmes ainsi à des démonstrations de one-step, de rag-tirne, de maxixe, toutes figures plus ou. moins savantes qui évoluent savamment autour de celles du tango sans toutefois se confondre avec elle. On a applaudi aussi le lieutenant Richard, qui ferait un danseur de music-hall de premier ordre, si ses destinées ne l'avaient appelé vers l'aviation militaire. Bref, tout cela fut. parfaitement réussi et après épuisement du programme, les couples des spectateurs mêmes s'en donnèrent à cœur joie, à passer et repasser en tournoyant sous les yeux d'un public sympathique, mais un peu ahuri tout lie même par les complications et de la gravité que requièrent aujourd'hui nos plaisirs. La recette aura été fructueuse pour l'œuvre si sympathique du dispensaire Clémentine. BANQUET DU CORPS CONSULAIRE .Samedi soir, dans la salle des marbres du Jardin zoologique, eut lieu le banquet offert par le corps consulaire d'Anvers, aux autorités civiles et militaires de la place. Une centaine de convives se trouvaient réunis sous la présidence de sir Cecil Hertslet, doyen du corps consulaire. Parmi les autorités présentes nous citerons : M. le lieutenant général Heimburger, commandant de la. deuxième circonscription militaire, M. F. Scliack de Brockdorff, le bourgmestre De Vos, M. Fr. De Sponer, le général Drubbel, commandant, de la sixième brigade mixte, A. de Souza Machado, M. J. De Winter, président du tribunal de première instance, M. Crozier, Laureyssens, président du tribunal de commerce, A. Viel, V. Desguin, Yebra, l'échevin Albrecht, F. de P. Pasalagua, M. Van Cutsem, président honoraire du tribunal de première instance, docteur R. V. Castro, Arnold Engels, président honoraire du tribunal de commerce, colonel Bernheim. A sa gauche MM. le gouverneur baron van de Werve et de Schilde, Van den Berg, général Gobeaux, commandant la province d'Anvers, A. Gon-zalès y Torrès, général Bihin, Jacobs, procureur du roi, H. W. Diedericli, Leif-Boch, E. von Schnitzler, l'échevin Van Kuek, Corty, président de la chambre de commerce, M. Ro-cafort, A. Berré, procureur du roi honoraire, A. Manceau, major Coppejans, ciief d'état-major de la deuxième division d'armée, Pos-semiers, secrétaire communal. Vers la fin du banquet M. le consul général d'Angleterre proposa la santé de nos souverains et prononça ensuite un toast en l'honneur des autorités et des autres invités. C'est M. le général circonscriptionnaire Heimburger qui se charge de répondre au nom des invités. Après quoi M. le gouverneur de la province prononce un brillant discours pour exprimer nos sentiments de légitime fierté au sujet de l'expansion continue de notre petit pays. Les Belges et particulièrement les Anversois, sont heureux de pouvoir donner pareil spectacle au représentants de tous les pays réunis chez eux. M. le bourgmestre De Vos assure le corps consulaire, du constant souçi qu'a la Ville de protéger en toutes circonstances les intérêts de leurs nationaux. I.a musique du septième régiment de ligne, placée dans l'orchestre de la salle de concerts, a exécuté ses meilleurs morceaux au cours de la soirée. Ce fut une fête dont tous les convives emporteront, le meilleur souvenir. BETAIL GRAS En vertu d'une tradition déjà ancienne, c'est vers l'époque du carnaval qu'a lieu, chaque année, le concours du bétail gras. Hier encore ce tournoi pacifique en attendant qu'il ne devienne culinaire, eut lieu comme de coutume à l'abattoir. I! fut particulièrement brillant et donna lieu à un palmarès, — prononcé vers une heure, — dont s'enorgueilliront tous les boucliers de la ville. Après différents discours prononcés par M. Van de Yetde, président de la société Saint conseiller provincial, Weemaes, directeur de l'abattoir et notre confrère Winckeleer, du H:\ndf.lsbl\d, la cérémonie prit fin vers deux heures. INTÉRIEUR La criminalié en Belgique • Etablissant que la criminalité n'augmente pas notablement chez nous, M. Standaert, rapporteur du budget de la justice, fait cette constatation à coup sûr intéressante. On ne volt pas, chez nous, nos grandes villes, comme en maint pays les capitales, tenir la tête du mouvement de la criminalité ; ainsi nous trouvons classés sur l'échelle descendante de la criminalité ; les cantons de Bruxelles, au neuvième' échelon ; Gand, au quinzième ; Anvers, au seizième ; Liège, au trentième. La moyenne pour tout le pays, en 1912, est de 7.3 condamnés, par mille habitants ; les cantons de Courtrai, Nieuport, Nivelles, Audenarde, Thielt, Pope-ringhe se rapprochent très approximativement de ce chiffre. » De son étude, M. Standaert conclut que « le flot montant de la criminalité » apparaît chez nous plutôt comme une. figure de rhétorique dont il faudrait user avec circonspection. « A notre sens, depuis plusieurs années, la criminalité en Belgique est loin d'être en recrudescence et, si l'on tient compte de l'augmentation de la population et de nombre de délits créés par des lois spéciales, on peut conclure, nettement, à une diminution de la criminalité dans le pays. » Centimes additionnels Les lois des 1er, 2 et 3 septembre 1913 permettent aux communes et aux provinces d'établir des centimes additionnels aux taxes de l'Etat sur les revenus ou bénéfices réalisés dans les sociétés par actions, sur les automobiles et autres véhicules à moteur, ainsi que sur les spectacles cinématographiques. D'autre part, bien que les lois en matière d'enregistrement, de succession, de timbre, d'hypothèque sur les opérations de bourse, etc., imposent, en vue de leur stricte application, différents devoirs aux administrations communales, elles ne réservent aux communes aucune compensation et. ne leur accordent pas la latitude de voter des centimes additionnels au principal de ces impôts indirects. C'est ainsi que le gouvernement a refusé à un conseil communal l'autorisation de percevoir des centimes additionnels au principal des droits de succession et de mutations par décès. Une dépêche ministérielle rappelle à cet effet l'impossibilité pour les communes de légitimer, au point de vue économique, une imposition ayant sa cause d'exigibilité dans le décès d'un habitant, et frappant des biens situés en dehors de leur territoire. D'autre part-, les droits de succession, augmentés par la loi du 30 août 1913, comportent des taux Irès élevés, et une nouvelle majoration, au profit des communes, ne manquerait pas de développer les tendances à la fraude, au grand détriment du trésor. Les expositions de Liège et d'Anvers Les Anversois ont renoncé définitivement à l'idée d'organiser une exposition pour 1920. Les Liégeois semblent, eux, décidés à poursuivre leur projet, mais il est certain que celui-ci ne pourra — faute d'emplacement notamment — se réaliser. A la vérité, nous n'aurons plus d'exposition avant 1930 et, peut-être, tentera-ton pour cette époque d'organiser l'exposition jumelle Bruxelles-Anvers, dont il fut question déjà en 1897. Le transport des sels potassiques d'Allemagne Après l'industrie, voilà que l'agriculture va également souffrir du désarroi qui règne dans notre administration des chemins de fer. En cette saison, il arrive d'Allemagne de grandes quantités de. sels potassiques (Kali) venant de la région de Strassfurt et destinés à la fertilisation des terres, surtout des prairies. Or, il paraît que les compagnies allemandes des chemins de fer refuseraient de délivrer des wagons à destination de la Belgique, par suite des délais exagérés pendant lesquels ceux-ci sont retenus pour ces transports. Des vequêtes sont adressées au ministère de l'agriculture pour lui signaler les conséquences désastreuses de cet. état de choses. A la poste-restante A partir du 1er mars prochain, les correspondances de toute nature adressées «poste-restante» à des garçons mineurs âgés de moins de dix-sept ans révolus,, ou à des jeunes filles mineures âgées de moins de dix-huit ans révolus, ne leur seront plus délivrées que sur production d'une autorisation écrite de leur père, mère ou tuteur ou de la personne qui en a la garde ; la signature apposée sur cette autorisation devra être légalisée. Si celle-ci n'est pas fournie dans un délai de quinze - jours, lesdites correspondances seront distribuées au domicile des destinataires, s'il est connu, ou mises en 'rebut, dans le cas contraire.Le départ des torpilleurs grecs Les six torpilleurs grecs ont quitté Ostende samedi, à destination cle Cherbourg. On annonce, d'autre part, la prochaine visite, en notre port, d'un croiseur-éclaireur de la marine allemande. Dans les armes montées Tout militaire ayant accompli trois années de service avant sa nomination au grade de sous-lieutenant ou assimilé, et désigné pour passer dans un corps monté, aura le droit de prendre un cheval parmi les chevaux de troupe. Toutefois, la cession à titre gratuit ne portera que sur une somme de 1,200 francs au plus. L'officier qui, au moment de sa nomination, ne serait pas versé dans une arme montée, aura droit au même avantage lors de son passage dans les troupes à cheval, pourvu que celui-ci ait lieu dans le grade de sous-lieutenant ou de lieutenant- Les relations entre la Hollande et la Belgique Les chemins de fer belges et hollandais viennent d'adopter un nouveau tarif pour le transport, des marchandises, tapissières, valeurs, etc., entre les deux pays. Le nouveau tarif est de la plus haute importance pour les relations commerciales et industrielles entre la Hollande et la Belgique. Les règlements actuellement en vigueur subissent de notables modifications.Pour la petite bourgeoisie Le comité permanent de l'association pour la défense des intérêts de la petite bourgeoisie, s'est réuni dimanche à Bruxelles. Après avoir voté une modification à la composition de son bureau elle a décidé de prendre à l'avenir le titre d'« association nationale des classes moyennes ». Le comité permanent, examinant les moyens de mettre à exécution la loi du 1er mai 1913, relative aux créances du commerce, décide l'impression, pendant, un certain temps, de l'extrait suivant, destiné à être collé sur les factures, et qui sera adressé aux associations affiliées qui en feront la demande : Art. 2. — Portent intérêt à l'expiration du troisième mois à compter du jour de la remise d'une facture ou relevé de compte, les créances des marchands et artisans du chef des marchandises vendues ou de travaux fournis à des particuliers non ; marchands. En tout cas. ces créances porteront inté-! rôt de plein droit à la fin du troisième mois qui sui-j vra l'expiration de l'année civile dans le cours de i laquelle les marchandises ont été vendues on les : travaux fournis. fixés par les articles précédents est nulle. Cet extrait sera suivi de la formule, détachable par un pointillé et remplaç.able au gré du négociant : Il sera donné un escompte de deux pour cent pour les payements faits endéans les trente jours et un pour cent pour ceux faits endéans les soixante jours. L'assemblée portera à l'ordre du jour de sa prochaine réunion : projet de loi sur le repos du dimanche, rapport de M. Van Cauwen-bergh, à la chambre des représentants ; projet de loi de M. Franck sur le crédit professionnel en faveur de la petite bourgeoisie commerciale et industrielle. Les coopératives et les commerants Les délégués des chambres syndicales des négociants en denrées coloniales, des boucliers et charcutiers de l'arondisseinent de Bruxelles, des boulangers, de la droguerie, des négociants en vins et spiritueux, des marchands-tailleurs, ainsi que les délégués de l'Union fraternelle des bouchers et charcutiers de Saint-Josse-ten-Noode-Schaerbeek, de l'association des patrons boulangers, de la maison des patrons boulangers, de la Mutuelle des patrons boulangers, de la Ligue des quincailliers, de l'Union professionnelle des commerçants en drogueries, du Syndicat des marchands de beurre, de l'Union professionnelle, des épiciers de Bruxelles, du Syndicat des épiciers de Bruxelles, réunis à Bruxelles aux fins d'aviser aux moyens d'enrayer « les graves abus commis au préjudice du commerce en général et du commerce d'alimentation en particulier par les coopératives de consommation et de production, et spécialement par les coopératives de fonctionnaires », ont arrêté les résolutions suivantes : Considérant que si les sociétés coopératives jouissent d'un régime de faveur notamment au point de vue fiscal, elles ne peuvent constituer un instrument de concurrence à l'égard du commerce libre ; qu'il n'est jamais entré dans l'esprit du législateur de permettre aux coopératives de vendre à des non-affiliés ; qu'il est néanmoins constant que les coopératives, ainsi que leurs membres vendent ouvertement et d'une façon permanente à des non-affiliés, et deviennent ainsi de véritables commerçants, sans en assumer ni les charges, ni les responsabilités. Par ces motifs. les délégués soussignés décident de s'adresser à la législature pour obtenir la revision de la loi du 28 mai 1886 dans le sens d'une prohibition absolue pour le§ coopératives et coopérateurs de vendre à d'autres qu'aux affiliés et de s'adresser au ministre compétent pour que les règlements en la matière soient strictement observés par les fonctionnaires associés en coopérative. Les pensions des ouvriers mineurs Les Francs-Mineurs du Borinage avaient demandé à la députation permanente du Hai-naut de bien vouloir réunir en audience deux de ses membres qui lui démontraient que les chiffres fournis par le ministre Hubert sont exagérés. L'audience a eu lieu vendredi. Deux membres des Francs-Mineurs s'y sont présentés. Us ont été reçus par les membres de la députation permanente qui ont déclaré à ces délégués que leur groupe avait été induit en erreur par des articles publiés par divers journaux catholiques. Les membres de la députation permanente ont déclaré qu'il n'était pas question de porter obstacle à la mise en vigueur de la loi. Son vœu, au contraire, est que le plus grand nombre de mineurs puisse en jouir. Toutefois il serait juste que l'industrie charbonnière, qui a bénéficié du travail des ouvriers, intervînt pour une large part dans la dépense nouvelle, et que l'Etat intervînt aussi plus largement. Le général de Ceuninck L'honorable chef de l'état-major général de l'armée dément formellement tous les bruits qu'on a fait courir à son propos et au sujet de la soi-disant intervention du ministre de la guerre dans les attributions du chef de l'état-major général. La nouvelle caserne d'Alost Les travaux de fondation et d'alignement de la nouvelle caserne des dragons, qui va être bâtie chaussée de Gand, à Alost, commenceront lundi. Les plans sont terminés et approuvés. Le nouveau bâtiment, qui logera environ 700 dragons et autant de chevaux, coûtera près ue * millions. CONGO L'élevage du bétail dans le Bas-Congo On assure que le ministre des colonies serait à la veille de conclure avec un Américain une convention ayant pour objet de créer dans le bas-Congo un vaste centre d'élevage. L'intéressé, M. John Jordan, appartient à une famille d'éleveurs. Il a fait des séjours prolongés dans les pays tropicaux et s'est notamment livré au commerce du bétail pendant la guerre des Boers, et plus tard dans l'Afrique orientale allemande et anglaise. M. John Jordan obtiendrait, en vertu de la convention, des droits de pâturages, de location ou de propriété, dans des terres situées entre Thys-ville, le chemin de fer du Congo et la frontière portugaise. Ces droits porteraient, à concurrence de deux mille hectares, sur des terrains destinés à. l'établissement de fermes, et jusqu'à concurrence de vingt mille hectares sur des terres destinées à servir de pâturages. L'éleveur s'engagerait à constituer un troupeau d'au moins deux cents têtes de gros bétail avant le 1er janvier 1916 et éventuellement d'au moins mille têtes avant le 1er janvier 1919. Pour acquérir à bail ou en propriété la totalité des terres visées par la convention, il aurait l'obligation de constituer un troupeau d'au moins cinq mille têtes de bétail. La tentative hardie qui va être faite est, on le voit, des plus intéressantes au point de vue du développement de l'élevage dans la colonie. Pour le musée colonial Le sculpteur Matton, à qui nous devons la très belle collection de moulages de types indigènes exposée au Musée colonial, a terminé le premier des quatre groupes dont il "a reçu la commande pour la rotonde du Musée. Ce groupe, qui va être envoyé à la fonte, représente l'Humanité rapprochant le Congo et la Belgique. Le deuxième groupe, « Le Congo sous la domination arabe », est également achevé. Il reste à terminer les deux dernières compositions, dont l'une représente «La Belgique militaire faisant la conquête du Congo», et. l'autre « Les missionnaires apportant aux hoirs les bienfaits de la civilisation chrétienne ». Les quatre œuvres, on le voit, constituent le développement d'une même idée et se lient étroitement. Le rachat du chemin de fer du Mayumbe Nous avons annoncé samedi le dépôt par le ministre des colonies d'un projet de loi relatif au rachat du chemin de fer du Mayumbe. Voici quelle est exactement la portée* de ce projet,. On sait que la Société des chemins de fer vicinaux du Mayumbe a construit une ligne reliant Borna à Lukuia située au kilomètre 80. Cette ligne fut exploitée par la Société jusqu'en 1907. Mais à cette époque la Compagnie demanda à l'Etat Indépendant de reprendre l'exploitation. L'Etat y consentit en juin 1907 en y mettant cette condition que l'exploitation se ferait aux risques et périls de la Société. Jusqu'en 1907, cette exploitation s'est faite a perte. Depuis lors il y eut un excédent des recettes sur les dépenses, mais l'exagération des tarifs de transports établis par la compagnie faisait obstacle au développement économique de toute cette région. Et cela est si vrai que le portage continuait à exister dans cette partie du district. En 1910. l'Etat décida de prolonger la ligne de 56 kilomètres vers Tshela. Cette ligne devait desservir notamment l'Urselia et les plantations de cacao établies dans ces parages. L'Etat ayant appliqué pour ce nouveau tronçon un tarif très bas, il en résulta cette situation qu'ils

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Dit item is een uitgave in de reeks Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle behorende tot de categorie Financieel-economische pers. Uitgegeven in Anvers van 1889 tot 1919.

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