Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle

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s.n. 1914, 30 Maart. Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle. Geraadpleegd op 12 november 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/b27pn8zb7k/
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Lundi 30 mars 1914 No 74 Vingt-sixième année ABONNEMENTS: un an un seme. un triine- francs francs francs ANVERS . . 15.00 8.00 4.50 INTÉRIEUR 18.00 9.50 5.25 EXTÉRIEUR . 30.00 15.50 8.00 On s'abonne à Anvers au bureau du journal, et dans tous les bureaux de poste de Belgique et de l'étranger. — Les abonnements partent le 1er de chaque mois et ne peuvent dépasser le 31 décembre. BUREAUX : Marché-aux-Œufs, 9' - ANVERS Téléphone : 2388 T( ANVERS-BOURSE Finances, industrie, commerce, économie politique, variétés JOURNAL QUOTIDIEN DU SOIR >ute communication relative à l'administration ou à la rédaction doit être adressée à M. J. BACOT, directeur-rédacteur en chef du journ INSERTIONS : La grande ligne : Annonces ordinaires .... 60 cmes Demandes et offres d'emplois . 40 Convocations d'assemblées : une insertion . . la ligne 75 deuxième insertion „ 25 ,) Annonces financières . „ 1 franc Pour une série d'annonces et pour les annonces d'émission, on traite à forfait. 0*r Les annonces sont mesurées au jgnometre. — Les titres se payent d'après 1 espace qu'ils occupent. L'administration et la rédaction déclinent toute responsabilité quant à leur teneur. al Le numéro : 5 centimes AVIS IMPORTANT Pour recevoir Anvers-Bourse pendant huit jours à Testai, Il suffit d'en faire la demande à l'administration -Ju journal. ACTUALITÉS L'EMOI SCANDINAVE Les événements politiques qui pur instants agitent les pays Scandinaves appellent- rarement notre attention et retiennent plus rarement encore notre curiosité. Ils nous étonnent toujours un peu, parce que nous n'en avions pas prévu les transformations. Pour la plus grande partie de l'opinion, la séparation des deux royaumes fut il y a huit ans, une vive surprise et cette surprise s'accentua encore à voir la Norvège écarter la forme républicaine pour instituer une dynastie nouvelle. Cette impression d'ailleurs s'évapora rapidement, parce qu'à l'ordinaire la politique de ces deux nations septentrionales ne nous paraît pas exercer une influence appréciable sur la situation des affaires en Europe. La crise nationale qui se poursuit en Suède nous intéressera certainement davantage. La Suède et la Norvège sont garanties contre une agression russe par un traité vieux d'un demi-siècle qui porte les signatures de la France et de l'Angleterre. l'ius particulièrement l'intégrité de la Norvège se fortifia, en 1907, d'un accord entre les quatre grandes puissances ctu Nord. Enfin une entente générale a été conclue en 1908 pour le maintien du statu quo territorial dans la mer du Nord et dans la Baltique. Hélas, nous n'avons plus confiance aux accords diplomatiques. Trop d'expériences, et surtout d'expériences récentes, ont fait voir combien il est imprudent de considérer la foi des traites comme une sauvegarde de tout repos. La liste des engagements internationaux violés par les puissances est déjà longue et rien ne permet d'espérer qu'elle soit dès aujourd'hui complète. Tout pays apercevant t'ombre d'une menace extérieure ne se contente plus de la protection de ces murailles de papier. Il les veut renforcer par quelque chose de substantiel, afin d'enlever à ses voisins la tentation d'intervenir dans ses. affaires. Et tel semble être le cas de.la Suède. Notons d'abord ce phénomène d'ordre général qu'en Suède comme partout ailleurs il y a lutte ouverte entre un parti de défense nationale qui veut réduire les risques de guerre en organisant un maximum de résistance contre toute agression éventuelle, et un parti doctri-nairement pacifique, animé d'une confiance incurable et opposé aux dépenses militaires. En Suède comme partout ailleurs, le parti de la sécurité nationale se recrute dans les classes aisées, dans la jeunesse universitaire et dans les populations des campagnes, tandis que le parti du désarmement trouve surtout ses adhérents dans la population ouvrière des villes et dans les groupements socialistes. Bien que personne ne menace effectivement la Suède, on admet que les appréhensions qui se manifestent dans ce pays ne sont pas purement imaginaires. On l'explique par deux motifs également sérieux. Le premier est que la séparation complète, réalisée en novembre 1905, a affaiblie la Suède en lui enlevant près de la moitié de l'armée qu'elle aurait pu porter à la défense de ses frontières terrestre et maritime ; un effort nouveau lui est donc nécessaire pour constituer, avec des ressources moindres, une force défensive à peu près équivalente à celle dont elle a été privée. Le second motif est extérieur : il dérive de la persévérance apportée par le tsar Nicolas II, depuis cinq ou six ans, à la russification des provinces finlandaises. La diminution progressive et bientôt complète de l'autonomie finlandaise, la construction et la préparation de chemins de fer stratégiques sur ce territoire isolé du reste de l'Europe et frontière de la Suède, sont des faits contemporains dont la réalité est incontestable. Comment s'étonner que la Russie désire posséder un débouché sur la mer ? La guerre japonaise a ruiné ses espérances du côté de l'extrême-orient, l'Angleterre lui refuse le libre accès du golfe persique, et la question des Dardanelles, toujours ouverte, est provisoirement résolue à I encontre des intérêts russes. Il n'y a rien d'invraisemblable à ce qu'on envisage à Saint-Pétersbourg des événements qui ouvriraient la mer du Nord au pavillon russe, la Baltique étant impraticable en hiver. Si les craintes des Suédois ne sont pas fondées quant au présent, elles peuvent naître et s'accentuer. Il est aussi pour eux un autre danger, improbable si l'on veut, mais seulement improbable, celui d'une agression allemande résultant de l'extension pour ainsi dire spontanée du pangermanisme. Ainsi s'explique l'éclosion d'un mouvement populaire qui se développe en Suède depuis les premiers jours du mois de février, malgré l'opposition de certains hommes d'Etat et de la majorité du parlement. En des manifestations imposantes, une pétition patriotique a été portée au palais de Stockholm, plusieurs milliers de pétitionnaires, sous l'impression d'un péril national, demandant avec insistance une augmentation de l'armée et-de la marine en déclarant accepter d'avance les charges qui devraient en résulter. C'est pour avoir accueilli cette pétition avec trop d'empressement que le roi Gustave V a été censuré par ses ministres.Il a revendiqué avec fermeté son droit de participer aux affaires publiques. Quand on voit dans la grande république américaine du nord le président diriger effectivement la politique nationale et, dans la monarchie suédoise, le souverain censuré pour avoir voulu s'y mêler, il est difficile de réprimer quelque scepticisme à l'égard des formes de gouvernement.Firmin Chari.erie. Dépêches télégraphiques [Service de VAgence HAV AS) Le prince Henri à Buenos-Ayres Buenos-Ayres, 29 mars. — Le Kai* Trafalgar est arrivé à quatre heures de l'après-midi. Le prince Henri de Prusse et la princesse ont débarqué à cinq heures. Ils ont été reçus par le ministre de l'Allemagne, le maire, les représentants des ministres des affaires étrangères et de la marine et de la maison militaire du président de la république, et des sociétés allemandes, qui les ont salués à bord. Le capitaine de vaisseau Filless et le lieutenant-colonel Sartery ont été nommés aides de camp du prince. Les journaux saluent avec cordialité le prince et la princesse sa femme. Le contrat collectif en Allemagne Nos industriels semblent ressentir une horreur déraisonnée du contrat collectif du travail. Les enquêtes publiées à ce sujet montrent que ces contrats forment encore une très grande minorité des conditions admises pour l'exécution d'un travail. Pourquoi cela? Serait-ce parce que les patrons, et surtout les patrons de la grande industrie, se défient instinctivement d'une action combinée de leurs ouvriers? Peut-être. 11 nous revient ce pendant que la véritable cause de cette hostilité provient surtout de ce que nos ouvriers, peu jaloux de l'honneur qui consiste à être fidèle à la parole donnée, se soustraient sans motifs plausibles aux obligations que leur crée le contrat collectif, tout en revendiquant tous les avantages. Et l'attitude récente de la chambre dans un conflit né de ce manque de loyauté n'est pas faite pour les y encourager pour l'avenir. La tâche, disent-ils, est déjà assez rude avec le contrat personnel. qui constitue d'ailleurs (voir à ce sujet la constatation curieuse qu'en faisait la Bevue bleue du 15 mars, -une spécialité de notre pays. A quoi donc, alors, est dû le succès du contrat collectif de travail en Allemagne? Ces derniers années, le nombre de ces contrats a tellement augmenté que d'après le député socialiste Bernstein il faut s'attendre à les voir, dans un avenir assez proche, dominer toute la vie industrielle, comme en Suède. Au milieu de 1905, trois mille de ces contrats, intéressant 46,500 entreprises, groupaient un demi-million d'ouvriers. Le 31 décembre 1910, 8,293 contrats, affectant 137,727 entreprises, en groupaient 1,361,086 I II faut déduire de ces chiffres dix pour cent environ de «contrats de tarifs » empiétant les uns sur les autres. Le progrès du mouvement est ininterrompu, que les années soient bonnes ou mauvaises. Il ne concerne guère la très grosse industrie, du moins en Allemagne, et cela malgré l'exemple opposé de l'Angleterre où, en 1910, cinquante-six contrats englobaient neuf cent mille ouvriers des mines, douze contrats cinquante mille ouvriers métallurgistes, un contrat cent mille ouvriers environ dans l'industrie des machines, un contrat trente mille ouvriers des chantiers de construction navales du nord de l'Angleterre. Et pourtant le mouvement s'oriente vers la grande industrie allemande également. De très grosses entreprises de constructions de machines et d'électricité ont dû, dit M. Bernstein, consentir à signer avec les syndicats ouvriers des contrats qui, s'ils n'ont pas encore le caractère formel de «tarifs syndicaux», reviennent à peu près au même. Les gros industriels s'y refusent en général obstinément ; lorsqu'ils y sont forcés, ils s'attachent à sauver du moins les apparences. Que penser, ainsi, de l'accord conclu en 1911 entre l'Union des industries métallurgiques et le bureau berlinois du Syndicat national des ouvriers métallurgistes allemands ? Cette convention concernant les mouleurs et les estampeurs dans les usines relevant de l'Union, renferme des dispositions concernant la durée, la division, la rémunération et l'hygiène du travail ; elle reconnaît même le droit à un minimum de salaire, et elle prévoit que les différends éventuels seront réglés d'organisation à organisation, de sorte que rien n'y manque de ce qui est essentiel au contrat collectif de travail. Mais le mot « contrat » a été évité, et la durée de la convention n'a pas été fixée. Les contrats de tarifs à longue durée, excédant plus de trois ans, sont encore des exceptions en Allemagne. Et on peut presque dire qu'ils sont impossibles, tant on a en Allemagne le sentiment de l'instabilité des conditions de travail dans la grande industrie, et tant les patrons craignent d'adopter des conventions qui pourraient les gêner dans les conditions nouvelles qui pourraient éventuellement se produire. En 1910, sur 3,489 « contrats de tarifs » communs, c'est-à-dire groupant soit du côté des patrons, soit du côté des ouvriers, ou encore des deux côtés, plus d'une organisation, 613 avaient été conclus pour une durée maximum d un an, 778 pour un à deux ans, 854 pour deux à trois ans, 973 pour trois ans et 271 pour plus de trois ans. A noter que les contrats de trois ans et plus constituent déjà la majorité, tandis qu'en 1909 la grande majorité des contrats n'avait encore qu'une durée moyenne de moins de deux ans. Il y a donc une tendance évidente à augmenter la durée des contrats collectifs. Dans près des deux tiers des contrats, il était convenu que le contrat serait prolongé sans autre formalité s'il n'était pas dénoncé avant son expiration. En fait, la plupart sont prolongés tacitement, ou bien renouvelés avec des modifications. Les conditions dans lesquelles les con trats persistent dénotent, dans les contrats conclus avec des unions patronales une assez remarquable stabilité. C'est surtout, comme il a été dit plus haut, dans les entreprises de moyenne importance et dans les classes inférieures de la grande industrie que se pratiquent le plus souvent les contrats collectifs de travail. On les trouve surtout dans l'industrie du bâtiment où un nombre d'ouvriers assez réduit représente parfois une entreprise très importante. Vient ensuite l'industrie du bois, apparentée par certains côtés à l'industrie du bâtiment. (A suivre.) J. T. MAUSOLEE PETER BENOIT Le comité pour le mausolée Peter Benoit nous fait savoir que les groupes en bronze du monument sont complètement achevés et viennent d'arriver à Anvers. L'administration communale ayant décidé que le monument sera érigé au nouveau cimetière « Sclioonselhûf », le comité attend l'inauguration de ce lieu de repos, pour élever le monument funéraire de maître Benoit. Cette solennité aura probablement. lieu dans le courant de l'année 1915. D'ici là, les bronzes seront abrités dans les magasins, de la ville par les soins de l'administration communale. AU STUYVENBERG Il existe en marge de la longue rue Pothoek et en bordure de l'hôpital du Stuyvenberg, un terrain vague d'assez grandes dimensions qui ne se trouve séparé de la chaussée que par une clôture en bois assez précaire. M vu sans dire que les habitants les moins recom-mandables de la partie la plus populeuse des cinquième et dixième sections ont fait choix de cet espace pour y déverser des cendres et détritus de toute sorte ou pour y vider, la nuit, des querelles où la police n'a rien à voir. Au point de vue moral comme au point de vue hygiénique cette situation s'affirme déplorable.Aussi un groupe d'habitants des deux sec-tions que nous venons de citer, a-t-il adressé à la Ville une pétition pour demander un remède immédiat a cet état de choses. On espère que l'administration, qui ne se montre pas excessivement généreuse à l'endroit de ce quartier, consentira à transformer en square les terrains incriminés. La salubrité des environs immédiats de l'hôpital du Stuyvenberg ne saurait qu'y gagner A L'ART CONTEMPORAIN Hier matin, à dix heures et demie, M. Bock, professeur d'histoire de l'art à l'Académie royale de Posen, a parlé deux heures durant, de la vie et de l'évolution de Vincent Van Gogh, dans la grande salle même où se trouve exposée l'œuvre de cet artiste. 11 existe depuis 1750, nous dit tout d'abord M. Bock, une fâcheuse division entre le public et les peintres. Avant cette époque, l'art faisait partie de la vie, au point que la foule même en comprenait les arcanes les plus secrets et qu'elle allait d'instinct non seulement à ce qui était beau, mais à ce qui était le plus beau. Elle soutenait, elle approuvait, elle suivait les novateurs de génie. Depuis, malheureusement, un abîme s'est creusé entre le public de plus en plus antiché de traditions mortes, de moins en moins ouvért à la compréhension des choses qui sont pourtant l'affirmation et la caractéristique même de notre époque. Van Gogh est un novateur et un précurseur, au même titre que le furent, à leur heure, Dona-tello, Michel Ange, Rembrandt et Frans Hais, — pardon, grandes ombres I Malheureusement le public non averti (c'est toujours le conférencier qui parle) s'obstine à juger la peinture avec l'œil conventionnel, avec le regard froid de l'enseignement académique. Il semble que l'art ait posé une dernière fois son critérium de jugement au cours du siècle dernier et que désormais toute critique doive se diriger sur ces vieilles données. L'art ne saurait piétiner sur place sous peine de déchoir et de mourir. Comme il y eut un art d'hier et d'autrefois, il y aura un art de demain, profondément original et différent de tous les autres. C'est cet art que nous prédisent des hommes tels que Van Gogh. Le conférencier, chemin faisant, fait l'éloge de la société de l'art contemporain qui livre ici le bon combat pour la défense de la jeunesse. Reprenant ensuite l'histoire de l'évolution même de Van Gogh, M. Bock nous montre ce tard-venu de la peinture, — puisqu'il ne sent naître sa vocation que vers trente ans, — aux prises avec toutes les difficultés de l'existence et de l'apprentissage artistique. D'abord inféodé au clair-obscur des peintres hollandais, ses compatriotes, il ne tarde pas cependant à se distinguer d'eux par un extraordinaire souçi de rendre le modèle et le contour des choses et par une recherche maladive du détail intéressant. Il le trouve surtout dans ce que le commun des mortels appelle la laideur. Mais il n'y a pas, en art, de laideur absolue ; "il y a des choses intéressantes et des choses banales, et le beau esthétique ne se rencontra par forcément avec notre conception toute faite du beau sexuel et sentimental. Van Gogh le sait qui, dans ses «mangeurs de pommes de terre » nous montre une famille de gorilles dégustant des tubercules avec une bénoite et quiète satisfaction. Vous trouverez cela beau ou laid, ;ï votre convenance, mais c'est à prendre ou à laisser. Bientôt, cependant, l'artiste gagne Paris, où il subira un instant l'influence des luministes, sans que ceux-ci cependant puissent altérer en lui un goût du contour appuyé qui ne va pas tarder à se hausser jusqu'à 1a. stylisation systématique. Van Gogh va peindre des tapis derrière ses portraits et sous ses natures mortes, ou des arabesques évoquant les gobelins (?) nous dit M. Bock. Désormais sûr de sa manière, devenu déformateur stylisant, il peindra des visages « découpés dans du bois » qui évoqueront l'art gothique et il tracera des ondes conventionnelles comme un enroulement de copeaux pour rendre ce que peut avoir d'éternel la barbe double d'un postier. On devine que les intentions et la sincérité de tout cela, sont désarmantes, au même titre d'ailleurs que le résultat obtenu. C'est l'aboutissement logique de la discussion esthétique qui passe tranquillement à côté de la nature dont elle s'obstine à disserter, sans plus la voir, sans plus comprendre sa magnifique et glorieuse ingénuité. Casuistique et dogmatisme, extériorisation de raisonnements sans intérêt, stylisation de pommes de terre et de vieux souliers, taches splendides et rares de quelques réussites de coloris, c'est tout l'art de Van Gogh. Mais il est triste et pitoyable. S'il prédit l'art de demain, c'est tranquillement la mort de la beauté que ce prêcheur issu d'un cabanon vient annoncer au monde. Mais il ne faut pas que l'on craigne cela, — ici ce n'est plus M. Bock qui parle, — l'histoire de l'art a connu ces périodes de trouble désenchanté où il semblait que la vérité de demain ne puisse naître et prospérer que dans une atmosphère de foiie. Il ne saurait y avoir d'art que d'ans et par les hommes. Tout le reste tombera comme ces frondaisons de feuilles brûlées par la torride ardeur des juillets flamboyants et qui sont mortes bien avant que l'hiver même ne songe à les abattre. Mort le snobisme roublard des marchands de tableaux qui ont exploité la génialité chaotique du pauvre Van Gogli, monstre intellectuel, curieux comme un veau à cinq pattes, morte aussi la peinture de nègre saoul qui nous vaut ces paysages du petit Bob pleins d'encre bleue et de pelures d'orange. Respirons. La vérité est saine, ses bras sont blancs, son front est clair. Il n'est pas nécessaire de la transformer en gardienne des W. C. qui aurait la jaunisse, comme la fameuse « Berceuse » pour « doter l'art d'une province nouvelle, d'un domaine imprévu ». LE MOUVEMENT DE LA POPULATION Le douzième bulletin hebdomadaire du service communal d'hygiène donne les résultats suivants sur le mouvement de la population du 15 au 21 mars 1914 : naissances, cent vingt, dont huit appartenant à la population flottante ; douze décès ; vingt-huit mariages ont été contractés dans le courant de cette semaine. Un divorce a été prononcé. Parmi les causes de décès nous trouvons les cas de maladies infectieuses suivant : tuberculose pulmonaire, cinq ; croup et diphtérie, cinq ; maladies puerpérales, deux. i NT ÉRIEUR Le tunnel du cinquantenaire à Bruxelles M. le ministre des chemins de fer vient de décider la mise en adjudication publique des travaux d'achèvement du tunnel du Cinquantenaire de la ligne de Schaerbeek à Hal. Le coût de ces travaux est évalué à 2 millions de francs. Les femmes électeurs L'an dernier, 72,815 femmes étaient inscrites sur les listes électorales pour les conseils de prud'hommes. 11 y avait : 6,161 chefs d'entreprise, 62,532 ouvrières' et 4,122 employées. C'est la Flandre orientale qui compte le plus grand nombre d'électrices : 32,995 ; le Brabant suit avec 15,351 inscrites ; puis viennent dans l'ordre, les provinces de Liège (9,994), de Flandre occidentale 7,193), Anvers '4,729). Hainaut (1,876) et Namur (677). A 6,825 unités près, la Flandre orientale compte autant de femmes électeurs que les autres provinces réunies. En ce qui concerne les chefs d'entreprise, cependant. c'est le Brabant qui arrive en tète avec 2,344 inscriptions ; de même pour les employées, le Brabant tient le record avec 2,274 femmes inscrites. C'est Gand qui compte le plus grand nombre d'ouvrières <• électrices » : 12,912 ; Alost suit avec 7,085 ; Yerviers vient alors avec 4,704, puis Liège ,2,988) et Saint-Nicolas (2,789). La surtaxe d'origine et le port d'Anvers On sait que l'importation en France, de produits d'origine européenne, importés non directement par le pays de production, est soumise à une taxe en sus des droits de douane. Cependant, les marchandises importées par les ports hollandais Botterdam, Amsterdam, etc.. sont exemptes de cette surtaxe, ces ports étant considérés comme les avant-ports des Etats limitrophes ; Hambourg et Brème bénéficient de la même faveur, alors que seul Anvers, qui cependant est le véritable avant-port d'une partie de l'Europe centrale, est exclu de ce régime. Les produits allemands, par exemple, importés en France par notre port sont passibles d'une surtaxe d'origine, alors que ces mêmes marchandises transitant par un port hollandais ne sont pas frappées de la surtaxe d'origine ; or, celle-ci, pour certains produits atteint 100 pour cent des droits de douane. On peut donc se rendre compte, du préjudice que cette anomalie cause à notre port. En vertu de la clause de la nation la plus favorisée qui régit les relations de la Belgique avec la France. Anvers semble avoir droit aux même faveurs qu'Amsterdam, Rotterdam, Brème ou Hambourg, aussi, les autorités belges ont décidé d'entreprendre des démarches à Paris pour faire cesser cet état de choses et mettre Anvers sur le même pied que les ports voisins du nord. Le prince Bonaparte à Bruxelles Le Figaro annonce que le prince Bonaparte, accompagné de M. Jaunez de Marès et du prince et de la princese Georges de Grèce, sont partis hier pour Bruxelles où ils seront aujourd'hui les hôtes du duc d'Orléans. La Hollande et le port de Bruxelles La Gazette de Hollande apprend que la Hollande sera dignement représentée à l'inauguration des installations maritimes de Bruxelles, qui aura lieu en août. L'entrepreneur des travaux vient de donner l'assurance que tout sera prêt pour le mois de juillet. Il est possible qu'un ou plusieurs navires de guerre hollandais se rendent, à cette occasion, dans le port de la capitale belge. Le centenaire de Waterloo Le comité organisateur de la célébration du centenaire de Waterloo s'est réuni dimanche matin, sous la présidence du général baron de Heusch. Parmi les nombreux assistants on note la présence de MM. le lieutenant général de Selliers de Moranville, le colonel comte de Grunne, le baron Snoy, le comte d'Oultremont, le colonel Servais, le baron de Vrière, Thiriar, Lemaire, etc. M. le comte de Grunne a mis l'assemblée au courant de la constitution du comité anglais et des rlésirs qu'il a exprimés. Les Anglais voudraient conserver l'aspect général du champ de bataille. Eu ce qui concerne l'ossuaire, ils estiment que le monument doit être d'une extrême simplicité. Le • comité anglais s'engage à fournir au moins 250,000 francs Les livrets de la caisse d'épargne M. Naets, sénateur, demandant que les livrets de la caisse d'épargne, une fois remplis, puissent être conservés par leurs titulaires, le ministre a répondu : Autrefois, la caisse générale d'épargne et de retraite autorisait la restitution des livrets remplis, lorsque la demande en était faite expressément par les intéressés. En 1904, cette administration — institution autonome à laquelle la poste ne fait que prêter le concours de son personnel et de ses bureaux — a décidé de retirer aux déposants la faculté de rentrer en possession des titres dont il s'agit. La conservation de ces livrets permet à la caisse d'épargne de se débarrasser de certains documents (fiches représentant les comptes individuels, bordereaux de versements et de remboursements) qu'à défaut des titres correspondants elle devrait conserver pendant trente ans. D'autre part, le retrait de ce*- livrets constitue évidemment pour la poste la meilleure garantie possible contre l'usage frauduleux des coupons-reçus y appliqués. La cruauté envers les animaux M. Carton de Wiart vient de déposer sur le bureau du sénat un projet de loi modifiant l'article 561 du code pénal. En quoi consiste ce projet ? Voici : L'article 561 du code pénal punit d'une amende de dix francs à vingt francs et d'un emprisonnement d'un jour à cinq jours, ou d'une de ces peines seulement .- « 6,J Ceux qui auront, dans des combats. jeux ou spectacles publics, soumis les animaux à des tortures. Dans ce cas, les prix et enjeux seront saisis et confisqués. » L'insuffisance de cette disposition a donné lieu à des plainte- nombreuses. Elle provient surtout de ce ([ne le texte, frappant uniquement ceux qui sont la cause immédiate des tortures, ne permet pas ton" jours d'atteindre les organisateurs du combat, qui ne sont pas moins coupables. Le projet actuel a pour-but de remédier à cette insuffisance. Il punit au môme titre ceux qui ont soumis les .animaux à des tortures, ceux qui les ont fournis sachant qu'ils devaient servir à ces exhibitions malsaines et. d'une manière générale, tous ceux qui ont pris une part directe à l'organisation des combats, jeux ou spectacles publics. Il ordonne la saisie et la confiscation des animaux qui ont servi à commettre l'infraction, c'est-à-dire ceux qui ont été torturés et ceux qui ont été l'instrument de ces violences. Cette confiscation. qui doit être prononcée quel que soit le propriétaire de l'animal, constitue, dans l'esprit du projet, une des mesures les plus efficaces pour mettre un terme à un abus qu'il veut réprimer. Le dernier alinéa du projet permet de prendre immédiatement, sans attendre le jugement qui prononce la confiscation, les mesures nécessaires concernant les animaux qui, en raison de leur nature ou de leur état, ne peuvent être placés en fourrière conformément au droit commun Les assurances sociales Un spécialiste français des questions sociales, M Léopold Mabilleau, vient de publier dans le Journal de Paris un article très élogieux pour le projet d'assurances sociales que vont voter les chambres belges. Voici sa conclusion : Pour neuf francs par an, la France assure une pension aux héros qui auront traversé victorieusement, et par leur propre vertu, les trois cercles de l'enfer social qui les séparent du repos mérité : maladie. invalidité, chômage. Pour vingt-quatre francs par an (douze francs pour la maladie six francs pour l'invalidité, six francs pour la vieillesse), l'assurance belge prend à sa charge tous les risques des travailleurs, en s'adressant aux travailleurs eux-mêmes pour accomplir la tâche de leur salut. Décidément. ce petit pays est un grand peuple. Le change sur les Etats-Unis A partir du 1er avril prochain, le taux de conversion des mandats télégraphiques tirés sur l'Amérique du nord (Etats-Unis, Canada et Terre-Neuve), par l'intermédiaire de la Western Union Telegraph Company, sera fixé à 5 fr. 22 pour 1 dollar. Les services de santé et vétérinaire de l'armée La section centrale chargée de l'examen du projet de loi apportant des modifications aux lois du 26 juin 1899 et du 5 juillet 1909, réorganisant le personnel des services administratifs, du service de santé et du service vétérinaire, et édictant de nouvelles règles pour la détermination par assimilation des grades des chefs de musique et de l'inspecteur des musiques de l'armée, avait posé cette question au ministre de la guerre : L'arrêté royal du 26 septembre 1913 sur le mode d'avancement dans l'armée et le rapport au roi concernant le principe de l'avancement régulier des officiers de toutes les armes établissent des règles à cet effet. Il semble juste et équitable d'appliquer ce principe également au service de santé dans l'armée en régularisant l'avancement des médecins, des vétérinaires et des pharmaciens, et en accordant notamment au cadre vétérinaire et pharmaceutique la même proportion d'officiers supérieurs qu'au cadre des médecins. Y a-t-il une raison de donner aux médecins une proportion d'officiers supérieurs plus grande qu'aux vétérinaires et pharmaciens ? M. le ministre de la guerre a répondu en ces termes : Oui. les médecins font des études plus longues et ,ïdus ardues ; ils ont une mission plus difficile et une responsabilité plus grande : de plus, leur recrutement est difficile. Le chiffre des officiers supérieurs a été calculé pour les médecins de façon qu'il y ait, à la tête de chaque hôpital, un médecin du rang de colonel ou de lieutenant-colonel, et. dans chaque corps un médecin chef de service du rang de major. Au moment où l'autonomie du service de santé dans les hôpitaux est sur le point d'être réalisée, il importe de donner aux médecins directeurs de ces établissements un grade en rapport avec l'importance de leurs fonctions et l'étendue de leur responsabilité. Dans le même ordre d'idées, il est nécessaire que le conseiller technique du chef de corps, dans une matière aussi grave que la santé des troupes. ait l'autorité de l'expérience et du savoir, et. par suite, le grade d'officier supérieur, auquel on n'accède qu'après des épreuves sérieuses. Pareilles considérations n'existent pas au même degré en ce qui concerne le service pharmaceutique et le service vétérinaire; les'chiffres d'officiers supérieurs proposés pour ces services ont été déterminés au tout parle souci d'assurer aux pharmaciens et aux vétérinaires un avancement raisonnable et en rapport avec les études élevées qu'ils ont faites. L'article 5 du projet de loi stipule que, pour ces trois catégories d'officiers, Jes règles d'avancement seront analogues à celles qui sont appliquées aux officiers des armes. Elles s'en rapprocheront autant que possible. Les grèves en janvier Quinze grèves nouvelles intéressant environ 2,000 grévistes et chômeurs forcés, ont été signalées à l'Office du travail pendant le mois de janvier dernier. En outre six grèves déclarées antérieurement et intéressant environ 1,140 grévistes et 400 chômeurs forcés, se sont continuées pendant tout ou une partie du môme mois. Le total des conflits survenus pendant cette période s'élève donc au nombre de vingt-et-un ayant intéressé 3,540 ouvriers environ. Des treize grèves nouvelles de janvier, quatre ont affecté les industries textiles ; deux, l'industrie minière ; deux le travail de la pierre ; deux le travail des métaux. Les cinq grèves restantes se sont produites, dans autant d'industries distinctes : taillerie de diamants, travail des peatix, cordonnerie fabrication des engrais, chauffeurs d'automobiles. Le but poursuivi était dans trois cas de faire augmenter les salaires ; dans trois autres cas de faire apporter une modification au tarif des salaires ; dans deux cas de faire réintégrer des ouvriers congédiés, alors que le renvoi d'un contremaitre faisait l'objet d'une autre. Trois grèves ont été causées par des questions de règlement, dont une par un désaccord sur l'npplication du « short time ». Une grève était causée par un différend sur la qualité de la matière première. Enfin, le but d'une grève était la suppression d'une amende pour malfaçon. Des huit grèves dont l'issue a été renseignée depuis notre dernier relevé, trois intéressant, 116 grévistes ont échoué sans entraîner de renvois d'ouvriers. Une grève, avec 125 grévistes a été terminée par transaction. Quatre enfin avec 814 grévistes ont abouti à un succès. La répartition des quinze conflits de janvier est la suivante : 6 dans la Flandre orientale, 5 dans la province de Liège, 2 dans le Hainaut, une dans le Brabant et une dans la province d'Anvers. CONGO Au conseil colonial Le conseil colonial s'est réuni samedi après-midi sous la présidence de M. Galopin, vice-président. M. le président a souhaité la bienvenue à M. de Lannoy, nommé récemment par le Sénat membre du conseil, et l'a déclaré installé dans ses fonctions. Le conseil a examiné un projet de décret définissant le nouveau régime des entrepôts de douane. Dans le système actuellement en vigueur les entrepôts ne peuvent recevoir que les marchandises importées par mer et leur établissement n'a été, en principe, autorisé que dans les ports d'importation. L'extention du commerce nécessite un changement à ce régime. A cet effet, le projet prévoit l'établissement ou la concession d'entrepôts publics, particuliers et fictifs, partout où l'utilité en sera démontrée pour autant qu'il existe dans la localité un bureau des douanes. Il ne déroge toutefois pas aux prescriptions de l'article 9 de l'Acte général de la Conférence de Bruxelles relatif à l'entreposage des armes, poudres et munitions. Les entrepôts autorisés par le décret sont donc de trois catégories : 1° Les entrepôts publics mis par la colonie ou un concessionnaire à la disposition de tous les importateurs moyennant paiement d'un droit de magasin à fixer par le gouverneur général ; 2° Les entrepôts particuliers établis dans des locaux fournis par les commerçants et utilisés pour le dépôt, soit de leurs propres marchandises, soit de celles appartenant à des tiers et transférées à leur consignation ; 0 Les entrepôts fictifs concédés pour certaines catégories de marchandises qui seront déposées dans des locaux ou emplacements appartenant aux entreposeurs. L'ouverture des entrepôts des deux dernières catégories est subordonnée au iDaiement d'une taxe spéciale au profit du trésor fixée par le gouverneur général en compensation des frais de surveillance et au versement d'une caution destinée à garantir les droits éventuellement dus sur les produits entreposés. Cette caution — un règlement à arrêter ultérieurement le spécifiera — sera constituée soit en numéraire, soit en fonds publics, soit par simple caution personnelle si la solvabilité du concessionnaire autorise cette faveur. Si toutefois les concurrents désirent éviter le payement de cette taxe, il leur sera loisible de prendre en location une loge spécialement aménagée dans les entrepôts publics où ils trouveront tous Jes avantages des entrepôts particuliers. Le décret règle en outre les formalités à remplir lors de l'importation par chemin de fer en destination d'un entrepôt public. Il supprime la vérification détaillée à l'entrée dans le territoire de la colonie si les marchandises sont transportées par chemin de fer après plombage par la douane vers un magasin spécial de l'entrepôt public de destination sous le couvert de documents sommaires auxquels seront annexés les doubles des lettres de voiture. Un article dispense les importateurs du versement d'un cautionnement pour leurs marchandises en transport par voie ferrée, à la condition que les administrations des chemins de fer se rendent responsables du payement des droits éventuellement dus. A la suite de nombreux amendements présentés par M. Gn-lopin, le conseil a remis à un mois l'examen de ce projet. Il a aussi remis à cette date l'examen d'un projet de décret approuvant l'octroi par le comité spécial du Katanga de diverses concessions de terres. Un legs aux hôpitaux congolais Pour la première fois depuis que le Congo est annexé à la Belgique, le gouvernement vient de bénéficier d'un legs fait en faveur de sa colonie. Le donateur M. Trémouroux lègue par testament une rente annuelle et perpétuelle de 5,000 francs en faveur des hôpitaux créés au Congo belge par le Roi Albert. C'est une pensé patriotique qui le fait agir, car l'auteur de cette libéralité a tenu à marquer qu'il faisait cette disposition «pour aider son pays à conserver cette colonie convoitée par de puissants voisins ». Espérons que ce geste louable ne restera pas isolé et qu'il inspirera d'autres libéralités. NOUVELLES MARITIMES Le mouvement du port d'Anvers du 20 au 26 mars Pendant la période du 20 au 26 mars, il est entré au port d'Anvers 140 bateaux contre 136 durant la période correspondante de l'année passée, soit donc une augmentation de 4 bateaux en faveur de la période de l'année en cours. Nous finissions la période précédente avec une augmentation de 1 bateau, de sorte 11 y a une augmentation totale de 5 unités en faveur de l'année 1914. Voici d'ailleurs la statistique depuis le 1er janvier : 1914 1913 Steamers 1,582 1,574 Voiliers ...... 62 65 1,644 1,639 Un service direct Bruxelles-Hambourg Dès l'ouverture du canal maritime de Bruxelles, un service direct Bruxelles-Hambourg sera organisé par les armements H. .1. Perl-bach & Co et A. Kirsten qui, comme nos lecteurs le savent, ont déjà un service Anvers-Hambourg.La Holland-Amerika et les lignes allemandes On s'intéresse beaucoup ici aux négociations qui se poursuivent pour le renouvellement du pool de l'Atlantique. Des difficultés ont surgi entre la compagnie de navigation Holland-Amerika et les grandes lignes allemandes. On se rappelle que la compagnie hollandaise a modifié ses statuts sans consulter les compagnies allemandes, qui détiennent 25 1/2 pour cent de ses titres. La compagnie peut maintenant. augmenter son capital sans réserver de privilège aux anciens actionnaires, ce qui a pour but d'empêcher les lignes allemandes, la White Star et l'Atlantic Transport Line, ces deux compagnies possédant également chacune 12 3/4 pour cent du capital de la Holland-Amerika. de prendre des décisions contraires aux intérêts hollandais. Les compagnies allemandes veulent faire annuler ces" modifications. Le conseil de la Holland-Amerika vient de publier un document annonçant que 51 pour cent des titres de la compagnie ont été vendus en 1902 à MM. Harland et Wolff, qui s'assuraient par contrat, au même moment, un contrôle sur la ligne hollandaise. Peu après, la moitié de ces titres fut cédée aux grandes compagnies allemandes et le reste quelques années plus tard à la White Star et à l'Atlantic Transport Line. La Compagnie Holland-Amerika estime que le droit de contrôle cessa lorsque la maison Harland et Wolff disposa des titres et c'est pour empêcher les étrangers de s'immiscer dans ses affaires qu'elle a pris la décission rappelée ci-dessus. Des négociations sont en cours pour arriver à une entente, mais jusqu'ici, elles n'ont pris aucune tournure définie.Avis et Communiqués Ligue maritime belge. — Institut maritime. — La première leçon du cours que donnera M. E. Deckers. armateur, aura lien le jeudi 2 avril 1914, à vingt heures quarante-cinq, dans la grande salle de la chambre de commerce d'Anvers (bourse, premier étage). Sujet : « Anvers et Rotterdam au point de vue des armements (avec, projections lumineuses) ». La conférence est publique et gratuite. Algemeen Nederlandsch Verbond. — M. l'avocat Nico Gunzburg donnera sa troisième leçon publique sur l'« Evolution du droit pénal » le mardi 31 mars, à huit heures et demie du soir, dans la salle d'études de l'Athénée royal. Deutsches Seemannsheim, canal des Brasseurs. 10. — Aujourd'hui lundi, à huit heures et demie du soir. M. l'aumônier maritime Fr. Gess fera dans ce local une conférence publique sur le steamer Impf.rator (avec soixante nouvelles projections). l'accès du local est permis à toute personne.

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Dit item is een uitgave in de reeks Anvers-bourse: journal financier paraissant tous les jours de bourse officielle behorende tot de categorie Financieel-economische pers. Uitgegeven in Anvers van 1889 tot 1919.

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