Informations belges

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07 november 1918
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s.n. 1918, 07 November. Informations belges. Geraadpleegd op 02 juni 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/s17sn04k0p/
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N° SRS his 7 Novembre 1918 Informations Belges Au front belge.— Le vandalisme allemand.— Le pillage organisé. — Exploits de brutes. (Front belge, 6 novembre 1918, 1 h. matin : d'un témoin oculaire). Après avoir franchi le canal de Schipdonek, les troupes belges ont poursuivi, comme on sait, leur marche sur Gand, délivrant de nombreux villages, capturant des prisonniers et du matériel. Au cours de leur avance victorieuse, elles ont relevé partout des traces nauséabondes et lamentables du vandalisme allemand. A Meerendré. Le gros village de Meerendré a relativement peu souffert du bombardement, mais il a été complètement saccagé par la soldatesque boche. De tous les endroits où les hommes ont logé, maisons, fermes, château, se dégage une odeur pestilentielle. Les meubles sont brisés, leur contenu glt à terre dans un fouillis indescriptible, maculé de boue et d'immondices.Les cuisines de campagne furent installées dans le salon du château. De précieux, panneaux en satin ont été arrachés des murs .pour nettoyer les douches et les casseroles. Dans le parc et sur la route, des arbres magnifiques ont été sciés à ras du sol. sans aucune nécessité militaire, par simple rage de détruire.Devant une maison en ruines, je rencontre un groupe tragique d'habitants qui avaient fui leur domicile pendant le combat. Ils sont revenus, aussitôt les Allemands chassés de leur village. Le père tient un gosse dans chaque bras; le (ils aîné, âgé de 13 ans, a amené ses deux sœurettes en brouette; la femme presse un nourrisson contre son sein tari. Tous sont hébétés d'horreur et fous de chagrin devant les cendres de leur foyer dévasté. J'ai passé, plus loin, devant un poste de secours où flotte le drapeau portant la Croix-Rouge de Genève. L'ennemi, cependant, l'a bombardé sans pitié. Un obus non éclaté s'est logé dans la façade, précisément sous l'emblème de la Croix-Rouge. Il faut que le monde entier connaisse le numéro du régiment allemand qui a tout saccagé ici, avec une fureur sauvage : c'est le 381» régiment d'infanterie.Et formant un contraste tragique avec toutes les abominations commises par ces bandits, des drapeaux tricolores flottent aux fenêtres des maisons trouées par les obus. A Putte. A Putte, le château du comte Van der Stegen a reçu également la visite des pillards allemands. Ici, c'est le 11« régiment d'infanterie de réserve qui s'est distingué. L'immeuble n'a pas souffert du bombardement, mais il a été systématiquement dévasté. Le vieux jardinier du château me sert de guide. Le spectacle est vraiment effrayant. De la cave au grenier, rien ne fut respecté, tout a été saccagé. Les deux lions sculptés dans la pierre qui ornaient le perron ont été brisés en mille morceaux. A quelques pas de là gît le cadavre d'un paon au plumage merveilleux dont la tête a été broyée à coups de crosse. Près des écuries, les Allemands se sont acharnés sur un break qui n'est plus qu'un débris inutilisable. Sur les murs du village, des affiches sont encore \ apposées, signées von Uckro, commandant d'étape! Elles défendent aux soldats de réquisitionner ou d prendre des vivres appartenant au comité du rav taillement. Or, le vicaire De Coninck, président du Comiti me dit que le 18 octobre 1918, les Allemands pillèrei absolument tout, répondant par des sarcasmes < des injures à ses protestations indignées. « Et venez voir », ajoute mon interlocuteui « comment ils pratiquent le « respect » que, d'aprè leurs journaux, ils professent pour les choses de 1 religion. Venez voir mon église, ma maison, mo couvent! » En effet, tout ici est également saccagé, pille maculé d'immondices. Les objets du culte, les orne ments, les tableaux gisent à terre, pêle-mêle, lacérés brisés, tordus. Le coffre-fort a été éventré à l'aid d'une cartouche de dynamite ! Ah ! les brutes immondes ! Le Sac de Deynze. Dans la région de Gand, les Allemands persister] à bombarder, sans nécessité militaire, les localité habitées. Partout où je passe, ce ne sont que mur balafrés, maisons écroulées. Sur les routes, on crois des groupes de civils sans asile, emportant comm ils peuvent ce qu'ils ont pu soustraire au désastre. J'ai visité Deynze mardi matin. La ville, qui s'es trouvée pendant quinze jours exposée au bombai dement, a beaucoup souffert. A peine subsiste-t-il par-ci, par-là, une maison intacte. Les rues de Gan( et de Courtrai sont ravagées par l'incendie. Dan une seule cave, dix-sept personnes, dont une mèr et ses six enfants ont été carbonisés. On compta 157 victimes dans la population civile. Avant d'évacuer Deynze, les Allemands, sur l'ordri du général vonOstrowsky, ont mis la ville à sac. Li pillage a été organisé de façon méthodique, sous 1; surveillance d'officiers et de sous-officiers. Ils on volé pour un demi-million de marchandises dans le magasins du comité de ravitaillement, notammen ^4,000 kilos de saindoux à 5 fr. le kilo ; 9,000 kilo; de lard à 5 fr. le kilo. Aux moulins de Deynze, les bandits ont enlevé pour un million de francs d< courroies et toute la farine. Aussi, est-ce avec un enthousiasme indescriptible que les habitants délivrés ont accueilli leurs libéra teurs ! J'ai parcouru également les rues deTronchiennes aux portes de Gand. Avant de se retirer, l'ennemi fi sauter le pont du chemin de fer. Lorsque ses mitrail leuses furent délogées, il commença de bombarde) furieusement la localité. Tout ce que j'ai pu voir démontre à toute évi dence que les Allemands semblent résolus à anéan tir les localités qu'ils sont contraints d'évacuer, sans se soucier des habitants qu'ils contraignent d'y demeurer. Et maintenant, l'exode de ces malheureux sans foyers, parcourant les routes sous la pluie chargés de tout ce qu'ils ont pu sauver, offre un spec tacle poignant et lamentable. Par leurs procédés sauvages, par le renouvelle ment de toutes les horreurs commises au début de k guerre, les Allemands ont ancré au cœur de nos populations une haine qui jamais ne s'éteindra, et dont la force n'a d'égale que l'immensité de leui joie d'être enfin libérés et de voir l'oppresseur accule à l'irrémédiable défaite.

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Dit item is een uitgave in de reeks Informations belges behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Le Havre van 1916 tot 1919.

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