Informations belges

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18 oktober 1918
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s.n. 1918, 18 Oktober. Informations belges. Geraadpleegd op 13 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/gf0ms3pc1m/
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N° 845 bis 18 Octobre 1918 Informations Belges Roulers. — (Front belge, 14 octobre 1918 : d'un témoin oculaire) — Ce matin à l'aube, précédées d'un barrage exécute par des pièces de tous calibres, les troupes belges et françaises sous le commandement du roi Albert se sont portées à l'attaque des positions où les Allemands s'étaient accrochés il y a quinze jours. Successivement Handzaeme, Cortemarck tombèrent en notre pouvoir, puis Beveren, Winckel-Saint-Ëloi et Len-delede. Hooglede, emporté par les Français, fut repris à la suite d'une violente contre-attaque par les Allemands, que les poilus finirent par rejeter du village. Rumbeke, après des combats violents, resta finalement aux mains des Belges. Les Français entrèrent à Roulers et les Belges à.Iseghem, libérant des centaines de civils, tout en faisant des milliers de prisonniers boches qui n'avaient pas « retraité » assez rapidement. Parmi eux, un colonel avec un état-major au complet, dans un bon état, mais hors d'usage pour l'armée du kaiser — et pas mal d'officiers.Nous capturâmes également, outre un matériel considérable, des groupes de canons de tous calibres, notamment six batteries attelées et montées, ce qui témoigne de la progression rapide des troupes — que les îlots do résistance ne parvinrent pas à entraver. Çà et là, les tanks donnèrent ; ailleurs, les îlots furent cernés et emportés par nos hommes. A l'heure où j'écris, on annonce que l'avance est de 5 à 10 kilomètres en profondeur sur un front de 20 kilomètres, ce qui constitue un joli bilan pour une journée. On devine la joie des civils en voyant arriver les Alliés. Joie qui se traduisit par des acclamations chaleureuses, par des effusions enthousiastes. Tantôt, j'ai vu, à Roulers, un commandant français soulever une gosse et l'embrasser sur les deux joues. Les habitants se pressaient autour de leurs libérateurs, leur serrant lesmains, disant leur joie de voir le cauchemar qui pesait sur eux depuis quatre ans dissipé. Nous fûmes les premiers Belges à Roulers. Les mots manquent pour dire l'accueil qui nous y fut fait. Nous avions déjà rencontré, sur la route de Roulers à Oostniemvkerk, un civil à. cheval, avec son fils en croupe. Du plus loin qu'il nous aperçut, il poussa des vivats : « Vive Franschen (sic). Vivent les Belges ! » Il nous confia qu'il avait l'intention de se rendre à Ypres chez des parents.. — Ypres ! mais cela n'existe plus. Dans Roulers, une brave vieille voulut à toute force nous offrir du café : — J'en ai mis de côté, du « bon », pour quand vous reviendriez. Et l'on nous conte les vexations et les vols par quoi les Allemands caractérisèrent la fin de leur séjour. Ils volèrent au Comité de ravitaillement des denrées pour une valeur de 500,000 francs. Et savez-vous sous quel prétexte ? — Le Comité fonctionne pour Roulers et 7 localités, dirent-ils. Nous avon» fait evacuer celles-ci. Donc nous avons droit à la part qui leur revient. Ce n'est pas plus difficile que cela. Ils évacuèrent plusieurs familles bourgeoises, puis déménagèrent leurs mobiliers à destination de villes allemandes. A d'autres particuliers ils dérobèrent leurs petites provisions, puis ils vidèrent les étables et les basses-cours. Ils ne laissent rien comme victuailles. Ils préfèrent les anéantir. J'ai vu de la farine répandue dans des abris, du beurre jeté dans la boue, des œufs écrasés contre les murs. Vendredi, ils emmenèrent des civils, dont des femmes et des enfants en bas-âge, sur la route de Menin-Rou- lers où ils les laissèrent deux jours sans abris et sans les ravitailler. Certes la ville est fort abîmée. Avant de partir les Allemands ont allumé plusieurs incendies sans aucune nécessité militaire. De plus, ils se sont mis à la bombarder sur la fin de la journée. Mais Roulers n'est pas informe ; ses plaies ne sont pas inguérissables. Elle revivra.Quand nous y entrâmes, peu après les Français, des drapeaux flottaient déjà à deux maisons do la Grand'-Place.On les avait soigneusement cachés pour la circonstance.Quand nous quittâmes Roulers, le soir tombait. Les incendies mettaient des taches pourpres dans l'ombre naissante. La victoire de Belgique.— L'ennemi se livre à une sauvage dévastation et commet de nouveaux crimes.— (Front belge, 17 octobre, 1 h. matin, d'un témoin oculaire). — Dans la journée du 16, les succès des armées opérant en Flandre sous les ordres du roi Albert, se sont brillamment poursuivis. La bataille au surplus, s'est étendue vers le Nord. Les troupes belges ont franchi l'Yser, enlevé Keyem et Schoorbakke. Plus à l'Est, brisant partout la résistance de l'ennemi, les troupes françaises et belges ont -avancé rapidement, l'artillerie suivant leur mouvement. Ces progrès mettent en posture singulièrement critique les unités allemandes qui tiennent le secteur de Nieuport. Faut-il voir un symptôme do leur retraite prochaine dans la recrudescence de bombardement par pièces à longue portée, des agglomérations de la Panne et Adinkerke, bombardement qui a fait des victimes dans la population civile ? Villes et villages continuent d'être libérés. Partout les habitants ont accueilli les soldats belges avec uu enthousiasme indescriptible. Tout comme à Roulers, on a pu voir, dans les localités délivrées, des drapeaux belges, cachés depuis 4 ans, arborés par la population anx façades des maisons. A Iseghem, les habitants se font spontanément mis à la disposition de nos troupes du génie pour les aider à réparer en toute hâte les ponts et permettre ainsi le passage rapide de l'artillerie. Avant leur retraite forcée, les Allemands ont placé de nombreuses mines à long retard sur les routes et dans les localités évacuées. Aujourd'hui même, dans une commune occupée depuis quinze jours déjà par nos troupes victorieuses, une des mines à fait explosion à un carrefour. Partout l'ennemi se livre, en se retirant, aux plus sauvages dévastations, ajoutant sans cesse des crimes nouveaux à la longue série de ses infamies. On vient d'apprendre qu'avant notre offensive, un soldat du kaiser a abattu a coups de fusil dans une rue de Roulers, une femme et son enfant attardés dans la ville. Dans la plupart des localités, notamment à Iseghem, les Allemands se défendirent dans les caves mêmes où les habitants s'étaient réfugiés. Dans une de ces caves, les assassins casqués lancèrent des grenades au moment où ils furent contraints debattre en retraite, blessant plusieurs femmes et enfants ! La liste de ces crimes s'allonge, à chaque heure. Il serait impossible do les énuméror tous. Faut-il dire que ces procédés barbares ont porté à son comble l'exaspération des troupes belges qui redoublent d'ardeur dans la poursuite d'un ennemi dont la déloyauté dépasse tout ce que l'imagination peut concevoir et qui oblige les habitants à demeurer dans les localités qu'il défend, afin de les exposer plus sûrement aussi à tous les dangers.

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Dit item is een uitgave in de reeks Informations belges behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Le Havre van 1916 tot 1919.

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