Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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13 februari 1914
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s.n. 1914, 13 Februari. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Geraadpleegd op 29 mei 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/1c1td9pd8r/
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Vendredi 13 février 1914 5 centimes le numéro 58me année M JOURNAL DE GAND ABONNEMENTSi BBLGIQUB : 16 tranca par an; 7-50 franc» pour six mois; 4 trancg pour trois mots. Pot • ViXrangm-, U port m tut. REDACTION & ADMINISTRATION : 8, RUE DE FLANDRE, 3, GAND TÉLÉPHONE 685 ANNONCES b Voir le tari! au bas de la dernière page du Journal. UNE ATTEINTE à la liberté de la Presse Une circulaire du ministre dos postes et télégraphes, datée du 10 décembre d»i* nier à. tous k's directeurs des pos4.*» *3 Belgique, vient de démontrer, une f«t? de plus. l'incroyable audaoe avec laqu*le le •rouveniement belge supprime l'entrcu» iîos libertés constitutionnelles les plus essentielles.Voici le texte de ce document, Wcit«v-hlement jésuitique : .(O11 a posé 1« question de savoir st le destinataire peut refuser à l'avance certains journaux nettement désignés par leur titre iilin vertu d'une décision de rauionlé siipériew e. bloque pareil refus au.n été ratifié, par écrit, il conviendra d'en kKv.r compte, mai? sulement dans les localités où la mesure pourra être appliquée s&ns ' inconvénient pour le service. » Cette instruction ne tend à rien moçns qu'à porter une atteinte directe h la liberté de ia presse qui comprend ceLle de la distribution des journaux. 11 est lu ci le de deviner le but que poursuit le gouvernement en cette occurrence.H s'ugit tout simplement d'enrayer la. propagande anticléricale par la presse, d'empêcher l'envoi de journaux, en ^l'iode électorale sa rtou t. — ef nous y sommes — et de neutraliser l'action des œuvres de presse libérale ou socialiste, de ces eeuvrus qui expédient los journaux en seconde lecture là où ils peuvent rendre des servie* s (km.? la lutte contre le gouvernement clérical. Certes, dans les grandes villes, dans les centres industriels où curés et vicaires n'ont pas- facilement action sur la masse des électeurs, les effets de la mesure préconisée par ki circulaire, ne se feront, que peu sentir. S'ils s'accentuaient, ils feraient Inévitablement crier. Aussi le ministre a-t-il pris ses t. écaution.s. Mais dans les villages flamands, là où le service postal est réduit à peu de chose, où le clergé peut facilement le contirô-ior grâce h la sujétion où il tient le mu-vrc-iacteur rural, il en sera autrement, et K la mesure pourra, par conséquent, être appliquée sans inconvénient pour le service ». Prenez, par exemple, une commune du Xord de la province d'Anvers ou des Manches. On veuf, dans une période électorale, .v - propager la presse anticléricale. Les partis font des sacrifices, les particuliers se dévouent pour expédier des milliers dt journaux à des personnes susceptibles d'éducation politique. Le cire, l'agent électoral puissant, audacieux. sans vergogne, sans , scrupule, pour qui ia fin justifie les moyens, connaîtra vite 'e nom des personnes du village ou de .n petite ville auxquelles est fait gratuitement le service de tel journal antigouvernemental.Ah! le fermier X... reçoit Le Peuple \ ah! le cultivateur Z... lit La Vlandre Libérale ou un petit journal flamand de propagande socialiste ! M. le curé, rie fera qu'un bond chez l'électeur dont le facteur des postes, le pauvre « piéton » des communes rurales n'^ra pas osé taire le nom par peur de la haine sacerdotale. Kt ce curé ou, à son défaut, l'agent électoral l'h< mine à tout faire d'à seigneur, du hobereau de Village, propriétaire de fermes el grand loueur de terres arables, viendra clrçz le paysan et obtiendra aisément de sa faiblesse, de sa terreur d'être atteint dans ses pauvres petits intérêts, la signature nécessaire peur me le percepteur des j>ostes ne lui expédie plus le journal qui pourrait l'éclairer sur ses droits et lui révéler l'abominable régime que te pays subit depuis trente ans. ' » Curé ou agent du châtelain aura 4es .formulés préparées : et au besoin il trompera sfins pudeur le malheureux .électeur sur la portée exacte de la pièce qu'il lui fera signer. Voilà, le danger d<e la mesure véritablement jésuitique qui vient d'ôtre notifiée à fous les directeurs des postes. C'est sous une forme indirecte, bien plus dangireuse qu'une mesure radicale et nette, le rétablissement de la censure vis-à-vis <|es.iournaux_hostiles au couvernenuv**- C'est une grave atteinte h la liberté de toi presse, à la liberté de la propagande d à la liberlé de la.correspondance. Aussi bien cet acte d'arbitraire ne doil-il pas nous étonner de la part d'un gouvernement qui interdit de lire certains journaux dans les casernes, qui naguère empêchait la vente du Peuple dans les gares. Mais il nous parait impossible que tout cela se passe sans qu'une protestation énergique ne soit portée à la tribune de la Chambre. ■ M. le ministre des postes doit des explications au pays ; il en doit à la Presse. Il ne peut pns être permis fi un gouvernement d'escamoter la liberté de la propagande et la Mberlé de la Presse, alors qu'il a le monopole de la distribution de la correspondance postale. Les débats parlementaires éclaireront, en tout cas, Les électeurs sur leurs droits et ilr-seront prévenus contre les tentatives éventuelles du clergé do leur faire renoncer au droit de recevoir journaux et brochures autres que ceux approuvés par l'Eglise. JULES NOIR-FA LISE Autour du Parlement CHEZ LES XXXI La Zwanze-Comniission va-t elle se décider à travailler sérieusement, el à donner" son avis sur les divers systèmes électoraux, ce qui «st la'seule chose qu'on songe h lui demander? M. Destrée l'y a conviée dans sa séance de mercredi en demandant que l'on constitue une sous-Commission chargée d'élaborer un plan de travail. MM. t'Kint de R xlenbeekc, président; Wax-weilcr et Vanden Heuvél ont acepeté cette mission,INCIDENT REGLE A la suite de violents incidents surgis pendant lu discussion au sujet des Conseils des Hospices, au Conseil communal ce Bruxejles, M. Depage avait envoyé ses témoins à M. !.<•-monnier. Celui-ci avait, prié ses amis, M.V1. Lo-rand et Maurice Feron do défendre ses intérêts, tandis que le docteur Depage avait choisi comme témoins le commandant Dubreucq et jM. A'rispach-Puissant. Après des 'palubres qui ont duré deux jours, les témoins ont rédigé, au Palais de la Nation, . un long procès-verbal d'où il résulte que les paroles de M. Leinonnier ne constituaient pas des offenses pou- le d (jeteur Depage. AU CONSEIL PARLEMENTAIRE DU COMMERCE Le Conseil Parlementaire du Commerce s'est réuni mercredi après-midi, dans une des salles du Sénat, sous la présidence -du baron Des-• eaimps-David. Le Conseil a désigné les trois notabilités étrangères au Parlement dont >011 règlement avait prévu la nom.nation : MM Ernest Solvuy, Jadot et Bwnge. M.. Eugène Baie, secrétaire général du commerce. a rendu compte de la mission qui lui fut confié; par le Conseil et par un groupe important de "parlement à ires anglais, de pressentir les prinepaux Parlements d'Eiuroi>e sur la constitution, sous forme permanente, d'une conférence interparlementairv: de-droit commercial.La proposition a été accueillie avec une grande faveur au Palais Bourbon, au Reichslag, à. la Douma et. "au Confe'l de l'empire russe. Dès à présent, le succès de la Conférence est ■ assuré. Elle aura lieu ies 18,'19 et 20 juin pro-- chain. M. E. Baie a été chargé d'aller inviter à cette première Conférence les parlementaires suisses, hongrois et italiens. Plusieurs questions importantes sont déjà proposées par divers Parlements. Un projet de statuts s°ra soumis à la Conférence de juin. Le Conseil a décidé de s'adjoindre MM. Yil Elewyck et Corty. ~ • LA MARINE MARCHANDE La Commission spéciale chargée d'examiner la proposition de toi déposé; par M. Franck et instituant un tribunal discip.inairo dé la marine . marchande s'est réun e mercredi. Le principe de la proposition n élé approuvé h l'unanimité : il a été reconnu par tous les membres qu'il- était urgent de doter notre marine marchande et nos officiers d'une juridiction d'enquête et de discipline. On a également reconnu qu'il était naturel de donner Anvers comme siège à ce tribunal. Une discussion s'est élevée sur le choix de la Cour d'appel qui aura à connaître de l'appel des décisions de Ce tribunal; les uns ont préconisé Bruxelles, comme le fait M. Franck, les autres se sont prononcés pour Gand. M. De Meester a été dés'gné comme rapporteur. Dans les Balkans UN AVIS DE LA TRIPLE ALLIANCE Paris, il. — On mande de Londres au Temps : I.es ambassadeurs de la Triple Albance ont fait savoir que leurs gouvernements considéraient ;ju il \ aurait un grave danger à laisser Ja situa; ion en Albanie se prolonger'et se développer telle qu'elle est. Ils ont donc stipulé qu il convenait de donner au prince Wied les moyens J'entrer en fonction, d'où une avance de H» millions. , . Dans les milieux diplomatiques anglais, on considère, que celle avance est au moins incorrecte dans ia forme, attendu que les gouvernements autrichien et italien qui n'ont en mains aucune reconnaissance des puissances de leur intérêt spécial, n'ont même pas fait connaître leurs intentions aux autres gouvernements européens.UN ALLEMAND A SCUTARI Paris, 11. — Le correspondant du Temps à St-Pétersbourg télégraphie : On apprend ici que les Allemands auraient l'intention de fa're placer au commandement de Scutart un officier de la mission Sandcrs à la place du colonel Dronsart, nommé adjoint au chef d'état-major et qui ne fut pas remp.acé à son premier poste. POUR LE MAINTIEN DE LA PAIX On mande de Berlin au Temps : Les négociations se poursuivent entre Bucarest et Athènes d'une part, et entre Bucarest et Belgrade de l'autre. Elles aboutiront, selon toute >raisemblance. a des traités à peu près analogues à ceux que conclut, avant la guerre, la Bulgarie avec les différents Etats balkaniques. Os traites, toutefois, auront uniquement; pour objectif le maintien de la paix de Bucarest. L'ALLIANCE GREC0-SERB0-R0UMA*1NE Londres, 11. — Une note communiquée aux journaux, dit : p D'après les renseignements recueil.îs dans tes cercles diplomatiques, la mission remplie jKir M. \ enizelos a, entre autres résultats, consolidé les relations entre la Roumanie, la Grèce et a Serbie. L'arrangement déjà existant entre la Grèce et la Serbie en vue d'une action dans certaines éventualités, a été confirmée. Dans le cas où la Grèce serait attaquée par la Turquie seule, les autres puissances n'interviendraient pas; mais, suivant l'accord conc.u, si la Bulgarie se joignait a la Turquie, la Roumanie et la Serbie seraient certainement engagées envers la Grèce. Il' n'y a aucun doute que si la Bulgarie menaçait la Grèce en aidant la Turquie même indirectement, la Roumanie serait tenue d'intervenir. UN DOUTE DU TSAR DE BULGARIE Sofia, 11. — Recevant une Commission américaine, 'e roi a cxprvné le désir de visiter l'Amérique au printemps prochain, si la situation le lui permet. ■ ' à fbtranger PETITE CHRONIQUE D'ESPAGNE LE DOCTEUR SIMARRO ET LES \ A'-ENUENS — LE ROMAN DE DOLORIvS ET LA FOLIE ' DES GRANDEURS. - UNE MYSTERIEUSE DISPARITION. ,— . Barcelone, 10. — Les journaux de Valence annoncent que les éléments démoeraîes cl réformistes de cette ville ont proclamé :-a candidature du Dr Simarro. professeur de l'Université de Madrid, aux prochaines élections législatives^ Un sait que le professeur Luis Simarro est l'auteur' d'un livre sensationnel et volumineux démontrant l'innocence absolue de Francisco Ferrer, le noble martyr de Montjuich, et. c'est ù, cette circonstance qu'il doit son immense popularité dans tous tes milieux démocratiques, républicains et ouvriers d'Espagne. Une jeune servante de notre ville, nommée Dolorès. était sur le point de se marier, et pour, ajouter à ses mérites, elle avait fait miroiter aux yeux de son fiancé la possession de deux livrets de la Caisse d'épargne. Hélas ! ces économies n'existaient que dans l'imagination de Dolorès. qui se vit. fort embarrassée lorsque son fiancé la pria de retirer ses fonds pour acheter son trousseau. Dolorès est douée d une imagination fertile. Afin de se tirer du mauvais pas où elle s'était engagée, elle eut l'idée de simuler avoir été victime d'une agression suivie de vol. Au sortir de la Caisse d'épargne, deux individus, prétendit-elle, se jetèrent sur elle, la terrassèrent el la dépouillèrent d'une somme de l'jo pesetas. Indigné h ce récit, 'e fiancé déposa une plain-et les gendarmes se livrèrent à une minutieuse enquête, dont on devine sans peine le résultat. Dolorès, éplorêo, . avoua sa faute, mais la ■Justice ne lui fut. pas indulgente, et actuelle-' ment la pauvre servante, sous les verrous; médite sur les dangers de vouloir trop dorer une pilule qui, finalement, n'était peut-être pas si dure à avaler. * Une affaire fort mystérieuse préoccupe l'opinion des Barcelonais. Depuis, plusieurs_ jours.. on avait signalé la disparition ne i\i. .tose Miret, âgé de 43 ans, marié, habitant Barcelone, Or, h la suite d'une dénonciation, la police vient de faire une perquisition dans 1111 magasin situé rue de Sancristo, dans un faubourg de notre ville. Il paraîtrait que la personne recherchée a été aperçue , pour la dernière fois dans ce magasin, sans qu'on l'ait vue ressortir. Ce qui a augmenté les soupçons, c'est qu'on a fait combler récemment un trou qui existait dans un coin, du magasin, dont le propriétaire a été arrêté. ... ~ PETITE CHRONIQUE D'ALLEMAGNE QUELQUES CHIFFRES DU NOUVEAU BUDGET DE LA VILLE DE BERLIN. - UNE HISTOIRE DE MORALE CLERICALE. Le Conseil échevinal de la ville de Berlin a terminé les jours derniers la discussion de son budget pour l'exercice 1914-1915. Le nouveau budget balance en recettes et en dépenses par 40S millions de marks. Il es't prévu les excédents suivants : 14 y, millions des propriétés immobilières et des privilèges, 8 y, millions des usines municipales et 95 y millions des impôts. Ces derniers se répartissent comme suit: 4-1.2 millions de l'impôt sur le revenu, 29.5 millions de l'impôt foncier, 14.38 millions de patentes. I million des contributions sur la bière, 1.05 de la taxe sur les ch.eus, 1 million de l'impôt sur les cinémas, etc." Les chapitres suivants exigent des suppléments, c'est-à-dire que les recettes ne couvrent pas les dépenses : le budget de l'instruction. 39.07 millions, le budget des pauvres, 19.2 millions, le budget des installations sanitaires, 12.3 millions, les chap.lres police, tribunaux, étal-civil et militaire, 10 3/4 millions, éclairage public, nettoyage des rues, administration des parcs publics et des cimetières, 10.45 millions, les constructions, 5.10 millions, frais d'administration, 20.23 millions, etc. La discussion du budget commencera le 19 février au Conseil municipal. Après de longues hésitations, qui ont duré près de deux mois, le ministère de l'intérieur de Bavière s'est enfin décidé à faire ouvrir une enquête au sujet de la singulière affaire de la disparition d'un gros lot. La presse socialiste avait révélé en décembre dernier celte affaire, qui date de 1902. Une pieuse Société, «Marianum», qui est sous la direction du clergé, avait organisé, avec l'autorisation ministérielle naturellement, une loterie dont la partie commerciale avait été confiée à la maison A. el B. Schuler, de Munich. Le gros lot de 30.000 marks ne fut jamais réclamé, ce dont profita naturellement la bonne œuvre cléricale. Le tirage avait eu lieu en 1901. A quelque temps de là, la maison Schuler écrivit au président de la Société, un curé du nom de Wagner, la lettre suivante : « Nous et notre personnel avons gardé vis ci vis de « l'heureux gagnant » du gros lot, dont nous connaissons parfaitement l'adresse, le plus profond secret, quoi que le gagnant nous eût richement récompensé si nous l'en avions informé. Cette fidélité, ce zèle et cette discrétion de notre personnel, vous 11e les auriez trouvés dans aucune autre maison. Votre Société honorera sans doute et rétribuera ces qualités de notre personnel. » Et la maison demandait pour elle une rétribution de 3.000 marks el de 1.500 marks pour ses employés. Le curé Wagner répondit que si la Société croit devoir se refuser h se soumettre aux exigences de la maison Schuler, elle reconnaît pourtant les bons services et le zèle de la maison.Dans la presse de Munich, on publia qu'à la séance dii bureau de la cléricale Société, un des membres aurait fait remarquer que l'affaire n'était pas très propre. Naturellement, l'obligation pour la Société de payer le gros lot est prescrite depuis longtemps. Il faudra voir si les tribunaux peuvent encore intervenir. Le ministère clérical s'est décidé avec peine à ordonner une enquête, mais finalement il a bien fallu faire quelque chose pour ne pas avoir l'air de se rendre'complice de celte morale singulière des saints personnages du « Marianum ». De .bien jolis cocos, comme on voit, que ces ' saints personnages ! O honnête et pieuse Allemagne, voilà bien de les coups. FRANCE UN VAPEUR BELGE DANS LA TEMPETE Brest, 11. — La tempêté souffle su.- ia côte. La mer est démontée. Le vapeur he!g^ Minisire de À'' , all vnt d'Anvers au B « " k-sailli au large d'Ouessant par d'énormes vagues qui ont emporté plusieurs compartiments du pont. Le vapeur a relâché à Brest avec de sérieuses avaries. Plusieurs autres navires viennent s'abriter dans la rade. allemagne ! L'ALSACE-LORRAINE TAXE LE KAISER Strasbourg, 11. — Dans sa séance .'do cet! après-midi, le Parlement d'Alsace-Lorraine con-i linue la discussion du budget. Parlai?! sur le-chapitra qui concerne l'impôt! direct, le sous-secrétaire d'Etat aux finances,î M. Koëhler, déclare ne pouvoir donner le chif-J fre exact des apitaux dont l'impôt de guerre aj provoqué l'exode. II affirme cependant qu'il y a lieu d'être satis-! fait des déclarations de fortunes qui ont été faites à cette occasion. La deuxième Chambre impose ensuite, par 23 voix contre 22 et 5 abstention s le fonds de grâce. dç. P^mpereur de 100,000 mfurks., imposition qu:. ra.nnée dernière, avait, eie reiusee et qui, celte année encore, avait été refusée par deux fois par la Commission. g-- Ce? é-e parti d'à Oentre qui a rendu le vote possible. L'HERITIER DU TRONE BOUDE Berlin, 1-2. — Au dernier moment, le kron-prinz a déclaré qu'il n'assisterait pas co soir au bal de la Cour. Ce fait est vivement commenté. LE CHANCELIER CONTRE LES SOCIALISTES Berlin, 12. — Au cours du banquet du Conseil de ragiûoultuire. le chancelier de l'Empire a prononce un discours, dont voici le texte : Nous tous, qaii contribuons à mettre en valeur b sol natal, sommes satisfaits que le temps n'est p'I.us où l'agriculture avait à lutter pour conserver sa pliaoe et flaire admettre son importance dans La vie économique allemande. Celte amélioration de sa condition, l'agriculture allemande lie reconnaîtra d'autant plus franchement qu'elle a conscience que La sollicitude du gouvernement pour elle ne se ralentira pas. La comte Schwerin nous a Pait franchir le cercle des intérêle agricoles pour nous conduire dans le champ de La -politique. Eon-no récolte, telle doit être, il 1110 semble, la. note générale de l'année qui vient de s'écoulc-r. Je ne prétends pas. présenter lies dilTiculté^He la situation intérieure' oom'ms moins graves qu'elles ne le sont en réalité.Nous som.m.s en tout oas tous d'accord sur;' ce point qu'ave.; un parti dont Urs efforts ten-, dent à miner les Fondements de l'empire et de notre monarchie, uv<ec un parti dont l'orgueil s'est acoru à la suite d'un girand succès électoral, il n'est p-as possible di3 pactiser et que nous ne pouvons que te combat Ire. Les paroles si résolues et si pleines de courage que vien-t. do prononcer le comte Schwerin, sont le gage que dans cette baiaillo les agriculteurs allemands sé t: ou ver ont au premier rang. M. .S. hwerin a raison. Si nous sommes découragés, nous 11e pouvons pas vaincre. Nous vivons à une époque d'inertie et d-i'.ns les questions de poJii.que intérieure, en présence des-conjonctures auxquelles nous avons maintenant à faire face, nous aimons malheureusement à nous enfoncer davantage dans nos propres faiblesses. - Voilà que celle vieille tare de l'Allemagne, le particularisme, vient de nouveau c!e faire son apparition; Ces divisions doivent disparaître. Quand l'ennemi se dresse devant nous en un' groupe menaçant, si nous nous livrons au particularisme el à ses divisions, nous 11e faisons que mettre en conflit des forces dont l'union nous est nécessaire. Je serai certainement bien compris dans celle oneeinte en posant cette question : Devons-nous, en présence des efforts faits pour dénaturer les-institutions démocratiques que les fondateurs de l'empire omt créées avec des intentions nettement déclarées, laisser les diverses branches de la nationalité croupir dans les tendances parti-, cularisles ? Devons-nous chercher une aide et un secours dans ces mêmes tendances particula-ristes ? Souvenez-vous de ce qui, au cours de ces der-, mères dizaines d'années, nous a maintenus unis, et a fait notre force en dépit même des opposi-. lions politiques, de ce qui fait votire force encore aujourd'hui et de ce qui doit contmuer à la faire encore dans l'avenir. C'est l'œuvre à laquelle la totalité des forces; de la notion a pu s'employer librement et qui,' se mettant au service die toutes les aspirations nationales et. de toutes les tentatives d'expansion mondiiale nous pousse sans relâche à de nouvelles entreprises. Groupant, en un faisceau tous les éléments de l'empire (pie guide la conscience des intérêts de l'Etat, cet esprit du travail sera assez puissant pour contenir les forces qui loin de chercher à consolider e tà améliorer l'édifice des institutions d'Etat, s'efforce, au milieu de l'agitation fiévreuse de notre époque, de les désagréger el de les ruiner. angleterre A LA CHAMBRE DES COMMUNES Lon-dres, 11. — On reprend la discussion de l'amendement de M. Long. M Carson déclare que, bien que le discours de M. Asquilh aît.fait faire un pas de plus à la situation en jugeant ceite dernière grave, le discours, pour 1-uii, est un désappointement complet. M. C' rson ajoute que l'Uteter ne désire pas de concessions, mais veut ieul'ment qu'on le laisse tranquille. Lord Lorebiurne s >uii^n ■ te courage et loyauté du discours du irône. qui reconnaît la gravité de la situation. La dissolution de la Ch.nnbre des Communes no serait qu'un ajournement et non uno solution di3 la question. Le bill du Home-Rule est une honno mesure ; mais un accord _ amiable vaudrait encore mieux. Le dang.r n'est pas tant dans une guerre civile que dans la conti-iiue.Lon du mécontentement de l'Irlande. Le fédéralisme met li a un terme à la difficulté. Lord Loreburne fat appel à la conciliation. Lord Lainsdcwne. affirme que tout te .nonde v?ut un arrai/gement amiable. Il faudra lui donner la garantie que s?s intérêts seront sauvegardés ainsi que ceux de tous les unionistes en général La seule ligne de conduite d'un Gouvernement véritablement démocratique et loyal est de formuler tous, les amendements qu'il jugera nécessaires et de consulter ensuite Ie_paysr î.ord Haldane reconnaît que le bill du Ilome-luilo actuellement soumis aux Chambres, n'a jamais été soumis au pays dans celte forme concrète Tous les principes en ont été généralement discu..s. Aucun règlement, aucune en-tente 11e sont possibles, à moins que les unionistes ne fassent savoir qu'ils sont prêts à accepter le principe du bill. Sir Edward Carson continue son discours. Il indique que, d'après le discours de M. Asquith. l'exclusion de l'Ulster ne sera pas en contradiction avec les principes du bill de Home Rulc. D'ailleurs, si l'on tentait, de contraindre l'Ulster h se soumettre à un Parlement siégeant à Dublin. ce serait provoquer une résistance armée à laquelle l'orateur irait prendre part. M. Redmond déclare que les nationalistes sont tout disposés à accepter uno proposition de règlement amiable, mais l'initiative aurait dû venir de l'opposition et non du gouvernement. 11 est absolument scandaleux de prétendre que les nn-lionalistes 11e désirent que profiter des impôts payés pai l'Ulster. Il ne faut pas parler de guerre civile. Il importe que le nouveau Parlement irlandais ne débute pas au milieu de conflits entre compatriotes. N ARGUMENT POUR LE DESARMEMENT ' Truro, 1?— M. Georges Lambert, lord civil de l'amirauté, a déclaré, dûns un discours : nAvec l'argent que coûte un seul dreadnought, on pourrait construire dix mille maisons de paysans.» Il livre celte observation à la méditation des peuples de tous les pays du monde. M. Lloyd George dit que si jusqu'ici le gouvernement n'a pas formulé publiquement un umendement au bill du Home Rulc, c'est qu'il •avait le souci d'assurer la paix. Aujourd'hui, qu'il se trouve clans la Chambre face à face ave-: l'opposition, il est prêt à causer avec elle et d'ici quelques semaines la situation peut être entièrement modifiée. Le gouvernement formulera des propositions soiis sa propro responsabilité. qui est lia plus lourde qui ait jamais incombé à un gouvernement, mais la responsabilité n'en sera pas moins lourde pour l'opivosi-Lcm,. Le £Ouveri f2ment ira jusqu'aux extrêmes limites cks conco sions possibles sans déroger au principe du bill. Il ne trahira pas la con-Da.nce de la majorité des Irlandais. Si. après avoir tout fait pour apaiser la crise de l'Ulster, il tremblait jamais -devant la menace de la violence, il manquerait à son devoir. M. Bon air Law répend que l'opposition est prête à assumer toute la"responsabilité, mais la responsabilité qui pèse sur le premier ministre est. vraiment très grave. Le gouvernement a enfin reconnu que tes gens de l'UIsk ne pouvaient i as être L'ailés eu esclaves, qu'ils vivent dans d \s conditions spéciales, qu'ils forment uno entité à part et q u 'à aucune élection le pays n'avait donné mandat au gouvernement de leur imposer par la force, un système d-e gouvernement qui Leur- répugne. M. Bonar Law ■demande à M. Asquith de faire connaître ses propositions. LE VOTE T.a Chambré c/es Communes a repoussé, par 333 voix contre 296 l'amendement de M. Long. russie L'AFFAIRE POUTILOFF REGLEE St-Pêtëvsl)Ourg, 11. — Les délégués financiers français et russes--se sont mis d'accord pour assure" de moitié par les uns et de moitié par les autres une augmentation du capital des usines Poutiloff. Celte augmentation sera de trente-quatre millions de roubles représentés par treize millions en actions et par 15 millions en obligations. Les millions restants serviront au rachat des chantiers Newsky. LES ALLEMANDS CHEZ POUTILOFF Sl-Pêtenbourg, 12. — Interrogé par des représentants de la presse parlementaire, à propos de l'interpellait'ion <lies nationalistes sur les sujets allemands employés dans les usines Poutiloff, le ministre a déclaré que bien que l'emploi d'étrangers rie soit pas désirable, il n'en résulte pourtant aucun danger pour l'Etat, oar ces usines ne fabriquent pas de parties secrètes des machines. Cependant, a poursuivi le ministre, aucune usine russe 11c peut se passer' d'étrangers. Dans trois ou quatre ans, lorsque nous posséderons un personnel national d'ingénieurs et de techniciens, nous déciderons que nul étranger ne soit employé dans les usines privées chargées de l'exécution des commandes d'e la marine russe. M. KOKOVTZOFF DEMISSIONNE Sl-Pôlersbourg, 12. — M. Kokov'tzofif, président du Conseil ét ministre des finanœs, a donné sa démission. La situation de M. Kokovtzoff était, devenue récemment assez difficile, en raison de l'opposition du Conseil d'Empire el des tiraillements au sein du. ministère. D'autre part, l'état de santé dm président était précaire. Toutefois,son départ n'était pas prévu si tôt. TURQUIE ; LA CONVENTION AVEC LA RUSSIE Conslanlinople, 12. — Voici des précisions sur les points principaux de l'accord turco-russe : Tous les vilayets de l'Anatolie sont divisés suivant les nécessités géographiques en inspecto*. rats généraux. | La Porte nommera les inspecteurs. Ceux dé^lr gnés aux vilayets de l'Est de l'Anatolie seront choisis dans les Délits Etals européens» •- - - — Feuilleton du Journal de Gand 1 __ . . 4 . ., . . Un® p'iUie Cllûude tombait par torrents. L'écume fouettait l'air comme une rafale ^ - de poussière Les vagues, rudes et drues, Il fi ïï 7Ï3 ÎPÏI Tà TE fl 15"! venaient se heurter aux falaises, qu'elles J h II rÏI B" Il LP 91 li L1 escaladaient et.mordaient avec des siffle- HsîSliiB P laSï H l"l monts d'iiydre^ju deferler sur les galets. Il fl il ! il 1 11 II IliJ Celles, par un temps pareil, pns un ba- 0 " teau 11e se fût'aventuré au jarge. <% H&viv ^ ^ Abordons dans cette crique où, derrière PAR > , une ceinture de rochers, une chaloupe vide {/ est amarrée à l'abri du regard des hommes JPcLTll MAHA.L1N comme des assauts de la bourrasque. i&fè'&ÏÙ&z '■ ^ quelque distance dans les terres, voici les grottes de Crozon. Quand le voyageur. y pénètre avec uni Il M MfWft ïïFîï? AÎT ï) A Ptlf? gu-ide, porteur d'une torche, les parois de Url illllAin!l Au ilAuilii cette subslrûction naturelle brillent à la flamme comme si on les avait parsemées de paillettes Des grappes de stalactites ~ scintillent partout. PPFMTrnF PARTIE Mais le soir, où nous nous v introdiui- 1 " 1 sons, il n'y avait là d'autre lumière que V/i. « ■ celle d'un fou dé bois vert dont la fumée r montait épaisse et blanchâtre. • LE NUMÉRO 2647 Autour de ce feu, dix personnages étaient - Un onzième, accroupi, au dehors, sur une 1 - ] pierre, semblait veiller sur la chaloupe. 1 ' Parmi les dix compagnons réunis près r rc mm -ruc nn-'rrfSvnv " ^ brasier' ne™f étaient accoutrés d'u.rie oa- uKUii-bô ulj uiiua'j.n saque d'un rouge brun et d'un pantalon ^ pronieraur oui, à Brest, arpente les d'un jaune sa!e celle-là en lafac, celui-ci alfes'de ce cvuJ d'Ajot suspenZ en 1er- ttwiSée de '■«se au-dessus de la mer et d'où la vue -!?' f. S/ rangée de wISST- ™^ld%TSa!Sc^ ù» Wnet ou vert, avec un numé- <m fond, 'plus loin qœ' lie 'Ronde et «• sur le devant, couvrait leur tête oa- 2S'™ debn^f 'rTrrairfV™ Wns lo lecteur • VO(IS!'n. Cette chaîne, rivee à la che- . Un de ces grains comme il en arrive en ™ fo£ ZnniïVUï' juillet s'était abattu sur la rade et la par- ® irnSll? «SivîSîlî courait comme un lion bondit et ou €b6.s ndaptait k un croch«t soutenu de l'une à l'autre se faisait au moyen d'un anneau de jonction. Le dixième individu portait une capote d'uniforme grise, avec un galon sur la manche, et un pantalon de drap bleu foncé à. passe-poil blanc. Un sabre d'infaniterie, cfe l'ancien modèle, dit briquet, pendait à son flanc, accroché à un baudrier de cuir noir. Une carabine à baïonnette reposait entre ses genoux. Lorsquun éclair jetait sur ce groupe une clarté momentanée, toutes sortes de silhouettes émergeaient brusquement de l'ombre : grimaçantes, bestiales, farouches, sataniques — telles qu'on en entrevoit dans la brume fantastique du rêve ou l'oppression douloureuse du cauchemar. Le personnage à l'uniforme accusait une cinquantaine d'années. Un vieux soldat, à en croire sa redoutable paire de moustaches. Un grognard à l'humeur bourrue et h 1 intelligence bornée, si l'on s'en rapportait à sa physionomie canine et à l'expression à la fois brutale et stupide de ses yeux. Ce dernier était un sergent de la chiour-me.Les autres étaient des forçats. C'était pareillement un forçat, celui que l'on avait commis à la garde de l'embarcation : un forçat en chaussette, comme l'on appelle, en argot, le condamné à oui sa bonne conduite a mérité La faveur d'être débarrassé de ses fers et laissé libre h l'intérieur du ba.gne. Son bonnet rouge dénonçait un condamné à temps. Le bonnet vert, était la coiffure des condamnés à perpétuité.I^a tourmente qui sévissait à l'extérieur se reflétait sur la figure du sergent, dont les gros sourcils moutonnaient comme deux nuages prêts à crever : — Mille noms d'un nom ! grommela-t-U à un instant, voilà le soir qui tombe en plein; le canon \a tonner là-bas la fermeture de la boutique, et du diab'e si ce failli chien çsi %i\ pa&œ s'accctfmir ( Vqu* allez voir que nous serons obligés de coucher ici 1..., — C'est bien comme ça que nous l'entendons, riposta une voix goguenarde, qui avait cet accent traînard propre aux faubouriens oe Paris. Essayez un peu de démarrer ! Le sabot capoterait avant d'être seulement à quatre brasses.de la côte !... . Le sous-officier haussa les épaules. — Le beau malheur, quand une jolie collection de coquins de votre .acabit boirait une goutte à la grande tasse ! Un fameux débarras pour la société ! Ce n'est pas elle qui s'en plaindrait au commissaire géné; ral ! — Oui, mais c'est qu'en buvant, nous trinquerions ensemble, vertueux papa Ro-billard. Or, vous n'êtes pas si pressé de vous gargariser le fusil avec du bouillon de grenouilles. La couleur politique de votre nez s'y oppose... Le «vertueux papa Ro billard » étendit, la main vers un rotin placé auprès de lui. — Toi. Chamboran. mauvaise drogue, il va pleuvoir g es coups de houssine, et lu seras souc la gouttière. Une voix doucereuse intervint.: — Voyons, parlons raison, sergent. Ce matin, l'adjudant commande six rouges et quatre verts — dont une chaussette, — pour aller, avec vous, dans une embarcation, porter à Quélern des matériaux pour la batterie en construction. Vous nous y emmenez, moi et les camarades. Nous travaillions toute la journée, comme si nous n'avions jamais fait que remuer des sacs de plâtre, des charpentes et des moellons, et avec tant d'abnégation, que vous n'avez pas eu un reproche à nous adresser — sur le dos. . — Eh bien, anrès, l'abbé?... Langue de sucre et de miel !... Tu tâches de m'ernbo-biner. . — Au zetour, un grain éclate ; il nous jette sur Crozon ; nous nous réfugions dans tes gvotUs ei n$us ^ altemtous & imt soit tenab'e... Nous y attendons jusqu'à demain... en nous reposant, en nous séchant, en .causant de nos petites affaires... . — Et demain, moi aussi, on me casse de mon grade, si on'ne me colle pas de la prison... Et j'ai d;e la famille, saperlotte !... Sans connler que je vous connais, mes chérubins, et que vous vous gêneriez vraiment pour proliter de l'endroit, de La nuit el du temps à cette fin de vous pousser de l'air. Une troisième voix s'éleva : — Abuser ainsi de la confiance d'un galant homme !... Cette hypothèse injurieuse.. Pour qui nous prenez-vous, cher monsieur Robillard ? — Monsieur Mayliand, l'ancien gants jaunes du boulevard des Italiens, je m« prendrais pour un imbécile, si j'écoutais vos rccamboles... Pour un imbécile, oui morbleu ! Or, personne n'a, Dieu merci, 1< droit d'ajouter ce prénom à ceux que j'a reçus dï mon parrain... — Alors, vous doutez de ma parole ? Le giarde-chiourme frappa du pied. — Il n'y a qu'une chose dont je ne dou te pas, c'est que vous allez vous rembar quer incontinent et du pied gauche, et qu< — ouand cette fichue tempête devrait noir avaler en route, — c'est sur le tolïard (li cle camp) de votre salle que vous vous ali gnerez, ce soir, pour roupiller! Il n'y a pa: de vent, de pluie, ni de vagues qui tien nent ! Quand je me suis une fois fourr< une idée dans la coloquinte, faut que ça cra que, tonnerre de Landerneau !... II. se leva, et avec un geste impérieux : — Allons, dérapons, et vivement, ou j( Vous flanque tous au cachot — histoire d'é pargner à l'administration la peine de bas siner vos dodos !... Il y eut un sourd grognement parmi Ici auditeurs. Mais ils demeurèrent immob'lns La face de dogue de l'argousin s'empour pra de colère ; 1 .rAM #rœ$M-8v Us & !.. llira bien qui l'ira le dernier !... Les 1ers, la double chaîne, le bâton à cliacuu !... rvrsdtine-ne répondit. Mais personne no bougea. Le sergent frappa sur la crosse d« sa carabine : -- Une tentative d'évasion!... Une révolte !... Prenez garde !... — Hé ! papa, ricana Chamboran, tâchez donc d'économiser la poudre du gouverne-ment. Vous n'avez qu'une seule cartouche dans le canon de votre joujou, et nous sommes ici nouf pour en bénéficier. Or, qui de neuf (Me un, — reste huit... Robillard, cramoisi de fureur, épaula son arme. — Tant pis ! fit-il, .je ne connais quia mon devoir. Arrive qui plante. Je tirq > dans le bloc... ; - Tirerez-vous sur ceci, compère? interrogea un nouvel interlocuteur. s Celui-ci était un vieillard dont les éclairs i d'une vie pleine d'aventures semblaient avoir bronzé la face,hachée de rides si pressées qu'elles ne pouvaient plus se déplisser et qu'elles formaient sur sa peau com nie les mailles treiltagées d'un masque de salle d'armes. Son nez, camus comme celui de la Mort, sa bouche sardonique, ses yeux narquois enchâssés sous un crâne démesuré, ses sourcils blancs, son dos voûté lui donnaient fi la fois l'aspect du Voltaire et du Nestor du bagne. C'en était la pâlria relie et le doyen. Chef de la tribu des Nathan, sa première condamnation remontait à l'an XIII de la République, et composée de six filles et de six gendres — fous voleurs, — sa famille réunissait sur ces diverses têtes deux cent neuf années de galères ou de prison. Sortant du groupe de ses compagnons, il avait fait un pas vers le garde-cbioirrme, , et, déboutonnant sa casaque, il lui présen-rart sa poitrine... ' Seulement, sur la ctiejni^é de grosse toile grise <jui recouvrait celle-ci, un morceau & âUPta» sa «Mrè ^ m

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Dit item is een uitgave in de reeks Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Gand van 1856 tot 1923.

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