Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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18 november 1918
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s.n. 1918, 18 November. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Geraadpleegd op 13 december 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/dz02z14g3d/
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Lundi 18 novembre ISM8 lO «Htinei l« «Hmér» / Ci* tuéi — N® 324 JOURNAL DE GAND HiCHCO OH.B Fl-.^I^URIES T iON Jfc AOMiWK V Ri 7 'QK A»«°iie«i fr. 0,J01a ligie. Réclames (irait lti ainoices) 1 fr, A>OlfN*MHIT» la ligi*. Réclamas »n Chroniqi* gantois* «k dans la ceris 4» GANB — 3, RUE DE FLANDRE, 3 — GAND jéirial J fr. 1» ligie. Iiifermatiena financière* «t Réparatiaau DEUX FRANCS PAR MOIS Judiciaires 5 fr. la ligie. — 0* trait» à forfait pear las anneace» n «i soiriMt répétée». Autorisé par la Cansura Ouf II Tmiz ; taisiez moi ven raeenter lue hiitoir». lli'j a pat plu leigtemp* *u'ne dizaine dt joirc, j« ne levai». d» graad matia, .frai» «t ditpo», tout g»ill»r»t, eoiteat d» peiveir oivrir m» f»»4tr» »t d» happer ^aelquee bouffée» d» cet air embaumé tl'on «e reepire qu'ai momeat di l»v»r 4i «éleil. J« 4e*cendi* faire ui boat d» prem»na4e. Il fait t»ii dire, »a eftet, qi» j» po»ié4e, d»rrièr» la maiton q»i abrit» la mit moi af adémie déeharite par cinqiaate-et-in mei» 4e • Kultar *» petit jardin. quelque! mètres carré» où j'arai» ciltivé ui» demi-douiaint 4» plantai 4e tabac «t qui, »l d»hor» d» e»» foiction». sert à m femme i joirnée cor»™» « lochting • pour lécher 1» lin?» Don», j'allai m'y dégoirdir la» giibollei en contemplant non tabac avec la «aroireuse idée qu» celii-là, du maint. »e •trait pa» livré à la « Tabakieitrale ». Qielle belle joirn*e »n peripectiTe. Là-haut, 4an» la ciel. l'a»tr» d» la lumièr» — ai»»i ainit dit Hxmlet — collait de» flot» d» poarpre enr les branche» d» «on »h»r petit îoitetier. Ab! c» petit îoiietier, comme j» l'aime ! Et quel plai'ir de erequer »»» fruits perionnellement récelté*. Un graad tourne-el. traa»foc«é »n ■ail» pleireur par mité des.iatempériei de la »ai»«n, m» rappela ai vieille tant» < 4e ticre -, comme oa dit à (îand J» 4trait lui ptrter 1» joar mêm» le» grain»» toigntitf-meit séché*-» d» «e toitiesol poir son iniqut compagnon : »o 'i»« p»rr»quet 4o*t la seul talent eoniiste à crier toit»» Ut d»n minutes « K« a»s » U t * ut qie j'avoie q»» si c» l'en pas trè» fnrt, Coco 1» lait quand roèm-tréi „itl ; à l'entend », «n te croyait vraiment lievan *n jri"*iiét de lu « Passzentrale Pe»<Unt 4tt" * mf faisait cette réflexiôii «n-îr»nue. in»« yeli é *.hi« furent brusquement atti un in patit ■ trtre'de terre molle qui J, f l'.ir de »e meavoi' htt.1i rapidité d'as er«be Çiel ! Que pou* it être ce phénomène inquié'ant? Us tremblemeit déterré agitait-i! quç'qu' p <tx l'éeovee ter: -stre? lïe Vé are ,om »■ ç iit-il 4* aWVMt i faire des yenne.s? La tranthé- de Calibra «'était-elle, de nouveau effondrée, bloqtant le caasl de Panam*, et se faitait »He tearir K 4es milliers de kilomètre» dans mon démoetatique bout de j*r-dia? Que non! J'eus bientôt la clef dn mystère M'tirnant d'une bêche mi niscile—relie qui se rrait dan* le temps k ue de mes petits Tieresx lonqu'il rilléeiatirait à Knoeke — j'attaquai 1» mamelon et fus usez ii»»reax 4'en extrair» la es ne du désastre : *n* tanp». ne superbe taupe n«ire. au poil liisairt. ai maseaa inervé. »e comprenant rien i la fnrieu e pression que iq,*< doig s fébriles lui imprimaient eatre la nuqae et l'occiput. Je commis un meurtre; je la tiai, no» pas pour lui coiperles pittes : j'ai suffisamment perdi de chopes au * teerlinsrbak » arec ttne patte de taape en poche pour ne plus croire à ses propriétés merreilleases de porte-veine. Non. Je mettai 1» radarre d» côté, décidé à lui enlever la peau pour »n faire faire m étii à cigarettes. J'étais précisément oecipé à l'»nr»uler dans rieux mort»'tid» teil» à roil» — 4ébris d iri» mariai»» de jardi» loi r»mi»e ai " T extil-b»schaffun»samt . — lor.qu'un vieoirni coup d» soniett» m» tt bondir. Diable ! Qui cela poivait-il bi»a être, à c»tt» h»*r» matinal»? Etait-»» peut-être n boch» à la reekereh» d» lain» oid»tuirr»? Heirns»-meit non. C'était toit »impl»m»it 1» fraidur q»; GQs procurait 4'kabitide an» mine» ration de riitndc. Il m'appartait, r» io»r là. an demi kilo 4» roa»tb»»f, dont <-oû dix «urc» (tnu« Us fraudants comptaient «u marc» »t igno-raitat U f aar), an kilo de ckirotea ituii patit» iiout'ill* d« naplite cour mon allumeir aatomatifi». Cammi c'était ■» koenm» i t»ut fair», at qi'il arait lac soeir qui traisportait i d»» corrtspoadaacas, j» lai r»nia un» lattr» poir Brixella» A» moment d» U congédier, m»i roisin m'accosta, klan roisin — il fait qi» j» roi» 1» 4ise — «it un petit iiduitriel dant l'ateli»r irait été réquisitionné par la ■ Baiditektion Uni la porte, ayaat refasé 4e trar>ill»r pour ■ eux >. mon homma passait •on temps à raus»r arec le» prUonnieri fiançai» i)ui étaient renu remplacer «es ouvriers. C'était à propo» d'un d» c»« raillunts ql'il m'accosta. « l)ita»-doic. fit-il l'auriez-vous pas par ha»ard m» riaille casqaeM.e. ? Il y a là. in d»s français qii a ptnla son bonn»i d» .polie», «t le mallieireux n'a plu» 4r. quoi ^e eoirrir la tête. » J» répondis que j'arais son affaire Kn aa clii d'oeil, j» fis pa»»»r par de»-»is 1» mir mitayei ui 4» m»» rieux courr» chef. »t au»»i un pu d» tabac, lesqueli objet» fur»nt acceptés par le brare • poil» > avec force démon»trati»n d» r»coanai»»anc». Toit ce qie i» riens de raconter n'arait pas pris an» demi-heure J'allai déjeuner, et me délecter au «xroureu mastic que le Comité noas fournissait son- l'ètiqiette -p*'n". 1 .rsqu» me» yeux tombèrent »ur un paquet d'imprimé» oublié la reille par un de m ex amis reiu en risite L» paqurt était ouvert. Ua délic.ate»»e natirell» — je ne me flatte pas mai-même, j» rous supplie 4e le croire — fut. rite sirmontée. Je jetai in coup d'oeil sur les billetin» et «on^tatai que c'était ine collection di • Teror4nungsblatt . de la Armée. La curiosi'é me pous-ant., je la feuilletai. Dieu ! m»- cheveux se dressèrent sur la tête, Qu' * vais e fait, malheareux que j'étais, depuis un' demi heure? Devant moi s'étalaient arrêté sur arrêté me rappelant coup sur coup les infractions erimin»lles que je venais de commettre d» la façon la plus innoceite di mnnde ! .Titrez plutôt Voici en résumé ce que j» trôurai : Arrêté du 28 juin 191siïné Sixt von A_r-min, relatif à la remi e du tabac à la Taba -zentrale». — Contrarentions : î ans de prison et 50.000 marcs d'amende. Arrê'é du lOaoti lV®. signé ron Schick-[ fuss. défendant la cueillette des fruits oléau'i-i neux. et eitcé-aitres, des noisettes Prinas prévues : C mois de pt ison et 3000 idai es 4 a-j mend» Ar été du 27 juillet 191*. du général »n chef Sixt ron Armin, »ur la déclaration des eraines de tournesol. Nonohservation : 3 ans et y 0 000 rnaici. Arrêté da même Sixt, en date du 12 mars 1S18: Toutes les peaux br»t»s (i-hevatix, vaches. bœufs loutres, taupes, etc ) doivent être remises à la « Hauterzentraie ,. Peines prévue» : 3 ans et 50.000 marcs. Arrêté du 9 mai 1918 di dit Sixt. obligeai la population civile à déclarer toutes les provisions d» toile à roil». — 5 ans »t 50 000 M Art été du 20 juillet 1918. encore de Sixt, prévoyant ine pein» de 3 ans de prison et une amende. 4e 10 000 mares pour celui qii achèterait de la viaid» à ui prix supérieur au prixmaxim»m de fr. 1,45 1» kg. Arrêté du J3 jiii 1918. toijours de SiU, »ur l'achat »n poudr» 4e chicoré». — 3 an*. 10 000 mare». Arrêté da JT janvier 1918, «îeore »t tou-jour* d» Siit, défendant l'achat 4» napht» pr»r»»ant érid»iument d» l'aynée. — Sanction : 1 an, 3.000 marc* Ariêté du 12 octobre l917,4oSixt (éridem-meit !) prévoyant dix ans de travail forcé» •t. s'il 1» fallait, applicatioi d» la loi martial», poar eaux qui a»raiaat engagé à la fraud» d» *orr»spon4aiees. Ariêté du 8 juillet 191S, pu d» Sixt, eett» fois, mais da »oa ami ron Sehiekfuti, m»na çant d» la pein* de mort qui»oiqi« procire rait à un prisonnitr allié de* rtt*m*nt» civils, •oit. en tout, «oit en partie. Arrtté 4» même r»n Schitkfun, «n daté 4i 12 aofit 1918, puiisiant (le 5 an» de priioi »t 20 000 mare» 4'aaen4* tout eitoyn belg» qui «'arrêterait dtrant ui prisonnier allié «t lui donneiait qu*lqi* «hos» (loirritun, tabac, ete ). Brr ! Faites 1» total : tous arriviz à 24 1/2 aas 4» prisan, 4ix ans 4t travaux forcés, : 2f.4,000 marcs d'imendi »t 1» m»rt, tout ««la pnur e» que l'être le pli» inoff»n»if du mo»4« (je crois qu» je ne me flatta pas) avait fait i dais l'espac» 4'une 4»mi-h»»r* u'était à rou» fair» attraper d» la eliair d* poil» poir 1* ra»tait 4» ros jours. S»ig»z-y donc: »t mon ciirr» fu» j'&r»is caché, »t mon mitelai de lain» que j'avai» mis dam un placard, et qu»lqu»ii nalhe.inuses baiteillés d* piqu»tti qu» j atii* »af»rmé«» 4ans un eoin, et n • Rotterdamsche Ceurant • qie j'arai» Il 1« ri»ill» au fend d'un «bstur W. C. »t»... Mail non, li j'arai» continué» i s»ng»r à tout cela. 4» serais dev»nu foi. Z»ie-ui pei, cemme disait l'autre : p»*r payer toute» m*s amei-des, j'aurais dû virr» plis loigtemp» qi« Uathu»al«m ; poir satisfaire aix exigence! pénale» 4« UV. lixt at Schickfn.il m'airait falla naîtr» et r»ia!tre. Ra»»l Gu»tar» airait sin» di»cnntiii»r dû der»nir in produit toijours réapparaissant 4» ia génératio» spontanée.Et dire que tout ç* e'e»t flii Ottf ! I Oaf 1 Nous en somm»s qiittes. Fini le» M. P., adiev -i Gribéuill» > 4« siiijtr» mémoire, R. 1. P. « Sc.herrewegzentral* » de toit aeeakit. La raisoa sneial» ■ Hokanzellerii et C» Guerres *t «onquitas »n fois tenr*s , a fl* par déiinier»»» l»ila*. N«» raill«nt» poilnsti «ont p*»é- *n «irateurs de la faillite. Onf! (■'est loi. Likret.i «otre «onpir de délirra.nef ss mêle un hallali 4e recoinaissahce enreri ceix i|ii n»u» oit délivrés, un pi^tix seuveiii à 'eirard 4» reix qii »oit tombés Ce n'eji qut depu • q»»lq»t'»joir» ^ne rioas aTens l'en ;ièra eon*cieie» 4« »» qie bous deraas à no; soldats Raoul Gustavi. Les Exposions Salan du «Coin da Rue» La deuxième exposition organisée dans ci local surpasse sa devancière en importance e en intérêt. Au groupement primitif, se sont joint: des adhérents nouveaux, notamment le sympa thique et fécond artiste A. Heins, dont les œuvre; garnissent tout un panneau de la salle. Au centri de celle-ci étincellent quelques pages de maîtrisi dont pourrait s'enorgueillir maint» galerie publique ou privée. C'est, d'abord, ce « Quai du Rosaire » df J. Morcnbaut, déjà, mais dont on ne se lasse pas d'admirer le charme poétique et grave. A côté, le « Quai St-Antoine » de Ferd. Willacrt, si pimpant et si clair, fait un harmonieux contraste : l'on ne saurait à laquelle donner la préférence entre ces deux interprétations de vieuj crins flamands, également séduisantes et justes, La « Vie de Château » de F. Willaert est uns délicieuse fantaisie d'automne, et son « Parc » est peut-être l'une des œuvres les plus ^vou^ reuses sorties de San pinceau. Dans ces colorations si lumineuses et si variées, dans cette touche nerveuse, alerte et légère, éclate la libre joie d'un artiste sûr de sa technique et amoureux de soa métier. Les granées gauaches de Raph. Robert révèlent un tempérament méditatif, une sensbili-lité personnelle et profonde, en même temps qu'une vision exceptionnellement coloriste. La « Maison ristique » et 1' « Hiver » sont des pages émouvantes, d'une rare originalité. Arth. Trtalliw a brassé avec vigueur ét maestria une vue des « Bords de la Lys » rutilants sous I* soleil d'été, et un solitaire « Moulin » de bois érigeant ses grande* aile* *ur le vaste horison de la campagne flamand». Devant ce spectacle si familier et si cher à nos yeux, on songe qu'ils sont rares; sans doute, ceux 4e no» vieux moulins qui ont échappé *u vandalisme des hardas teutonnes, et l'ont sait gré à l'artiste qui si souvent les a magnifiés dans son œuvre. D'ailleurs, si les barbares ont ravagé notre sol, ils l'ont rien pu sur la beauté de notre lumière et de nos ciels, et n»us verrons quand même, comme dans l'éclatante « Neige » d'Ocf. Soudan se dérouler en chaque saison de radieuses féeries. Celle que nous retrace ici le peintre est d'une telle fraîcheur qu'elle ferait pâlir tout autre paysage. Aussi a-t-on donné comme véisin» au beau morceau de Soudan, deux rayonnants tableaux de fleurs : des « Lilas blancs » de M*» Willacrt-Fontan, et un parterre de « Phlox roses » de M11" Qab. Swarts. Le talent de ces deux artistes se révèle également ici dans de lumineux intérieurs : pour la première, le « Cabaret zélan-dais » et la délicieuse « Maison flamande !►; pour la seconde, < la Vérandah », avec le gracieux profil en contre jour. Citons encore, pour clore cette premièn série, le « Tisserand » de Bauwens, un pastel d'une clarté douce et d'une grande fraîcheur de ton. (A suivre.) O. V. V, — Le service des postes Enfin après quatre années de chômage, l'administration des postes belges » repris son scrvice. Les Allemands avaient bien,il est vrai, installé un bureau de postes pour la population civile, mais avec la même sollicitude que celle qu'ils i montraient pour tous les service» qu'ils organisaient à notre intention. Seules les correspondances commerciales étaient admises et l'on était obligé, pour envoyer des nouvelles à ses parents et amis, d'user de toutes sortes de ruses pour déjouer la surveillance de la censure postale. Une lettre expédiée de Gand mettait au moins quinze jours avant de ; parvenir à Bruxelles. Et combien de fois les ' Boches n'ont-ils pas accepté des eorrespondan-1 ces peur les reuvoyer quelques jours après à l'expéditeur avec la mention « Unzu.lâssig » ; I les timbres étaient naturellement bien oblitérés. EnKn, grâce à la libération de notre ville, nous le Gouvernement peut déjà faire reprendre petit à petit ce service si indisper.sablepour la marche ; «oi-male de» affaires. Le Ministre des postes, M. Segers, a invité les fonctionnaires à réorganiser le service dans toutes les régions libérées. Depuis veidredi dernier, le bureau du Marché aux Grains est ouvert pour la vente des timbre», le servie» des correspondances d»n» toutes le» 4irections même avec l'étranger ét l'émission des mandats-poste. Comm» les Allemands ont volé les timbres dans tous les bureaux du pays, le Gouvernement a fait une nouvelle émission de timbres ; eeux-cl ressemblent beaucoup aux timbres-poste de la Croix rouge en vente au début d* la guerre. Ils sont très jolis et bien gravés. Jusqu'à présent, les valeurs suivantes ont été émises : 1 (orange), 5 (vert), 10 (rougïT, 25 (bleu), 35, 40 et 50 centimes ; 1, 2, S et 10 fr. Le timbre de 10 fr. est une nouveauté en Belgique. Il y a également des cartes postale» à S et à 10 centimes. Disons également que le •talon « Ne pas livrer le dimanche » a enfin disparu.La distribution 4es correspondances se fait déjà normalement et sans retard. Mais les lettres à expédier doivent être remises ouvertes à an des trois quichets du Marché aux Grains. Les lettres recommandées sont également acceptées. Le-montant des mandats-poste doit être payé en argent belge ou français. A côté du service pour la population civile, U y a également un service des postes militaires d» la première division d'armée. ' ' ' i 5 Une nouvelle armée Le « Moniteur belge ■ pnblie une loi par la> qiell» tou» 1«» B»Ig«s né» dapiis 1879 ji»-qi'*n 1899 sont appelé» ai «errice <e la Patri». Le» homme» appelé» «ous le» arme» • soit divisés en classes. Des arrêté» royaix 4ét»rmii»r»nt la dat» effective de l'entré» »■ serrie» d» ckaqn* clas*», à commtncér par 1»» plua jeun»». La noavelle loi est précédée di rapport qui a été adrisié au Roi et qu» neis aroi» publié la itmaine dernière. — Un Hommage au personnel des Chemins de 1er, Marine, Postes et Télégraphes Ministère des Chemin* de fer, Marine, Poste» et Télégraphe». La Panne, le Î2 ectobre ltll Ordre di jonr : ÀB moment où le eoirage de nos soldat» a libéré nne grande partie 4n territoire belge et où les administrations ciriles des chemin» de fer, des postes »t des télégraphes ront être appelées à reprendre leirs serrices interrompus par l'inra»ioi, je ti»ns à rendre nn hommage pnblie à tout le personnel poir sa fière et Jpatriotiqn» attitude pendant le* longl mois qn'il a dû rirr» «ois la eontraiat» d* l'ennemi.. 11 a bien mérité de la patri* 1 Je 1* félicité 4u fond du coeur t Je sais qie son plis ard»it désir «st 4e »* remettre s.ans retard à l'œuvre et d» travailler de toutes le* ferces à la reeontitutien et à la propérité da pays. J» compt» fermement sir la eallaboratio* immédiate de t*m les agents de me* administration*. Je prie cha»m d'eax de se mettre spontanément et le plu» tôt possible à la disposition d» l'aitorité admini»tratire dont il relère. Le Ministre de» Chemins de fer, Marine, Postes et Télégraphe», Paul Seger». —..— . Au Navre De» trains »»it préris à dater 4i 1* «oi rait 4i Harre rer» la B»lgiqi» p»ir 1» départ d»» aimiiiitratiei* belge* et 4* cerp* 4ipl»mati(i». Feuilleton du fxiirnal df Gand 1 la Mère Patrie *OMAN MAURICE MONTÉliDT Où U villagê aux tê\t* de faillt, f*y*r de» ftrmier» acaditns f LOW«»kllow. I Une «air» 4* hoirra» »alia 1»» 4»n drapeaux planté» côt» à côte au faîte de la mai-ion îeuve.a* miliei des boiqaet» 4» glyeiie». Le» troi» cialenr» françai**». le» treis eoa-lfur» d» Pris»e flottaient conjointement, portées par le vent mou, dans le eiel verdàtre balafré de cinabre 4e cet automne aeadie*. Puis l'éeho de* rochers, de» falai**», la grande m»r elle même, snriaatèrent bris-qaement gotis la triple décharge pacifique de vingt cartouches tirée» à blanc. Une fuite d'oiseaux raya l'horizon proche, tandis que lés chiens fous aboyaient en eourant, Bâtie toute en troncs d'arbres, l'habitation nouvelle reluisait au *o4#il av»e des teinté» ! | \ vernissées: bâtie, elle l'avait été avec amoui I avee des soins d'arti-te ; le noyer jaune alter [ nait avec l'érable rouge dan» un primiti décor de grosse marqueterie ; et les solive de chêne, noircie» aa plein »ir. encadraien de force et de solidité le dessin carré df façades 6n grand balcon courait tout autour d premier étage, dominant la baie, les flotf le» sables, i l'est; à l'ouest, la prairie, pui la forêt mystérieuse aux profondeirs sans fle Au fronton, »ous le toit triangulaire, gra vée ai fen, en plein bois, se lisait ine date la date de ee joir mèra» où la maison étai achevée : Si sirrtHsR» 1870 Or, ton* étaieit prêtent» des coIods d'alen tour. D'abord, le» deux famille» qui allaien s'unir en lenr» enfant» pour la seconde foi» le» Français. l»s Bricogne ; lé» Allemands les ôriffël, robuste» gens, nombreuse race bûcherons l'hiver, pêcheurs l'été. D'une part, les Bricogne, très bruns, trè hauts et très musclés ; le père Jérôme, solidi encore malgré ses einquant» ans »0Bné.s; h , mère, Viiginie-r Hertel, de &tme«*ki * m* iiww———— leurs treis fl's : Roland, Renaud, Rosrer, de - noms de paladiis; leurs trois filles : Clorindi f Lucrèce, Judith, des noms d'héroïne*; jeune s gens «n beauté de vingt-cinq à quinze am t Mais, avant tou*. avant toutes, l'aneêtre. 1 * pure Acadienne, la grande Bertrande Bri cogne et ses quatre-vingt* ans qu'elle poi i tait tout droit, , D'autre part, 1» tribu filasse des Griffeld * géants du Nord, très blonds, lents à se mou voir, mais vigoureux aussi : Hermann. le pèr< - Thècle, la mère; les quatre garçons gro* e ; roigex; les deux filles joli**, certes, mai t plutôt grasses, comme leirs parents, épanoui en re temps-là. Il» «'appelaient Herbert, qui naguèi! avait épomé Clorinde ; ®ottlob, Othon, Oui] laume; piis Christine et Charlotte, tous appi - reillés comme &ge à leirs amis françai! t Un petit de «[aatre ai*, Eitél, l'accrochai aux culottes d'Kérbert. Mai* «ou» t»utes ce» tignasses, blanche.' i grise*, blonde» ou brune», dans toutes ce faces diversements modelées par l'origine, i ' y avait les mêmes yeux, d'un vert bleu, relie ' : de mer. les j«ux préfonds de l'iiadiç. i Derrière eai, avec les serviteurs, se près ; j saient les invités du jaur-, l«s voiéins, t di, - ! ———— . s milles, »u à vingt ; Américains, du Sud. du Nord. Anarlai», Hollandais, Français, Alle-s mands. Suédois d'origine ; certains Acadiens, i- C nadiens tout eonrt.o* sans patrie, oublieux a d'un lointain passé ; les Jarvis, le* Smith, les - Schroeder. les Badwell. les Rrysenaer, les - Flechter, les Tinan, les Marsolet, les Canter; d'autres encore, moins considérables, tous ; pionni»ri>, colons, fermiers, btcherois de par - là-bas, pêcheurs à la saisoi; eoureirs des ; bois, rôdeurs des grève», dompteur» de bœufs, t dresstur» de chien», trappeurs, »ha»seurs. a vivant di commer»» des fourures; gens épris s d'espace, avides de liberté, ayant emprunté à leur gibier, le* faive», la marche élaitiqi* . et eoulaate des habitué» de la forêt dan» cette parenté mystérieasr de la t»rr», d» l'homm» et de la bête; rusé» comme le loup, patients comme l'oirs, violents comme le t baffle et »aivag»» aussi comme la fans» entière. , II» (itoaraieat la bâtisse A cent pae de dii-s tance. Le* pauvre* traînaient, tourne d'ordi-1 naire, leurs nippes d* travail ou de chasse, t usagées, rouillées, couleur feuilles-mortes ; mais les riches, pour c«tte cérémonie, avaient revêi* leurs habits da dimanche. Sons leirs i vastes ehapo&nx de *ast« r ou leurs béret» marin», les hommes costimés de drap blet, veste* et «hausi»», guêtrés de *uir neuf, ofraient de libra» allure», de nobles attitudes, et rappelaient vaguement l'aspect de» f«r-mier» riches d* l'ancienne France. Le* femmes, en jipes de soie voyante, ea corsages brodés, rehaussés de fichus, de foi-lards multicolores, loardes ou sveltes selon les ans, représeitaieit, sous ce eiel étranger, le» costumes traditioinels de nos antiques province» : Artoi» oi Picardie. Cependant, la» Allemaidts s* détigiaieit par leir* aaplts nbai* à la modt di rittx Brandeboirg ta d» Pomérani». Mai*, tout»s, indifféremment, partaient o*-verte sur la r»be, la leurde «t loigi» mante de laiie aeire ei reige, à capichoi, eammia» à toi* le* pajr* froid», e»r l'hiver menaçait, et, si le» jesraée» mUient tiède», les soir» étaient glacés. j

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Dit item is een uitgave in de reeks Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Gand van 1856 tot 1923.

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