Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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s.n. 1914, 06 Juli. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Geraadpleegd op 15 november 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/0z70v8bt7t/4
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Lundi 6 juillet 1914 5 centimes le numéro 58me année - 187 JO URNAL DE G AND ABONNEMENTS : BELGIQUE : 15 francs par an ; 7-50 francs pour six mois ; 4 francs pour trois mois Pour l'étranger, le port en sut RÉDACTION & ADMINISTRATION : 3. RUE DE FLANDRE. 3, GAND TÉLÉPHONE 665 • ANNONCES» Yotr le tarif au bas de la dernière page du journal. De-ci, de-là Nous avons, jadis, vu nos législateurs décréter, pour -décourager les poivrots intempérants et seconder l'effort des « Bons Templiers », la loi sur l'ivresse dénommée Loi-Wet, et dont les cabaretiers ont soin d'afficher le texte dans leurs locaux là où il sera particulièrement difficile de 1a 'je-.oouvrir. Donc, nous avons La Loi-Wet. Mais — grave lucu'ne ! — .nous avons, sem-ble-t-il, négligé de préciser un point important, le critérium exact de la poohar-dise, l'indice irrécusable auquel on redonnait que le patient est « krimineelzat », comme on dit à Bruxelles... Ce critérium, on s'est préoccupé de l'établir aux Etats-Unis, dans l'Etat de New-Jersey, pour déterminer les cas d'application d'une loi «nouvellement promulguée. Et voici — d'après une dépêche de New-York au Petit Journal — comme on s'y est pris : Il a fallu d'abord s'entendre sur les symptômes qui permettent d'établir que quelqu'un se trouve en état d'ébriélé. La question fut discutée au Conseil municipal d'une ville de l'Etat. Un des édiles soutenait qu'il y a cas d'ivresse incontestable quand un homme est couché par terre; un autre déclarait qu'ivre est celui qui, traversant un pré, cherche à s'accrocher à l'herbe pour, maintenir son équilibre. Enfin, un troisième opina qu'il faudrait tracer une ligne de démarcation entre l'état normal et l'état -d'ébriélé. A son avis, tant qu'un homme est capable de mettre la clef dans le trou de la serrure, il ne doit pas être considéré comme ivre. Cet avis a été adopté comme base pour juger l'état, d'un homme/ suspecté d'avoir fait trop de libations. Avant de l'amener au poste, les agents auront â lui faire passer l'épreuve en question. Souhaitons que la réforme soit expérimentée chez nous ; cela nous vaudra des divertissements de grande voirie qui ne manqueront pas d'être réjouissants. En attendant, reconnaissons que les législateurs de New-Jersey sont d'aimables psychologues, indulgents aux faiblesses humaines. La fantaisie des propos et. l'exubérance du-geste me leur paraissent pas suffisamment caractéristiques : pour eux, le seul poivrot véritablement digne de ce nom esl celui qui ne peut'rentrer chez lui sans l'aide d'autrui. C'est évidemment un' indice sérieux. Mais il n'est pas négligeable .non plus, ceJ'ui que propose certain humoriste local, et. qui consiste à déclarer ivre celui qui, « traversant lun .pré, cherche à s'accrocher à l'herbe (!) pour maintenir son équilibre... » Il y a, en effet, des ohances pour que sa' marche soit devenni'e un problème iprovw eoirement in«oiuhk.. • * * M. Waffcla'Tl, évêque de Bruges, est. comme ou. sait, l'imprudent liera ut d'un' croisade contre les audaces de la mode féminine. Le saint homme suit-il à quoi i" s'expose, et s'est-i!, avant de partir en guerre, demandé si ces dames sont aussi faciles à gouverner que leurs maris ? Un journal flamand de Diest, De D\jlc en Demcrbode, rapporte que l'ukase épiscopai a provoqué chez ces dames, qui sont pieuses, mais coquetles, une indignation non dissimulée, et l'une d'elles aurait traduit à peu près en ces termes le sentiment gé-, néral : « Quand donc l'arrogance du clergé va t-elle cesser? Il ordonne à. nos maris de voter selon ses vœux, et à nos enfants de fréquenter l'école de son choix ; il a boycotté l'Exposition de Gand et nous défend de fréquenter le théâtre el le cinéma, il se môle du choix de nos domestiques, et nous n'osons pas lire d'autres gazettes que celles, fort ennuyeuses, qu'il nous recommande, et voici qu'il prétend régenter nos toilettes ! » Et la dévote, mais coquette Brugeoise de déclarer que, cette fois, «ces messieurs» outrepassent les bornes. Les femmes d'aujourd'hui sont, dit-elle encore, plus décentes que certains vicaires (?) et moins inconvenantes à coup sûr que tels moinil-lons aux pieds nus lorsqu'ils soulèvent leur robe pour enjamber les flaques d'eau... Ces propos agressifs démontrent que le prélat, dans son impéri lie, a déterminé une effervescence dont il pourrait avoir à regretter les effets. L'habitude de la domination lui a fait négliger l'indispensab) > diplomatie. Et c'est dans le moment câ ses amis songent à recourir à l'expédient du S. U. féminin qu'il a eu la curieuse idée de se brouiller avec le beau sexe. C'est la gaffe, Monseigneur, la forte, la sombre gaffe .. * * * Joe Chamberlain vient de mourir. Il a fallu. sans doute à beaucoup de contemporains un effort de mémoire pour se remémorer cette figure qui fut naguère une des plus exécrées de la politique européenne. Joe Chamberlain,#Thomme a-ux orchidées, dont les illustrés ont popularisé la silhouette aux élégances gourm 'es, la faoe dure et rasée et lie monocle, et qu'on nous montrait en ces derniers temps, .malade et perclus, devenu l'ombre de lui-même, et parcourant son fief électoral de Birmingham dans la petite voiture du paralytique, Chamberlain fut. l'incarnation brutale de l'impérialisme (britannique au temps de «l'a guerre du Transvaal... Souvenez-vous : il y a quelque quinze ans... Ce fut la lutte dans le veld des milices improvisées de la république de Kru-«ger contre -les soldats rouges de Baden Po-wcll et de Lord Robert s, souvenez-vous des passages de la Tugela, de la bataiUe de Spions Kop le.t des fameux camps de rccon-eentration, -souven'efc-vous des échecs que 'les fins tireurs de Bothan de Dewet. et de 'Detarey firent subir aux troupes d'Albion... (Mais 'la lutte était démesurée tout de mène, les héros durent plier, et ce fut alors .'e pèlerinage curonéen de l'ancêtre Kru-Cer, Le ieaaer impérialiste et protectionniste va rejoindre au pays des ombres celles de Kruger, de Cecil Rihodes. celle aussi du libéral et pacifique Campbell Bannermann. jjui rendit l'Angleterre à ses traditions. Là ;<oas, les républiques sont devenues terres autonomes sous le protectorat d* la méf,n> l'POie,-éar Albion n'éprouve nul-Jésir d'asservir ses conquêtes. C'est ce qui fait qiu!e s'oublient, plus aisément au qu Alsace-Lorraine- > v - ï>" • Deux héros du «noble art» de la boxe viennent de se mesurer, donnant à leurs fidèles la fièvre éxaîUnte des grandes émotions historiques. Ils mettaient aux prises le vieux monde et l'ancien, la race noire et la.race blanche. Or, c'est le noir, Jack Jonhson, qui a triomphé du «visage pAle », Frank Moran. Et l'on a grand peine à lui pardonner son succès...Ce que les critiques y trouvent de plus humiliant, c'est que le nègre a triomphé san<; se donner la peine de démolir son adversaire. Ah ! si celui-ci avait été proprement anéanti, réduit en purée et laissé pour mort sur la place... Mais le digne mori-caud géant avait l'âme conciliante. U s'est contenté de garder le sourire, voire de s'esclaffer largement quand le blanc parvenait à l'atteindre, et pour le surplus, il lui a suffi de vaincre « aux points ». Il s'est -n somme conduit en gentleman ménager de l'académie de son compati leur. C'est, ce qui a vexé la galerie, laquelle eslime que le noble art précité doit proscrire ces f < çons amènes. **. Il n'a pas démoli le blanc, il s'est défea du sans accabler. Et la vieille Europe e* mortifiée dans son amour propre de se voi; ainsi négligemment traitée... • t * * fc'T^c prestige de la garde civique, deju mortifié par la diminulion lamentable des effectifs, vient de subir une nouvelle et grave atleinîe. Le garde Zwendelaar, déjà fameux par d'autres exploits, vient de montrer brillamment comment on peut subjuguer les augures de la milice citoyenne. On se rappelle que ce Bruxellois facétieux, mais ferré sur les règlements, conquit la notoriété à la faveur d'un débat homérique. S'étant présenté à une « prise d'armes », vêtu d'une redingote et coiffé d'un haut de forme, il soutint, en invoquant des textes j qui, paraît-il. lui donneraient raison, que ! cette tenue insolite était cependant tout j à fait licite. Ce dangereux humoriste con- , linua à se livrer à des plaisanteries ana- | logues chaque fois que le règlement qu'il j avait potassé à fond lui permettait de le ' \ faire avec succès, et devint de ce chef, jKJur les «supérieurs» affolés, l'occasion ! d'un cauchemar perpétuel. i Mais il n'avait pas dit son dernier mot. | Tout, récemment, il accepta l'honneur que lui firent les admirai ifs copains de son bataillon, et se réveilla sergent après la dernière élection. Ça c'était la fin de tout, . l'abomination de la désolation. Pensez au trouble qu'un tel agent de désorganisation pouvait introduire dans les « cadres » ! ' Aussi les chefs ont-ils pris une résolution virile. Ils ont décidé de se priver des lumières de ce gradé inquiétant. Us l'ont rayé des cadres de la garde... Et l'héroïque Zwendelaar a ainsi — envié de tous — reconquis la liberté... Le. fabuliste a raison : Patience et longueur de temps font plus que force et que rage. ECHOS Le rapport des allumettes et du tabac en France. Le monopole des allumettes a rapporté à l'Etat français, en 1912, un bénéfice net d'un peu plus de 31 millions et demi. Il a été vendu quarante-huit milliards d'allumettes, pour une somme de 4-2,382,-105 francs. Les six manufactures de Pantin-Auber-vtlliers, Marseille, Trélazé, Bègles, Aix-en-Provence et Saintines en ont fabriqué 45 milliards 310 millions, en employant près de 4.500 mètres cubes de bois, un million 'Je kilogrammes de soufre, douze mille kilos de phosphore, et, pour les allumettes Dn cire trente-deux millions et demi de mètres de bougie filée (un peu plus des quatre cinquièmes du méridien terrestre). La consommation moyenne par habitant a été de 1,214 allumettes, représentant un débours de fr. 1.2G. Quant au bénéfice du monopole des tabacs, il a atteint 435 millions el demi. Les ventes ont produit 2G millons de plus qu'eu 1911, et cela est du en grande parlie au retour des anciens prix pratiqués avant le li mai 1910 pour le scaferlati supérieur el les cigarettes fabriquées avec ce scaferlati. Le nombre des débits est de 47.500, soit un pour 828 habitants. Le taux moyen de la consommation individuelle a été de 1,097 grammes, dont 119 pour le tabac en pou-I rire et 978 pour les autres espèces. La somme totale consacrée en France à I la consommation du tabac s'est élevée ù près de 575 millions, ou fr. 14.02 par habitant. Mais la consommation varie beau coup . île 2,161 grammes par habitant dans le Nord à 481 dans la Lozère, et le rendement par habitant, qui est. de fr. 24.83 dans ia Seine, tombe à fr 5.73 dans la même Lozère. Les vingt manufactures ont mis en. œuvre 48 mil'ions de kilogrammes de tabac ; 3G6 entrepôts sont chargés de la vente, dont 5 en Corse et 5 en Algérie. Le langage des yeux. I.es veux, les yeux ont. un bien doux * ' [langage... Voici ce que ce langage signifie : Quand les veux sont dirigés en haut, ils indiquent la dévotion et la sincérité. Les yeux bruns dénotent la force de caractère et de volonté. Tournés vers le côté, ils décèlent la méfiance. Bien ouverts et dirigés en avant, ils sont l'indice d'un caractère vif el primesautier. Les yeux bleus correspondent à la faiblesse de volonté. Dirigés en bas, ils indiquent la modestie. Des veux toujours en mouvement témoignent de peur, d'anxiété ou d'un caractère changeant. Les yeux bien écartés et profonds montrent une grande intelligence et beaucoup de mémoire. Des yeux gris à reflets vcrdàtres sous l'influence de la colère décèlent un mauvais caractère, et de méchantes intentions. L'homme de génie a les yeux clairs, se mouvant lentement, brillants. Ils indiquent la supériorité mentale. Les yeux verts sont pleins d'amour et de sincérité et accompagnent toujours un degré intellectuel élevé. vvvv Nouveaux succès de Marooni. Suivant un télégramme au Ber-liner Tageblatt de son correspon- claré qu'avant la fin de celte année, il té léphonera sans fil avec New-York,, dès que les stations entre Buenos-Ayres et l'Angle terre seront installées. Il pense pouvoir, également, à cette époque. N.télégraphier sans fil. Sir Ryder Ilaggard, le nouvelliste bien connu et qui est aussi membre de la Commission Marconi, a interrogé Marconi « Alors, lui a-t-il demandé, on pourra bientôt communiquer de son Club avec I) mon-; de entier ? » « Pour le moment, non,' lui a-t-H été répondu. Cependant, des essais de télégraphie sans fil ont été faits, station par station, entre Carnavzon (dans le Pays de Galles) et. Belmar, près de New-York, el ces essais ont donné des résultats îe.rnar-| qu-aWles. Cent mots ont été transmis sans difficulté en une minute. Cette ligne est aujourd'hui déjà en élût d'assumer le service d'il réseau américain. De plus, des plans sont projetés pour l'installation de services de télégraphie sans fil entre l'Angleterre el. le Brésil, entre la France et New-York, et entre la Norvège et New-York. Jusqu'à présent, les défais sur les différentes installations de téléphonie sans fil n'ont pas encore été donnés. v*.v% Un petit calcul. Le Berliner Tageblatt reçoit d'un de ses lecteurs le résultat d'un calcul auquel celui-ci s'est livré .à propos du nombre de voitures automobiles existant dans le monde entier. Ces voitures, au nombre de un million neuf cent cinquante mille, placées l'une derrière l'a.utre et se touchant — en admettant pour chaque voiture une longueur moyenne de quatre mètres — s'étendraient sur une distance de 7,820 kilomètres ; l'une fe côté de 'l'autre, elles représenteraient une étendue équivalente à quatre fois la ligne Memel-Leipzig-Francfort-s/-Mein-Ge-nève. Un train express, marchant à une allure moyenne de 72 kilomètres & l'heure, mettrait, pour parcourir la distance représentée par ces automobiles placées l'une derrière l'autre, quatre jours (les jourri étant compté de 24 heures) douze heures, trente-six minutes, quarante secondes. vw% Les coupons sociétaires. Le nouveau tarif des transports par chemins de fer comporte un chapitre spécial, relatif aux sociétaires empruntant certains trains locaux et internationaux. Ses dispositions abaissent à 35 p. c. la réduction de 50 p. c. ! qui, auparavant, était consentie aux personnes voyageant en groupe, notamment aux élèves des établissements d'instruction faisant des excursions d'agrément ou d'études.L'Indépendance publie, à ce sujet, les remarques suivantes : « On s'étonne de voir appliquer pareille mesure restrictive dans un pays entouré de nations qui, elles, ne se contentent pas d'octroyer aux sociétaires une forte réduction _de prix, mais qui conscientes des nécessités de l'éducation moderne, accordent h leurs écoliers une entière gratuité sur toutes les lignes de leur réseau, quelle que soit la catégorie du train emprunté. » Le ministre ne semble pas avoir envisagé quelle entrave l'application de sa nouvelle prescription va provoquer. N'a-t-il donc en vue que des considérations d'ordre budgétaire et ne tient-il aucun compte des intérêts moraux et intellectuels de la population désireuse de connaître les beautés esthétiques et les ressources économiques de la patrie ? Nous n'osons le croire et nous espérons que M. le ministre des chemins de fer rapportera, à bref délai, une mesure sévèrement condamnée par tous ceux que préoccupe la formation intellectuelle de nos jeunes générations. » wv% Une fleur nouvelle. Ou plutôt une fleur nouvellement en vogue. Car il y a longtemps qu'on la connaît et qu'elle est un ornement de nos jardins. Mais depuis un an ou deux, les horticulteurs l'ont si savamment traitée comme ils savent le faire des plantes dont ils veulent multiplier les variétés et modifier à l'infini les formes et les nuances. Nous voulons parler du pois de senteur. On en voit en ce moment de merveilleux. Enormes papillons aux ailes fragiles, toutes les tendres colorations du blanc, du rose, du mauve et de l'azur sont obtenues par une culture appropriée. Le pois de senteur — gesse de son nom générique et lathyrus odoratus au gré des botanistes cabalistiques ^ .se vend en ce moment en grosses touffes délicieusement parfumées ; jadis, il était rare et banal. On en a fait une des plus ravissantes fleurs qui puissent parer et aromatiser une gerbe élégante. Il y a des modes dans les fleurs comme dans les tissus, les coiffures, les plaisirs. On pouvait trouver plus mal. ww Le divorce en Allemagne. Le divorce fait des progrès en Allemagne, particulièrement à Berlin et dans le district de Potsdam, où les divorces atteignent plus du tiers du total relatif à l'Etat prussien. Dans la capitale, leur nombre est passé de 1,999 en 1912 à 2,297 en 1913, c'est-à-dire de 49.3 à ■">(),2 pour dix mille ménages ; à Potsdam, la proportion est de 23,1 pour dix mille. Querelle de ménage. Madame. — Satané paresseux 1 Je me demande ce que vous auriez fait si vous aviez vécu à l'époque où les hommes devaient gagner leur pain à la sueur cte leur front. Monsieur. — J'aurais ouvert une boutique de mercerie pour vendre des mouchoir*A PARIS LES GRANDES COURSES D'AUTOMOBILES — LEUR HISTOIRE — LEURS RESULTATS — APRES LE CIRCUIT DE LYON Vous savez les résultats de l'épreuve du Grand Prix de l'Automobile Club de Fran' ce, qui ia fait, pour quelques heures, de la région lyonnaise, le centre des émotions sportives. I Cette épreuve prodigieuse s'ajoute è l'histoire déjà longue d'un sport et d'une industrie qui ont tout de suite prospéré er France. Elle constitue un trait caracléris-? tique de notre physionomie nationale. , L'idée des courses de vitesse et de fon< [ vcf&uia m m&m om .ïtii- dustrie automobile. Il fallait démontrer à un public plutôt sceptique sur l'avenir du siouveau mode de locomotion, qu'il était pratique et qu'on pouvait en atteindre de merveilleux succès. II fallait aussi, en stimulant J'esprit inventif des constructeurs par des -prix sérieux et par 'La profitable j-éclame que constitue pour une marque une victoire .retentissante, amener le per-i fcelionnement des moteurs et des différents organes vitaux des voitures nouvelles, j Et bientôt, cette industrie qui faisait des • progrès gigantesques quie seuls les progrès de l'aviation — et l'aviation bénéficiait des progrès réalisés par l'automobile — ont surpassés, ne se contentait, plus de courses restreintes. On en venait à inaugurer, en 1895, par une course Paris-Boreîeaux, cette série superbe d'épreuves qui s'appellent l'aris-Marseille'-Pari.s, Marseiiïe-Nice, Paris-Amsterdartl, Je tour de France, Paris-Toulouse, Paris-Berlin, Paris-Vienne, Paris-Madrid. Paris-Madrid, en 1903, ne fut pas achevé. L'épreuve fut interdite à cause d'accidents déplorables h sa première étape Paris-Bordeaux. les pouvoirs publics qui se rendaient compte, malgré la. très large publicité faile autour de la course, des dangers que faisait courir aux populations riveraines le passage en bolide des monstres 3â-! chés à des vitesses d'année on année crcv'-s-i saintes, saisirent cette occasion et interdiront désormais les épreuves de vitesse, sauf sur des routes gardées et fermées à la circulation. On se rendait compte alors que ;la sauvegarde de. la vie humaine était presque aussi intéressante que le progrès de l'industrie automol>ile. Pourtant, ces terribles courses avaient ( été bien utiles. C'est d'elfes, en effet, qu'on • peut dater la plunart des dispositifs adoptés aujourd'hui d'une manière générale et que le désir du succès avait incité les constructeurs à inventer, à mettre au point, à rendre efficacement applicables. Constructeurs et organisateurs avaient donc intérêt à persister, et, s'adaptant aux exigences nouvelles, à s'instituer, qu'elles qu'en dussent être les difficultés, des courses en circuit fermé, que les pouvoirs publics ne demandaient qu'à autoriser et à favoriser. Alors commença donc la grande période des circuits. Circuit des Ardennes. Circuit d'Auvergne. Circuit de Dieppe. Circuit de La Sarthe. Les vitesses se développèrent et, je ne sais plus en quelle année, un concurrent italien, le vainqueur Nazarro, fit 113 kilomètres à l'heure... Mais vers ce temps, peut-ôtre parce que les vitesses françaises n'eurent, qu'un succès relatif, peut-être parce que le profit, des courses n'équivalait pas pour les cons-î tructeurs aux frais qu'elles leur imposaient, l'enthousiasme se ralentit. Après 1908 jusqu'en 1912, le Grand Prix ne fut pas disputé faute d'engagements suffisamment nombreux. Et puis, en 1912, ce fut de nouveau le circuit de Dieppe. L'année suivante, le circuit^de Picardie. Baillot gagna comme en 1912. Biais, en 1913, il parvint à faire une moyenne de plus de cent seize kilomè-, très à l'heure. Il ne flânait pas en route. . Et telle est, fort ra ni dément résumée, l'histoire d'un sxoor^ j'allais dire d'un sport industriel. On racontera relie histoire lorsqu'on voudra raconter l'histoire même des mœurs de notre époque, ingénieuse, brusque et fiévreuse. J. ERNEST-CHARLES. Chute d'une Maison de six Etages New-York, 4. — Une maison de six étages 5'est effondrée. On a déjà retiré huit cadavres les décombres. La police estime que ]e nombre :les morts peut être évalué à cinquante el qu'il y a de nombreux blessés. Un passant a été dé-:apitéCl-: SERAIT UN ATTENTAT New-York, <î. — La police estime que l'écrou lement de la ma'son de six étages serait dft k l'explosion d'une bombe. On croit maintenant Qu'il y a seulement trois morts et que l'une des victimes était un chef de l'association révolutionnaire des travailleurs du monde. Autour du Parlement LA LOI SUR LES CHEQUES Le ministre de la justice vient de déposer un projet de loi qui mod.fie la lii-tfisialion en matière de chèque en s'inspirant des résolutionb le la Conférence de La Haye de l'JJjJ Il avait, au préalable, confié le soin de préparer ce texte à une Commission chargée de l'examen des propositions adoptées à La Haye. Aux termes de la nouvelle loi, le chèque de\ru :ontenir le mot «ciièquc» inséré dans le texte néme du titre, le mandat pur et simple de payer jne somme déterminée, le nom de celui qui doit payer, l'indication du lieu où le paiement doit 5'effectuer, d ulieu et de la date" de création du îhèque et la signature de celui qui émet le chè-lue.Le chèque est payable à vue et ne peut être viré que sur une personne ayant des fonds à la disposition du tireur, conformément à une con vention expresse ou tacite, d'après laquelle le tiré est obligé de payer le chèque. Le chèque sans indication du bénéficiaire esi payable au porteur. Il peut être à l'ordre du tireur lui-même, niais le chèque au porteur ure »ur le porteur lui-même est nul. Le tireur est garant du paiement nonobstant toute clause par Laquelle le tireur s'exonérerait de cette garantie. Le chèque dont le montant s'int>crirait en valeurs différentes selon l'inscription chiffrée et celle en toutes lettres ne vaut que pour I& somme seule en toutes lettres. La signature de personnes incapables de s'obliger ne décharge pas les autres signataires. Sauf le chèque au porteur, tout chèque, même non expressément tiré h ordre est transmissible par vole de l'endossement. L'endossement conditionnel et l'endossement sont nuls. L'endossement au tiré vaui quittance, sauf au cas où le tiré a plusieurs établissements et où l'endossement est fa t au bénéfice d'un établissement situé dans un autre lieu que celui sur lequel le chèque est tiré. L'endosseur est, sauf clause contraire, garant lu paiement. 11 peut en interdire un nouvel en dossemenl. Le détenteur d'un chèque est considéré comme porteur légitime s'il justifie de son droit par une suite ininterrompue d'endossements, même si le dernier endossement est en blanc. Si une personne a été dépossédée d'un chèque par quelque événement, le porteur jusli fiant de son droit n'est tenu de se dessaisir de son chèque que s'il l'a acquis dé mauvaise foi ou si, en l'acquérant, il a commis une faute lourde. Le chèque ne peut pas être accepté. Mais il peut être certifié par le tiré. En le certifiant, le tiré s'oblige à garder les fonds nécessaires au paiement des chèques. Ce paiement peut ■ &ar un aval donné sur &chôcmK Laval est signe par le donneur naval. Le donneur d aval est lenu de la même manière que celui dont il s'est porté garant. Le chèque créé et payable en lîelgique . doit cire présente au paiement dans les dix jours non compris 1<> jour de la date. Un arrêié roval établira les délais de présentation, pour les • chèques créés à l'étranger ou dans les colonies. M le décès du tireur, ni son incapacité survenant après l'émission ne touchent aux effets du chèque. La révocation du mandat contenu dans le chèque n'a d'erfet qu'après .l'expiration du délai de la présentation. Le lire peut exiger, on nnvanf le chèque qu'il soif remis acquitté par le porleur. Le porleur -peut refuser un paieiven' narlicl. L apposition de deux barres parallèles au recto d un chèque indique que celui-ci ne peut etre payé qu'a une banque. Les tireurs au porleur de chèques peuvent défendre qu'on paie le chenue en espèces, en ins-: crivant au recto la mention transversale • « a , porter en eomnte ». . Le porteur du chèque n'a d'action en justice contre le tiré que dans le cas où le fait du tiré lui a causé préjudice. Bruxelles LA LOI SCOLAIRE Les membres des comil s scolaires de Bruxelles se sont réunis a l'IIôlel-de-Ville, sous la présidence de M. l'échevin .Jacqmain. Celui-ci, en ouvrant la séance et après avoir constaté le grand succès obtenu par les exivosi-tions scolares qui furent visitées par plus de 25,000 parents, a dit en substance que « la loi scolaire nouvelle impose à tous les membres des comités scolaires des devoirs impérieux qui ne feront que grandir en importance dans l'avenir. Leur mission de prrpagande, de défense de l'école publique s'affirme plus pré-c se depuis le jour où une loi a accordé à tou- j tes les écoes les avantages que les règlements communaux réserveraient jusqu'ici aux seules j écoles officielles. H est indispensable, a-t-il dit. que tous ceux qui ont bien voulu accepter i la mission de membre d'un conrté scolaire se ! livrent dorénavant à un travail de propagande 1 ininterromipu ». L'assemblée a examiné différents moyens d'application, notamment la participation plus intense des dames aux comités scolaires, la création d'un denior des écoles officielles char- ; gées de subsidicr. grâce aux dons des particuliers les différentes œuvres scolaires el post-scolaires qui assureront la fréquentation des [ écoles communales. j II a été également décidé de publier un tract ; de propagande et d'apposer sur les murs de la ; vile des affiches. j CCNSEIL NATIONAL DU PARTI LIBERAL Aujourd'hui a eu lieu, à deux heures, dans la salle de la Grande Harmonie, à Bruxelles l'assemblée générale du Conseil National du Parti Libéral. Les membres ont pris connaissance des tableaux de statistique électorale qui avaient été dressés par le Secrétariat général et qui établissent que le gouvernement est en minorité dans le pays. De même que dans la réunion des Gauches libérales de mercredi dernier, l'assemblée a affirmé la nécessité de la revision constitutionnelle. Aussi est-ce également à l'unanimité qu'.-n • - iM'éc à la délibération des Crnuehos Musvurs déjiutéâ 9UJ, camaléié iss raiseiiuieweuts qu'ils avaient fournis sur les résultats des dernières élections législatives. Un débat des plus inté-, ressants s'est produit sur les mesures à pren-! dre pour empêcher les fraudes électorales des ' cléricaux, pour développer encore davantage l'a propagande libérale et pour multiplier les Mutualités libérales. ' ; Une nouvelle réunion du Conseil National j iura lieu après les vacances. UTTENTAT (Nos dépêches de samedi soir) A VIENNE J POIGNEE DE DEMENTIS Vienne., 4. — La Correspondance WUhelm annonce que l'information publiée par certains journaux et suivant laquelle dans les démonstrations du 2 courant, le drapeau serbe aurait été Di'ùié est inexacte. Il en est de même de l'information relative à ,o tentative qui aurait été faite au cours des démonstrations du 3 courant de brûler le drapeau serbe. L'information d après laquelle on serait intervenu auprès de M. Sturgkh, président du Conseil. pour que le drapeau serbe à la demeure privée du ministre de Serbie soit retiré est également inexacte. L'ENTERREMENT A ARSTETTEN Vienne, 4. — A 10 h. 45 a eu 1 eu la bénédiction des corps, en l'église du château, en présence de l'archiduc Charles-François-Joseph, des plus proches parents des défunts, de nombreux membres de la maison impériale et des autres nersonnes invitées à la cérémonie. Auprès du cercueil douze officiers des uhlans et des dragons montaient la aarde d'honneur. Les cercueils ont été transportés par la porte au parc au caveau où a eu lieu, en présence des proches parents des défunts, l'enterrement définitif.UNE LETTRE AUTOGRAPHE DE FRANÇOIS-JOSEPH Vienne, 4. — L'empereur a adressé à M. Slurgh, président du Conseil en Autriche, à M. Tisza, président du Cons»3ril en Hongrie, et â M. de Bii'.rnsk:, ministre commun des f'nances auquel ressort l'administration de la Bosnie-Herzégovine. une lettre autographe identique datée du 4 juillet et dont voici la teneur : « Je suis profondément ébranlé et reste sous l'impression "des faits tragiques qui ont emporté mon neveu bien-aimé au milieu de la tâche â laquelle il s'était consacré avec un vif sentiment du devoir, et qu'il accomplissait aux côtés de .-a courageuse femme, qui persista à se tenir f dèlement près d-e lui dans une heure de danger. Cet événement m'a plongé, moi et ma maison, dans le deuil le plus douloureux. Si quelque chose peut alléger cette amère douleur, c'est certainement les preuves sans nombre de chaleureuse sympathie et. de sincère compassion qui. ces jours derniers, me sont venues de tous les milieux de la popula-t:on. Une main criminelle m'a pr.vé d'un parent qui m'était ch°r et d'un collaborateur fidèle et enlevé â des enfan's d'un âge tendre et â peine éievés leurs prote teurs naturels et amoncalé sur leur tête innocente un malheur sans nom. Le vertige d'un petit nombre d'hommes induits en erreur ne saurait cependant ébranler les liens sacrés n"' <v""« ,,rn-=4»nt, moi' et mes peuples Il ne peut atteindre it-s ci., meius d affection profonde qui ont été manifestés â nouveau d'une manière si touchante envers moi et envers ma maison régnante Depuis 05 ans j'ai partagé avec les peuples la tristesse et la joie songeant toujours, même dans les heures les plus difficiles, â mes devoirs élevés et à ma responsabilité pour le sort des millions d'hommes dont j'aurai â rendre compte au Tout-Puissant. La nouvelle et douloureuse épreuve qu'il a plu à la division insondable 'de Dieu de m'infiiger, à moi et aux miens, affermira en moi la résolution de persister jusqu'à mon dernier souffle dans la voie reconnue la meilleure pour le bien de mes peuples et si je puis un îour transmettre â mon successeur le cage de Ileur affection ce sera la plus lelle r'compensç soiAiftitutlfe 4 l«ur Je vous charge d'e notifier à tous ceux qui, dans ces jours de douleur, se sont serrés avec Il une fidélité et un dévouement éprouvé autour : du trône mes remerciements les plus vivement ' sentis. Signé . FRANÇOIS-JOSEPH. » LES ORPHELINS AU PALAIS IMPERIAL Vienne, 4. — L'empereur a reçu, cet aiprès-m.idi, les enfants du défunt archiduc François-Ferdinand. L'audiencs a duré vingt miûùtes. ADRESSE IMPERIALE A L'ARMEE ET A LA MARINE Vienne, 4. — L'empereur a fait paraître, aujourd'hui, l'ordre suivant à là flotte et à l'armée : L'archiduc François-Ferdinand, général de cavalerie, amiral et inspecteur général de toutes-les forces armées, a succombé à un attentat abominable commis contre sa vie. Plongé dans l'affliction la plus profonde, je me lamenle avec tous les -membres de mon armée et de ma flotte sur la perte du défunt dont l'activité s'employait généralement à remplir les devoirs militaires qui lui étaient chers. Son dernier or-tire dn jour était adressé aux braves troupes qui, en Bosnie et en Herzégovine, s'efforcent avec fidélité et joie, d'atteindre le plus complet entraînement. Pour élevée qu'était la situation que j'ai-donnée au défunt archiduc, sa conception de la tâche qu'il avait acceptée n'était pas moins élevée. C'est au milieu de l'accomplissement joyeux de son œuvre qu'il nous a été enlevé. Nous nous influions devant la volonté insondable du Tout-Puissant. qui a exigé une si haute victime de moi. de mes troupes de terre et de mer et de la : latrie. Cependant je ne renonce pas à l'espoir l'un avenir prospère, car je suis convaincu qu'en toute situation difficile devant laquelle nous tourrions nous trouver l'Au triche-Hongrie peut •ompter pour sa défense sur son armée et snr ~a flotte inébranlables et fidèles â leur devoir. (Signé} FRANÇOIS-JOSEPH. EN SERBIE Congé ciiplomatips interrompu Vienne, 4. — Comme la "presse de Belgrade continue à lancer de graves accusations contre le gouvernement et. la population austro-hongroise. le ministre d'Autriche-Hongrie à Belgrade, actuellement en congé, a reçu l'ordre d'interrompre immédiatement s^s vacances et de: "etourner aussitôt à Belgrade. LES CORBEAUX DES HABSBOURG Qn lit dans Excelsior : Les assassinats et lc-s suicides ^ succèdent | autour du vieil empereur François-Joseph, le ; doyen des souverains de l'Europe. Et le mal- ' heur semble si bien avoir choisi celte antique famille qu'il semble que l'emblème de la dynas-t e ne soit plus l'aigle symbolique, mais le corbeau. : | D'ailleurs, la légende veut que les corbeaux ! aient toujours été les signes précurseurs des événements tragiques qui se sont déroulés chez le- IL-.bsbourg depuis l'avènement de l'empereur actuel. La veille de son dénart nour le Mexique, Ma-ximilien, le frère de François-Joseph, se promenait dans les allées, devant le château de Mû . ramar. Un corbeau-obstiné sahtilla derrière k«J, puis se posa à son côté. Peu de temps après, le malheureux empereur du Mexique était fi>-sillé â Queretaro, et sa veuve, l'infortunée Char-i lotte, devenait folle pour toujours. I>e 31 janvier 1SS9. à travers des bois où croassaient d'innombrables corbeaux, une voilure allait chercher, â Meyerling. le cadavre de l'archiduc Rodolohe et le cadavre de Maria Vet-sera. tombée victime de son amour aux côtés de l'un'que fils de François-Joseph. El plus tard, le 9 septembre 1S98, mon loin de Territet. l'impératrice Elisabeth sait Ylnter-mezzo de Henri Heine, lorsqu'un corbeau tournoya autour d'elle et s'abattit sur sa main. Le lendemain, l'impératrice d'Autriche tombait, à Genève, sous le poignard de Luccheni. L'inforhmé François-Ferdinand d'Esté a-t-il k vu, lui aussi, le noir oiseau de mort avant d'ê-| .tre assassiné à Sarajevo ? Dans les Balkans EN ALBANIE Des troupes serbes se joindraient aux insurgés Berlin, 4. — Une information de Durazzo an-[ nonce que les troupes serbes ont franchi la fiX)litière au sud du lac Ochrida, près de Staie-vo et auraient pénétré en territoire albanais sans rencontrer de résistance. Celte informai ion est confirmée d'Ueskrub. Au cours de ces d envers jours, plusieurs centaines de soldats serbes, avec de nombreux officiers, ont franchi la frontière albanaise pour se jo'ndre aux insurgés. i Chaque homme était porteur de deux fusils. I A Dibra et à Gostivar. on a installé un service P<^rmanent de ravitaillement pour les insurgés albanais. DURAZZO EST TRANQUILLE Durazzo, 4. — La situation est absolument tranquille. Le ministre des Etats-Unis à Athènes invité à donner sa démission New-York, 4. — On annonce que le président VVilson a invité le ministre des Etats-Unis à Athènes à donner sa démission en raison de l'indiscrétion dont celui-ci a fait preuve en rendant compte de la situation en Epire où il représentait l'attitude de la Grèce de manière peu flatteuse pour ce pays. l'Etranger PETITE CHRONIQUE D'AUTRiICHE-HONGiRIE Les Autrichiens et l'archiduc François-Ferdi-nand. — Le prince-héritier à la chasse. — Les impatiences d'un héritier présonwlil. La presse autrichienne s'occupe, naturellement, beaucoup de l'archiduc François-Ferdinand qui vient de disparaître de-façon si trafique. Il ressort de tous ces jugements que le prince était peu connu de ses compatriotes. Un d'eux écrit, par exemple, que le prince '•lait un problème, même pour ceux qui rapprochaient. On le craignait généralement, comme on craint l'inconnu, on sentait sa volonté de fer, mais personne ne savait dans quelle direction elle se ferait ressentir. Un artiste qui faisait son portrait le pria, pendant une«fleS'séances de pose, d'v-cla rer sa mine sombre, de paraître un peu plus aimable. — Je ne suis pas aimable ! fut sa réponse assez brève. Il n'était pas aimable, mais contrairement a d'à .1res, il ne \ ait pas non plus paraître qu'il ne l'était pas. Dans ce.te Autr.che, où l'on est habitué à la. jovialité des piMices de la maison de Habsbourg — même les plus tyrans étaient affables et d'une certaine bienveillance — cet extérieur désobligeant du prince héritier lui faisait, du tort dans l'esprit populaire. Même dans son entourage, on connaissait peu ou mal son véritable caractère. Le public n'entendait que peu parler de lui, mais ce qu'on apprenait d'e temps en temps laissait, deviner un tempérament _ indomptable et lorsqu'il devint héritier au trône,après le malheureux Rodolphe, on paria beaucoup de son économie. 11 fit pour-suivre de malheureux ouvriers de- sa propriété de Konopischt pour de petits vols de bois, etc., de ia valeur de 50 cent.... Et souvent ces pau-we.-, ne t oubliaient» pas plus dç centune^ cr^

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Dit item is een uitgave in de reeks Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Gand van 1856 tot 1923.

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