Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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06 januari 1914
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s.n. 1914, 06 Januari. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Geraadpleegd op 17 oktober 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/ww76t0jk17/
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ABONNEMENTSi BELGIQUE : 16 francs pai an; 7-60 francs pour six mois: 4 francs pour trois mol1:. Pot • l'étranger, le port m ^ WB RÉDACTION & ADMINISTRATION : 8, RUE DE FLANDRE, 8, GAND TÉLÉPHONE 665 ' ' " ■=* ANNONCESi Voir le tarif au bas de la dernière page du journal. Les Discours du Roi Les discours prononcés au palais 1« jour L de l'an donnent lieu à des commentaires [ nombreux et animés. Et, vraiment, il y a de quoi. On v est tout à fait sorti, cette fois, de la I banalité habituelle. M. Max u tr6s nettement posé la question, I à propos de l'achèvement des installations I maritimes dt Bruxelles, de la nécessité de I la réunion en un seul organisme municipal I de la capitalr et de ses faubourgs, une ag-I gloméralion de fait qui aura, dans peu I d'années, un million d'habitante, mais qui B reste un chaos de communes séparées et E souvent jalouses les unes des autres. La raison veut que l'on fasse, il Bruxel- ■ les, ce qu'on a fait à Vienne, à Berlin, à t Londres, ti Zurich Il y a plus de vingt ans que l'Association I progressiste cantonale et M. Emile Feron ■ ont préconisé' cette mesure, mais comme B pour toutes les initiatives venues de,s pro-f. gressistes. 'die s'est, heurtée jusqu'ici au E mauvais vouloir de tous ceux dont le con-k cours aurait été nécessaire. Puisque M. Max en a parlé cbez le roi, | on peut espérer qu'il en sera désormais au-I trement ; ce ne sera vraiment pas malheu-I roux. A M. de Favereau, président du Sénat, le ■ roi a répondu par un vif éloge de cette as-I semblée, dont il a fait partie. Ce sera un baume sur les blessures d'a- ■ mour-propre que le Sénat a reçues de toute ■ part ces jours derniers ft une consolation I jiour les vérités désagréables que tout le ■ monde lui a dites. I.e roi a dit aussi des clioses très justes, ■ très patriotiques et très ôkfvèes {ses hau- ■ tes fonctions veulent qu'il n'en dise jamais ■ d'autres) sur l'utilité des luttes de partis H quand elles sont saines et fécondes, et sur ■ leur danger quand elles s'exacerbent, dé-I passent les limites raisonnables et empiè-I lent sur les intérêts généraux qui devraient B être considérés par tous les bons oitovens ■ comme le jr patrimoine commun. Sans vouloir se livrer au jeu puéril de ■ ceux qui attribuent au roi l'idée déplacée ■ d'avoir voulu faire publiquement la leron B ii ses ministres (ce qui ne serait pas admis-B sible : s'il estime que ses ministres ont ■ line politique contraire aux intérêts du ■ pays, il a le droit et le devoir de les ren-I voyer à la condition d'en trouver d'autres I qui prennent leurs places et qui aient une ■ majorilé à la Chambre), il ne manquera ■ pas de gens en Belgique [jour se dire que H c'est surtout îi ses ministres actuels que le B roi devrait s'efforcer de faire partager ses •idées qu'ils semblent perdre de vue totale-Kcenl en matière de liberté de conseillée et ■m. surtout en matière électorale. Car, enfin, s'il est vrai que la majorité B légale a le droit de faire la loi, il est vrai B aussi, et personne ne peut l'ignorer, que la K majorité élue le 2 juin dernier, est due à | la fraude et à la corruption, et que cela de-I vrait J'engager tout nu moins à beaucoup ■ de modération. Le roi a fait aus i à la question du dan-B ger de l'exaspération de nos querelles de I langues et de races une allusion qui prouve ■ qu'il en aperçoit toute la gravité. Mais ce qui a positivement fait sensation, ■ c'est le discours quo le roi a prononcé en ■ réponse aux félicitations de la Chambre ■ sur la question du Congo. II a eu soin de dire qu'il parlait d'accord avec son gouvernement. Le roi ne peut d'ailleurs parler, consti-m tutionneltement, que d'accord avec son ■gouvernement. C'est le gouvernement, qui doit prendre B la responsabilité des paroles royales. I Le roi règne et ne gouverne pas. Aucun Hacte du roi n'est valable sons le contre-Bseinig d'un ministre qui s'en rend respon-B sable. I Ces vérités ont été parfois oubliées dans ■ les dernières années de Léopo'.d II, grâce I au caractère impérieux de ce monarque que ^■'absolutisme dont il était investi au Congo ■ avait gftté et grlce à la servilité des miinis-■tres courtisans, cl même fort plats courli- ■ san^. comme MM. De Sinet do Naeyer et ■de Faverea.il qui se considéraient comme ■ les domestiques du roi et se prêtaient à ■ tous les caprices de sa politique personnelle. B C'est pour cela que je dernier règne a si ■mal fini et M. dt Wivereau, qui fut, par sa ■complaisance, coupable envers Léopold II, I .e co-autcur de toutes les abominations du ■Congo, devriit être le dernier ù s'étonner ■ que les autres courtisans du feu roi n'aient H pas encore eu le courage de prendre l'ini- ■ liative de lui ériger ta statue dont il est as- ■ lez curieux que l'on parle pour la première ■ fois, quatre ans après la mort de ce grand ■roi. [ Mais les inconvénients du pouvoir per- ■ sonnelont apparu à tous les yeux avec une ■ telle intensité que si une nouvelle tentative ■rie politique personnelle se produisait, quelle ■ qu'elle fût, elle serait vraisemblablement ^■aussitôt réprimée comme il convient. ■ Le roi Albert, qui jouit d'universelles ■ symjKitliies et qu: a montré par tous ses ■urtes le. souci de renouer les traditions de ■ stricte observation des règles constitution-■nelles, négligées par son oncle en ses der-■mèresannées, n'a d'ailleurs rien fait, ni ■•.en dit jusqu'ici qui permette de lui impu-^■ter de telles intentions. I C'est en grande partie à cela qu'il doit sa ^Brès grande popularité. ■ On lui est reconnaissant de vouloir res- ■ sembler à son grand-père plutôt qu'à son ^Roncle, et d avoir été, depuis son avène-■Jient, lt contraire de oo que fut celui-ci ■.dr.puis qu il eut le malheur d'avoir, au lieu S un, ministre bon conseiller, le vizir De ^Hmcl de Naeyer. Aussi faut-ii dire très franchement que le a é!« mol avise en faisant o iioncer par le roi, à l'occasion des l'écep- mtJVry 1)1 rev'isio» 'de la loi coloniale dont il parait que kl Chambre va araire saisie. ■i|°, ™.lls c'est là un discours du B i;,f'j 0,1 , cc,a y ressemble fort. té,- ■^S0Urfi ! I"inp' cc n'est P°s la P011" oue S ' r0i' °! 80111 « !,'s Parole s |ue le gouvernement met dans la bouche du a Va?U (|UC CClleS fll,e lo roi - tcKuwi .lcr jonvicr, chez lui, l'eus-' El.tl* d8ïanl los Chambres, le jour de iussen T/" la S('SSi<>n- 0u >>ien pic où M Ec{es M' * Bixxjue- "'est pas de ceux qui .lac(;ueill!S avec yn« même dêfé-UWÊ les btioa " rr_ C'est de la politique coloniale ef il là po liliqûe coloniale a des partisans et des ad versa ires (et laisse la majorité des Belges totalement indifférents ; c'est même grâce à celle indifférence qu'on a pu nous faire annexer le Congo), le système nouveau de ; politique coloniale qui rions est annoncé est très discutable et sera très discuté. " Nous avons résolument combattu l'annexion du Congo, et nos prévisions les plus pessimistes ont été dépassées par los faits. Les conditions de reprise étaient onéreu-| ses au-delà même de ce que l'on savait, le ! gouvernement belge avait été trompé et u dû en faire l'aveu ; c'est pal' hasard qu'on ^ a retrouvé une cinquantaine des roi lions ( détounûés. On nous avait dit que le Congo se suffi-; rait à lui-même et n'eutrahier&it pas de "charges pour la Belgique. Les naïfs l'ont cru e[ le bon public a laissé i, faire. Aujourd'hui, c'est le désastre, le caoutchouc ne donne plus, le déficit avoué ! est pour cette année de 3.2 millions et on ! ne sait pas tout. . L'homérique querelle entre M. Renk'jn et les missionnaires nous promet, pour le i gouvernement de la colonie, des lutte.s clé-rico'es analogues à celles qui empoisonnent la politique belge. Il y a lieu d'appréhender bientôt des difficultés extérieures : l'Allemagne, l'Angleterre, la France, qui sont nos voisines au Congo comme en Europe, y poursuivent i leurs rivalités et si elles arrivaient un jour à se mettre d'accord, rien ne dit que ce ne serait pas précisément pour se partager ce morceau que les coloniaux allemands disent i depuis longtemps beaucoup trop gros pour i la Belgique. i La politique coloniale a rouvert l'ère du brigandage international et l'annexion du i Congo a singulièrement aggravé les dangers que nous font courir les compétitions > de nos voisins. Et cependant les adversaires de l'annexion, vaincus (et copieusement injuriés) il y a cinq ans, n'ont plus rien dit, n'ont rien fait pour empêcher les annexionnistes vain-t queuivs de tiicr profit de la colonie, pour la 3 gloire et la prospérité de la Belgique. Et voici qu'on nous annonce brusquement l'abrogation des principales garanties de la 1 loi coloniale dont on avait vanté le libéra-1 Usine. Au lieu de la séparation des patrimoines (qui devait être surtout la séparation des 1 dettes, dont Je Congo était criblé, comme l'est aujourd'hui la Belgique, niais sans i qu'il offre les mêmes ressources), on nous - . il vite à ajouter le déficit colonial au déficit i de notre budget, qui atteint celte année, on : le sait, 20(1 millions. ; Au lieu du contrile parlementaire, d'ail-i leurs destiné à rester généralement illusoire, que La loi coloniale permettrait à ki t Chambre, si cil i était capable de le vouloir, d'exercer sur le ministre dos colonies, on i semble nous demander de créer nu Congo i des pro-consuls pratiquement irreaponsa-i bits. i La troisième réforme (à rebours) qu'on annonce consiste, d'après les explications ) des journaux offioieux du gouvernement, à mettre fin à la séparation des pouvoirs administratif et judiciaire, parce que l'indé-? pendiaiïot de la magistrature constituerait -: un danger. Et si "nous comprenons bien les explica-, tions entortillées et singulièrement com-i promettantes du Journal de Bruxelles, il : s'agirait à la fois de donner raison aux missionnaires contre la magistrature ton-I gokiise et d'empêcher celle-ci de protéger les noirs contre l'arbitraire. Voudrait-on se mettre en route pour re-i tourner au travail forcé ? En tout cas, cela doit être discuté de fort ! près et M. Re.nkin doit être blâmé d'avoir fait annoncer tout cela par le roi au lieu de i l'annoncer lui-même. Si même il était exact que le roi eût sur ces questions des idées que la presse cléricale lui prête, c'était à son ministre qu'il appartenait d'en prendre l'initiative et la responsabilité. On a eu tort d'intervertir les rôles. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que l'on do:I reprocher aux ministres cléricaux d'ounlier que leur rôle est de couvrir ,1a Gouronne et non pas de mettre le roi en avant pour se faire couvrir par lui. G. L. ECHOS L'ne heureuse innovation. Enfin, nos chemins de fer — au moins en service international — vont, à l'exemple de ce qui se lait à l'étranger, compter parmi le personnel des netto.yeuses, qui auront à veiller notamment à la propreté des locaux réservés à la toilette. Elles sont vêtues d'un costume noir, portent un tablier et un petit bonnet blanc, ainsi qu'un brassard sur lequel on lit le mot « Service ». Pourvu, maintenant, qu'on songe aussi à la propreté des buen-reliro sur nos lignes intérieures. vw» Pour éviter les accidents. Dans les gares importantes, beaucoup de personnes ne se soucient point du danger auquel elles s'exposent en traversant les voies. Cette nègli-genre provoque journellement des accidents mortels. Le département des chemins de fer belges s'esl mis en rapport avec les chemins de fer allemands à l'effet de connaître les mesures prescrites sur le réseau. En guise de réponse on a reçu le texte d'une pancarte affichée dans les locaux accessibles tant au public qu'au personnel. Le voici : « Se conformer toujours aux prescriptions réglementaires sur les accidents, notamment : » 1° Ne pas trop se pencher hors des trains en marche ; ii 2" Dans l'exécution du service, prendre garde aux trains en marche sur les voies voisines ; » 3° Au moment de l'accrochage des wagons, veiller à sa propre sécurité ; ii i" A l'approche d'un train, quitter à temps les voies. Ne pas stationner i on plus sur les voies attenantes ; » 5° Ne jamais s'arrêter inutilement sur une voie ; » G" En traversan les exentriques, veiller à ne pas engager les talons des bottines-u 7» Avant de traverser la ligne, regaxd«r d'abord ù £uuche:t ensuite à droite j ; i En traversant les voies faire atten-îon aux trains qui approchent, aux rames et aux wagons en mouvement ; » 9° En traversant les voies, redoubler de prudence quand il faut passer entre deux véhicules ; u 10" Ne jamais traverser les voies immédiatement après un train en marche ou à l'arrêt. » Le département des chemins de fer belges a l'intention de faire afficher les mêmes recommandations dans tous les locaux de son réseau ferré. «H Iîarry Fragson. La mort tragique d'Hatry t'rag-son a causé d'autant plus d'émotion que* le chanteur sa\ait plaire à cous ceux qui t'approchaient. Les. journaux ont parle d'une façon touchante de l'affection qu'il avait inspirée à sou concierge ; cependant, cette amitié avait commencé par uu malentendu. « M. Fragson, dit au début le concierge, quand vous rentré le soir vous criez votre nom trop haut ». I*e lendemain, l'artiste murmure à peine une syllabe inintelligible: « Monsieur, lui dit le iiorli t, vous dites votre nom trop bas ». n Vous êtes dificile", repart l'artiste, désormais, je vous le chanterai. » Et tous les soirs, il improvisait um air nouveau sur ces mêmes paroles : ujé souis Uérry l'ragsonn qui demand' le cordon».!... Jusqu'à ce que le concierge eût pris le parti de rire. Cette plaisanterie froide, cette charge longuement méditée qui s'alliait à un humour natûrel provenait peut-être chez Fragson de son origine qu'il définissait «une provenance anglo-montmartroise ». 11 avait débuté, en effet, comme tout le monde, sur la Butte, dans une petite «boite n, aujourd'hui disparue comme toutes les autres. Un soir, le pianiste, non payé, partit ou début de la représentation.nll faut sauver la recel le II, dit Fragson en se mettant au piano. li en qu'il fût alors un fort médiocre exécutant, tout alla bien au début, mais quand vint son tour de chant, l'artiste n'avait personne pour l'acconipager. Il se tour-na simplement à demi vers le public, se posa de trois quarts, et annonça : « La chanson du pianiste ». La salle amusée lui fit un succès. Et c'est ainsi que fut créé le genre Fragson. C'est la danse nouvelle... Le « Pom-Pom ». Celte fois, c'est du Pérou que nous vient le Pom-Pom, la danse nouvelle. Mlle Phillis Monkinanii l'exécute actuellement à l'Alhambra de Londres, et, à n'en pas douter, c'est un succès. Ce!!e danse est, parait-il, « une version acrobatique » du tango... Il n'y a donc aucune raison pour qu'elle ne fasse bientôt fureur de ce côté de la Manche. Le « Pas de la Cigogne ». Le pas de la Lungouste atmosphérique a vécu, le pas du Dindon agonise, le pas de l'Ours est mort : vive le pas de la Cigogne en goguclie ! Celte trouvaille est — on le _ devine — la toute dirnière invention d'un maître à danser londonnien. C'est prochainement, dans la revue d'un music-hall an-gla's, qu'on doit voir le pas de la Cigogne en gnguelle. \\\\ Le plus petit homme du monde. On annonce de Londres que le plus petit homme, J. William Whi-te, vient de mourir à South-End. Il était âgé de 53 ans et mesurait 53 centimètres. Pendant longemps, il tint à South-End un commerce qui lui permit de vivre dans une certaine aisance ainsi que ses sœurs, qui, elles, étaient d'une taille normale.Il était très connu et très aimé dans toute la contrée et il s'occupait activement de politique. J. William White était certainement l'homme le plus petit du monde. Le fameux « General Thom Thumb » mesurait 78 centim. et le nain américain u General Mile » la même taille. Quant au célèbre nain de la cour du roi Charles Stanislas de Pologne, il mesurait environ 83 centimètres. vwv Les cèdres du Liban meurent un à un. Un explorateur rentrant de Palestine rapporte que les fameux cèdres du Liban, si connus par les récits bibliques, sont sur le point de disparaître. Les côtes quils couvraient sont aujourd'hui dénudées, sauf celles do Djebal-el-Arz, où il y a encore 4tK) de ces beaux arbres. Les plus vieux de ces arbres atteignent une hauteur de 27 mètres ; le plus gros a, au bas du tronc, une circonférence de 15 moires. Il a êlé impossible d'établir exactement leur Age,' niais il est certain que beaucoup d'entre eux ont plus de mille ans. Pour les proléger, les autorités locales ont fait en tourer d'une muraille le bois de Diebal-el-Arz.vwv Le Chimborazo. Quel est le po.nt du globe le plus éloigné du centre dr lu terre ? C'est, uliez-vous répondre, le sommet du mont Everest, puisque celte cime liimaUiyenne dépasse en altitude toutes les autres montagnes. Erreur 1 nous dit la grande revue géographique allemande, les Pe.ermann's Mit-tcihmycn.Le point le plus éloigné du centre de la terre, c'est un sommet andin, le Chimbo-razo, car si celle montagne est de quelque 2,(M) niélies moins élevée que l'Everest, elle se trouve plus près de l'Equateur et, par suite, à l'extrémité d'un rayon terrestre plus long. Du sommet du Chimborazo au point central de la planète, il y a 6,383 kilomètres G00 mètres, tandis que la distance correspondante n'est pour l'Everest que 0,382 kilomètres i mètres. Le collaborateur des Pelcrmann's Mil-leiluhgi-H a calculé que le diamètre terrestre le plus long est précisément celui qui passe par le Chimborazo et se termine dans l'Ile de Sumatra: avec ses 12,701 kilomètres 1, c'est la p'us longue ligne droite que l'on puisse tirer à travers le globe. Quant au plus petit diamètre do la terre, c'est son axe qui, d'un pôle à l'autre, mesure 12,712 kilomètres 2 II y a donc uin écart de près de 50 kilomètres entre le plus i l" Maman, ayant une course urgen. te affaire, a confié Uld, — quatre ans,")- à une voisine de ntrente». Au retour, elle s'informe : "1 u as été sage, Lili ? Tu n'as pas trop ennuvé madame'? ^ L — Non ! c est elle qui m'a ennuyée. t- * ♦" Grave Eboulement Dans le Métro de Paris __________ t- )- QUATRE VICTIMES Un ôboulement s'est produit dans un _ chantier du Métropolitain, près de ta gari! des Invalides. C'est vers 3 Y, h., dans une galerie du Métropolitain, en construction àTangle de la rue Saint-Dominique et de Constantine, '' que trois ou quatre ouvriers ont été ensevelis par un glissement du terrain très sablonneux à cet endroit. Le sable a filtré brusquement au travers d'un barrage composé de planches et " a enseveli les ouvriers qui y travaillaient. ; Les i>omp:ers sont descendus dans la gale-rie et travaillent à la recherche des ou-® vriers ensevelis dont oïl craint l'asphyxie. Au moment où l'accident des travaux du 11 Métropolitain s'est produit, une trentaine v d'ouvriers étaient occupés à boiser une gale re, située à environ 15 mètres de proton-1' de ur. Un glissement de sable traversa un étaya-11 ge en planches qui s'abattit sur les ou-J' vriers. Ce fut uu sauve-qui-peut général. Quatre ouvriers ne purent s'échapper. Ie Leurs camarades aussitôt arrivés au jour, commencèrent le sauvetage, aidés des pom-~ piers et des soldats de la caserne voisine qui avaient été prévenus. L'éboulement s'étend sur une longueur 11 de liuiit mètres. On craint ne pouvoir retirer les ouvriers c vivants, de nouveaux glissements s'étant 15 produits. Le sauvetage était même très dangereux. Après de longs et pénibles efforts, les ou-*■ vriers ont réussi à retirer des décombres ■" le cadavre <tu jeune Courtois, âgé de 17 ans. '' Les travaux se poursuivront toute la nuit et on espère pouvodu: dégager les autres qorps avairt plusieurs heures. PENIBLES TRAVAUX DE DEBLAIEMENT e Paris, 5. — I e préfet de police, le gou-e verneur militaire de Paris et de nombreux J- autres personnages assistent aux travaux s, de déblaiement de l'écoulement du Métropo-e lit ai n. i- L'éboulement s'étend sur une longueur de i- huit mètres te La chaussée s'est affaissée et des barrages ont dû être établis pour éviter des accidents. Toutes les précautions sont prises e pour donner les soins nécessaires aux ouïe vriers dès qu'on aura pu les retirer, mais, \e maigre les efforts des sauveteurs, il est à le craindre que les ensevelis ne puissent être n retirés vivants i- On avait pu en Dartie dégager l'un des 1- «' «o. ._.uuj. gj. .... ue e ble se produisirent, obligeant les sauve-irs à se retirer. Au fur et à mesure que les ouvriers avan-■nt, ils soin dans l'obligation d'étayer et b. le boiser, comme s'ils commençaient la gale :erie, des éboulements successifs se produi-î- saut au fur et à mesure qu'ils déplacent le Il sable Arrastation de Voleurs d'Auto ILS VOULAIENT IMITER BONNOT Puris, 5. — Les journaux annoncent l'arrestation des voleurs de l'auto dérobé j svant-hier soir à M. Greneer, fils d'un ri- >he propriétaire russe, habitant Paris, jj" Deux des malfaiteurs furent arrêtés. Ils se nomment Sigismont ei Cazan, ce der-" a Dr sujet rus o. Le premier, croyant avoir lu ^lé vendu par le second, se vengea en dé-s nonçant quelques complicjs. C'est ainsi qu'un certain Villiers, qui faisait le guet pendant le vol, a été arré' • avenue des jobelins. Sigismont ajouta que l'auto se n trouva:t encore dans un garage qu'il désigna, où il devait être démonté. D'après le Matin, la bande en question 's n'avait d'autres visées que de continuer les Bi ? ploits de la bande des Garnier, Bonnot, :s sic. Un coup devait même être tenté en Belgique, à l'aide d'un des autos que cette a bande aurait dérobés. . La plupart de ses membres se réclament 1 des théories anarchistes. u A bILX lL^S •s [ '~T" L.H RETOUR DU ROI 1 revenaD' de Sigmarlngen, est rentré h 1 Biuxelles, dimanche matin, à 8 h. 45. A LA CHAMBRE Nos honorables reprendront leurs travaux a 1,ordre du jour figure le piolet de loi scolaire. is C est vraisemblablement Le mardi suivant, 13 7 «i qi!p l'interpellation Brumet sur lea publications du bulletin antimaçonnique. e «S»- , Violent incendie à Bruxelles Accident d'auto Un formidable incendie s'est déclaré di-- mamelle, vers u 1/2 heures du soir, dams • es installations de réclames électriques si-luees au-dessus de la nwiftm formant l'un des coins de la place de Brouckère et du boulevard AnspacJi. Le feu, eu un instant, prit des propor-, t 'm* telles que le troisième étage, puis le second furent embrasés. Les pompiers ont mis plus de deux heures " a circonscrire l'incendie. îi ,, ^es, sont énormes ©t causés en glande partie par les torrents d'eau projetés sur le brasier et qui tombèrent ensuite sur le premier étage et le rez-de-chaussée, ici, se trouve une pharmacie importante, dont tous les produits ont été abîmés.. ^ Le feu est dû, croit-on, à un çourt-oir-a ^U"' s Une Joule énorme n'a cessé dg stationne; e t . cendié. • d * j Un triste accident devait marquer le retoui v , d'un auto qui ramenait à la caserne Iwi q pompiers, à moitié gelés pendant les trf» vaux d'extinction du feu. La voiture, rus " des t ripiers, dérapa et renversa deiux [ as- !f sunts. L'un d'eux a été blessé mortellement. o>. n Grave accident de tramway q Limoges, 4 — Ce matin, un tramway électri- « que départemental, chassant sur les rails par n su'te du verglas, a déraillé. Les trois voitures composant le convoi se sont o couchées en travers do la route. v I) ux p e ons ont été lues et un autre gri(rve- c, ment blessé. Line quinzaine de voyageurs ont ft f'té plus ou moins grièvement blessés. Les au- v torités se sont rendues sur les lieux et ont or- n ganisé les secours. "" r • ♦ : c! Les Incidents de Saverne fi LU PROCES DU COLONEL REUTER Strdsbourfi, 6. — I^es débats du procès d intenté au colonel von Rcuter et au lieu- s tenant Sch-adt ont commencé oe matin, à J 9 heures I 'n nombrjux puibl-ic avait envahd la salle. s Une soixantaine de journalistes, parmi les- c quels des français, des anglais, dies ita- s lie >s, etc.. sonl présents. Cent et dix témoins sont cités. n Le jugement ne sera pas rendu avant 0 merci etli ou jeudi. Le Tribunal est présidé par Le général de brigade Pelet de Narbonne. } Les deux accusés sont défendius par M0 s Grossard. Le colonel von Reuter est accusé n (l'avoir fait arrêter, le 28 novembre, des a civils qu'il retint dans une cave toute la nuit. IvQ lieutenant Schadt est accusé d'avoir frappé des habitants de Saverne et d'avoir Q violé plusieurs fois leurs domiciles. j, ïj' colonel von Reuter prend la responsa- i-; bililé d( tout ce que firent ses sanbordon- r nés. Après la première démonstration qud d se produisit à Saverne, il s'adressa au di- s recteur de l'arrondissement et lui demanda de proclamer l'état de siège. Ce fut en vain. Le soir du 2(> novembre, deux arrestations furent opérée» qui ne furent pas maintenues par la police locale- Le colonel eut d'abord l'impression ([u'on se moquait d»e lui. II n'y avait h Saverne aucune autorité civile, déclare encore le colone'. Le président du département, de Strasbourg et le maire étaient malades. Le vendredi soir, vingt-huit personnes furent arrêtées et parmi elles le juge et le procureur. S'il les avait remises aux autorités civiles, celles-ci, certainement, les auraient remises- en liberté. Il affirme qu'il ordonna a'ix so''l»its de se servir de leurs arme*, c cela était nécessaire. Le colonel couvre le lieutenant Schadt. Il termine en 1 disant qu'il avait la conviction d'avoir bien agi et de ne pas avoir outrepassé ses droits. Dans un cas semblable, il n'agirait pas au- chate d'dne maisen en construc.in UN OUVRIER ENSEVELI J Bruxelles, o — Un grave accident s'est pro l'uit oe matin, à WatermaeL Une maison en construction, sur le point d'être mise sous toit, s'est écroulée, entraînant les ouvriers qui y travaillaient. L'un d'eux se trouve'sons les décombres. Quatre ouvriers ont été blessés; cinq ou six autres en ont été quittes pour une vive émotion Itoux maisons contiguës menacent ruine. Elles ont dil être évacuées. On ignore les causes de l'accident. L'ENTREPRENEUR EST i GRIEVEMENT BLESSE Bruxelles, S. — L'entrepreneur die la ' maison qui s'est écroulée h Watermael, se 1 trouvait dans l'immeuble, au moment de l'accident. Il a été retiré des décombres. Il ( a une traclu re du crâne et d? graves lésions . internes q.ii mettent ses jours en danger. Tous les blessés ont été transportés à l'hA-pital. : Quant h l'ouvrier enseveli sous les malé-i riaux, il a été précipité dans les sous-sols. On croit qu'il a été tué sur le ooup. Il lau-dra deux jours de travail avant de pouvoir . arriver jusqu'à lui. Les deux maisons contiguës qui mena-l cent ruine, devront être démolies d'urgence afin d'éviter de nouveaux accidents, .j. On a mandé des soldats pour aider aux travaux. k Le Vol chez les Vertébrés et chez l'Homme c , Le Dr Anthony, du Muséum, vient de publier , une brochure fort intéressante sur le vol chez ; les vertébrés, ou, comme il dit plus savamment, sur Les organes de loeomol on aérienne chez t les vertébrés volants — fort intéressantes à une réserve près cependant. Les biologistes aiment beaucoup les considérations «philosophiques», • ou ce qu'ils appellent ainsi, mais ils ont le malheur, non pas toujours, mais assez souvent, de n*être ni philosophes ni simplement entraînés au langage de la philosophie. Sur ce poinl-ia,-la brochure de M. Anthony est très contestable, souvent même contradictoire : sa doctrine veut par exemple que, le< animaux étant adaptés a diverses fonctions, il considère chacune de ces - adaptations comme «parfaite», ce qui ne Iempêche pas de citer aussitôt une foule de cas qui, ; sans qu'il semble s'en apercevoir lui-même, . prouvent justement le contraire. Mais, et c'est , l'essentiel, les faits qu'il réunit sont intéres- * sants. L'HOMME ET LES ANIMAUX ( Ils montrent en somme que l'homme, en inventant la navigation aérienne, non seulement, j s'est soumis aux lois physiques qui assujettis- ] sent ton - les animaux c apables de vol (ce sans | quoi d'ailleurs il n'aurait nu voler), mais en- j core qu'il a r solu le problème exactempnt de la même manière que l'ont résolu les animaux i ( de sorte qu'en apprenant à voler, il n'a pas. comme il semblé d'abord, A faire violence A j l'ordre naturel, mn's t\ simplement franchir un ] pas nouveau d ms 1p <• ns nn'me qu'indiquait et < ■qu'avait préparé l'êvolut on de la v'>. ; Tout le rrrnnde «a t l'imnortan^e qu'or:t eue, $cur ^ r • iion, Tétiide et. l'imitât.on ou voi nés oiseaux : dans ce domaine comme dans tant d'autres, Léonard de Vinci fut encore un grand initiateur et l'on se raopeLîe les travaux récents d* Mouillard e1 de Marev siir !e mêmv? sujet. Co que l'on sait mo'r.s. c'est qu'en dehors des oiseaux (H des insectes', il y a eu dos tentatives, ni us ou m-vin s réussies, fa'tes pour voler dans tors le> f'ands groupes de vertébrés, et Que l'on y retrouve tous les caractères qui sont communs ù l'aile dos oiseaux et à nos aéroplanes.POISSONS, REPTILES ET MAMMIFERES Parmi les poissons, par exemple, l'exocet, qui vit dans les mers tropicales, a des nageoires antér.cures si largement établies quo. lorsqu'il s'élance dans les airs — c'est en effet un « poisson volant » — elles sont capables, comme de véritables ai'les, tour à tour de battre l'air en « ramant » pour servir à la propulsion et d^ rester h n i/; n ! aies et immobiles pour servir a la sustentation : da fait, l'exocet ne se contente pas de bondir hors do I eau (comme font d'autres poissons volants), il y exécute des vols réels, ayant parfois une longueur de 150 mètres. I Cette adaptation au vol est cependant assez rare chez las poissons. Elle l'est encore plus chez les batraciens, où l'on ne connaît qu'une seule espèce, b rhacophore. qui soit «volante», et encore avec bi»n moins de niait r .se que l'exocet. Par contre, les espèces volantes sont retntiv <ment nombreuses chez les mammifères et chez les reptiles : elles le seraient encore plus si l'on tenait compte, avec M. Anthony, 3 des reptiles et d5s espèces plus ou moins voisines qui sont aujourd'hui di parues et qui ont i volé dans les périodes géologiques anciennes. Les deux exemples suivants suffiront a mon-ti-er que dans i-es d'>ux groupes le vol se fait suivant le même pr;n ipe, qui e t tout à fait celu de l'aéroplane, du moins de l'aéroplane sans moteur, soit du planeur de Lilienthal. Chez l'an malure d'Afrique, mammifère de la même famille que notre écureuil, une longue t et large membram? p'.atv encadre tout le corps. reliant les extrémités des pattes à la queue et i a la tête, et tenuae de chaque côté par une sorte de nervure cartilagineuse qui s'attache au bras, l'animal, en s'élançant d'un arbre, glisse 0 .sur cette membrane comme sur un véritable ^ monoplan. Le repjile de l'Archipel malais qu'on 3 appelle le dragon, présente au fond la même t disposition : la différence est que la membrane, laissant les pattes libres, est tendue par un plus grand nombre de nervures. On voit tout, de suito (pie c'est exactement de la même *aeon. mais 1 avec plus de puissance, que les chauves-souris, Ja roussette, par exemple, sont adaptées au vol. Et cela permet, dans une certaine mesure, de se représenter par quelles séries d'étapes est sans i doute passée la nature pour créer l'aile de l'oiseau.i DEUX CARACTERES DE L'EVOLUTION Ainsi, pour réaliser un certain type d'orga- 4 nisme — dans ce cas, c'est l'organisme adapté au vol — la mture multiplie les ébauches et les tentatives successives et s adresse à des types d'origines très variées: elle fait des êtres vo- i l^nts avec des animaux empruntés aux rameaux ... les plus éloignés, tout comme, exactement, un a arbre pousse des feuilles au bout de ses diverses branches, et c'est oe que les naturalistes exprimant en disant que les espèces et les familles 3 d animaux forment des « séries rameuses ». D'au-3 Ire part, comme chez un arbre, la feuille de la plus haute branche est pareille à celle de la plus basse quand la nature p «ur résoudre le mémo I problème, applique les même procédés à dès êtres très différents par leur origine, ceux-ci ? arrivent quand même à se ressembler, et par 1 l'aspect et par le fonctionnement, ainsi que le i font la chauve-sou -is et un oiseau. C'est ce que ! les naturalistes appellent des «convergences». IL'Humanité.) Jean-Paul LAFITTE. o— • Le Cœur de Jules Claretie ■ On lit dans Le Journal : C'était au eoinmen -ment de 1860, Jules Cla« relie venait d avoir dix-neuf ans. 11 travaillait. . b, cour des Petites-Ecuries, chez un commission- • i i;e en marchandées, nommé Piaincliamp, c viuchanl; entre deux tenues de livres, des arti- t < „■> et des romans, ou bien rimant, car il rêvait :s ue devenir poète. Inquiet ue fcon avenir, il t. •• v a a \ictor Hugo cet appel : .l'ai pv-ut-èu-e Ucl, monsieur, de vous impoil-u. îi : comme je le luis maintenant, car vous ne ; eoniiaioùt.z pas ei nus vers sont loin d'ètrs e l u. Mais j ai pensé que quelque faib.e qufl L c ii»a \OiX, e.i • vous fc.ait plaisir parce qu ell« \i m de Ki-ance s » J ai s.nge aussi qu'en vous disant que j'aj vingt ans ei que beaucoup de jeunes gens pen-s.lit comme moi. ce.a vous donnerait peut-ctre p, un moment d'espérance et de joie. ^ » S'il en était ainsi, monsieur, il me semblerait a que j aurais graïkii, car moi, inconnu, j'aurau e lu.iL couder d s yeux de notre grand poète un« e larme de regret mais aussi d'espoir. t. » Agréez, monsieur, mes Ixancnes salutations 1 et ( îoyez-moi un de vos amis, — ignorés de vous, h.ais toud dévoués. Jules CLARETIE » Paris, 20 janvier 1860. » y Voici, dans leur ardeur sincère et un peu naïve, les vers qui étaient joints à cette lettre • « Paris, 20 janvier 1860. •• A Monsieur Victor Hugo, après la leclurt i- de « la Légende des Siècles ». r En réiponse à l'épigraphe : Entends ces chants, entends ce bruit. l" Le pays reçoit ton offrande, € Don sublime, car l'œuvre est grande, L'arbre mûr a donné son fruit. X En réponse à ÏUllima verba : Va ! Tu la reverras cette France si belle Où rest: ta grande âme avec ton souvenir, T n pays qui te pleure, hélas ! et qui t'appelle, Car tu sais le chanter et tu saio le servir. 5 Espère : il est si doux d'espérer 1 Sur la terre Quand tout n'est pas regret, tout nous doit ôtr» Que porte l'avenir, insondable mystère, [espoir. Dans les replis fermés de son vêtement noir î. Le sais-4u î Qui le sait ? Demain n'est-ce peu 'r [l'ombre. z Le silence et la nuit sous un ciel sans clarté, t, Demain, l'orage mcore et l'esclavage sombre, • ^ Oui, mais peut-être aussi, demain, la Liberté \ Jules CLARETIE. », 5, cour des Petites-Ecuries. » I " Le grand poète ne répondit pas à cette juvé-i nii/r offrande. Le débutant en fut affecté, car ceî : % homme dont on se plut ù vanter si souvent lw B'* diplomatie, était au contraire un impudsif, ur. ^ nerveux subissant très vivement toutes les im-, pressions, et perdant paci'lement patience. 11 al-ig tendit cependant quelques mois, mais, à la fin j. n'y tenant plus, il écrivit à Victor llugo cetW j seconde lettre : 3' Il y a quelque temps, je vous ai écrit. J'étais j; trop hardi peut-être. Cela . beaucoup,Monsieur s_ sans doute, d'espérer une réponse.Et cependant, monsieur, cette réponse, je l'attendais. Vous devez comprendre l'émotion aveo la. quelle je vous adressais les quelques vers que 1- vous avez pu lire. Vous avez connue moi é >. t, jeune et dévoré du désir d'arriver. Comme moi, 5- peut-être vous êtes-vous adressé h quelquu is grand poète dont vous attendiez une réponse <1 i- avec des battements de cœur. • le J'attendais un mot de vous, un seul, un mot x i qui m'eut dit de poursuivre ou de m'arrêter. 5- N os conseils, monsieur, je les eusse suivis. Si \ je 111e trompe^votre parole eût eu assez dem-n pire pour m arrêter à temps. Vous i.'avez point rt cru devoir nie donner ce le clière saLs.actioni Je 11e viens pas ; .ur la ree.amcr, mai. pour 5» vor.BS dem^noer pardon de ma hardiesse et vous rappelai que »'.us a\o.'. -> on moi w t, tûyt <iivam -n Mardi fi janvier 19H 5 centimes le niiméro 58me année

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Dit item is een uitgave in de reeks Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Gand van 1856 tot 1923.

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