Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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27 oktober 1918
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s.n. 1918, 27 Oktober. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Geraadpleegd op 05 augustus 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/6d5p845f7g/
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Da eailme La guerre nous a démontré que le* hommes vivent eneore toujours «a tas noui avoir le plaisir de se donner Mutuelloment des coi • cmid^ -tens les côtes, et de, eoups do pied dans 1 . Ofc malheureux, mai. «'en. ainsi. Pent-êl • acquiie depuis une cinquantaine à* mo- ch. t-e!Ie un peu la mentalité un rers'jll *. 1 ^?f?*• On dirait y rai m •-n • que <•. •' e fr -vosio a mêro ittpint la majeure partie de f*ux qui en t. !» grande veino :!»• c pas devoir passer leur vie dans une t^anctTée. N'ayant aucune occasion d° se battre m*mi mVitarl ils se r> -jettent, sur la conversation. Sa discussion amicalr* nmi? agitée, la^stratégie sur les tables de marbre drs cafés avec une carte « Paasche » ou, à défaut de celle-ci, avec la cirn y le esquisse géographique de notre pauvre paya que publiait dans le temps l'Indicateur officiel des ehe-mins de fer belges, dit « Treiabeek ». Depuis que nous loaimea un peu pl»s serrés dans l'engrenage, Gand paraît être devenu ee que les (Irees appelaient le nombril de la tf/re. Et au lieu de garder le ealuse, tout lo monde semble être atteint d'une maia'diH con tac." eu se voisins de î'cxtrêvse surexcitation nerveuse. Lo vif argent, la poudre, tout ce qui, en un mot, caractérise à nos y,eus l'agitation trépidante ou le mouvement perpétuel, ne suffirait pas pour caractériser les paquets de nerfs que sont devenus 'a plupart des Gantois-, Dsjnze, Somergem, Xevsl*, le canal de ^chindoncî-sont de3 noms propres qu'on ee î>.nce d'un trottoir i l'autre. Les uas sont impatients à att- udre l'armistice 'es autres commentent les opératio s militaire comn< s'ils étaient frères de lait des plu-; grands généraux Et, allons-y. Malgré la cherté des allumettes, on les gas pille sans c mpt' r pour représenter les ii: .'»ml»r ■ b*y. bataillons qui, dit-on, s?- meuvent en ton- :ns sons dan; le* environs de note bonne ville. E» avant la stratégie et, les prévisions; c'est plus fort qu'a ' . courtes, le < pari: •ont ouverts; l'-s bookmakers malins font df affaire-: d'or. Pas moyen de prêcher raison aux amateurs. Tls o< veulent rien savoir. C'est pis que si l'on essayait d'ex pliquer à une armoire à gl--.ee la critique de la Raisoi Pur* Aucune énigme ne les arrête. Les cho&çr les pin •ompliquées sent pour enx u^ jpu d'enfant. Il y on . pourtant, des problèmes difficiles : Quai est le nombri de nurreaux que comptent les échell • du Levant.? Etan donnés la h«ut -ur des mat* d'un navfre et la nombre d» passagers, calculez l'âge du eapitai.ie. Si I au posait ; ces brav*s gêna uns question de ce genre, ils; vous re garderaient avec des yeux tout ronds «-t., selon letv tempérament, vous conseilleraient soit de vous fain interner à l'hospice (rhuislain. aoit de faire demi tour s vusfiftdé irez ces attraper leur main... on I*ur piei quelque part M*.is i 'riez leur de la guerre. K labonui heu'-e ! Ils n'- n conn issent rien, c'est vrai, mais cotrim il? ss sentent l'étoffé du plus gé: ial stratège qu'ait ia m il porta la terre, ils vous donneront su» eenferenee ; laquelle vous aurez la plus grande p*ine de vous sous traire. Et s'ils font une gaffe — ce qn; est inévitable -il* respectent la tradition, c'est à dire qu'au lieu de si tare lia en font une seconde sous prétexte d'expliqué la première. Luttes orato'res épiques ! N'essayez pas d.< contredire quelque chosé. On tous affirmera que ce qu a été dit vient de souree certaine, sure, insoupçonnable et qu» c'est la vérité toute nue, comme il sied à la ve rité qui sort du puits. Invoquez Boileau. Déclamez soi célèbre v ers : Soyez plutôt maçon, si e'opt votre état; invoquez Ham'et. et faite* lui dire à son confident « H»ratio, il y z sur terr« et dans les eieux des chos que ta science «eoUstiqus ne saurait expliquer», riei n'aidera. Au contraire, l'énorvement général ne fe*1 que s'aacerit îer. Pourquoi ne pas rester plu» calme» ? Pourquoi ne pa attendre, les événem»n's avec une «ono ption p'u fr ide? Mai* voilà, essayez de faire comprendre vo •bonne» intentions à de» acharnés. Târhez de leu démontrer qa'avec toutes leur* vaçrue* théories, toute Ir.ura pr :visi:v, • kriï 6 's sans- la moindre côn-.aiesan* .le eau»», ils rendant à leur propres concitoyens un aer vico plutôt désagréable. Vous serez conspuré dans le grands prix ! Il faut avoir une certaine dose de philo sophie, e-s jours-ci, pour agir calmement somme 1< Scaranaouehe d'une des plus vieille» comédies populai res. « Pourquoi, dit le Doeleur à Scaramouehe. dam cotte pièce, pourquoi done les trognes deviennent-elle sombres, et pourquoi ceux d'ici font-ils semblance Je m point t'entendre. Aurais-tu, mon ami, dit quelque sot tise qui leur put dép'aire ? >» — « Bien pis ! J'ai di une vérité», répond le larbin. Tel est pourtant l'éta d'esprit en ce moment. Non. Quoiqu^il arrive, il faudrait se dire que nou autres, simples civils, nous ne connaissons rien au affaires militaires, que sur dix nouvelles qu'on répand neuf sont imaginaires, et la iixieme sujet à caution Si nous parvenions à uous mettre cela dans la tête, non Sirionc beaucoup plus calmes, ot bon nombre d'entre nou» ne raconteraient pas t ant de bêtises. Il existe ni proverbe italien qui dit : * Oolni qui sort de son méfier fait la soupe dans un panier >. Souvenons-nous en Laissons venir les évént msnts sans les commenter 8urt»utsans les or'voir. 0 la vaudra mille fois mieu: que de laisser mijoter dans notre esprit une fouh d'idées vagues et, incertaines dont nous attendons im patiemment la réalisation. Et lorsque nos nerfs se fon trop vivement sentir, essayons de nous persuader qu nous n'en avons pas. C'est le moyeu le pl -s sûr de m pas se gâter à soi même sa j ournoe. . t - ;&&&&$ *%$..$ * ÉCHOS D'ART Au Théâtre Pathé Cerole Artistique symphoniqua Gantois Par suite de la maladie de M. Quillemin, M. I) Ingh 1», quoique souffrant lui-même, dirigea le concer de dimanche dernier et, disons-le tout de suite, de façoi fort honorable. -n iwj.. .y j». -wr-^wr'.v- * i/" "fcwm lanwfc'miti»wawagry i'Jîmanch-- 27 oefobre- lflt rriiwf 3sikaiyasamcfle?ieBenpx«rai.-26z.'*a*Kr.-sjT3Mn*rae*r«EXT s. >H «Qstionas ie nuioéro 62" année — NM 295-301 Journal de Gand ! 1 CHO DBS 3BrX-.^âL3>arX>3FtKS ■ffr^v.-^ravK.Ti-v.:.:-x«acrncca^»auri«MSMrr Rédaction et Administration: 3, KUE DE FLANDRE, 3, GAND A bonn «uaaîi-tt : U.^T 'JXISQ, PA jSl T &£ M K S ï Jl ;. La ïnr.tinée musicale était somacrée exclusivement \ aux œuvres de Berlioz et de Dvorak. Du premier j eus jj l';:scasion — n'ayant assisté qu'à la première moitié du ] concert — de goûter la merveilleuso ouverture Be.r.vc- j n%tto Cèllini, «uvre coloree, mouv? rc e ^too par le» con- 'j t ras tes fiéqûe«ts, où, cependant plus d» feu ?ût été J a»uhï>itable dans les passage* d'envolée. Le Concerto do Dvorak fnt. interprêté, en loeture, par \ M. Ast. iîogaert. Plntôt symphonie, que concerto pro- ^ prsment dit, le violoncelle y joue !e rôle de solo on j mieux « d'instrument forcé ». J'avoue en touto sixeé- 5 rite que, nia^rt ses qualités incontestables d'ssuvre 5 original^, je lui préfère lo concerto de Laïek ou de 1 St-Saëns, desquels se dégage une impression plus pro- ; | fonde. Aveclé talfut qno noue lui connaissons M ftogaert | j a fait ressortir 'es mélodies enchevêtrées dans les j i acrobatie» de l'illegro et nous a erapoiyné par l'exprès- | ' j - ion de douleur de l'Adagio, la seul» partis vraiment \ j belle ; maljré sa perlection d'.-xecuti a ie Fintle, très j! ' j hàchii. doit inévitablement conserver ;*t»n caraetère: | j celui de ne pas en aveir. Il m'a semble également que j! ' la sonorité était, à certains endroits, un p--u étouffee, S ; sibie : quele« chant » de l'instrum«nt ne dominai* "as i ! suffisamment. En tout cas, M. Hcgaeit s'est avéré, une \ '■ fois déplus, artiste acoompli et a mérité largement le» î applaudissements qui lui furenf prodigué». Au nom du * Cercle Symphoniquc unsgsrbc lui fut remise. •»« i 0onoort de Charité du 21 octobre La Scoiéte philanthropique Etlc zijn Plictit, qui, ellè, ) f-îit réellement plu» que son devoir, avait organise ao | I î Pathe un nou v- 11» fête av^-c l'aide de l'harmonie Nij t rr- \ - i haid en Wetuntchappen. Pour q e, da s une salle ; • i comme celle-là, un» » ka rmonie » ne déchire, pa» le j 5 j tympan îï faut; réellomont qu'elle ait du fondu, qu'elle i* I soit équilibrée et stylée. ( ;'r^t le cas pour cette société, II qui. maigre l'absence d'une vingtaine d'éléments im-i poste par les cirsonstanees, s'est tirée d affaire tout eu sou honneur. Celà ne nous étonne guère, car nous voyons aux pupitr»s pas mal de figures connu»;•, ex-gajistes de 1 l'armée, et musicien» de nos sympathiqu»» Cha»»ours-Eclaireura. Le plu» frand mérite en revient cependant incontestablement au direct-ur Alf. D - Coster qui on est ainsi arriv à un résulta vratment enviable. s Sous lb direction du ootnpositeur M. Boehme, I»1 con- ; x cert eommensa par un^ Murche Inaugurale, qui débute x par un motif flamand ou plutôt... brabançon et qui ne manque nullement d'allure. C^tte marche est éeéine à s M August d'4ncoiue, président de l'harmonie d* s Nijvrh'id en Wetenschappen, pré»ent. dans a «aile. , C'est, je pense, sa premiers sortie depuis las semaines r qu'il ot.ait * clous » chez lui, walade. Félicitations ^ Différentes «Burres de Verdi, Meyérbeer et Delibes , fur -ot executés par l'harmn?uie sous la direction nerveuse. mai» pa faite m eut cadencée de M. De Coster. i Mm® >l <: aaesnil a fait admirer une foi* de plus «en ; admirable souplesse vooalo, et co, ?. rtont, dans l'^ltr des Clochettes M. Lu». Moirsman, dont nous avons déjà loué le talent à maintes reprises, a joué aves un sentiment exquis des ssuvres de Svendsen, Jono Hubay et ; ^ Keis er; tandis que !a baase Em. Vermeulen a eonéuit a , bon port. Le Cor et Wilde Roztnboom. Qu'il prenne i garde cependant à la justesse et soigne davantage la t diction. j. Cette après-midi aura rapporté une jolie somme à la j caisse de « Elk zijn Plicht », qui on verse le contenu à j Y Œuvre des Prisonniers de Guerre. Nous apprenons on j . même temps que la Banque Natiênale vient de faire j uu don de 500 fr. au profit 4e cette ssuvr» patriotique. ; Ce geste généraux sera loné par t»ut le monde ! B. Au Théâtre Néerlandais 1 Manon Il ne s'agit pv de confondre : la Manon de Puecini ; n a rien dv commun avec celle de, Massen-1, ai même ! avec l'original fe l'abbé Prévost, a Manon du maître s français est uo pastel merveilleux, rendant, avec un talent incomparable la licence de l'époquo Louis XV • celle de Puccini, au contraire, est dramatisée au point d * perdre toute coul ur locale ; le earactère de la frivole enfant a perdu en même temps la complexité si in éres-sa-:te, que Massenet esqnûse avee un art consommé. C'est devenu ici une simple aventure amoureuse, ni plus, ni moins intéressante qu'une autre. Le earactère dramatique en convient cependant spécialement à l'auteur de Totca et de Butterfly ] mais, quoique contenant des passages d'envolée tels que les chœurs du lr acte et surtout le chœur final du 3, ce n'est certainement pas cette œuvre qui aurait acquis à son auteur la gloire dont il jouit à présent. L'exécution peut être appelée honorable, tout en n'étant pas transcendante. La vie scénique, indispensa- ; ' ble à pareil genre d'esuvres, y manque parfois totale-1 ment et semble la plupart du temps trop artificielle II y a des moments également — ainsi durant tout le tr aste qu'il n'y a pas moyen, avec la meilleure | volonté, de saisir un mot de ce qui so rasonte sur scène, j ce qui engendre chez le spectateur un malaise qui nuit ; apparemment au succès. Pris individuellement nos artistes* ont livré besogne j convenable ; mais il manquait cir.ro eux cette cohésion qui doit faire de la ssène un tableau de la réalité. Les deux protagonistes Mllc De Vos, dont on a remar- l qué les costumes très soignés, et M. Haesaert, que j j'aurais vaulu mi' ux grimé et typé — observation } quasi-générale non r tous — ont été applaudis surtout ! iors de leur beau duo du 2* et de leur sesne pathétique j finals du 4. | M. De Bouvre, bien sanglé et élégant dans son uni- ] forme lie selgeant, avait l'allure du soudard, quoique le jj rôlo exigeât vocalemont un baryton d'opora. Lé rôle du \ fêtard Gerval a été tenu avec le caractère voulu par \ M. Haomftlinck', M. Vomi ers a bien chanté ses couplets i au lr aetfl. Le personnage du patron tenu par M. Reyn- j voefc fut un dos seuls qui fut convenablement typé. Une \ note spéciale pour M11® Wynen, dont la belle voix a fait jj plaisii daîi» le madrigal chanté au 2® acte. B. j SJU* « -345* « | Les Expositions MUt Hélène De jReuse, qui débuta brillamment, il y l a quelque deux ans, nous revient, à la Salle Taets, avec j un intéressant et copieux bagage. On no pont pas di e i que l'aimable artiste soit en progrès, car, dans son pré- \ cèdent, envoi, éclataient déjà des pagos d'une véritable s Bi.iltrise et d'une étonnante certitude. Au contraire, on | discerna aujourd'hui dans son œuvre une inquiétude et 5 des tâtonnements dont il faut la louer, sar ils marquent j un effort vers la personnalité et, tout en nuisant par- j fois à la perfection du métier, ils font augurer heureu- j semont de l'avenir. Disons tout de «nite qu'il y a, parmi cos production* j si dive^.e», un morceau do toute beauté : le portait de Mm0 E. J. Br., intitnlé * La dame aux roses ». La mise S «n p^g« en est d'une aisance et d'une grâce infinies, le dessin impec«abl«, l'expression ravissante, la couleur, un poème do fraîcheur et de distinction. La main habile et, .tarante qui traça oe portrait, se retronve dans une effigie voisine, une »avourense étude où rien n'est laissé j au bî.sard. Ces pages accomplies font, malheureuse* 5 m«nt, reasortir, en quelques autres ^u même genre, des i e-reurs do composition ou des maladresses de dessin. j La même inégalité de mérite se retrouve dans les \ « Intérieurs » et dans les paysa^ea qu'a signé l'artiste. \ Parmi les premiers, !a « Terrasse ensoleillée » est digne \ ; des plus vifs élog»s : il se dégage Je cette muvre, où la * ; lumière est répandue à flots, un sentiment de joie in- i : tenso et d'houreuse intimité. L* « Intérieur danois », j quoique conçu dans une gamme de tonalités plus sonr- 'i de». e*t très sédnisant aussi pr ,»on discret exotisme, i D'autres « Intérieurs » auraient peut- être gagné à être i davantage étudiés. Quant aux paysages, s'ils manquent, en général, de J réelle originalité, il» sont choisis avec goût ot rendus \ avec exactitude; le « Canal de Terneuzen » nous paraît ) être, entre tous, le plus lumineux et le mieux enlevé. I Qselques natures mortes, aux profondeurs veloutées, ] quelques alertes croqnis,complètent l'œuvre de Mlle Da ; Reuae et -ffirment, eu cette jeune artiste, autant de laboiieuso vaillance que de talent. 0- V. j Qhranlqua fiuifnlsR MUSIQUES. — P. et A. Beyer, éditeurs de mnsiqne, î P. Strnyf, sncccssenr. Grand choix de musiques belges et ? étrangères. Lutherie artistique. Gordes garanties jnstes 'i sonores. Acc&osoires divers. i VIVR1S. — Comité national de Secours et d'Alimenta- ' tion. A partir du mercredi 23 octobre, la ration supplémcn- \ taire suivante sera vendue aux clients du jour : 300 gr. de j fèves par personne. 0.45 fr. par ration; 300 gr. de sain- doux par personne, 1.50 fr. par ration; 200 gr. de lard par ■ personne, 1.00 fr. par ration; 1/2 brique de savon par per- r sonne, 0.50 fr. par ration. Les assistés ont droit aux fèves ' comme les non-assistés. Les clients du lundi et mardi, dont le jour de vente est ij dons passé, recevront leur ration supplémentaire durant la i quinzaine prochaine à leur jour de vente ordinaire, c'est- j à dire, le lundi 4 novembre et le mardi 6 novembre. BUREAU de change Jules Dossche, 27, dig. de Brabant. jj JEAN JOSKI, rue du Poivre, 14-16, Fournitures générales pour Eau, Gaz, Electricité. MAGASIN COMMUNAL n* 1, rue Ste-Agnès. — Répartition des denrées : Pondre à laver Solvay à 0,10 fr. la ration de 115 gr. par personne et par mois; Pois secs à 6,25 fr. le kg. ; Qrandes fèves à 3,75 fr. le kg. ; Semoule de pois à 2,00 fr. le 1/4 kg.; Pain d'épices à 1,00 fr. le pa- ' qnet; Pudding powder «Carmen» à 0,40 fr. le paquet; Mai- i zena à fr. 1,40 la boîte; Amidon à fr. 1,50 la boîte; Savat-tes pour enfants à 4,i0 fr. la paire ; Brosses à balayer à 4,00 fr.; Brosses de rue à 1,95 fr. et à 1,85 fr.; Brosses à nettoyer à 1,50 fr.; Manches de brosses à 0,45 fr. Les ar-tic' j-s seront vendus dans l'ordre suivant : Gentbrugge les 28 et 29 octobre. Mont St-Amand les 30 et 31 octobre. A vis. — Il est rappelé au public que la vente de la poudre à laver se fait sur présentation de la carte brune de 1a rue du'Jambon. N MAISON B. Van Hyfte, rue basse des Champs, 32.Vente et location de pianos par mois, pour soirée? 01 concerts. 5IMBLLIS et TALONS de CHAUSSURES en «OMEGA Plus solides et meilleurs marché que le cwir. Maison Dutry-Câlsên, rue des Champs, 12, GANI TRANSPORT DE P0MM5S DE TERRE. — P. B. C.— Lv:s autorisations pour le transport des pommes de terre seront délivrées dorénavant au burean de la P. B. C., rue du Paradis, 32, de 9 à 12 et de 3 à 5 h. SONNERIES ÉLECTRIQUES. Gcniets, 14, r. Brabant. G. WTTERWULGHE. Ag. de change, agréé, 59, Coupure, r. g. Né*, fonds publics, coup.-cirêq., monn. étrang. COKBS. — La vente se fait à l'Usine à gaz sur présentation de la partie A B de la carte brune. Le prix est fixé à 3 3 fr. 75 ics 50 kg. Lundi 28 octobre, de 7 1/2 à 11 h. 29501 à 30390, de 2 à 5 h. 30301 à 3270#; mardi 29 octobre, Ide 7 12 à 11 h. 32701 à 33700, de 2 à 5 h. 33701 à 35000; mercredi 30 octobre, de 7 1/2 à 11 h. 35001 à 37200, de 2 à 5 h. 37201 à 38100; jendi 31 octobre, de 7 1/2 à 11 h. 38101 à 39400, de 2 à 5 h. 39401 à 40700. PRÊTS.Achat, vente propriétés.Minnaer.t,b*Béguin.îl. ACHATS de Tapis de Smyrn.e et Carpettes psrsanos an plus haut prix. Icrire, 14, quai du Nord. BRIQUETTES. P. B. C. — Les bons serent délivrés contre paiement rue des Bruges, 26, de 9 à 11 1/2 h. et de 2 à 4 1/2 h. pour la 7* section. Lundi 28, 34251 à 35225 ; mardi 29, 35226 à 36200; mercredi 3t, 36201 à 37300 (numéros de la carte P. B. C.). HÉMORRHOiDES 11 — R. Baetslé, 56, rue Charles Quint.— Alb. Baetclé, 48, avenue Elisabeth, Gand. SERVICE DU GAZ. — Avis très important. — A la suite des explosions provoquées par la destruction des ponts, il est possible que les conduites du gaz soient mises hors d'état de service. Afin d'éviter dans ce cas le danger des explosions et des asphyxies, le service du gaz sera probablement interrompu pendant un certain temps. II est vivement recommandé aux habitants de fermer le compteur aussitôt qu'ils constatent qu'il n'y a plus de gaz; de cette façon ils éviteront des accidents chez eux, attendu qu'un bec, une veilleuse, etc. restés ouverts peuvent provoquer une explosion à la reprise du service. Le service du gaz. FONDS publics. — Gillet, rue longue des Violettes, 37. QAZ. — A vis. — A la suite de l'interruption dans le transport du charbon par eau et de la provision restreinte dont dispose l'usine à gaz pour le moment, le Collège échevinal a décidé, afin de continuer autant qae possible le service de gaz, de diminuer à partir du 25 octobre la consommation maximum de 23—30 m3 à 16 m3, celle de 34 40 m3 à 20 m3, celle de 41 - 50 ra3 à 25 m3, celle de 51- 66 «3 à 30 m3. Chaque m3 consommé au delà du maximum fixé est compté à 2 fr. 50, sans exception dans n'importe quel cas. Tontes les autorisations spéciales sont retirées à partir de cette date. Oand, le 23 octobre 1918. Le Collège des Bourgmestre et Echevins, Le Secrétaire-communal, Kunzer. A. Beuninck. CAISSE DES PROPRIÉTAIRES. — Agent à Sand, Maurice Waterloos, rue du Limbourg, 16. — En vue des communications qu'elle aura à leur faire et des règlements à opérer après la guerre, l'Administration de la Caisse des Propriétaires invite les porteurs d'obligations à lui faire connaître, dès à présent, par écrit, leurs noms et adresse, ainsi que les numéros des titres qu'ils possèdent et la série à laquelle chacun de ceux-ci appartient. VAN DEN BOGAERT, m. au Beurre, 10, ag. de change. CONFISERIE chocol. Ed. De Vynck, r. Sf-Georges,22. SABOTS. — Vente pour tous les habitants de la 6* section du 26 octobre au 4 novembre, à la centrale, rue d'Argent, 9. ASSORTIMENT COMPLET d'OUTILS pour SABOTIERS. Qualité supérieure. Maison Dutry-Colsort, rue des Champs, 12, GAND. SAINT-NICOLAS.— Nous voilà enfin arrivés à l'aube delà Paix ! Désormais, nous pouvons envisager avec joie la fin des hostilités 1 N'oublions pas qu'à côté de ceux qui se réjouissent il y en a beaucoup qui souffrent. Parmi ceux-ci, plaçons au premier plan les enfants pauvres en traitement dans nos hôpitaux. La fête de la St-Nicolas est tout indiquée pour les soulager un peu c\ ramener un éclair de joie sur leurs visages anémiés ! Les jouets hors d'usage, poupées, chevaux etc., etc., les vêtements dépareillés sont reçus, ainsi que les dons de toute nature : 1° Chez Monsieur Edmond De Laefor, rue Haut-Port. 2° Au bureau de renseignements de la SosHiO --Elk rijn Plicht », 14, Place St-Bavon. FOUR A PAIN « LE MERVEILLEUX ». Cuit le pain, la viande, la pâtisserie. Sèche les légumes, les fruits, sur feu à gaz et ordinaire. Maison Dutry-Cotson, rue des Champs, 12, GAND. THÉÂTRE PATHÉ. — Tous les soirs de 7 à 9 heures : Cinéma-Matinées tous les jours. Cette semaine : La source «ie Pétrole, drame. Le Bonheur qui passe, Chasse aux buffles, etc., etc. L. BALLIU, rue 3e la Bienfaisance, 48. Gazogènes. ALPH. DE TAEYE, r. de Courtrai, 6, Meubles. Literies.- REPRÉSENTATION THÉATRALE au profit 'les , Prisonniers de Guerre, 6bis, 'rue des Baguettes, à Gand. — Le vaillant Cercle philantropiquë « Elk zijn Plicht » organise le 2 novembre, une grande soirée artistique au profit des nos malheureux exilés, avec le gracieux concours de « A Capella Koor » section des enfants sous !a direction de Monsieur Adoiphe Hcefman; la Société Royale Harmonie Nijverheid en Wctenschappen sous la direction de M. De Koster. Mlle J. Vekeman, mezzo-sopl'âno; Mllc H. De Keukelatre. soprano; MM. B. Lavreau, ténor; G. Hae-melinck, baryton; E. Vermeulen, basse; tous lauréats de notre Conservatoire. Pour finir « De Twee Bultjes » de Z. Pen, musique de A. Hoefman, opérette en deux actes. Les cartes sont en vente 14, Place St-Bavon, au Théâtre Minard et auprès de tous les membres de « Elk zijn Plicht ». * N'oubliez pas nos malheureux Prisonniers de Guerre. THÉÂTRE PATHÉ.— La matinée extraordinaire annoncée pour lundi 28 est remise au 4 novembre : Les visions annoncées pour le 4 sont remises au lundi 11. ECONOMISEZ vos CHAUSSURES par l'emploi des Protecteurs « DUC » pour chamsurTs d'hommes, dames «t enfants. Légers - Solides - Pratiques - Elégants. Maison Bttry-Colson, rue des Champs, 12, GAND. MONT-ST-AMAND. — Briquettes. — P.B.C. —Lundi 26 octobre, de 9 à 11 1 2 h., 3900 à 4250; de 2 à 4 h., 4250 à 4600 (numéros de la carte de beurre). FLANDRE ORIENTALE. Bniprunt provincial de fr. 2,010,000 à 2 1/2 0/0. Le» 48 obligations suivantes,serties au tirags du 27 septembre 1918, sont remboursable» à la Banque de Flandre, à partir du î janvier 1919, 181, 724, 941, 947, 9S5, 1086, 1185, 1178, 1228, 1275, 1271, 1290, 1512, 1619, 1648, 1661, 1794, 1923, 1951, 2253, 2382, 2444, 2475, 2512, 2540, £836, 2658, 2701, 2719, 2798, 2809, 2867, 2913, 2964, 3301 3355, 3357, 3394, 3601, 3723, 3752, 4001, 4081, 4105, 4246, 4392,4460,4465. PASTILLES PBCTORALBS KERCOPIX. 1,80 fr. la boîte. Bn toute bonne pharmacie. MODERN PALACE. — Jusqu'au 31 Octobre 1918. « La Femmes aux 2 âmes ». Dramatique en 5 parties. «Les grandes chasses de Buffalo ». Voyages mouvementés.Etc., etc., etc. PAPIBRS et sachets, Van den Breen,b*de l'Abattoir, 17. ON DEMANDE à louer à Gand, magasin ou atelier superficie 400 à 700 m2. Bcrire Journal C.B. AU MINARD. — Dimanche 27 octobre à 6 heures une j seule représentation du grand succès « Mam'ielle Nitou-! che», opérette en 8 acte». j CSRCLB LIBÉRAL du Rabot et de la Porte de Bruges, j — C'est dimanche dernier qu'a eu lieu le tirage de la tom-j bola, organisée par le Comité de ce cercle au profit de ses œuvres sociales. Voici la liste des numéros gagnants : 25690 prix 34 — 8190 pr.,8 — 20190 pr. 29 — 10384 pr. 2 — 15889 p. 35 — 20556 pr. 10 - 6762 pr. 33 21752 pr. 5 — 7520 pr. 7 16240 pr. 22 — 4290 pr. 30 — 8500 pr. 25 — 20390 pr. 9 10951 pr. 19 — 9570 pr. 16 19964 pr. 39— 7454 pr. 42 4754 pr. 31 —19574 pr. 20 - 11299 pr. 18 — 18913 pr. 6 — 20762 p. 37 — 3069 pr. 17 — 8995 pr. 11 — 2764 pr. 28 — 5626 pr. 48 — 14033 pr. 12 — 1788 pr. 1 — 21798 pr. 36 - 3742 pr. 38 — 6270 pr. 3 — 6776 pr. 14 — 13764 pr. 27 — 11562 pr. 4 — 4731 pr. 41 — 25907 pr. 15 — 3907 pr. 23 — 12672 pr. 32 — 10255 pr. 26 — 12933 pr. 13 — 6434 pr. 24 — 7749 p. 21. N. B. — Les intéressés peuvent venir prendre leur prix au local, rue Marie-Thérèse, 65, tous les jours jusqu'au 31 octobre inclus, de 2 à 4 heures. Bulletin Financier Bourses Gand. Les cours de nos Rentes Nationales contenuent à progresser; ils atteignent 78 à 80 suivant les coupures. Si ces cours flattent notre amour patriotique, ils 11e correspondent nullement avec le rendement qu'on est en ; droit d'en réclamer en ce moment. Il est vrai que beaucoup de titres, soi-disant de placement et qui sont pris comme placement « temporaire » sont surcapitalisés. Qui est assez naïf, en effet, pour s'imaginer, même un instant, que ces titres pourront, plus tard, se maintenir à pareils niveaux alors qu'il apparaît à toute évidence, qu'après la guerre, les emprunteurs, qu'ils soient Etats, Province, Communes ou entreprises industrielles, devront, pour obtenir les nombreux capitaux dont ils auront si grand besoin, offrir à leurs prêteurs des taux d'intérêt beaucoup plus rémunérateurs ? Nous savons qu'il est vain de lutter contre le courant, mais il nous plaît de rappeler au lecteur notre opinion à eet égard. La réponse Wilson à la note Allemande étant favorable--ment jugée, il régnait une fermeté de bon aloi. Les gens boursiers étant d'accord que nos insti.utions de crédit se-rontles premières à bénéficier de la future reprise des affaires, on a traité la Banque de Flandre qui était offerte à 1400 à la précédente séance, fait un bond à 1440 et reste demandée à ce prix; Banque de Gand recherchée à 900; Peuiitet*» du Journal de Gand. 326 Le Oomte S>E Monte-Cristo PAU ALEXANDRE DUMAS — Aux Champs-Elysées, dit la général, chsz le comte de M#nte-Christo. Vite ! Les eheraux bondirent sous le coup de fonet qui les enveloppa ; cinq minutes après, il! s'arrêtèrent devant la maison du comte. M de Morctrf ouvrit lui-même la portière, et, !a voiture roulant encore, il sauta commt un jeune homme dans la contre-allée, sonna et disparut dans la porte béante avec soe domestique. Une seconde après, Baptistin annonçait à M. de Monte-Cristo le comte de Morcerf, et Monte-Cristo, reconduisant Haydée, donna l'ardre qu'on fit entrer le comte de Morcerl dans le salon. Le général arpenta pour la troisième fois le salon dans toute sa longueur, lorsqu'en se retournant il aperçut Monte-Cristo debout sur le seuil. — Eh! c'est M. de Morcerf, dit tranquille ment Monte-Cristo ; je croyais avoir mal entendu — Oui, c'est-moi même, dit le comte avec une effroyable contraction des lèvres qui l'empêchait d'articuler nettement — 11 ne me reste done qu'à savoir maintenant. dit Monte-Cliristo, la caust- qui me procure le plaisir de voir monsieur le comte de Morcerf de si bonne heure. — Vous avez eu ce matin une rencontre ! avec mon fils, Monsieur ? dit le général. — Vous savez cela ? répondit le comte. Et je sais aussi que mon fils avait de j bonnes raisons pour désirer se battre contre ï vous et faire tout ce qu'il pourrait pour vous ! tuer. — En effet, Monsieur, il en avait de fort j bonnes ! mais vous voyez que, malgré ces rai- ; sons-là, il ne m'a pas tué et même qu'il ne s'est pas battu. — Et cependant il vous regardait eomme la cause du déshonneur de son père, comme i la cause de la ruine effroyable qui, en ce moment-ci, accable paa maison. — C'est vrai, Monsieur, dit Monte-Cristo j avee son calme terrible : cause secondaire, i par exemple, et non principale. — Sans doute vous lui avez -fait quelque excuse ou donné quelque explicarion? — Je ne lui ai donné aucune explication, . et c'est lui qui m'a fait des excuses. | — Mais à quoi attribuez-vous cette conduite ? — A la conviction; probablement qu'il y avait dans tout eeci un homme plus coupable que moi. — Et quel était eet homme? — Son père. — Soit, dit le comte en pâlissant ; mais vous savez que le coupable n'aime pas à s'entendre convaincre de culpabilité. — .Te sais... Aussi je m'attendais à ce qui arrive en ce moment. — Vous vous attendiez à ce que mon fils fût un llcba! s'écria le comte. —• M. Albert de Morcerf n'est point un lâche ! dit Monte-Cristo. — Un homme qui tient à la main une épée, u» homme qui, à la portée de catrs épée, tient un ennemi mortel ; cet homme, s'il ne se bat pas, est un lâche ! Qae n'est-il ici pour que je le lui dise ! — Monsieur, répondit froidement Monte-Cristo, je ne présume pas que vous soyez venu me trouver pour me conter vos petites affaires de famille. Allez dire cela à M.Albert, peut-être saura-t-il que vous répondre. — Oh ! non, non, répliqua I» général avec un sourire aussitôt disparu qu'éclos, non,vous avez raison, je ne suis pas venu pour cela ! Je suis venu pour vous dire que moi aussi je vous regarde comme mon ennemi ! Je suis venu pour vous dire que je vous ai toujours O connu, toujours haï ! Et qu'enfin, puisque les jeunes gens de ce siècle ne se battent plus, c'est à nous de nous battre... Est-ce votre avis, Monsieur ? — Parfaitement. Aussi, quand je vous ai dit j'avai prévu ce qui m'arrivait, c'est de l'honneur de votre visite qae je voulais parler. — Tant mieux... vos préparatifs sont faits, alors? — Ils le sont toujours, Monsieur. — Vous savez que nous nous battrons jas-i qu'à la mort de l'un de nous deux ? dit le l général, les dents serrées par la rage. ] — Jusqu'à lu mort de l'un de nous dtux. : répéta le comte de Monte-Cristo en faisant un léger mouvement de tête de haut en bas. — Partons alors, nous n'avons pas besoin », de témoins. I — En effet, dit Monte-Cristo, c'est inutile, ) nous nous connaissons si bien ! 1 — Au contraire, dit le comte, c'est que j nous ne nous connaissons pas. — Bah! dit Monte-Cristo avec le même : flegme désespérant, voyons un peu. N'êtes-j vous pas le soldat Fernand qui a déserté la I veille de la bataille de Waterloo? N'êtes-vous ; pas le lieutenant Fernand qui a servi de guide ; et d'espion à l'armée française en Espagne ? ; N'êtes-vous pas le colonel Fernand qui a l trahi, vendu, assassiné son bienfaiteur Ali? : Et tous ces Fernand là réunis n'ont-ils pas l fait le lieutenant général comte de Morcerf, pair de France ? — Oh ! . 'écria le général, frappé par ces paroles comme par un fer rouge; oh! misérable, qui me reproche ma honte au moment peut-être où tu vas me tuer, non, je n'ai point dit que je t'étais ineonnu ; je sais bien, démon, que tu as pénétré dans la nuit du passé, et que tu y as lu, à la lueur de quel flambeau, je l'ignore, chaque page de ma vie ! mais peut-être y a-t-il encore plus d'honneur en moi, dans mon opprobre, qu'es toi sous tes dehors pompeux. Non, non. je te suis connu, je le sais, mais c'est toi que je ne connais pas,aventurier couiu d'or et de pierreries ! Tu t'es tait appeler à Paris le comte de Monte-Cristo : en Italie, Simbad la Marin ; à Malte, que sais-je ? moi, je l'ai oublié. Mais c'est ton nom ré6l que je te demande, c'est ton vrai som que j» veux savoir, au milisu de tes cent nom?, afin que je le prononce sur le terrain du combat au moment où je t'enfoncerai aon épée dans le cœur. Le comte de Monte-Cristo pâlit d'une façon terrible ; son œil fauve s'embrasa d'un feu dévorant ; il fit un bond vers le cabinet attenant à sa chambre, et en moins d'nne seconde, arrachant sa cravate, sa redingote, et son gilet, il endossa une petite veste de marin et se. coiffa d un chapeau de matelot, sous lequel se déroulèrent ses longs cheveux noirs, 11 revint ainsi, effrayant, implacable, mar.

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Dit item is een uitgave in de reeks Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Gand van 1856 tot 1923.

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