Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

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20 oktober 1918
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s.n. 1918, 20 Oktober. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Geraadpleegd op 15 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/b56d21t707/
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PAX La paix est en marche. Quel quo puisse être I aspect qae prendront les événements do» prochains jours, rien, groyuns-nous, ne pourra plue retarder longtemps le mo-aeat eù. l'Europe se sentira soulagée du fardeau <>ffroy-ablo sous lequel elle gémit depuis plus de quatre ans. La bonne graine est semée. Laissons venir la moisson, sans perdre patience, maîtrisant nos nerfs, attendant calmement, dignement. Le cauchemar est sur le point de s'évanouir. Dan- e brouillard rouge où nous a plongés la gigantesque tra-, -die commence à luire, <ie plus en plus clairement. I torche de la restauration, le flambeau ardent de la p.>ix qui est la vraie vie des peuples. Wilson est devenu l'arbitre du monde. Puisse la politique humaine rétablir bientôt, et à tout jamais, !• rè-gue du droit sur la force; puisse-t-elle, une foie pour toutes, en finir avec la guen», l'imuioide guerre qui tue, qui brûle, qui anéantit, et dont les succèvs les plus éclatants ne sont souvèftt que d'effroyables malheura. Lies principes proclamés par le président des Etats-Unis ont re«ju l'assentiment général. L'Allemagne s y est ralliée il y a quelques jours. Ces principes paraissent réellement les ba*es appropriées à la rédemption tant souhaitée du monde : de la guerre à la paix, de la dissémination hostile des hordes armées à l'unification pacifique du genre humain, de la bestialité à l'humanité, du néfaste système politique de 1 équilibra à !a Ligue des [Nations. Nous sommes en route vers la réalisation de l'idéal. Etablir une paix fondée sur l'intérêt de tous, une paix durable, c'eit-à-dire, après la libertc, ce qu'il y a de meilleur sur la terre, qui donc n'aspirerait pas à ce but ? Après Je Code, militaire, le Code de la Pais, après 1 asservissement aux directives pslitiques du passe, la liberté bienfaisante pour tous ceux qui peuplent ia terre, et qui se montreront dignes d'en jouir ! Des jours meilleurs approchent, lentement, sûrement. Bieutôt les règles fondamentale* de cet auguste droit des gens, qui s'étend comme la voûte des cieux au-des-sub des nations, et sans '.«quel la vie internationale n'er.t pas possible, seront remises en vigueur, complétées, améliorées, rendues plu? libérales et plus larges. Alors les peuples, comprendront mieux ^ue par le passé l'importance da règlement pacifique des conflits qui pourraient les diviser. Ils sauront alors — p?.ree qu'ils fe sentiront fort* dans le droit, et protégés par la loi internationale — qu'il vaut mieux faire preuve, do part et d'autre, de bon vouloir national, plutôt que d'agiter un glaire et de charger un canen. Alors aussi les énergies pourront ?e consacrer t&talement aux «uvres de la civilisation, au lieu d'être vouées, en partie, par suite,de fictioys erronées, aux œuvres de destruction qui s'appellent la guerre. Car la guerre n>st pas le moyen suprême de l'action. La guerre est la mort. Ayons fei en la réalisation de la Ligue des Peuples que le préside»' Wilson se propose de fonder et en faveur de laquelle les hommes d Etat les plus éminents se sont prononces avec un enthousiasme communicatif. Cette immense communauté seule réussira à délivrer les nations du peida écrasant des armements, à assurer l'aetien efficace du parlementarisme, à supprimer la hidauso diplomatie secrète, sause de tant de catastrophes. II est temps, en effet, que quelques chambellans sessent de jouer avec la vie de millions d'hommes comme ils joueraient aux ocheel. Il est temps qu on s écarte, et à jamais, des anciennes chimères nourries au fond des salons obscurs des chanselleries. La diplomatie secrète a toujours été le plus long chemin d'un peint à un autre. Napoléon — ee grand criminel — en avait conscience le jour où il disait à M. de Tayllerand le mot héroïque et trivial que rapporte Sainte-Beuve :< Tenez, Monsieur, vous n'êtes qu de la merde dans un bas de soie ». Nous avoua tout lieu de croire que le règne de cas forces eachées touche à sa fiu. « Renaissauce !», s'écriait Machiavel, eomtemplant la rénovation de l'Europe moyennogense. « Renaissance ! », pourra s'écrier le monde le jour où la Conférence de la Paix commencera ses travaux. Quant à nous, Belges, attendons ce mement avec patience et dignité. Tous les belligérants ont déclaré maintenant qu'ils rétabliraient notre pays dans son autonomie, dans son indépendance complète. La patrie pantelante sortira de l'épreuve plus forte, plus courageuse que jamais. La guerre, qui a émietté jusqu'aux fondement» de la Société, n'a touché à notre peuple que pour l'exalter. L'élan unanime et spentané de la natien se portera bientôt vers un butnouvean: réédifier ce qui aura péri, le consolider, le dépasser. Les Belges sont lea petits bourgeois e l'Europe. Ils forment une natiau laoerieuss; ils n'attendant plus que le jour on il leur sera permis de se remettre au travail pour revivre, avec plus d'intensité que jamais, la vie active et paci-fiqiô dont le monde s'émerveillait avant la guerre. Puisse ce jour ne plus tarder à venir. Les Expositions ILa Salle Tacts a groupé, ces jours dernier?, dix exposants, représentant des aspects très divers de l'école gantoise. Le maître Ferd. Willaert y a collaboré par quelques dessins à la sanguine, des académies, eù s'affirme éloquemment la sûreté de l'oeil, de la main et du goût. L'apport de Rod. De Saeghtr est fait de dessins au •rayon, d'une délicatesse et d'un charme exquis : études de toits sous la neige, d'arbres dénudés ou de prairies inondées. Qui donc prétendait que ce poète du pastel ne sait pas dessiner ? Qu'on examine ces perspectives de bâtisses s'étageant en un coin de vieux quartier, ou l'anatomie de ces troncs et de oes branchages se e / silhouettant sur un ciel d'hiver, et l'on se convaincra qu'il u'est pas possible d'y être à la fois plus exact, plus précis et plus artiste. Ch. Van Belle, cet autre poète, n'a donné que deux petits joyaux, deux nages de légende, au dessin subtil, au eoloris léger comme un R rêve. Ce sont, au contraire, des morceaux d'un puissant T relief, d'nn âpre accent, que les trois fusains où Alb. Dimanche 20 octobre 1918 18 «tf'-times le numéro 62* année — N°s 288-294 Journal de Gand OI JS FXiAM O « .... cxasss'rtc v:r:rv'-- -■* L-.J. œj^vtrMBttirjaaasasuan Rédaction et Administration : 3, RUE DE FLANDRE, 3, GAND .Abonnements : UN FJA.HG VINGT CI*Cl PAS TSIMESTES Servaes a inscrit des portraits de paysans. Les dessins de Callnvaert représentant d'humbles intérieurs sont d'une observation très juste, et d'un sf ntiment profond, fait de mélancolie et de résignation. Ceux de Pijclic, un beau portrait de jeune fille, et deux figures décoratives rehaussées de couleur, montrent que l'artiste s'élève de plus eu plus au style, sans perdre ses qualités de vigueur et de primesaut. F. Faut aussi recherche le sty'e, niais ses œuvre* sont plus littéraires que picturales. Il manque à ses sanguines et à ses fusains la sévère précision du trait, l'exacte notation des valeurs, qui donnent tant de prix aux dessins d'un De Saegher ou d'un Pijcke. Gaston De Bruycker est plus dessinateur que peintre, dan» les coquis coloriés qu'il a faits de quelques portes du Béguinage. Celles-ci sont copiée» avec une fidélité si parfaite que les dessins dégagent le même eh vrme un p u froid et vieillot. Georges Van de Velde a fixé, à l'aquarelle eu au pastel, de aoaibreose* impressious de ville ou de campagne; ses oeuvres gagneraient parfois à être étudiées et construites avec plus de sois, mais quelques notes très vives et très justes y trahissent un temporameat de coloriste. L'envoi do }£*rc*l Sauvaige consiste surtout en études à l'huile : paysages maritimes ou terrestres, silhouettas d animaux. Parmi les croquis qu'il a rappor-j tés de la eête brotonne, il en est d'nn sentiment très ; po'.tiqae et d'une mise en page très aéduicante ; et, bien : que sa technique paraisse par «ndroits surannéo, il en ? tire d«i effets partienlièrement heurenx, comme, par • exemple, dans set marines en triptyque. \ En somme, ensemble excellent quoique un pou : touffu. O. V. ÉGHOS D'ART Au Théâtre Pat hé ( Cercle Artiatiqu» aymphonique Gantois Concert du 13 Octobre. Dimanche derniar, nous avons eu derechef l'or.casion d'entendre Mm® Rach. Caluwaerts dout le solide et sonore organe de soprano a fait plaisir dans l'air de Mireille et qui. dans celui du Purdon de Ploertnel, a vaineu las difficultés des roulades avec l'aisance que lui procure une voix homogène et bien eonduito. Un sériaux snacàs de plus à s- n actif ! L'autre soliste, le vialoniste qua nous apprécions depuis si longtemps à l'orckestre, M. S. De Muynck, s'est fait longuement acalamer dans la Romance de Svend-sen, une page inspirée dont il a fait ressortir la soreiue gravité Scandinave #t, surtout, dans las Deux Poèmes Hongrois de JerO Hubay, «ontractant singulièrement entre eux par la gaîté spontanée dn seeond et le pathétique du premier. L'artiste a parfaitement saisi l'intention de l'anteur, et, eu y ajoutant la netteté de s»n jeu, on conviendra que l'ovation qui lui fut faite, était amplement méritée. Je ne suis pas partiaulièremeut en adoration devant lai* Symphonie de Beetkoven. Le grand compositeur y semble encore imparfaitement lui-même, sa eontontaut de suivre le chemin battu par d'illustres prédécesseurs. Franchement — malgré les foudres qua cette assertion peut déchaîner sur mon crâne — elle n'est parvenue, cette fois pas plus que les précédentes, à m'émotionner. Je dois cependant à la vérité de convenir qno l'orchestre a rendu à la perfection la légèreté de touehe, du Menuetto et de l'Adagio. L'Octuor (en mi b) du même auteur, sous la direction assise de M. ' Juillemin, ce qui renforçait l'intimité voulue do l'osuvre, a fait énormément plaisir. Cette aimable conversation musicale, dans laquelle la jeunesse frivole des clarinettes et hautbois est mitigée par la voix raisonneuse des cors paternels et celle ronehonuante des bassons — vieillards souvent hargneux — représente un tableau fami:ial vraimeut pittoresque.Deux «uvres élégantes françaises Kassya, ballet de Delibes et S cènes Napolitaines de Massenet, encadraient le programme. B. Grsater Ghent? i je problème ee la conservation, de la restauration, de l'extension des villes sera, aussitêt la guerre termi-nee, plus que jamais à 1 ordre du jour. Aussi <*es quatre années de chômage ievolontaire auront-elles laissé à chacun le loisir de rechercher la solution de aertaines questions qui se posent depuis nombre d'années. Un événement, une catastrophe parfois, suffisant pour démontrer à l'évidonee la nécessité de telle ou telle réforme, de telle ou telle mesure qui paraissaient devoir être remises anx calendes grecques : en 1910, l'incendie de l'Exposition internationale de Bruxelles, les fausses manœuvres, des corps des pompiers de la capitale et des 1 faubourgs ont, contribué à donner nu essor définitif à r l'idée de la fusion administrative des communes de l'agglomération bruxelloise. Durant tout le siècle passé, certaines grandes villes se sont agrandies un peu au hasard des circonstances, sans plan d'ensemble; les sentiers d'autrefois sont devenus des ruelles; les chemins de terre du moyen-âge constituent nos rues tortueuses, aq tracé quelquefois irrationnel, mal adapté à la circulation de nos jour». Et ce n'est qu'à eoups de millions que l'on pourrait réparer . aujourd'ht/ les erreurs du passe. Ce n'est pas seulement dans notre pays que l'on s'in-• quiète de l'avenir des grands centres ; c'est ainsi qu'à Berlin deux comités, l'un représentant les intérêts de la bourgeoisie, l'autre comprenant les délégués de la classe ouvrière, se sont constitués pour l'étude de la question de la réunion des faubourgs à la grande ville. Peut-il être question dès lors d'un examen séparé du développement do tel faubourg, de telle commune voisine de la grande agglomération et ne faut-il pas étudier le problème suivant un horizon plus large ? La question touche à des intérêts si divers qu'il faudrait faire appel non seulement aux administrations mnnicipales existantes, mais aux corporations organisées : Industrie, Commerce, Sociologie, aux Corps médicaux, aux Ingénieurs, aux Architectes spécialistes en matière d» constructions urbaines, rurales, ou en matière de Plantations publiques... Si nous envisageons l'avenir de la ville de Gand, si nous nous demandons quelle sera son importance demain... et après-demain, nous devous au préalable novs poser certaines questions, examiner les données principales du problème. Quels 3eront les grands travaux publias projetés, après la guerre, tant en matière de ehemins de fer quo de celle des routes ou des voies navigables T Quels sont les pouts projetés sur l'Escaut, sur la Lyo, sur les deux grands canaux ? Quels sont les projets de voirie prévus eu ville, en ras» campagne ? Quelle population du grand contre faut-il prévoir dans 26. dans 50, dans 100 ans ? Quelles seront les conséquences du développement dn Port ? Étant donné que les anciens boulevard» de la ville constituent « une première enceinte de promenades publiques », l'agrandissement progressif n'entraînera-t-il pas la création d'un deuxième boulevard circulaire, d'un rayon beaucoup plus grand ? Quelles seront le» grandes artères formant les rayons de ces deux enceintes ? Ce seront apparemment, les routas de grande voirie vers Bruxelles, Courtrai, Bruges, Anvers, Termende, et vers la Hollande. Les communes populeuses d'Evergem, Mariakerke, Tronakiennes, ât-Dams, Swynaerde, Meiielbeke, De8t.elbergen, Melle, dont plusieurs aujourd'hui déjà se trouvent à la lisière de l'immense agglomération de Gand, seront-elles devenues des faubourgs ? Dès lors, ne peut-on pas prévoir que ce deuxième boulevard circulaire doiv? raecerder entr'elles oes agglomérations aujourd'hui encore rurales.,? Ou bien fau-dra-t-il le construire suivant uu périmètre plus rapproché de la ville ? Et que deviendront l»s terrains compris dans cette immense enceinte ? Ici il s'agira d'élaborer des plans d'alignement en tenant compte des i éserves à ménager : beautés pittoresques, curiosités archéologiques, esthétiques, surfaces à abandonner à l'agricnlture, à l'korticulture, à l'industrie, au commerce. Dans cotte réunion éventuelle d'une dizaine de communes, quelle place faut-il réserver à l'autonomie actuelle des diverses municipalités,'quels seront les service* à centraliser, et ceux à décentraliser ? Si les habitants de la campagne ont le plus grand in-s térêtàâtre desservis par les grandes institutions d'en-\ seignement, d'hygiène, de travaux publics, auxquelles jj leurs édilités devront renoncer aussi longtemps qu'elles ? restent figées dans leur isolement, de leur côté les citoyens de la ville ont besoin d'espace; les villes meurent d'anémie, les grands oentres doivent se développer au moyen de cités-jardins à créer aux bords des rivières, des laes, et des bois. Une fois tracées les grandes lignes do la Ville future, une fois arrêtées ses artères, ses poumons, ses organes essentiels, e'est alors — et alors seulement — que cha-s cuae des communes, chacun de» éléments du vaste corps i organisé de demain pourra se demander ee qu'il devien- Idra dans la combinaison. C. J. lirardiiyg H&ffigalsi I MUSIQUES. — P. et A. Beyer, éditeurs de musique, P. Stmyf, successeur. Grand choix de musiques belges et étrangères. Lutherie artistique. Cordes garanties justes sonores. Accessoires divers. j LE NOUVEAU LOCAL r!i:^Comité de secours aux réfu ' giés et évacués. — La semaine dernière les bureaux di \ Comité local des réfugiés ont été transférés de l'église an î glicane au marché du Vendredi (entrée par la rue Basse dans un vieil immeuble occupé depuis longtemps par 1< Comité de Secours et d'Alimentation. Les divers services, «econrs, cartes de ménage, cartci de soupe, vente de denrées y ont été réunis dam l'intérêt des réfugiés. Caux-ci ont donc accès au loca par la rue fasse et, dans une vaste salle d'attent* aménagée à cet effet, ils remplissent les formulaires exigé: peur l'obtention de secours. Ils passent ensuite au Bureai In. 2 eù une fiche est dressée pour chaque ménage et ot l'on remet à ceux qui désirent être secourus une carte don nant droit à des repas au réfectoire des Cantines bourgeei ses, Institut St-Liévin, rua Moulin à Foulon. Au Burea» il. 3, les intéressés retirant une carte de méaage provisoiri valable pendant un mois. Enfin ils sortent par le bureau d< S yente, «magasin américain» comme «n dit vulgairement j où ils reçoivent contre paiement la ration de pain et le ra | vitaillement spécial accordé aux évacués. 5 Chaque ménage se représente au local une fais par se mainc, à un jour fixé d'avance, afin d'y toucher au Bureai n. 1 le secours fixé ; ils achètent ensuite au magasin leu ration hebdomadaire ainsi que la ration de pain ; cette der nière peut toutefois être prise n'importe quel jour. Le secours est fixé comme il suit ; 1. pour les évacués c-à-d. ceux qui ont dû quitter leur domicile par ordre di l'autorité occupante, 1,50 fr. par jour s'ils sont âgés di plus de 16 ans et l fr. en-desseus de cet âge ; 2. 0,50 fr par jour pour les réfugiés, c-à-d. «eux qui sont partis vo Iontairement. Toutefois pour bénéficier de ce secours, l'in térossé doit être préalablement inscrit au secours alimen taire (aaciennemant secours aux chômeurs). La demand d'inscription à ce secours se fait au Bureau n. 2, en mèw temps que celle pour le secours des réfugiés at des évacué et ast transmise ensuite au service compétent. Grâce à cette centralisation des différents orgnnismes le Comité évite aux intéressés de nombreuses et longue démarches à travers une ville qu'ils ne connaissent génë ralament pas. Toutes les dispositions ont été prises en vu d'accélérer et de simplifier le service autant que possible pour en convaincre nos lecteurs ii nous suffira de dire qu le jour de l'ouverture du nouveau local environ léOi mé nages ont défilé dans les différents bureaux. Pareil résult£ n'a pu être obtenu que grâce à une organisation minutiev sement étudiée et judicieusement réglée, ainsi qu'à u personnel nombreux et actif. Disons enfin, à l'éloge des membres du Comité, que pi* sieurs réfugiés avec qui nous eûmes l'occasion, de parlei nous ont exprimé leur satisfaction pour la façon dont il ont été reçus à Gand. BUREAU de change Jules Dossche, 27, dig. de BraWan JEAN JOSKI, rue du Poivre, 14-16, Fournitures gén< raies pour Eau, Gaz, Electricité. « PAIN. — Le Comité Provincial de la Flandre Oriental est heureux de prévenir le public, qu'il lui sera possibl de porter, à partir du lundi 21 courant, la ration jourm lière de farine de 250 à 275 gr. par habitant. La ration d pain se trouve majorée par le fait de 30 gr. ; elle sera poi tée de 330 gr. à 360 gr. La ration comprendra 3 pains pesant chacun 850 gr. 1 heures après la cuisson. Le prix est fixé à fr. 0,58 par pair La ration en pain blanc pour malades comprendra 2 pair de 940 gr. 12 heures après le cuisson. Le prix est fixé fr. 0,94 par pain. Cacao sucre « MARGOT », Café mélange «LEXTRA> Amidon composé «LE LIS», Pudding Powder « Rex > Vente en gros, LÉON ROTSAERT, 7, rue de la Pot drière, (près Boulev. St-Liévin). VIVRk'S-. — Comité national de Secours et d'Alimenti tion. — Rationnement provisoire de la quinzaine d zaine du 21 setobre au 2 Novembre : Céréaline, 130 g par personne, 0,13 fr. la ration ; Fèves, 130 gr., 9,2$ fr. Saindoux, 100 gr., 0,50 fr. ; Lard salé, 175 gr. 0,88 fr. o lard fumé, 165 gr., 0,89 fr.; Mayonnaise, 100 gr., 0,24 fr Malt, 50 gr., 0,05 fr. ; Allumettes, 1 boîte, 0,10 fr. ; Si 400 gr., 0,12 fr. pour les non-assistés, 200 gr., 0,06 f pour les assistés (la ration du sel peut être doublée si demande) ; «Suikermop», 1 par personne, 0,20 fr. pièci Moutarde, 50 gr., 0,45 fr. MAISON B. Van Hyfte, rue basse des Champs, 32.Ven et location de pianos par mois, pour soirées et concerts. SBMELLES et TALONS de CHAUSSURES en «OME GA ». Plus solides et meilleurs marché que le cuii Maison Dutry-Colson, rue des Champs, 12, GANI DISTRIIUTION GRATUITS. — La 21me distributio gratuite du Comité National comprendra le saindoux et le allumettes de la ration. LUSTRES en fer. — Liseuses. — L'Electricité M. C rue du Hainaut, 8. CARTES MEELSPIJZBN. — La denrée à délivrer au cartes «meelspijzen» durant cette même quinzaine sera c 50® gr. de céréaline de maïs par enfants. Prix 0,50 fr. i ration. PLUS DE CHARBONS à trouver en ce r.omen'. Faites vos approvisionnements de bois à brûler pour l'hiver dès maintenant et avant la hausse ; c'est un bon placement d'argent : Chênes (en petits blocs) à fr. 13,50 les 100 k0B livrés Sapin » à fr. 12,— » [ à - Canada » à fr. 11,00 » ; domicile Poids garanti. Rue d'Egmont, 19 (Parc). CUIR. — C. R. B. -y Des bons de réparation pour chaussures seront mis à la disposition des ménages de 1 et 2 personnes. Les porteurs de bons bruns peuvent se procurer du cuir1 pour réparations urgentes, rue courte du Jour, 11. Ces bons seront valables jusqu'au 30 novembre. CONFISERIE ehocol. Ed. De Vynck, r. St-Georges,22. MODIFICATIONS. Les denrées mentionnées ci-dessous seront vendues aux prix suivants dans les magasins du Comité national : Savon Swift's Pride : 5 fr. le kg. Cacao (poudre ou tablettes) : 12 fr. le kg. Café torréfié : 10 fr. le kg. Vinaigre, 4 gr. : 0 fr. 50 le litre. Vinaigre, 6 gr. : 0 fr. 80 le litre. VAN DEN BOGAERT, m. au Beurre, 18, ag. de change. CHARBON.— 11" vente. — (1® vente avec la carte brune). — Les habitants des 6e et lie sections, Ledeberg, Gendbrugge et Mont-St-Amand qui ont remis la partie C/D de la carte brune au bureau du Service du gaz peuvent prendre leur ration lundi psoebain, 21 octobre, de 8 à 11 1/2 h. à l'usine Beernaerts, boulevard de l'Industrie 285, sur présentation de la partie A/B de la carte brune. Les habitants des le, 2e et 3e sections qui n'ont pas pris leur ration mercredi dernier peuvent également se présenter lundi de 8 à 11 1/2 h. à la fabrique Beernaerts. Ce cas est tout à fait exceptiannel, l'avis ayant été publié trop tard dans les journaux ; après la journée de lundi personne ne pourra plus être servi, sous fuel^we prétexte que ce soit. CAISSE DES PROPRIÉTAIRES. — Agent à «and, Maurice Waterioos, rue du Limbourg, 16. — En vue des communications qu'elle aura à leur faire et des règlements à opérer après la guerre, l'Administration de la Caisse des Propriétaires invite les porteurs d'obligations à lui faire connaître, dès à présent, par écrit, leurs nom» et adresse, ainsi que les numéros des titres qu'ils possèdent et la série à laquelle chasun de ceux-ci appartient. COKES. — Les porteurs des cartes 21001 à 22810 qui devaient être servis le samedi 19 ne pourront l'être que le lundi 21, de 2 à S h. 1 ACHATS de Tapis de Smyrne et Carpettes persanes au plus haut prix. Ecrire, 84, quai du Nord. FONDS publics. — Gillet, rue longue des Violettes, 37. COMBUSTIBLE POUR ÉVACUÉS. — Le service communal de ravitaillement porte à la «onnaissance des évacués et des réfugiés qu'une vente extraordinaire de cokas : est organisée pour eux le mardi 22 octobre. Celle-ci se î fera à l'Usine à gaz, boulevard du Gazomètre de 7 1/2 à 3 11 h. peur les n. 1 à 1500 et de 2 à 5 h. pour las n. 1581 à 3500. Ces numéros comprennent les ménages secourus et , non-secourus. Les non-secour'us doivent se munir de la ï carte blanche provisoire du Comité national et les secou-rus»de la carte brune spéciale. La ration est fixée à 1 sac î de 50 kg. au prix de fr. 3,75 pour le» ménages de 1 à ; 7 personnes; elle est doublée pour les ménages de 8 à 12 î personnes et ainsi de suite dans la même proportion. Tous le3 intéressés doivent se présenter au jour indiqué, sinon t ils ne pourront être servis. Vu le manque de combustible, le service recommande la plus grande économie aux inté- 1 ressés; rien ne fait prévoir une seconde vente. Lca évacués qui arriveront après mardi devront attendre nu aertain temps avant d'être appelés. » G. WTTERWULGHE. Ag. de change, agréé, 5§, Ceu-s pure, r. g. Nég. fonds publics, coup.jctoèq., monn. étrang. PRÊTS.Achat, vente propriétés.Minnaert,b*Béguin. 21. POMMES DE TERRE. — Les ménages qui ont cultivé ousous-loué un champ de pommes de terre, ceux qui ont participé à des osuvres telles que les Werkmanstuinen, e Burger-, Eigen-, Werkmans-, et Vrouwenakker, Werkvan s den Akker, Privaat Eigcnplanters, sont priés de se présenter au bureau, rue du Jambon, 8, aux jours indiqués u ci-dessous, de 8 1/2 à 12 h. et de 3 à 6 h. Tous les instituts indistinctement doivent également répondre à l'appel. Tous les intéressés, y compris les instituts, doivent se 2 munir : a) de la carte du Comité National, b) de la carte i. brune, c) des pièces attestant qu'ils appartiennent à une s des œuvres indiquées ci-dessus ou qu'ils sont sous-leea-à taires, d) de la nouvelle carte de pomme» de terre s'ils l'ont reçu par erreur. Sans ces pièces personne ne pourra être servi. Lundi 21, le et 2e sect.; mardi 22, 3e et 4e sect.; mercre-h di 23, 5e et 6e sect.; jeudi 24, 9e sect.; vendredi 26, 7e et 10e sect.; samedi 26, 8e sect.; lundi 28, lie sect. et Ledeberg; mardi 29, Gendbrugge et Mont St Amand. l" L'appel est fait aux ménages et instituts qui sont com-M plètement ou partiellement exclus du rationnement; ceux qui reçoivent une carte de rationnement partiel doivent ' remettre immédiatement la partie B chez un boutiquier de leur choix. On est prié de se présenter au jour fixé; après j ; la date indiquée personne ne sera servi. SOCIÉTÉ ANONYME « De Vereenigde Brouwers » ir pour la fabrication de la bière à fermentation basse et à .j fermentation haute. Le comité provisoire rappelle aux brasseurs de la ville et des deux Flandres que des réunions e seront tenues tous les mardis à 4 h. au local « Grand Hôtel », chez Van de Wiele, boulevard du Jardin Zoologique à Gand. Ils peuvent également s'adresser à tout moment chez M. Ed. Rorcibaut, brasseur à Mont-St-Amand, chaussée d'Anvers, 7, ou chez M. N. de Bo, rue des Templiers, 1, Gand. n SONNERIES ÉLECTRIQUES. Geniets, 14, r. Brabant. s BRIQUETTES. — P. B. C. — Les bons seront délivrée contre paiement rue de Bruges, 26, de f à 11 1/2 h. et de ■» 2 à 4 1/2 h. sur présentation de la carte P. B. C. 3° section : Lundi 21, 11681 à 12575; mardi 22, 12676 x à 13550; mercredi 23, 13551 à 14525; jaudi 24, 14526 à e 15500. a 7" section : Vendredi 26, 32301 à 38276; samedi 26, 33276 à 34250. ' I Feuilleton du Journal de Gand. 325 Le Comte DE MONTE-CRISTO ï| PAB y I ALEXANDRE DUMAS u 11 Cett» l»ct*re fini», Albert d»mtur* pâle et immobile en attendant ce qtt» déciderait sa s mère. e Mercéiè» leva ai ciel un regard d'une isef- fable expreseion. f> J'accepte, dit-elle; il a le droit de payer la I dot que j'apporterai dans un couvent ! Et, mettant la lettre sur sen cœur, elle prit II le bras de son fils, et d'an pas plus ferme F I qu'elle ne s'y attendait peut-être elle-même, u I elle prit U ekemin de l'escalier. t- I XV ls ■ LE SBICIDB. i# I Cependant Monte-Cristo, lui au»si, était il I rentré eu ville avec Emmanuel et ilaiimilien. te I Le retoar fut gai. Emmanuel ne dissimule I lait pas sa joie d'avoir vu succéder la paix à r» la guerre, et avouait hautement ses goûts philanthropiques. Morrel. dans un coia de la voiture, laissait la gaieté de son beau-frère s'évaporer en paroles, et fardait, pour lui une joie tout aussi sincère, mais qui brillait seulement dans ses regards. A la barrière du Trône, on rencontra Ber-tuccio : il attendait là, immobile comme uae sentinelle à son poste. Monte-Cristo passa la tête par la portière, échangea avec lui quelques paroles à voix basse, et l'intendant disparut. — Monsieur le comte, dit Emmanuel en arrivant à la hauteur de la Place Boyale,faites-moi jeter, je vous prie, à ma porte, afin que tua femme ne puisse aveir un seul moment d'inquiétude ni pour vous ni pour moi. — S'il n'était ridicule d'aller faire montre de son triomphe, dit Morrel, j'inviterais M. le comte à entrer chez nous; mai» M. le comte a aussi sans doute des cceurs tremblants à rassurer. Nous voici arrivés. Emmanuel, saluons notre ami, et laissons le continuer son chemin.— Un moment, dit Monte-Cristo, ne me privez pas ainsi d'un seul coup de mes deux compagnons; rentrez auprès de votre charmante femme, à laquelle je vous charge de présenter tous mes compliments, et accompagnez-moi jusqu'aux Champs-Elysées, Morrel. — A merveille, dit Maximilien, d'autant plus que j'ai affaire dans votre quartier, comte. — T'attendra-t-on pour déjeuner? demanda Emmanuel. — Non, dit le jeune homme. La portière se referma, la voiture continua sa route. — Voyez comme je vous ai porté bonheur, dit Morrel lorsqu'il fut seul avec le comte. N'y avez-vous pas pensé? i — Si fait, dit Monte-Cristo, voilà pourquoi ; je voudrais toujours vous tenir près de moi. : — C'est miraculeux ! continua Morrel, répondant à sa propre pensée. S — Quoi donc ? dit Monte-Cristo. — Ce qui vient de se passer. I — Oui, répondit le comte avee un sourire ; | vous avez dit le mot, Morrel, c'est miraculeux. — Car enfin, reprit Morrel, Albert est j brave, , — Très-brave, dit Monte-Cristo, je l'ai vu i dormir le poignard suspendu sur sa tête. j — Et moi je sais qu'il s'est battu deux foi», ; et très-bien battu, dit Morrel; conciliez don» j cela avec la conduite de ce matin. ■ —- Votre influence, toujours, reprit en sou-| riant Monte-Cristo. — C'est heureux pour Albert qu'il ne soit j point soldat, dit Morrel. ; — Pourquoi cela ? i — Des excuses sur le terrain ! fit le jeune | capitaine en secouant la tête. — Allons, dit le comte avec douceur, n'al-\ lez-vous point tomber dans les.préjugés des • hommes ordinai i es, Morrel ? ne conviendrez-î vous pas que puisque Albert est brave, il ne peut être lâche; qu'il faut qu'il ait eu quelque raison d'agir comme il l'a fait ce matin, et que partant sa conduite est plutôt héroïque qu'autre chose ? — Sans doute, sans doute, répondit Morrel; mais je dirai, comme l'Espagnol : Il a été moins brave aujourd'hui qu'hier. — Vous déjeunez avec moi, n'est-ce pas, Morrel ? dit le comte pour couper court à la S conversation. i — Non pas. je vous quitte à dix heures. : — Votre rendez-vous était donc pour dé-| jeûner? • — Morrel sourit et secoua la tête. : — Mais enfin, faut-il toujours que vous dé-; jeûniez quflque part. — Cependant, si je n'ai pas faim ! dit le jeune homme. — Oh-! fit le comte, j» ne connais que deux sentiments qui coupent ainsi l'appétit . la douleur (et comme heureusement je vous vois très-gai, ce n'est point cela) et l'amour. Or, d'après ce que vous m'avez dit à propos de votre cœur, il m'est permis de croire... — Ma foi, eomte, répliqua gaiement Morrel, je ne dis pas non. — Et vous ne me contez pas cela, Maximilien ? reprit le cointe d'un ton si vif, que l'on voyait tout l'intérêt qu'il eût pris à connaître ce secret. :, — Je vous ai montré ce matin que j'avais j un cœur, n'est-ce pas, comte ? Pour toute réponse Monte-Cristo tendit la main au jeune homme. — Eh bien! continua eelui-ci, depuis que ce cœur n'est plus avec vous an bois de Vin-cennes, il est autre part où je vais le retrouver.— Allez, dit lentement le comte, allez, cher ami; mais par grâce, si vous éprouviez quelque obstacle, rappelez-vous que j'ai quelque pouvoir en ce monde, que je suis heureux d'employer ce pouvoir au profit des gens que j'aime, et que je vous aime, vous, Morrel. — Bien, dit le jeune homme, je m'en souviendrai comme les enfants égoïstes se souviennent de leurs parents quand ils ont besoin d'eux. Quand j'aurai besoin de vous, et peut-être ce moment viendra-t-il, je m'adresserai à vous, eomte. — Bien, je retiens votre parole. Adieu donc. — Au revoir. On était arrivé à la porte de la maison des Champs-Elysées. Monte-Cristo ouvrit la portière. Morrel sauta sur le pavé. Bertuecio attendait sur le perron. Morrel disparut par l'avenue de Marigny, et Monte-Cristo marcha vivement au-devant de Bertuccio. — Eh bien ? demanda-t-il. — Eh bien ! répondit l'intendant, elle va quitter sa maison. Et son fils ? — Florentin, son valet de chambre, penne ' qu'il en va faire autant.

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Dit item is een uitgave in de reeks Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Gand van 1856 tot 1923.

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