Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire

1182 0
16 september 1917
close

Waarom wilt u dit item rapporteren?

Opmerkingen

Verzenden
s.n. 1917, 16 September. Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire. Geraadpleegd op 30 november 2021, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/xw47p8wc99/
Toon tekst

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Dimanche 10 septembre § 917 ..O centimes le ou jro 'nfci*n*»y i <i. iiÉiwanniiÉM î« <» \m* aouée — ??e6 253=201 JOURNAL DE GAND ÊC€33HCO> 33 &m KL^W-DrUEBS ,(S!)Ai;ilON 4i Aii«uîw. .i, • «..«g» rr.v->kIW». ««»(«mlI»anal l fc ABONNEMKN ta ja ligne Réclamas on Cnroniqne gantoise ou dans le corps du GARE' Si SjtëS 08 RA88RS. 5 — ÇJfâS journal 2 (f. la ligne. Informations financières et Réparations tj ■« F*AWO VIKeT-OiHQ PAB XEÏMESTS- "ri i Foi-"iMP fift* judiciaires 2 fr. la ligne. - On tivite à forfait, pour les annonces . ^ . ' • j souvent répétées. REVUE dso iou. .;«« ris la «saisine. DE QEKTEHAAR Du i4. — Pour le ravitaillement de la Belgique. — Amsterdam 11 septembre. — Le « Telegraaf » apprend que l'Angleterre est disposée à livrer mensuellement 180.000 tonnes de houille à la Hollande à la. condition que celle-ci mette un tonnage de 180.000 tonnes à la disposition du Comité belge de secours. Aucune convention n'est encore faite. — L'heure d'hiver. — L'heure d'hiver est l'heure officielle do l'Europe centrale. On sait que le 17 septembre à 2 h. du matin l'heure d'été est remplacée par l'heure d'hiver, c-à-d. que l'horloge du Beffroi sera retardée d'une heure. Dans une réunion de délégués de l'Administration communale et des institutions religieuses du Grand-Gand, on a décidé qu'à partir du 17 septembre l'heure du Beffroi sera l'heure adoptée par les services administratifs et ecclésiastiques, les écoles, les banques, etc., en un mot par tout le monde. HET VOLK Du 9. — Hommage à un savant belge. — L'Académie des Sciences de Paris a accordé le prix Cuvier au professeur Paul Pelsener, directeur de la section des Sciences de l'Académie de Belgique, en partage avec le professeur Dauzenberg, pour ses travaux sur les mollusques. — Liste d'officiers belges décédés au Congo. Behaege Aimé, sous-lieutenant aviateur, décédé à, l'hôpital de Djemba par suite de maladie, le 4 décembre 1916. Chantraine Arthur-Léopold-Gliislain, capitaine d'artillerie, décédé à Boma par suite de maladie, le 23 décembre. Lambert Louis-Joseph-Ghislain, lieutenant, tombé lors du combat de Mabama, le 1 septembre 1910. Piers de Raveschoot Alfred-Polydore-Létsn-Désiré-Marie-Ghislain, officier auxiliaire, décédé par suite de maladie i Muanza, le 21 octobre 1916. Schriewer Charles-Jean, sous-lieutenant de réserve dn 12e régiment de ligne, tombé à Kigoma, le 31 décembre 1916. Van Dyck Paul Edouard, sous-lieutenant, payeur auxiliaire, tombé le 7 novembre 1916. — Enseignement — D'après ce que nous apprenons, on ouvrira à Gand, au mois d'octobre prochain, une école normale moyenne de l'Etat pour jeunes filles avec section préparatoire, ainsi qu'une école moyenne de l'Etat pour jeunes filles, également avec une section inférieure comme école d'application. Encore les faux bruits De nouveau l'on répand en ville de faux bruits qui tendent à faire croire que le Comité provincial de Secours et d'Alimentation entasserait de grandes quantités de marchandises parvenues récemment et laisserait ainsi s'avarier des denrées dont la population a un si pressant besoin. Certaines personnes, en constatant le passage ou l'arrivée à Gand de bateaux de la Commission for Relief, se figurent que les marchandises qu'ils contiennent seront immédiatement mises en vente. Le public ne doit pas oublier d'abord que toas les bateaux de la Commission for Relief de passage à Gand ne sont pas destinés au Comité provincial de la Flandre Orientale; en effet les bateaux à en voyer nu Comité Provincial de Bruges et à < certains districts du Nord delà France pas- î ; sent par notre ville, où ils doivent nécessaire- j ment s'arrêter en vue de remplir certaines J formalités Pour ceux destinés aa Comité pro- j vincial de Gand qui lavitaille 1.WKMÏ00 per- j sonnes dans les deux Flandres, il y a impos- { sibilité matérielle à mettre en vente, dès leur S arrivée, la marchandise qu'ils contiennent; pour s'en convaincre il suffit d'un irsfaiit de réflexion et d'un peu de connaissance des difficultés actuelles et du travail à exécuter. En effet, les marchandises doivent, être complètement déchargées, dénombrées et vérifiées minutieusement, colis par colis, avant | d'être prises en charge par le. bureau com-| mercial du Comité piovincial. Celui-ci exa-J mine alors les répartitions à faire et p;isse au 1 service compétent le soin de taire les factures i de la semaine aux Comités régionaux.Ce n'est I que là semaine suivante qu'il est possible | d'expédier nus Comités régionaux les mar-I chandises qui leur ont été attribuées; ceux-ci i les répartissent ensuite aux Comités locaux. ICe n'est donc que lors de la mise en vente suivant cette arrivée au Comité local que les marchandises sont livrées ail public. Dans une organisation comme celle du Comité. provincial, il est impossible d'être plus | éxpéditif, car toute erreur doit être évitée, f surtout si Ion songe aux quantités énormes | qui sont manipulées. En effet, pour la ration de pain seul, il faut 25, 8ft4 sacs de farine par semaine ou 2.585.400 kg. Pour pouvoir distri-bueAune ration do 200 gr. aux 1.500.000 habitants ressortissants du Comité, il faut 300.000 kg. et ces marchandises doivent être expédiées tant dans toute la Flandre Orientale que dans la plus grande partie de la Fiandre Occidentale, jusqu'aux communes du du front. Les chiffres ci-dessous, qui se rapportent exclusivement au département des marchandises et n'ont aucun rapport avec celui des secours, peuvent donner une idée de l'importance des opérations du Comité provincial. La valeur des vivres achetés pendant la période du lor novembre 1916 au 30 avril 1917 ss'élève à 73.043.300 fr. 03. Le total des sorties pendant la même période s'élève à 80.237.062 fr. 68, ce qui donne au mouvement général de 153.280.362 fr. 71, soit un mouvement journalier moyen de 846.852 fr. 83. Ces vivres représentent un tonnage à l'entrée de 95.45 7 tonnes, et un tonnage à la sortie de 91.474 tonnes. Depuis le début de ses opérations, le Comité provincial a acheté des marchandises pour une valeur totale de 198.428.477 fr. 57. La valeur des marchandises vendues s'élève à 201.377.690 fr. 18, soit un mouvement général de 399.806.167 fr. 75 et un mouvement journalier de 470.360 fr. 20. Ces «marchandises représentent un tonnage à l'entrée de 345.138 tonnes et un tonnage à la sortie de 332.947 tonnes. Quelques Services du Comité urbain de Secours et d'Alimentation IV Dans nos précédents numéros, nous avons fait connaître les divers services du département dirigé par M R. Rom. Nous nous proposons d'entretenir maintenant nos lecteurs du département de M. R. Stasino, qui, tout en étant aussi important que le précédent, est moins connu du public ; celui-ci ne se. fait en effet aucune idée de toutes les besognes de diverses natures qui s'y accomplissent journellement. Ce département comprend le ser vice y s® cartes de ménage, des boulangeries, des cantines bourgeoises,, de la Commission médicale, de la répartition des denrées fourragères, etc. Lest cartes de ménage On sait que chaque ménage est détenteur d'une carte qui lui est propre; elle porte diverses indications au sujet de la composition de la famille, renseigne la personne chargée des achats, le boulanger et 1i ration de pain. Au verso, elle, donne, à coté d'un calendrier servant à inscrire les achats, un règlement succinct concernant le pain et l'achat des denrées; Ii est dit notamment que ie détenteur d'une carte ne peut, sous aucune prétexte, remettie à uue tierce personne les denrées auxquelles i! a droit. Ces cartes sont de 31 couleurs différentes d'après les bureaux de vente. Au moment de la réception de la carte de ménage, le chef de famille signe un accusé de réception indiquant la section de police, la composition du ménage, le bureau de vente et le nom du boulanger. Le,s accusés de réception sont classés par bureaux de vente et par numéros, de sorte que l'on connaît l'importance de chaque bureau. A chaque ménage est remise également une carte de farine qui malheureusement reste sans utilité depuis assez longtemps, Afin d'éviter les doubles emplois, il existe pour les cartes de ménage un classement à double entrée, l'une par ordre alphabétique des noms, l'autre par ordre alphabétique des rues; ce système permet de retrouver immédiatement n'importe quelle personne de la ville ou des faubourgs. Dans le classement, aucune carte n'est anéantie, on y indique simplement la mention « annulée » et, le cas échéant, on renvoie à d'autres cartes. Au moyen de renseignements officiels, les cartes sont soigneusement, tenues au courant de tout mouvement de la population, naissances, décès, mariages, changements d'adresses, entrées et sorties de la ville, etc. Les renseignements concernant les naissances, décès et mariages sont portés à la connaissance du Comité par les bureaux de l'Etat-civil. De plus, chaque commissariat de police fait connaître les entrées et les sorties de sa section ; ainsi les intéressés peuvent se présenter le surlendemain da changement de domicile aux bureaux du Comité pour y faire changer leur earte de ménage,sans qu'il leur soit nécessaire de se munir d'une attestation de la police. Un véritable état-civil a dû être établi pour éviter tout emploi abusif; on comprend d'ailleurs aisément que dans l'intérêt général ii r est du devoir du Comité de faire tenir soi- ] gneusement au courant les cartes de ménage. \ Les bateliers, population nomade, ont une ; carte de ménage spéciale, valable pour toute \ la Belgique et le nord de la France ; ces cartes I portent un numéro, le nom et le genre du S bateau, le nom du batelier cl celui de sa. f femme, le nombre d'enfants et de cohabitants; | el'e porte une liste des localités où les bate- S liers peuvent se ravitailler et mentionne les instructions auxquelles ce ravitaillement spécial est subordonné. Un casier indique le nombre de jours, généralement trois, pour lesquels la ration de pain a été accordée; ici cette annotation est faite au moyen d'un cachet " Gand » couvrant exactement trois cases ; ce système, beaucoup plus pratique que celui des j petites croix faites au crayon, a été imité par j plusieurs autres Comités régionaux. Au mo- t ment de l'annotation, le batelier reçoit des bons lui permettant de se procuier des pains îhez un boulanger. ; A l'intérieur, la carte renferme un came j de bons pour le ravitaillement en denrées; su j ccs bons,valables pour une quinzaine de jours ou indique les denrées que lts bureaux di j. vente peuvent remettre au ménage. t Les personnes qui viennent de localité! étrangères peuvent également se présente! aux bureaux du Comité où, sur présentation de pièces officielles, on leur accorde un rationnement ordinaire, en pain et eu denrées soit au moyen de bons, soit au moyen d'une carti de ménage Les maisons de logements disposent également d'une carte spéciale valable pour huit jours seulement à. cause des mutatious cons stantes daus le nombre des logeurs. Aprè-chaque huitaine, elles sont renouvelées sm présentation d'un certificat remis par le commissaire de police compétent et mentionnanl les noms et ie nombre des logeurs. Enfin, il existe une carte spéciale pour l'inscription des farines Florima ebP/wsphafost mises, en vente pour les enfants ue moinS/de dix ans. Toutes les réclamations concernant les cartes de ménage sont reçues et examinées par le service; les intéressés doivent se présenter aux bureaux du Quai du Bas-Escaut Un service d'inspection a été spécialemen organisé pour rechercher les fraudes et les doubles emplois dans les cartes de ménage ce service fonctionne d'une façon continue e a fait récemment encore une inspection géné raie; celle-ci n'a toutefois donné que peu di résultats. On peat, donc conclure que le Comité es' heureusement parvenu si pas à la perfectioi — qui n'est pas de ce monde —, du moins i des résultats plus que satisfaisants. D'ailleurs rien n'a été négligé en vue d'amé liorer l'organisation, et les efforts de tous les jours tendent à ce but. Les dirigeant: comprennent qu'en présence de la pénurie di marchandises, le devoir leur incombe de sup primer systématiquement toute tentative di fraude et de veiller attentivement à l'intérêt général de la population. ««wJv»----n-|. -ir-"aw r,- oi Les Expositions M. etMad. Ganton-Defoin exposent,— jus qu'au 25 septembre, — dans leurs ateliers d( la rue des Thérésiennes, des gravures, des poteries et des vitraux, témoignages d'un ta lent multiple et de persévérants efforts. Cette exposition a ceci de particulièrement intéres sarit. qu'elle permet au visiteur de saisir er quelque sorte sur le vif le travail de l'artiste et de considérer l'œuvre dans les phases successives de son développement. Devant ces creusets et ces moules, ces cuivres et ces cartons, ces fours et ces presses et tout ce qu'ils représentent de recherches et de labeur, on se souvient de Palissy qui, lui aussi, fut peintre, verrier et céramiste, et l'or considère ensuite avec plus d'attention et de respect les résultats acquis. Parmi ceux-ci, il faut signaler les vitraux d'église que nous montre M. Ganton, vitraux aux tons profonds et veloutés, qui sont comme des jardins fleuris où se promènent des anges: il faut signaler les plats aux émaux chatoyants, les potiches originales, les « rustiques figulines », perpétuant les traditions de l'immortel Bernard; et, enfin, de beaux exemplaires de gravure sur cuivre ou sur bois, en noir, en couleur, en un ou plusieurs états, qui tous font honneur à l'habileté et à la conscience artistique de Mm8 et M. Ganton. 0. -V. ; | Ottranlifi» Silitaiis | ii A BANQUE 1! « Union du Crédit de Gand», s j Société Anonyme, Place Saint-Michel, 16, à Gand, a l'honneur de rappeler aux intéressés ; que l'Assemblée Générale extraordinaire du 25 mai 19i y, a converti les actions de priorité en actions ordinaires. En conséquence, les porteurs d'actions de priorité sont invités à ; échanger au Siège social, au guichet N° 4, leurs titres,— coupon 33 et suivants attachés, — contre des actions ordinaires, à raison d'une action de priorité de 50(5 1rs contre 10 actions ordinaires de 50frs. L'échange se fera sans frais et sans concordance de numéros. Dès ce jour, tous les coupons d'actions de priorité présentés au paiement sans les titres, seront sans valeur. (2216) NOMINATIONS. — Les nominations de professeurs pour le quatrième degré de l'en-: seignement primaire ont été faites lundi dernier en séance du Conseil communal. -Ont été nommés : a) pour les écoles de jeunes gens, professeurs effectifs, MM. De Rycke et Hec-i kers; professeur intérimaire, M. De Buck; b) pour les écoles de jeunes filles, professeurs effectifs, Mlles Rowan et Dliont,; professeur intéri aire, Mlle Hoste, La 2° année d'études de l'école profession-; nelle de la rue Ste-Marguerite ayant été dédoublée, Mlle Deiatte, institutrice de la Ie année (cours de coupe, confection, lingerie) aété > nommée en 2e année;' elle est remplacée par Mlle Y an Hyfte. Ce dédoublement a nécessité la nomination d'une seconde institutrice pour 1 les cours généraux; Mlle Van de Vyver, qui i faisait un stage depuis deux ans, a été nommée définitivement. i I ï FS5 4 PUDBÏNG powder ï-, „ En V0nte partout (22j,) PROCHAINEMENT ouverture du comptoir de change Léon Gillet, 37, rue longue des Violettes, Gand. (2204) ; SUCRE. — Nous pouvons annoncer que, grâce aux multiples démarches qu'elle a faites, la Direction des Magasins communaux a obtenu d'être à même de remettre à la population une ration de 500 gr. de sucre par tête pour le mois d'octobre piochain De plus des nouvelles très favorables arrivent pour la : prochaine campagne : on espère qu'il .sera i possible de distribuer aux habitants duGrand-Gand une quantité de sucre fort convenable, i D'autre part, on pourra probablement met-,. s tre en vente des confitures. 1 éleotrique tous systèmes 1 i SENiETS, 14, r. Brabant . S (17851 j RAVITAILLEMENT.— De récents arri-| vages permettent au Comité de Secours et { d'Alimentation de fournir, pendant la seconde jj quinzaine ds septembre, une ration do lard et.de saindoux. | D'ailleurs,de ce côté également,les nouvelles sont rassurantes et autorisent à envisager l'avenir avec confiance : elles donnent en effet l'espoir que le ravitaillement s'améliorera et que la situation sera tolérable l'hiver pro-| chain. f j BONS de Caisse 4 °/0 Soc. Coop. Vooruit. — j A partir du 15 septembre prochain, le prix de vente sera porté à fr. 975.—. Ces bons, d'une valeur nominale de 1000 fr. sont productifs d'un intérêt de 4 °/„ l'an et | sont remboursables au pair le lr septembre 1926. La société se réserve toutefois le droit de les rembourser au pair à partir du lr septembre 1921. (2175) Feuilleton du Journal de Gand 291 Le Gomfe MONTE-CRISTO PAS ALEXANDRE DUMAS — Non, c'est encore une chose impossible. — Singulier homme que vous faites, allez ! Alors vous ne voulez vous mêler de rien ? — De rien absolument. — Alors n'en parlons plus. Adieu, comte. — Adieu, vicomte. Morcerfprit son chapeau et sortit. A la porte, il retrouva son cabriolet, et, contenant du mieux qu'il put sa colère, il se ît conduire chez Beauchamp ; Beauchamp ^tait à son journal. Albert se fit conduire au journal. Beauchamp était dans un cabinet sombre 3t poudreux, comme sont de fondation les bureaux de journaux. On lui annonça Albert de Morcerf. Il fit répéter deux fois l'annonce; puis, mal convaincu encore, il cria ; — Entrez ! Albert parut. Beauchamp poussa une exclamation en voyant son ami franchir les liasses de papier, et fouler d'un pied mal exercé les journaux de toutes grandeurs qui jonchaient non point le parquet, mais le carreau rougi de son bureau. — Par ici, par ici, mon cher Albert, dit-il, en tendant la main au jeune homme ; qui diable vous amène? êtes-vous perdu comme le petit Poucet, ou venez-vous tout bonnement me demander à déjeuner? Tâchez de trouver une chaise ; tenez, là-bas, près de ce géranium qui, seul ici, me rappelle qu'il y a au monde des feuilles de papier. — Beauchamp, dit Albert, c'est de votre journal que je viens vous parler. — Vous, Morcerf, que désirez-vous ? — Je désire une rectification ? — Vous, une rectification ? A propos de quoi, Albert ? mais asseyez-vous donc! — Merci, répondit Albert pour la seconde fois, et avec un léger signe de tête. — Expliquez-vous. — Une rectification sur un fait qui porte atteinte à l'honneur d'un membre de ma famille. — Allons donc ! dit Beauchamp, surpris. Quel fait ? Cela ne se peut pas. — Le fait qu'on vous a écrit de Janina. — De Janina ? — Oui, de Janina. En vérité vous avez l'air d'ignorer ce qui m'amène ? — Sur mon honneur... Baptiste! un journal d'hier ! eria Beauchamp. — C'est inutile, je vous apporte le mien. Beauchamp lut en bredouillant : « On nous écrit de Janina, etc., etc. » — Vous comprenez que le fait est grave, dit Morcerf quand Beauchamp eut fini. — Cet officier est donc votre parent ? demanda le journaliste. — Oui, dit Albert en rougissant. — Eh bien ! que voulez-vous que je fasse pour vous être agréable? dit Beauchamp avee douceur. — Je voudrais, mon cher Beauchamp, que vous rétractassiez ce fait. Beauchamp regarda Albert avec une attention qui annonçait assurément beaucoup de bienveillance. — Voyons, dit-il, cela va nous entraîner ; dans une longue causerie ; car c'est toujours [ une chose grave qu'une rétraction Asseyez j vous; je vais relire ces trois ou quatre lignes. 1 Albert, s'assit, et Beauchamp relut les lignes f incriminées par son ami avec plus d'attention 3 que la première fois. —^w» i III I—| n IIIHIIIml IIHBIIAUM — Eh bien ! vous le voyez, dit Albert avec fermeté, avec rudesse même, on a insulté dans votre journal quelqu'un de ma famille et je veux une rétractation. — Vous... voulez... — Oui, je veux ! — Permettez-moi de vous dire que vous n'êtes point parlementaire,mon cher vicomte. — Je ne veux point l'être, répliqua le jeune homme en se levant ; je poursuis la rétractation d'un fait que vous avez énoncé hier, et je l'obtiendrai. Vous êtes assez mon ami, continua Albert les lèvres serrées, voyant que Beauchamp, de son côté, commençait à relever sa tête dédaigneuse; vous êtes assez mon ami, et, comme tel, vous me connaissez assez, je l'espère, pour comprendre ma tenaeité en pareille circonstance. — Si je suis votre ami, Morcerf, vous finirez par me le faire oublier avec des mots pareils à ceux de tout à l'heure... Mais voyons, ne nous fâchons pas, ou du moins, pas encore... Vous êtes inquiet, irrité, piqué... Voyons, quel est ce parent qu'on appel Fernand ? — C'est mon père, tout simplement, dit Albert; M. Fernand Mondego, comte de Morcerf, un vieux militaire qui a vu vingt champs de bataille, et dont on voudrait couvrir les nobles cicatrices avec la fange impure ramassée dans le ruisseau. — C'est votre père ? dit Beauchamp ; alors c'est autre chose; je conçois votre indignation, mon cher Albert... Relisons donc... Et il relut la note, en pesant cette fois sur chaque mot. — Mais où voyez-vous, demanda Beau-champ, que le Fernand du journal soit votre père? — Nulle part, je le sais bien; mais d'autres le verront. C'est pour cela que je veux que le fait soit démenti. Aux mots je veux, Beauchamp leva les yeux sur Morcerf, et les baissant presque aussitôt, il demeura un instant pensif. — Vous démentirez ce fait, n'est-ce pas Beauchamp? répéta Morcerf avec une colère croissante, quoique toujours concentrée. — Oui, dit Beauchamp. — A la bonne heure! dit Albert. — Mûi quand je me serai assuré que le fait est faux. — Comment ! —■ Oui, la chose vaut la peine d'être éclair-cie. et. je l'éclaircirai. — Mais que voyez-vous donc à éclaircir dans tout cela, Monsieur ? dit Albert, hors de

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
Dit item is een uitgave in de reeks Journal de Gand: politique, industriel, commercial et littéraire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Gand van 1856 tot 1923.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Toevoegen aan collectie

Locatie

Onderwerpen

Periodes