Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire

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s.n. 1914, 11 Juni. Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire. Geraadpleegd op 15 augustus 2022, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/5x2599zz42/
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Jeudi 11 Juin 1914 UN NUMERO CINQ CENTIMES Jeudi 11 'Juin 1914 Franco en Belgique Un an : 181, » » 6 mois : 8 n*. » >3 mois : 4 fr,. Franco en Hollande Un an ; 22 fr, » Union postale » 32 fr. On s'abonne au bureau du Journa't et dans tous les bureaux de poste, ADMINISTRATION -rf-i Ar\t inair ei«qi JOURNAL DE LIÉGE FEUILLE POLITIQUE, LITTERAiRE ET tGfêfôERCIALH, - FONDÉE EN ITSi4 RÉDACTION ET ADMIMSTRATgOW g BOULEVARD DE LA SAUVENIÊRE, 25 Annonces, , a !a ligne, 20 cea£, Réclames, c ...» 40 cent, Faits divers 1 franc Réparations judiciaires » 3 francs informations financières » 3 francs Avis de sociétés à. peiiis ngsn 30 cent Émissîons= . . . . * 1 frans RÉDACTION TÉLÉPHONE 911 . ÉTRANGER ■ JL JL^^l Jà.A. ^ -K-V- Fit ANGE Les nouveaux ministres à l'Elysée Paris, 10. — M. Ribot s'est rendu ce ma tin, à lb heures, à l'Elysée, avec les membres du nouveau cabinet qu'il a présenté* au Président do la République. Les ininis très se réuniront en conseil de cabinet de main, à 5 1/2 heures, au ministère de ls justice. C'est au cour,s de cette réunion que seront arrêtés les tenues do la déclaration ministérielle. Un conseil des ministres aura lieu vendredi matin à l'Elysée. Dans l'après-midi du même jour, le gouvernement se présentera devant les Chambres.L'ho&tiiité des radicaux Paris, 10. — Le groupe radical et radical socialiste s'est réuni cet après-midi. Le procès-verbal dit que le groupe a été -unanime à déclarer que îe ministère Ribot, par fia composition même, ne pouvant s'appuyée que bur une majorité do droite, le devoir du parti républicain radical et radical-socialiste étaii ue lui refuser sa confiance. Le groupe a ensuite décidé, au scrutin secret, par lOi) voix contre 4 et deux abstentions, que tous les membres du groupe devront se conformer à la décision prise et voter dans le même sens. Appréciations Du Temps : « Composé de républicains sans crainte et sans reproene, d'un lerme esprit laïc, le ininistère iRibot délie toutes les critiques. » Au moment ou nos anns de l'extérieur commençaient là noua plaindre ou à désespérer de nous, au moment où nos rivaux et nos ennemis se réjouissaient à voir croître ici le désordre politique, moral et li-nancier, au moment où l'opinion se demandait de quoi serait lait demain, voici que jaillit du sol national une pléiade de bons républicains répondant à l'appel du devoir sacré. Nous ne savons pas encore quel sera, dans le détail, le programme du nouveau cabinet ; et il se peut que, sur certains points, nous soyons amenés à critiquer ce programme. Qu'importe ! Comme toujours, nous dirons, librement, notre pensée. Mais, bien au-dessus de nos préférences doctrinaires, nous plaçons notre joie de républicains et de patriotes. Nous com- ; battons pour nos idées, à armes loyales et courtoises ; mais nous voulons qu'avant tout, et 'à tout prix, la l-'rance continue. » Or, la composition du nouveau ministère nous donne à cet égard les garanties essentielles. Ce ne. sont pas ces hommes-là qui ouvriront nos frontières. Ce ne sont pas cer.i hommes-là qui toléreront plus longtemps qu'un doute plane sur la force et sur le crédit de notre pays. » Du Radical : « La gageure continue : le ministère Ribot est constitué. Après les élections, les plus à gauche qu'il y ait jamais eu, de l'aveu môme de nos adversaires, nous allons voir à la tète du gouvernement, non pas môme un radical dissident ou un républicain de gauche, mais un progressiste notoire, le chef des progressistes... « Un gouvernement formé en delhors des partis organisés qui ont à eux seuls la majorité est un gouvernement mort-né. Il s'effondrera au premier choc, sous les bulletins hostiles des radicaux, des socialistes et des républicains de gauche sincères. » Du Figaro : « Certes, à côté de personnalités qui rassurent notre patriotisme, ce cabinet contient les noms de personnages dont la présence peut légitimement inquiéter les conservateurs. M. Dessoye, notamment, représente à l'instruction publique la libre-pensée militante. » Sans doute, aussi, le programme qu'on annonce n'est point fait pour nous plaire. Et nous combattrons, à coup sûr, maint projet que ce ministère soutiendra. » N'importe, nous souhaitons que ce cabinet vive. Car il marque la fin de l'anarchie unifiée. » Mort de M. Maxime Lecomto Paris, 10. — On annonce la mort à Achères de M. Maxime Lecomte,- sénateur, ancien vice-président du Sénat. G.-D. 1)E JLUXEMKOUUU Les élections législatives Les élections pour le renouvellement de la série de sortie, qui comprend 31 sièges sur 52 que compte la Chambre luxembourgeoise, ont donné les résultats suivants : (élus v libéraux et 10 ictférioo-agrariens, 14 ballottages. A Mersch. il y a ballottage entre un libéral et un clérical. Dans le canton de Luxembourg-campagne, 3 libéraux et un clérical sont en ballottage pour trois siièiges. A Esch-sur-l'Alzette, il reste à pourvoir à onze sièges pour lesquels 6 libéraux, 5 socialistes et ill cléricaux sont en ballottage.ANGLETERRE Les suffragettes Londres, )). — Les hostilités de la part des .suffragettes militantes ne cessent point et chaque jour apporte son contingent de faits nouveaux à leur campagne insensée. C'est la grande cité industrielle de Birmingham qui a eu aujourd'hui le triste honneur de leur servir de champ d'action, Entre une et deux heures de l'après-midi, une femme a pénétré dans le musée de la ville et a fortement endommagé, avec un couperet do boucher, un portrait d'enfant du au pinceau de Roinney. Le tableau porte maintenant trois entailles de vingt centimètres. 'jeune vandale, qui dit se nommer oertha Ryland, a été conduite en prison. Un grand bal étant donné ce soir par le pi et la reine, au palais de Buckingham, plus grandes précautions ont été prises pour faire échouer toute manifestaiton de la part des suffragettes militantes. Un cordon d agents de podice entoure le palais et les jardins. A l intérieur, de nombreux détectives exercent une active surveillance sans préjudice des gentilshommes d'armes, yeomen de la garae et Iife-guarcls. _ Athiun invité môme connu n'est admis rtw,'- , vis.er son invitation à la norte ÏÏl ee de? voitures, sous le porche "d'en- pt an h ''f j13' au du grand escalier et en haut du grand escalier. ITALIE La grève général© i ~ Ce matin> les Romains ont eu, E„ ï troisième lois en trois mois, Je def orrim-f6 •Urs ■''"es ncm débarrassées enVrhv» , Kag^'es cI"e les balayeurs Les' îl™ abandonnées à elles-mêmes. Les commerçants, vaguement inquiets à uu meeimp- annonce pour nuit ne res, se contentèrent d'ouvrir leurs porte laissant les volets auxi devantures, i Mais le meeting annoncé pour huit hei res fut interdit par la police. Les mer bres du conseil de direction de la Chamb: 1 du travail, réunis pour se concerter si les mesures à prendre, furent bloqués dar l'immeuble de la Chambre du travail p£ ' les agents et les carabiniers, cependar que des cordons de troupes occupaient toi tes les rues débouchant sur la place deb Carotte, où se trouve l'immeuble de 1 Chambre du travail. 'Cette manœuvre eut pour résultat d désorienter les agitateurs. Grâce à un fi trage sévère, dei; désordres sérieux ont ét presque complètement évités. Cependant on a procédé /à plus de 60 arrestations, dont 40.0 ont été maintenue: Les individus arrêtés étaient pour la pli part porteurs de poignards, de couteaux e de revolvers. La grève générale, qui n'avait été effec tive hier qu'à Ancône et à Rome, s'es étendue aujourd'hui à toute l'Italie. A Gênes et à Turin, les magasins resté ouverts ont dû fermer, sous la menace de grévistes. A Turin, des manifestants ayant rencon ré deux chariots qui transportaient de tabacs, ont dételé les chevaux et se son emparés de petites caisses de cigarette: qu'ils ont lancées contre les vitres des mal sons et d'un café voisin oui ont été brisées Ils ont ensuite brûlé un certain nombre de caisses. La cavalerie a dispersé les manifestants. Le train express allant d'Ancône ià Rome a été bloqué, peu après son départ, par des pierres et des traverses : de nombreuses personnes encombraient la voie. La ligne télégraphique qui longe la voie ferrée a été coupée à différents endroits. Après avoir tenu, à Florence, ùn meeting de protestation contre les événements d'Ancône, une colonne de manifestants parcourait la rue Guelfa. Les agents voulurent la disperser. Un conflit en résulta. Les manifestants lancèrent sur eux des briques [ et des pierres. Les agents ripostèrent par des coups de revolver. Un manifestant nommé Peggiolini fut tué. deux autres ont été blessés légèrement. Un lieutenant de police a reçu une blessure grave. Deux agents ont été légèrement blessés. A Bergame, après avoir obtenu que tous les magasins et établissements de la ville fussent, fermés, les manifestants sa sont rendus à Borgo-Santa-Catarina sur Je chemin de fer du Val-Brombaria ; les femmes se sont placées en travers de la voie et ont contraint à remiser les trains dont les manifestants ont brisé les vitres. Il n'y a eu aucun blessé. Manifeste gouvernemental Rome, 10. — Le président du conseil, M. Salandra, a envoyé aux préfets la circulaire suivante : Les, tristes événements qui se sont produits dans quelques villes du royaume et qui ont causé une impression pénible doivent être évités à l'avenir. Si ces faits se renouvellent' vous devrez mettre tout en oeuvre et employer tout votre zèle pour atteindre ce but. Le gouvernement n'est pas un ennemi. IL doit accomplir ses devoirs dont le premier est la sauvegarde de l'ordre public, mais il veut que pour le maintenir il soit fait un emploi de la force avec une prudence clairvoyante. Le gouvernement a confiance que le calme sera rétabli avec l'aide de tous les citoyens qui ont l'amour de la patrie et qui attendent de bons effets du respect commun de la loi et des libertés publiques. Situation stationnaire Rome, 10. — Les nouvelles parvenues des divers points de J'Italie annoncent que malgré la proclamation de la grève des chemins de fer, le service des trains s'effectue normalement sauf entre Ancône et Bologne, où la voie a été endommagée près de Fabriano, Imola et Faenza. Les renseignements provenant des principales villes annoncent oue la soirée d'hier s'est passée sans incidents notables. La grève continue ce matin à Turin, mais de nombreux magasins sont ouverts. A Gênes également la grève continue, mais tous les magasins sont ouverts. Les automobiles et les voitures circulent. Les grévistes ont tenté de débaucher des ouvriers travaillant à la construction d'un tunnel, mais ils ont été dispersés par la police qui a opéré quelques arrestations. A Naples, la grève continue ce matin, mais les tramways circulent. La plus grande partie des magasins sont ouverts. A Venise, la grève est terminée. La ville a repris sa physionomie normale. Troubles à Barl Bari, 10. — La ville a été parcourue ce matin par des groupes de grévistes qui ont réclamé la fermeture des magasins. La police a dû, à plusieurs reprises, disperser les manifestants, sans toutefois employer les armes. Les manifestants ont lancé des pierres. Douze agents et carabiniers ont été blessés. Un fonctionnaire a été contusionné. La police a opéré plusieurs arrestations. Des grévistes ont tiré des coups de revolver contre le colonel des carabiniers mais celui-ci n'a pas été atteint. RUSSIE A la Douma Saint-Pétersbourg, 10. — La séance du soir de la Douma qui a eu lieu devant une assistance considérable, a été consacrée à 1, discussion du projet de loi relatif à l'immunité parlementaire. L'extrême droite a présenté des amendements tendant là restreindre l'immunité. La Douma a refusé de discuter ces amendements et a voté d'urgence le projet de loi par 1<36 voix (octobristes et opposition), contre G0 (droite et nationalistes). Le résultat du vote a été accueilli par de vifs applaudissements sur les bancs des octobristes et de l'opposition, tandis que la droite se retirait. La Douma a ensuite repoussé a une forte majorité, composée des ivoire des octobristes et de l'opposition, une motion de la commission proposant d'aggraver au point de vue disciplinaire la responsabilité des députés devant la Douma et d'accorder au président de l'assemblée le droit de pren-Ire l'initiative de certaines mesures disciplinaires.Le rejet de la proposition de la commis, sion a été accueilli par des applaudisse-nents chaloureux sur les bancs de l'oppo-sition.BULGARIE Version bulgare des incidents de Sofia Sofia, 0. — L occupation de l'égdise grec-lue de Sofia a été provoquée par deux incidents consécutifs qui hn,t produit une vive irritation dans l'opinion publique. Avant-hier, à l'issue de la messe à l'é- t~ glise grecque, un Grec, employé de b 3' que, a été pris en flagrant délit de p pagande en faveur de la flotte helléni< J' pour laquelle la colonie grecque de Se avait une fois déjà versé une somme '® 60.000 francs. Hier, une dame gredque,j aiyant -tou ® les allures d'un agent provocateur, a/î J vra, dans un grand restaurant, à une n : nifestation lini,em1p(astiv'e contre la But; " rie, injuriant, les Bulgares, criant que 1' ® niée hellénique mettrait très p.rochainem< les Bulgares à la raison. Le scandale < en résulta donna un nouvel aliment à 1 I ritation publique : la foule se rasseml r spontanément malgré la pluie battante c se dirigea immédiatement vers l'église A l'école grecques qu'elle occupa sans auc I autre incident. Un service îieligieux 1 aussitôt célébré par l'ancien vicaire b I gare de Vodena, en Macédoine. Dans l'école, on a trouvé une carte igt graphique où tou.ie la Thrace et la Bulg I rie orientale étaient indiquées comme 1; sant partie de la grande Grèce. Nouvelles manifestations antihelieniquc Sofia, 10. — Hier soir, un groupe de i fugiéo macédoniens qui avaient pénét 3 dans une auberge tenue par un Grec,*o: Voulu enlever des tableaux et portraits < ; Grecs accrochés aux murs. Le propriétai s'y^st opposé par la force et la police e intervenue. L'incident ayant été grossi, une manife tation s'est formée aussitôt à laquelle oi pris part tous les réfugiés hospitalisés Sofia. Les manifestants poussant des cr de protestation se sont rendus devant 1 maison du Grec, mais la police les y ava précédés et ils ont dû rebrousser chemii Ils ont été bientôt dispersés par un déU chôment de cavalerie envoyé à l'aide de 1 police. Au cours de la bagarre plusieur agents de police ont été blessés dont u grièvement. Les manifestants ont décroch les enseignes de quelques magasins grecs A 11 heures l'ordre était complètement rt tabli. Pendant toute la nuit, des patrouille ont circulé dans les rues. 6 personnes qû avaient manifesté devant la maison d' Grec ont été maintenues en état d Narres ta tion. GEECE Commentaires belliqueux Lu Nea ïlimera dit que la Grèce ne'crain la Turquie ni sur terre ni sur mer et que si les persécutions ne cessent-pas immé diatement, la- Grèce et les gouvernants con naissent leur devoir, << car l'heure a sonn< des résolutions suprêmes. » Suivant la Pains, « l'extermination des Grecs de Turquie constitue pour les Jeu nes-Turcs un programme élaboré depuis longtemps et appliqué systématiquement ce qui a' poussé la Grèce à contracter une alliance avec les Etats slaves des Balkans. » Le journal ajoute : « Si la démarche récente du gouvernement hellénique auprès de la Porte échoue, la Grèce infligera aux Turcs une telle punition que ceux-ci ne pourront plus recommencer leur crime. » La nouvelle organisation militaire Athènes. 10. — M. Venizelos a f ût les déclarations suivantes à la Chambre sui la nouvelle organisation de l'armée : « L'Etat, grâce aux dépenses faites, est prêt à appliquer à n'importe quel moment Le projet de mobilisation. Je suis heureux, a dit M. Venizelos, de pouvoir déclarer à 1;. Chambre.que les dépenses faites par l'Etat ont commencé lors des deux dernières guorres afin de rassurai' complètement l'avenir. Ces dépenses sont telles qu'aucun autre Etat balkanique n'a pu en faire de semblables. Elles sont d'ailleurs suffisantes pour préparer d'une façon complète la nation à envisager toute éventualité. Ces paroles ont été couvertes par les applaudissements prolongés de toute la Chambre et des tribunes. M. Venizelos a ajouté : La Grèce, dès que sera appliquée la nouvelle organisation, pourra avoir un demi-million d'hommes. Cette année, nous ne pouvons pas les avoir, mais la chambre peut être certaine que de Grèce, cette a.nnée, pourfè. aligner un n cinabre suffisant de soldats et envisager avec calme les événements qui pourraient se produire. iCes dernières paroles ont été couvertes par des applaudissements et des acclamations.ALBANIE L'anarcnie On mande de Durazzo au Dailij Tele-greph : L'arrestation des deux sujets italiens est devenue une question internationale de la plus grande importance.. Les documents saisis au domicile du lieutenant-colonel Muricchio ont été examinés en présence des délégués italiens depuis dimanche soir 6 heures jusqu'à lundi matin 3 heures. On n'a découvert aucun document établissant qu'il y a eu des relations directes ou indirectes entre le lieutenant-colonel Muricchio et les insurgés. Le cabinet, qui n'était pas responsable de l'arrestation ni de l'ac-ctisation, a fait d'amples excuses aux autorités consulai.ves italiennes* L'olffïcifer hollandais, colonel Thomson, dont un subordonné s'était chargé de l'arrestation, a refusé d'exprimer des regrets, sous prétexte qu'un dos documents saisis contenait un passage susceptible d'être interprété comme signifiant qu'un certain sujet italien, s'il obtenait un poste en Albanie, serait à même de rendre des services au gouvernement italien. Le document est une lettre écrite par Muricchio à un inconnu résidant proba-blojnent en Italie, en faveur d'un Italien qui a déjà été nommé ici à un poste militaire, mais dont la nomination n'a pas encore été officiellement ratifiée. Le passage qu'objeetb le colonel Thomson, c'est celui où il est déclaré que si cotte personne était engagée d'une manière permanente, elle pourrait rendre des services à l'Italie, mais que si on ne pouvait pas lui trouver ici une place ,elle mériterait un poste militaire dans l'armée coloniale italienne, Se basant sur une lettre, le colonel TLcmson a refusé de faire des excuses pour la perquisition et pour l'arrestation. Les autorités italiennes ont insisté, le grand-vizir a essayé vainement d'effectuer un compromis ot le souverain lui-même est intervenu. La fin de cette histoire ,c'est que le gouvernement a été prié par les représentants de l'Italie de renvoyer le colonel Thomson, qui nominalement dépend du cabinet; mais étant donné que la mission hollandaise, dont les membres ont travaillé avec beaucoup de zèle, sinon trop, a été envoyée ici par les puissances ,1e cabinet a estimé qu'il ne pouvait que faire connaître au gouvernement hollandais ce qui s'était passé, et lui transmettre la demande mise en avant par les autorités italiennes pour le rapi r°" du colonel Thomson. [ue On continue à faire des préparatifs • ,na vue de l'expédition militaire, mais av ae moins de rapidité. Je suis convaincu q-, si on négociait habilement avec lés vill j geois de Shiack, Kavaya et Tirana, q Il_ se soucient plus de leur pain quotidit Ja_ quo de la religion du roi, ils retourn >a" raient à leurs maisons et à leurs chamj ^•1" sans le stimulant de la force, un Dans l'ensemble, le pfoblème albanai lui si on le considère d'une manière abstrait l}~ peut recevoir une solution satisfaisant >ia mais, entouré de tous les détails qui l'e: ej combrent aujourd'hui, je le regarde cor et me insoluble. II y a troo d'autorités, tre l111 de pouvoirs vaguement définis qui se coi UL trecarrent continuellement. Ji_ La friction entre eux absorbe les éne oie.", qui devraient être affectées à l'œuvi de consolidation, les efforts des uns sor «■ paralysés par le zèle mal dirigé des ai L ' très et le résultat est la présente confusio et le danger pour l'avenir. ,q Une revue a Durazzo é. Durazzo, 10. — Le prince a passé en r< •é vue cet après-midi toutes les troupes actue 1t lement disponibles à Durazzo. Ces troupe le comprennent des Mirdites, des Malissore :e et la gendarmerie. I.e prince et la prir àt cesse ont été, à cette occasion, l'objet d'ac clamations enthousiastes. Le prince s'es 3_ entretenu avec le chef Issa Bolatinaz. L colonel Thomson a prononcé une allocu ^ tion II a assuré le prince du dévouemen s des troupes. Vers le soir, une quantité d< a fusils et de munitions ainsi qu'un canor [t ont été transportés à Alesio pour armer le; t. Majissores qui sont dans cette ville. M. de Thotra, maréchal de la Cour, es a revenu do Berlin. MAROC A Les opérations françaises Tazza, 9. — Le général Hcnrys qui com-5 mande les opérations dans la région des I Zaïans, a réparti ses effectifs sur trois j bases différentes afin de participer à une marche concentrique dont l'objet commun est Kenifr'a. L'une de ces bases sous le commandement du colonel Claudel, a dû, dans la nuit du 6 au 7, repousser une vive attaque de l'ennemi que notre artillerie a obligé à reculer. Nos pertes ont été de 4 blessés. L Un second engagement, a eu lieu dans la , nuit du 7 au 8. L'ennemi a encore été repoussé par le tir efficatc de nos canons et de nos mitrailleuses. Nous avons eu 4 ! tués dont un officier et 11 blessés. BRESIL Contre M. Savage Lar.dor Rio-de-Janeiro, 9. — La plupart des journaux de Rio-de-Janeiro attaquent quotidiennement IV].. Savage Larder. i.e lieutenant Pyrinens de Souza, qui a pris part aux expéditions de MM. Landor et Roosevclt, déclare dans l'Impartial et la Aoticia que M. Landor ne s'est jamais écarté des régions entièrement connues et qu il est resté toujours près du télégraphe : c'est le type parfait du touriste amateur. Les voyages de M. Roosevelt. sopt faits avec méthode et ses observations sont rigoureuses.Aucun journal ne défend M. Landor. Le Conflit M e xiecrAm é ri ealn Le président Wilson accepte le pla-j des médiateurs Niagara-Falls, 9. — Le président Wilson a accepté le plan i!es médiateurs pour uilé solution de la question mexicaine. Son acceptation est accompagnée de quelques propositions d'ordre secondaire. On a promis pour demain la réponse du général Carranza à la proposition tendant à ce qu'il accepte un armistice et à ce qu il se fasse représenter à la conférence. En principe, les médiateurs refusent absolument de conférer avec des représentants du général Carranza tant que les soldats dé celui-ci continueront une guerre barbare. La disparition du ministre du Japon démentie Berlin, 10. — Une dépOehe de Tokio déclare inexact le bruit qui a couru de la disparition du ministre du Japon au Mexique. La dépêche ajoute que le ministre retourne à Mexico en passant par Salina Cruz. Palerme, 10. —> La grève a été proclamée la nuit dernière pour aujourd'hui. Jusepi'à présent, elle n'a été appliquée que particulièrement.■X* Turin, 10. — Malgré la pluie, un meeting a été tenu aujourd'hui devant la Bourse du travail. Plusieurs milliers de personnes y prenaient part. Après plusieurs discours, un col lège s est fermé, a parcouru les rues, puis s'est dispersé sans incident sérieux. *• Ancône, 10. — La matinée a été calme. La grève est complète. La direction du chemin de fer a fait partir deux trains escortes par des soldats, mais par suite de l'état de la \oic détruite en plusieurs endroits par les grévistes, les trains ont dû regagner Ancône. Les croiseurs Pisa, San Georgio et Agor-(Mt, ainsi que trois destroyers, sont arrivés a Ancône. • * _ Florent e, 10. — 3.000 personnes environ etaient rassemblées aux alentours de la i3ourse du Travail lorsque, du milieu de la foule, des coups de revolver furent tirés contre les troupes qui ripostèrent. Il y a ou 1 tué et plusieurs blessés. La police enfonça les portes d'une mai-Non d ou étaient partis les coups de re-■ oiver, et y trouva un repris de justice quelle mit en état d'arrestation. Une des personnes blessées est atteinte o I abdomen Les autres n'ont que des olessures légères. Parme, 10. — Ce matin, les manifestants ont de nouveau jeté des pierres contre les troupes et les agents de police. Les troupes ont chargé à plusieurs reprises.Les manifestants ont essayé de passer le pont du Mezzo, tout en lançant des pierres contre los carabiniers et les soldats Us ont cerno dans la rue Farnèsé une mai-son habitée par deux officiers de l'école ! ci application qui ont tiré plusieurs coups de revolver en l'air. el ©es troupes sont accourues et ont ch gé sous une grêle de pierres les manif m tarifs qu'elles ont dispersés. 2c Plusieurs arrestations ont été opéréi ie 11 y a eu plusieurs blessés panni ie'c < a- rabiniers et les troupes, ai x- :n Florence, 10. — 'Dans l'après-midi, u e- importante colonne de manifestants a p< )S couru les rues en poussant des cris de pi testation contre les violences exercées s, l'égard des grévistes. Chaque détacheme e, de soldats rencontré sur le parcours de i, manifestation a été l'objet de cris entlio i- siastes de : Vive l'armée ! Vive l'Italie ! î- Des manifestations chaleureuses, aux ci p de : Vive le Roi ! se sont produites au pa i- sage do la colonne devant la préfecture. . Un grand nombre de fenêtres de la v > Çavour ont arboré des drapeaux, o La colonne, précédée d'un drapeau, it parcouru ensuite la via Caezacoli, qui éta t- pavoisée, et s'est rendue devant la plaza n Vecchio, où la manifestation est devem plus enthousiaste. Des délégués des manifestants se sont rei dus auprès du préfet et du maire. -X- " Rome, 10. — Les incidents les plus s< rieux se sont produits ce matin devant 1 Bourse du Travail, non loin du Forur Trajan. Tout le quartier a l'aspect d'être en étc 3 de siège, de nombreuses rues adjacente ' étant en réparation. " Les manifestants se sont servis ue pc , vés comme projectiles. Ceux-ci, amoncelé ' sur la chaussée, rendaient difficile la mai che des chevaux. Il est impossible, à travers les bruits con tradictoires qui circulent, de connaître exac tement le nombre des blessés de part e d'autre. La police a dû, ;à un certain moment envahir les maisons voisines de la Bours< du Travail, des fenêtres desquelles de: coups de revolver avaient été tirés. Des pelotons de cavalerie circulent dam ce quartier, empêchant toute tentative d'é lever des barricades. Les dirigeants de la Bourse du Travail voudraient prolonger l'agitation jusqu'à ce que le gouvernement ait permis ia réunior d'un meeting dans l'enceinte de Rome, mais on annonce que dès cet aprèsrmidi un vil mouvement va se produire contre les partisans de la continuation de la grève. Le nombre de ces derniers, assure-t-on, ne dépasse pas un millier. -X- R'ime, 10. - - Le secrétaire de la Confédération générale du Travail a envoyé une circulaire à toutes les chambres du travail confédérées pour la cessation de la grève avant minuit. En Belgique Les aïxurancos sociales D'après ce qu'un sénateur de la droite affirmait hier, le projet sur les assurances sociales ne serait discuté par Je Sénat qu au knoe;i:ain des vacances de janvier. Il serait profondément modifié et renvoyé à la enambre. Celle-ci ne l'examinerait probablement qu'après les vacances de Pâques et lui consacrerait plus de temps qu'à la fin de la session dernière. Cet écho parlementaire parait on ne peut plus vraisemblable, une question de cette importance ne pouvant être enlevée au galop, sans une étude sérieuse. Les XXXI Lj, Conunission des XXXI siégera mercredi prochain le matin et l'après-midi. On ne peut donc lui reprocher de manquer de zèle. Sa sous-commission s'est réunie hier et a examiné les différents points soulevés dans la réunion du mercredi 3 juin. Elle fera connaître à la commission le résultat de son examen relatif à l'organisation des commissions administratives dans le régime électoral préconisé par l'un de ses membres. Contre la loi scolaire A la dernière réunion de l'Association libérale de Bruxelles, M. Maurice Lemon-nier a souligné les résultats de l'élection du 2i mai. Et il a dénoncé la situation révolutionnai) e qui résulte de ce que les clé-! rieaux continuent à détenir le pouvoir,bien qu'ils soient minorité dans le pays. M. Lemonnier a conclu en constatant que dans les circonstances actuelles, il est impossible épie l'on songe à exécuter cette loi scolaire qui n'est qu'une ignominieuse loi de parti. Malheureusement l'on n'y songe que trop et le département des Sciences et des Arts s e)ccupe de tout ce qui concerne l'application de la loi avec la plus grande activité.Liège et Anvers Anvers, comme le demande le gouver-■ï^ent, obtiendra-t-elle l'Olympiade de ' emP°'^ei'a-t-elle sur Budapesth et u autres villes. Si elle triomphe, elle ne pourra, d'après le règlement mondial, avoir à la fois 1 Exposition et les Jeux Olympiques. /Dès lors, ce serait le tour de Liège à organiser la Wordl's Fair. OueUe joyeuse invasion en Belgique, en 1920. Que de milliers de personnes se rendraient là, Anvers et à Liège. Quelle double attraction sensationnelle. Notre pays, en cette année heureuse deviendrait le 'rendez-vous de tous les touristes. Mais une exposition universelle peut-elle avoir lieu chca le peuple qui a mission de continuer le cycle des Jeux Olympiques. La question est très controversée ; mais Liège, sans doute, obtiendrait que le règlement plie en sa faveur. Dans tous les cas la capitale de la Wallonie peut être assurée d'obtenir le concours de la France. Si Anvers a l'Olympiade Liège, en dépit de certains obstacles, a des chances d'obtenir une exposition universelle. Le viaduc de Boom Un confrère se plaint que le gouvernement n'ait pas encore mià en adjudica-gon le viaduc monumental à jeter sur le Rupel à proximité de Boom, afin de permettre la création du grand boulevard Bru-x eh es-An vers. Il y a une paille... C-est que cet ouvrage d'art gigantesque exigera au minimum douze millions ! Pa-rions qu ir ne sera adjugé qu'à la veille des élections #e :1916, où Bruxelles et Anvers voteront, dans une pensée électorale. Molenbeok et Bruxelles A la dernière séance du Conseil communal de Bruxelles, M. Max Hallet a déposé e rapport .sur l'annexion de Molenbeek ù Bruxelles. Il sera discuté dans une prochaine séance. Dès maintenant on peut affirmer oue l'an-nexmn îera autant de bien à Bruxelles qu'à Molenbeek. M Ce faubourg ayant encore plus de la moi- jr- lié de son territoire à bâtir, la capit 3S- trouvera le terrain qjui lui fait défaut pc répondre à l'expansion de la populatû ;s. autant plus que, ,par suite de grands t :a- vaux, le Centre se dépeuple. La réunion facilitera ia mise à gran section du canal de Charleroi et servi ne d'expérience pour l'annexion complète ir. tous les faubourgs. 0- cependant la ville sera obligée, les p: à mières annees, de dépenser de 150 à iWO.l ut francs pour améliorer les services de N. la lernbeek, mais dans l'avenir l'annexion 1 u- rapportera davantage qu'elle ne lui au coûté. is Bruxelles peut s'engager dans cette vc s- nettement ; elle n'y rencontrera pas de c boires. Quant à Molenbeek, elle la mène ta ^certainement à la prospérité. a Les Wallons sacrifiés it Dans' un bel article de la «Lutte w; a lonne », M.. Uvan IPauiH montre, par d ie exemples concrets, l'injustice dont les foi: tionnaires wallons sont victimes au pro j des fonctionnaires flamands. Il cite pl sieurs cas u'une iniquité réellement sca daleuse. Et il conclut : 1- « Au point de vue de l'accession aux er a plois pu'blics, on divise la Belgiqûe en de'i a régions : Les citoyens de la première. . Flandre, peuvent occuper les fonctions pi t 'bliques dans les deux régions. Ceux ci s la seconde, la Wallonie, sont exclus de 1 Flandre et doivent encore laisser aux Fli mands une partie des emplois de leur r s gion. Au point de vue de la répartition de dépenses budgétaires entre les deux partie - du pays, il y a longtemps qu'on a prouv - que la Flandre est gavée, tandis que 1 t Wallonie se voit refuser l'exécution des trt vaux; publics de toute première nécessité , Au point de vue de l'emploi des lai: : gues, la contrainte ne pèse que sur la Wai > lonie, à laquelle on impose dans trop d domaines déjà, et, de plus en plus, la con i naissance d'un idiome qui est pour ell un idiome étranger autant qu'inutile e dont l'imposition à tout le pays n'est pro fitable qu'aux Flamands. £n vérité, on crée une séparation admi nistra.tive entre la Flandre et la Wallonie Mais ce n'est pas celle qui nous convient. ) La nouvelle ligne Bruxelies-Arlor Les avants-projets pour la constructior d'une nouvelle ligne de chemin de fer en tre Bruxelles et Arlon sont terminés, dii le XXe Siècle et ces travaux, évalués à 13( millions, seront terminés pour 1920. Le tracé de la nouvelle ligne, a déclare M. Van Bogaert, ingénieur en dhlef, sera le suivant : D'Arlon, la voie se dirigera vers un point situé entre Rulles et Etalle ; elle passera à Rossignol, Les Bulles et suivra toute la vallée de la Lesse desservant Suxy, Strai-montj Saint-Médard et Orgéo. Elle passera ensuite à proximité de Bertrix, sous la ligne de Bertrix à Libramont, arrivera par la vallée de la Lesse à Ochamps, Anloy, Messin, Daverdisse, Halma, "VVeÛin, Auffe, Lavaux, Sainte-Anne, et atteindra ainsi Houyet. Ici le tracé se confondra avec la ligne actuelle du Luxembourg qu'elle empruntera sur toute la longueur de la Lesse. Puis elle suivra la vallée de la Meuse pour arriver à Naniur d'où, en contournant la ville par le Nord, on pourra gagner Ronet. Pour gagner Bruxelles, la ligne se dirigera vers Saint-Denis, Sauvenière, Wallin-St-Paui, Corbais, Wavre, Rosières, Hoeylaert et Watermael. — Il y. aura sans doute de nombreux ouvrages d'art, a demandé notre confrère. — Inévitablement, mais très peu de tunnels, sauf un, notamment, de 500 à 600 mètres de longueur, dans la vallée de la Lesse. Mais il faudra construire plusieurs viaducs sur les affluents de la Lesse. Il y en aura sept ou huit de 70 mètres environ de hauteur. sur la rive gauche de cette rivière. Ils seront construits en maçonnerie et en roches du pays. — Et combien de temps faudra-t-il pour construire cette ligne ? — Six ou sept ans, si on abandonne les méthodes actuelles. M. Segers est décidé à marcher très vite... Le mouvement de la population en Belgique L'Action Economique publie des extraits d'un Annuaire Sanitaire de la Belgique que va publier prochainement le Ministère de l'Intérieur. U résulte de ce document qu'il y a en Belgique 1.370.778 hommes mariés ; 405.274 veufs ou veuves ; 14.759 divorcés ou divorcées. Sur le' total des hommes mariés, on compte : 19.08 p. c. n'ayant pas d'enfant ; 20.70 p. c. ayant 1 enfant ; 18.55 p. c. ayant 2 enfants ; 13.03 p. c. ayant 3 enfants ; 16.17 p. c. ayant 4 et 5 enfants ; 1,1.35 p. c. ayant 6 à 9 enfants ; 1.12 p. c. ayant 10 enfants et plus. Il existe 260.495 familles sans enfant. Le nombre des mariages s'est éleivé à 61.278 pour 1912, en augmentation de *1.908 sur l'année précédente. La tendance à se marier jeune s'accentue. De 1906 à 1910, sur 1.000 hommes et 1.000 femmes qui se marient on comptait 403 hommes et îrt>8 femmes de moins de 25 ans. En 1912, la proportion est de 421 hommes et 589 femmes de moins de 25 ans. Le nombre des naissances s'est élevé pour 1912 à 171.187. Ce taux accentue le fléchissement constaté depuis 1880. Toutefois, l'excédent des naissances sur les décès est, pour 1912, de 58.809. Les provinces dont la natalité dépasse la moyenne générale du royaume, qui est de 22.61, sont celles de Limlbourg, cle Flandre occidentale, d'Anvers et de Flandre orientale, dont les coefficients de natalité sont_ respectivement de 31.83, 27.85, 27.05 et 25.18. Les autres provinces ont une1 natalité inférieure à la moyenne. Ce sont : La province de Luxembourg, 22.39 ; Bra-bant, 20.45; Namur, 19.23 ; Hainaut, 18.37; Liège, 17.30. Il résulte de ces chiffres que les prot-vinces flamandes ont une natalité beaucoup plus élevée que les province^ wallonnes. L'écart entre les provinces de Lim-bourg et de Liège, par exemple', est de 14.53 pour mille habitants. Le rapport entre le nombre des naissances illégitimes et le nombre absolu des naissances est le suivant : de 1906 à 1910, il y a eu pour 100 naissances, 6.53 naissances illégitimes ; en 1911, il y en a eu G.27 et 6.49 en 1912. Le tunnel du Cinquantenaire D'importantes adjudications avaient lieu hier, a Bruxelles. La. preunière concernait 1 achèvement du tunnel du Cinquantenaire de la ligne de Schaerbeek-Hal, sur 1.200 mètres, chiffres ronds, restant à construire. Le travail était estimé à 2 millions de fr. Sept soumissions ont été déposées : Léon Lootens, à Ostende : 3.163.976 fr. Kiekeman, à Forest, et Wellens, à Bruxelles : 2,800.000 francs. Wellemans frères, à Auderghem : 2 millions 126,078 fr. 66. *le Léon Monnoyer et fils, à Ixelles : 2 mil-'ur hons 815.571 fr. 35. >n, Arm. Blaton, à Schacrbeek : 2,571,000 fr. ;a" ^ Cockx, Stassin et Leclercq, à Bruxelles : 2,808,708 francs, oe Efcl. Pèlerin, à Paris : fr. 3.554,784.50. La Vie à Bruxelles ui » m ra CHARLES ROGIER AU MUSEE MILITAI-. RE. — LE PEINTRE MONTALD MU-f S1CIEN ET COjMIPOSITEUR. — LE re" NU EN ART ; EMILE BAES. — ra STOC1KEL FOR EVER. — LE SERVICE POSTAL DANS L'AGGLOME-1 RATION 'c- notre correspondant bruxellois : [it Au Musée militaire de l'Armée qui sera a- ouvert dans le courant de l'année là l'abri- baye de la Cambre, Charles iRogier ressuscite dans plusieurs documents et souve-i- ^rs> dons de M. De Grellc-Rogier et M. x Georges de Caigny. a Voici, un sein d'une vaste vitrine de la x- seiction historique complètement achevée, e sa blouse, son écharpe, etc. a Des autographes rappellent que le grand L_ patriote fut colonel aide de camp du Régent i- après avoir commandé le premier bataillon de tirailleurs liégeois dont naquit le deu-s xième chasseurs à pied. s Au pied de son premier uniforme, cette ç blouse historique qui a vu le feu pendant x les journées de septembre, repose une bombe énorme. : I Toute une anecdote s'y rattache. En oc-tcibre 1830, le 27, pendant la nuit, Rogier . délibérait avec Niellon, Mellinet et d'autres 2 chefs militaires, dans une modeste habitation anversoise, sur les moyens de s'em- 3 parer de la citadelle, quand Chassé, qui la ^ defendait, ouvrit brusquement le feu sur . la métropole endormie. Une bombe troua le mur derrière lequel le conseil de guerre délibérait et vint s'abattre à quelques pas de Niellon. Si elle ( avait éclaté, Rcxgier et tous ceux qui l'entouraient eussent été tués sur le coup, i Cet énorme projectile, flanqué de deux anses, Rogier tint à l'emporter pour le montrer à Bruxelles, aux membres du gouver-, nement provisoire. i Pressé, il monta dans un cabriolet et y déposa sa bombe. En cours de route elle défonça le fond du véhicule et l'on fut obligé de se mettre a la recherche d'une voiture. Dans le hourvarï du départ, la bombe, fut oubliée et Rogier, le lendemain de son arruvée \i Bruxelles, fit publier un avis dans les i ournaux-. ïiromcttant vine récompense a. celui qui lui rapporterait sa bombe. r Et c'est ainsi ou'il la retrouva, la garda, comme ayant joué dans sa vie un rôle capital.Si elle avait éclaté, que d'autres destinées ! -X- A l'exposition des Arts décoratifs, annexe du 'Salon, qui s'ouvrira le 20 courant, Constant Montald, notre célèbre peintre décorateur, montrera deux grands panneaux et aouze cartons, où son art apparaîtra renouvelé et même grandi. Mais il ne s'agit pas ici de sa peinture, mais du musicien et du compositeur. C'est une découverte que notre correspondant s'honore d'avoir faite ! En visitant son atelier, il aperçoit une superbe mandole, d'une forme quelque peu nouvelle, plus évasée que d'habitude. U inter-roge et voici que l'excellent professeur de 1 Académie des Beaux-Arts entre en aveu. L'auteur de cette superbe mandoline, c'est Montald lui-mêmel Mais il ne s'est pas contenté de la faire naître. Luthier, il s'en sert avec une aimable virtuosité, exécutant une page délicate, pleine de sentiment, de sa composition... Constant Montald compositeur, voilà qui fait rêver !> Il est. l'auteur de plusieurs sonates que Mme Davin, la veuve de M. Davin qui fut directeur du Journal de Liège, joue avec tout son art ce grande musicienne, d'émérite pianiste. Le meilleur ami d-i M. Montald c'est Emile 'Veriiaeren, dont il expose au Salon un portrait d'une admirable psychologie. Espérons qu'ils concevront ensemble une œuvre de noble intellectualité que l'on pourra exécuter dans les ateliers des artistes et chez des amateurs, en attendant qu'elle franchisse la porte des grands concerts.* Dans la salle de la Grande Harmonie, M. Ennlc Baes a groupé portraits, intérieurs,, natures mortes, toiles de genre, etc., un ré-sùnié de son art. Il a d'excellents intérieurs comme le Fauteuil rouge d'une note vibrante, et la Dame en vert, d'une note harmonieuse et un portrait d'homme, peint 'récemment, portant lorgnon, au front intelligent, aux yeux réfléchis, où il se montre supérieur à tout ,ce qu'il a fait dans < e genre. Et cependant l'aimable effigie d'une gracieuse Anglaise, symptôme d'une note gris Dleuâtre, affirme des dons très sérieux. Emile Bacs doit être considéré surfont comme un peintre de nu. Peu d'artistes le cultivent pour des raisons multiples. La première c'est qu'il exige la possession du dessin, de la forme, des connaissances anatomiques, la seconde, c'est que c'est un genre aux prises avec la pudeur effarouchée, le pudibondisme exalté. Eveil, Jeunesse, Lassitude, Complaisance Souvenir, le Peignoir vert, etc., démontrent que ce nu est chaste, très éloigné du cecolleté, du cïomi-nu, de tout ce qui le rapproche de la. pornographie. Emile Baes n'a qu'un isouci,. souci de vie et de beauté. Et il parvient à chanter les splendeurs féminines sa:ns dissonance, sans aucune fausse note, sans sad'is-me. Eveil ?constitue le meilleur plaidoyer en faveur de son art qui progressera "rapidement comme l'indique l>' Peignoir vert, note charmante, exécutée d'hier, aux couleurs délicates. Quelle distance entre cette note et d'autres ! Quel chemin parcouru... Emile Baes franchira d? nouvelles étapes, n'en doutez pas, sans déserter le nu en dépit des protestations de ceux qui confondent l'art aveé ce qui en est la décevante déformation. ■X- Le Vnatch Olieslagers-Garros avait attiré à Stockel une foule considérable, en dénit. du temps douteux. De par les avenues voisines du champ cle courses c'était un grouillement, un pullulement d'autos ; jamais on ne vit autant de monde à Berchem-Ste-Agathe, même lors du grand circuit. L Aéro-Club a tenté là une expérience qui a obtenu un énorme succès. Aussi faut-il espérer que pendant les moiT de juillet et d'août, l'hippodrome étant ferme, il s'en emparera pour mettre le public au courant do tous les progrès de l'aviation, lui montrer les nouveaux appareils, la descente en parachute, etc.,

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Dit item is een uitgave in de reeks Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Anvers van 1832 tot 1940.

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