Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire

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01 januari 1914
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s.n. 1914, 01 Januari. Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire. Geraadpleegd op 15 september 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/qj77s7jx35/
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'JtHsdii©!- Janvier 1914 TW TMTT'IVI iîlH.r> fîNO rRlVTTMHS Jeudi 1er Janvier 1914 îanco en Belgique Un as : 15 T;, * » 6 mois ; S if. » » 3 mois : 4 fr. Pianco en Hollande Un an : 22 fr. » Union postale » 32 St. O s'abonne au bureau du Journal e dans tous les bureaux de poste. ADMINISTRATION TÉLÉPHONE 56? JOURNAL DE LIÉGE FEUriLE PGLITiQUE, LITTERAIRE ET COIIEBCiÂLE, - FONDÉE m 1764 RÉDACTION ET ADMINISTRATION s BOULEVARD DE LA SAUVENIÉRE, 25 g,-rrt-.- •>. r.vrxnmivaff.^piiTCT».Tirr«-CT-.iTM-in ■:. •■ -liar,r- >jt—. — __ Annonças. 3 la ligne, g© cent Réclames, , , , , > cent-Faits divers....»! franc Réparations judiciaires » 3 francs Informations financières » 3 franc? Avis de sociétés i* peaie 30 cento Émissions, franc EÉDACTÏ©^ fifi l'-nnuaip n<>ï ÉTRANGER Epilogue cJe l'a. oicàent de Scisoilej L'empereur d'Ail nagne, désirant recon naître "les soins dé >ués et éclairés dont lf lieutenant-colonel \ a Winteri'eldt a été en touré, ainsi que le vives sympathies don il a été l'objet, a t nféré un certain nom bre de décorations > a fait des dons personnels. , . Le baron de Schoii, ambassadeur a Aile magne, a remis rédéament à M. Etienne, alors ministre de la luerre, un portrait d( l'empereur. Des distjietions honorifiques ont été décernées, ente autres, au général •Graziani, pu colonel lupont et à plusieurs officiers de l'état-majoi au général de division Martin, au modeàn en chef Collinét, à Toulouse ; au préfelet au secrétaire général de Tarn-et-Garoine, au professeur Hartmann, aux docteur» Roy et Voivenel, et aux médecins civils el militaires qui ont prodigué leurs soins ai blessé, au lieutenant Malick, au maire de Grisolles, à M. Massot, chez qui le bleso est soigne, aux infirmiers et ordonnants, aux gendarmes, aux agents, au garde chtmpêtre. L'empereur a en outn fait parvenir des souvenirs personnels à H. et Mme Massot, à M. Massot père, au dccteur Roy, à Mme "Voivenel, à Mme Rongéj au lieutenant Malick, à MM. Lavaste et A.agnol, aux agents des postes de Grisolles,, aux ordonnances, etc... Enfin il a fait remettre au maire de Grisolles la somme de G.l/0 francs pour les œuvres de bienfaisance cii la commune. Le colonel von Winterfddt est en pleine convalescence. La Joconde &. Paris Paris, 31. — La Joconde, qui avait quitté Modane ce matin, est arrivée à Paris à 2 h. 40 et a été transportée immédiatement à J'Kcole des Beaux-Arts. L'identification de la Joconde a été longue et minutieuse. 11 a fallu comparer le panneau avec une Photographie prise quelques jours avant la disparition de la Joconde et se servir, en outre, d'un procès-verbal dressé de mémoire par M. Lepricur, deux mois après ''enlèvement et enfin, dernier détail qui ne permet pas le moindre doute, le cadre s'est adapté merveilleusement au panneau. L'identification est donc certaine. A 4 heures, les photographes rangés dans l'antichambre qui précède le bureau du secrétariat de l'école" des Beaux-Arts ont pris quelques clichés. La Joconde été ensuite conduite dans la salle d'exposition. ALLEMAGNE La noige Berlin. 31. — On reçoit de toutes les.parties de l'Empire des informations signalant la grande quantité de xiei^aymliéc e.t. la perturbation qu'eitè occasionne dans les communications. En Posnanie, il tombe une neige épaisBé et la température est de 6 degrés au-dessous de zéro. En Saxe, il neige sans interruption depuis 24 heures. Le service des tramways est suspendu à Dresde et dans les autres villes. Les communications télégraphiques et téléphoniques sont interrompues dans beaucoup d'endroits. Il y a eu aussi de fortes chutes de neige dans le centre et le sud. de l'Allemagne et les trains éprouvent en plusieurs endroits des retards considérables.ITALIE L'affaire Rampolia. Rome, 30. — L'opposition signifiée hier soir ipar la duchesse de C:unpcùelio au testament enregistré dans la journée, à la requête de su. bejle-mère, la baronne de Porrana, fait entrer l'affaire Rampolla dans une nouvelle phase. En effet, les scellés précédemment apposés à la requête de Mgr de Bisogno n'avaient d'autre effet que de permettre à un représentant de la iabrique .de Saint-Pierre d'assister au dépouillement des papiers ; cette apposition n'avait nullement pour but la sauvegarde des intérêts des (héritiers. La fo«ft.)lité de l'apposition d^s nouveaux scellés par un prêteur fut accomplie de nûiv'et en grande haie. Maintenant ..c'est l'autorité judiciaire qui va entrer en jeu. Ou le procureur du roi ne relèvera aucune présomption de soustraction ide testament — et alors il ne pourra pas empêcher la levée des scellés et l'envoi en possession de 1 v baronne, de Perrana — ou bien il estimera que le mystère doit être éclairci dans l'intérêt de la justice, et alors il ordonnera 14né instruction. Celle-ci commencera par une 'perquisition minutieuse de l'appartement, un inventaire détaillé et la mise sous v scellés 'de tout ce que le juge instructeur jugera nécessaire. . Dès ce matin toutefois, la baronne de Perrana, -par son représentant, a déposé une demande à l'effet de faire lever les scellés el procéder aux opérations d'inventaire. La procédure civile prévoit que les scellés ne pourront pas être levés avant trois jours. Ce délai expiré, le magistrat enquêteur interviendra, et les choses pourront traîner assez longtemips, puisque la seule recherche du 0ù3t;amdnt dans la 'bib.'li'o-thèque du cardinal nécessitera, d'après le Giornale (lltalia, la visite de trente-six mille volumes. RUSSIE L'état ci© s attire du tsarévitch Saint-Pétersbourg, 30. — Les détails suivants sur l'état de santé du tsarévitch ont été donnes aujourd'hui Par une éminente personnalité : — J'ai vu l'héritier présomptif au commencement du mois ,après are resté sans le voir pendant trois mois. Il avait changé dans ses manières et dans son apparence physique d'uné façon quasi miraculeuse. » A la fin d'août, il Jjoitait encore énormément de la jambe gauche, laquelle était ' tenue par des planches, et il 11e pouvait mardher qu'en chancelant, même quand l'empereur le tenait par la main. Il était indolent et avait le regard terne. » Il y a quatre semaines, je l'ai trouvé épanoui, le teint rosé, marchant sans appui, mais traînant encore légèrement la jambe gauche. » Pour mon édification, il se tint sur la jamté malade et fit rapidement tourner l'autre en l'air. Je plaçai mes mains sur les épaules du tsarévitch, et fis en riant cette remarque qu'il prenait des muscles, et que bientôt il serait capable de lutter. » En fait, le prince s'est remarquablement fortifié, et il avait l'air d'un petit homme. Dans une conversation avec son médecin, j'exprimai mon étonnement d'un tel changement. » — Attendez quelques semaines et vous r g-enou, devenir très souple, me répondit 1 docteur. » Deux jours après, au cours d'une leçoi de'français,' pendant que le maître avait li dos tourné, le tsarévitch sauta sur un bu reau et se mit à faire des gambades qu finirent par un chute. » La jambe bien portante heurta le coir le la table ; le coup porta au-dessous di jenou et le tibia fut contusionné. » Quelques jours après, le priricé étai' ïebout et d'excellente humeur. Par mesurf le précaution, il ne sortit pas pendani [uinze jours. » L'accident n'a aucunement compromis on acheminement vers un rétablissement :omplet. » BALKANS -a mise en valeur de la nouvello Bulgarie Sofia, 31. — Le gouvernement demander* iu Sobranié, dès le début de la sessioi xtraordinâire qui "s'ouvre demain, un cré Lit en faveur do la production et de l'ex >orcation du taibac de Xantini. Le gouver iem.cnt prendra également des mesures iour lo développement normal des ports d( .agos et de Dédéagatch. La criso serbe Belgrade, 31. — Le conseil des minis-res n'a pas renouvelé aujourd'hui la dé uission du cabinet qu'il avait donnée ver alement. Les milieux bien informés tien-lent comme probable que le ministère dt a guerre changera seul de titulaire. L'arbitrage serbo-bulgare Saint-Pétersbourg. 31. — La convention rbitrale entre la Serbie et la Bulgarie pré-a.rée par le général Holmsen, désigné par 1 Russie en qualité d'arbitre, a été signée ier. La démission de M. Ghenadieff Sofia, 31. — Le Roi a signé un- ukase ac-eptant la démission de M. Ghenadieff et onfiant au président du Conseil, M. Ra-osla-voff, l'intérim du ministère des affai-es étrangères. .a réponse de Ja TripSice à Sa note anglaise Paris", 31. — Le correspondant particu-er du Temps à Vienne télégraphie que 1 Wiener Augemeine Zeiiung déclare olii-ieusement que la réponse de la Triplice à 1 note anglaise était déjà parvenue à L011-res la semaine dernière. C'est l'absence de ambassadeur d'Allemagne qui en a retar-é la remise jusqu'à hier. Dans leur note, les puissances de la Tri-lice se réserveraient expressément de ré-ondre plus tard sur la question des îles, rlles accepteraient le délai du 18 janvier our l'évacuation de l'Epire par les Grecs, îais exigeraient des garanties ultérieures u'elles formuleraient à Athènes. ETATS-UNIS r «S tend ut- aliiance arî^i-O -al>:eir)at>rje contre ' ies Américaine Le Sun et le Times de New-York ont pu-, lié la nouvelle sensationnelle d'une al-ance commerciale offensée .et défensive e l'Angleterre et de l'Allemagne contre les tats-Unis, dans l'Amérique centrale et ans l'Amérique du sud. Le but de cette tiiance serait de contrecarrer la concur-mee croissante du commerce américain ux intérêts européens dans l'Amérique la- 113. Cette entente serait devenue manifeste ux yeux des Américains, lorsque les gou-îrftements d'Angleterre et d'Allemagne dé-arèrênt qu'ils ne participeraient pas à sxposition de San Francisco qui aura lieu 1 1915 pour célébrer .l'ouverture du canal 2 Panama. Les organes américains di-;nt aussi que les Banques anglaises et alle- I and es, par lesquelles doivent passer tou-:s les transactions de banque entre les tats-Unis et l'Amérique du sud, s'enten-ent pour transmettre à leurs nationaux iutes les informations confidentielles qu'el-s obtiennent des industriels et comraer-mts nord-américains. Enfin les journaux anglais et allemands ni paraissent dans l'Amérique du sud sont résentés comme étant des agents d'une impagne de publicité conduite avec l'en->uragemént tacite de leurs gouvernements ; tendant à exciter les'suspicions et l'hos-iité des Américains du sud contre les tats-Unis. Cette prétendue alliance aurait eu son rigine dans une rencontre entre sir Ed-ard Grey et M. de Betiimann-Hollweg en elgique. M. John Bassett Moore, conseiller juri-que du département d'Etat de Washing-n, déclare que ce département sait que js négociations se poursuivent entre l'An-eterre et l'Allemagne en vue d'établir des lations politiques et commerciales plus irdiales entre elles et d'arrêter une en-nte concernant leurs possessions africai-; mais le département ne sait rien de §gociations en vue d'une alliance anglo-lemande contre les intérêts commerciaux 3s Etats-Unis. En réalité, on ne croit pas que cette al-ance existe ou soit envisagée ; mais le lit que des journaux américains en aient arlé à la suite de l'impression causée en urope par le discours du président Wil->n à Mobile, et par l'opposition faite par s Etats-Unis aux concessions de pétrole 3 lord Cowdray en Colombie, en Equa-ur et au Costa-Rica, indiquerait assez je les Américains s'attendent à une résis-.r.ce de l'Angleterre et d'autres puissances irepéonnes aux exagérations exclusivistes * la doctrine de Monroe MEXIQUE nthousiaete réception do mariris japonais Mexico, 30. — La réception délirante eathousiasme qui a été faite hier aux ficiers subalternes et aux marins du croi-ur japonais Itzwrio permet de se faire •jà une idée de l'accueil qui est réservé i commandant du navire et de son état-ajor lorsqu'ils viendront à ^Mexico, dans courant de janvier. Le croiseur Hzumo visitera Mazatlan, .unibians et tous les ports importants de côte mexicaine du Pacifique, ne nouvelle défaite des troupes fédérales Washington, 30. — D'après les dépêches î. presse de Pre&idio (Texas), le combat at-ndu depuis longtemps entre les constitu-onnalistes et ce qui reste de l'armée fé-irale de Chihuahua a commencé hier a jinaga. II v. repris'ce matin et s'est terminé par . d éroute complète des fédéraux. New-York, 31. — Une dépêche de Prc-dio (Texas) annonce que le combat entre déraux et rebelles déjà annoncé il y a i heures, continue encore. 5.009 rebelles et 000 fédéraux seraient aux prises. Il y irait de nombreux morts et blessés. Les fhelles se sont emparés des tranchées aux 3 environs de la ville. Les fédéraux se soi retirés dans la ville. Il est peu probabl 1 que les fédéraux se rendent car le générE î rebelle Ortega a reçu l'ordre d'exécute 1800 volontaires fédéraux et 12 commai i dants. La situation financière New-York. 30. — Un télégramme de M( xieo dit que dans les milieux financiers d cette ville le bruit court qu'aune somme d ; 20 millions sera mise aujourd'hui, à Loi dres, à la disposition dq la Banque d Londres et de Mexico. Cette somme, dit-on, sera suffisante pou que la banque surmonte ses difficultés ac tuelles. AFRIQUE DU SUD Crise minière ©n perspective , Londres, 31. — Une crise aiguë menac l'industrie minière sud-africaine. Un diffé rend dure depuis quelque temps déjà entr les propriétaires des houillères du Natal e les mineurs européens qui demandent un augmentation de salaire, la réduction de ; heures . de .travail et lo, réintégration d; , quatre ouvriers renvoyés parce qu'il; étaient syndiqué#. Une dépêche de Johan nesburg annonce qu'il y aura une cessa tion immédiate du travail dans le? mine: de charbon du Natal et que si le'différent n'est pas réglé rapidement, le travail ces sera également dans les houillères di Transvaal. Un membre de l'association de; mines d'or du Transvaal déclare qu'une crise grave menace les mines d'or. Um dépêche du Transvaal annonce que les che minots se solidarisent avec les mineurs ei refusèrent de toucher à la nouille extraite par les jaunes. Ils refuseront également d( transporter la force armée sur les lieu.\ où pourraient ce produire des conflits. La provision de charbon pour le Natal ne serait suffisante que pour trois jours. CHINE Urje révolte au Vunnan On mande de Pékin : Trois régimosats se iscnt révoltés le 8 décembre à Tali-Fou, province du Yun-nan. Ils ont tué leurs officiers, mis à sac les dépôts d'armes et le collège, tué les professeurs, plusieurs étudiants et de:-; habitants, puis ils se sont déclarés indépendants au nom de Sun Yat Son. Les rebelles jettent la terreur dans la région voisine. Il y a de nombreux tuéls et t'iessés, mais tous les étrangers ont été protégés. Quinze jours plus tard, un détachement de troupes restées fidèles reprenait Tali-Fou. Un fort contingent part de Yunnaii-Fou ipour achever de rétablir l'ordre. INDO-CHINE Mutinerie en rade de Saigon Marseille, 30. — Le journal L'Avenir du Tov.kin, parvenlï aujourd'hui par le paquebot Amazone, signale qu'une grave mutinerie s'est produite à bord du Desaix, en rade de Saigon, le 15 novembre dernier. 2S0 marins ont refusé de passer l'inspection et se sont réfugiés dans la chaufferie où ils attendaient leurs chefs, se disposant à les lapider avec des J>riquettes de charbon.Le lendemain, un dimanche, les matelots refusèrent de se lever à la sonnerie. Cette mutinerie aurait été motivée par l'attitude du second commandant et par la nourriture, dont se plaignaient les hommes. cul*. Paris, 3.Î. — L'ex-roi du Portugal, Ma-noel et sa femme, venant de Calais, sont arrivés à 5 heures à Paris, ou'ils ont quitté à 7 h. ld, se rendant à Munidht. Le Roi ira au château -de Sigmaringen. "X" Paris, 31. — Aprèo le retour de la Joconde, le juge d'instruction a entendu cet après-midi, comme témoin. Mathilde. l'ancienne maîtresse de Peruggia, Cette femme a confirmé sa première déposition. -X- Rome, 31 — La Tnouna croit savoir que .le commissaire de la sûreté, M. Berteli, a déposé plainte contre inconnu pour soustraction du testament du cardinal Rampolla. Cette plainte serait fondée non seulement sur les bruits graves et persistants répandus au sujet de la disparition du testament, mais encore sur les éléments recueillis par les fonctionnaires pendant leurs recherches pour retrouver cet acte. •X- Belgrade, 31. — Après la remise par écril do la d'émission au cabinet, le Roi a appelé M. Vikolitch. président de La Skoupch-t.îna, pour lui faire rapport de la situation.Vers le Pôle Sud Sir Ernest Shackleton, l'explorateur polaire bien connu, qui, en liW9, arriva à moins de cent cinquante kilomètres du pôle Sud, annonce aujourd'hui, par une lettre au Times, qu'il forme une nouvelle expédition, the impérial Iransartic expédition, dont les irais seront couverts en partie par un ami de l'explorateur et en partie par une souscription publique. Le but de l'expédition est de traverser de bout en bout le continent polaire antarctique, entre la mer de Weddell et la mer de Ross. Cette exploration, dont les points de départ et d'arrivée sont éloignés de plus de deux mille cinq cents kilomètres, est la plus longue qui ait jamais été entreprise.Au point de vue géographique, ce n'est qu'après cette exploration qu'on sera fixé de iaçon précise sur la nature de ces régions polaires et notamment sur le point de savoir si elles lont ou ne font pas partie d'un continent. On ne sait pas, par exemple, si un grand plateau descend graduellement du pôle dans la direction de la mer de Weddell ou si la grande chaîne de montagnes Victoria, qui s'étend jusqu'au pôle, se prolonge sur le continent. La découverte d'un tel massif montagneux serait, dit sir Ivrnest Shackleton une des plus grandes découvertes géographiques de notre siecle. L'explorateur se propose également d( faire des expériences extrêmement précises sur le pôle magnétique et sur les déviations de l'aiguille aimantée, expériences qui, es-pèrje^t-il, auront des résultats pratiques pour la navigation. ^ Des travaux biologiques seront, aussi en trepris et les deux vaisseaux qui transporteront la nouvelle expédition comporieron des appareils pour la pêche aux grandéî profondeurs. ît Indépendamment des "différents savant e ; qui se livreront à des travaux' spéciaux 1 1 c'est à une équipe de six hommes que' rc r , viendra l'honneur de tenter la traversé 1- I du continent antarctique. Ils emmèneron avec eux cent vingt chiens et deux trai néaux mus par des hélic .s aériennes com ^ mandées par des moteur^ rotatifs et qu £ transporteront une tonne 3 8 ou 9 kÎJomè très à l'heure. Sir Ernest Shackleton quittera l'Angle '' terre l'année prochaine, ni automne. L'ex ipédition, partant d'un p.u t sud-américain r reviendra p; •Ui^ou} il Zélande. L-vy.nln rateur, qui a pour se^ô'-^'M-Franck Wild qui l'accompagnait d;wHl907-1900 et qu participa depuis à l'expérAlion Mawson. se ra accompagné par plus.eurs des savant; et des marins qui firent partie de ses ex péditions précédentes. ■ : î li est curieux dé net r, qu'à la mêm( . cipoque une autre expédir -a anglaise, l!ex> , péditioîi Foster Sta.ckho . e, quittera le* t, Iles Britanniques pour e\'.)torer la terre dt ^ Roi-Edoua,rd-VII. M. StaVkhouse compte . passer deux'ans dans le^ régions polaire^ > et se ervira notamment (6iTr7icroplani. I . quittera l'Angleterre à befa du Discovery qui fut construit pour 1.1 première expé- . dition du capitaine Scott.) ; j ■■ ; L'âs&at du euîrasié brésilien — —«cE—O-®.*.-. > On mande de Londres ; 'u 2'emps ; Comme ie vous le faisais prévoir hier en dernière heure, l'option récemment obtenue - par le gouvernement turc pour l'achat du cuirassé brésilien Rio-de-Janeiro a été con-firmée, et le premier versement étant effectué, le bateau est désormais la propriété de la Turquie. On sait que la situation précaire des finances brésiliennes avait amené le gouvernement.Jjrésilien -à entamer des pourparlers pour la (vente du iîio-de-Janeiro. O11 l'offrit toui d'abord à l'amirauté anglaise, qui refusa, trouvant ice bateau trop cher et d'un tvpe trop différent de ses propres bâtiments pour pouvoir être d'une utilisation facile. .L>ès la fin de la guerre turco-grecque, de3 négociation}*-s'ouvrirent à la fois avec la* Turquie el avec la Grèce qui, faute d'argént, ne put pousser ces négociations très loin. Le gouvernement brésilien demandait en effet comme condition à la vente, le payement immédiat d'une somme de 30 millions. Beaucoup plus sérieuses furent les ouvertures faites il y a quelques settiaines par le gouvernement italien. Un moment 011 crut qu'elles allaient aboutir, mais cette fois encore, 011 ne put s'entendre sur la question' du prix. Nous avons signalé a.u jour le jour la mardlie do ces négociations. .Finalement la Turquie, nue- l'emprunt Pe-rier mettait à même de faire le versement, obtenait il'v.'a quinze jours, l'option qui a été confirmée 'hier. . . ; 1 •• V ■ . dant du il ami die h, <jui ()urant 'la dernière guerre réussit à forcer le blocus des Dardanelles, vient d'arriver à Londres pour surveiller les travaux d'achèvement du navire. Les chiffres donnés r:-our la date de cet achèvement ne sont pas concordants. 11 est probable cependant qu'en se pressant. un peu — et les Turcs - veilleront certainement — ie bâtiment, oui a été mis en chantier en septembre 1' 41. pourrait être prêt dans les premiers jours du mois de mai 1914. Le Pdo-de-Janeiro vaut ti lui seul toute la flotte turque ; comme 0,1 sait, celle-ci ne se compose actuellement qie de trois vieux cuirassés, l'un, le Messoulieh, a été lancé en 1874, ies deux autres, e Barbarossa et le Torgout-Reis, achetés à l'Allemagne,sont entrés en service en 1893. La flotte turque dispose1 encore de deux croiseurs protégés relativement récents et d'un certain nombre de pdits bateaux, torpilleurs et destroyers. La' Turquie a également en Angleterre un; grand cuirassé en construction, le Resliadieh qui, d'un tonnage moindre, est. à certains points de vue d'un type plus moderne et plus puissant que le liio-de-Janein lui-même ; mais lancé au mois de septembre dernier, il ne sera pas prêt avant la fia de l'année 1914. Juscfu'ici la Grèce avait l'avantage de pouvoir opposer aux vieux bâtiments turcs un bâtiment réellement moderne, YAverof qui poursuivit seul, comn|e on sait, pendant la guerre, une excellente besogne. Mfa'rs, .naturellement i'Akrof, qui n'est qu'un croiseur de 10.000 tonnes, qui'ne dispose comme grosse artillerie que de quatre canons de 240 mm., ne saurait être comparé à un bâtiment du genre du Rio-de-Janeiro. Le reste de la flotte grecque se compose uniquement de vieux bâtiments, de quelques destroyers et d'un sous-marin. Si des hostilités venaient ji éclater d'ici à quelques mois entre la Tuiquie et la Grèce, la situation se trouverait presque complètement l'inverse de ce qu'elle était durant la guerre précédente. La Grèce a bien en construction aux chantiers Vulkan un dreadnought, le Sala-mines, mais quelque soit l'empressement mis à son achèvement, le bâtiment, mis en chantier eh janvier 1913, ne saurait être prêt avant le printemps,,4e 1915, c'est ù dire à peu près en mémo temps que le Reshndieh. _ • Voici quelques détails techniques sur l'ex-cuirassé brésilien. Le Rio-de Janeiro devait primitivement être un navire de près de 32.000 tonnes, armé de 12 canons de 350 mm. Alors qu'il était déjà mis en chantier, l'amirauté brésilienne &e ravisa et dé-. ciida que, disposant déjà de deux cuirassé;-armés seulement de canons de 305, il était plus logique au point de vue militaire et plus avantageux de n'avoir que des bâtiments armé.-î avec des canons du même calibre. On décida donc de réduire quelque peu le tonaiage et en second lieu de modifier l'armement primitivement prévu. Lc- 12 canons de 350 seraient remipiacés par 14 de 305. Aucun autre dreadnought ne porte aujourd'hui un nombre aussi considérable dé grosses pièces. Elles sont montées dans 7 tourelles doubles, toutes placées dans Taxe du navire, c'est-à-dire pouvant tirer des deux bords ; elles sont réparties ainsi qu'il suit : deux sur le gaillard d'avant, deux au centre du bâtiment, entré-les che minées, trois sur la plage arrière, suivant une disposition très en honneur d'ans la marine américaine. L'artillerie moyenne, également considérable, se compose de 2G canons de 150 en casemate blindées. Le cuirassement est, par contre, un peu faible. Au centre et à la flottaison, la cuirasse de ceinture a une épaisseur maximum de 24 centimètres ; aux extrémités, ' l'épaisseur se réduit à 10 centimètres- le-tourelles sont cuirassées à 24 cm., les-casemates à 10 cm. La vitesse prévue est de 2:: nœuds. L'approvisionnement normal er charbon est de 1.500 tonnes, mais en. surcharge, une quantité double peut être embarquée.Le gouvernement turc payera au gouver nement brésilien une somme de 56.500.00( francs en trois versements. Ce n'est pas le naturellement le prix total, et ce prix ; peut être définitivement établi, le bàtime n'étant pas encore achevé. En gros, il re t>3ra encore 10 millions à payer aux co strueteur.^,vdont environ six millions poi les munitions. Le premier versement qui vient d'être < fûof.1/1 net ^ on rv-,;n;,,v,o En Belgique Les réceptions au Palais Royal Les réceptions traditionnelles ont com mencé mercredi après-midi, au Palais d( Bruxelles. Entourées des «dignitaires du Palais Leurs Majestés ont reçu en premier lieu, i 2 'heures et demie, les membres du Gouvernement conduits par M. de Broqueville. chef du cabinet. Immédiatement après, les ministres étrangers accrédités' à Bruxelles ont été introduits. unt été reçus ensuite : la Cour dt Cassation ; la Cour des Comptes ; la Coui d'Appel ; la Cour Militaire; le Conseil supérieur du Congo ; le «Conseil des Mines ; le Conseil Colonial ; l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts: l'Académie royale de médecine ; les hauts fonctionnaires des ministères ; les Gouverneurs et les directeurs de la Banque' Nationale et de la Société Générale. A 5 heures et demie, la Reine a reçu les femmes des Ministres et des membres du Corps diplomatique. Le service d'ordre, place des Palais, était assure' ipar la police locale et par des gendarmes à cheval. La Sutte contenue Le discours prononcé par M. Renkin au Sénat n'a pas apaisé ses adversaires cléricaux et lis donnent au contraire à leur campagne contre le ministre des colonies uii caractère de plus en plus agressif, en continuant à dénoncer une prétendue évolution maçonnique qui n'a jamais existé que dans leur imagination. Pourquoi cette coalition? Pour annuler les dispositions de l'Acte de Berlin et de la Charte coloniale en faveur des missions. M. Renkin a détruit cette légende, contraint, par les faits et nullement pour être agréable aux francs-maçons qu'il a attaqués souvent jadis comme il l'a fait remarquer. Bref, il a eu un geste de loyauté digne des approbations de tous. Les missionnaires et leurs amis en continuant à l'attaquer ne modifieront pas la vérité des choses. Il n'y a jamais eu de conspiration franc-maçonnique au Congo, mais des velléités ambitieuses chez les missionnaires qu'il a bien fallu apaiser. Des catholiques partagent, nombreux, la façon de voir de M. Renkin puisqu'un député de la droite qui parlait d'interpeller, a été prié de n'en rien faire, rinterpel!atiorn pouvant lui nuire auprès des électeurs de sa circonscription ! ! ' Que la lutte continue donc; ce n'est pas lé parti libéral qui en souffrira. Recherches minières M. Renkin a déposé sur le bureau de la Chambre, lors de sa dernière séance, un projet de loi approuvant la délivrance de permis spéciaux de recherches minières, suivant les dispositions du décret du .10 décembre 1910. Ces permis démontrent que plusieurs découvertes d'or, d'argent et de platine ont été signalées ainsi que du fer, du manganèse. Parmi ces permis, nous relevons celui accordé à la Société géologique et minière des ingénieurs et" industriels belges ayant son siège ià Liège, pooiir des découvertes d'étain. Une grande activité continue donc à régner dans les recherches minières et le Iva-ianga deviendra par excellence le pays des mines dans un récent avenir. Les assurances sociales La Commission des XV a terminé ses travaux et adopté le projet du gouvernement.Tous les amendements déposés ipa.r la minorité ont été repoussés. M. Versteylen, nommé rapporteur, terminera son rapport pour qu'il soit distribué aux députés dans le courant de janvier. Les conseils de l'indiustrie et du travail M. Hubert a présenté aux Chambres un projet de loi prorogeant jusqu'au mois d'août 1916 les mandats des membres des conseils de l'industrie et du travail. Le motif V C'est que le nouveau projet re-' L'atiif à l'institution des Commissions des conflits du travail et à l'intervention des tiers dans les grèves et les renvois col-.ectifs nécessite un remaniement complet du projet de loi déposé lie 16 août 1887 que la dissolution des Chambres a rendu caduc. La mise en concordance des deux projets exigera, parait-il un travail assez considérable. D'où la prorogation des mandats pour un terme de deux ans. L'Economie L'Economie, le journal libéral, fondé par Adolphe Delmée, il y a '66 ans, cesse de paraître. Notre confrère tournai sien, expliquant les» causes de sa fin, dit à ses lecteurs : « Si nous renonçons aujourd'hui à la lutte, ce n'est pas par fatigue ou découragement. C'est parce qu'il paraît évident que dans les grandes villes, dans les arrondissements importants, le journal tri-hebdomadaire est an anachronisme. Le lecteur veut être tenu au courant au jour le jour de ce qui se passe dans le monde entier. » L'Economie, sous la direction de M. Del-court, était très bien rédigée et a rendu au parti libéral les plus grands services. C'est grâce à son action que le cartel n'a plus été renouvelé à. Tournai pour les élections prochaines. En 1912, L'Economie l'avait également combattu mais sans succès. t,es temps futurs Dans son dernier numéro, L'Economie publie l'interview d'un député libéral. Interrogé sur les prochaines élections, il a répondu : « Le caractère des Belges serait bien changé si les auteurs des nouveaux impôts 11e perdaient de trois à quatre sièges. En dépit des surprises désastreuses du 2 juin 1012, )e persiste à croire que la majorité, au lendemain du 24 mai ne sera plus que de huit voix. » L'honorable député est persuadé qu'il y aura des listes libérales autonomes dans tous les arrondissements et qu'elles réussiront à donner à notre parti tout son essor s'il ne se divise pas. (Avis à l'Express.) « Acculés soit à un emprunt à un taux lamentable, soit à de nouveaux impôts, les cléricaux vont connaître les années difficiles. Il n'y a dene aucune raison pour nous décourager ; cent au contraire pour continuer la lutte et espérer. » Ainsi a parlé ce représentant dont la parole encourageante donnera aux propagandistes^ libéraux la foi qui leur permettra dft vninrrp Nctre :ndustr>e sucrïère Les comices agricoles des régions sucri res viennent d'adresser au Parlement ui pétition où ils signalent Je danger qui m nace notre industrie sucrière et demande] qu'on apporte un prompt remède à la s tuation. La culture de la betterave est le pivot e l'agriculture belge ; elle intéresse une popi lation extrêmement nombreuse ; ses indu tries annexes pourraient permettre l'en ploi judicieux des fruits des 65.000 liei tares de verger, actuellement expédiés l'étranger ; par les pulpes, les feuilles, le collets et les mélasses, elle contribue l'engraissement générai du sol et à l'éh vage du bétail. Or, depuis 1003, année de l'entrée e vigueur de la convention sucrière de Bru xelles, le nombre des sucreries belges n' cessé de décroître ; il y avait 103 usine en 1903 ; après dix ans, il n'en reste qu 68. Le nombre d'usines a donc diminu de 40 p. c., les emblavements betteravier ont subi un déchet de 22 p. c., la produc tion sucrière a diminué en 1913 de 70.00 tonnes, soit 30 p. c., soit une perte de 2 millions de francs pour la Belgique, san compter la perte due à tous déchets de 1 culture betteravière. Les comices agricoles demandent don que l'on réduise les frais de transports de sucres et qu'on abolisse complètement le droits sur ces produits. Ils font valoir, à l'appui de cette deman de, que les frais de transport des sucre sont taxés au même tarif qu'il y a cinquan te ans, alors que la valeur du sucre a di minué de 60 p. c. et celle des droits d< 50 p. c. Ils font remarquer en outre que tous le produits alimentaires étrangers sont dé grevés de tout droit de consommation, L café du planteur brésilien ne paie pas di taxe, le thé du fermier chinois est exonér< de tout droit, le chocolat des fermiers exo tiques est libre de toute charge, la ba nane du colon congolais entre en franchis* de tout impôt, seul de tous les produits d< consommation, le sucre est frappé d'ur droit exorbitant, seul le sucre, produit ali mentaire belge, est frappé d'un droit de 8( p. c. de sa- valeur. Le tabac indigène, con sidéré comme nuisible au point de vu( médical, est dégrevé complètement à con currence de la consommation personnelle il jouit donc d'un régime de faveur, alors que le sucre, aliment par excellence, es1 frappé d'un droit prohibitif. Le retour de I' « Anversville » L'Anversville, retour du Congo, est arrivée à Anvers, mercredi à 6 heures du nia-tin, ayant à bord 114 passagers et une cargaison cle minerai, plus de cinq kilogrammes d'ç# provenant des mines du Kàssaï. Le bateau était pavoisé en l'honneur du vice-gouvemeur-général Henry, qui se trouvait à bord avec sa femme et sa fille, c;i belle- santé tous- les trois v La traversée a été bonne, sauf dans lu mer 'dtî Nord, où sévit une tempête de neige. Peu de nouvelles. La Société des pétroles compte terminer le ravitaillement du Haut-Congo par le tuyaufage installé de Ma-tadi à Stanley ville au début d'u printemps. On met la dernière main aux installation; et les bateaux-citernes sont prêts à fonctionner. Le chemin de fer des Grands-Lacs avance avec une grande rapidité. On es-ipère terminer la pose des voies au kilomètre 214 le mois prochain. ÉCHOS JUI 1LLJH1 liHJ ULJ Des ocns, (iui reviennent des Ardennes, racontent qu'il y a des loups dans les bois de la Semois, des loups qui s'appellent le soir et approchent des maisons. C'est une nouvelle trop sympathique, trop « image d'Epinal » pour que nous l'acceptions tout entière. Il doit u avoir là quelque part à une fenêtre un cinématographe et un homme qui guette, la manivelle en mains. Nous avons, ainsi, un scepticisme nouveau. Nous n'avons plus d'émotion quand un monsieur tombe dans la boue, quand il y a une dispute sur la plate-forme d'un tram, quand un agent houspille un ivrogne et quand un train se jette sur un autre à Chènee. Si Tartarin avait vécu aujourd'hui, Bom-pard l'eût averti que tout en Suisse était du cinéma, et Tar tarin en Algérie n'eût pas osé tirer sur le vieux lion cabot. . La crainte du film est le commencement de la sagesse. Compère Guilleri. 000 "problème à résoudre. Les hommes sont-ils plus heureux que les femmes ? Un professeur allemand répond ainsi à cette question : <( L'homme est heureux du moment qu'il a quelque chose pour le rendre heureux, tandis que la femme est heureuse aussi longtemps qu'elle 11'a pas quelque dlixjse pour la rendre malheureuse. » Le fait est dû à ce que la fmme a le sentiment de la responsabilité fort peu développé. Elle se contente du bonheur présent, sans se préoccuper de l'avenir. » Des choses qui pèsent lourdement sur l'esprit de l'homme, qui le rendent grave et inquiet n'exercent sur la femme qu'une influence momentanée. La femme est inca-pablg de comprendre la signification entière des événements et, par suite, prend les choses avec plus de légèreté que l'homme. » A ce point de vue, il existe bien des hommes qui sont femmes... et réciproquement. 000 Te haricot sauveur. Dix heures clu matin, dans un wagon du Métro parisien : U11 brave agent, ayant terminé son service, vient de monter pour regagner ses pénates. Soudain, il fronce le sourcil et dévisage sévèrement une jeune femme assise non loin de lui et qui exhibe une épingle à chapeau démesurée et dépourvue de tout protège-pointe...Va-t-il verbaliser ? La dame, sans doute; le craint, car elle pâlit, rougit, verdit, puis se dispose à arracher la maudite épingle quand sa voisine, qui a vu le manège, s'écrie : — Craignez rien, ma petite dame, y c toujours moyen de s'arranger ! Et preste, sortant du filet qu'elle tien sur ses genoux une poignée de haricot: rouges, elle choisit le plus beau et en coiff< la pointe menaçante. 000 prophétie. En cette fin d'année, on se recueille, oi songe â l'avenir, et les somnambules.voyan tes, carto, chiro, voire même podomancien nés, ne suffisent pas à la tâche. Chacu: veut savoir ce que 1914 lui réserve. Et les sceptiques eux-mêmes courent avec anxiété cth'ez les marchandes de. révélations. L'une d elles avait prédit au prince allemand, qui devint Guillaume 1er, la claie exacte de la constitution de son eim ire (1871), celle de sa mort (1888), et l'année qui verrait finir la Confédération germanique (1913). La troisième partie de la pro-pnétie ne s'est pas réalisée. Pourtant, que les incrédules ne se hâtent point de condamner toutes les vaticinations. U11 homme vient de mourir à qui une extra-lucide avait dit : <( Lorsque vous atteindrez le même nombre _d années que celui de votre taille en centimètres, ce sera la fin... » Voilà une prédiction qui rassurerait; beaucoup de 110s contemporains, dont 'a . hauteur varie entre 1 m. 60 et 1 m. b'0. ... Mais la prophetie que nous citons fut donnée au nain J. William White, qui mesurait cinquante-trois centimètres, et rendit I âme a cinquante-trois ans... s 000 l^îs petites choses. Les petites choses tiennent urle grande place dans la vie. Un personnage de la Belle Aventure se plaint qu'il ne lui arrive jamais nen que de mesquin : dans un accident d auto où les autres se cassent bras et jambes, il ne se foule qu'un doigt : encore est-ce le petit. Nous ressemblons.presque tous à ce per-Jî ? Jal0£ M. Emile Ben- a donc bien, tait décrire dans 1 Wigaro et de réunir .m volume ses réflexions sur les Petff.-s Vho» elles forment (je parle des petites chose-; la trame de la vie. 11 y en a qui font plaisir :« Etre accueilli en visite par cette p-ifa-se : Les oreilles ne vous ont pas tinté lue :) soir i —• Etre abordé par un ami tapeur qall ne vouiait que vous serrer la main. -- L\ o,1 généreux avec un ennemi et sentir qu < | 1 épate. — Etre venu dîner eh rSdi.u-dans une maison où tout le monde est c.l habit, et voir entrer une jaquette. » Il y J* les petites choses qui vexent : « Entrer • ai un bureau de tabac pour y allumer cigare et n'y pas trouver de feu. — Vci.] vieillir un ami de collège. — Trouver si :J la table du tailleur, en allant essayer v'f costume, l'étoffe qu'on aurait choisie, -cg Etre rencontré à une seconde représenté tion, par -des gens qui -vous croyaient o.l Tout-Paris des premières. — Trouver ;•« parapluie un peu trop joli pour être gard-iï Et il y a les petites choses qui tiaUcn: ' « Se sentir reconnu par un cocher do fia] cre. -- Etre discrètement salué, de la. scv^l ne, par un comédien. — Etre cru par employé de l'octroi. — Tutoyer, devant r* monde, un membre de l'Académie çaise. :— Etre léché avec insistance 'por chien de quelqu'un d'influent. » M Petites joies, petits chagrins, petites nités, tout est petit dans ces petites chosr* mais il est donné à peu de monde de pcB dre la bataille--de Wntovlo.o eu tic u ;. celle d'Au'jieiiitz.: 0 0 0 îjfâ j^e développement du Canada. Quelques chiffres sur le développer,;:;;T8 de la seule province canadienne de r'àl katchewan montrent ie rapide dévelon-pr* ment du pays entier. " ' i Cette province a une étendue de r milles carrés soit environ la superficie d 1a France et deux fois celle des Iles .-iri tanniques. En 1901, la population de cette pro\in<\ n'était que de 91,279 habitants ; elle es actuellement de 496,432 habitants. t La superficie des terres cultivables e ( de 15^5,092,480' acres et 11 % seulement d cette superficie ,soifc 9,276,670 acres son. actuellement défrichés. Les principales villes de la province sô#f! Regina, qui compte 30,213 habitants, Sà4ttj katoon, qui en possède 25.000, Prince Al-1! bert, qui en a 15.000 et Moose-Jaw, qui er'i a 13,000. i Regina est le siège du gouvernement p of vincial et d'un éyêché catholique. A Prince Albert on compte 8 églises. deu?f évédhés, l'un catihiolique. l'autre protesf tant, un orphelinat, 2 hôpitaux, six grarjf des briqueteries, 3 moulins, des manqua ci tures* d'acier et 3 journaux, dont un réd: . en français. Pour la production du blé la provim • de Sakatchewan occupe le premier rang dans le Canada ; au cours des dix dernières années, cette province n'a pas p1 o-duit moins de 500 millions de minots. De nombreux cours d'eau fertilisent cet te province : la Churchill, dont le cours p, un développement de ÎXxh) milles, la Souris, 450 milles, la Quapelle, 270 milles, cm . Le réseau ferré comprend déjà un tor;' de lignes de 4.167 milles, et 30 embranc'uc-ments nouveaux vont, être mis en servie.1 O 0 o J-Torribles détails ! Un journal canadien, publié en français, raconte un incendie qui détruisit une maison habitée par sept femmes : « On a retrouvé sous les décombres les corps complètement carbonisés des trois-V plus jeunes". Il ne reste plus que les quatre mûres. » ÉLECTEURS! Les électeurs libéraux ciui viennent de recevoir, par lettre recommandée, notification d'une demande de radiation de leur nom des listes électorales, doivent s'adresser sans retard au bureau permanent des Libéraux-Unis, 4, place du Théâtre (Brasserie Liégeoise), au premier étage, en semaine de 2 à 5 heures, le dimanche de -11 heures à midi. Le secrétaire se charge gratuitement de la défense de leurs droits. Les électeurs doivent se munir de leur carte de domicile, livret de mariage, feuilles de contributions'payées à l'Etat en 1.M2 et en 1913, titres de propriétés, diplômes, ; etc., enfin de toutes les pièces justifiant leurs droits à l'électorat et aux votes supplémentaires.Ces réclamations ne sont généralement pas fondées, mais il faut y -répondre dans les délais légaux, car les clérica ;x escomptent la négligence dos intéressés pour supprimer ainsi quelques voix à leurs adversaires.uni» C"1 ■' m "■ NOTRE CALENDRIER Nos abonnés habitant Liège recevront leur calendrier à parla du 1er janvier. Il leur sera remis par. no're service habituel de porteuses. Nos abonnés de la province ou de l'étranger qui désirerai'n > recevoir notre calendrier sous tube tpécial sont priés de nous faire parvmir tes frais de port et d'emballage, soit 10 c< nlimes pour, ceux , habitant la Belgique cl 20 centimes pour ceux résidant ho^fs frontières. Après le !i janvier, notre calendrier sera encarté dans le Journal pour nos abonnés de la province jt de l'étranger.

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Dit item is een uitgave in de reeks Journal de Liège et de la province: feuille politique, commerciale et littéraire behorende tot de categorie Liberale pers. Uitgegeven in Anvers van 1832 tot 1940.

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