L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1918, 26 Juni. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 28 september 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/z02z31pw59/
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4eme Annee rv° 1341 s cents Mercredi îsstn 191S L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. «^ourtiaB Quotidien «Su rrïatiis tmraissant en Moîlarasge Belge est notre nom de Famille. Toutes les* lettres doivent être adressées au Rédacteur en Chei: Gustave Jaspaers. burea» de rédaction: IM. 32. VOOHBlIHGWAli 334-240, .,,v ( Charles Bernard,Bené Chambry, AMSTERDAM. Téléphones; 3797 et I7?S. Comité de Rftdactiotiîj Emîie Pain paré. Abonnements: Hollande il. 1.50 par mois. Etranger fl. 2.00 par mois. Pour les militaires au front et les militaires internés en Hollande fl. 0.75 par mois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Le letar le Fortone Les Italiens ont vengé Caporetto. Il y a là un grand et réconfortant exemple. A la fin de l'automne dernier la situation de l'armée italienne paraissait , critique. Elle avait subi une série de désastres où, répétant le mot de François Ir après la bataille de Pavie, on aurait pu dire qu'elle avait tout perdu fors l'honneur. Des corps d'armée entiers étaient réduits à l'état de squelette, le tiers de l'artillerie était demeuré enlisé dans les marais du Taglianiento. Cependant ces brigades, épuisées et décimées, soutenues par le puissant secours français et anglais, avaient réussi à contenir l'élan des armées de von Below et de Conrad von Hotzendorff derrière le fossé de la Piave. Seule la saison avancée les garantissait contre un retour offensif d'un ennemi plus puissant en nombre, mieux pourvu de matériel, que la victoire enivrait. - Mais chacun se posait avec angoisse la question de savoir si l'armée italienne,- au cours de l'hiver qui allait suivre, pourrait combler ses cadres et ses arsenaux et se remettre en état de supporter un nouveau ohoc, plus terrible encore que le précédent, au printemps prochain. aous nous souvenons avec satisfaction d'avoir exprimé alors le ferme espoir qu'il en serait ainsi. Nous donnions des raisons. 'La menace autrichienne allait refaire l'unité morale de l'Italie qui, avant Caporetto, présentait des fissures. Elle allait provoquer chez les Italiens une réaction qui se traduirait par un effort militaire proportionné aux ressources en hommes d'une nation de quarante millions d'habitants. Les vides seraient comblés et au delà. Et, pour ce qui était du matériel, les usines de la France, de l'Angleterre et de l'Amérique pourvoiraient à son remplacement. Enfin, chez un peuple noble, fier de ses grandes traditions et jaloux de son honneur, l'affront subi déterminerait une volonté de vaincre qui aurait sûrement raison de tous les obstacles. Il y a peu de semaines, à l'occasion du troisième anniversaire de l'entrée en guerre de l'Italie, d'enthousiastes manifestations saluaient l'armée régénérée, de nouveau entraînée au combat. Mais elle n'avait pas encore subi l'épreuve suprême. Caporetto demeurait ,invengé, et l'on savait que les divisions autrichiennes, complétées, renforcées et dressées d'aprèj les méthodes qui avaient assuré le succès des Allemands en Picardie et en Flandre, allaient bientôt jeter leur poids contre les lignes italiennes. Une inquiétude persistait. Aujourd'hui les Italiens ont subi l'épreuve. Ils ont supporté le poids d'une offensive formidable, déclenchée sur un front de 150 kilomètres, alimentée par les effectifs de cinquante divisions. Pour passer coûte que coûte, pour écraser d'un coup l'armée- italienne et en finir avec l'Italie, l'Autrichien a jeté toutes ses forces dans la balance. EÀ, bien qu'il eût 6uivi les indica- ; tions de Ludendorff et les méthodes éprouvées de Ludendorff, il n'a pas réussi à faire pencher la balance en sa faveur. Il a réussi à forcer les passages de la Piave, mais les Italiens l'ont obligé à la repasser .immédiatement après,' et ce brillant fait d'armes du début n'a fait qu'accentuer davantage la défaite finale. Non -pas une armée autrichienne, mais l'armée autrichienne est battue, Caporetto est venge. Et voilà un retour de fortune dont nous ne saurions assez exalter la signification en ces heures, précisément, où la fortune nous rcGorve de si cruelles épreuves. Ce premier retour de fortune, nous pouvons le saluer comme l'annonciateur des revanches .certaines etj prochaines. Nous avons montré déjà quoiles peuvent être politiquement les conséquences de la victoire italienne. Derrière la brillante façade de son armée, hier encore auréolée du reflet des victoires passées, l'Autriche-Hongrie cachait sa misère et sa faiblesse réelle. Aujourd'hui cette façade s'écroule et nous voyons apparaître les ravages effrayants du mal qui ronge la Double Monarchie. M. de Seidler, le premier ministre, démissionne dans l'impossibilité où il est do gouverner. L'empereur Charles prétend ne s'adresser qu'à ces partis qui donnent sans condition leur appui à l'Etat, 5t ces partis, purement allemands, sont en ninorité. Seulement le prestige de la vicaire pouvait permettre à cette minorité de licter sa loi à la majorité. Il n'y a plus i'issue que du côté de ^Berlin ; l'Allemagne ievra secourir une fois de plus l'Autriche contre l'ennemi extérieur ; elle devra la se-ourir également contre l'ennemi de l'inférieur. Le Habsbourg abdique entre les nains du Hohenzollern, mais il demeure louteux que la brutale intervention 'du îlohenzollern lui garantisse encore la pos- ^ iession de ses Etats. Cette intervention peut précipiter une •évolution qui ne se traduit encore qu'çn îmeutes. Quant au secours militaire contre es Italiens, il risque de compromettre pour ] es Allemands lesv fruits si chèrement ache-és des grandes offensives en France. Car mdendorff escomptait au minimum un ren-oroement de son armée par l'appoint des livisions autrichiennes, et un affaiblisse-dent de l'armée, franco-britannique obligée ne fois encore de détacher des renforts n Italie. O'est le contraire, aujourd'hui, ui menace de se produire. Déjà des égiments italiens, dont les journaux •llemands avaient faussement annoncé u'ils avaient repasse les Alpes, se sont fait aloir dans d'âpres combats en Champagne» ! chiffre des troupes américaines débar- 1 uées en France approche du million. Lpre3 les sanglantes offensives -de Picardie, 1 e Flandre et du Soissonnais,où Ludendorf c sacrifié k Sème âfsré&.i3 retrouve < en face de lui l'armée des alliés plus forte, plus nombreuse, plus confiante dans le succès final qu'elle n'était avant le 21 mars. La victoire italienne marque un tournant. Charles Bernard. i m rrt ii n i n-— Avis pur les Jaunes gens Arrêté-loi du 20 mai 1918. En vertu de l'Arrêté-Loi du 20 mai 1918, les Belges résidant à l'étranger, nés pendant l'année 1899, sont appelés à servir la Patrie. En ce qui concerne ceux habitant Haye et Scheveningue, ils doivent se présenter avant le 15 juillet 1918, munis de leurs pièces d'identité, à la Chancellerie de la Légation dq Belgique, 12, Lange Vijverberg, à La Haye, ouverte tous les jours ouvrables entro 10 heures et 12 heures 5 et entre 2 Iheures et 4 h. ^ l'après-midi, où leur seront fournis les éclaircissements nécessaires. La Haye, le 24 juin 1918. Krachtens Besluit-Wet van 20n Mei 1918, zijn de in de vreemde verblijyende Belgen, gedurende het jaar 1899 geboreo, geroepen om het vaderland te dienen. Degenen die in Den Haag of Scheveningen verblijven, moeten zich voor 15 Juli 1918 aan-melden, voorzien van hunne identiteitsbewij-zen, op de Kanselarij van het Belgisch Gezant-schap, 12, Lange_ Vijverberg, Den Haag, waar hun de noodige inlichtingen zullen verschaft word en. Do ontvangsturen zijn op aile werkdagen tusschen 10 et 12£ uren 's voormiddags en 2 u. 30 et 4 u. 30 's namiddags. Den Haag, ^en 24 Juni 191S. «-u? = Tfar-»-<a.ii m ■ 1 .. - le patriote de l'épiscopal belge jugé par la presse madrilène. On lit dans le ,,E1 Uni verso": ,,Quelle qui soit l'opinion des Espagnols , sur la guerre et leur sympathie pour tel ou ; tel belligérant, ils sont tous d'accord lorsqu'il s'agit de payer un tribut d'admiration au cardinal Mercier, à l'épiscotpat et au clergé belges. C'est parce que tous ces dignitaires, malgré les circonstances les plus anormales et terribles que la Belgique traverse depuis 1914, ont su maintenir une attitude qui mérite les acclamations du monde entier.,,Aucun évêque — quoique tous soient des patriotes ardents — n'a abandonné son siège, pour aller vivre plus tranquillement dans un pays non occupé par les Allemands. Tous sont demeurés dans leurs diocèses, au milieu de leur famille spirituelle. Ils ont suivi l'exemple des évêques contemporains des invasions des barbares; ceux-là ont servi de lien entre les envahisseurs et les Sujets romains. Les évêques belges ont mérité le glorieux titre de Defénsor civitatis, c'est-à-dire défenseurs du peuple vaincu et opprimé par la puissance étrangère. ,,Dans cette attitude fort délicate et si dangereuse au point de vue personnel, le cardinal Mercier et ses évêques continuent à recommander aux Belges cette soumission extérieure que l'on doit, même, à un pouvoir uniquement imposé par les'armes. En même temps les évêques belges prennent des soins extrêmes afin de ne point convertir leur ministère pastoral en une agence auxiliaire du pouvoir étranger. Ils sent les facteurs prépondérants do l'opposition nationale à ce pouvoir: ces évêques et leurs diocésains le rejettent avec la plus patriotique énergie." j Le Lord-ftlaïrs da Londres et îa restauration de Sa Belgique. Le ,,Daily Telegraph" annonce que le lord-maire a offert un lunch en l'honneur des délégués de la mission commerciale belge, à l'issue de leur visite en Angleterre. Portant lâ santé de ses hôtes, le lord-maire a parlé longuement de la belle victoire remportée dernièrement par les forces belges. Parlant ensuite des crimes allemands en Belgique, il a dit: ,,L'empire britannique s'est, engagé à restaurer complètement la Belgique et ne poufra jamais prendre en considération une paix qui n'accorderait pas la restauration la plus complète à la Belgique martyre". Puis M. de Smet de Naeyer, président de a commission d'enquête économique belge, et le comte Goblet d'Alviella ont pris la parole. Le comte Goblet d'Alviella, ministre d'Etat de Belgique, a dit: ,,Nous ne détachons pas nos yeux du coin de la Belgique où les Anglais et les Belges versent leur sang ensemble pour la défense de ce qui nous est cher, à eux et à nous. Je suis fier que notre petite Belgique ait joué son rôle, non sans gloire, dans la bataille, qui est peut-être un des derniers actes de cette longue et terrible tragédie. ,,Sept millions de Belges souffrent sous [9 joug allemand, mais n'ont pas perdu mirage et conservent leur patriotisme in-«act. Ces trois Beigiques, celle du front, telle qui-est répandue dans les pays avoisi-tiants qui lui donnent^'hospitalité, et enfin telle qui est restée au pays, n'en forment en réalité qu'une seule, sont animées d'un ruêane esprit et des mêmes sentiments; elles >nt toutes la haine de leur oppresseur, .'amour de la patrie, la fidélité à leur Roi, a çeoonnaissanoe pour les services rendus sar les Alliés, la foi inébranlable dans ' .'avenir, qui, avec votre aide et celle des îoitres alliés, verra la destruction du militarisme prussien." ■ 1111'n, 1. <Ti 1. ,-r U y a un an 26 jwn 1917 : Les Français réussissent me attaque au, mord-ouest d'Hurtebise et ont 300 pinsonniers. Les Britanniques progressent de 1000 nettes sur v/n front de 2 milles de 'part et Vautre de la Sowçhç^ et OQCi^nt le, yiUaye k GmMÏ& " ~ l' En Belgique. Un appel des Traîtres. Lë soi-disant ,,Conseil des Flandres" vient d'adresser au Gouverneur Général un appel où ils invoquent pour la Flandre, „en prévision de la victoire allemande", l'appui du ,,peuple frère allemand'" contre le gouvernement belge, contre la tutelle économique et militaire de. la France, de l'Angleterre et de l'Amérique. Dans l'immeuble au coin de la rue Van-derstichelen et de la rue de Ribeaucourt habite M. P...., vannier. Il y a quelques jours, vers 10 heures du soir, un violent incendie se déclara dans l'immeuble. Bientôt, toute la cage d'escalier devint la proie des flammes. Lés pompiers, accourus sur les lieux, eurent toutes les peines du monde à préserver les maisons voisines. Le jeune fils du vannier, en allant prévenir les locataires des étages, a été blessé et grièvement brûlé. Il a dû être transporté à l'hôpital. Les dégâts sont fort considérables. La ç^use du sinistre est inconnue. K * * Mme Gosset, 73 ans, boutiquière, rue Cans, avait chargé vendredi un individu, a aller chercher sa ration de charbon dans un magasin voisin. Elle avait remis au quidam l'argent nécessaire. Vers neuf heures du soir seulement l'individu revint, sans charbon, disant qu'il n'y avait plus de combustible. Comme Mme Gosset lui réclamait l'argent, il se mit dans une colère peu ordinaire, saisit la pauvre vieille à la gorge, puis lui jeta le sac sur la tête. Aux cris poussés par Mme 'Gosset, des voisins accoururent: le bandit prit la fuite. Il était temps, car il avait sorti un grand couteau et allait infailliblement commettre un attentat plus grave. ù '* * L'agent inspecteur D..., de la police de I Molenbeek, a mis fin à ses jours d'une façon ' dramatique. Le malheureux s'est pendu à 1 l'espagnolette la fenêtre de sa chambre ' à coucher. Le cofcps a été découvert par la femme du désespéré, qui laisse plusieurs enfants. Il a écrit une lettre dans laquelle il déclare qu'il met fin à ses jours poussé 1 par la faim! D..., âgé de 48 ans, était un homme corpulent et que leç circonstances actuelles avaient rendu neurasthénique. * * w Les boohes viennent de célébrer une fête du kaiser. Les édifices officiels furent pavoi-: sés, les soldats eurent dix grammes de viande en sus de leur pitance et un office solennel fut célébré à Ste-Gudule. Il fut marqué par un incident. Comme Falkenhaueen, re-connaissable à son profil de faucon, sortait par la porte latérale, une vieille femme, derrière la haie des soldats, se débattit. Elle força le cordon de troupes et, comme si elle voulait venir donner un placet au gouverneur provisoire, elle se mit à crier: ,,Monstres, allez-vous encore rester longtemps ici? J'ai' mes trois fils au front, dont deux .de morts! Ogres, allez-vous encore1 longtemps ; nous affamer?" Elle était folle et on amena ' rudement. Les gens en étaient révoltés. * * * Rares sont* les magasins de tabac encore, ouverts. Le tabac est a 42 francs le kilo. Ainsi que pour les autres produits otn a préconisé des succédanés. Les feuilles de jeunes troènes et de noisetiers séchées semlblent réussir. * * * M. Gcdefroid Amour, 35 ans, voyageur de commerce, à Bouillon, de passage ( Bruxelles, était descendu dans un hôtel de la rue de Trêves. Le propriétaire, inquiet de ne pas apercevoir le voyageur, se rendit dans sa chambre et le trouva mort dans son lit. La police a procédé aux constatations d'usage et a fait transporter le corps à la morgue communale aux fins d'autopsie. . Les opérations militaires Détails sir la défaite autrichienne. La déroute dp l'ennemi. -- Ses pertes. — La signification du succès italien. — l'enthousiasme à Reste. — Une manifestation imposante. Succès locaux des alliés à l'Ouest. ùtur le iruni uGusQ&Euai. Les Français améliorent leurs positions vers Leport et font 170 prisonniers. (Communiqué officiel.) PARIS, 24 juin. Au cours d'une opération. bien réussie au nord de Leport les Français améliorèrent leurs positions et firent 170 prisonniers. Une contre-attaque allemande fut repoussée.Vive activité d'artillerie entre l'Aisne et la Marne. Les Britanniques avancent leur ligne vers Metèren. . (Communiqué officiel.) LONDRES, 24 juin. La nuit dernière les Britanniques réussirent une opération dans la région de Meteren. Ils atteignirent tous leurs objectifs et avoncèrent leur ligne. Le nombre des mitrailleuses capturées dans l'opération signalée dans le Communique du matin comporte 10. La nuit dernière les Français réussirent un coup de main dans le secteur de Locre et firent quelques prisonniers. Rien à signaler sur le reste du front. Les opérations des pilotes britanniques. (Communiqué officiel.) LONDRES, 24 juin. Hier les pilotes britanniques abattirent un avion allemand.' Trois appareil britanniques ne rentrèrent pas au camp. Nos aviateurs lancèrent 20 tonnes de bombes sur les gares et voies ferrées aux environs de Cambrai. Les Américains continuent à améliorer leurs positions dans la contrée de Château-Thierry. (Communiqué officiel., LONDRES, 24 juin (Reuter.) Dans la contrée de Château-Thierry les opérations locales continuèrent. Nous réalisâmes des progrès et nous nous emparâmes de 5 mitrailleuses ainsi que d'autre matériel. Une contre-attaque entreprise par des troupes allemandes sur nos lignes au sud de Roye fut enrayée par notre feu. A la suite d'un raid ennemi sur nos positions en Lorraine quelques-uns de <nos hommes manquent. Comment les Italiens reprirent la cote de Bligny. LONDRES, 25 juin. (Service spécial de Reuter.) On annonce de Paris: L'attaque contre les Italiens sur la cote le Bligny dans la nuit du 22 juin fut exécutée avec la plus grande violence. L'ennemi essaya de chasser les Italiens par un mouvement enveloppant dirigé contre le front et les flancs de la hauteur en répétant ses assauts. Malgré leur résistance désespérée les Italiens furent d'abord obligés de se replier sur tin front de 200 mètres devant la force numérique de V adversaire, mais pendant que .'artillerie française et italienne empêcha L'ennemi de se servir de ses réserves, l'infanterie italienne fit une contre-attaque. Les- Allemands ne purent résister à l'assaut et après une lutte acharnée ils furent obligés d'abandonner ierjaig eatrg les ! mains des Italiens et de se replier sur leurs positions originales. L'ennemi subit des pertes particulièrement élevées. . Des prisonniers déclarèrent qu'une des divisions allemandes qui participa aux combats avait été renvoyée au' front après un mois de repos et que ce- furent surtout les bataillons de réserve qui subirent de grosses pertes. ■ L'élan des troupes italiennes fut au dessus de tout éloge. Elles 11e subirent que des . pertes minimes. ^ Le but véritable de la dernièîjo offensive allemande. LYON, 25 juin. (Havas.) Les déclarations d'un déserteur du 5ème grenadiers de la 4ème division do la garde font connaître comment le commandement allemand avait, au moment de l'offensive du 9 juin, essayé de chauffer l'enthousiasme de ses divisions d'attaque et notamment de la même division de la garde. Les officiers de tous grades et le général lui-même, a-t-il raconté, se «ont entretenus pendant la période de repos précédent l'attaque avec les hommes, leur faisant miroiter l'ava-ntago d'une avance dans un pays riche où ils pourraient vivre en abondance et se payer en pillages les souffrances endurées jusque-là. Des mesures étaient prises, affirmaient-ils, pour garantir aux hommes, tout en assurant le maintien de la discipline, une part raisonnable de pillage. Un ,,Kommando" était organisé dans chaque compagnie qui ,,réglementait" la réquisition et la répartition des vivres, surtout des vins raflés dans les villages et agglomérations conquis. Il ne faillait pas, en effet, que s® renouvelassent dans les divisions de la garde les fâcheux incidents de Villers-Bretouneux où les vaillants ,,gardinten" de cette même division, se ruant dans les caves, s'y étaient enivrés et avaient ensuite refusé de suivre leurs officiers. Les officiers affirmaient par ailleurs que les Français étaient démoralisés ou épuisés, vantaient la préparation de l'offensive prochaine, artillerie formidable, surprise complète de l'adversaire, objectifs atteints presque sans pertes et Paris au bout d© l'effort. Le 6 juin, le général Finck von Stein, commandant la -division, réunit et harangua la 1ère compagnie du 5ème grenadiers en ces termes: ,,La .division va attaquer ces jours-ci et l'offensive à laquelle elle prend part sera décisive; jo suis certain que tous feront leur devoir. Officiers et soldats agiront avec énergie, vaillance et initiative. L'artillerie dont nous disposons est deux fois plus considérable que celle qui a soutenu l'offensive du 21 mars. Nous attaquerons au coude à coude aveo des divisions d'élite. Le succès est certain. Nous allons donner l'assaut sur le front décisif. Derrière le premier objectif, c'est Paris. La division se montrera digne de son glorieux passé. En avant, amis ! aus nach Paris"! La vaille de l'attaque, après que le dispositif eût été annoncé, les hommes du 5ème grenadiers, qui devaient être en réserve, se lamentaient ainsi: ',,C'est dégoûtant que le 5ème à pied et le 93ème de réserve attaquent en première ligue. Ils auront toute la belle part. Nous autres, qui sommes en réserve, nous n'aurons plus rien a ramasser quand nous arriverons à Paris"., k ari .(efl ues Mmeriu<uu». LONDRES, 23 juin. (Reuter.) Le collaborateur naval de 1',,Observer" écrit: ,,Jamais les armées américaines ne mettront le pied en France, nos sous-marins y veilleront", telles sont les propres paroles dont Ludendorff se servit dans un moment de vaine bravade. Mais les armées américaines sont là. Et non seulement la prédiction de Ludendorff ne^est pas réalisée, mais encore les troupes américaines continuent-elles d'affluer en une quantité-telle que, de semaine en semaine, le chiffre des effectifs de ,,notre misérable petite armée" se surpasse. Le transport des troupes a commencé au moment où la guerre sous-marine était à son apogée et il s'est poursuivi sans la moindre interruption. La sécurité des transports américains a été stupéfiante. Nous sommes a même actuellement de-transporter quantité de bouches supplémentaires do régions où il y a des vivres vers -des. contrées où il n'y en a point et continuer cependant à les nourrir. Pour citer un mot caractéristique: jamais le monde n'a été témoin d'un plus bel exemple 4© notre puissance. Sur le front itafien. La débâcle autrichienne. ROME, 24 juin. (Stefani.) Nitre victoire était déjà assurée le 20, lorsque l'ennemi, batt usUr le plateau d'Asiago et dans la région du Grappa, fut acculé dans la région du Montello contre la Piave,. sur une étroite langue de terrain où ses troupes furent fauchées par 1© feu ininterrompu de îlos batteries et où son service de ravitaillement fut fortement entravé, parce que nos artilleurs et nos aviateurs détruisirent sans répit les ponts sur la Piave. Sans doute l'ennemi va attribuer sa défaite aux circonstances climatériques, mais en réalité la Piave décroissait pendant sa retraite et c'estmême grâce à ce fait qu'il a pu passer une bonne partie de ses troupes sur larivé opposée s'il n'avait pas disposé de passages à "gué et s'il )avait dû se fier à ses ponts et pontons seuls, réparés tant bien que mal, ses pertes eussent été encore plus terribles qu'elles ne l'ont été. Battu dans les montagnes et sur le plateau, épuisé par ses pertes terribles, privé de ses ressources et de ses avantages initiaux, l'ennemi s'est vu contraint à battre en retraite. Les Italiens passent la Piave. ROME, 24 juin. (Reuter.) Le ,,Messa-gero" reçoit du front de combat la communication suivante : 23 juin au soir. La situation entre dans une phase décisive. La bataille qui semblait entrer dans une période de ralentissement vient de reprendre avec violence, à notre initiative, sur le front tout entier de la Piave, du Montello, jusqu'à la mer. La rive droite de la Piave a été purgée des ennemis qui l'infestaient. Nos patrouilles ont pris pied sur la rive gfcuclie de 1a. rivière et ont foulé ainsi le sol sacré qui fut nôtre et que nous pourrons, ndus en avons la ferme conviction, reconquérir pour jamais. Sur la rive droite les Autrichiens ont pat'sé des heures infernales par suite des feux de nos mitrailleuses et de nos canons qui les empêchèrent de recevoir de la nourriture, et par suite de la pression de notre infanterie qui les tailla en pièces par une attaque d'une violence farouche, afin, de leur porter un coup définitif. Trois de nos colonnes ont entrepris ce matin une attaque sur le Montello; l'une d'elle attaqua le massif montagneux; l'autre la ligne do Collosel délia Madonna et la Perça, atteignant la rivière; la troisième réoccupa Nerseva. Cette bataille sanglante , brisa la résistance de l'ennemi. De Maserada jusqu'à Sandona l'ennemi a opposé aux nôtres une résistance décidée, mais en fin de compte il fut jeté au delà de la rivière. La bataille s'est- prolongée furieusement jusqu'aux premières heures de l'après-dinée. L'ennemi fut chassé à la baïonnette et le champ de bataille est littéralement couvert de morts. ( La signification du succès italien. . PARIS, 25 juin. (ïïavas). Par une attaque gigantesque de toutes les forçes autrichiennes contre l'Italie, les empires centraux visaient à engager- d'un coup leurs réserves pour obtenir des résultats capables de leur assurer une suj^ériorité définitive avant que le poids des armées américaines fit sentir son action irrésistible dans la lutte. L'idée d'écraser l'Italie afin de disposer des forces autrichiennes pour une collaboration austro-allemande sur le front français, dont on espère la victoire finale comme issue d'une lutte rapide, paraît avoir été le point de départ du vaste plan agressif des empires centraux. L'offensive contre l'Italie a été élaborée selon des méthodes allemandes, sous le contrôle d'officiers allemands. Les troupes ont été entraînées pour la guerre de mouvement par des instructeurs qui avaient suivi les manoeuvres des corps allemands en Belgique. L'Allemagne a fourni en outre des lance-mines, des lance-flammes, des gaz, des obus fumigènes, tout le matériel spécial d'assaut, un très grand nombre de mitrailleuses légères et des munitions. Le commandement italien, de son côté, par une patience savante et inlassable, avait tiré de chaque jour de guerre une expérience précieuse. U résulte des documents recueillis que l'ennemi avait la certitude absolue d'anéantir l'armée italienne, de l'écraser comme entre les branches d'une tenaille sous le poids de 50 divisions autrichiennes. Jamais l'Allemagne n'a lancé de si grandes forces au premier choc. Cette bataille, que la destinée réservait à la gloire de l'Italie, a été une grande bataille. Neuf divisions autrichiennes ont été déjà anéanties. L'ennemi souffre et paraît préparer désespérément le reprise de la lutte pendant qu'il sollicite le oonmurs T Tf.a_ liens ont bouleversé tes desseins allemands,.. ^ Ils ont fixé l'ennemi pendant que les forces américaines affluent par centaines de milliers. Voilà la signification de leurs succès.La déroute autrichienne. PARIS, 25 juin. (Iiavas). La déroute autrichienne commença une heure avant l'aube; elle devait assumer bientôt l'aspect d'une débâcle. Les hommes, talonnés par les Italiens, jetaient fusils et équipements.j Les Autrichiens ont abandonné sur le Montello de nombreuses et importantes réser-. ves de vivres qu'ils y avaient accumulées-. Un officier italien, témoin oculaire, dit que les Autrichiens traversaient la Piave sur des radeaux et des bateaux qu'ils avaient préparé pendant la nuit de samedi. L'ennemi a quitté des tranchées bien solides, qu'il avait évidemment fortifiées pour résister aulx, plus fortes attaques. Il ne l'a fait qu'après une lutte terrible.et quand il s'est aperçu qu'il lui était impossible de résister et que. ne se retirant pas, il aurait du se îendre. La retraite a été précipitée, 00 qui est d'ailleurs prouve par la grancte quantité de matériel, de munitions, de couvertures et d'équipements abandonnés, ta désordre, causé dans les troupes qui s'étaient vaillamment battues, a été augmenté par la pluie et l'orage, accompagnés d un veut extrêmement violent. Les Italiens talonnaient de si près les Autrichiens es repoussant malgré le feu violent ds Jeurs mitrailleuses, que l'artillerie italien-, ne dut cesser son feu, de crainte de tuer propres cavaliers et ses fantassins. L'enthousiasme à Rome. LONDRES, 25 juin. (Reuter.) Luiidisoir une manifestation impressionnante en ^ honneur de" l'armée italienne eut lieu a Rome sur la piazza de Yenezia. Une île innombrable remplissait la-place et les rues adjacentes. Plusieurs orateurs prononcèrent de vibrants discours. Un cortège se icnoit ensuite aveo des bannières et dea étendards vers la piazza Minte Citorio. U fcnt une manifestation devant le local du Parlement et devant le palaazo Branchi où M. Orlando. chaleureusement acclamé, prononça un discours émouvant en hommage à la vaillante armée italienne. Dans la matinée 200 députés et un grand' nombre de sénateurs se rendirent en cor-tege au département de M. Orlando pour lui transmettre lès félicitations du parlement à 1 occasion de la victoire. M. Orlando leur déclara que les Autrichiens avaient déjà perdu les deux tiers du terrain qu'ils avaient occupé sur les cours \ moyen et inférieur de la Piave. La pressa ansllise et la victoire italienne. LONDRES, 24 juin. (Reuter.) Le ,,Daily Chronicle" dit, dans un article au sujet de l'échec de l'offensive autrichienne et des nouvelles relatives aux troubles en Autriche, que les hommes d'Etat des pays alliés ne doivent pas s'abandonner au chimérique Espoir d'un traité avec les Habsbourg, mais qu'ils dôivenfc prendre ouvertement parti pour les Slaves austro-hongrois. Non seulement la réalisation des aspirations des Slaves coupera dans sa base toute possibilité d'agrès^ sion aux Allemands en Europe, mais elle cadrera en outre avec le programme des alliés concernant la liberté des peuples et la paix durable. Le journal adresse un appel à MM. Clemenceau et Lloyd Georgo afin qu'ils dépassent hardiment le texte de la formule de la conférence de Versailles et annoncent franchement à tous les peuples que les Autrichiens ^ oppriment leur renaissance et leur! libération. . Lo ,,Daily Mail" dit: La bataille qui s'est engagée il y a neuf jours seulement avea une telle violence s'est terminée par une victoire des Alliés qui marque un tournant de la guerre. Les héroïques fils de l'Italie ont frappé un coup magnifique pour la cause dés Alliés. La manière dont l'Italie s'est ressaisie après 6a cruelle défaite d'octobre dernier est un des plus merveilleux exploits de l'histoire'. Le ,,Daily Express" dit: Des conséquences politiques sérieuses résulteront du fiascç( autrichien. L'Allemagne et ses autres dupes, la Turquie et la Bulgarie, vont devoir tenir ' tête toutes seules à un monde d'ennemis. Le peuple anglais félicite ses frères d'armes: italiens qui sont devenus, les annonciateurs de l'aubo prochaine de la victoire. La presse hongroise et l'offensive italfienne* PARIS, 25 juin. (Havas). Les opinions suivantes, tirées des journaux hongrois et écrites à la veille de la catastrophe, prouvent une fois de plus1 à quel point la déception autrichienne a dû être grande. La ,,Neuer Pester", du 19 juin, laisse comprendre que les probabilités pour les Italiens de passer la Piave sont toujours moins grandes et que si les troupes autrichiennes dans - la zone des montagnes se sont maintenues provisoirement dans une attitude défensive le succès stratégique reste quand même indépendant de la situation du secteur où se développe la bataille.. Le ,,Buda Pesti Hirlap", du 19, souligne la difficulté des combats que durent surmonter les troupes à la suite des contre-attaques furibondes des Italiens. Le,,,Pesti Hirlap" explique que l'étendue beaucoup moins considérable du territoire ennemi gagné dans la première attaque par les Autrichiens en Italie, en comparaison de l'avance si considérable des Allemands sur l'Aisne, dépend de ce que le commandement autrichien s'est appliqué à essayer un mouvement tournant tout à fait nouveau. Le ,,Pesti Naplo" explique que l'action des troupes austro-hongroises sur les hauts plateaux a _été entravée- par des contre-attaques violentes de la part des Italiens qui durent néanmoins reculer sur la droite de la Piaye. D'ailleurs, d'après le journal hongrois, le but territorial est secondaire, car le* commandement autrichien vise essentiellement à écraser l'armée italienne. ^

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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