L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1918, 24 Maart. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 06 juni 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/445h990b2s/
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4i«e Anné< î IVo 1247 et 124: S cents Dîmancne 24 et lunai 25 mars i<s»i&l L'ECHO BELGE L'Union fait la Forçç. mintidien cSu rraalin rmraissanî en Hollande Belae est nmtrn nnm rira Faim ...«.ÀuderédactionrN. Z. VOOBBUMWAL 334-240, ?™P«-?EKDAiWl. Téléphones: 2797 et 17-7.<5. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. „ ( Charles Bernard, Hemé Chambrj Comité de R^dactionij Emraile Painparé. ^ ■■■ 1 1 ■ !■—»■ Abonnement: Holiaade il. 1.50 pat- mois. Etranger 'il. 2.00 par mois. Pour les militaires au front et les .militaires internes en Hollande fi. 0.75 par mois payable par anticipation. Annonces:: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents ia ligne. Causerie médicale. ■ La santé dans l'exil. (Dans l'énumération des crimes allemands oui s'allonge en sombre litanie, ]« n ai pa; M «jicore lu celui qu'ils ont, perpètre contr. la nation entière et contre chacun de nou, I (m particulier: les boches ont attente a, 1. Eanté de tous les Belges sans distinction, jeunes et vieus, petits et, grands, pauvre , ifc riches, en apportant, aux sources mem, de -notre vie, le poison de la souffrance Peu ou beaucoup, nous sommes tous intoxi ï ciuâs Nous avons cru, nous qui nous soin I inos exilés, que le fait de franchir la fron I tiers et de nou3 éloigner de la patrie en I rallie, nous affranchissait du mal allemand I Ji faut en rabattre! Combien de no: B| pauvres compatriotes ont trouvé un jour ft clans leurs bagages d'exilé, cette choa I cu'ils pensaient ne pas avoir emporte : h ■ maladie. Aucune statistique ne renseigne sur il k nombre des Belges du dehors atteints pai le I souffrance, mais nous, qui savons, et qu j voyons la douleur de plus près, nous sommes I: -parfois effrayés de constater combien les ■k exilés paient un lourd tribut aux maladies. En Belgique, dans la chère patrie quitte ! en hâte, les statistiques sont effrayantes! j Partout la mortalité dépasse la natalité. A I Anvers, qui est" une ville saine et prospère, ■ 31. Franck nous a dit que la mortalité a 1 plus que doublé : de 13.5 pour cent cUe B est passée à 28. A notre retour, nous trou-I verons parmi nos amis, nos connaissances, I (T03 parents des vides étonnants. ivwgre e ■ fil de fer électrisé qui garde la frontieré, I assez de tristes nouvelles passent pour que I nous sachions à quoi nous en tenir. Lequel d'entre nous n'a pas ete touche |. dans le cercle de sa parenté ou de ses, ami- ■' tiés? . . L'exil, que nous ne connaissions que pal I l'histoire, est nécessairement défavorable a I la santé. A lui seul, tout seul, il est deja I une souffrance. Se trouver tout à coup en 1 pays étranger, sur un autre sol, dans un r autre air, dans des conditions de vie, ^ de I climat, d'habitudes' auxquelles on 11 est I pas accoutumé offre une foule de dangers. On parle de déracinés ! Eh bien, noua, nous |t. avons été déracinés tout d'un coup, bruta-lement, et pour ainsi dire jetés hors de nos É- -foyers. Inutile de rappeler en quelles circop-P stanco. Nous , sommes partis dans les soucis, IHL Jû3 . préoccupations, les angoisses, au gron-Ë dement des canons, et parfois à la lueur cles E incendies. Voyages de douleur ! Et nous I voici en Hollande. Ce n'est pas dire du mal I de nos hôtes que de constater que, de la f terre ferme de Belgique, dur argile des i Flandres, sables secs des polders, terre ro-r cheuse de la Wallonie, nous avons^ échoué ? sur un sol spongieux, tout saturé d'eau, [' véritable delta de fleuves. Le changement a | été profond, brusque, inattendu. Il dure [ depuis des ■ mois, des années. Nous avions pensé que notre séjour aurait été bref j ! Hélas! Pendant ces longs jours, malgré r notre confiance en l'avenir, et des espoirs J à longue échéance, nous avons connu com-j bien de déceptions, d'amertumes, de dés-[ illusions. Que de Belges, aux nerfs écorchés I et tendus, sont devenus, si j'ose dire, comme | des violons aux cordes trop sensibles, sur L lesquels le communiqué joue selon l'occa-B eion un air gai ou triste. Pendant ces Ë «quarante deux mois, que d'émotions angr-I maies nous ont fait vibrer l'âme! Peu-Ê dânfc la longue offensive des Allemands I contre Verdun, cruelle d'abord et en-,B< fin glorieuse, on pouvait lire, en rue, au R .café, sur le visage 4es Belges, avec autant ■K de précision que dans les journaux les Ë mieux informes, qui avançait ou qui recu-! lait. On ne vit pas impunément de telles L heures d'inquiétude. La santé en demeure Ë marquée pour un temps, quelquefois pour ■ toujours. S'il est vrai, en stricte hygiène, ■ qu'une âme saine doit avoir à son service ■ un corps bien portant, une bonne santé est 1 la suprême ressource de l'exilé. Nous ■ croyons faire oeuvre de patriotisme en^ di-1 sant à nos compatriotes: attention, prenez I / garde, évitez ceci, faites c^la. Vous avez b© Ë soin de -demeurer solides pour refaire votre | bonheur compromis ou perdu, pour rentrer-I foarts et robustes dans la patrie qui n'aura I pas trop de tous ses fils pour réparer s£3 F ruines et pourvoir aux oeuvres de l'avenir. § Notre pensée est inquiète; notre coeur a E battu sous le choo d'événements violents; I nos nerfs sont soumis à de dures épreuves I qui ne sont pas enoore terminées. Si nous I il© sommes pas sur nos gardes, prudents, • attentifs, sages, nous verrons tout à coup se E lever dans notre organisme troublé, dimi-I u-ué^ livré à toutes les faiblesses, la moisson [ mauvaise des maladies, fleurs vénéneuses du [ mai que nous n'aurons pas su prévoir et éviter. Un Belge, qui me détaillait, l'autre jour, I sçq misères nerveuses, suites de rudes émo-I tians, ajoutait mélancoliquement. — Ce qu'il y aura de malades, quand la [ guerre 6era finie! Ce sera effrayant! Il ne faut pas que cela soit! C'est pour que cela ne sodt pas, du moins t dans la mesure de notre pouvoir et de notre bonne volonté, que nous entreprenons de ■ rédiger cette modeste chronique. Nos lec-f teurs belges y trouveront les conseils et les I sivis que nous ont suggérés la science et aussi [ hélas! l'expérience de l'exil. Nous y trai-l terons de tous les sujets utiles ét capables i de les intéresser, vertus de l'optimisme, | climat hollandais, danger du froirj et de l'humidité, questions d'alimentation, de f toilette même et vinsrt autres. Ce seront j des causeries sans prétention, dénuées vo-I lontairement de tout fatras scientifique, [ de tous les mots trop techniques ou trop 1 savants; des conversations auxquelles j d'avance nous prions le lecteur de s'associer, j. soit en nous indiquant des sujets qu'ii : Aimerait à. nous yoir traiter, soit en. nous posant des questions qu'il juge intéressante et qu'il voudrait nous entendre résoudr» devant lui. Notre désir n'est pas de faire parade d< science, mais d'être utile et, si possible bienfaisant, à des compatriotes dont l'in fortune, partagé© avec eux, est comme ur . lien d'amitié. Nous voudrions enfin — pourquoi De pas le dire? — aider nos arniî de Belgique à ,,tenir" physiquement comme d'autres les aident à tenir morale- L ment. > Gardons-nous, dans l'e±il, en bonne 3 santé, et ne donnons pas, à oes misérables boches, la joie de constater' que, même à distance, et par delà la frontière, ils sont capables *sncore de nous faire du mal. Docteur Paul Durand. , L'Allemagne va inventorier et photographie; les trésors artistiques belges afin sis faciliter l'étude de l'Art ■ L'Agence officieuse allemande Wolff a lancé une dépêche qui dit: „Bien que, dans sa marche en Belgique, le commandant supérieur allemand ait tout fait pour rassembler les trésors artistiques des territoires occupés et les préserver do la destruction, la science artistique 'allemande, aveo la collaboration du gouvernement allemand, va ''dresser l'inventaire des grandes richesses artistiques en territoire occupé dont elle prendra des photographies pour servir, dans l'avenir, à l'étude de l'Art. „L'Ami des Arts wurtembourgeois, Ludwig Laibles, a donné, dans ce but, 20.000 Marks, ce qui permettra à peine do couvrir les premiers frais. Le kaiser a également donné 35.000 Marks pour cette entreprise. Le plan est dressé par des savants allemands et des directeurs de Musées allemands. Partant de quatre centres: Bruxelles, Anvers, Gand et Liège, les savants allemands dans l'histoire do l'art prendront des photographies artistiqueo' de la Bel-.gique.,.A Bonn, il existe déjà une bibliothèque spéciale pour la littérature d'art de Belgique et c'est aussi là que seront transportées les photographies qui existent en Belgique mais qui s'y trouvent éparpillées." Ce souci de conservation artistique, les Allemands auraient dû l'éprouver avant l'incendie de Louvain, de Binant, de Termonde, d'Ypres, avant les rafles de cuivres êt de bronzes d'art, etc. En tout cas, il faut s'attendre à voir ces photographies paraitre en volumes dans le genre de Die Klostcrbauten' der ZistCrzienser in Belgien, — compilation éhontée d'auteur^ belges qui n'en accuse pas moins ces derniers de négligence artistique! —'• ou dans le genre du livre récent du Dr Joseph 'Sauer, professeur à l'Université de Fribourg-en-Brisgau, qui énonce sérieusement que les Allemands ne se sont attaqués aux cathédrales, église?, oeuvres d'art que par des raisons stratégiques impérieuses — et non par vandalisme, ainsi que les Français et, surtout, les Anglais...... — la prison plutôt que d'aider l'ennemi, lettre d'un père à son fils, soldat belge as front. Les lignes suivantes sont extraites de la lettre adressée à son fils, soldat belge au front, par un père demeuré en Belgique occupée : .,11 y avait un siècle que je navals plus reçu de tes nouvelles, lorsqu'un beau matin un de ces... étranger^ entra chez nous et demanda si nous étions en communication avec toi. Sur notre, réponse négative, il se fâcha et me donna une convocation pour me présenter à la ,,Kommandantur". Il me fournit une preuve indéniable en me montrant dix de tes lettres et deux photographies. Il y était dit que tu avais bien , reçu notre lettre. ,,Dès lors, il n'y avait plus moyen de nier que nous correspondons; mais l'affaire s'arrangea assez bien, car je reçus sept lettres avec les deux photographies; je pouvais obtenir les trois autres lettres moyennant paiement de 10 marks d'amende ou trois jours d'emprisonnement. Mais comme l'argent devient rare et que nous ne pouvons pas les soutenir, j'ai préféré faire de la prison. On m'a d'abord enfermé à la ,,Kommandantur", puis on m'a mené à la caserne dans le panier à salade, et enfin par^ mémo véhicule à Ja Maison des patriotes, d'où j'ai été relâché après trois jours. ,, Je veux bien m'engager à refaire trois jours de prison pour obtenir tant de lettres et surtout de. si belles photographies". La ,,Maison des patriotes" est la prison cellulaire. Le nombre considérable de Belges que les Allemands y enferment dans l'espoir de refréner leur ardeur patriotique est tel que le peuple a débaptisé le sinistre établissement. Avoir passé pd-r la ,,Maison des patriotes" est devenu, en Belgique occupée, une belle recommandation et presque un certificat dé loyalisme national.Une bonne nouvelle La presse de Bruxelles, censurée par les Allemands, publie la note ci-dessous reproduite : ,,Le Comité National fait procéder, en ce moment, à une nouvelle vente de vêtements aux nécessiteux secourus par les sous-comités de l'agglomération. Le local de répartition est la Grande Maison de Blanc, en plein centre de la ville. Les répartitions 6e font par communes. Les produits mis en vente sont beaux et d'un prix raisonnable. Une chemise coûte par 1 exemple 3 fis., une paire de souliers 18 fr., etc. ! Les assistés paient leurs vêtements au moyen ' de bons du secours alimentaire. ,,Au Comité Central, on étudie actuellement ! le moyen d'étendre le bénéfice de ces ventes 1 à certaines catégories de la petite bourgeoisie J éprouvée." // y a un m 2Jj. mars 191! : Les Français occupent \ devux forts extérieurs de 1<l place de La. Fère. \ Les Britanniques occupent Roisel et Ecoust ' Sain t Mevn. 25 mars 1917: Les Français progressent au nord de. Grand Serancourt et au sud de Chawny. II? rejettent l'enmemi de l<n ligne ■ Caçtrcs-Essigny-ic-Graixd-cote 121 et attei-gnç-wt, au sud de l'Oise, la ligna Fplenl)ray-Courçyj-lc+Cliâtefflj,*. En Belgique. r — L© régime de la terreur. Le frère Denis, des Ecoles chrétiennes, i portant dans le civil le 310m do De Schep-per, directeur des Ecoles St. Luc de Molen-beek, est condamné à mort. Cette peine a heureusement été commuée en celle des travaux forcés à perpétuité. L'abbé Moens, de Bruxelles, a été oon-damné à mort, peine commuée également en celle des travaux forcés à perpétuité^ L'abbé Hcmlers, de Bruxelles, est condamné à o ans de prison et M. Georges Svvisser à 3 ans, sous prétc&te qu'ils auraient aidé au ^passage de jeunes gens. L'abbe Van Nispeai, de Bruxelles, et un M. Van Danxme en échappent avec plusieurs mois de prison. MM. Luoien Renders, Du-lait et Raymond Janssen, de Bruxelles, sont condamnés chacun à trois mois. iRSouveSS© offensive contre !â „Libre Belgique". Les Allemands viennent de prononcer à nouveau un grand mouvement contre la ,,Libre Belgique". Ils ont arrêté, sous prétexte de propagande du vaillant organe, le frère Denis, des Frères des Ecoles chrétiennes de Bruxelles, le frère Martin, du ême ordre, r le père Delée, des Jésuites, MM. Kakelberg de Bruxelles, Dekerkove de Scliaerbeek et Merxs de Bruxelles, ainsi que celui qu'ils croyaient être l'imprimeur du journal. Tous sont enfermés à St. Gilles. Or, ces arrestations datent de six semaines et la ,,Libre Belgique", feu follet insaisissable, continue de paraître! La jeunesse belge centre les activistes. Nos jeunes gens des. écoles du pays opprimé sè montrent dignes de leurs grands frères de l'Yser. Le jour même où la presse allemande était chargée d'annoncer la proclamation, de ,,1'in-dépendance de la Flandre", la „Kommandan-tur" de Bruxelles faisait parvenir au Collège écbsvinal de la capitale une invitation à afficher pendant une semaine dans toutes les écoles supérieures de l'agglomération bruxelloise le jugement ci-près : Tribunal impérial allemand du gouvernement de Bruxelles et du Brabant, 21 décembre 1917. Les élèves de nationalité belge a) Jean CATT1ER, de l'Athénée royal d'Ixelles, demeurant à Ixelles, rue des Mélèzes,b) Henri BRA.ECKELAERE, de l'Institut Saint-Georges, demeurant à Molenbeek, rue aes Ules, 60 ; c) Antoine MELSEN, de l'Institut Saint-Georges, demeurant à -Molenbeek, rue des Etangs-Noirs, 96: soût condamnés cthàcun à 500 marks d'amende conformément à l'article 3, n. 2, de l'arrêté impérial du 28 décembre 1899, sur la procédure extraordinaire contre les étrangers. Au cas où l'amende ne pourra être recouvrée il y sera substitué un jour de prison par 10 marks. (Arrêté du gouverneur général en Belgique du 30 juillet 1916. Bulletin des lois et arrêtés pour la Belgique, page 2.4-62.) MOTIFS: Le 11 novembre 1916, une assemblée publique eut heu au théâtre do l'Alhainbra, en faveur de la question flamande. Dans le but de troubler cétte assemblée et de faire connaître leur anthipathie à l'égard des Flamands et des aspirations politiques de ceux-ci, un certain nombre d'élèves de l'Institut Saint-Georges s'unirent sous la conduite d'un élève appelé Reper. Ils décidèrent de se rendre ensemble à l'assemblée, de se répandre aux galeries, d'interrompre l'orateur en des occasions propices, en siffjant, criaillant, et de troubler l'assemblée. Reper, Bràeckelaere et Mois en agirent conformément à ce projet; ils sifflaient et criaillaient en faisant entendre distinctement les cris de : hou ! hou ! de différents endroits de la galerie. Mais bientôt ils furent appréhendés au corps et éloignes de la salle par des hommes commandés à la ,,Groeningerwacht", Catti^r, ainsi qu'on né peut le réfuter, avait agi de sa propre impulsion sans être iastigué par Reper. IL EXISTAIT A L'EGARD DES PREVENUS g NE CIRCONSTANCE AGGRAVANTE: ILS TAIENT JEUX-MEMES DES FLAMANDS. Reper a été condamné spécialement et ce, à trois mois de prison. L'amende devra être payé© dans les dix jours, à la caisse 11 du gouvernement, rue Ducale, 6, chambre 28. 3 Lo gouverneur, par représentation, L'enquêteur, (S) Graf Von Soden, (S) Dr. Palm, Gcneral-Major. Conseiller au Tribunal militaire. : ,,Légalisé pour exactitude de la copie:si (s) Dr Palm; Cons. au Tr. M." Le 26 janvier 1918, lo Collège répondit: ; Comme suite à votre lettre du 20 janvier i 1918, nous avons • pris connaissance de la sentence rendue contre certains jeunes gens, à raison do la part qu'ils auraient prise à une manifestation d'ordre politique. Vous nous demandez de faire en sorte que cette décision soit portéo à la connaissance des élèves fréquentant les écoles du grand Bruxelles par la voie d'affiches apposées dans les dites écoles. . Nous croyons pouvoir vous faire observer qu'il n'entre pas dans nos' attributions légales de prêter un semblable concours à l'exécution de jugements émanés do l'autorité militaire. Agréez, etc... Pour le Collège: - Le secrétaire, Le Collège, (S) M. Vautier. ('S) J. Steens. La police de Saint-Gilles vient de procéder à l'arrestation d'une bande d'individus qui visitaient spécialement les magasins de lainage et de fil. Deux d'entre eux opéraient des achats pour des sommes relativement élevées et faisaient expédier les marchandises chez un complice, où les autres se faisaient passer pour des policiers allemands et venaient les saisir. Cbs individus ont opéré ainsi dans différentes maisons de. commerce à Saint-Gilles- et dans d'autres communes de l'agglomération bruxelloise. Us ont été arrêfcési en flagrant délit chez Mme C.—, ru© de ; Mréode. Les cinq individus, quatre hommes et une femme, ont été écroués à la prison de Forest. * * * Depuis quelque temps la police de Forest surve-liait les allées et venu'es do certains individus qui introduisaient des paquets dans une boucherie. Une perquisition opérée à l'improvis-te dans la boucherie fit découvrir de singulières choses. Le boucher fabriquait des saucissons avec de la viande de chien! Cette fabrication durait depuis quelques mois. Les saucissons, d'après les dires du fabricant, étaient débités en ville, où on les venda. t pour des saucissons de jambon. On peut s'imaginer l'énorme bénéfice réalisé! Le bouchor a été mis à la disposition de la justice. * * i* Il y a quelques jours des cambrioleurs se. sont introduits de nuit dans le magasin de MM. D... et G..., rue des Comédiens, et ils y ont enlevé 26 pièces de soie de différentes nuances et un grand nombre de pièces de tulle de toutes teintes, d'une yaleur totale de 20,000 francs. Vers 3 heures du matin un agent de la 4e division a rencontré rue de la Collégiaile trois individus porteurs de sacs. A 6on approche les individus ont laissé tomber leur fardeau et ils ont pris la fuite. Une partie des marchandises volées chez MM. D.... et G.... a été retrouvée dans les sacs. * * « Il y a quelques jours un individu bien mis entra dans un "restaurant de l'avenue Maraix, avec d'eux demoiselles, et commanda un plantureux dîner et% quelques bonnes bouteilles. Après le café et le pousse-café, quand le garçon présenta la note, qui s'élevait à une somme assez élevée, l'individu lui dit qu'il n'avait pas un radis en poche. Le patron fit venir la police. Les deux demoiselles, que l'individu avait invitées, s'esquivèrent, confuses. Au commis-saiviat de police de la ehausée d'Ixelles on constata que l'individu était un récidiviste nam-jrné R..., contre lequel un mandat d'amener avait été lancé pour escroqueries. Il a été maintenu en état d'arrestation. * 4> * On annonce la mort do M. Léon Roty, secrétaire général de l'Union des Patrons Pâtissiers de Belgique. De ,,Moniteur de la Pâtisserie", dont il était le rédacteur en chef, passe pour être le plus intéressant des organes de ce genre. - A Il y a énormément de furoncles (résultant de l'emploi de linge insuffisamment propre et du manque de savon . Les hôpitaux sont. combles. On manque de médicaments. Les bandes de pansement sont omiployées trois fois. Comme désinfectant on n'a plus guère que l'eau oxygénée. A l'hôpital des Anglais, on traite plus de 150 galeux par mois et pour ce, on peut disposer de 20 legs de soufre. I Un médecin, interne au dit hôpital, disait que dans la salle qu'il a sous sa direction les 30 lits §ont toujours occupés et, sur ces 30 lits, 23 ou 24 sont constamment pris par des gens atteints d'hydropisie (1',,oedème des pauvres"). * * x M. W..., voyageur de commerce en Bijouteries, demeurant rue Marchai, en rentrant de sa tournée, s'est aperçu qu'on lui avait volé un écrin renfermant des bijoux divers pour une. valeur de 19,000 francs. * * * Pendant l'absence de Mme D..., chaussée d'Anvers, un cambrioleur s'est indroduit chez elle et a dérobé une importante somme d'argent,une caissette renfermant des bijoux «et une bourse en argent. Ars Brabant Un horrible crime vient d'être commis à Leefdael, sur la routes d© Louvain à Ter-vueren. Un fermier, nommé V..., qui semble avoir traité 'souvent avec des fraudeurs de beurre, de farine et de pommes de terre, avait été attiré par des trafiquants sur la rout© de Tervueren, à la lisière d'un petit bois. Pendant son absence, un des individus s'est présenté à la ferme, entra en conversation avec la fermière, qui était seule au logis, et lui demanda un© tartine. Tandis que la fermière coupait la tranche d© pain, l'individu s'élança s.ur elle, la terrassa et chercha à l'étrangler; heureusement elle parvint à se dégager et gagna la cour, où elle appela à l'aide. L© bandit prit la fuite. Des voisins, qui se mirent à sa poursuite, ne parvinrent pas à le rejoindre. Deux autres individus qui, pendant que le premier était dans la ferme, faisaient 1© guet, ont également pris la fuite. Or, quelque temps après, le cadavre du fermier fut retrouvé dans le petit bois. Il avait d'abord été assommé et lardé à coups de couteau, puis on lui avait coupé la têt©. Le vol semble avoir été le mobile du crime, car le portefeuille du fermier a disparu. L© parquet d© Louvain a été prévenu immédiatement. Le cadavre d© la victime a été. ramené à la ferme. On croit se trouver sur la piste des assassins. * * *( On n'en finirait plus à dénombrer les chemins de fer vicinaux belges pillés par l'ennemi. Veuve de ses usines, la Belgique sera bientôt totalement dépouillée de ses voies ferrées, à l'exception de celles qui servent aux besoins militaires de l'occupant, de plus en plus pressants à ce qu'il semble. Aujourd'hui c'est la ligne vicinale de Louvain à Jodoigne, une des plus importantes du Brabant, qui a été enlevée entièrement.. Au Pays «2e Waes Au pays de Waes les troupes sont nombreuses et rançonnent l'habitant. A Eversele, il y a un champ d'aviation et à une heure de la plaine on a placé des postes de signaleurs qui lancent des signaux lumineux à l'approche des appareils qui rentrent au camp Au point de vue économiaue, la situation empire de jour en jour. Les Allemands ont enlevé partout les cuves des brasseries. Une seule brasserie coopérative à Saint-Nicolas peut encore fonctionner. .C'est là que les des environs vien nent s'approvisionner en bière. Ils se servent de charrettes h bras Dans les cafés, on vend le genièvre à raison d un mars: par goutte, une espace a ,,^rsaxz bier", qui n'est que de l'eau coloriée,, se vend à raison de 7 cent. Aussi seuls les soldats boches, des fraudeurs et des commerçants allemands se paient le luxe d'aller boire dans les cales. A Saint-Nicolas, il y a des cinémas et deî salles de danses qui 6ont très fréquentés par les soldats. Aucune jeune fille qui se respecte n'y mot les pieds. Malheureusement, la misère favorise it» ignobles entreprises de la soldatesque. Une pat-tie du peuple en est contaminée. Le coton et la laine sont introuvables. On vend une espèce de laine ersatz composée d< déohefcs de chiffons. Ce produit, très cher, ne vaut absolument rien. Beaucoup de personnes doivent aller purgej une peine pour des contraventions aux édite allemands. Un ,,geheime polizei" s-'occupe <k rechercher dans le village tous ceux qui ont péché et il arrive fréquemment que des personnes sont punies pour avoir tué clandestinement une vache ou un porc, il y a plus d'un an. Jusqu'ici, les paysans trouvaient encore le moyen de fournir à la population des grains après avoir dû en livrer une partie à l'occupant. Maintenant, ces faveurs ne pourront plus exister longtemps. Les paysans doivent fournir le tout à des gens au servies des Allemands parcourant la contrée en félo pour contrôler les affaires. Les chevaux sont très rares et un fermier peut s'estimer heureux de posséder Qucore un vieux cheval déclassé pour cultiver ses terrains. La plupart des paysans se servent de vaches pour faire les labours. La vie. est triste. Beaucoup de gens meurent et on dit à juste titre: tous ceux qui s'alitent s'en vont. Aaa Pays Wallon On a retiré des eaux de la Meuse, à Til-leur, les cadavres d© Gaston Galère, 22 ans, d© J©meppe; Arthur Lesuisse, 20 ans, d© Flémalle; Emile Jacquemin, 38 ans; Hubert Debras, 36 ans; Nicolas îCuners, 34 ans; Edmond Gillet, 35 ans, t*>us de Flémalle et victimes de la catastrophe du passage d'eau. On vient encore de repêcher deux' cadavres à Liège, l'un dans le bassin de Commère© au boulovard Frère-Orban, .celui d'un garçon de 16 ans, Antoine 15...., demeurant à J'emeppe ; le second au 1 «arrage de Fetin-ne, celui de Pierre P..., 23 ans, domicilié à Flémalle. A On Orand Crame d'Honneur judiciaire. J'ai connu un vieux magistrat, auquel une autorité supérieure proposait, prétendait même imposer dé faire ce qu'il regardait comme une injustice. Il répondit: — J'irai en prison: ce sera le ccsuronnement de ma carrière judiciaire. Quand un pays possède un grami nombre de magistrats capables de répondre da la sorte, il peut être fier de ses juges, qui savent ce qu'est la justice, et du gouvernement qui les avait choisis et maintenus. La Belgique, dans son extraordinaire épreuve, peut cionc réjouir, à cause du surcroît d'honneur que lui vandra, aussi longtemps que les hommes liront l'histoire de cette guerre, le courage de ses tribunaux. Ce courage a été d'une espèca singulière. On a vu les magistrats belges résisicr à l'ennemi, en territoire envahi, après plus de trois ans de domination, braver des peines p.ius redoutables que la prison, ne point sorti* Ab leur pouvoir, l'exercer tout entier ; at il ijv semble pas qu'il y ait eu de transfuges parirri .eux, dans cette immense affaire de justice e* de patriotisme.11 faut revenir sur un drame que ies dépêches ont exposé d'une façon bien incomplète, et en marquer la grandeur. Les Allemands, qui préparaient, avant la guerre, tout ce qui pouvait un jo»ir leur permettre de rompre 1 unité do la ilelgique, se sont déclarés, à peine entrés dans le pays, les protecteurs des Flamands contre tes Wallons. Peu à pou, ayant acheté quelques conscience^ comme tout pouvoir, en tout pays, est sûr d'en trouver à vendre; en ayant »écolté quelques autres, qui se donnent pour riiîn, toujours au pire, ils étudièrent cette poignée de complices, et, sachant varier les formules, capables s'il le faut de jouer la comédie x*aj:lementaire, décidèrent de doter les Flamands d'un ,,Conseil des Flandres". Les Flamands ne désiraient rien de pareil. Qu'importe! Est-ce donc la première fois que, pour cacher un ordre, on prétend suivre un voeu? Il fallait quelque apparence démocratique: le cabinet de l'empereur y pourvut. 11 y eut do petits comités agréables à l'Allemagne, des délibérations secrètes et protégées, des discours, des écrits, des placards, toute une sovietterie, d'où sortit un ,,Conseil des Flandres" qui se déclara lui-même le représentant des 4 millions de Flamands qui vivent ou vivaient en Belgique. Ceux-ci 'n'avaient point voté, sans doute. Mais, comme l'a dit 1/enine, ,,la révolution a ses lois", ce qui signifie qu'elle n'en a point. Chose curieuse: ces délégués do tout nn peuple, ceux qui prétendent avoir la confiance du_pays flamand, ne se sont point hâtés de se faire connaître. Leur modestie' 6'est montrée tenace. Bien que le ,,conseil", autant qu'on peut le croire, se compose d'un assez grand nombre de personnes, deux cents peut-être, on n'a pu lire, dans les journaux, que les noms de onze d'entre elles. Et aucun do ces noms ne figurait, avant la guerre, parmi, ceux des chefs hono/és ou des membres principaux des grandes associations flamandes. I/e prestige manquait à ces liommes : non l'audncu-. Ils le firent voir, et sept d'entre eux, reçus à Berlin le 3 mars 1917, entendirent le chancelier von Beth-mann-Hollweg, l'homme des traités, promettre que la Flandre serait séparée de la WaUonie. Ils étaient venus demander cette promesse : ils trahissaient déjà leur patrie et leur Roi. IL<? ont achevé leur crime. Dix mois plus tard, le 19 janvier 1918, un communiqué allemand annonçait que, sur leur désir, L'empereur Guillaume transformait en séparation politique la séparation déjà faite administraivement entre Flandre ,et Wallonie. Les Belges parlent deux langues, les uns le français, les autres le flamand ; mais ils" sont un seul peuple. Et ce peuple est fidèle. Les protestations vinrent de partout. Rien n'est plus émouvant que cette colère si juste, exprimée par un peuple dispersé ou opprimé. Que serait-ce si nous savions tout! D'abord, la presse flamande, les associations flamandes se sont élevées contre la- trahison. Les journaux flamands imprimés à Là Paniic, à Palais, à Paris, à Londres, à Amsterdam, à La Haye, catholiques, libéraux, socialistes, à l'unisson, dédairent q.u'il3 ont horreur de i immixtion de 1 Allemagne dans les artaires du pays, et que la Flandre veut rester belge. S Une des associations flamingantes les plus connues, la ,,Vlaamsche Belgisch Verbond", fait paraître, dans la presse libre dos pays neutres ou alliés, un ordre du jour, dans lequel la politique du ,,Conseil des Flandres" est ,,condamnée _ sans conditions". Bientôt toutes les j associations flamandes réunies envoient au j chancelier leur protestation datée d'Anvers, i Les parlementaires belges résidant aux Pays-j Bas s'assemblent également le 26 janvier; ils ,,convient les Belges exilés à manifester leurs ! sentiments d'union et >de concorde, en adres-j sant au gouvernement belge une protestation I contre les menées activistes". Et la motion est signee du président Terwagne, qui est député d Anvers, et du secrétaire Buysse, qui est député de Gand. Le ton des journaux monte encore, et la violence de la race très patiente sfe donne carrièrè. L'un écrit: „Les Flamands ne sont pas mûrs pour l'ésclavage" ; l'autre: ,vLe peuple flamand vomit les membres du Conseil des Flandres"; un autre: „S'ima-gine-t-on, à Berlin, qu'il suffira de prendre quelques mesures dans le but de nous dé-sun:r, et do passer l'éponge sur le souvenir de Louvain, d'Aerschot et de Termonde?" ' A l'intérieur de la Belgique occupée, malgré la police, les menaces, les peines, le mouvement devient général. Dans la capitale même de la Flandre, * Anvers, le Conseil comunal se réunit, i] écrit au chancelier von Hertling, il retrouve, pour parler au puissant du jour, les phrases pleines, sans adjectif inutile, sans vanterie, sans iai-blesse, dont usaient les ancêtres lorsque les droits et les libertés étaient menacés: ,,Fidèles à notre constitution, au Roi et à l'unité de notre patrie belge, nous protestons expressément contre ces affirmations et contre ces attitudes... Ce que notre population désire, c'est le rétablissement, au plus tôt, de notre pays libre, de la Belgique une et indivisible, qui saura régler ses affaires intérieures, y compris la question linguistique, sans 'immixtion étrangère." D'autres villes da pur pays flamand, Turnhout, Malines, Saint-Nicolas, protestent de même et les délibérations sont signées de tous les échevins; Bruxelles et ses faubourgs les imitent. Les Allemands, inquiets, se hâtent d'interdire aux communes de s'occuper de la question. Et c'est la patrie qui est en cause! A toutes ces voix, se mêle la grande voix du cardinal Mercier, conducteur d'âmes intrépide dans ces temps de péril, et qu'aucune menace n'a fait taire. Le 1er lévrier 1918, ce sont tous les députés et sénateur® présents dans le pays qui adressent une lettre au chancelier impérial. Elle commence ainsi: ,,Représentants légaux de la nation, noue avons pour devoir de dissiper toute équivoque, et de- n'admettre aucune usurpation de pouvoirs..." Le 3, les ,,activistes", les partisan» du „Conseil des Flandres", «é rendent en cortège à la Bourse d'Anvers; une foule exaspères les enveloppe, déchire leurs drapeaux, siffle les traîtres, commence à les rosser, et la police allemande, comme l'un d'eux l'a avoué, ^intervient au bon moment". Le même jour, une manifestation semblable avait lieu à liouvain. Quatre jours plus tard, la cour d'appel se réunissait en assemblée plénière, et, se considérant comme saisie régulièrement du crime d'attentat et de complot, par la plainte des députés et sénateurs, à l'unanimité des conseillers présents, enjoignait au procureur général de poursuivre les coupables. Remarquez ces traits magnifiques : sur 48 magistrats qui composent la cour,'46 étaient pré-sants ; des deucs seuils absents étaient. grar vement malades. Deux des principaux inculpés^ Tack et Borms, des le lendemain 8, étaient arrêtés, le premier par Je procureur du Roi Holvoet, qui se rendit j en personne au domicile de l'accusé. Le substi-! tut Parmentier fit de même, et arrêta le se-j cond „ministre" activiste. Et la ville était au pouvoir de l'Allemagne! Et les hommes de la police allemande suivaient, pour les dénoncer, les magistrats indépendants de Belgique! A dix heures du matin, le juge d'instruction ,!Bilaut —■ je cite lea noms pair-ce qu'ils doivent • demeurer dans la mémoire des honnêtes gens — interrogeait les chefs du ,,Conseil des Flandres", lorsqu'on vit arriver, au Palais do Justice, un docteur en droit établi à Paris avant la guerre, le nommé •Schauer. L'homme d'affaires Schauer était do-venu major allemand. Il entra, casqué, botté, sabre au côté," dans lo cabinet du procureur général, s'empara du dossier, menaça toute la magistrature belge, e# sortit pour faire mettre en liberté les accusés, amis dé l'Allemagne. Les actes do ce drame juridique se succèdent avec rapidité. Ce que je viens de raconter se passait le 8 février. Le samedi 9, l'autorité allemande faisait arrêter le premier président de la oour d'appel, Lévy-Morelle,. et lesuleux présidents de Chambre, Ernst et Carez. Ces trois grands magistrats sont aujourd'hui dér portés. . Le soir même de l'attentat commis contre la puissance judiciaire par la force étrangère, lo procureur général Terlinden prend l'initiative la plus audacieuse: il adresse, au premier président de la oour de cassation, un réquisitoire, le priant de convoquer d'urgence la cour, parce que -,,la cour de cassation ne peut rester indifférente à cette atteinte violente portée à l'indépendance de la, magistrature et à la force obligatoire des lois belges". Le dimanche, conformément aux lois, la oour ne siège pas. Le lundi, à 2 heures, elle se réunit en assemblée générale, et, à l'unanimité elle aussi, à la fin d'un arrêt dont les considérants seront un jour cités comme un.titre de gloire pour toute la profession, elle déclare que, devant l'injure faite aux règles fondamentales du droit, les actes de la puissance allemande impliquant la négation de la liberté du juge, la cour de cassation, ,,sans abdiquer ses fonctions, suspend ses audiences". Lo mardi 12, le tribunal de première instance 6e réunit à son tour, et, statuant, toujours à l'unanimité, décide ,,sans abdiquer ses fonctions de suspendre ses travaux". Il est imité, 1 le lendemain, par le tribunal de commerce de ! Bruxelles. Et, l'un après l'autre, tous le3 tn-j bunaux de Belgique, les collèges d'avocats et ; d'officiers minfstériels, élèvent la même protes-j tation contre la toute-puissante injustice. En vérité, bien dés exemples de courage j civique nous sont venus, et continuent de nous venir de Belgique. Les titres de cette nation, brutalisée et rançonnée. à la parfaite indépendance, aux plus ' complètes réparations, 6e trouvent affermis par ! l'admirarfrion qu'ont méritée son Roi, son jgouver-I nement, ses évêques, ses magistrats, son peuple depuis trois ans et demi résistant et fidèle, II y a longtemps qu'on n'avait vu, pour l'honneur, de pareils snTiftces" et un pareil aeoord. René Bazin, do l'Académie française, G,L'Echo de Parisv)

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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