L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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05 januari 1918
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s.n. 1918, 05 Januari. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 23 oktober 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/rf5k932d1s/
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4^w~j«meei jvo.iMse» g cerits Samedi S janvier 19IS L'ECHO BELGE L'Union fait la Force journal quotidien du matin paraissant en Hollande Belge est notre nom de Famille.* Toutes les lettres doivent être adressées au Ibureau de rédaction: N. Z. VOORBURGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphones; 2797 et 177S. Rédacteur en Chef : Gustave Jaspaers. /' DA^««4ïrtM.i Charles Bernard, Louis Piérard, Comité de Rédaction.. René Chambry. Emile Painparé. Abonnements: Hollande II. 1.50 par mois. Etranger fl. 2.00 par mois. Pour Ses militaires au front et les militaires internés en Hollande fl. 0.75 par mois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Leur amitié Des journaux qui se disent neutres veu lent nous faire croire que les hommes d'Eta anglais considèrent les propositions alleman des5, telles qu'elles ont été formulées î BresÇ-Litovsk, comme sérieuses. C'est prête: à ces hommes, qui ne méritent pourtant pa: ce soupçon injuste, une germanophilie don' on est soi-même possédé. Il est possible qu< les propositions boches fassent 1 objet d< pourparlers entre les gouvernements d< l'Entente et que ceux-ci se concertent poui y répondre. Mais, si le ,,Vorwarts" lui même et le parti de M. Scheidemanii, qu ont donné pourtant assezïde gages à l'im périalisme allemand ; trouvent ces proposi tions inacceptables par nous comment sup poser que M. Lloyd George eu M. Bona: Law se montrent plus kaiserlich que M Scheidemann lui-même? Ces propositions non seulement outragent . le bon sens, la vérité et la justice; elles sont aussi un défi à la morale. On ne pont pas en prendre connaissance sans à la fois se fâcher, s'indigner et rire. Mais prenons garde de trop rire. Comme le rappelait M. Joseph Reinach dans le ,,Figaro , nous sommes dans une matière où il faut ,,ne rien prendre aïK tragique ni au comique — tout prendre au sérieux". Aussi, quand les Allemands, qui veulent bien nous rendre l'apparence de notre autonomie et noua restituer une manière de nue-propriété sur ce qui, a vent la guerre, était notre bien incontestable, nous ne devons point nous en effrayer outre mesure oar nous savons que le canon n'a pa6 encore fini de parler. Nous ne devons point non plus nous amuser de l'outrecuidance boche, car, trop enclins à rire, nous soriens les dupes d'un ennemi qui, n'ayant rien d'humain, n'a pas nom plus esi propre ce rire dont parle Rabelais- Ceci éclate surtout dans la condition morale, pour parler par antiphrase, qui complète les conditions réelles que mettent et] avant les négociateurs de Brest-Litovsk. Les Allemands prétendent nous imposer leui amitié.. Miserable impudence! Considèrent toutefois qu'ils sont terriblement sérieux quand ils nous offrent une main fumante encore du sang de six mille de nos compatriotes qu'i'ls ont lâchement assassinés. Ils voudraient que nous serrions cette main qui fut hier impitoyable et qui prétend aujourd'hui nous secourir. C'est M. Maurico Barres qui parlait dans l',,Eoho de Paris" de cette société d'Essen, au capital de 4.200.000 miarks, avec le but ,,d'organiser une assistance économique allemande pour les us.ine3 françaises et belges ayant subi des dommages de guerre". Ah! les Allemands ne 6ont des rêveurs qu'en philosophie et en musique. Ils savent, eux, donner un sens précis à ce mot d'amitié qu'ils prostituent avec ce. manque de verecundia qui est le triste apanage clu Teuton. Et les Russes, les pauvres Russes qui sont, eux, des rêveurs en tout, sont déjà en train d'éprouver les bienfaits de l'amitié allemande sons la forme de ces mille objets de camelote que les soldats d'IIinden-burg, transformés en commis-voyageurs, leur présentent en échange de bon papier monnaie datant de l'époque des tsars. Des bolscheviks, heureux d'acheter des bciilc-il'les de Champagne avec l'argent qu'ils ont volé dans le pillage des banques, peu-vont oublier ce qu'il y a d'immoral dans ce commerce avec les bourreaux de leurs frères. Nous ne savons pas comment sont traités le3 deux millions de prisonniers russes que détient l'Allemagne, %mais nous savons comment ils étaient traités naguère; assez de ces malheureux évadés et réfugiés en Hollande nous ont raconté là-dessus de6 choses abominables. Les Russes ont vraiment une faculté d'oubli qui nous dépasse. Ils sent un peuple heureux mais leur bonheur nous inspire plus de pitié que d'envie. Pourtant est-il bien 6Ûr que ce poison do l'oubli, qui ressemble tant à de l'indifférence et qui est une des formes le6 plus basses de la lâcheté ne corrompe pas non .plus les coeurs de beaucoup parmi nous? Il arrivera fatalement un moment où. un commerce suivi, commerce d'échange et commerce d'amitié, c'est tout comme, 6'établira entre les boches et nous. Aiors, pourquoi pas tout de 6uile? Hé! Arrivera-t-il aussi un moment où* fatalement nous serons absorbés par les boches, où notre pavs deviendra une satrapie de l'Allemagne et où nos enfants porteront le casque à pointe et défileront au pas de'l'oie devant l'arriére petit-fils du krompriuz? 'Alors, pourquoi ne pas parada»: devant Guillaume lui-même? Non, pas plus qu'il ne peut y avoir de commun entre eux et nous un gouvernement, une administration, un lien quelconque de vassal à suzerain, nous no,pouvons souffrir un compagnonnage, ou, pour mieux dire, un acoquineonent où nous nons sentirions également dans une position d'inférieur à supérieur, humiliés malgré tout par le souvenir de tant de crimes'restés impunis. Cette amitié que l'Allemand nous propose nous la repousserons toujours, même si un sort funeste, trompant par impossible l'effort de nos soldats et de nos alliés, devait nous imposer la dure loi du vainqueur. Le boche nous a pris notre pays; aussi longtemps qu'il m'a pas pris nos coeurs notre pays n'est pas perdu. Mais malheur à ^nous, malheur à notre pays si jamais son amitié parvenait à nous corrompre. Nous devons craindre l'amitié de l'Allemagne encore plus que sa colère. Charles Bernard, 1 ^ > m > m ■■ ■■ ■ » Il y a un an 6' janvier 1916: Sur le Carso, dans le secteur de Tmli, Us awxngénl leurs IkmssLjii Les Bons du Trésor Avis, La Légation: de Belgique à La Haye ; l'honneur de porter à la connaissance de ■ intéressés que, conformément à l'avis publi - au ,,Moniteur belge" du 22/28 juillet 1/917 • Nos 203/209, les propriétaires de Bous d' ; Trésor 4 % éÔIius lo 1er août 1917 ont 1 ' taculté de renouveler leurs titres pour u; ! terme de 3 ans prenant cours à partir d ! cette dernière date, moyennant un intérêt ; 5 5 % l'an, payable semestriellement^ Les propriétaires de Bons de l'espèce rési ■ dant en Hollande, et qui désirent user d i cette faculté, pourront effectuer le dépôt d • leurs titres aux guichets du Comité belg - de Prêts et d'Avances, 57, Jan van Nassau straat, à La Haye, à partir du 3 janvie • 1918. Il leur sera délivré ultérieurement un nouvello feuille de 6 coupons d'intérêt se mestriels à 5 % pour les échéances du le , février 1918 au 1er août 1920. La proro gation des Bons et la délivrance de la nou velle feuille de coupons seront constatée au moyen d'une estampille apposée sur le titres. Les porteurs qui ne renouvelleront pa leurs Bons maintenant conserveront droi à la prorogation aux mêmes condition après -la libération du territoire. Les Bons provenant de pays ennemis oi de territoires occupés par l'ennemi ne se ront pas acceptés, actuellement, au renou vellement. Les titres présentés à l'estampillage de vront porter le timbre hollandais; la con signation du montant des droits sera exigé pour les Bons non timbrés (cinq florins pa: mille francs). Les formules de demande de prorogatioi sont à la disposition des intéressés au Co mité belge de Prêts et d'Avances, à L; Haye. Les porteurs qui n'accepteront pas L renouvellement à 5 % auront droit à l'an cien intérêt, de 4 % l'an à partir du 1e: août 1917 jusqu'à la date du rembourse ment, laquelle sera fixée au retour de 1< paix. Cet intérêt sera payé en même temp que le capital et il ne sera, par conséquent pas délivré de feuilles de coupons pour le Bons non renouvelés. Dans l'Inde. " Un lecteur nous écrit : Les Jésuites belges,, qui résident aux Inde: anglaises, sont au nombre de deux cents en viroik et constituent la plus grande ^ partie pour ne pas dire la totalité de la colonie belg< de ce pays. Ces religieux possèdent plusieur: établissements d'instruction, notamment l'im portant collège St. Xavier de Calcutta, au quel est annexé un observatoire. De plus, h mission du Bengale — soutenue financière ment avant la guerre par les catholiques bel ges — est confiée à leurs soins. La popula tion scolaire des Collèges appartient, . san' doute, en majorité au catholicismè,, mais comp te cependant un assez grand nombre d'élèveî pratiquant les religions protestante, hindou* ou musulmane. Le Gouvernement anglais a toujours térnoi "^né à nos compatriotes la plus grande bienveil lance; il en est de mêi*e des princes de l'Ind< dont plusieurs ont contribué de leurs deniers à 'lérection du superbe collège de Darjeling. situé- dans _ l'Himalaya, non loin do la frontière du Thibet., L'archevêque catholique d< Calcutta, Mgr. Meulemans, est belge. Ce vénéré prélat a succédé à Mgr. Goethals, Belg* également, d'origine anversoise. Il est rare que les Jésuites demeurant aua Indes reviennent en Belgique et cela pour diverses raisons dont l'une, et pas la moindre, est le coût élevé du voyage. Cependant, ni h temps ni la distance n'ont diminué en rien leurs sentiments patriotiques. Il y a quelque» années, lors de la campagne congophobe, un journal de Calcutta ayant cru devoir faire échc au sieur Morel ,s'attira de la part du R. Père van de Mergel — décédé récemment — une série de réponses dont la première débutait par ces fières paroles : ,,Ce n'est pas parce que j'habite ce pays depuis vingt ans que je pourrais me taire quand mon Roi et ma patrie sont attaqués." Le patriotisme est resté tout aussi vivace dans le cœur de ses confrères ainsi que •l'on pourra s'en convaincre par cet extrait d'une lettre de l'un d'entre eux: ,,L',,Echo Belge", que vous avez la bonté de nous envoyer depuis longtemps, parvient assez régulièrement à destination. C'est nne grande consolation pour nous de recevoir des nouvelles si abondantes do la patrie, d'autant plus aimée qu'elle est une victime innocente et qu'elle a montré tant de grandeur et d'héroïsme soutenus. L'Inde est restée très fidèle et a donné des preuves nombreuses de son loyalisme en envoyant des hommes, de l'argent et des munitions. Les Belges n'ont pas été oubliés. Il y a eu une souscription publique (Belgian relief fund) lancée par M. P. Simon, notre consul; une autre liste s'est ensuite formée pour les petits enfants «belges (Belgian c-hildren relief), celle-oi soutenue surtout par les écoles. J.»a première souscription a atteint un total d'environ 400,000 rupees (700,000 francs). Le nom de la Belgique est très sympathique à l'Inde entière. Le Père van de Mergel, si estimé dans toute sa paroisse et même dans tout Calcutta, a été emporté en quelques jours par une pneumonie. Malgré le temps détestable — des averses diluviennes — il|»p eut une foule énorme à ses funérailles. Tous les journaux ont publié des articles très élogieux. Depuis trois ans je su;s sans nouvelles de ma famille; il en est do même, du reste, de la plupart des Jésuites belges qui sont ici. Veuillez agréer, etc." ■ kj rn*m Quel aveu! La ..Reinisolie Westfàiische Zeitung" du 17 décembre 1917, No. 908, en tr'autres citations de la ,,Frankfurter Zeitung", cite le passage suivant de cette feuille (No. 322 et 337) : ,,11 est vrai que notre invasion de la Belgique nous a, coûté des flots de sang. Chaque,pouce/de-ter-i rain ,aT été,chèrement p&yé< En Belgique. s. Dans Se Eainaut * Los Allemands établissent derrière leurs 0 lignes de front de nombreux champs d'avia- > tion. Ils &alii|i(jpTt ainsi l'importance quo 1 prend à leurs yeux la guerre aérienne et la, i place prépondérante qu'elle aura à leur pro-i cliaino offensive. Dans les environs do Tour-3 -nai notamment, où les mouvements do treuil pes sont-très actifs aussi, do vastes champs d'aviation ont été établis entre autres à Froiil-inond, à Marquain et à Orcq, où s'exerceut de nombreux officiers disposant d'énorïnos appa-3 reils. Ces officiers sont logés dans les châ-3 teaux des environs ,dont les propriétaires ont > été expulsés. Le château de Froid'mont, qui était plein d'officiers allemands, a été incen- r dié' accidentellement dans la nuit du diman-^ cho 2.décembre. # * * r Le Conseil communal de Ckarleroi a voté un règlement autorisant la réquisition des moyens de transport pour les services publies, y compris les comités de secours, soupe populaire et 3 alimentation. s * * * A Dampremy on a volé, au puits Blanchisse-3 rie, du charbonnage de Sacré-Madame, line b courroie en cuir d'une valeur de 15.000 frs. i * * * Trois courroies en cuir d'une valeur do 3.000 francs ainsi que trois barres d'acier rapide do grande valeur ont été dérobées dans les dépendances des Atcliers.de l'Est, à Marchicnno au Pont. * * * A Mons les Allemands ont fait afficher l'aria suivant : § 1er. — Il est défendu d'allumer des feux en plein air après la tombée de l'obscurité. § 2. — A moins que les lois pénales générales ne prévoient l'application d'une poine plus élevée, les infractions au présent arrêté seront puniek 6oit d'un emprisonnement d'un an au plus et d'une amendo pouvant atteindre 10.(XX) marks, soit d'une de ces deux peines. Les tribunaux et commandants militaires connaîtront des .dites infractions. Dans les Flandres Les nouvelles suivantes de la région 5 d'Alost parviennent aux ,,Nouvelles" : Les usines'qui travaillent encore à Alost . sont celles du Lion d'or, distillerie dirigée par des Belges, les Scieries mécaniques, les usines à cigares et cigarettes, celles à tanner le cuir, les brasseries et les. boulangeries: Le personnel est belge partout; les matières pre-\ niières sont en général fournies par l'ennemi. Les distilleries travaillent les pommes ; de terre, le grain et le malt provenant des réquisitions allemandes et de la Gerstcen-, traie; les alcools sont réquisitionnés par les > Allemands et envoyés vers le front. . Les fabriques de cigares et cigarettes re- • çoivent leurs matières de la-tabac-centrale; leurs principaux clients sont également les " Allemands, tant militaires que civils. Une glucoserie reçoit le sucre de la centrale et travaille pour le Comité de ravitail-5 leinent. Les brasseries produisent surtout . pour les Allemands et notamment pour la commandature par l'entremise de qui elles > obtiennent le malt de la gerst-oentraie. Parmi, les usines réquisitionnées par l'ennemi nous pouvons vous citer les firmes suivantes avec la date de leur prise de posses-| sion: Roos-Geerincks et De Nayer, quai Bau-d'ouin (dépôt depuis août 1917); Filature et Filterie réunies (juillet 1917); Géorgie (juillet 1917); Viscose (janvier 1917, fabrique des produits chimiques); Filature du Canal (février 1917); Achille Léman (janvier 1917,- fabrique des produits chimiques et abrite des dépôts de munitions) ; BrasserM de Ketelaere (janvier 1917, camions auto-mobiles réquisitionnés). Dans les usines qui chôment, les Aile mands ont démonté toutes les machines, les métiers, les courroies, les tours, etc. et on; brisé en morceaux ce qui ne pouvait leui servir, de façon à ce que les ateliers soient inutilisables jusqu'au moins un an après la guerre. La situation générale dans les commanda-tures d'Alost et de Termonde n'çst pas troj mauvaise en comparaison de ce qui se passe ailleurs. Mais ces deux coinmandatures sont réputées les meilleures <les régions d'étape. Le comité de ravitaillement fournit: 10C à 150 gr. de lard , par mois et par personne; 150 gr. de saindoux par quinzaipe; 300 gr. de pain par jour à ÏU. 0.56 le kg.; 50 gr. de beurrevpar semaine à 6 fr. le kg.; 1/t litre de lait écrémé par jour (£ litre j5our les malades); 10/kg. de pommes de terre à fr. 0.20 par mois; 70 gr. de viande par se maine; 250 gr. de charcuterie tous les quinze jours; 1 kg. moules par semaine; plus parfois' quelques grammes -de café et un peu de poisson (turbot, aiglefin, sole ou cabillaud) et de viandes salées. Malheureusement le pain est très mauvais, étant composé de 60 p. c. froment, 3C p. c. son, 5 p. c. farine de maïs et 5" p. c. farine de glands. Nous n'avons plus vu de riz depuis sis mois. En dehors du ravitaillement, on peut trouver de la viande de 6 à 9 frs. le kg., jambon 27 frs. le kg., froment 3.50, seigk 1.50, pommes de terre 2î50, beurre 24 frs.. bière 37 frs. la \ tonne. Le compierce qu: prend le plus d'extension est celui des savons. Les accapareurs achètent à tous pris beuyre, saindoux, graisse pour les savonneries. Le commerce des cirages marche encore aussi, de même que celui du sel, des étoffes, tabac3, cigares et cigarettes et quelques articles de toilette et ménage. Quelques misérables font le commerce de froment, pain et autres denrées pour les Allemands. D'autres accaparent les .légumes pour l'année, ou les alcools, ou les bières, ou les vins, qui partent par wagons entiers. Les dernières réquisitions sont celles des cuivres, bronzes, laines. Les établissementt publics puis les maisons particulières ont été vidées. Les Allemands avaient inscrit la ville d'Alost seule comme devant, leur fournir £n réquisitions 75.000 kg. de laine, mais jusqu'à présent ils n'ont pu réunir que 5000 kg. Au LimSîpupg Nous avons annoncé l'arrestation de Mme Edgard de Caritat, née Carlier, do Geni-"bloux, la veuve du bourgmestre-héros, et de son père. Le père, malade, a été relâché et l'on attend d'un jour à l'autre la libération de Mme de Caritat, qui est à la prison d'Anvers et contre laquelle aucune charge n'a été relevée. Un passeur porteur de lettres venant du front, et dont plusieurs étaient adressées à. Mme de Caritat, avait été tué au fil électrique à IIamont et c'est ce qui avait amené l'emprisonnement de cette dernière. Le notaire Eolens, de Stockheim, et toute sa famille, arrêtés à la même époque, sont libres depuis plusieurs semaines déjà. Les opérations militaires. ieiEwienits réciproques à l'iuesi Les Français font une attaque locale réussie dans !a contrée du tort La Pompslle. <— Les Anglais enrayent une tentative allemande à l'est d'Epeby. La situation sur le front italien, Sur le front occidental. Un raid réussi des Français au nord-est du fort La Pompelle. (ComwTvuniqué officiel.) PARIS, 3 janvier. (Reuter.) Sur plusieurs points du front on signala dés actions d'artillerie intermittentes, surtout sur la rive droite de la Meuse, aux environs du Bois des Fosses, de Thiaumont et de Louve-mont.Ce matin les Français firent un raid au nord-est du fort La Pompelle au cours duquel ils firent des prisonniers. Un échec allemand à t'est d'Epehy. (Communiqué. officiel.) LONDRES, 3 janvier. (Reuter.) Le maréchal Ilaig annonce: Ce matin, de bonne heure, l'ennemi essaya de faire une attaque sur un de nos postes à l'est <l'Epehy, mais il fut repoussé à coups de mitrailleuse avant d'avoir atteint nos positions. L'artillerie ennemie déploya une activité plue intense au sud-ouest et à, l'ouest de Cambrai et entra également en action sur plusieurs points de notre front depuis le fcud de Lens jusqu'à Aranentières et aux environs de Zonnebeke. Combats focaux dans la contrée de Cambrai. (Communique officiel) LONDRES, 4 janvier. (Router). Hier des combats locaux se produisirent au front de Cambrai, aux environs du canal du Nord, sans que la situation subit nne modification significative. Pendant la nuit nous avançâmes quelque peu notre ligne au sud do Tiens. Au .cours do la nuit des actions d'artillerie eurent jlieq dans~ les ,secteurstdo.Bullecourt-^et.d'Yprcs.. Actions aériennes. LONDRES, 3 janvier. (Reuter.) Le maréchal H'aig annonce : Hier l'activité de nos avions fut beaucoup entravée par un épais brouillard, mais pendant la nuit, malgré le mauvais temps, ils lancèrent quelques bombes sur Carvin. Au cours d'un combat aérien un avion ennemi fut abattu. Sur le front italien. L'activité des treupes britanniques. . (Communiqué officiel.) LONDRES, 3 janvier. (Reuter.) L'artillerie anglaise bombarda à }>lusieurs reprises avec succès des batteries ennemies. Le ,,Royal Flying corps" fit d'excellente besogne. II détruisit plusieurs avions ennemis et exécuta avec succès des bombardements et des reconnaissances. Au cours du dernier succès réimporté par les Français dans le secteur du Monte Tomba des batteries anglaises appuyèrent îes Français. La nuit dernière un bataillon- anglais fit une attaque difficile au delà du Piave. Il fit quelques prisonniers et occasionna des dégâts importants à l'ennemi. Les Anglais ne subirent que des pertes très minimes. L'ennemi continue à bombarder chaque nuit des villes ouvertes. Le bombardement de Padoue. L'agence Stefan i dément ^.'information allemande qu'à Padoue, qui a été à plusieurs reprises bombardée par des avions ennemis, il y aurait des dépôts de matériel de guerre et que la ville serait un w i nt.^ de concentra -tion.; pour^esiréeerve^ Un coup de théâtre. Trofzky rejette tes propositions aHemaedes | Une réunion du comité central des soviets. — Les propositions des puissances centrales rejetées. — Une motion des soviets. La rsaonse du Chancelier M. Trotzky se prononce contre les conditions allemandes. PETROGRADE, 3 janvier. (Reuter. Dans une allocution prononcée à la réunioi du comité central du soviet M. Trotzk s'exprima en termes virulents sur les propo ' sitions, ' à son avis, fallacieuses de l'Aile i magne'. Jamais notre gouvernement ni le ouvriers, dit-il, n'accepteront les proposi tions de l'Allemagne*. Si les Centraux ne reconnaissent pas loyà lement le droit des nations polonaise e lithuanienne de disposer d'elles-mêmes ajouta-t-il, il 6era absolument nécessaire d défendre la révolution russe. Ce discours de Trotzky constitue la pre mière nouvelle officielle montrant l'éche des négociationS de paix. On ignore jusqu'ic la nature des conditions que M. Trotzk rejette, mais il est certain-que l'Allemagn adopta le point de vue que la Pologne, 1 Côurlande, la . Ljthuanio et ,1'Esthoni .auraient déjà manifesté le désir, d'être in corporées dans l'empire d'Allemagne, et qu par conséquent elle doit continuer à occupe ces contrées. Le gouvernement maximaliste refuse d'accepte les propositions austro-allemandes. 1 PETROGRADE,. 3 janvier. (Reuter. Le gouvernement niaximailiste proposa au: Centraux de continuer les' négociations 1 Stockholm. Il annonce .en même''temps qu'il refus d'accepter les propositions austro-allemande telles qu'elles sont formulées dans les pre miières clauses concernant les» régions oecu pée3. Une motion du soviet. PETROGRADE, 3 janvier. (Reuter. "Après le discours de M. Trotzky, le sovie adopta une motion disant : Le refus des mandataires allemands d reconnaître le droit des nations et colonie opprimées, subjuguées avant la guerre, d-décider de leur propre sort, montre que le autorités allemandes sont retournées à nou veau à leur ancienne politique annexioniste L'Autriche et l'Allemagne refusent d< donner des garanties immédiates pou: l'évacuation définitive de la Pologne, 1; Lithuanie, la Côurlande, de parties de h Livonie et de l'Esthcnie par leurs troupes Dans les contrées occupées une manifesta tion libre de la volonté est impossible avan le retour de la population. L'allégation des mandataires allemand que la volonté du peuple dans ces contrée' s'est déjà manifestée n'est pas fondée par ce que ce fait ne peut se produire auss longtemps que l'état de 6iège et la censun militaire n'auront pas été levés.' Nous défendons le droit de la Pologne, d< la Lithuanie et de la Côurlande de décide: de leur propre sort-. Nous disons aux peuples autrichien, aile mand, bulgare et turc: Sachez que la con clusion d'une paix démocratique immédiate dépend surtout de vous. Tous les peuples (de l'Europe, épuisés et meurtris par un< guerre sans précédent, tournent leurs re gards vers nous. Vous ne tolérerez pas que les impérialis tes autrichiens et allemands mènent h guerre contre la Russie révolutionnaire poui subjuguer la Pologne, la Lithuanie, h Côurlande et l'Arménie. Après quoi on rappela télégraphiquemeir à Pétrograde les délégués aux divers fronts Ceux-ci déclarèrent que la situation ai front est assez inquiétante mais que l'armét défendrait la révolution russe. Toutefoi: les soldats demandent du pain et des chaussures.La réponse du chancelier. BERLIN. 4 janvier. (Wolff.) Ce matin, 10 heures, la commission centrale du Reichs tag s'est réunie pour délibérer de nouveau. Le premier ora>,ur fut le comte von "Wes-tarp, qui examina les négociations de Brest-Litovsk. < ) Ensuite le chancelier prit la parole pour L faire la déclaration suivante : L'orateur précédent a eu la bonté de rappeler ce qu© j'ai déclaré hier à la fin de mon court discours, notamment que, ce qui était exact hier, ne l'est peut-être déjà plus aujourd'hui et que nous devons toujours tenir compte 5 avec la possibilité d'incidents! J1 semble que pareil incident se soit produit à présent. Au cours des négociations le gouvernement (. russe avait déjà exprimé à plusieurs reprises le désir que les négociations n'eussent pas ' lieu plus longtemps à Brest-Litovsk, mais dans 3 une \ : i. • neutre,, par exemple à Stockholm. Actuellement cette proposition a été renou- - velée d'une façon formelle. Le gouvernement 3 russe propose formellement de transférer le 1 siège des négociations de Brest-Litovsk à Stock-y holm. « ^ Indépendamment de la circonstance que noua ^ n'avons pas l'intention de nous laisser dicter par les Russes où nous devons poursuivre les 3 négociations, je dois attirer l'attention sur le - fait que lé déplacement des pourparlers à 9 Stockholm entraînerait de très grandes diffi-r édités. Le secrétaire d'Etat von Kiihlmann a été chargé de rejeter "la proposition. r Ensuite il dit qu'on annonça do Pétrograde qu'on ne pouvait- accepter les points 1 et 2 des propositions allemandes concernant î'éve-) ouation des territoires occupés : et les referen-c dums. ^ Nous pouvons attendre tranquillement comment cet incident se terminera. Nous avons confiance dans notre force, dans notre attitude 2 loyale et dans notre bon droit. 3 Lo Chancelier déclara ensuite quo les cen- - traux continueront les négociations avec les . chargés de pouvoirs do l'Ukraine, arrivé à Brest-Litovsk. Un manifeste des maximajistes aux soldats et ouvriers allemands, j. PÉTROGRADE, 3 janvier. (Reuter.) L'organe'du soviet, l',,Isvestia", publie un 3 article curieux inspiré par les autorités gou-i yernementales. C'est une sorte de manifeste ^ écrit en allemand et destiné à être propagé g parmi -les troupes allemandes au front. Sous le titre; ,,Le masque arraché" il s'exprime de la sorte: [ Les conditions proposées aux mandataires ^ russes montrent que toutes les promesses austro-allemandes concernant une paix dé-^ mocratique ne sont que des mensonges éhon-tés.Après avoir retracé tous les actes de terrorisme commit par le ,,poing ganté de fer" en Lithuanie, où la population fut oppri-, passée par les armes ou affamée, le journal continue : _ 11 n'y a que les barons allemands et les . | seigneurs polonais qui demandent l'incor-^ j poration dans l'empire d'AJlemagne et ce j 6ont là les gens que l'Allemagne considère j comme interprètes de. la population tout en-j tière en ce qui concerne le droit de disposer i d'elle-même, ce qui, dans de telles condi-I tions, ne constitue que l'oppression de la ï v^on^® des masses ouvrières et des paysans " ! nécessiteux. J | Le gouvernement allemand désire ,,déli-^ I vrer" les peuples sur la frontière occidentale de la Russie de la révolution russe pour les placer sous le joug du capital allemand. Il veut imposer un monarque autrichien à la Pologne et faire des duchés ; allemands de la Lithuanie et de la Cour-lande.Jamais le gouvernement russe ne continuera les . négociations sur une telle base. J Le masque est tombé et la parole est main-| tenant à vous autres, soldats et ouvriers d'Allemagne. ; | ^ Debout ! soldats allemands, menez la lutte révolutionnaire contre la continuation de la guerre ! Ne tirez pluç un coup de feu sur le front russe ! Ne devenez pas les bourreaux de la révolution russe. Ne laissez pas partir de régiments pour d'autres fronts ! Si vous voulez une paix générale, mettez lo peuple en mesure de se rendre à la raison. La Russie et E'Entente Le gsuvement tas MscMb hh par les alliés? M, Buchanan en congé de convalescence. — Son successeur à Pétrograde. — Ce que demande la presse anglaise. — Tshitsherin remis en liberté, — L'opinion de M. Litvenof sur les maximalistes. Les alliés et les maximalistes. LONDRES, 4 janvier. (Reuter.) Le ,,Daily Chronicle" écrit: En raison du développement des négociations entre la Russie et les centraux, il est clair que les puissances occidentales doivent au moins reconnaître ,,de facto" le gouvernement de Le-nine. On enverra d'ici peu en Russie un exposé de la politique des alliés d'une naT ture démocratique. L'autorité de M. Litvinof sera également reconnue ,,de facto". Sir Robert Buchanan sera remplace par un .diplomate doué d'une sympathie plus prononcée pour les principes de la Russie révolutionnaire. L'ambassadeur anglais en congé de convalescence.LONDRES, 4 janvier. (Reuter.) Le ,,Times" annonce que M. Buchanan', l'ambassadeur anglais à Pétrograde, a reçu un congé de convalescence. Il est probable ^qu'un1 successeur.serajnommé. Si cependant les circonstances exigent que l'ambassade reste à Pétrograde, le qhar^é d'affaires en prendra la direction. Les alliés et le gouvernement des Bolscheviks. LONDRES, 4 janvier (Reuter.) Lo ,.Daily Chronicle" et le ,,Daily News" insistent pour que les alliés reconnaissent le gouvernement des Bolscheviks. Deux courants. LONDRES," 4 janvier. (Service spécial de Reuter.) Le ,,Daily News" apprend de Pétrograde qu'on distingue deux courants différents cnez la délégation allemande pour les négociations de paix: un qui vise des annexions et qui est représenté par le générail Hoffmann, et l'autre qui est plus modéré et dont Czernin et von Kuhlmann sont les dirigeants. Plusieurs différends ont été aplanis par Berlin où l'on appuie von Kuhlmann et Czernin. Le général Hoff-•-mann se place au point de vue militaire et se plaint de l'usage que les Russes font de l'armistice >uour- faire de.-ia,,--,D|ix>pa?a.ude

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