L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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22 oktober 1915
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s.n. 1915, 22 Oktober. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 24 oktober 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/9g5gb1zh3g/
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1ère'^nëe"''IV?rr' ^■t" S cents CIO Centimes) veradrecSS 22; octobre 193 L'ECHO BELGE L'Union fait la Forcer •Journal quotidien du mafôn paraissant à Amsterdam Belge est notre nom de Famille. — - ■ ^ — — -— - Toutes les lettres doivent être adressées au Ibureau de rédaction: , N. z. VOORBUGGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef : Gustave Jaspaeps. „ ... . „, , ( Ctiarles Bernard, Charles Herblei. Comité de Rédaction: < _ , . ' ■ ( Kené Chambry, Emile Palnparë. four les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du Journal: N.Z. VoortargwaI 234-240, Amsterdam Téléphone: 1775. Abonnements: Hollande fl. 1.50 par mois. Etrangerfl. 2.00 par mois Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Un bon livre fln livre éloquent, clair, courageux, plei de sens et de clairvoyance, parfaitemer lensàgné et procédant d'un pafcriotism ,y6Ureux comme d'un jugement lum dmx,—vc^à ce 9u,<Bt livre 1ue le bar0 jejens vient de faire paraître sous le titre l'Allemagne avant la guerre; les caust "tilt responsabilités" 1). Il serait exceller . m, tout le monde, en Belgique, 1 Dit et le relût, et méditât sur st conclusions. Il serait excellent ans qu'une édition populaire permît à tout 1 monde de posséder cet ouvrage, ùésorma: classique, et qu'on procédât pour lui a ■Jme travail de large et utile diffusion qi (ut entrepris pour les livres bleu, jaune jris et d'autres couleurs contenant les de ! piments diplomatiques destinés à démontre ce quel côté, dans cette affreuse gu«rr< demeure le bon droit, et de quel autre o trouve la préméditation du grand crim contre l'Europe, contre l'humanité et cor tre la civilisation. Le livre du baron Beyen te contient aucun document diplomatique il ne renferme aucun texte officiel, mais : nous montre dans un relief admirable le hommes qui ont voulu la guerre, qui l'on préparée, — et il nous fait lire dans leur âmes. C'est ce qui en fait l'exceptionnell valeur. . ... Le baron Beyens, aujourdnui mimstr des affaires étrangères, a été ministre d Belgique à Berlin pendant les deux 'ou troi années qui ont précédé la guerre. Il suoeé daili là-bas au baron Greindl, charge d an et d'honneurs et dont les complaisances l'égard du gouvernement allemand, san parler de son aveuglement, n'ont été réve lées que trop bruyamment. Le baron Beyen vint à Berlin dans l'intention nette d'êtr réellement ministre du Roi des Belges, d travailler, d'étudier, de juger, d'observer Et c'est ce qu'il a fait. Ce collaborateur d Léopold II avait appris auprès de son mai tre l'art de démêler dans les actions de hommes le vrai et le faux ; il put se mouvoi sans trop de difficulté sur le terrain glis sant de la diplomatie berlinoise, où tan d'intrigue se marie à tant de vilenie san que jamais quelque grandeur ne vienne pu ! riîier cet air empesté. Le baron Beyen était très apprécié à Berlin. Il y était inêm _!e sait-il ? — redouté". Je me souvien i qu'un "haut fonctionnaire des -affaire étrangères me dit un jour de lui ' „Lui et Cambon, ce sont les plu forts de tout le corps diplomatique de Ber lia." Et il ajoutait, en parlaût du. ministres Belgique: ,,C'est une tête. Ein Eopfl Il est évident que les méthodes d'investiga tion du baron Beyens n'étaient pas celles plutôt molles, du vieux Greindl, l'enfant gâteux de la Wilhelmstrasse. Et c est biei pour cela qu'on redoutait la clairvoyance I et l'activité de son successeur, et c'est biei pour cela qu'on l'aimait peu. * * * Le livre qu'il vient de faire paraître ; j pour but de faire connaître les ,,causes e | l:s responsabilités" de la guerre. M.j 1< i t-ron Beyens s'est sans doute -avisé qu'ea ! était, en Belgique, avant la guerre, d'une ignorance incroyable, souvent voulue d'ail ' leurs, mais d'une impardonnable impru dencs, au sujet des choses et des gens d'Al lemagne. Ah 1 si on avait su ! Mais oommen I savoir? Le baron Beyens n'a fait que passe: I deux ou trois ans à Berlin et, avant lui, le I Won Greindl n'était pas du tout l'homme [ qu'il fallait pour renseigner la Belgique su: les intentions réelles du gouvernement d< Berlin. Il ne voulait pas les connaître, étant comme beaucoup de diplomates, en faveu] de la théorie du ,,point d'affaires compli quées". On voit que le baron Beyens n'î pas perdu son temps à Berlin et que, doue d'une bonne vue, il a su regarder, — ei juger. Il a avant tout admirablement ,,vu' Guillaume II. Il nous en donne dans sor livre un portrait en pied qui . est dans grande manière classique et auquel il m manque absolument rien. Tout y est, le* qualités, les défauts, les tares, les manies I les indéniables grandeurs et les incroyable; petitesses. L'auteur a étudié avec la plu: rare sagacité le lent travail qui s'est faisans le cerveau impérial et qui a fait de 1',,Empereur de la paix" le kaiser que yous savez. Il a aussi étudié l'entourage impérial, — l'impératrice, et a noté juste ment que , ,1e patriotisme allemand' avec se: rêves de domination obsède aussi ce placide cerveau de femme"; le kronprinz, cette »âme de sabreur", les cinq autres fils di kaiser, médioores et distants, v,,occupés sur tout de danse et de flirt", le prince Henry le roi de Bavière, vieillard barbu féru de militarisme, le roi de Saxe, qui ne doit sz notoriété qu'à d'illustres mésaventures con jugales, le roi de Wurtemberg, excellenl tomme dont la seule originalité est qu'i! Rappelle lui aussi Guillaume II, le granc duc de Bade, aimable et insignifiant, e1 le chancelier. Le chancelier, le ba-roî Beyens l'a bien vu aussi. Ecoutez: ,,Quanc 0a aura vanté son honnêteté, son application au travail, sa culture intellectuelle ei 1 austérité de ses principes religieux, or aura tout dit de son e6orit. Si l'on y ajoute un visage ouvert, un abord sympathique e1 taille de géant le portrait sera com-v i 0lie manque-t-il avant tout ar Coincnelicr? Simplement de la volonté. 1 j •st o ailleurs intereiit au chancelier de l'em P*re cl'en avoir une autre que celle de 6or «t c'est sans doute parce qu'il possè de mieux qu'aucun de ses prédécesseur: l'art de s'effacer, de plier, d'être souple ei soumis, que M. de Bethmamn-Hollweg reste si longtemps au pouvoir: i] ne peut y avoii n de divergence entre lui et l'empereur, .t puisque, par définition, par goût et pai e caractère, il est toujours, et d'avance, de l- l'avis eie Guillaume II. A côté du chance-& lier, il y a encore le minuscule M. von Ja- * gow, ministre des affaires étrangères, et M. s Zinimermann, le sous-secrétaire et l'homme t de demain. Le baron Beyens, qui les a e beaucoup connus l'un et l'a/utre, les croque s aussi d'un crayon net, vigoureux et équi-J1 table. e Cette galerie de portraits est suivie de s quelques chapitres de documentation, qui il , sont précieux. Ils nous montrent.ee qu'est i l'armée allemande, ce qu'est son esprit et j l'esprit de ses meneurs, ce qu'est la marine - impériale et ce" qu'est le Reichstag; ils r nous montrent le mécanisme de la grande :, machine de guerre qu'est l'Allemagne et a nous font voir à côté de la faiblesse et du e faux idéalisme des uns, l'ambition frénéti- - que, l'absence de scrupules et la fourberie s des autres. Ils nous montrent surtout com-j ment les Allemands hostiles à la guerre — 1 j] y en a beaucoup — ont été réduits au s silence par les autres, les pangermanistes, les k sabreurs, les hommes de Saverne; ils nous s montrent enfin, et pour la première fois, 3 l'Allemagne dans sa terrible vérité. Lisez ce livre, lecteur, et réfléchissez-y. 3 Vous regretterez, comme moi et comme tout 3 le monde, qu'il n'ait pas pu paraître un an s avant la guerre, çar il aurait sans doute contribué à éclairer les Belges sur l'amitié s que leur témoignait l'Allemagne. Mais est-1 il bien sûr qu'un an avant la .guerre le livre 3 du baron Beyens eût été apprécié à sa valeur et eût porté tous ses vastes enseigne-3 ments? Non, certainement. Mais il vient de 3 paraître et, mieux qu'aucun autre, il nous 3 dit la vérité, la cruelle et décevante vérité- * C'ést pourquoi il faut le lire : l'auteur a vu 3 l'ennemi chez lui, l'a étudié, — et l'a compris. Et c'est parce qu'il l'a si bien com- 3 pris qu'il n'a pas le moindre doute sur l'issue de la guerre. Les Allemands ne lui * font pas peur, si puissants qu'ils soient. Relises le dernier chapitre du livre. 31 ] constitue non • seulement l'hommage le plus juste et le plus éloquent au Roi et à la Reine ! des Belges, à l'armée belge et à ses chefs^, 5 mais encore à la Belgique tout entière, ,,a ~ sa vaillance dans la lutte, à sa constance dans l'adversité". Et il se lit comme un magnifique, comme un irrésistible ,,Credo". S En vérité, je vous le dis, ce livre est plein [ de lumières, d'enseignements et de clartés. > Lisez-le. René FeibeSman. 11 Chez Van Oost et Cie, Paris et Bruxelles. Une belle déclaration d'un neutre M. Albert Verwey, qui est un poète néer-i landais du plus grand talent, consacre un ■j article de critique, dans sa revue ,,De Be-\ weging", au livre de M. Emile Waxweiler, [ ,,la Belgique neutre et loyale". v Nous reproduisons ici le début de son article et nos lecteurs constateront avec émotion que le cercle s'agrandit des intellectuels des .pays neutres qui ne se sont pas laissé prendre aux duperies boches: ,,Nous n'oublierons jamais les premiers ; mois de la guerre. Ni la Belgique. Ni les J excès et destructions qui ont été commis . là et dans le Nord de la France. Si l'on compare les rapports officiels des deux partis et si on les tient aussi dignes de | créance les uns que les autres, les cruautés et les brutalités commises par les Russes ' en Prusse orientale sont minimes à côté de ; celles des Allemands à l'occident. Wârsage, ! Visé, Mouland, Aerschot, Louvain sont ' trop à proximité de nos frontières pour que nous puissions ignorer, à propos de ce qui s'est passé là, ce qui est et ce qui n'est pas la vérité. Naguère un journal néerlan-1 dais — le ,,Nieuwe Rotterdamsche Cou-' rant" — a osé répandre l'idée que ce serait par les coups de fusil des civils qu'ont été ' provoqués les assassinats et les incendies : dans la banlieue de Liège: personne n'en J a la preuve. Personne non plus n'a de ' preuves de ce genre de fusillade à Aerschot, 1 ni non plus à Louvain. Et même s'il y en ! avait, même si elles avaient été, ainsi qu'il eût fallu, établies sur place et au moment ; même, elles n'excuseraient pas encore les * actes que nous connaissons. Ce qui toutefois est établi, c'est la campagne de calomnies entreprise immédiatement après l'agression contre les Belges et contre la Belgique, menée par l'empereur 1 lui-même dans son accusation adressée au ' président des Etats-Unis, sur 1 . base de rapports et de bruits qui n'ont jamais et ' nulle part été confirmés et qu'en Allemagne même on n'a pas osé maintenir. Ce qui encore est établi c'est que le gouver-; nement belge a faussement été accusé d'avoir poussé les civils à tirer sur les troupes. Ce qui est établi, en outre, c'est la tentative de démontrer" que ce même gouver-< nement-e été infidèle à sa neutralité. C'est pour cela que nous comprenons » fort bien que le savant qui se trouve à la - | tête de. l'Institut Solvay ait eu le dessein j d'exprimer par le titre de son livre plus qu'un nom. La Belgique neutre et loyale: j nous y percevons à la fois la fierté d'une ! déclaration et la supplication de qui de-mandf midience yv>ur une bonne cause." 1 Voilà le langage d'un honnête homme. En Belgique. A Bruxelles u après un voyageur qui vient cie passer la frontière, sans l'autorisation de M. Sau-berzweig, les Allemands vont afficher un avis dont voici la teneur: Au premier raià ; d'aviateurs alliés sur l'une des villes belges occupées l'administration communale de la localité sera tenue pour respon-| sable. Si des bombes sont jetées sur des casernes ou des bâtiments militaires, les soldats seront logés chez l'iïâ- ; bitant. Le remède est simple. Que les alliés ' aillent donc en Allemagne. Il serait bon que < quelques bombes tombent sur Cologne .à l'heure de midi. Justes mesures de représailles. * * *■ ' Le ,,Daily Mail" donne les détails suivants sur l'exécution de Miss Edith Cavell, condamnée à la peine de mort par un conseil de guerre allemand à Bruxelles pour avoir aidé des soldats belges, anglais et français à rejoindre le front. Il n'est pas question ici d'inculpation d'espionnage, cette exécution est donc purement et simplement un assassinat.L'endroit choisi pour la perpétration du crime était un jardin entouré de murs, situé à Bruxelles. Le peleton d'exécution, composé de six hommes et d'un officier, y fut mené et y attendit la victime. Celle-ci, qui se trouvait dans une maison toute proche, fut conduite par des soldats au lieu d'exécution; elle portait un bandeau noir sur les yeux. Jusqu'à cet instant, Miss Cavell, quoique d'une pâleur mortelle, avait marché bravement, mais, arrivée auprès de ses bourreaux, ses forces la trahirent, eile s'évanouit et tomba sur Je sol à 50 mètres environ du mur où on devait la fusiller. L'officier se dirigea vers celle qui gisait inanimée à terre, tira un revolver de son ceinturpn, appuya sa main sur son genou pour bien viser et tua Miss Cavell d'un" balle dans la tête. Les soldats contemplaient ce spectacle odieux. | L'officier — peut-on appeler ça un officier — remit tranquillement son revolver dans l'étui et donna l'ordre aux soldats cfè porter le corps dans une maison, où une ïemme belge en prit soin suivant les instructions du ministre d'Espagne qui s'était chargé du cadavre jusqu'au moment des funérailles. L'exécution de Miss Edith Cavell a soulevé une profonde indignation dans toute la population belge. * * * Le Pressbureau publie une communication de l'ambassadeur américain à Londres au sujet de la condamnation à mort de Mlle Cavell, coupable d'avoir donné l'hospitalité à des soldats alliés. Il ressort.de cette communication que les autorités allemandes n'ont pas tenu la promesse faite de communiquer tous le3 détails de l'affaire à la légation américaine à Bruxelles. Au contraire, les Allemands firent tout leur possible pour cacher* la condamnation et l'exécution immédiate du jugement. Celles-ci n'ont été connues que par une voie officieuse. La légation américaine tenta d'obtenir une remise de l'affaire. La .légation fut informée que. Mlle Cavell avait été condamnée le 11 octobre, à 5 heures du soir, et qu'elle avait été exécutée le lendemain, à 2 heures du matin. Les représentants de la légation américaine et l'ambassadeur d'Espagne, M. Villalobar, exprimèrent le désir d'obtenir une remise et insistèrent sur l'horreur de l'exécution d'une femme, d'autant que celle-ci n'était pas inculpée d'espionnage. Ils insistèrent également sur ce fait que la promesse n'avait pas été tenue de mettre la légation au courant de la question, sur l'effet déplorable qu'une exécution si sommaire pourrait avoir sur l'opinion publique en Belgique et ailleurs et sur la possibilité de représailles. Le baron von Laucken répondit que le gouverneur militaire avait seul à décider et que même l'autorité de l'em-p£r*0%« ne pouvait pas intervenir si le gouverneur rejetait l'appel. M. Villalobar prit même M. von Laucken à part et lui fit de vives observations qu'il hésitait à faire en présence des jeunes officiers de l'état-major. Mlle Cavel s'est adressée à la Cour après la condamnation et fit des déclarations concernant les différents faits pour lesquels elle était poursuivie. • Elle parla sans crainte et montra beaucoup de clarté. On lui demanda pourquoi elle avait aidé des soldats à retourner en Angleterre. Elle répondit que, si elle n'avait pas agi aigsi, ceux-ci auraient été fusillés. Elle ne fit donc que son devoir de patriote, tout en sauvant des vies humaines. Le prêtre qui vint la voir à dix heures du soir dans sa cellule la trouva d'un calme admirable. Elle déclara qu'elle était heureuse de pouvoir mourir pour son pays, qu'elle avait très bien su ce qu'elle faisait en avouant et en livrant ainsi au conseil de guerre toutes les preuves de sa culpabilité. Sir Edward Grey dit dans la lettre par laquelle il mande avoir reçu les communications américaines qu'il est certain que les détails de la condamnation de cette noble anglaise seront appris avec horreur par le monde civilisé. i L'attitude des autorités boches s'est en- . core aggravée par le fait scandaleux qu'el les ont voulu cacher les détails de ce crime preuve que ces autorités étaient bien con scientes que l'exécution de ce jugemen n'était pas justifiable. * * * Un nouvel avis vient d'être affiché ei ville. Il concerne les soldats alliés qui pour raient encore se trouver en Belgique. Li gouvernement allemand les somme d'avoir i 'se présenter dans les 24 heures à la Kom mandantur, pour être envoyés en Aile magne comme prisonniers de guerre. S'il ne se conformaient, pas à cet ultime appel, il: seront, sitôt pris, fusillés et le même sor sera réservé aux personnes qui les auront hébergés ou qui auront facilité leur séjou] dans le pays. .* * * Le professeur dr. H. Dorn, directeur de l'Institut Supérieur de Commerce de Nu remberg, va faire partie de l'administratior civile boche en Belgique. * * * Le 1er de ce mois, M. van Hollenhoven, con seiller de la légation des Pays-Bas à Bruxelles a visité l'installation de la cantine du solda-prisonnier. Il a été reçu par le comité. M Levie, ancien ministre des finances, présideir de l'oeuvre, a salué le diplomate dans un dis cours qui a fait impression M. van Hollenhoven a répondu en terme; émus, souhaitant un prompt retour dans leurs foyers des soldats belges internés en Hollande Il a ensuite visité en détail l'installation manifestant son admiration pour la bonne or ganisation d'une oeuvre si hautement humanitaire,* * * Nous lisons sous le titré ,,Un Démenti" Par ticulet suivant que publie ,,Le Quotidien" : La „Métropole" emprunte à l'„Echo Belge" qui prétend Y avoir copié dans le ,,BeIgiscl Da.gblad", un filet où il est parlé incideinmeir d'un article publié par l'avocat Hubert De Moor, de Bruxelles, dans le ,,Quotidien". Nous n'avons jamais reçu une ligne de M TV* "VJVin.',: ni reproduit une ligue de lui. Peut-être n'y a-t-il là qu'une confusion explicable à la rigueur, puisque tous ces jour naux paraissant à l'étranger ,,et se heurtent ainsi que le reconnaît l'a ,,Métropole" elle même dans un autre article, à des difficultés d'information et de contrôle surtout". Mais, comme nous avons déjà dû inflige] naguère un démenti à ,,l'Echo Belge", et que ce journal, à notre connaissance, n'a jamais rectifié^ son allégation, il nous sera permis d< croire à une récidive *de mauvaise foi. Elle nous étomie — et nous peine.' Nous, ce qui nous étonne — et nous peine (qu'on nous comprenne bien) — c'est que la rédaction du ,,Quotidien" .re<?oit, de le Kom-mandantur, l'autorisation de liro ^L'Echc Bel.rçe", — journal prohibé en Belgique, et pour cause ! A Li ®-|É e. C'est dimanche qne le Théâtre de Fontainebleau a rouvert ses portes. La salle est beaucoup plus attrayante que par le passé. L'éclairage électrique a remplacé le gaz et tous les services ont été mieux agencés. Une salle bien garnie attendait la levée du rideau sur la magnifique pièce de Brieux, T.aRobt Rouge. L'œuvre a été très bien interprétée par Mme Berthe-Andrée (Yanetta>: M. Bod-son fMouzon); Brésyl (Vagret); Franck (le président des Assises). On a donné ensuite Denise, d'Alexandre Dumas. A O en sa eS. Le ,,Telegraaf" apprend les détails suivants au sujet du cas de M. de Hemptinne, membre d'une des plus vieilles familles gantoises, arrêté par les Allemands. Le bruit courait qu'il serait fusillé. L'exécution de cette sentence n'a pas été ordonnée, mais M. de Hemptinne est toujours maintenu en prison. Les Allemands l'accusent d'avoir logé une personne suspecte dans son château de St. Denis. Cette personne no possédait aucun papier. Naturellement, les •Allemands ont vu là une affaire d'espionnage ! Mais nul ne sait ce qu'il en est, pas plus que le fait n'est prouvé d'une personne de marque (on parle même du Pape) qui aurait usé de son influence pour sauver le prisonnier de la mort. Ce qui reste établi, c'est que nous avons de nouveau affaire à une de ces causes mystérieuses et que nous pouvons la ranger sous la rubrique si souveut employée par M. von Bis-sing et qij'il qualifié notamment dans sa proclamation , ,d'agissements hostiles dans le dos de l'armée". •* * * La rédaction de ,,De Vlaamsche Post" ose enfin se faire connaître : Les trois représentants de là rédaction, têtes de Turcs pour les Boches, têtes do Boches pour les Belges, se nomment : J. do Boevé, A. Thiry et R. Kimpe. Dans ce même torchon paraît un article de Gustave Vermeersch, intitulé: ,,De leergangen van Vlaams voor de Waalse dieven van de open-bare ambten in het Vlaamse land", ce qui signifie: ,,Les cours de flamand pour les voleurs wallons de fonctions publiques en pays flamand".Comme crapulerie, il n'y a pas mieux! * * * Des représentations flamandes de comédie auront lieu deux 'fois par semaine. Au programme des pièces de Multatuli, Willem Schurmann, Sudcrmann, Pinero, Bjoernson, etc A Bruges. Lors du dernier bombardement de Zoe-brufrsre, des obus sont tombés entre Bruges et .Lissewesrhe, Beaucoup eie gens affolés ont fui de Lisseweghe vers Bïiujas, principalement des femmes portant des enfants. Cette arrivée de fugitifs a causé un insta] de panique parmi la population brugeoise. A Bruges-Bassins, environ 800 ouvrie: belges—contraints par la menace autant qi par la misère—travaillent à des travaux c - fortification et à la construction d'r , pont-abri pour sous-marins. Le jraz de Bruges éclairait de nombreusi i communes environnantes et notamme] L'Ecluse, en territoire hollandais. Les Ail mands ont coupé toutes les canalisations c t gaz dépassant les faubourgs de la ville. C'e: . ainsi que Damme, Houcke, Dudzeele, Wes » capelle et L'Ecluse sont dépourvus de toi L éclairage. Les Boches imaginent de cet façon empêcher les avions de trouver le chemi de Bruges. A Ostende Voici quelques détails sur le demie bombardement anglais : La gare maritime a été complètemei détruite. Le beau phare s'est effondré soi le choc des obus. L'usine d'électricité n : pas été atteinte. Le quai des pêcheurs ■ légèrement souffert, Un obus est tombé si l'hôtel-restaurant Tarte, qui a été détruil Les entrepôts ont' sérieusement souffert < les Allemands, ne s'y sentant décidémei pas en sécurité, les ont abandonnés. Ils oi fait évacuer tout le quartier du phare ain: ' qu'une grande partie du quai des pêcheurs Outre les dégâts déjà signalés, les aéroplane i alliés ont causé, par-ci par-là, quelques de; tructions, Un .de leurs projectiles a atteir l'Hôtel des Thermes, séjour favori des ofï ; ciers allemands. Un autre a détruit la maiso de l'huissier Louf, située non loin de là. L Kursaal a également été atteint. Mais plt ' aucun projectile n'est tombé sur ce qu'o peut appeler le noyau central de la ville. A Termonde. Nous venons d'apprendre le décès de Do: Maurus Lebeau, abbé mitré de l'abbaye de Te 1 monde. | La magnifique abbaye fut inceneliée par 1< ' barbares teutons l'année passée, le jour do : ' destruction de la ville de Termonde. * Le R vérendissime Prél'at, la mort dans l'âme, t réfugia avec une partie de ses religieux T'âïbibàye do Steenbrugge. Plus tard il s'éti blit en Angleterre à l'abbaye do Ramsgat* finalement il trouva un refuge à Talacre Ha (North Wales), en la maison hospitalière c Lady Mostin. ' C'ést là qu'il tomba gravemei malade et mourut. A Eecloo Lors des troubles qui élatèrent récemmen à Eecloo à la suite des mesures tyrannique prises par les Allemands, le général alleman Aegedie, à la tête de qui une femme a va: lancé un sabot, se vengea en enfonçant so sabre dans le corps d'un malheureux ouvrie] Dans les FlaMcSres Le curé Foulon, de Staden, s'était enferm dans sa cave avec quelques habitants. Tou à coup, il entendit frapper à coups redoublé sur la porte. L'abbé ouvre. Des soldats aile mands se présentent qui exigent qu© les sol dats français, cachés, disent-ils, par l'ecclé siaetique, Jeur soient livrés sans retard. L prêtre n'a pas encore répondu qu'il tombe frappé à mort. Et les soldats de faire fei dans la cave, tuant ainsi trois personnes Voilà le respect que l'armée allemand' manifeste pour les civils et les religieux I * * * v Cinquante ouvriers, originaires de Thielt ont été aperçus à Zarren, près de Dixmude en route pour les tranchées allemandes. -«• * *• A Audenaerde, l'industrie se relève ui peu : on travaille d'ans quelques fabrique le nombre d'heures permis. C'est un soula gement pour la caisse des chômeurs et quand la classe ouvrière gagne un peu, 1; petite bourgeoise en aura sa part. Pa: contre, presque tous les articles ont subi une légère augmentation au Magasin américain Awx frcusïtières. Peut-être vaut-il x ne pas faire con naître le nom des localités frontières que gardent de nombreux soldats allemands e d'oïl nous parviennent des ^nouvelles fraî ches. D'autant que ces soldats ne se gênen-pa6 pour faire des grimaces derrière le do: de leurs officiers devant tout le monde.., Il y a là d'ailleurs un invraisemblable ramassis de nains, de bejssus et de malheur eus à poitrines de poulet, qui n'ont aucun* envie d'aller au front, s'entend ! — nous devons partir, ce sera pour lia Hollande. Bel exemple de patriotisme! — C'est que nous 60inme6 très bien cheï vous. Nous mangeons bien, nous 1 uvom davantage. Nous mangerons même jusqu'à votre dernière vache. Après, on se gerrera le ventre. Celui qui prononçait cette phrase imprudente avait, en effet, un ventre énorme que son ceinturon ne parvenait pas à boucler Comment fera-t-il pour le se: "er. Mais quand à tout manger, ils feront comme ils le disent, on n'en peut pas douter. La frousse de ces hommes d'armes est invraisemblable. La nuit, ils se calfeutrent dans les immeubles qu'ils se sont réservés, tandis que deux sentinelles, chacune eu sens contraire, montent la garde en tournant, sans repos, autour de l'habitation.. Dernièrement, pour faire preuve sane i doute de ,,KiviK^atioU", lorsoue la propriétaire d'une maison ainsi fâcheusement | habitée vint voir dans quel état se trouvait it son salon, huit soldats se mirent nus devant elle. :s Et croyez qu'un Allemand ne sent pas ie bon. Une très vieille expression dit: „Puer le comme un Goth". Ça remonte à loin et la n Kultur n'a pas remplacé l'odeur! * * * ;s On fait croire aux Soldats des bourdes it e ans nom. Ils • sont persuadés — evidem-3- ment — qu'ils auront la victoire. Toutefois, le ils savent qu'ils ne resteront pas en Bel-st gique. Seulement, en dédommagement, on t- leur donnera le Congo. it — Est-ce qu'on y mange bien?, telle est :e la première question qu'ils vous posent, n C'est étonnant ce que ces Allemands pensent à boire et à manger. Au demeurant, on se moque d'eux et souvent on leur monte des bateaux insen-(r ses sur lesquels ils s'embarquent de con-fiance. a il y b un an! Lr . r- UVlsls 111,141 LU. G ^ continue sans succès sur tout la front ^ Nie u-port-Dixmv.de- J pres-M eniw- Warn&tm-Bassée-Jtrrcœj etc. Les digues aux envù rons d'Y près so\nt rompues, le pays est in on-5i dé; à Craonne, trois batteries *allemandes sont détruites par Vartillerie française. De nombreux Allemands, plus de 2000, se font désarmer en Hollande. En\ Prusse orientale, £ déroute des Allemands, chassés du Niémen j_ et du gouvernement de So\wùalki. An Golgotha. UUUVdil'Uia auu- péfiantes. Il y a des gestes qu'on ne peut attendre que d'eux et dont l'effet trouble n les esprits les plus indifférents et les con-:- sciences les plus faciles. Une agence télégraphique a annoncé que les officiers du kaiser >s font faire l'exercice aux troupes turques J dans la plaine de Samarie et qu'ils ont éta-;ô bli une butte de tir au Golgotha. Là où s'est à accompli le plus grând drame qu'ait connu i_ l'humanité et dont le souvenir émeut ®n-, ; core des millions d'êtres, là où expira le Fils 11 de l'Homme et .où se décidèrent les destinées e d'un monde, les Teutons font l'instruction t militaire des Turcs asservis à leur domination, et le Golgotha n'est apparu à leurs yeux que comme un lieu favorable à l'établissement d'une butte de tir. t C'est du germanisme intégral, de la s ,,Kultur" parfaite. En dehors de tout sen-1 timent religieux, on s'effare devant ce fc cynisme fait d'orgueil et d'incompréhension. 1 Leur mentalité est telle que leur âme siym, ble fermée à toute clarté, à tout élan généreux. La méthode, l'application systémati- > que de formules d'apparence scientifique a s atrophié chez eux la faculté de penser et de t sentir. L'idée qui crée de la beauté et de la s grandeur, qui donne de la vie au geste et lui . permet d'exprimer les aspirations les plus nobles du coeur, ils ne la connaissent plus. . Tout C9 qui constitue une force morale dans 3 le monde n'est plus pour eux qu'un moyen de réalisation de leurs ambitions et de leurs [ convoitises. Cette force morale, ils s'en servent là où elle peut produire des effets uti-i les; ils la dédaignent comme une faiblesse partout ailleurs. Le Golgotha ne parle pas à l'imagination des Turcs ; c'est un symbole d'une civilisation qui n'est pas la leur, à » laquelle, depuis des siècles, ils 9ont hostiles. » L'Allemand peut donc s'en servir connue de n'importe quel lieu de la terre. C'est . un accident de terrain dont il y a quelque parti 1 à tirer dans un but déterminé. 5 N;a-t-on craint tout au moins de déplaire • aux catholiques d'outre-Rhin qui sont une > puissance dans l'empire? Nullement. Le i ,,vieux dieu" du kaiser supplée à tout et, ■ au besoin, M. Erzberger, qui a trouvé ; moyen d'expliquer du point de vue catholique le massacre des populations chrétiennes de Belgique, arrangera les choses. L'Allemagne de Guillaume II se proclame la protectrice de toutes les religions partout où elles peuvent la servir. Le ,,vieux dieu" i qu'elle invoque prétend être à la foi$ celiii > de toutes les confessions chrétiennes, celui des israélites et des m ah omé tans. Il est ; bien certain que là-bas, au plus profdnd de > l'Afrique, les Germains doivent convaincre les peuplades errantes que le6 idoles grossièrement sculptées dans le bois, que vénèrent les simples, symbolisent également le dieu allemand. Et 6i l'on montre aux sauvages une statue de Hindenburg, ornée des clous qu'y planta la ferveur allemande, les sauvages doivent le croire sans peine. Les soldats turcs commandés par des offi-: ciers allemands au Golgotha, on s'imagine très bien la scène: ,,En s'en allant, ils rencontrèrent un homme de Cyrène nommé Simon, et ils l'obligèrent à porter la croix de Jésus. Ils arrivèrent à un endroit nommé Golgotha. Ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel et, l'ayant goûté, il refusa de le boire. Après l'avoir mis en croix, les soldats se partagèrent ses vêtements, dài les tirant au sort. Puis ils s'assirent pour le garder. Au-dessus de sa tête, ils avaient placé une inscription indiquant son crime: cehii-ci est Jésus, le roi des Juifs..." Oui, .à dix-neuf siècles de distance, d'-3st bien la même scène qui se représente au Golgotha, et ce que gardent ces soldats d'i kaiser et du 'sultan, c'est le Nazaréen pleurant du h aut de la croix un monde ou'il croyait avoir sauvé par l'ampur et la pitié, j (Le Tempsj :

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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