L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1918, 07 Juli. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 07 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/1g0ht2h72s/
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4ê«e Année N° 1353 S cents Dimanche 7 juillet et lundi © Jaiillet SQSS L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. Journal quiotidiera du rrajatiw 33*sraâsisfant est Hollande Belge est notre nom de Famille. " Toutes les lettres doivent être adressées a« bureaude^édactiom : IV. 5K. VOORBURGWAL 234-240 AMSTj'EBgPA/Vi. Téléphones: 3797 Ci -' Rédacteur en CheS: Gustave Jaspaere. ho. Charles B ernartl, René Chambrjr, Com.té de Rédaction : ? ^ Paigpa,.é. Abonnements: Hollande fl. 1.50 par mois. Etranger fi. 2.00 par mois. Pour les militaires au froni et les militaires internés en Hollande fl. 0.75 par mois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. les Éux conceptions. On peut dire que les discours prononces à l'occasion de l'Independence Day, ainsi que les lettres échangées à cette occasion entre les hauts personnages officiels, ne servent qu'a illustrer 1s magnifique effort des Etats-Unis. Au 4 juillet 1913, julus d'un million de soldats américains, instruits, armés, équipés, ont débarqué sur la sol français. Ce> nierne ■jour cent navires ont été lancés sur les ^chantiers de l'Amérique. Deux grands événements' qui signifient l'un une victoire future, l'autre une victoire présente. A partir d'aujourd'hui, en effet, où les constructions de navires dépassent les pertes, les alliés •dominent complètement la situation maritime, le sous-marin est vaincu; demain, grâce au concours américain, les alliés domineront complètement la situation militaire, Ludendorff sera vaincu. Mais le discours que M. le président Wil-son a prononcé à Mcunt Vernon, sur cette butté sacrée d'eu jadis s'envola l'idée de liberté qui allait créer un nouveau monde, contient en soi'la vertu d'une action. Jamais, au cours de cette guerre, homme d'Etat ne prononça -des paroles plus nobles, plus élevées, nous dirons aussi plus efficaces. C'est la réponse, et quelle! à l'insolente et triste harangue que Guillaume II prononça récemment au grand quartier général allemand. Voyez l'antithèse : D'un côté le souvenir de la fondation de la puissante union des Etats de l'Amérique du Nord, fondée Bur la Justice .et le Droit. De l'autre le rappel d'un règne de contrainte et de violence, de trente années de préparation à la guerre d'un empire de proie fondé par la guerre feu et cimenté avec le sang et les larmes des peuples conquis. D'un <>oté, le chef d'une démocratie de cent millions 1 d'hommes, qu'aucun signe extérieur ne distingue de oéux qui l'ont élu, un chef sorti du peuple et qui, modestement, reprendra sa place parmi le peuple comme l'illustre George "Washington dont il évoquait la grand© ombre, de l'autre côté l'autocrate en uniforme d'apparat, oaradanà avec les symboles surannée du globe, du sceptre et de l'épee, de l'épée surtout, dégouttante du sang ae cax millions d'hommes. „Cette guerre est te lutta entre deux conceptions du _ monade, avait dit Guillaume II; te conception mercantile anglo-6axonne et la conoeption vertueuse allemande." Et que répond le prési-den Wilson? ,,0ui, cette guerre est la lutte entre deux conceptions du monde: la conception d'un monde fondé sur le bien et celle d'un monde fondé sur le mal". Où est l'erreur et le mensonge? Où la vérité et Ja justice? Les hommes, tous les hommes, quel que soit le Dieu qu'ils adorent ou la raison qu'ils invoquent, s'inspîrant des plus nableé principes où l'humanité au cours des siècles a reconnu ces impératifs catégoriques dont rien ne peut nous faire dévier, répondront cî'une seule voix. Quels sont donc les effets de cette vertu dont se réclame Guillaume II ? Le monde tout entier plongé dans le deuil, les pjus'beaux monuments de l'esprit humain détruits, pour cinq cent milliards de richesses perdues, tous les jeunes hommes de l'Europe, la forcé et la fierté des nations, fauchés dans la flefur de leurs espoirs, à l'aube de leur avenir. Et qu'est-ce donc qui nous est garant de la vérité que proclame le président Wilson? C'est le sa- • crifice de ses jeunes hommes et de ses biens qu'à son tour le Nouveau Monde nous apporte, un sacrifice aussi total que désintéressé. Car les Etats-Unis, qui ont levé deux millions de soldats et voté cent milliards de crédits de guerre, ne demandent rien pour eux-mên*es. Ils ne recherchent ni débouchés nouveaux, ni colonies, ni agrandissements de territoire. Ils ne cherchent pas à asservir, ils ne demandent qu'à libérer. Et seulement la , h aine de la servitude, et seulement l'amour de la liberté les guident. La voilà, la rapacité des peuples anglo-saxons que l'autocrate de Berlin prétendait mettre en opposition avec, la vertu germanique, et ainsi le président Wilson peut dire véritablement: je fais la guerre que nos ennemis appellent fraîche et joyeuse, mais par détestation de la guerre, ce fléau dont je veux débarrasser le monde.» Je fais ïa guerre à la guerre. Dernièrement M. de Kuhlmaiin parlait de compromis. Non, il n{v a pas de compromis possible entre le mal et le bien, il n'existe pas d'amiable composition entre ce qui est juste et ce qui ne l'est pas. Le président Wilson, le chef du plus grand pays demeuré neutre au début du conflit et qui eût pu devenir l'arbitre entre les deux groupes de puissances qui se combattent, a prononcé. Il a jugé, il a pris l'épée, c'est lui maintenant qui tranchera. Répétons ici les mots qu'a prononcés M. Wilson et qui doivent restés gravés dans notre mémoire pour que nous puissions en faire notre réponse à ces opportunistes qui ne s'aperçoivent pas qu'à transiger avec le crime on se fait le complice du crime ,,Le passé et le présent sont plongés dans une lutte à mort et les peuples de la terre sont écrasés dans ce conflit. Il ne peut y avoir qu'une façon d'y mettre fin. Le règlement doit être définitif. Il ne <. peut pas être question d'un compromis. Une demi décision serait insupportable, un demi arrangement incompréhensible". Et encore cette formule où le président Wilson définit nos buts de guerre: ,,Ce que nous voulons c'est le règne de la loi, basée sur l'assenti' j ment des justiciables avec l'appui de l'opi- -nion organisée de l'humanité. " 1 La puissance d'une nation de cent millions d'hommes, toutes les réserves en soldats, en argent, en matières premières que le monde possède encore sont derrière cette 6 formule. Et, si dur qu'il soit, le gantelet de ' f«r de gjjâfeîffîe S® WiseTa dessus. ' «tes BMard. J ' Opinion dans les milieux autorisés à propos ils la dernière déclaration du Conseil des Flandres. Le gouvernement allemand vient de se faire adresser à lui-même dans la personne de son. gouverneur général de la Belgique par le soi-disant Conseil des Flandres, qui. n'est que l'instrument dé sa politique, une déclaration de ralliement sans reserve aux buts de guerre de l'empire allemand. Les services de propagande allemande représentent cette déclaration. comme une profession de foi des populations flamandes, bien que celles-ci, par des manifestations impressionnantes, ^ient répudié l'activisme et frappé d'indignité^ la poignée de traîtres qui ont constitué le Conseil des Flandres. Le document qu'on livre à la publicité es6 un acte nouveau de trahison. 11 fait éclater à tous les yeux l'inspiration allemande qui le dicte et qui imprègne l'intrigue activiste depuis ses origines. On y retrouve à peine modifiées pour le besoin • des circonstances les assertions ordinaires cent fois réfutées de la presse germanique au sujet de la Belgique. Avec la servile docilité des agents soudoyés de l'administration allemande ils réclament la destruction de la nationalité belge et le morcellement de la Patrie. Ils attendent le salut de l'empire et annoncent que l'indépendance des Flandres sera garantie par l'Allemagne dont ils implorent la tutelle. Ils adoptent °ainsi les thèses classiques du pangermanisme. Ils excusent la violation de la neutralité, les dévastations, les horreurs et les excès de l'invasion et de l'occupation étrangère. Ils répudient le gouvernement national; entre lui et l'ennemi ils optent pour l'ennemi. Ce document atteste le vrai caractère du seil des Flandres qui ne fut jamais qu'un département occulte de l'administration allemande. t , Le programme activiste s'y revele modele sur les ambitions du militarisme prussien. La nouvelle déclaration du Conseil des Flandres soulèvera le mépris de-tous les Belges, en Belgique ' occupée et au dehors. C'est le défi du sentiment national qui stimulera la haine voueé par les populations aux envahisseurs et- à leurs complices. La laigiqus place toujours l'honneur au-dessus ds tcui. Un éditorial du grand journal péruvien „E1 .Comercio" contient notamment: ,,A toutes les manifestàtions allemandes, soit de menace, soit de dissolution, soit de menteuse affection, la Belgique répond la même phrase qu'en entrant dans la lutte, alors qu'elle était sûre d'être vaincue et de souffrir : Au-dessus de tout, l'honneur de la nation ; pas une minute de faiblesse ou d'hésitation... ,,Les conditions de la Belgique sont claires: ce sont celles qu'Albert le Grand, fit connaître à Sa Sainteté Benoit... ,,...Ce sera un exemple éternel pour l'humanité et pour l'histoire que celui du grand peuple belge pour qui l'adversité ne signifia nullement ni claudication. ni trahison, ni lâcheté. L'ennemi l'a traité sans pitié, l'injustice et l'iniquité ont tombé sur lui ; ses enfants gisent sur les champs de bataille; ses femmes ont cherahé un refuge en terre étrangère bien qu'amie; ceux qui n'ont pu abandonner le pays gémissent sous le joug oppresseur ; ses machines, ses instruments de labour et jusqu'aux effets personnels lui sont arrachés et portés sur la tdrre ennemie; mais, comme un seul homme il entoure son Roi, l'aime et le glorifie! La Belgique réclame son droif ©t, plutôt que d'accepter une paix comme celle de l'Ukraine, elle préfère la mort; pour elle il n'y a pas de terme moyen dans le grand dilemme historique. Ou la mort ou la liberté, s'ex-clame-t-elle : et plutôt que de cesser cj'être un peuple libre, elle préfère ne plus exister sur cette planète. ,,Dans cette heure de faiblesse où tout paraît ombre et ténèbres, s'élève une grande lumière, la lumière de la Belgique. Les fléchissement^ de la chair n'arrivent pas jusqu'à ce peuple illustre. Comme le panache du grand Roi, sur les champs de bataille, la Belgique, à cette heure, montre le chemin dé l'honneur et de la gloire." Pour les mutilés de Katwijk Pour le Phalanstère Belge de Kat-wyk: Dam l'espoir que tou-s ceux qui le peuvent songeront à soutenir la belle oeuvre de Kattpyk 50.00 fl. Pour nos œuvres Vente de cartes postales illustrées et Pro Belgica du Bur. de pro-pag. ,,A. pr. 0." Zivolle, au profit: le du Phalanstère de Katwijk dont la gratitude revient au dé-voué m. d. logis Ketelbuters (Eindhoven) 2.-50 ,, 2e des familles d'internés id. id. au dévoué Comité belge de se-, cours d'Harderwyh et à son actif président, le colonel du génie ' Lemière 18.50 3> Se de la .Croix Rouge, 6e versement, pour 1 lit d'hôpital 5.00 ,, Wameless pour *les pauvres 1.00 fl. . q . «m». i! y a un an 7 juillet 1917 : Les Russes occupent la lorét de Sajenha et les villages de Godof, jiachofsky, Sveniatsji, Lavikotse et Travol-oki.Les Britanniques progressent à, l'est de Vytschaete. 8 juillet 1917 : sLes Russes prennent plu-ieurs villages à l'.ouest de Stanislau, font '131 prisonniers et capturent J+8 canons. Les Français enlèvent trois positions aile-nandes à l'ouest du Mort Éornpie et ou ii En Belgique. Epidémie mystérisusse? (D'un correspondant particulier). On signale de la partie méridionale de 1î Belgique l'apparition d'une épidémie don les symptômes ne laissent pas d'inquiéter L corps médical, en raison surtout de l'ex tension rapide qu'elle a prise dès le début S'agit-il de cette mystérieuse maladie qu s'est abattue récemment sur l'Espagne e' qui vient. également d'apparaître en Aile magne, où elle fait rage dans les grande? villes, surtout à Berlin, Munich, Stuttgart, etc. ? S'agit-il simplement d'une ré apparition tardive de l'influenza, contre la quelle la population serait insuffisammenl prémunie par la mauvaise alimentation ao tuelle? On n'est pas encore fixé., Ce qu'il y a de certain, c'est qu'à Char-leroi, Mons et les environs il y a actuellement un grand i^ombre de malades et que 1 les . médecins sont littéralement sur le< dents. A,vrai dire, l'épidémie présenterait, paraît-il, un caractère assez bénin et l'on n'aurait heureusement pas à constater de cas graves ou martels. Dans les troupes allemandes, qui occupent la région, il y aurait aussi un nombre considérable de malades. Il est d'ailleurs très possible que la maladie ait été apportée d'Allemagne en Belgique par les convois militaires, qui ont été très nombreux tous ces temps-ci. A moins encore qu'il faille voir une corrélation entre cette épidémie et celle que l'on signalait ici récemment parmi les troupes mêmes du front. A Bruxelles Il a été décidé d'accorder aux membres du personnel de la police d'Ixelles des indemnités de 375 francsjpour les agents, 400 francs pour les agents spéciaux et agents inspecteurs, 450 francs pour les officiers et 500 francs pour les commissaires de police, ceci pour récompenser ces fonctionnaires de n'avoir pas pris de congés pendant les années 1914, 1915, 1916 et 1917. L'indemnité pour la masse d'habillement du personnel de la police a été portée de 250 francs à 500 francs. * * * Pour répondre à un désir exprimé depuis longtemps par les membres de son corps de police la commune de Saint-Josse-ten-Noode s'est résolue à ouvrir dans un de ses bâtiments un atelier où l'on se chargera de la réparation des chaussures. Les policiers auront le droit de s'adresser à cet atelier chaque fois qu'une réelle nécessité s'en fera sentir. A Namur Un9 bonne nouvelle que nous nous empressons d'apporter aux nombreux amis que M. Angerhausen, commissaire en chef . de Namur, compte parmi les Belges réfu giés en Hollande. Le sympathique fonctionnaire, dont oi L a récemment annoncé la mise en état d'ar restation par les Allemands, a été, sur ui J ordre venu de Bruxelles, ^relâché -après un* courte détention. Falkenhausen et 6cu entourage se son' sans doute apèrçus de l'effet déplorable que ne manquerait pas d'avoir, non seulemeni en Belgique, mais aussi à l'étranger, um arrestation aussi arbitraire et aussi illégale et que rien ne motivait, sinon un accès d< mauvaise humeur de, quelques officiers boches."^'annonce de sa mise en liberté, venanl • peu après celle de son arrestation, a causé j le plus vif plaisir à tous ceux — et ils sont ! nombreux — qui, à Namur et à Huy, connaissent et apprécient M. Angerhausen. Naturellement, les boches ont oublié d* lui faire des excuses ! * * * De nombreuses usines, particulièrement j le long de la ligne de chemin de fer ,entre {. Namùr et Huy, sont exploitées par les Allemands. Des prisonniers, appartenant aux armées ' alliées, y travaillent côte à côte avec des civils belges réquisitionnés, et aussi des évacués du nord de la France. Ces malheureux sont organisés militairement en ,,compagnies, de travailleurs"; pour chaque dix homines il y a un soldat boche, un vieux ,,landsturmj", qui ne les quitte pas d'un pas. Ces brutes se montrent d'une férocité révoltante; on dit dans le pays qu'il n'est pas rare que de malheureux travailleurs soient blessés par ces horribles gardes-chiourme et que nombreux sont ceux qui succombent à la suite des mauvais traitements qu'ils ont dû endurer. C*est ce qui est arrivé en particulier à Tamines. A Visé La région du territoire de Moresnet esi comme une tour de Babel des peuples. De? captifs de toutes les nations alliées travaillenl au déboisement afin d'aménager des lignes De ceauville. Des convois d'Autrichiens, mais surtout des artilleurs, ont défilé durant plus de dix jours. Libérées par les Roumains, deus divisions bulgares au moins, évalue-t-on, sonl passées en direction de Liège. Un capitaine bulgare, dans un café, s'est vanté d'avoir fail ses études à l'université. On a donc acquis uassi la certitude que les alliés de l'Allemagne sont tous au front occidental. Les officiers turcs passent dans des. autos boches. Ce sont surtout des officiers d'état-major. Des centaines, peut-être des milliers de canons du type Schneider—Poutiloff et de Pitts-burg, pris. dans les arsenaux russes, et surtout des bouches à feu de gros calibre encore toutes utilisables, mortiers japonais, etc., encore écussonnés aux aigles impériales russes, sont employés par les' Huus pour servir contre ceux qui les ont payés. Les opérations militaires. • Bombardements réciproques» Outre des actions d'artillerie assez violentes les communiqués ne signalent pas d événements importants. Sur Ee front occidental. Bombardements dans la contrée de Schsrpenberg. (Communiqué officiel.) LONDRES, 5 juil],#. (Reuter.) Le nombre de prisonniers faits par nous hier dépasse 1500. Excepté des actions d'artillerie ennemie dans la contrée de Scherpen'berg on ne signala aucun événement important. Actions d'artillerie. (Communiqué officiel.) PARIS, 5 juillet. (Reuter.) De part et d'autre l'artillerie déploya une activité modérée qui fut un peu plus intense au sud de l'Aisne, principalement dans la contrée de Cutry et du Mont-Gobert-. A l'ouest de Bussiares les Français exécutèrent un raid et firent des prisonniers. L'activité dans ies airs. Le matin du £ juillet des avions anglais attaquèrent avec succès les stations de Coblence et de Saarbrucken. Au-dessus de Saar-brucken ils furent attaques. Tous les appareils rentrèrent indemnes. Le commentaire Havas. PARIS, 5 juillet (Havas.) Les Français et j les Anglais ont célébré l',,Independence Day" j en remportant chacun un brillant succès au front, où ils 6'emparèrent de positions importantes et où ils firent environ 2500 prisonniers. Ces chiffres indiquent mieux que n'importe quel commentaire la valeur des résultat? obtenus. Les Français exécutèrent a/vec succès une 1 attaque entre Mqulin-sous-Touvent et Autreches. Les Allemands qui s'étaient avancés entre ces deux points avaient occupé de fortes positions sur le plateau. A cet endroit leur front formait un saillant qui, à la suite de la marohe des Français, a complètement disparu. L'attaque commença, à 7.25 heures, après un ; bombardement préparatoire qui dura quel- 1 ques minutes. En dix minutes la première ligne, qui se trouvait à 600 mètres, fut atteinte, ce qui témoigne d'un élan ren arquable des détachements qui prirent part à l'attaque. L'ennemi n'offrit qu'une faible résistance. A notre aile gauche le feu des mitrailleuses ennemies fut bientôt» réduit au silence et une . heure après déjà les prisonniers affluèrent de . tous les côtés. Sur !e front italien. Les succès italiens. PARIS, 6 juillet. (Havas.) Après avoir rejeté au' delà de la Piave l'armée austrû- aoneroisa* iea ïtaJkas ppuvajçftfr xaarau^ [le matin du 29 juin, à leur tableau de victoire le chiffre de 18.000 prisonniers faits ' entre le 25 et le 29 juin, c'est-à-dire entre le début de l'offensive et sa fin. Mais tan-' dis qûe tout le long du fleuve la situation d'avant l'offensive avait été totalement et complètement rétablie, elle ne l'était pas •tout à fait dans la région- montagneuse. C'est à quoi s'employèrent les Italiens au cours des journées du 29 et du 30 juin derniers. Par leur action contre-offensive ils rejetèrent les Autrichiens du mont Valbel-la, du col del Rosso et du col d'Eckele (les 3 seuls endroits où les ennemis avaient réussi à prendre pied) et là aussi la situation.fut intégralement rétablie. Au cours de ces 2 journées les Italiens s'emparèrent de 88 officiers, 1935 soldats et d'un important butin dans lequel figuraient une soixantaine de mitrailleuses. Après quoi le commandement italien entreprit au. cours des journées suivantes des actions offensives locales en 2 régions distinctes: du côté du mont Grap-pa, où l'on put s'emparer de 25 officiers et 600 soldats environ, et du côté de la basse. Piave jusqu'à la mer où furent faits prisonniers 52 officiers et 2110 soldats environ. C'est donc 4810 hommes qui, depuis le 29 juin, ont été capturés, qui, additionnés, aux 18.000 pits entre le 15 et le 29 juin, donnent un total de presque 23,000 prisonniers oapturés par les Italiens depuis le 15 juin. Ces différents succès, remportés aussi bien en montagne qu'en plaine, prouvent que l'armée italienne est sortie de l'offensive ennemie en pleine possession de son mordant et de ses qualités offensives. La situation en Russie. Lss Tchéco-Siovaques déîcgent les bolscheviks. d'Irkoutsk, de Nisjniludinsk et de Toulsen. ( Comrn.? ■ niqit r o fficiel. , LONDRES, 5 juillet." (Reuter.) On signale d'Irkoutsk: Les Tchéco-SlovaqUes ont complètement battu les troupes bolsche- j viks à l'ouest d'Irkoutsk et les ont délogées de Nisjniludinsk et de Toulsen, à l'est du lac de Baïkal. Les bolscheviks ont évacué Irkoutsk. Les armées du grand-duo Miohel. LONDRES, 5 juillet. (Central News.) On signale de Russie à l',,Agenzia Liberia" que des milliers de soldats russes se rangent sous les drapeaux du grand-duc Michel qui dispose en outre d'un état-major d'officiers Télégn»ïriïnfis général de Ceuninck au général Pershing et à M. Brand Whitlosk. Le ministre de la guerre belge adressa au . général Pershing le télégramme suivant: t En ce jour mémorable du 4 juillet 1918 où L l'armée des Etats-Unis célèbre sur le champ de bataille l'Independence Day, je vous. adressa. le salut cordial et la déférente sympathie do L l'Armée Belge qui s'associe à votre fête natio-1 nale avec l'élan et la ferveur de troupes qui depuis près de quatre ans luttent sans trêve ; pour l'indépendance de leur pays. A cette oc-j casion des détachements de toutes les armes défileront sous les plis du drapeau américain hissé sur la plaine, de Flandre. Tous les coeurs 1 sont unis dans le mémo voeu -pour le succès,des armées alliés et dans l'attente du jour glorieux ! çù vos troupes défileront à leur tour sous les plis de notre drapeau tricolore hissé , dans nos cités reconquises. Le général de Ceuninck adressa également à M. Brand Whitlock, ministre des Etats-Unis au Havre, un télégramme dont voici le texte: A l'occasion de .l'Independence Day j'ai l'honneur de vous exprimer en mon nom et en celui de l'armée les sentiments de profond attachement et de gratitude éternelle au noble pays des Etats-Unis. Jamais le peuple belge n'oubliera que, du jour où l'Allemagne déloyale eût- envahi son territoire, les Etats-Unis prirent aveo une sollicitude touchante l'initiative de ravitailler ses populations en détresse. Les j liens que la reconnaissance a forgés se dou- j blent aujourd'hui de la fraternité des armes et J dans la lutte pour le même idéal de justice et j de droit l'armée belge envoie son salut ènthou- I siaste au peuple américain et à sa valeureuse | armée qui, dans le déploiement merveilleux de • son effort, lui montre l'aurore de la victoire. ! Ert France' MM. Brantïng et Kerensky à Paris. PARIS, 6 juillet. (Reuter.) A la réunion des socialistes unifiés M. Kerensky donna lecture d'une motion adoptée le 18 mai dernier par de nombreux membres de l'Assemblée constituante, rejetant le traité de Brest-Litovsk et déclarant' que la Russie se considère encore toujours eu état de guerre avec l'Allemagne. M. Kerensky oondàmna sévèrement le bolschevisme. Les'deux faits causèrent une certaine im-; pression. M. Branting releva plusieurs symptômes ' indiquant que les socialistes allemands envisagent la possibilité d'une conférence socialiste internationale qui -sera tenue suivant que les circonstance? le permet iront * * * La fête de l'indépendance et î'opinîon française. • PARIS, 5 juillet. (Havas.) La. presse française commente longuement les cérémonies et les discours patriotiques qui ont marqué la .célébration du 4 juillet et affirmé, d'une manière solennelle, l'étroite solidarité des peuples unis peur la défense de la liberté. Le ,,Temps" écrit: ,,La guerre i nous a appris que nous ne pouvons pas nous passçr les uns des. autres. Sans la résistance héroïque de la Belgique l'Allemagne ga-. gnait plusieurs jours et réalisait son plan d'attaque.foudroyante. Sans la Serbie nous luttions crullement séparés du monde russe, isolé de l'occident. La Russe, en jetant ses avant-gardes sur la Crusse orientale, a travaillé à la victoire de la Marne. La bataille de Champagne, de septembre 1915, a ramené le gros des armées allemandes sur le. front occideûtal et a soulagé la Russie vaincue. En juin 1916 l'offensive de Broussi-lof a sauvé l'Italie; en juin 1918 la victoire italienne interdit à l'Autriche de renforcer ses trou/pes d'occupation dans la Russie méridionale et d'organiser le pillage méthodique des greniers. Sans la France, toujours debout contre l'envahisseur, la cause des alliés eût été perdue trois fois sans retour. 'Sans la flotte britannique la France n'auiait pu continuer le combat et les soldats américains n'auraient pu traverser l'Océan. Sans l'arrivé des Américains notre horizon serait sombre aujourd'hui, j Rien ne rompra, disait M. Pichon, le fais- : ceau des amitiés et des ententes nouées entre nos alliés et nous durant cette terrible guerre." Le ,,Journal des Débats" écritçde même: : ,,C'est à une sorte de croisade que nous ! assistons: les peuples civilisés veulent em- , pêcher que les lieux saints de la liberté ne j tombent aux mains des infidèles. Il s'agit j d'assurer à l'humanité de demain un régime de paix qui ne dépende pas de la bonne i volonté du plus fort-. C'est pour cet idéal \ que sent entrés en guerre les Etats les plus ' pacifiques du monde, c'est autour 'de cet ; idéal que se groupent peu à peu toutes les nations. Le nombre des drapeaux alliés augmente chaque joui*, parce que chaque i jour augmente le nombre des nations qui", aspirent à devenir libres ou qui entendent ! le rester. Ainsi que le remarque avec justesse M. Pichon, que la coalition germanique montre un seul pays qui demande à lutter à ce titre dans ses rangs." Le discours du président Wilson inspire au journal socialiste 1',,Humanité" ce commentaire vibrant: ,,C'est une fois de plus l'appel à la démocratie, le constatation que •la paix du monde ne doit plus être à la i merci des pouvoirs arbitraires et secrets. 1 C'est la nécessité proclamée que toutes les nations devront prendre l'engagement de respecter scrupuleusement les conventions ( internationales ; c'est l'évocation de la eo- . ciété des nations unissant le pouvoir de tous J 1 les peuples libres,, pour assurer l'applica- j ^ tion du règlement sur lequel sera posé la j paix juste et durable." j 1 * * * i Le discours du président Wilson et la presse £ française. ( PARIS, 4 juillet. (Havas). Le ,,Temps" 3 commentant le discours du président, dit notamment: ,,L'empire allemand, qui traite la i conclusion même <îe la Paix comme une opéra- ; tion de guerre, s'obstine à combiner 2 tactiques c incompatibles. Au dedans l'état-major se pro- j olame sûr de vaincre afin de maintenir intactes la confiance du peuple et la valeur offensive * > do l'année-, Aa âstos L® àipjsffâîis feœériale < hâmï, Café SE ?âl!8 Visitez Sa semaine Japonaiss Grande Fête Unique dans son genre. déclara périodiquement qu'elle est prête à causer pourvu que ce soit en secret. M. de Kuhlmann a essayé de concilier ces 2 systèmes, mais mal lui en a pris. Depuis sa mésaventure tout marchandage <teviont plus impossible que jamais. Mr. WilsOT. l'a fait comprendre. Après avoir exposé les principes de la future paix, il a dit; „On ne saurait atteindre ces grandes fins en discutant, en cherchant à concilier et à arranger ce que peuvent Bouhai-ter les hommes d'Etat avec leurs projets d'équilibre , entre puissances et avantages nationaux. Ces fins ne peuvent être 'réalisées que si on détermine ce que désirent les nations pensantes du monde dans l'ardent espoir avec lequel elles attendent la justice, la liberté sociale, l'avantage social. M. "Wilson a formulé hier 4 principes de paix. Ils sont tous conformes à la plus sereine justice. Mais oh voit aussitôt que .2 d'entre eux resteraient inopérants si l'Allemagne demeurait telle cju'elle est et que les 2 autres consistent précisément à demander la réforme intérieure de l'Allemagne. Le président des Etats-Unis proclame qce toute question de territoire, do souveraineté, de relations économiques ou politiques doit être résolue suivant les voeux de ceux cju'elle concerne directement et non pas selon les intérêts ou ambitions d'au-trui. C'est l'enseignement même de Kant. Mais pour ne.prendre qu'un exemple, le gouvernement de. Bctrlin ne se propose-t-il pas d'an-f neXer Une partie de l'ancienne Pologne russe, et ne veut-il pas imposer des conventions politiques, militaires et économiques à ce qui restera du royaume polonais? Ces projets ne sont-ils pas approuvés par un grand nombre d'Allemands de tolérés par tous les autres? M. Wilson déclara que "toutes les nations devront s'engager à respecter les traités et le droit. Rien n'est plus évident, mais-quel jugement le peuple allemand porto-t-il sur les origines de la guerre actuelle, guerre qui a commencé par l'a violation de la neutralité belge? Est-ce que les autorités allemandes ne sont pas parvenues à empêcher la vente du mémoire de lichnowsky jusqu'en Autriche, voir même jusqu'en Danemark? Il faut donc, comem lo dit Mr. Wilson, que l'on détruise tout pouvoir arbitraire qui peut à l'écart, secrètement et de son seul mouvement, troubler la paix du monde. Ou du moins, ajoute le président, ii faut que tout pouvoir de ce genre soit réduit en fait à l'impuissance. Ii faut établir une organisation de paix qui permettra aux forces unies des nations libres de faire échec à toute violation du droit. Et cette organisation, dont M. Wilson ne prétend pas esquisser prématurément les détails, devra constituer un veritable tribunal d'opinion devant lequel tous seront obligés de s'incliner.Le ,,Journal des Débats" écrit notamment: ,,On aura beau répéter en Allemagne que l'Amérique n'adore que le veau d'or dont Woodrow Wilson n'est, que l'hypocrite grand prêtre, on n'empêchera pas ce cri de foi d'avoir un écho chez, bea-uooup d'AC em-ands. II s'aocompagne de la rumeur des pas de nombreux bataillons, c'est-à-dire, que l'idéal qui les a fait surgir devient respectable, même pour le peuple qui a été habitué à ne croire aux idéals qu'en proportion de la force qui peut les imposer. * * * Une interview de M. Take Jonescu. LUCERNE1,* 6 juillet. (Havas.)Take Joli escu a déclaré à 1,'envoyé spécial du ,,Petiti Parisien": ,,Je veux aller en France, en Angleterre, en Italie et aux Etats-Unis pour expliquer partout les malheurs de la Roumanie et l*irorreur d'une paix qui nest pas une paix mais quelque chose de pire qu'une annexion. La Roumanie serait incapable de vivre si ce traité devait tester définitif, mais cela ne sera pas. Je suis convaincu que la guerre sera longue. Elle doit l'être pour que nous arrivions à l'émancipation du monde et àbout de lai plus terrible tentative d'hégémonie par la violence que l'hia&pire ait connue. La Roumanie est nécessaire à 1a bonne organisation de l'Europe. Roumains, Polonais, Tchèques Yougo-Slaves forment ;un cercle de peuples anti-germains de la Baltique â la Mer Noire et à l'Adriatique. Si cette barrière n'était pas élevée, 'l'Allemagne serait maîtresse de l'Eu-, rope orientale et de toute l'ancienne Russie. Ce serait une puissance formidable devant laquelle les Etats d'Occident ne pourraient que plier. Voilà pourquoi la cause de la Roumanie n'est pas seulement une question le justice pour les nationalités mutilées et? subjuguées mais aussi une ouest-ion d'ordrè mondial. Je ne regrette nullement d'avoir1 poussé mon pays à entrer en guerre. Ce es-rait à recommencer maintenant que j'agirais ie la même manière, malgré l'effondrement le la Russie, qui était le seul allié ivec lequel nous pouvions avoir un contact matériel. Il n'était pas possible que le grand procès entre la liberté et le despotisme fut! jugé sans cf\i& le sang humain coulât à flots.( Vous qui avez été en Roumanie, vous connaissez toute notre tragédie, mais nous en sortirons meilleurs. Ma foi en la victoire des i/Uiés est absolue. C'est'dans oett-e foi que je vis et que, j'attends la revanche éclatante ie ce qui a été signé, ou pouh dire la vérité, mposé à Bucarest." Esi Aragleterre Un discours du roS ô Angleterre, LONDRES, 5 juillet. (Reuter.) Aujour-l'hui le roi et la reine reçurent en audience tu palais de Buckingham une délégation de a conférence commerciale interalliée. Le roi >rononça l'allocution suivante: Nous vous saluons, la reine et moi, avec e plus grand plaisir. Je suis convaincu que ros travaux contribueront à renforcer au ein des parlements des Etats alliés cette onfiance réciproque qui constitue la base 'éellê des traités et des alliances. L'unité d'acticm des alliés dans le domaî-ie du commerce, de la marine et da l'armée .pparaît comme un des facteurs principaux le notre force. Les expériences faites nous uontreront, après une guerre couronnée L'un succès complet, la valeur, de te réurçioçç ies, igtéiêtâ miitu^;

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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