L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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26 november 1915
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s.n. 1915, 26 November. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 27 januari 2021, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/cz3222s93m/
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geme ASlttôfe W®. 399 rSf cents (10 Centimes) Vendredi 26 novembre 1915 L'ECHO BELGE L'Union fait la Forcer •Journal quotidien du matin paraissant en Hollande. Belge est notre nom de Famille. «HMII ■—IlIl 1—i———M—— &> va^iva* * » • »w» » ■ w w . Toutes les lettres doivent être adressées au bureau de rédaction : N. Z. VOORBURGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. _ ( Charles Bernard, Charles Herbiei, Comité de Rédaction: j René ChambrS. Emile Painparé. Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du journal : N.Z. Voorburgwal 234-240, Amsterdam Téléphone: 1775. Abonnements! Hollandefl.1.30 par mois. Etrangerfl. 2.00 par mois Annonces: 15 cents la ligne. Réctamesi 30 cents la ligne. La coupe enchanteresse L'Angleterre est assurément le paye le plus libre du monde; tandis qu'en d'autres pays on parle beaucoup de liberté, en Angleterre ou la pratique. Si l'on en pouvait douter, il sûffirait de considérer comment, en pleine guerre, certains lords se permettent de développer les plus étranges laçons de voir sans que l'opinion publique s'en montre indisposée. C'est ainsi que, tout dernièrement, lord Loreburn s'est offert la satisfaction de nous /dire ce qu'il pen6e de la situation actuelle et de la nécessité d'en arriver au plus tôt à un accord. D'après cet honorable lord, dans l'intérêt de l'humanité, il est grand temps que la guerre finisse. Déjà, à l'heure actuelle, il y aurait 15 millions de soldats frappés les uns de mort, les autres d'infirmité. Si 5a guerre doit se poursuivre de façon indéterminée, occasionnant des morts dans la même proportion que lors des précédents mois de guerre, il se fera que la plus grande partis de l'Europe finira par n'être,habitée que par des vieillards, des femmes et des enfants. Il est certain, d'autre part, que les Etata les plus favorisés au point de vue financier verront se former une dette de plus en plus écrasante et qui pèsera longtemps encore sur les générations à venir. Dès lors, ne vaut-il pas mieux en finir? S'inspirant de cette idée, lord Loreburn émet l'idée qu'il faut saisir la première occasion favorable pour entamer les négociations de paix; Lord Courtney ne se déclare pas moins favorable à l'idée d'une paix honorable et souhaite voir succéder à l'actuelle période de guerre une ère d'amitié internationale. Malgré tout le respect que nous devons ï ces très estimables lords, nous nous permettrons de signaler que nous n'avons pas attendu leurs discours pour savoir que la guerre n'est pas le moindre des fléaux. Cela n'empêche que jusqu'à ce jour elle nons est toujours apparue comme nécessaire. Et de fait, si nous voulons bien descendre de ces hauteurs sereines 'd'où nou6 apercevons les besoins de l'humanité souffrante, peut-être parviendrons-nous à mieux nous rendre compte qu'il ne sert à rien d'affirmer des dispositions humanitaires, l'adversaire s'acharnant à nous montrer chaque jotîr des dispositions contraires. Est-ce que d'aucuns s'obstinent donc à ne pas vouloir tirer profit de l'exemple de la Belgique? La Belgique- n'a-t-elle pas rempli par rapport à l'Allemagne toutes ses obligations? Tous les plaidoyers faits par nos adversaires ont-ils pu convaincre du contraire ? Ce point étant établi, quelle récompense a cru bon. de lui accorder cette Allemagne qui avait pris ' l'engagement d'honneur de respecter notre neutralité ? Non seulement la neutra/ lité belge a. été violée mais, comme si cela ne suffisait à leur gloire, les sujets du kaiser ont jugé bon d'agrémenter leur séjour en notre pays par lés plus odieux et les plus cruels amusements. Il n'y a rien d.e neuf sous le soleil ; pourquoi un 6oldat du kaiser pourrait-il éprouver de la satisfaction à faire flamber une ville et pourquoi ne pourrâit-il se délecter à la vue du bétail humain qu'on égorge? Dans la Rome païenne ne s'offrait-on pas de pareils plaisirs? Encore si nous pouvions croire que le barbare envahisseur a le regret de tant d'abominables crimes ; mais, au contraire, chaque jour nous le voyons plus féroce, plus intraitable, violant les lois internationales et les lois d'humanité, faisant peser sur notre pays la. plus injustifiable terreur et portant contre sa victime les plus misérables calomnies. Ce sont là des faits. Mauvaise foi, férocité, barbarie, ce sont là les traits caractéristiques de l'adversaire avec lequel d'aucuns souhaitent nous voir traiter. En ce qui nous concerne, -nous n'avons pas davantage oublié que la mentalité allemande est la source de tous nos maux. Saus cesse en adoration devant son empereur, le peuple allemand est propre à se laisser fasciner; élevé de bonne heure à l'école de la discipline, il n'est pas moins bien fait pour se laisser conduire ; ébloui par le culte de là force, il en est arrivé à croire que la force fait loi; enrichi par la. guerre, il la voit arriver comme un heureux événement et, pour cela même, il est préparé d'avance aux plus sottes et aux plus abominables aventures. C'est cet esprit-là qui prépare lés guerres et les rend possibles» Cet esprit, hélas! n'est point éteint. Bien au contraire, Ïe6 événements de la guerre actuelle n'ont fait que le vivifier. Qertes, les Allemands ont perdu beaucoup d'hommes, mais n'est-ce pas un honneur pour une famille boche de compter des héros? Les pays civilisés dù monde entier se détournent de l'Allemagne avec dégoût, mais qu'importe au sujet d'Attila puisque, le kaiser ayant parlé, il a foi dans la justice de sa cause. Les succès qu'ils ont obtenus raffermissent d'ailleurs leur courage tout en alimentant leurs convoitises. Leur mentalité est ainsi faite que, ' lorsqu'un enfant de sexe masculin leur ! vient de naître, les parents eux-mêmes se 1 complaisent à y voir de la chair à canon et s'empressent d'annoncer à leurs amis et connaissances la naissance d'un ,,Kriegs-jungen". Sont-ce là les indices précurseurs d'une parlx durable? Certes, conclure la paix c'est mettre fin massacre,* c'est ramener la charrue dans les champs, c'est rallumer les feux éteints .<!• notre industrie, c'est reprendre plaisir à la vie, c'est reprendre la course interrompue et pousser les peuples en avant dans la voie de la civilisation. ,Mais quoi! pouvons-nous nous abandonner à d'aussi molles pensées, sachant que le dragon n'a, pas encore rencontré son saint Georges ? Ne serait-ce pas folie de songer dès à présent à réparer la maison incendiée, sachant que l'incendie couve toujours? Et après avoir tant souffert, ne devons-nous pas avoir la générosité de souffrir plus encore pour éviter aux générations futures l'horreur d'un nouveau bain de sang? Car enfin, sachant à quel ennemi nous avons à faire, ne savons-nous pas par le fait même ce que dans les conditions où nous sommes il faut entendre ' par une paix honorable? C'est quelque chose comme un pâle rayon de soleil filtrant à travers un ciel couvert de nuages; c'est Poincaré donnant l'accolade à Guillaume II ; c'est dire aux alliés vous n'êtes point vaincus tout en disant à l'Allemagne vous êtes victorieuse; c'est mettre bas les armes tout en se promettant, de gor-ger les arsenaux è de nouveaux engins de guerre; c'est, en un mot, le moyen le plus sûr, le plus certain, le plu6 indiscutable de sortir de la situation présente... avec l'arrière pensée que, selon toute probabilité, on se retrouvera demain dans une situation encore pire. Il existe dit-on une coupe enchanteresse qui nous versera le brouvage de paix. Qui en boira verra disparaître l'horrible Champ de bataille et réapparaître la terre nourricière prometteuse de riches et blondes moissons, de même qu'il verra sortir de nos hauts fourneaux un panache superbement doré, que nous voulons bien considérer, comme nôtre parce que symbolisant de si éclatante façon Je travail, l'énergie et la richesse. Mais quoi ! pouvons-nous l'accepter, la voyant offerte d'une main barbare, rouge de notre sang? Le breuvage n'est-il pas empoisonné? La paix qu'on nous offre sera-t-elle la paix véritable ou sera-t-elle l'accalmie qui précède une autre tempête? Rassurons-nous, chers amis, nous avons juré — et quand je dis nous, je dis la France héroïque, la tenace Angleterre, la Russie plus fermement décidée que jamais, la Serbie prête aux derniers sacrifices, l'Italie résolue, sans oublier le peuple belge capable de nouveaux prodiges — et nous jurons encore de n'y tremper les lèvres que le jour où nous la tiendrons des mains de la victoire. Max Clorie. Pour nos soldats au front St Nicolas, Noël et Etrennes Montant des listes 'précédentes 71f8.^9\ fl. + 92 5.10 frs. Une Hollandaise pour la victoire* des Alliés ... 2.00 fl. Deux réfugiés belges, le patron de l'hôtel Van Dijk à Heezc 10.00 „ Clair g et Sylvie 5.00 ,, ■Pour que Zus n-e dise plus: pa<u>vy mo\nsieur D ... 0.60 7J De Pette . 10.00 „ Parce qu-e je suis Belge et je veux être digne de ce nom Gartie d'Auremur 1.00 „ Louis Dujacquier — 0.50 frs. Les militaires belges internés, malgré la petite solde qu'ils reçoivent, donnent et de tout coeur. Ils supportent lem\ sort avec courage et 11e de-' mandent qu'aux autres qu'on ne les soutienne que moralement . 0.25 9J Een bridge bij Maurice van de Teichmansplaats * 0.70 fl. Pour la St Nicolas de leur • grand Roi et de leurs, vaillants frères d'armes. Grogna, Deinoodeny Jansen, Tihangif et Sproel-ants, employés ait, mess des officiers d'Olde- broelc 2.25 ,3 Pour que chacun en fasse autant-, suivant ses moyens. Un interner d'Ermelo ... 1.00 ,, Courage les braves 0.50 ,, De la part du Comité Belge d'Arnhern : Laurent Fierens 5.00 fl» Charles Ducarme « 5.00 ,, Edouard van den Berg 5.00 f} Victor Vroome 3.00 ,, J. Ramlot ... 5.00 ,, Bekaert .... « 5.00 ,, A. S 5.00 „ , Charles Aritz » 5.00 15 W. de Gracf 5.00 ' „ Richard Fu'hrman 5.00 „ Madame Woeste 2.50 „ Madame Ed. Terlinden 3.50 ,, 1 Charles Gehart « 2.50 „ Mme A. Oldenhove 2.50 ,, Collecte faÂte par M. M. Cyprès au Club Antwerpia à Seheveningue : Club Antwerpia 100.00 frs. 1 Daniel Cahen, de la Banque Générale Belge 100.00 „ IL. Cyprès 5.00 „ I. Singer ....... 5.00 ,, B. Singer 5^.00 ,, Gérard Bolle ..........*4. * 5.00 ,,v>i S. Wolder . 5.00 ,, Maurice Ceu-ser « 5.00 ,, A. Spira . 5.00 . Léopold Goldmutz « 10.00 ,, M. Mendelson 5.00 ,, Ch. Finkclstein 20.00 ,, M. Klemham ...» 9^00, L, In Belgique. Joseph Presseh t....-* 10.00 ,, L. Kipnitz ...» 5.00 ,, S. Thursch « 5.00 „ M. S. Schwarzstein 5.00 ,, S. Namenwirt 5.00 f, ïj Louis Juliard « 5.00 if. B. Katzengold 5.00 M, Blumental « 5.00 ,, ( Bernson Juwiler 10.00 ,, Raoul Lehrfeld 5.00 ,, i M. Ratzcsdorfer 5.00 ,, < M. Radbil 5.00 ,, 1 C» van Reeth 5.00 ^ Alph. Rotti 5.00 ,, , M, H. Finhclstein 5.00 ,, ( John. Bolle « 20.00 „ < Ad. Goldman 10.00 j, < oam$ jYebenzahl ..............4 5.00 ,, B. ■Busch 5.00': ,, J. Leens 5.00 7 Is. Rcens 10.00 ,, i Arn. Urvater 10.00 „ Jos. Lewin « 5.00 3, M ce Bochner » 5.00 ,, ( Sylvain Rus s 5.00 ,, Louis Urvater 10.00 ,, I. Roc 5.00 „ Ad. Frey * 5.00 ,r K Gust. Kops * 5.00 „ Léon. Bernsonr ». 5.00 „ .4. Pevzner '. 10.00 ,, 1 M. Rosenzweig »... 5.00 „ M. Olesinski 5.00 ,, D. Band 5.00 ,, < Henri Adler S..00 J5 ^ Pierre HendrioJcs 5.00 „ '< V. Gastmans » 5.00 ,, ^ Salm&na père et fils 10.00 ,, f S. Hochschuler « 5.00 ,, < Marcel Cohen •..., * 5.00 ,, < Victor Habib 5.00 », ] H. Roeckens 10.00 1 H. Heilporn 5.00 ,, 1 L. Spira ..^ 5.00 ,, H. Hamamdjian 10.00 ,, ] Robert Misrahi 5.00 ,, j Albert Pressel 5.00 , ., Max Goldmuntz 10.0(7 T, j Ch. Jacobs ....." 10-00 „ ] I. Steger 5*00 ,, ( Ch. Lipschutz 5.00 ,, Henni Ubersfeld » 5^.00 ,, Kornreich' 5-00 „ M. Neukorn 5.00 . R. Goldmuntz 5.00 ,, g J. Vigeveno 5.00 „ ^ E. J. de Vries 5.00 ,, ^ M. Diamant * « S.00 ,*■ ( D. Zinger °-00 5, c S. M. Dotsch S.00 „ Jacques de Metz 5.00 ,, Jonas Pressel ....r....' 5.00 ,, ( Is. L. Stork •••••y 5^.00 ,, i Ch. Klein - &00 ,, H. Rennel 10.00 „ | J. Himmelblau 5-00 ,, ^ I. Rudelsheim 5.00 ,, ^ H. Zinger &-00 „ ■ Jules Bochner 5_-00 ,, ^ S. Finhclstein 5.00 ,, ^ Henri Kleinberg 5.00 ,, . S. Wolfowitz 5.00 ,, 1 Jacob Cohn * * 5.00 ,, . S. Heilporn 5^.00 ,, ^ Isid. Lipschutz 5.00 ,, . Charles Gutwirth à.00 »> W. Silbigcr 5.00 ,, \ y. Schwarzstein * $-00 7J ^ Maurice Zinger 7.00 ,, ^ lanave Lewy 21/..00 „ M. Cyprès 2^.00 ,, ^ Arthur Kohn 5.00 fl. ^ Georges Kohn 5.00 Maurice Kohn 5.00 „ y. Groen & B. van Emibdw 2.50 „ Maurice Krakowsky 2.50 ,, ë A. Hoedemaeker 2.50 Maurice Schwarzstein 2.50 ,, Albert Misrahi S.00 T, a Emile van Bever ............... 5.00 „ S r Croix Rouge de Belgique. c Le personnel réfugié des chemins ^ de fer, postes, télégraphes et ^ téléphones de l'Etat Belge, ^ inscrit au comité de Middel- ^ bourg-Flessingue Mr. Henri Lorié 5.00 frs. ^ f Pour nos prisonniers l de guerre l Les militaires belges internés, malgré la petite solde qu'ils reçoivent, donnent et de tout coeur. Us supportent leur sort avec cowrage et ne demandent aux cmtres qu'on ne les sou-' tienne que moralement 0.25 frs. £ - f t Pour le Comité National ] d'Alimentation Les militaires bdgts internés, malgré la •pe'tiW^solde qu'ils reçoivent, donnent et de tou-t coeur. Ils supportent lew sort, c avec courage et ne daman- j dent aux autres qu'on ne les c soutienne mgredement ^ 0.25 jr's. A f$r ta sc elles. Le Kaiserliche Generalkommissar fur die 3anken in Belgien, le nommé Schroeder, a îotmmé séquestre de la Banque du Nord M. 3 ans Weinschenk. * * * Les espions ont tous les aplombs. Ils se renient à présent dans les confessionnaux et essayent de questionner les prêtres. L'un de ces ndividus demanda dernièrement au père Juévy, un dominicain, s'il ne pourrait pas ui faciliter le passage de la frontière. Nous gnorons la réponse que le religieux fit au raître, mais, quelques heures après l'entre-ien, le, malheureux était arrêté. Après un :ourt séjour en prison, il vient d'être jugé et îondamné à cinq années de prison. Par ordre Lu sinistre Eraberger sans doute ? * * * Une reprise très notable du travail s'est nanifestée aux chantiers de construction de 'hôpital Brugmann, sur le territoire de rette. Une firme importante de la» place s'est chargée de la continuation des travaux aux-[uels elle emploie une centaine d'ouvriers. jq bâtiment des oha,udières et le châtea/u l'eau sont terminés en tant que gros-oeuvre ; e parachèvement des égouts touche à sa in; on terminera les parties de clôtures ion encore exécutées, y compris l'a grille de 'entrée principale, ainsi que la mise à ni-reau des cours intérieures et ce sera la fin lu gros-oeuvre. Cependant, d'autres entreprises relatives 1 l'achèvement y occupent une autre ce-naine d'ouvriers. Tous les corps de métier y ont à l'oeuvre; c'est donc l'achèvement bien lécidé et en bonne voie, sauf toutefois pour :ertaines parties des travaux comprenant 'installation de spécialités à fournir par 'industrie étrangère et pour lesquelles des emps meilleurs devront être attendue. L'aménagement des abords, entamé par 'exécution d'une des voies d'accès à présent erminée, va se continuer par la création des •oies vers l'entrée principale, travaux ad-ugés et qui seront commencés aussitôt que a ville aura marqué son accord définitif au ïuljet de l'approbation provisoire. * *. * Le premier envoi de travaux, exécutés >ar les soldats belges mutilés, vient d'arriver ; Amsterdam. De nombreuses commandes ont parvenues à l'oeuvre et la demande est rès forte, tant en Hollande que dans d'au-res pays à l'étranger. La première expé-Lition qui a été faite n'est que le début ['une importante série d'envois qui sont en (réparation Le travail des jouets de bois est une leuvre créée par Mme Fernand Franchom-ae, qui, dès le mois de janvier 1915, enseignait ce travail aux mutilés belges à l'ambiance du Palais Royal. Cette œuvre de-■int bientôt une section de l'Union patrio-ique des femmes belges, créée dès le mois ^'aoiit 1914 dans le but de servir d'inter-aédiaire entre les bonnes volontés indivi-Luelles et les oeuvres destinées à atténuer es maux de la guerre. Successivement, plusieurs sections ont vu a jour, notamment la Section des jouets de iois. Celle-ci a été fondée le 15 avril 1915 n vue d'occuper les mutilés de la guerre près les avoir initiés à ' un travail peu ur: la petite menuiserie et la décoration es jouets. Cette section est dirigée par Ime Fernand Franchomme avec l'aide de ImesFréd. Franchomme et E. Dufossez, H. Tan Halteren, H. Speyer, ainsi que par IM. Georges Le Pas et Charles Serrurier. La fabrication est installée, 42, rue de la ladeleine,, dans l'ancîen immeuble de l'A-ence Rossel, gracieusement offert par l'ad-linistration communale. Jusqu'au 15 juillet, out se fit à la main, mais le besoin se fit lors sentir d'améliorer la fabrication : uatre machines électriques pour le débit u bois furent installées, peu après la force îotrice fut adaptée à la décoration. Les divers services prenant toujours plus .'importance, la Ville de Bruxelles accorda ,n second immeuble que l'on aménage ac-aellement: c'est l'ancien cabaret „A la ^rte de Bois", contigu à l'immeuble oc-upé. Un grand nombre de mutilés tra-aillent dans les ateliers. Us ne suffisent ependant pas à assurer la production qui st vendue aux magasins de détail sous la rme: „Le Jouet belge". Au mois de mai n a engagé une vingtaine de sans-travail, énéralement des réfugiés des cités détruites ; ctuellement, on en occupe une cinquan-aine. De nouvelles extensions sont proje-ées et la prospérité de cette oeuvre haute-lent philanthropique ne peut que s'accroî- re encore dans l'avenir. * * * On prétend au Palais de Glace jouer ,,Boe-ace", l'opérette de von Suppé, un Dalmate — ono Autrichien. Mais des patriotes ont résolu e s'opposer à cette manifestation, parce qu'ils n ont s..uppé de l'opérette vienno-dalmato-oche. Et l'on s'attend à des manifestations ! 1 faut dire, à la décharge de Suppé, qu'il laquit quarante-sept années avant que l'Autri-he annexa la Dalmatie. Parmi les interprêtes: Àngèle Van Loo, Ticolas Ambreville, Vermandèle, Loriaux, Serais.* * ■» Les spectacles sont un peu mieux choisis epuis quelques jours. Au Molière, on joue ,,le 'arfum", ,,Chiffon", et ,,Le Secret de Poli-hmelle" à l'Olympia; h la G^îia- II £ !a progrès;, 9 A Anvers. L'installation d'une grande partie des collections du S-teen vient d'être achevée. Ce non-veau anusée est installé dans les bâtiments de l'ancienne Boucherie. Certains des objets ont une grande valeur archéologique. # Le musée portera officiellement le nom de ,,Musée de l'Ancienne Boucherie". La date d'ouverture est prochaine, mais n'a pas encore été arrêtée. A Liège. Nous apprenons la mort, à l'âge de 70 ans, de M. Adolphe Greiner,* directeur des usines John Cockerili à. Seraing. Depuis de longues semaines, M. Groiner était miné par la maladie. La science était impuissante et l'éminent industriel se savait condamné. A plusieurs reprises, ici même, nous avons parlé de sa sanjé. Toutefois, l'a nouvelle de sa mort sera douloureusement ressentie par tous ceux qui ont connu M. Adolphe Greiner. Il s'est éteint à Seraing qu'il n'avait pas voulu quitter à l'arrivée des Allemands. M. Adolphe Greiner était président du Comité mondial du fer et de l'acier, lauréat de l',,Iron and Steel Institute", président honoraire de l'Association des Ingénieurs de l'Université de Liège, commandeur de l'ordre de Léopold et de la Légion d'honneur. Notre pays perd en M. Adolphe Greiner une de ses personnalités les plus remarquable^ et I un grand citoyen. 1 Ses funérailles ont eu Ijeu mardi au milieu d'un .grand concours {le monde. La mort de M. Greiner a causé, indirectement, celle de M. Laurent Heine, chef de bureau de la Société Cockerill, actuellement à Maestricht pour pourvoir au ravitaillement des mineurs du pays de Liège. La dépêche qui lui annonçait la mort de son chef lui porta un ^ tel coup qu'il dut s'aliter et mourut peu après. À Le bruit courait à Rome que le cardinal I Mercier avait préféré renoncer à son voyage à Rome plutôt que de se soumettre aux exigences allemandes. Mais, de source diploma-j tique, 011 prétend que cette information est partiellement fausse- Le cardinal, le 20 novembre, a télégraphié que son voyage était différé, ce qui fait croire que les allemands ont retiré les conditions qu'ils avaient eu la prétention de poser au cardinal-évêque.A Louvain On annonce la mort de M. Victor Btants, professeur à l'Université de Louvain. Il avait 55 ans. Le défunt était l'auteur d'un grand nombre d'ouvrages de sociologie. A G a ri d. La semaine dernière environ* 400 personnes, la plupart des femmes et des enfants, se pressaient au bureau des passeports : c'était toute une caravane d'émigrants pour l'Amérique, originaires de J'ouest de la province de Flandre orientale et aussi de F arrondissement de Thielt. Ce sont surtout des femmes dont le maritravaille en Amérique et qui, depuis la guerre, ne pouvant plus recevoir les mandats-poste, sont tombées, avec leurs familles, dans une lamentable misère. Un missionnaire flamand est revenu en Belgique, à la recherche de ces pauvres gens, et est reparti avec aux. Mais les hommes de lo à 50 ans n'ont pas obtenu le passeport. Le voyage — d'ailleiirs gratuit — se fait par Anvers et Rotterdam. * * * Les Boches s'occupent d'établir un relevé de tous les lits se trouvant dans les demeures particulières. Auraient-ils l'intention de loger des troupes chez l'habitant ou de réquisitionner les lits pour leurs hôpitaux, — c'est ce qu'on ignore- A Oraasêes. La nouvelle édition des ^Sermons de Bos-6uet", en cours de publication à la maison Hachette et Cie, par les soins de M.M. Eugène Levesque et Charles Urbain, était imprimée à Bruges aux établissements Desclée. ,,La savante entreprise, écrit lo chanoine Grisolle dans la „Croix", continuait en pleine guerre, et, malgré la difficulté des envois d'épreuves, nos érudits travaillaient à leur oeuvre sereine. Voici que tout est arrêté: on va voir pourquoi. La censure allemande, grâce au régime de liberté et do kultur don^ bénéficie en ce moment la Belgique, a trouvé à redire dans le texte de Bossuet. Certains passages du sermon sur l'ambition lui ont paru constituer des allusions injurieuses au kaiser et.... on en a exigé la suppression. L'esprit scientifique d'Outre-Rhin, faut-il employer un autre mot? donne ici sa mesure. Cependant nous, ne verrons pas cette curieuse édition expurgée. Jadis, un historien des Jésuites, racontant des démêlé! do l'Ordre avec un pape qui avait dessein de modifier ^es constitutions,' a écrit cette phrase.,., un peu leste, qu'on lui a d'ailleurs cruellement reprochée: ,,Le Pape était vieux ; les. Jésuites attendirent...." On attendra aussi à Bruges que les oreilles pies de l'empereur et *ïe ses amis ne puissent plus être offensées. Bossuet. ne changera pas son texte." Aux frontières. Les Allemands ont prié (à la manière allemande) les bateliers de quitter le propre pays le plus rapidement possible. De sorbe que Je canal dë Gand à Terneuzen est très" encombré. Il paraît qu'ils ont grand peur d'une nouvelle offensive des alliés. Pour se donner une contenance, ils s'occupent activement de réquisitions, un art dans lequel ils sont passés ' m/aitrès. A Moerbeke, au cours d'une semaine, ils ont. chargé quinze wagons dei navets!, Les travaux du pont basculant de la ligne Eeoloo-Selzaete ont commencé. Les Boches exigent que le pont fonctionne avant le 15 décembre» * * * Il n'est pas passé de Zeppelins au-dessus du nord de la Belgique depuis près de quinze jours. ■m ■ e ■ — Il y a un an! 26 novembre 191lfi Bombardement de Reims pendant une visite de journalistes des pays neutres. Sur le reste du front, offensives allemandes repoussées. En Prusse et en Pologne, combats acharnés; recul des Allemands vers Strykof, laissant aux Rus- ' ses des milliers de prisonniers ; les Autrichiens culbutés sur la Rava, près de Craco-vie; évacuation de Czernovitz, en Bukovine, par les Autrichiens. Famine en Bohème. Bataille austro-serbe au nord-ouest de la Serbie, turco-russe dans la vallée d'Alasch-. kert. Dans le Bosphore, un bateau turc , mouilleur de mines est coulé. Le cuirasse anglais ,,Bullwark", qui se trouvait en rade de Sheerness, saute à la suite d'une explosion.g— : Le yénéral Eugène Cralier Nous apprenons la mort du général Eugène Cuvelier, qui commandait notre Ecole militaire avant la guerre. Comme le généra) Léman, le glorieux défen- . seur de Liège, dont il fut pendant près de trente ans le collaborateur dévoué, le général Cuvelier fit presque toute sa carrière à l'École militaire. Entré premier à la section d'armes spéciales de cette école en 1§75, il en sortit, quatre ans plus tard, après de brillantes études et toujours à la tête de sa promotion, comme sous-lieutenant du génie. Après avoir passé un an au régiment à Anvers, puis deux ou trois ans à la compagnie de télégraphistes à Bruxelles, il fut nommé répétiteur des cours de construction et de géologie, que le général Léman, alors capitaine du génie, professait avec tant de distinction à l'Ecole d'application de l'artillerie ~et du génie. Homme d'étude et travailleur acharné comme son chef, il suivit celui-ci dans les différentes étapes de sa carrière. Comme lui, il fut successivement professeur, examinateur permanent de sciences mathématiques et directeur des études à notre grand établissement d'instruction militaire. Enfin, lorsque moins d'un an avant la guerre le général Léman fut nommé gouverneur militaire de Liège, où cet homme d'étude et de science devait s'illustrer avec tant d'éclat, il fit désigner le général Cuvelier pour lui succéder dans l'importante charge de commandant de l'Ecole militaire: il avait pu apprécier dans son collaborateur de longue date, non seulement le grand savoir, mais aussi le caractère ferme et droit qu'on doit rencontrer chez celui qui assume la responsabilité de l'éducation et de l'instruction militaire de nos futurs officiers. En même temps qu'il était examinateur permanent de sciences mathématiques de l'Ecole militaire, le général Cuvelier remplit pendant quelque temps les fonctions de directeur des fortifications de la Ire circonscription militaire à Ter monde. Il fut aussi pendant un terme annuel président de la Société de Géologie, d'Hydrologie et de- Paléontologie de Bruxelles. 5 Enfin, au moment de la mobilisation, il fut désigné pour exercer le commandement des services de l'arrière de l'armée de campagne. Quoique sa santé fut déjà ébranlée par le travail excessif, par le surmenage continu auquel il s'astreignait pendant toute sa carrière à l'Ecole militaire, le général Cuvelier s'acquitta de sa mission à l'armée de campagne avec l'activité, la conscience, l'esprit de devoir et de sacrifice qu'il avait apportes à toutes ses fonctions; il ne quitta son poste qu'au moment où, terrassé enfin par la maladie, il y a quelques semaines à peine, il dut être transporte à Paris pour y être soigné ; il y a succombé le 23 de ce mois. Tous ceux qui l'ont connu diront du général Eugène Cuvelier, comme du soldat tombé sur le champ de bataille, en combattant: il est mort pour la Patrie. Le général Eugène Cuvelier était le plus jeune frère du général Louis Cuvelier, qui fut directeur du personnel au ministère de la guerre. puis commandant de la 4me circonscription militaire , et de la 4me division d'armée à Bruxelles, jusqu'au môment où, atteint par la limite d'âge, il fut mis à la retraite il y a Jeux ans environ. La Pologne Russe Nous recevons une lettre signée L. B-dont l'auteur — qui emploie des expressions un peu vîntes — réfute certaines allégations contenues dans un article d« M. Henri Habert, qui a paru le 8 novembre dernier sous le titre ,,La Pologne Russe", Notre correspondant fait ressortir que le patriotisme des Juifs russes ne le cède en lien à celui des Russes de race slave, comme il est démontré surabondamment sur les diamtps de bataille où ils prodiguent leur sang. Ceci nul, jamais, ne l'a, mis en doute et nous sommes complètement d'accord avec notre correspondant. AVIS. Nous serions reconnaissants à nos abonnas oui reçoivent leur journal par la poste et dent l'abonnement expire le 1 décembre de bien vouloir nous envoyer un mandai posta de fl. 1.50 en mentionnant sur le mandat poste : Renouvellement d'abonnement. i

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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