L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1918, 14 Juni. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 25 mei 2022, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/0v89g5h994/
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I 46m® Année N° 1329 S cents Vendredi 94 iuin I91R L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. Journal ciisoticïleira du rrualiis gjtwatssaiit en Hollande Belge est notre nom de Famille. Toutes les .eltrcsciojv^ê^ a^ess^s au ^dacteur en Chef: ««««. J—âSi;» JeHês Snïe ^ AMSTëRDArMda"?ShSnes:et 177^ ' «omité de R^d^Ction = i gSSfë'"gjgggSgé. ' ' par anticipation. Annonces: 15 cents .a .igné. R**™™» 30 cents la ligne. L'ErreuMÉmaiÉ M. de Stein, ministre de la guerre ei Allemagne, a faii entendre au Reichsta une fanfare guerrière. Cet homme est évi demment dans son rôle. Les députés d Eeichstag, qui l'out applaudi, sont égale ment dans leur rôle. Nous pouvons au de îneurant mesurer la joie des boches à 1 douleur que nous ressentons nous-mêmes e que nous n'avons pas à cacher. L'armé allemande a remporté des succès, c'est cer tain. La belle terre de France a été souil lée, meurtrie, déchirée un peu plus. E ,dans ces sillons, face au ciel, sont couché ?trop de braves qui ont donné leur sang pou Ja défense de cette terre sacrée. 11 faut croire cependant que, lorsqu'il ont applaudi les topos de Stein sur l',,in comparable" armée allemande, les gens d' Reichçtag n'ont pas pensé que pour un d ces morts, à qui vout immédiatement no •pens#es, au moins deux, peut-etre trois o' même quatre cadavres de soldats allemand jonchent cette terre de1 France où a ét moissonnée la fleur de l'orgueilleuse Ger manie. Ah ! oui, l'impitoyable méthode alleman 3e a porté des fruits, mais pour les cueilli il a fallu couper le6 branches et l'arbre lui même est atteint. Peut-être cette .méthed donnera-t-.elle à nos ennemis de nouvelle victoires. Elle ne leur donnera pas la vie toire, parce qu'ils ne sont plus en état d< payer le prix qu'elle coûterait. Après le rétablissement qu'opérèrent b armées alliées à l'est d'Amiens, au su d'Yprcs et sur la ligne de Château-Thierry les Allemands ont tenté une quatrième foi leur chance entre Montdidier et Noyon Pour la quatrième fois les Français leur on prouvé l'inanité de l'entreprise et que, s il obtenaient au prix d'hécatombes immense des gains de-terrain, même importants, il étaient toujours également loin de ce, bu qu'ils se proposent d'atteindre et qui çfes l'écrasement des armées alliées. Aussi peut-on se demander où gît la ca,us< de cette erreur des Allemands, erreur fon d&mentale qui finira par les amener à leu: perte. C'est le général de Stein lui-mêm< qui va nous en instruire. ,,La croyance S Y aide américaine est systématiquement im prégnée -dans l'esprit du peuple français Elle sert d'efccitant... Les troupes américai nés apparurent sur le front de la Marne ai moment où nous avion?; arrêté notre pro gre6sion. Elles furent, lancees ^ la contre attaque en même temps que les téserve françaises et subirent le même sort. D au très contingents américains se trouvent dan des secteurs tranquilles. Leur importai®:i numérique n'est pas du tout en rappor avec ce que l'on avait fait prévoir dans 1< camp do l'Entente." Paroles au moins imprudentes. Dans h même temps qu'il les prononçait, les soldat! américains de la Marne enlevaient aux Al lemands la forêt de Belloeil et prenaieni quelques 300 prisonniers. C'est un petil succès qui pr.seerait peut-être inaperçu dam un communiqué français ou anglais. Dan: un communiqué américain il fixe notre attention. Belloeil, Cantigny (le village près do Montdidier quo les Américains enlevé-reiit il y a quinze jours), A oilà les deux pre miers noms qui marquent l'entrée en scène de l'armée des Etats-Unis. Dans les deu3 cas les régiments américains agirent comme unitçs individuelles. ?L'attaque sur la fore! de Belloeil se développa sur un front de deux kilomètres, ce qui suppose l'entrée er liene d'une division au moins. Elle réussit parfaitement. Les soldats que 1 Amérique nous envoie savent se battre; la bravoure, l'entraînement militaire, la valeur combative de ces premiers contingents, faible avant-garde el'une armée immense, sont pour nous du meilleur augure. Il y en a plus de 700.000, déjà, <m France. Ils s'acheminent vers le front au fur et à mesure que s'achève leur préparation et ils sont remplacés dans les camps par des troupes fraîchement débarquées. Ce chiffre de 700.00C aura doublé dans trois mois. Au début du printemps prochain, quinze cent'mille Américains, la valeur de cent divisions ou la moitié de l'armée allemande, se trouveront en première ligno tandis que, derrière, des centaines et des centaines de mille soldats, exercés dans les cantonnements, alimenteront ces cent premières divisions de réserves inépuisables. Voilà un fait. Il ne peut plus échapper a. la perspicacité. Aussi peut-on se demander si M. de Stein, en diminuant la valeur ie l'aide américaine aux yeux du Reiohstag, a, été sincère. Manifestement, il a parle pour les besoins de la cause. Car, comment expliquer la fureur des assauts allemands, la folle prodigalité avec quoi le haut commandement gaspille son ,,matériel humain,'' si ce n'est par la crainte de l'intervention américaine? Battre l'armee franco-britannique, coûte que coûte, avant que cette intervention no fasse sentir son plein poids, tel est l'objectif des Allemands. Et c'est maintenant une course folle, une course à !a victoire — que la sagesse de !Fcch et la bravoure des poilus français sauront bien changer, pour l'ennemi, en une course à la mort. Charles Bernard. IH T Nos Flamands D'une lettre du front: Au front le moral est merveilleux. Kos ,roupea sont splendides et nos Flamande, qui e battent comme des lions, se mettraient en< -i ri l'on voulait diviser les régiments luivant lee langues. Ils sont fiers d'apparte-air à tel bataillon, telle compagnie qui se sont couverts de lauriers et ne vo<ud«aieflt Jour rien au monde les çjuitter5 Le sac de Hervs jt de Ifleie i On sait comment, sous prétexte de rép y mer d'imaginaires attaques de pseudo fran< 3 tireurs, les envahisseurs de la Belgiq livrèrent les villes et les villages à l'ince die, au pillage, à la dévastation et en m* sacrèrent les habitants. Souvent, pourobtei des chefs une autorisation facilement acc< J dée, des soldats allemands tiraient d maisons abandonnées ou bien brûlaie quelques cartouches, cachés derrière 1 haies et les buissons; alors retentissait 1 cri „Man hat geschossen !" (on a tiré), pi lude sinistre de l'incendie et de l'assassina Les lignes ci-après, traduites de la relati des aventures de guerre du 39e allemar parues dans le supplément du „Diisseldori S General Anzeiger", les „Diisseldorfer Nac " richten" dans le chapitre: „Entrée en Bel^ a que", font voir à quelle effroyable besog la sollatesque teutonne se livra aux preràie 1 jours de l'invasion. Sous le commandement du colonel v i Ziegesar, le régiment entreprit, de nuit, _ n&rche sur Liège. „De nouveau", dit l'auteur de la relatic „les ordres insistaient sur les sentimer ~ hostiles des habitants. Ces sentiments tardèrent pas à. se manifester d'une manié a violente. Harve paraissait mort; à de noi I breuses fenêtres apparaissaient des drapeai ' blancs, mais à peine les troupes avaient-ell * fait halte et formé les faisceaux, que d coups de feu éclatèrent de toutes parts, tir , des maisons ainsi que des cachettes, et ^ se développa dans les rues une bataille < règle. On ne pourra guère croire, sa ' dente, qu'il fût procédé avec des ménag ments particuliers envers les habitants su . pris les awnes à la main, ni envers leu J, maisons. Il en fut de même à Meîen aie I que dans de nombreuses fermes d'où par ! ren); des attaqués avec armes à feu. On ! appelé cela, après coup, les atrocités belges ' Il résulte de ce texte que les solda allemands étaient excités par leurs che b contre les populations civiles du pays enval On leur inspirait une telle crainte que, sai . nul doute, ils se firent avec empresseme: 5 les exécuteurs de la politique de terroris L tion. Persuadés que les civils menaçaie: leur sécurité, certains d'entre eux, sans doui préférèrent provoquer l'incendie, le massac ' et le profitable pillage, qui les mettaie: L d'un coup, croyaient-ils, à l'dbri des a taques dd franc-tireurs qui n'existèrent jama que dans leur imagination. 5 Chose extraordinaire au sujet de toi ces prétendus francs-tireurs, les auteu 3 allemands des récits de guerre n'apporte: j aucun détail; on ne sait d'eux, ni leur noi - ni leur profession, ni leur âge, ni les co , ditions de leur arrestation; aucun procè verbal, aucun témoignage, nulle enquêt . même unilatérale, n'est invoquée par leti • assassins. La bataille des rues, dont par les Dilsseldorfer Nachricliten, ne fut qu'i: répugnant massacre d'inoffensifs habitant Le mordant du soldat bel;; , Voici encore un passage d'une lettre d front : Ma bien chère Dame, | C'est avec un vif plaisir que j'ai reçu vc I tre dernière lettre. Je vous remercie de toi coeur du tabac que vous m'avez fait parv< nir. Je l'ai trouvé délicieux. Cependant ne faudra plus vous donner de peine pou m'en envoyer; je suis officier depuis le 2 mars et nous pouvons obtenir de bons cig£ res et du tabac passable à la cantine. J'c vu dernièrement votre neveu à une fêt sportive; vous savez qu'il fait partie de m division, mais nous n'avons pa6 souvent l'ex casion de nous voir à cause de l'intensité d l'effort à fournir actuellement. Je ne veux pas terminer ma lettre sar vous parler de nos poilus. Us sont simple ment admirables. Si vous les aviez vus le 1 avril à l'oeuvre! Certes, jamais je n'ai dout de la valeur de notre soldat, mais qui aurai pu croire que ces fermiers, ces ouvriers, ce employés fussent capables de si belles che 6es, de tant d'héroïsme. Peu de mots, ma^ en revanche un mordant, un entrain, un abnégation que Français, Anglais, Aile mands mêmes s'empresseîft de reconnaître Mon grand ami, le sergent Georges Attoui blessé mortellement par une balle au ven tre, disait à ceux qui voulaient l'emporter ,,Non, laissez-moi ici, c'est plus beau d mourir face à l'ennemi". Il a rendu le der nier soupir en embrassant tour à tour 1 Christ et le portrait de ses parents. Le lieu tenant Sandrai, après avoir combattu de heures et des heures presque 6eul contre de bataillons ennemis, disait à son major ac couru pour voir mourir ce beau soldat ,,Remettes ma croix à ma femme, cela lu fera plaisir". Je voue ai cité deux exemples de bra voure ; je pourrais vous en donner cent, mai à quoi bon? La plume ne saurait rendre c que cela représente d'inoubliable, de gran diose : La mort qui passe sans enlever l'écla de cette belle jeunesse. Je /inis, ma bien chère Dame, 'èn vous en voyant mon meilleur souvenir. J. Buekens, sous-lieutenant - — i // y a m an llf juin 1917: Les Britanniques rèaUsen des progrès entre Ici Lys et Saint Yves, t l'est de Ploegsteert, aux environs d> Gapaard et s'emparent de la cote à l'est d M o^fh^-l&rPreuxx En Belgique. £ Une victime des Barbares. ne Encore une victime à ajouter à la liste, n- déjà si longue, de toutes celles qu'a faites is- la barbarie des teutons. Prisonnier de guerre . iir en Allemagne, le comte Gaétan de Bermoii-tr- det de Cromières, d'une vieille famille très es connue au pays de Liège, avait, durant sa nt captivité et par suite des mauvais traitées ments dont il était l'objet de la part de ses le gardes-chiourme, contracté les germes d'une é- maladie qui ne pardonne pas et que la nour-t. riture abominable des camps boches avait m rapidement développée. d, Au début du dernier hiver, son état de er santé l'avait fait comprendre dans le noan-h- bre de ceux de nos soldats prisonniers qui, ji- par suite d'échange, sont internés en Suisse. Q6 Malgré les soins dont il y a été l'objet, il y rs est mort récemment, à l'âge de 33 ans, laissant une jeune femme épi orée, qui est^in-m consolable de n'avoir pu, grâce au refus ! la brutal de l'autorité boche, quitter la Belgi- | que pour aller adoucir de sa présence les der- , n, niers moments de son mari. De combien ts d'autres de nos soldats, prisonniers des Allas lemands, l'impitoyable barbarie de ceux-ci re n'a-t-elle pas causé la mort dans d'aussi n- lamentables circemstanoes ? IX 68 A Bruxelles ^ M. Desiront, officier de police de St:Josse-ten-Noode, accompagné du contrôleur des I accises Stordeur et de son adjoint Defrennes, a fait une descente dans la maison portant ls le n. 47 de la chaussée de Haecht et a décou-e" vert une distillerie clandestine en plein fonc-r" tionnemenfc. Les alambics, des tonneaux vs. remplis de matières en fermentation, etc., ont été saisis. Procès-verbal a été dressé à jl~ charge de la concierge d& l'immeuble, Jcsé-f", phine Van H..., qui exploitait la distillerie de complicité avec son ami Gustave R... ts 1 » • 9 On a constaté un vol important coanmiis L1, au Théâtre de la Renaissance, rue Wayez, à Anderlecht. Des malfaiteurs ont pénétré dans la salle et enlevé le rideau de la scène, a" en velours rouge, celui de l'orchestre, ainsi qu'un grand rideau en peluche rouge garnis-e> sa-nt une des entrées. Ils ont .pu s'éloigner re avec leurs volumineux ballots sans "être in- quiétés. t- * * * 18 Le Conseil communal de Curegheim-Anderlecht s'est réuni sous la. présidence de 18 M. Mathieu, écihevin des finances. rs Après un comité secret qui a duré deux heures, au cours duquel on a,procédé à Q> l'examen des affaires purement administra-3" tives et à certaines nominations dans le per-3~ sonnel du corps enseignant, le Conseil a 6j voté, en séance publique, différents crédits rs supplémentaires et spéciaux au budget de ; 1917, au profit de la bienfaisance et autres. II II a approuvé l'acte d'union intercommu- 1 ! • nale au sujet de l'institution de la clinique ». intercommunale de psychiatrie. La proposition de l'échevin Melckmans concernant la révision du barème des insti- j tuteurs et celle du conseiller Broeren pour ' l'examen général de la situation de l'enseignement communal ont été remises à une séance ultérieure. 1 u . * * * Un individu a pénétré la nuit dernière dans la chambre à coucher de M. Israël Cha- lomé, rue Odc»n. Un poignard à la main l'escarpe a menacé M. Cha-lomé de mort e l'a forcé de remettre l'argent qu'il détenai chez lui. Le voleur a profité de l'émoi"com préhensible de sa victime pour disparaîtr ensuite en franchissant la barre d'appui d la fenêtre. Aas <de Liège Le3 Boches ont la manie de voir partou des espions. Manie dangereuse, pour le autres tout au moins car avec eux il suffi d'être soupçonné pour être condamné, 1 tout sans autre forme de procès. Deux malheureux sujets espagnols vien nent d'en faire la triste expérience. Arrêté récemment sur la route de Theux à Spa, il furent conduits à Liège et emprisonnés. Il prouvèrent qu'ils habitaient Bruxelles de puis bien avant la guerre et que, leu commerce ayant été ruiné, ils en étaien réduits à faire le négoce des chiffons et que pour cette raison, ils étaient obligés de par courir la campagne. Les Allemands n'avaient pu relever contr eux le moindre indice de culpabilité; mai il leur fallait deux espions à condamner coûte que coûte. Comme les deux pauvre bougres avaient omis de se procurer, pou courir les grandes roules, les permission officielles et réglementîiires, cela suffit pou faire d'eux des gens dangereux au premie: ahef. On ne leur permit même pas de'préveni: leur consul ou leur ministre; on leur donn< comme avocat d'office un officier teutoi qui, dans une plaidoirie dont les deuj accusés ne comprirent pas un traitre mot raconta au tribunal militaire ce qu'il voulut -t, finalement, malgré l'absence de preuves :>n les condamna à mort. Ils ont tous deux été fusillés dans la coui 3e la prison. * a * Les Allemands font en ce moment d'énor mes travaux sur tout le plateau en demi lune qui s'étend^ en avant de Spa, entr< Francorohamp et la ligne de chemin de fe] ie Liège à Verviers. De nombreux prison niers-de guerre et des civils réquisitionné: sont occupés à ces travaux, qui ont — est il besoin de le dire? — un but militaire c' iont la longueur totale est de vingt-cine kilomètres. De ce fait, plusieurs belles forêts oni presque complètement disparu : le bois de Quarreux, ] qui surplombait la 'vallée d( L'Amblève, en face de Loroé, est entièremenl rasé. Les habitants de plusieurs fermes, celle lu Haut Marais notamment, au-dessus de La Reid, ont été expulsés et ont dû abandonner leur exploitation. Les boches ne se contentent pas de ruinei a Belgique : ils s'ingénient à l'enlaidir. Nous ne la reconnaîtrons pas, quand nous / reviendrons. La 6éoheresse persistante a les plus funestes conséquences sur l'alimentation publique. Les légumes, qui seraient déjà rare* 5ans cela, le sont encore bien davantage, e1 ls sont hors de prix. Une botte de carottes yaut 1 franc 50, une botte d'asperges 3 e1 t francs. >- — t Les opérations militaires/ . : Brillante résistance des Alliés i e a Les Français enrayent toutes les tentatives allemandes entre Montdidier et l'Use, réalisent des progrès dans le Bois de Belloy et près de St. Maur, tont 400 prisonniers, s'em-s parent de plusieurs canons et de nombreuses mitrail- leuses et occupent le village de Monsecourt les é Soque ainsi que la partie sud de Bussiares. t n i _ r j. «_ _ a , c,,] i i i i. g OUI IC II HJiil USiyB. Actions locales réussies. L© sous-lieutenant s Coppens abat son 7me ballon captif, 0 (Communiqué officiel.J LE HAVRE, 12 juin. Au cours de c( deux dernières journées activité d'artillcri '[ assez intense dans les régions de Nieupor Merckem et Langemarck. e Dans la nuit du 9 au 10 nous avons ex< cucé avec succès un raid au nord de Di> Q mude. Le 10 le sous-lieutenant aviateur W ^ Ccppens a incendié son 7ème-ballon. s Au cours e la nuit du 11, après une cou: .- te préparation d'artillerie, un de nos déte chements a pénétré dans les organisatior ennemies à l'est de Merckem et a ramen '• dans nos lignes 45 prisoniers et 3 mitrailler ses. j * L'offeosive allemande. 5 Brillantes réations françaises vers Belloy, Sain Maur, Monsecourt et Bussiares, k (Communiqué officiel PARIS, 12 juin. Entre Montdidier € l'Oise l'ennemi renouvela sa pressior Toutes ses tentatives en vue de nous arra cher les avantages obtenus hier sur l'ail gauche subirent un échec complet. Le Français progressèrent dans le bois de Be' loy et aux environs de Saint Maur, firen 4Ô0 prisonniers et capturèrent plusieurs ca nons et un grand nombre de mitrailleusee Situation inchangée sur le front Sain î i Maur—Antheuil. 1 Sur notre aile droite les Allemands renu ; vêlèrent lours attaques contre la Mat.2 ; Après des tentatives qui leur coûtèrent d fortes pertes, ils prirent pied eur la, Hsièr j Croix Ricard. A l'est de l'Oise nos troupes protégées pai des détachements de couverture se retirèrent sur la ligne Bailly-Tracy-le-Val, à s l'ouest de Namipeel. e Dans la région de Haute-Braye nous re-. poussâmes une attaque et fîmes de6 prison-'' ' niers.. Au sud de l'Aisne d'âpres combats corps à corps se sont livrés entre la rivière et la ■ forêt de Villers Çotterets. Les Français opposèrent une résistance énergique aux attaques de l'ennemi qui _ gagna quelque terrain sur le plateau à s l'ouest des.villages de Dommiers et d'Outry. é Au nord de la Marne les Français ont _ occupé Monsecourt les Boque et la partie méridionale de Bussiares. Toutes les tentatives de l'ennemi pour s'emparer d'Albley et de Saint Pierre Aigle, subirent un échec ^ complet. L'action de l'aviation française. (Comimun'iqu.é officiel.) PARIS, 12 juin. (Reuter.) Nos aviateurs t ont pris part à notre contre-attaque d'hier • sur le front de Montdidier—St-Maur. Ils ' ont bombardé les divisions avançantes de 6 l'ennemi. Les convois furent Comme em-s bouteillés par eux; les batteries lourdes fu-" rent abandonnées par leurs servants. ^ Hier 26 tonnes de bombes ont été lancées " et 13 elurant la nuit précédente. 13 avions • ennemis furent abattus. t Succès Iccal français Yers Locre (Communiqué officiel) LONDRES, 12 juin. La nuit dernière les 0 /Français réussirent un coup de main dans 3 i les environs de Loore^ Rien de saillant ne s'est produit dans la journée sur le front britannique. Les avions anglais en action LONDRES, 12 juin. (Reuter). Le 11 ' courant des avions anglais appuyèrent la contre-attaque française sur la partie ouest D du front de combat près de Noyon. Des escadrilles spéciales engagèrent la 3 lutte contre les avions allemands et laucè-3 rent sans cesse des bombes sur les tranchées, les positions et le$ communications ennemies. De faible hauteur il dirigèrent un violent' feu de mitrailleuse 6ur les troupes et les transports ennemis. Au co\irs de ces opérations dix avions t allemands furent détruits tandis que quatre s autres furent obligés d'atterrir. Nous perdî-t mes quatre appareils. Deux de nos avions 3 signalés hier comime perdus sont rentrés aujourd'hui. Sur le front britannique on abattit efèux s appareils ennemis et on contraignit deux s autres à atterrir. s Un avion britannique ne rentra pas au - camp. r Hier nos aviateurs lancèrent 14 tonnes t de bombes. La nuit dernière les pilotes , britanniques bombardèrent la voie ferrée à . Cambrai et les campements à Frémicourt. L'héroïsme des cuirassiers français 3 LONDRES, 12 juin. Après trois jours de durs combats les Allemands ont réussi à 3 atteindre le but de la première journée entre : l'Oise et la Matz. Celui de la seconde jour-. née était Comipiègne. L'épisode le plus bril-. lànifc de la bataille fut la défense de Piémont . par des cavaliers. Ce monticule, le poste d'observaticxn français le plus imiportant . dans le secteur de Lassigny, fut défendu par L quelques centaines de cuirassiers descendus t de cheval. Ils tinrent tête aux attaques con-, tinuelles de l'ennemi depuis le dimanche. Le dernier radio fut reçu le lundi à midi. Chaque heure le commandant lança des ' radios disant que la garnison tenait bon'. ' Le dernier radio fut reçu le lundi à midi, après que la butte eût été encerclée par l'ennemi. Le radio disait: ,,foutus". Les cuirassiers durent abandonner la partie à l'issue d'une vingtaine d'attaques exécutées en 32 heures. Dans la vallée de la Matz et aux environs i ; de Ressens un détachement de chasseurs • allemands "fut anéanti, %)tand.is que les trou-■ pes de la garde subirent de très fortes per-: tes. Sur notre aile gauche des détachements, ; qui ont combattu pendant trois jours devant t une série de villages qui se trouvent encore entre nos mains, ont perdu la moitié de leurs ; effectifs. > Il importe de signaler que nous tenons > encore quelques peints de la ligne allemande i initiale. L'impression générale est que, bien que la , bataille durera encore plusieurs jours, l'élan , allemand a été brisé. La contre-attaque française. PARIS, 12 juin. (Havas). Le corespon-dant de l'Agence Havas gfc front donne les ; renseignéments suivants sur la brillante contre-attaque que les troupes françaises ont opérée dans la journée du 11. A 11 heures du matin nous avons lancé une yigoureux , contre-attaque sur im front d'une dou-. ' zainé de kilomètres entre Domfront et , Wacquemoulin. Cette contre-attaque, appuyée par des cjiars d'assaut, nous a permis de_ reprendre Belloy et la lisière sud de Saint-Maur. Elle a surpris les Allemands 1 qui, se croyant définitivement maîtres du terrain, ne supposaient point une réaction si rapide de notre part. C'est en complet désordre qu'ils ont reflué vers l'arrière, amenant leurs chevaux au triple galop pour enlever leurs pièces que, certains de leur succès, ils avaient- fait avancer jusqu'à la première ligne. Nous avons^ pu prendre trois canons allemands que la rapidité de notre progression n'avait pas encore permis à l'ennemi d'enlever. La prise de Mery et de Belioy. PARIS, 12 juin. La bataille redoubla encore de violence. Les Allemands continuent à exercer une forte pression en direction de Compiègne. Mais la journée fut très favorable, grâce à la brillante réaction française sur l'aile gauche et dans le cen-, tre, sur la moitié de la ligne du feu. L'ennemi fut rejeté en quelques endroits dans les positions qu'il occupait le premier jour de l'offensive. Lundi et mardi la pression de l'ennemi avait acquis un (caractère assez dangereux. Les Français avaient dû reculer jusqu'à la rivière. Une réaction était devenue absolument nécessaire. Nous lançâmes une contre-attaque vigoureuse. Les Allemands furent rejetés dans, les positions qu'ils avaient occupés au début de la bataille au sud de Belloy—Saint Maur Marquéglise—Vaude-lincourt.Comme ce repli fut jugé comme insuffisant on résolut d'étendre la réaction aussi ► sur l'aile gauche. Dans l'après-midi les Français passèrent à l'attaque. Appuyés par des chars d'assaut, ils forcèrent les Allemande, en dépit de leur résistance énergique, à reculer sur tout le front d'attaque et à évacuer Mery, Belloy, le plateau boisé voisin dont la possession constitue un avantage important. Sur ce point l'adversaire fut refoulé de 5 kilomètres.Sur l'aile droite française les Allemands purent prendre pied' sur le plateau boisé au sud de Ribecourt. Ils tentèrent de descendre. dans la vallée de la Matz mais en dépit de leurs efforts désespérés ils ne purent dépasser Chevincourt ni Machemont. La bataille continua ^vec acharnement d'ans la scirée devant les hauteurs au sud de la vallée, où les attaques allemandes seront probablement brisees. Les alliés firent au moins 1600 prisonniers et capturèrent des canons et dea mi-trailleuses,. Les contre-attaquos dos Français. LONDRES, 13 juin. Le correspondant de Reuter près de l'armée française annonce: Notre contre-attaque d'hier à l'aile droite des Allemands, entre Courcellea et Belloy, eut lieu précisément au moment où l'ennemi prépara une nouvelle attaque. L'adversaire défendit sa position avec acharnement mais l'infanterie française, appuyée par dea tanks et des escadrilles aériennes anglaises, opéra avec succès, quoique les forces allemandes fussent supérieures en nombre. No« avions jouèrent un rôle important et "attaquèrent l'ennemi violemment à coups d« mitrailleuse. Les perte3 des Allemands sont terribles, car ils avançaient en masses compactes. Sur une ligne d'environ 4 kilomètres il y avait quatre divisions. Au centre l'ennemi exerça une forte poussée sur la vallée de Matz où il est protégé quelque peu oontM notre feu par les bois. Plus à l'ouest les nôtres font de nouveaux progrès sur les points qui dominent les routes de Senlis—Compiègne, de sorte que la marche de l'adversaire dans la direction sud est entravée. Ap l'est de l'Oise l'ennemi entreprit T^ne nouvelle attaque sur les deux rives de l'Aisne. partant de la ligne de Moulins—6ous—» Tcuvent—Anbleny—Autry—Doumiers dana la direction de l'Oise. Probablement les Allemands veulent avancer sur les deux rives de l'Aisne dans la direction de Compiègne. Jusqu à présent il n'y a pas dé raisons de croire qu'ils réussiront dans cette entreprise. Sur le front de Villers—Cctterets—Aisn« la lutte est très violente. Les Américains en action, LONDRES, 13 juin. Le correspondant de Reuter près de. l'armée américaine en France annonce: Le matin du 12 les Américains s'emparer rent d'un emplacement pour mitrailleuses^ Au total ils capturèrent 35 de ces araiœ, 4 mortiers de tranchée, de nombreux fusils et une grande quantité de munitions. lia firent 400 à 500 prisonniers. Les 28me et 237me divisions allemandes, qui ces derniers quatre jours prirent part à la bataille, perdirent environ la moitié d$ leur effectif. Les erreurs du communiqué allemand. PARIS, 12 juin. (Havas). Le communiqué allemand du 11 prétend cjue l'armée du général von Hutier a atteint le résultat qu'elle cherchait par la possession des hauteurs au sud-ouest de Noyon. L'affirmation du commandement allemand est fausse car on a trouvé des ordres de marche des .AMe-i mands qui prévoyent l'intrél des Allemands à Compiègne le premier de la bataille.- Los inventions de Nauen, PARIS, 12 juin. (Havas.) Un radiotélé» gramme de Nauen du 11 juin, 10 heures, voudrait faire croire que la vie de Paris a été profondément troublée par le bombardement al longue distance, il invoque le té-< meignage de prétendus neutres anonymes.; Il ^ y à Paris des milliers et des milliers d'étrangers dont le témoignage serait plus décisif. En réalité l'existence normale de Paris n'a pas été troublée le moins du monde par les quelques obus qui tombent par-ci par-là. En faisant au hasard quelques victimes les Allemands se sont imaginés atteindre le moral de la capitale française. Ils 6e trompent entièrement, croyant qu'il s'agit d'une ville allemande. C'est Cologne, ce6ont les villes allemandes de l'Ouest qui s'affolent. Ni Paris, ni Londres n'ont jamais eu peur. Quant à l'activité industrielle et exwn-merciale, elle est aussi intense que jamais.. L'opinion du ,,Birmingham Post". LONDRES, 12 juin. (Reuter;) On lit dans le ,,Birmingham Pe>st" : La violente attaque du 9, menée par de gros effectifs parmi lesquels des détachements prélevés sur les armées du prince Rupprecht et dirigée contre la ligne Montdidier-Noyon, constituait manifestement une partie de l'offensive contre Paris, avec comme objectif immédiat l'extension de la logue Château Thierry-Montdidier. Or, les Allemands prétendent qu'ils ne poursuivaient aucun de ces deux buts. Le passage du communiqué allemand d'hier soir constitue la meilleure nouvelle de l'année concernant les opérations 6ur le front Ouest. Les troupes allemandes de Russie. LONDRES, 12 juin. Le ,,Daily Mail" j apprend en date de mercredi de Stockholm : j Le journal de Gorky ,,Nowaja Chin" a reçu i de Smolensk le texte d'un ordre de von I Falkenhayn qui a été saisi. Il y est dit: Les batailles qui se poursuivent actuellement 6ur le front occidental font violente® et décisives, mais pour remporter une victoire suffisante qui puisse mettre fin à la guerre il faudra que des forces énormes soient rassemblées. Etant donné que nos troupes eur le front de Russie et d'Ukraine ont atteint leur but et se reposent, le kaiser a donné ordre à l'état-major général de prendre des mesures pour transporter sur le front français la plupart des troupes allemandes de Russie blanche, d'Ukraine et de Grande-Russie et de n'y laisser que de petits détachements pour le maintien de l'ordre. Eich-horn, commandant des troupes allemandes en Ukraine, a reçu des ordres dans ce sens. Le transport 6era entrepris dans sept jours. Des mesures énergiques devront être prises contre tout sabotage possible par des ouvriers des dhemins de fer russes. ' Les opérations en Arabie. Un succès local arabe. (Communiqué officiel) LONDRES, 12 juin. (Reuter.) Le 2 juin les Arabes s'emparèrent d'une patrouille composée de 20 fantassins et de 30 hommes du corps des méuristes près de Kutrani. Au nord de Fearafra des dégâte imporbanis ont été c^usési,

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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