L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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30 oktober 1918
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s.n. 1918, 30 Oktober. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 06 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/251fj2b939/
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| 0emo Annee r^0„ 14-67 5 cent Mercredi 30 octobre L'ECOH BELGE L'Union fait la Force. Journal Quotidien dis matin paraissant en Hollande Belge est noire nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées ai» bureau «Je rédaction: M. Z. VOORBURGWALi 334-240, ^MSTEHDAiVl. Téléphones: 3797 et 1775. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. . , . Charles Bernard, René Chambri, Comité de Rédaction Emlle painparé. Abonnements: Hollande fl. 1.50 par mois. Etranger fl. 2.00 par mois. Pour les t militaires au front et les militaires internés en Hollande fi. 0.75 par mois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. L'effondrement de Ludendorff La démission du général Ludendorff est eu^gestive à bien des égards, mais elle montre "tout d'abord le degré d'affolement où ie trouve l'Allemagne d'aujourd'hui. Il y a huit jours, Ludenaorff était), de loin, l'homme le pins puissant d'Allemagne; Il dictait-ses volontés non pas seulement à Guillaume II, qui, étant son chef, était bien forcé de le suivre, mais encore au vieux Hindenburg, qui obéissait au doigt et à l'oeil à cet enfant terrible, au gouvernement et enfin au Reichstag. Il était une sorte de dictateur . $t son désir était que rien ne se fît en Allemagne sans qu'il en eût décidé. Il se croyait un type dans le genre de Napoléon. C'est évidemment très joli d'avoir une telle ambition, et c'est un luxe que tout le monde ne peut pas se payer, mais, outre que Napoléon n'a pas trop bien fini, il avait préci-gément des qualités que la nature a, semble-t-il, refusées à cet arriviste forcené de Ludendorff. Il avait du génie. Ludendorff n'avait que tUi talent et encore. Il avait du jugement. Ludendorff n'avait que du tou-pet et de l'orgueil. Ç'a été un bon général, dit-on. Mais on ne voit pas dju'il ait été un grand général. Il a, disent ses admirateurs, battu les Russes et les Roumains, et pris Liège. Oui, mais à quel prix? Et, en définitive, avec quel résultat, sinon celui que nous aperce- ; vons aujourd'hui? Ludendorff n'aura été victorieux pendant trois ans que pour devenir le général le plus copieusement battu do l'histoire. Ceux qui, en Allemagne, n'admirent point systématiquement ses célèbres retraites stratégiques et ses victoires ,,tactiques" 9 estiment cependant qu'il était un bon organisateur. N'est-ce pas lui qui a eu l'idée, de déporter les Belges pour leur faire faire jdes munitions en Allemagne? Cette idée scélérate aura été la grande idée de ce Ludendorff. Nous ne l'oublierons pas. Où, dès lors, sont les fameux mérites du général dégommé hierî On n'est pas d'accord sur ce point, mais oeux qui lui dén.'ent tout génie militaire e'obstinent à voir en lui un grand politique .11 est certain que Ludendorff s'est beaucoup occupé de politique, en effet, ,,et pas pour notre bonheur", dit mélancoliquement Théodore Wolff dam le „Berliner Tageblatt". Ni pour le sien non plus, puisque le voilà par terre. Et ^lors, qu'a réalisé ce faux grand iomme? Il a travaillé d'arrache-pied à fai--re de l'Allemagne non seulement la dominatrice du monde, mais encore l'arbitre des destinées de l'univers. C'est à sa volonté souveraine qu'est due la guerre sous-marine à outrance devant laquelle Bethmann-Holl-wog hésita ; c'est à lui que le monde a été redevable des traités ignobles de Brest-Li-tovsk et de Bucarest, que Hertling — l'homme à tout faire de Ludendorff —■ contresigna en disant qu'ils étaient bénins, bénins. Ce fut lui qui eut l'idée de ,,débol-8chewiquer,, la Finlande et l'Ukraine, oui, mais pour mieux les embocher, l'une et l'autre! ,,Et pendant ce temps-là, dit'enter* Wolff, Foch rassemblait tranquillement ses armées de réserves dans les bois de Com-piègne et de Villers-Cotterets...'' Evidemment, et c'est cela aujourd'hui qui compte on Allemagne. Enfin, au point de vue intérieur, il est bien évident que l'action de Ludendorff aura été tout> simplement désastreuse. Il appuyait systématiquement tout ce qui était pangêrmaniste et conservateur. Il était l'homme des industriels du canon et des munitions, et ces industriels étaient ses hommes. Il était le fondateur réel du parti de 1» Patrie allemande? où son complice ïir-pitz travaillait pour lui et pour sa bande. Tout cela pouvait encore aller tant que la victoire souriait. Mais depuis trois mois le vieux dieu boche ne veut plus rien savoir et la victoire n'a plus de sourires que pour les armées de Foch. C'est pourquoi on peut dire que la victoire franco-alliée a „eu" non seulement les armées allemandes, mais encore, et en tout premier lieu, le premier militaire boclîe, à savoir Ludendorff. Vainqueur, il pouvait exercer son autorité par la violence et l'arbitraire. L'Allemagne, victorieuse, lui obéissait parce qu'elle croyait, et qu'il lui faisait croire, qu'il saurait faire accepter aux alliés une paix boche. Depuis le 18 juillet, l'Allemagne, jusqu'alors saoul de sang et de mensonges, s'est dégrisée. Elle a entrevu le gouffre qui béait sous l^b pas de ses armées. Elle a vu le spectre de la défaite. Elle a vu Ludendorff et l'a enfin jugé tel qu'il était, c'est-à-dire bouffi d'orgueil, enflé de mensonges, d'ambition et do cruautés et en définitive battu comme rarement un général, même allemand, fut battu! N'est-ce pas Ludendorff lui-même qui a conseillé au prince Max de crier ,,Kamerad" ! aux alliés? N'était-ce pas là l'aveu de son impuissance et de 6on désespoir? Le prince-chancelier fit le geste symbolique de Ji <*éf« fe mais pour qu'à l'avenir une catastrophe pareille fût épargnée à l'Allemagne n exigea que désormais les militaires fussent et demeurassent les serviteurs, et non les maî-to», du gouvernement. Et ici Ludendorff tiqua. Il voulait bien demander la paix, puisqu'il s'avouait incapable de remporter la victoire, mais il exigeait qu'on continuât à foir en lui le maître de demain comme il avait été le maître d'hier. Mais ici le gouvernement demeura ferme. Et Ludendorff, qui rêva un instant de jouer les Yorck, et de se payer, avec quelques généraux vendus à sa personne, un petit coup d'Elat, finit par nomnrendre qu'il était trop tard, et que '■ si Napoléon avait débuté par le Dix-Huit Brumaire, il ne pouvait lui, Ludendorff, * convenablement finir par là. Il s'en va donc, on mieux, il s'effondre. Et, avec lui, uns des personnalités les plus haïssables et l® plus dangereuses de la bande qui a conduit l'Allemagne au désastre, et l'Europe ! i i . i i ■ à la boucherie. D'autres le suivront. Il faut l'espérer, et sans doute l'exiger. Ludendorff, c'est bien. Mais il y a plus, il y a mieux, il y a surtout plus haut que lui. A qui le tour? René Feibelman ji m» Lsllro du Cardinal Mercier annonçant la libération île nés prisonniers politiques. Les journaux ont déjà publié la bonne nouvelle que tous les détenus politiques belges et tous les Belges déportés en Allemagne seront mis en liberté. Nous sommes à même de communiquer aujourd'hui le texte officiel de la lettre de S. E. le Cardinal Mercier, qui a été lue en chaire, le dimanche 20 octobre, dans toutes les paroisses du diocèse de Malines. On s'imagine la joie qu'a provoquée cette communication en Belgique. Les Belges à l'étranger, surtout ceux qui ont des parents ou amis prisonniers ou déportés en Allemagne, seront heureux d'en prendre connaissance. Mes bien chers Frères, Nos coeurs sont à l'espérance. La paix n'est pas signée. Si soudains sont les événements qui se précipitent, si . déconcertants, parfois, que nul n'oserait dès aujourd'hui la tenir pour acquise. Nous en entrevoj-ons cependant l'aurore. Nous vous en apportons un nouveau signe avant-coureur. Aujourd'hui jeudi 17 octobre, le chef du Département politique allemand est venu, au nom du Gouverneur Général de Bruxelles et du Gou/vernement de Berlin, m'annoncer que les détenus politiques belges, internés soit en Belgique, soit en Allemagne, et les Belges déportés en Allemagne seront remis en liberté aussitôt que se fera l'évacuation de la Belgique. L'élargissement des prisonniers internés dans les prisons de la Belgique occupée, en dehors des étapes militaires, commencera dès le lundi 21 de ce mois. A'oici d'ailleurs la déclaration écrite que lo délégué du Gouvernement allemand a laissée en mes mains. Sous L'empire d'un sentiment personnel que vous comprendrez, j'avais hésité à vous en donner le texte intégral. Mais, après réflexion, je m'y décide. Le voici donc: ,,Vous incarnez pour nous la Bel-giquo occupée, dont vous êtes le pasteur vénéré et écouté. Aussi est-ce à vous que Monsieur le Gouverneur Général et mon Gouvernement m'ont chargé de venir annoncer que, lorsque nous évacuerons votre sol, nous allons vous rendre spontanément et de "plein gré les Belges prisonniers politiques et déportés. Ils vont être libres de rentrer dans leurs foyers, en partie déjà dès lundi prochain 21 courant. Cette déclaration devant réjouir votre coeur, je suis heureux de venir vous la faire, d'autant plus que je n'ai pu vivre 4 années au milieu des Belges sans les estimer et sans apprécier leur patriotisme à sa juste valeur." Vous voyez, mes bien chors Frères, que le bon Dieu est avec nous. Vos appels ardents au Sacré-Coer de Jésus et à Notre-Dame du Saint Rosaire, Mario Médiatrice, ont été exaucés.. Persévérez unanimement dans la prière. Restez calmes et dignes. L'heure de la libération définitive et de la paix semble proche. Courage et confiance. Sacré-Coeur de Jésus, j'ai confiance en vous! Sacré-Coeur de Jésus, protégez la Belgique. Notre Dame du Saint Rosaire, Marie Médiatrice, priez pour nous. (s.) D. J. Card. Mercier, Archevêque de Malines. Malines, le 17 octobre 1918. La presse bolge en territoire libéré sur la question flamands Le premier journal paru à Bruges depuis la , libération de la ville, journal intitulé ,,Belgen- j land" — ,,Le pays Belge", et publié dans les deux langues, fait une charge à fond en flamand contre les aktivistes et publie l'article caractéristique suivant : ,,De l'enseignement." Parmi tant de questions, celle qui réclamera le plus impérieusement une prompte solution sera la question de l'enseignement. « Dans ce domaine, tout est à refaire: il convient à Ja fois de remanier les programmes %et reformer l'esprit qui les inspire. Nous avons été douloureusement surpris de constater combien, au cours de ces quatre années, on a mis de zèle à obéir aux prescriptions illégales qui avaient toutes pour but la ruine de la langue 1 française. Avec une unanimité déconcertante ,< nous avons vu la plupart de nos établissements d'instruction se soumettre, les uns par crainte, les autres avec joie, sans se soucier jamais de ; ce que penseraient de cette attitude les pères ( de famille soucieux de l'avenir de leurs enfants. , Or, la question est grave, et il importe que ] dès maintenant nous nous élevions oontre un abus aussi criant, pour qu'on ne puisse arguer plus taixl du fait accompli. Nous affirmons 1 hautement que" nous sommes opposés à toait enseignement unilingue. Loin de nous l'idée 1 de reléguer au second plan l'enseignement 1 du flamand, cela va de soi : mais il est j évident que nous n'entendons pas approu- 2 ver la suppression de l'enseignement en fran- ( pais. D'autres que nous exposerons les rai- . 50ns patriotiques» ,historiques ou sociales qui 5 justifient l'emploi de la langue française en Flandre et pourront montrer les aVantages qui ( ?n résultent. Nous nous bornerons à revendî- 1 ^uer nos droits. Pour le 'bien comprendre, il i Faut admettre ce fait, réel d'ailleurs et facilo i i, vérifier, que la langue française doit être cou- ] sidérée comme langue matérielle, même en Flandre, en ce sens que, par un usage constant et une coutume plusieurs fois séculaire, îlle est la langue parlée dans bien des foyers. Au nom de quelle anecdote veu-t-on abolir cette tradition et comment admettre que le maître | i'école ou le professeur, qui n'est que le mandataire du Père de famille, puisse la combattre? T D'est malheureusement ce qui s'est produit au c Doint de faire naître dans certains milieux en- f bre parents et enfants des querelles et des di- f vergences dont nous reparlerons plus tard. Il f r a donc dans le domaine des idées une première j réforme à exiger; le respect de la part des < professeurs auxquels nous confions nos en- j ants de traditions qui nous sont chères. En outre, dans la pratique il importe de ré- j server à ia langue française la même impor- r ;ance que celle aocordée au flamand. Nous ne i lemandons pas Seulement l'enseignement du v ranoais, mais nous entendons que la moitié des I jours se donne en français. Voilà Je minimum j c le nos exigences, minimum trop modéré pour en < joikyoir retrayeher la moindre concession. s Que nos dqux langues nationales soient dé- o ormais enseignées dans nos athénées et nos col- . p < lèges dans la même proportion et qu'elles soient toutes deux également en honneur. Que nos enfants s'appliquent à les connaître l'une et l'autre avec le même zèle et la même ardeur. Qu'elles leur soient familières au point de se confondre pour e»x dans une même affection. Que nos enfants sachent qu'elles sont l'expression d'une double civilisation qui jusqu'ici a fait l'honneur et l'originalité do notre Patrie. Pères do famille, soyons unanimes à revendiquer nos droits. Gardons intact pour ceux qui suivent un patrimoine intellectuel dont nous savons tout le prix. Agir autrement serait faire 1e jeu de l'oppresseur qui nous quitte après avoir semé par mi nous l'ivraie de la discorde. A nous de prot ver que son oeuvre fut vaine, et qu'etn dépi de ses efforts nous demeurons les enfant étroitement unis d'une même Patrie que nou voulons tous également belle, grande et forte — • i // y a un an 80 octobre 1917: Les Fronçais -progrès sent sur la crête de Caurières. Les Canadien atteignent la lisière de Passchendaele. Le Belges réussissent, un raid au sud de Dix mude. En Belgique. Les Allemands s'organisent. (D'un correspondant particulier). Les Allemands comptent-ils se défendre à Anvers et essayer d'arrêter les alliés devant la ville, à l'heure, évidemment prochaine, où les tioupes du Roi Albert, ayant fait à Gand leur entrée, les forceront, la baïonnette dans les reins, à exécuter un nouveau mouvement de recul ? Il semblerait que cette hypothèse soit exacte, à en juger par l'activité avec laquelle nos ennemis font des préparatifs autour de la métropole. C'est ainsi qu'entre Tamise et Bornhem, c'est-à-dire soir les deux rives de l'Escaut, ils ont, dans ces derniers temps, creusé de drosses tranchées et construit plusieurs séries cf'épau-lements, et eeJa sur une profondeur très considérable. Pendant plusieurs jours, le point qui relie ces deux localités a été défendu aux piétons et aux voitures, tandis que sur celui du chemin de fer — ligne de Saint-Nicolas à Boom — le passage des trains transportant du, matériel, du bois, des rouleaux de fil de fér barbelé, etc., était continuel. Il paraît qu'entre Puers et lo canal de-Wille-•broek, et au devant du fort de LiezeJe, les Allemands ont construit un certain nombre d'emplacements bétonnés, qui semblent disposés pour devenir des batteries ; ils auraient également reconstruit et fortifié toutes les!anoiennes batteries belges qui se trouvaient dans les environs ei^l914. Des .hommes, qui ont été employés — de force, naturellement — par les boches à exécuter pour eux des tra-vajix do charroi ou autres, racontent que les Allemands remettent ou ont déjà remis en état les forts de Rupelmonde, do Bornhem, de Willebroeck, etc. Les champs de la rivo droite du Rupel, en face de Niel, sont inondés sur une grande étendue et rendus impraticables.Des travaux très importants sont en cours d'exécution dans plusieurs des forts qui se trou vent autour de Mort sel et au nord de Contich en itout cas, les routes entre Wilryck près ci'Ho' boken et Bcniehout. sont en ce moment inter captées par l'autorité militaire. Plusieurs gros ses pièces de marine ont passé récemment ei gare de Wilryck: elles faisaient, paraît-il, partie auparavant de la défense du littéral et étaient venues par Gand. Enfin, une personne que sa situation met i même de parcourir la région disait ces jours-c à Anvers que les Allemands mettaient en éta de défense la forêt de Hoogelinde; entre Ter monde et Londerzeel, et qu'il tenait de source ,certaine que les boches avaient miné la gar< d'Alost do façon à faire sauter et à rendr< inutilisable, dès que cela leur serait nécessaire cet important point de jonction do voies fer réeis. * * * Cette dernière semaine, un matériel oonsidé rable est passe à Alost, dans la direction d< Bruxelles. Certains jours, le passage des train était, pour ainsi dire, ininterrompu. Il s'agirai du matériel que les Allemands avaient amass< à Gand et dans leurs diverses installations de: environs, et qu'ils transportent au delà de la Mciusc. On voit par là qu'ils s'attendent depuii quelque temps à devoir évacuer Gand dans ui avenir très prochain. Il est notamment passé, à la suite le3 uni des autres, plusieurs trains, composés do wagons remplis à craquer do quantités incroyables de vieilles ferrailles cassées et rouillées. Oi curait dit, raconte un témoin oculaire, qu'or déménageait à la fois les vieux fonds de magasin de tous les marchands de brio-à^bric de Bochie ! A Alost, il y a depuis quelques jours un nom-ibreùx état-major, qui a envahi les hôtels des Arcades, du Duc-de-Brabant, de Flandre, etc La plupart de ces officiers venaient d'Aude narde. Les opérations militaires. Les Autrichiens battus sur la Piave. Les Italiens font plus de 9000 prisonniers et s'emparent de 50 canons. Nouveaux succès des Français sur l'Oise. Sur le front belge. Le^ Français réalisent de nouveaux progrès sur la rivo droite de la Lys. , fCommuniqué officiel.) LONDRES, 29 octobre. (Reuter.) Lés troupes françaises continuèrent leur pojisée et •éalisèrent des progrès importants sur la rive Iroite de la Lys. Elles atteignirent le chemin le fer entre Peteghem et Waereghem et le lépassèrent sur plusieurs points. Sur tout lo xon't l'artillerie déploya une grand© activité. Nouvelles da la frontière. rDe notre correspondant de Sas-de-Gand.) Deux ballons captifs allemands ont été incendiés samedi par des avions alliés. Il y eut des moments dans l'après-midi >ù les Allemands firent monter jusqu'à 8 Dallons captifs dans des directions' différences. Un avion allemand était constamment i hauteur pour prévenir les attaques aérien-îes.Le bruit du canon ne se fit plus enten-ire aujourd'huis samedi. L'après-midi fut ;alme. • * » Les Allemands dépavent les chaussées aux tbords de Selzaete et posent des pièges qu'ils >onstriiisent de la façon suivante: Ils creu-ient d'abord des fossés dans lesquels ils calent des tiges verticales; ensuite ils recouvrent le tout de planches et de mottes de >erre. Us ont amené des pièces d'artillerie dans es dunes situées à l'extrémité de la frontière belgo-hollandaise, parallèlement à la oute Selzaete—Sas-de-Gand. Ils y font jour-tellement des exercioes dé tir. Ils s'y exer-:ent également au combat de tranchées et i la grenade. Le samedi matin, vers 11 heures, on aper-:ut à Sas-de-Gand trois ballons captifs al-emands. Un dans la direction de Water-rliet, un autre dans la direction de Cap-ijcke et le troisième dans la direction de Crtvelde. Quelques réfugiés venant de Deynze et lutres localités ont passé Sas-de-Gand. Us itaient munis de passeports allemands. Us Itaient bien vêtus et nourris. .es manoeuvres allemandes contre la Belgique. LE HAVRE, 28 octobre. (Havas/) Lo jour-iàl hollandais ,,De Maasbode" annonçait _ le 5 octobre qu'une révolution était sur le point 'éclater on Belgique si la paix n'était pas aite immédiatement et que deux divisions belles suraient refusé de marcher. Ces deux nformations, de source évidemment allemande, ont aussi fausses et invraisemblables l'une que 'autre. L'armée belge, qui témoigna, en 1914 et endant quatre longues ajanées, d'uno admi-able énergie et d'une fSrce do résistance nsurmontable, a fait preuve dans son offensive ictorieuse des Flandres, sous les ordres du îoi Albert, d'un élan et d'une bravoure qui nt arraché des cris d'amiration aux sol-ats français et britanniques combattant à es côtés. Quant à l'état d'esprit en Belgique, n en a de surs ihdices dans les sentiments des opulations do la Flandre occidetfiale, récem ment libérées ; par exemple des Brugeois, quand lo Roi Albert, la Reine Elisabeth et lo prince Léopold firent, vendredi, leur entrée dans la ville, à la tête des troupes belges. De leur côté, les Belges qui souffrent 'toujours sous lo joug allemand écrivent qu'ils n'ont qu'une pensée: ,,IJ faut châtier les tyrans de la Belgique, dut-on pour cela souffrir encore quelques semaines do plus." L'offensive des alliés. Progrès français vers Guise, le bois de Pargny et Herly. (Communiqué officiel.) PARIS, 28 octobre. Sur le front de l'Oise de vifs combats se livrèrent sur la rive orientale devant Grand Verly, où les Allemands entreprirent plusieurs contre-attaques. Plus au sud les Français avancèrent leurs lignes jusqu'à l'Oise et conquirent les points d'appui au nord-ouest de Gu;.se. Ils réussirent également à progresser à. l'est du Perron, dans la région au nord-est du bois de Pargny. Sur tout le front entre l'Oise et la Serre le3 Français se trouvent en contact avec la nouvelle ligne allemande. ■ A l'ouest de Château Porcien les Français progressèrent au nord d'Herly. Pour le reste rien à signaler. Les Britanniques progressent ontre la Rhonelle et l'Escaut. (Communiqué officiel.) LONDRES, 28 octobre. Comme résultat de l'opération locale que flous exécutâmes ce matin au sud de Valencîénnes nous avançâmes nos lignes entre la Rhonelle et l'Escaut, en dépit de la résistance énergique do l'ennemi, et fîmes une bonne centaine de prisonniers. Rien de saillant à signaler sur le reste du front. Vain© tentative ennemie dans le bois de Belleu. (Communiqué officiel.) PARIS, 28 octobre. Sur le front de Verdun la journée fut marquée par un violent feu d'artillerie de part et d'autre do la Meuse. Les Américains repoussèrent une.s contre-attaque sur le bois de Belleu. En WoeTro nos détachements réussirent des coups de main sur les lignes ennemies et firent des prisonniers. Malgré le mauvais temps nos aviateurs montrèrent à nouveau de l'activité. Sur le front de la le armée nous abattîmes 3 appareils ennemis et détruisîmes un ballon d'observation. .Tous les avions américains rentrèrent au camp. Une escadrille do 200 avions bombarde la contrée de Château Porcien. PARIS, 28 octobre. (Reuter.) Des avions signalent de nombreux incendies dans 'les vallées de l'Aisne et de la Serre. Une escadrille de 200 avions lança une grande quantité de bombes daits la contrée de Château Porcien à 1]arrière du front ennemi. Elle 'causa des dégâts ,aux voies de communications ennemies et infligea des pertes à l'ad-versairo.La retraite allemartde continue. PARIS, 28 octobre,' (Havas.) La bataille que livraient depuis une semaine les armées De-beney, Mangin et Guillaumat se termine par une nouvelle victoire. Les Allemand^, épuisés et battus, sont contraints à une retraite dont on ne peut encore mesurer l'étendue. Voici les t détails que les journaux français fournissent s sur ce nouvel événement militaire. s Pour enrayer l'avance des Français l'ennemi '. a engagé vainement de nouvelles divisions sur quelques points essentiels. Partout, de l'Oise ' à l'Aisne, il recule. Les Français ont atteint | les lisières de Guise. Leurs éléments avancés ; bordent la route de Guise-Marie, que leurs I cavaliers ont dépassé en plusieurs points. Au | nord-est de Crecy-sur-Serre la progression con- j ? tinuo vers la ligne Erlon—Voyenne. Sur le ' 5 front de la 5me armée les Allemands résistent | encore à l'ouest de Château-Porcien pour per- j mettre aux colonnes en retraite vers Marie d'atteindre leur ligne de repli sans désastre. - Mais, sur l'Aisne, il y a aussi l'armée Gou-raud qui veille, attentive, et, sur sa droite, , deux armées américaines qui attendent lo moment do jeter dans la balance le poids de leur formidable effort.. Une lutte d'artillerie violente est engagée depuis Rethel jusqu'à la rive droite de la Meuse et dans certains sec- 1 |$urs de Lorraine. I La percée de la ligne Hunding. ! LONDRES, 2S octobre. Le correspondant do j Reuter près de l'armée française annonco: j A la suite d'une attaque de front entreprise a,u sud la ligne Hunding a été percée et so 1 trouve enveloppée par la marche de la pre-t ! mière armée française arrivant de l'ouest, i , L'ennemi a abandonné la ligne. i I L'armée allemande qui se trouve en face do - Debenoy est en retraite et toute la ligne alle-! mande entre Château Porcien sur l'Aisne et î l'Argonne se trouve menacée d'enveloppement. 1 ) L'armée Debeney, qui en trois jours fit 4000 ( , i prisonniers au cours de corps à corps, a rem- i ■ porté une belle victoire, la troisième depuis un mois. A la suite do ses attaques continuelles elle» 1 força trois lignes de rivières et à présent il n'y ^ a plus de ligne de rivière entre le front actuel » et la Meuse. Sur !e front italien. ) i Plus do 9GC0 prisonniers et 50 canons. (Communiqué officiel.) -j ROME, 23 octobre. (Stefani). La t)ataille, . . 1 qui continue nuit et jour, est en plein dévelop- \ pement. Sur le front de la 12me et de la 8me armée < nous maintenantes et étendirent notre tête de | pont, malgré la résistance violente de l'ennemi. Au nord d'Ormes nous remportâmes des ; avantages. ] A l'est de Grave di Tapadoponti le 14me corps , d'armée anglais et des troupes do la lOme armée - italienne attaquent l'ennemi avec vio- j lence. L'adversaire se replie. j A la suite de nos attaques les fronts ennemis furent percés et noijs occupâmes Borgo, Mola-trotto, Tezze, San Michel de Piave, Cima Dolino et San Polo di Piave Ormelto. Nos 1 troupes entrèrent dans Santa Lucia et Vazzpla. Elles approchent Monticono. £ Déjà plus de 9000 prisonniers ont été comptés. f i Nous nous emparâmes de plus de 50 canons. 1 Nos avions ainsi que ceux des alliés ont par- < ticipé avec une grande «témérité à la lutte. 1 Plus de 10,000 kilogr. do matières explosives 3 furent lancées derrière les lignes ennemies et les troupes ennemies furent mitraillées d'une f faible hauteur et décimées. \ j Onze appareils et trois ballons furent aibat- t tus. Lo lieutenant colonel Piccio remporta sa r vingt-deuxième victoire. Dans la région du Monte Grappa des combats locaux répétés se produisirent au cours des-quols nous fîmes 150 prisonniers. L'ennemi tenta une attaque contre le Monte Portica et réussit à s'y mainitenir du prix de Jourdes pertes. Notre infanterie parvint à rechasser les z Autrichiens de cette position après de violents c comibats. Nous maintenons ces positions en no- 3 tre pouvoir. Nouveaux succès anglo-Stalicns, (.Communiqué officiel ) LONDRES, 28 octobre. Suivant les rapports de ce soir, la 10e armée a cccupé une $ ligne au sud de Stabiazzo-San Polo di Piave, G Borgo, Zanetti, Borgo Malanetta, Cima La- ( saga, Cima Tonrin. Le nombre des prisonniers dénombrés à 6 h. 15 comporte 5620 dont*121 officiers. Le 14o corj>s .'britannique en fit 3500 pour sa part On captura jusqu'ici 29 canons, dont 6 obu-siers de 9 pourcos, qui furent pris par la 23e division britannique. j c L.e passago de la Piave. j j ROME, 28 octobre. (Stefani.) La bataille j t que toute l'Italie espérait s'est déclenchée. I p Après avoir refoulé l'ennemi jusqu'au delà j r des montagnes et de la Piave, l'armée ita- , £ lienne vient d'entrèpreaidre une offensive j c en territoire occupé. Nos soldats prirent pied sur la rive gauche j ® de la Piave le 26 octobre vers 6 h. du soir. { I C'étaient les premiers détachements qui f I avaient passé le fleuve en canot pour jetei* c des ponts. La résistance de l'ennemi, faible h et incertaine au début, s'accentua promp- d tement et se concentra sur les points choisis £ pour le passago du fleuve. t Mais ni la force du courant, accrue par les dernières pluies, ni le feu ininterrompu de l'artillerie ennemie ne purent empêcher ^ nos colonnes de passer la Piave. Nos ponts furent fréquemment détruits a par la force des eaux ou par les obus enne- é mis. Dans la nuit des averses augmentèrent v encore les difficultés. Le 27, à l'aube, les troupes italiennes, en ^ coopération avec des détachements alliés, ^ passèrent à l'attaque après un bref bombar- j( dément préparatoire en enfoncèrent dans de rapides combats les premiers travaux de L défense de l'ennemi. Vers le soir; après une bataille livrée avec . des alternatives de succès eàtre le val Do- ^ bdadeno et l'embouchure du Soligo, on or- ^ ganisa, avec l'aide des Français, trois têtes r de pont et une largo portion de terrain fut ij conquise par les Anglo-Italiens devant p Grave Papadopoli, entre Borgo Malanotte 1< en Roncadelle. Sur ce point l'ennemi entreprit deux contre-attaques. Nous dûmes temporairement reculer quelque pel nos lignes, c mais, au début de la nuit, nous rétablîmes c la situation. f; Les combats furent très violents, tant sur d la rive gauche de la Piave que dans la n région du G-rappa. La violence des com- d bats fut augmentée dans les montagnes par ^ les difficultés du terrain et sur les plaines j par les obstacles formés par le fleuve et dans ' r ; les deux endroits par l'organisation parfaite ; q de la défense. j h j L'armée austro-hongroise montra dans J ces combats qu'elle a maintenu sa valeur combative. Elle n'a, manifestement, pas subi la répercussion de3 événements politiques qui >apent le système monarchique. On a caché d'ailleurs, à une bonne partie des troupes, la marche des événements par l'interception de la correspondance par voie postale et par une répression sévère cje toute forme de renseignement susceptible de faire connaître la vérité. Les personnes au courant de la situation îont mises dans l'impossibilité do nuire. Dans tous les régiments les officiers et sous-officiers, demeurés fidèles à l'idée autrichienne, exercent une vigilance rigoureuse. L'armée autrichienne est encore tenue par une discipline de fer et elle combat aveo ;a plus grande opiniâtreté parce qu'elle n'a rien perdu encore de sa nature; celle d'un instrument de la tyrannie, d'un organisme 50umis à une oligarchie et dont la vie efifc complètement séparée de l'existence de la nation. Cette résistance désespérée a d'ail-curs coûté déjà de très fortes pertes à l'en-aemi. Six d*3 ses divisions ont été à moitié meanties et d'autres furent si fortement éprouvées qu'on dut recourir largement aux réserves. Nouveaux détails. LONDRES, 23 octobre. Le correspondant le Reuter en Italie annonce en date du 27 octobre: Nous avons franchi la Piave. Le matin de >onné heure, un violent bombardement com-nença sur toute la ligne de cette rivière et un jeu plus tard nos hommes passèrent Peau en le servant pour cela d'un îlot occupé quelques ours auparavant. La lOme armée de lord 3avans prit une part active aux préparatifs. 3Lier nos sapeurs, sous la protection de nos ivions, établirent un pont vers l'îlot. L'autre noitié fut construite après le coucher du soleil. L<e matin, de bonne heure, l'armée de Cavans et es Italiens franchirent le pont. Le temps est ;rès favorable, de sorte qu'on s'attend pour es jours suivants à un bon développement des »pérations. La 10o arsnée reprend l'offensfvê. LONDRES, 28 octobre. fReuter.) La nuit :ut calme sur le front italien. La 10e armée ■éprit l'offensive ce matin et réalisa des progrès satisfaisants. Les opérations d'hier furent brillamment ippuyées par les aviateurs qui attaquèrent ds troupes ennemies à coups de mitrailleuse. Les alliés étendent leurs succès. (Communiqué officiel.> LONDRES, 29 octobre. (Reuter.) La 10m© rméo réalisa des progrès importants. A l'aile droite le lime corps d'armée italien ,'tteignit la ligne Roncadello-Ormello-Tempio-iorgo-Bianche. Au centre le 14me corps l'armée britannique se trouvo en contact aven 'ennemi et atteignit la ligne Col Benetto-Col >omian. A l'aile gauche le ISme corps d'armée italien t'taque dans la direction nord et fait de bons irogrès. D'après les informations reçues toiles les troupes firent des prisonniers et captu-èrent des canons. Les opérations dans les Balkans. Les Serbos occupent Dispotovao. (Communiqué officiel ) PARIS, 28 octobre. Poursuivant leur vanco, les alliés ont atteint les mines de harbon de Kragujevatz, Veroje et Rava-» tovka. i Les Serbes ont pénétré dans Dispotovac. Les Italiens entrent dans Alessia. (Communiqué officiel.) ROME, 28 octobre. (Stefani.) Le matin du 7 octobre nos troupbs, poursuivant l'ennemi, ntrèren'f dans Alessia et marchèrent sur San riovanni di Medua. > Les opérations en Mésopotamie Los Britanniques oeewent Kirkup» (Communiqué ™ficiel.) LONDRES, 28 octobre. Avant-hier les Turcs coupaient encore de= solides positions sur le ebel Hamrin, à i'ojuest de l'embouchure du .essai* Zab, mais la veille nos autos blindes, raversant le désert, .avaient atteint un point lus à l'ouest et entàmé les lignes de commu-ication de l'ennemi aux environs de Kalat jergat, où ils attaquèrent des conik)iB enne-îis.En même» temps notre cavalerie s'avança ar la rive occidentale du Tigre pour menacer îs lignes de communication ennemies par l'est. La pression exercée par nos troupes sur le ront, accompagnée d'attaques 6ur les lignes de Dmmunication, força les Turcs à 6e retirer ; 26, dans la nuit, à 12 milles vers le nord, ans une position à 3 milles au sud de Kalat jergat. Ncs troupes sont étroitement en con-ict avec l'ennemi. Dans ces opérations nos troupes montrèrent eaucoup d'endurance, car la région où elles îmbattent no possède ni routes, ni ressources 'aucune sorte. Nous conquîmes Kirkup, le 25 au soir, après voir brisé la faible résistance do l'ennemi qui racua également ses positions au nord de la illo pour se replier vers Altum Keupri. A proximité de cette dernière ville nos autos lin dés infligèrent do fortes pertes aiix Turcs b le 27 le gros de nos armées est eijtl-é en con-ict avec les troupes ennemies qui convraient ! passage de la Lessar Zab. es Britanniques coupent la route do Sherghet à Mossoul. LONDRES, 2S octobre. (Reuter). Sur le ont du Tigre les Turcs furent attaqués entre " èmboùchure du Lesser Zab et Kirkup, dans t, direction du nord. Les autos blindés coupè-=nt la route de Sherghet à Moj#pul, une des 1 gnes de communication do l'ennemi. On sup-ose que l'adversaire va devoir se retirer dans « montagnes. La retraite tu.rque. LONDRES, 28 octobre. (Vaa Dias). Par la hute d'Alep le centre des lignes de communi-ition principales entre Constantinople et le •ont en Mésopotamie, la voie ferrée de Bag-ad, a été coupée. A la suite de ce fait, les ar-lees turques, engagées en Mésopotamie, ont û se retirer vers Trébizonde et vers les lignes e communication maritimes. Talonnés par les ritanniques, les Turcs poursuivent Vur re--aite vers Mossoul, ainsi que sur les deux ves du Tigre et de la Lesser Zab. Il semble ne it» Turcs aient l'intention de fortifier les auteurs sur cette dernière rivière. Les Anglais ont pénétré d*ns Kirbek,

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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