L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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12 januari 1917
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s.n. 1917, 12 Januari. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 15 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/rf5k932c90/
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3eme AtltlSé > no.8n S cetifs Vendredi 12 janvier 1917 L'ECHO BELGE L'Union fait la Forcer Journal quotidien dSu matin paraissant en Hollande. Belge est notre nom tle Famhie. Toutes le» lettres doivent être adressées «*t bureau de rédactions N. Z VOOBBUBGVVAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphone: 2797. Rédacteur en Cheï: Gustave Jaspaers. _ ... . ( Charles Bernard, Charles Kerbieî, Comité de Rédaction: j René Chambry5 Enlllc painpaPé. Pour les annonces, abonnements et vent* au numéro, s'adresser à l'Administration ûu Journal: N.Z. Voorburgwal 234-249, Amsterdam Téléphone: 1775. Abonnements: Hollandefl.l.SO par mois. Etranger fl. 2.00 par moi Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Un Démenti Nous avons, il y a quelque temps,, «Produit un article du ,,Bruxellois , 1 organe de la Kommandantur de Bruxelles, ou étaient ramassés tous les ragots calomniei^ qui circulent sur nous dans le clan de nos ennemis. Cette publication, sans commentaires, devait suffire a nos yeux pour faire justice de ces racontars encore plus sots que méchants. _ . Les petits journaux activistes, que répand ici la ,,Groot Nederlandsch Fers Bureau", ont repris ces mensonges pour leur compte. Selon la doctrine de Basile ils professent qu'il en restera toujours quelque chose. En effet. Quand Eochefort, naguere, affirmait que Constans avait volé la couronne de Norodom, les gens d'esprit trouvaient Il boutade fort amusante mais pas un copier de fiacre qui n'eût juré que c'était yrai. De même, le jour où feu Bar)', qui avait parfois des trouvailles comiques, a prétendu que je touchais personnellement 600 francs par mois sur la caisse du Havre par l'intermédiaire du chanoine Heyns-sens, j'ai beaucoup ri et mes amis ont ri avec moi. Inutile de dire que je n'ai jamais ,vu la couleur de cet or qui est une chimère, et je n'ai même pas encore eu l'honneur d'être présenté à l'honorable chanoine Heynssens que je ne connais que par ses articles. Il plaît aujourd'hui aux gazettes que prône M. de Savornin Loliman de mêler • des tiers à cette affaire. Cette considération seule a pu nous faire sortir de notre dédain. Je tiens donc à déclarer que l'Echo Belge. ne reçoit d'argent que... do ses abonnés, de ses acheteurs au numéro et de ses clients de publicité. Il ne lui en faut pas plus pour vivre. Quant aux ,,Toorts" et autres petites feuilles activistes paraissant en Hollande, nous serions bien curieux de savoir d'où elles tirent leurs moyens de subsistance. Mais nous n'aurons pas la cruauté d'insister». _ _ G. 8. _cos~-a -xm— te iaîsrnés et réfugiés socialistes La voix de nos frères du pays envahi. Un document de la plu3 hante importance vient d'être publié, sur lequel j'engage tous mes camarades socialistes réfugiés ou internés en Hollande, et spécialement les membres de la nouvelle Union de Travailleurs belges, à porter leurs méditations. Ce document, que Yandervelde et Louis de Brouckère sont chargés de transmettre à la proohaine conférence socialiste des pays alliés, nous trace notre ligne de conduite, il nous indique comment nous devons nous comporter devant le problème tant controversé de l'Internationale et les offres do paix allemandes. Il s'agit d'une longue résolution votée en secret, à l'unanimité, par les délégués du parti ouvrier belge, représentant toutes les fédérations du pays. Ce3 [voix fraternelles, dont les accents nous parviennent de la geôle, du pays envahi, doivent avoir pour nous quelque chose d'impérieux et de sacré. Qu'on n'oublie point à quoi s'exposent ceux qui se réunissent en '.Belgique pour prendre de telles résolutions. CPenaons à ceux de nos camarades qui sont tombés sous les balles prussiennes, à ceux qui furent emprisonnés ou déportés. .,Eu ce qui concerne l'Internationale, disent les socialistes du pays envahi, le parti ouvrier belge demeure opposé à une ren-cqntre, dans les circonstances actuelles, avec dea socialistes des empires du centre, qui ne peuvent parler librement. Ils croient que la .France et la Belgique devraient être évacuées avant que toute tentative de rapprochement soit faite. Au surplus, il n'en-ivisage la possibilité d'une rencontre avec les sôoial-démccrates allemands que pour leur demander compte de l'attitude qu'ils ont prise le 4 août 1914 vis-à-vis de l'ultimatum. du 2 et la violation^ de la neutralité belge : en second lieu vis-à-vis des cruautés commises en Belgique contre la population civile sans défense. Le parti réserve naturellement son jugement sur l'attitude à prendre à la suite des déclarations do guerre par l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie qui ont déchaîné tout le mal, de même que sur les décisions à prendre en ce qui concenie la composition, la structure et l'activité de l'Internationale dans l'avenir." Hus loin, la résolution affirme que des conversations entre socialistes de différents pays, au sujet de la paix, seraient en ce moment vaines et dangereuses. Même si l'on arrivait dans de telles entrevues à des conclusions théoriques et pratiques, le Parti ouvrier belge n'aurait pas la moindre con-fUuvee dans l-a façon dont la SDémocratie se conduirait dans la suite. En ce qui concerne la déportation de milliers de Belges, la résolution raille les quelques mots do pitié vagues et timides prononcés par les socialistes efc syndicalistes allemands et elle s'élève en termes énergiques contre le caractère donné à la réponse à Vandèrvelde •par le bureau, socialiste international, à la suite de la visite d'Ebert et Scheidemann. camarades du pays .envahi disant que des agresseurs. Ils formulent pour l'avenii économique de la Belgique et de l'Europe des solutions socialistes que sans doute une nécessité impérieuse imposera. Isolés du monde, gardés à vue par le geôlier prussien, ils sentent d'instinct qu'un magnifique avenir est réservé au socialisme dans nos pays de liberté, pour autant qu'il continue à donner toutes ses forces à la défense nationale, à la lutte contre le militarisme prussien, et ne sacrifie pas à la dangereuse chimère d'un internationalisme ,,<ïoor dik en dun", dont la trahison de nos chers genos-sen de. Berlin a démontré toute l'inanité. Louis Piérard. Vilenie aliéné. Voici à titre d'échantillon, et pour servir à l'édification do ccux qui douteraient encore de la vilenie de l'âme allemande, ce que le ,,Dan-ziger Neueste Naclirichten" du 18 novembre dernier imprimait après avoir «traduit la ré. ponse du Roi Albert à ses ministres qui lui avaient adressé leurs voeux à l'occasion de sa fête. (On se rappelle que, dans cette réponse, le souverain parlait surtout des iniques et brutales déportations.) „Au lieu d'être heureux, reconnaissant de ce que l'administration allemande donne une oc. cupation régulière à ses sujets paresseux, le Roi Albert injurie et se complaît dans des grands mots empruntés sans doute aux discours de Grey, d'Asquith ou de Briand. Il ne comprend pas ce que c'est que l'occupation régulière d'un pays. Cela s'explique peut-être par le fait de son séjour au Havre (???) où il a d'autant moins è faire que le gouvernement allemand lui a enlevé de la façon la plus aimable la mission de gouverner la Belgique. Ou bien son exil le fâche-t-il tant qu'il doive absolument parler d'esclavage, do travail forcé et de déportations? Il ferait mieux de se frapper la poitrine avec contrition et de dire : ,,Albert, Albert, qu'as-tu-fait?" Après avoir lu ces lignes on doit reconnaître que les Allemands sont „liber ailes", en fait de muflerie également. Encore un peu de patience et les Boches perdront l'envie de se livrer aux plaisanteries lourdes et grossières dont ils ont le secret. On leur fera rentrer leurs injures dans la gorge. ' O ■ Omm Les Imposteurs. Ils ont manifesté leur aktivité en toute occasion. Pas une gaffe qu'ils n'aient faite, pas une sottise qu'ils n'aient dite, pas une imposture qu'ils n'aient commise. Aujourd'hui, leurs porte-parole René de Clercq et Léo Meert adressent une dépêche au président Wilson. Ceci est affairo à eux et nous nous garderions de critiquer un acte qui ne nous regarde point. Mais, lorsque ces deux individus prétendent parler au nom de plus de quatre millions de Flamands, nous avons le devoir de protester et de démasquer ces imposteurs impertinents qui essaient de faire croire qu'en Flandre il était interdit de parler le flamand et que ,,plus do quatre millions de Flamands" vivaient comme vivent les parias. M. Wilson pourrait être trompé par ces individus — dont on ne dira jamais assez la vilénie —, M. Wilson pourrait répondre à ces imposteurs. Et voyez! Ils ont profité d'une situation trou-bie pour essayer de propager une calomnie purement gratuite que tous les journaux des pays neutres reproduiront, sans doute, de très bonne foi. Déjà, la Hollande est inondée de petits papiers qu'imprime le Groot-Neder-landsch Rersbureau, mais que paient certains propagandistes qui ne sont point des patriotes! Nos lecteurs connaissent cette machine de guerre fonctionnant à Utrecht et qui reçoit de nombreux plis venus de. Belgique avec l'autorisation de la censure d'Aix-la-Chapelle. Inutile d'insister. Nous avions à démasquer la manoeuvre de deux perdus qui parlent au nom dTun ,}Nationaal Vlaamsch Comiteit" dont aucun vrai Flamand ne fait partie. Voilà qui est fait. Ce comité se compose, en effet, de Belges déchus, de fonctionnaires révoqués, de miliciens récalcitrants. Un joli troupeau. Et c'est ,,ca" qui adresse une dépêche au président de9 Etats-Unis? A dire vrai, le tact n'étouffe pas les Aktivietes. Et puis, qu'est-ce que ce titre d', .Excellence" décerné au dr. Woodrow Wilson ? Le gorille de Bussum aurait pu faire demander au freiherr von Bis-sing un code du cérémonial avant d'écrire à ..Son Excellence M. Wilson". Il eût évité de commettre un impair. . Voici le texte du papier: ,,Le Comité National flamand pour la défense de la cause flamande en Belgique, fixé temporairement en Hollande, tient à exprimer ses chaleureuses sympathies et son admiration pour les efforts tentés par votre Excellence en faveur d'une paix durable basée sur la protection des droits et des libertés des petites nations et des peuples faibles, de concert avec une sympathie d'estime mutuelle internationale, (ouf!) Convaincu que la campagne menée par votre Excellence dans le but d'arriver à une telle paix amènera la réparation de notre royaume de Belgique neutre (sic), le comité national flamands, se faisant l'interprète de plus de 4 millions de sujets belges, exprime le plus ardent espoir que cette réparation de l'indépendance belge assurera aussi l'autonomie au peuple flamand préjudicié et le libre essor à sa bonne vieille langue maternelle néerlandaise." Un loustic veut bien nous expliquer que l'éton-nement du président Wilson fut grand lorsqu'il reçut cette dépêche. En effet, — n'en déplaise aux activistes, — M. Wilson ne comprend pas le flamand. Mais il comprend le français. Et, sitôt qu'il vit nu bas du télégramme le mot ,.Meert", il trouva inutile de poursuivro la lecture d'un câblogramme qui portait des mots aussi peu convenables. Mais ceci est une explication fantaisiste, car les imposteurs avaient pris 6oin d'envoyer un télégramme rédigé en anglais. En Belgique. Trente condamnations à mort La proclamation suivante a été affichée sur les murs de Bruxelles: ,,Une centaine de personnes, en partie armées, essayèrent, le 6 décembre 1916, de passer la frontière pour se rendre en Hollande. Trente-sept d'entre elles furent arrêtées. Le Conseil de guerre de campagne de Liège, par jugement en date du 18 décembre 1916, en a ■ condamnées 30 à mort. Quatre d'entre elles, qui n'avaient pas atteint l'âge de 18 ans et pour lesquelles la preuve ne fut pas faite qu'elles étaient armées, furent condamnées chacune à 15 ans de prison. Trois jeunes gens furent frappés de peines moindres parce qu'il ne fut pas prouvé qu'ils surent . par quels moyens leurs compagnons essayeraient de leur faire franchir la frontière." Cette proclamation a causé une profonde sensation dans tout le pays. Les déportations Tous les sénateurs et députés de Belgique, où qu'ils soient, ont protesté contre , les odieuses mesures prises par les Barbares, j Nous enregistrons aujourd'hui la ferme 1 protestation des membres de la Chambre des Représentants actuellement en Hol-i lande: I ,,Les membres de la section parlementaire belge résidant en Hollande protestent énergiquement contre les déportations faites en Belgique au mépris des principes les pins élémentaires du Droit International. Ils s'associent à la protestation courageuse de ; leurs collègues restés en Belgique et leur , expriment à ce sujet toute leur admiration, j Us remercient le président de la Chambre . d'avoir exprimé si nettement les sentiments ' qui animent tous les représentants de la | nation vis-à-vis des actes inouïs de sauvagerie commis par les Allemands en Bel- Au camp de Gruben on^ compte jusqu'à présent onze mille déportés. Les esclavagistes font un triage de tous les déportés, triage sommaire -bien entendu. C'est ainsi que tous les maçons et charpentiers venus de Dinant travaillent à Tu-may, village limitrophe du territoire d'étape. Ceux qui refusèrent d'accomplir la besogne qu'on leur ordonnait ont été punis par la faim. Les sauvages ont trouvé un nouveau moyen : affamer nos compa- i triotes pour les obliger au travail. Mais les ' braves Dinantais restèrent inébranlables. J Ni les menaces, ni les coups, ni les privations, rien ne put battre en brèche leur ' résolution. Voyant qu'aucun moyen ne < réussirait, les sauvages prirent le parti de renvoyer les braves gens à Dinant où ils les enfermèrent dans la prison. Après dix jours d'une détention particulièrement cruelle, les Belges refusaient encore. On les en- ' voya alors en Allemagne. Us partirent en 3 chantant la ,,Brabançonne. C'est ce qui faisait écrire au méprisable ,,Bruxellois" : . ,,Les ouvriers qui partent pour l'Allemagne ( sont très satisfaits. Us chantent en par- . tant". « Mais Mark Belvaux ne nous dit pas ï pourquoi ils chantaient. t ] A Bruxelles M. Keffer, adjoint à la 7e section, et M. ( Buys, adjoint, sont nommés officiers-inspec- î teurs. Le premier 6era remplacé par M. ( Lefèvre, de la 4e section, et le second par ( M. Spitaels, de la 2e section. < Sont nommés commissaires-adjoints : MM. ; Walleghem (2e section), Monreux (3e), j Seyl (4e), Van Boekel (5e), Gelehof (3e), Striekaert (2e) et Deblalcer (5e). • * Le vaste monument élevé au Parc du Cinquantenaire à la mémoire des pionniers belges morts au Congo, érigé à front de l'allée \ qui mène au panorama du Caire, est en ] bonne voie d'achèvement, dit un journal boche de Bruxelles. Les travaux y ont été ] repris avec une grande activité, si bien que, < d'après l'ouvrage exécuté en ces dernières ( semaines, il est actuellement possible de se ( rendre compte de l'effet de cet important ensemble sculptural, dû au ciseau du maître ( Thomas Vinçotte. ] Le monument, dans son ensemble, pour- i rait être comparé, à une stèle colossale, flan- ( quée de detix avant-corps, le tout précédé ] d'un bassin. U ne le cède pas en dimension ] aux „Passions humaines", le bas-relief si ] connu de Jef Lambeaux, avec lequel il voi- ( sine. Comme lui, il est taillé dans la pierre ( de France. Mais il aura sur lui l'avantage d'être en plein air, ce qui évitera les éclip- f ses fréquentes, si énervantes pour les visi- ( teurs, auquel est trop souvent sujette l'oeuvre j de Lambeaux dans son pavillon. i Le monument, tout en façade, a une hau- i teur d'environ dix mètres, s'étend en largeur } sur douze. Les sujets représentés ont pour i thème général l'introduction de la civilisa- < tion et les bienfaits de celle-ci au Congo, s Décrivons-en sommairement les parties. Le s bas de la stèle, à hauteur du bassin, encore i non placé celui-ci, symbolise le Congo à ( l'état sauvage par deux figures sculpturales, < grandeur naturelle, un nègre d'une part, un crocodile de l'autre, deux ennemis qui n'ont 1 pas l'air de faire trop mauvais voisinage. A ce groupe sculptural en plein relief, occupant ce qu'on pourrait appeler le rez-de chaussée de la stèle, en est superposé un autre. Celui-ci est beaucoup plus développé tant en hauteur qu'en largeur, et la pierre 7 donne naissance à une importante théorie humaine, actuellement encore seulement sbauchée, où apparaissent en bas-relief des juges sévères, des nègres et des négresses mehaînés, des traitants, et une belle figure enflammée de missionnaire, rappelant îroyons-nous, les traits du cardinal Lavige-rie, fondateur de la Société antiesclavagiste, Un troisième groupe Sculptural, dessinanl lans les hauteurs une harmonieuse silhouette, forme au-dessus du grand bas-reliei îomme un fronton. La figure de femme, debout, qui en occupe le centre, représente le Civilisation; elle tend son manteau protecteur, levé d'une main, prête à envelopper h petit enfant nègre que sa mère noire — sui ia croupe et les épaules nues de laquelle h Lumière se plaît à poser de délicieuses blan-îheurs — vient offrir d'elle-même à la civilisation. Hélas! que la civilisation n'est-elle toujours pour les peuples primitifs la chose louce et charmante représentée par la noble 3t radieuse image où s'est visiblement complu l'imagination poétique du sculpteur, ^uoi qu'il en soit à ce sujet, le fronton nous i paru l'une des plus belles et des plus heureuses parties du monument. Les deux avant-corps qui flanquent le mo-mment nous retracent des scènes dramati pies. La figure de gauche, de proportions ur peu plus grandes que nature, élevée sur^ur socle, représente un officier remettant sor sabre au fourreau. Celle de droite, qui lu: fait pendant, représente également un offi-lier ; mais celui-ci, en pleine action, soutiem :lu bras gauche un camarade qui vient d'être frappé mortellement, et, de la main libre ienant par le canon son fusil, dont il a épuise boutes les balles, il cherche à se défendre prêt à asséner des coups de crosse. Toutes les idées exprimées par le maître sculpteur ont le mérite de l'être toujours ei partout avec clarté et élégance. B.ien de confus, plus de pénombre, pas d'énigmes pas de rébus. U s'est mis à hauteur d'une bonne compréhension populaire, ce qui étaii la première condition à réaliser pour ur nonument de cet ordre et d'aussi vaste en-peigure. Pour relever la simplicité som-naire des figures, des attitudes, des allégories et des symboles, il a compté avec la noblesse des lignes, des ensembles, des silhouettes, et la mise en pratique de ces principes ui a réussi avec un rare bonheur. On en pourra juger bientôt publiquement luand l'oeuvre sera sortie de sa chrysanide le planches et de toiles. A Anvers Les Boches font usage du courant électri-jue de la scierie mécanique de la fabrique ,L'Escaut", située au bord du canal. • • » J'arrive des environs d'Anvers, raconte m civil, âgé d'une trentaine d'années, à un :orrespondant du ,,Telegraaf". J'avais reçu m avis m'enjoignant de me rendre à la ^are de Zurenborg avec les bagages nécessai-es pour me rendre à l'appel des Boches, r'obtempérai à l'ordre, comme les autres îabitants de mon village. A Anvers, nous dûmes comparaître de-rant des officiers. J'étais muni d'un certifiât de mon patron. Les Allemands déclare-ent que je ne gagnais pas assez. Je répon-lis que cette somme me suffisait pour vivre it que je n'avais jamais été assisté par per-onne. Après avoir longtemps parlementé, e pus m'en aller. Les gens de mon village urent séparés en deux groupes. Lorsque ious revînmes les femmes nous attendaient lans un état d'inquétude indicible. Figu-ez-vous la tristesse de celles dons les maris l'étaient pas rentrés ! Je dus me rendre me seconde fois à Anvers. Je décidai, cette ois. par mesure de prudence, de passer en Hollande. Et j'ai bien fait. D'Esschen, on ne déporta que sept hom-nes, de Wijneghem: trente, de Schoôten: 10, de Cappellen: 50. Mais de nouvelles léportations augmenteront promptement :es chiffres. La population est donc pleine de méfiante, A Oost et Westmalle, ressortant de la kommandantur de Turnhout, les hommes valides ont dû répondre à l'appel. Les piè-:es d'identité de certains ouvriers furent narquées d'un cachet, mais tous les appelés mrent rentrer au logis. On se demande, à >résent, quels sont les ouvriers qui seront léportés: Ceux dont les cartes portent une stàmpille ou les autres. A Hoboken on a déporté 400 civils, U allut se présenter à la gendarmerie. Ceux [ui furent désignés pour le travail forcé eçurent l'ordre de se rendre à la gare du Sud à Anvers. Les autres furent requis de orce à domicile. On a déporté aussi >eaucoup de bourgeois qui avaient des noyens d'existence ou une occupation. L'un le ceux-ci, télégraphiste, fit valoir sa profes-ion. U s'attira la réponse suivante: ,,Ce ont surtout des hommes tels que vous dont ious avons besoin". Or, parmi les déportés les derniers jours se trouvait un idiot ! Il sst vrai d'ajouter qu'il a pu revenir chez lui. Aux chantiers Cockerill des civils travaillent sous la surveillance des Boches, ,Ce struit des sous-marins et des torpilleurs. Ce travail est exécuté sur un autre chantier par des ouvriers allemands. Hoboken doit rester dans l'obscurité pour éviter une visite d'aviateurs alliés. Les Boches ont bonne mémoire ! ft • • "Hne tempête terrible s'est abattue sur Anvers. Beaucoup de vitres cassées, de cheminées abattues, de toits endommagés. Quelques bateaux, dont l'allège ,,Con-, stance". ont même chaviré. Une maison, située aux environs du Pont aux Tourbes, s'est, en partie, écroulée. Une tente, élevée longue rue des Images, fut arrachée par le vent. Rue Nationale, rue Vondel, rue du Commerce, rue Boer-have. plusieurs cheminées tombèrent dans , la rue. A Gand A propos du mouvement aktiviste, le ,,Socia-liste Belge", l'organe d© M. Huysmans, écrit: ,,Quand les Allemands sont arrivés chez nous, i ils se trouvèrent devant une nation unie, gui-• dée par l'unique idée de la délivrance. Ils se rendaient immédiatement compte que, dans ces circonstances, il leur serait difficile de poursuivre leur politique démoralisatrice. Aussi longtemps que les Belges formaient bloc contre ! l'ennemi, cette politique était vouée à un échec certain. Le gouvernement allemand commença i donc par semer la discorde et la désunion. A ■ cette fin, il exploita nos querelles linguistiques, et il créa des journaux en pays wallon i comme en pays flamand. Les journaux français devaient mener une campagne contre les exigences et les prétentions des Flamands. En Flandre, au contraire, le gouvernement allemand défendait le programme des Flamands. Il alla jusqu'à résoudre une des questions brûlantes de notre politique intérieure. Il flamandisait l'Université de Gand. Quelques éléments flamands, parmi lesquels figurent deux députés d'Anvers, acceptèrent ce cadeau de l'ennemi, et ils sont, ainsi devenus les instruments de la politique allemande en ' Belgique. Il n'y a qu'un mot pour qualifier cette politique : C'est un acte de trahison. Nous , ne voulons rien avoir de commun avec eux. Notre point de vue est que la question flamande est une question qui doit être résolue par le parlement belge, sans immixtion aucune d'une nation étrangère. C'est aussi le cas pour le Suffrage Universel et pour d'autres questions ' d'ordre social, économique et politique. La 1 ' question flamande viendra à l'ordre du jour, i quand le moment sera venu. Les Flamands pourront compter alors, nous l'espérons, sur le soutien et la sympathie de nos amis wallons, car la question flamande est une question essentiellement démocratique." « x m Il y a quelque 'temps paraissait dans le ,,Toorts", l'organe de René de Clercq — que René de Clercq (et pour cause) ne subsidie pas! — un entrefilet annonçant, la libération du patriote flamand Alphonse Sevens. Aussitôt toutes les gazettes de Belgique reliées par fil spécial à la Kommandantur d'annoncer que Sevens était en Suisse et allait prochainement revenir à Gand! De Clercq atteignait son but : jeter le trouble dans les esprits. Mais la femme du patriote gantois détenu en Allemagne vient de remettre les choses au point. Et l'échafaudage où s'accrochait le gorille de Bussum s'écroule net. Voici, en effet, la lettre que Madame Sevens adressé à l'organe de la Kommandantur : ,,Gand, le 26 décembre 1916. „A la rédaction de la ,,Gazet van Brussel", .,Je lis aujourd'hui avec étonnement dans votre journal que mon mari Alphonse Sevens quitterait Genève pour se rendre à Gand. „Mon mari n'est pas à Genève, mais bien prisonnier de guerre à Holzminden, et je serais sans doute la première à être informée de la mise en liberté de mon mari. ,,Signé : Epouse A. Sevens, J}Steenstraete, 7, ,,Gand". René de Clercq n'a plus qu'à rectifier dans son .,Toorts", si on lui permet cette rectification ! Le Salon Belge II. Nous avons eu l'occasion, il y a quelques mois, de rendre hommage à Rik Wouters, peintre et sculpteur, décédé depuis. Son art original, profond et frémissant, avait rallié les suffrages de tous les gens de goût, l'admiration fervente de tous ceux que la spectacle du beau exalte ou passionne. Nous retrouvons ici plusieurs toiles, déjà célèbres, et aussi quelques sculptures dont on peut dire hardiment qu'elles sont un miracle de vie et de vérité: ainsi le buste d'Ensor, où chaque trait d'ébauchoir, chaque coup de pouce fait jaillir de la matière un cri. Amant de la lumière, M. Paerels prodigue dans des vues d'intérieur des dons précieux d'animateur et de coloriste. De lui aussi, tcut récemment, nous avons eu l'occasion de mettre en relief le talent original, prime-sautier, cette heureuse veine qui le porte avant tout à rendre ce que l'on pourrait appeler la voluptueuse palpitation des choses. M. Degouve de Nunques a une conception du paysage plus symbolique que matérialiste. Son oeuvre est pénétrée d'un caractère sacré. U s'en essore comme une émouvante prière et, à ce point de vue, son tableau ,,Après la Moisson" est tout à fait caractéristique. Les toiles frémissantes de lumière de M. Guilbert constituent une vive antithèse. Le jeu des rayons dans les feuilles, des délicates'dégradations de tons d'une touche hardie, étonnamment sûre, compose ses pages vibrantes. L'oeil est charmé par l'extrême fraîcheur des nuances, les sens sont séduits par l'amour de la vie, l'a belle santé morale que cette peinture respire.Un beau portrait de femme, d'un arrangement parfait de J. Gouweloos. Cet excellent artiste expose également une série de paysages où se manifeste un talent classé. Us voisinent avec des vues de Hollande de Gilsoul d'une composition savante, d un coloris à la fois sobre et puissant où éclate une maîtrise incontestable. Les marines de M. Alexandre Marcette, enlevées avec brio, dans une note un peu romantique, arrêtent toujours le visiteur. Mlle Marcotte se spécialise toujours dans ses intérieurs de serres qui lui fournissent le motif de séduisantes symphonies de couleurs, comme on voit dans trois aspects du Jardin Zoologique de Rotterdam. M. Viérin a retrouvé en Hollande les décors séduisants, faits de nuages, d'eau et de vieilles briques, qui l'inspiraient tant naguère. II y al firme un faire facile, une science évidente de ia construction et de la mise en page. Le visiteur s'arrête volontiers devant les toiles où M. J. Posenaer, avec un art très sûr qu'inspire un sentiment profond, rend des coins de ville ou de paysage. M. Pierre Paul us s'inspire des décors fumeux et des ciels de suie de Londres. Ses compositions impressionnantes frappent par je ne sais quoi d'indicible et d'accablant tandis que M. Maurice Blieck, qui traite les mêmes sujets, s'attache encore au pittoresque du détail. Citons les noms de MM. Artot, Boeyens, Baltus, Bergmans, Binard, Cas-siers, Cauchie, Célos, Claes, Coupé, Huguet, Holst, Guedens, Jacobs, Kennedy. Le labeur honnête de M. Paul Dom, un chercheur qui a souvent d'heureuse® trouvailles, et échappe au banal, s'avère dans un envoi très important. Les noms déjà connus en Hollande de M.M. Verbeeck, Ost, Van Raemdonck se lisent au bas d'oeuvres d'un réel mérite. Nous avons retrouvé avec plaisir les grandes études de figures de M. Bosiers qui s'inspire du port d'Anvers. Mentionnons encore des toiles de Maurice Wagemans, F. Willems, Verhaegen, Mar-ten Van der Loo, Van Dyck, un portrait ' de Stan van Offel, des paysages et des fleurs de Fritz Van den Berghe, un jardin de Tytgat, un portrait de Michel Sterck-mans, un coin de ville de W, van Riet, des natures mortes d'une piquante originalité et un joli portrait de A. Pinot, les roses traitées avec un sentiment délicat de Mlle Jenny Montigny, deux tableaux impressionnants de A. Proost,'des figures de Patoux. M. Gustave De Smet ne rallie certainement pas tous les suffrages. Il nous plaît cependant d'affirmer combien nous sommes séduits par cet art visionnaire et tourmenté, d'une originalité puissante et caractéristique, d'un tempérament vigoureux. M. Schmal-zigang représente les futuristes. On a certes le droit de ne pas comprendre. Au moins faut-il essayer de se rendre compte. Mais comme, de parti pris, cette école fait abstraction de deux facteurs constitutifs de la peinture, la perspective et l'harmonie des tons, il manque de commune mesure. Est-il possible de transposer le plan musical dans le plan pictural et d'obtenir avec des couleurs ce qu'un compositeur de musique obtient avec des sens? L'audition d'une sonate, d'une symphonie peut, doit même créer en nous la vision d'un monde supra-sensible. La peinture futuriste, elle, ne suggère encore qu'une sensation d'étonnement. La peinture décorative est représentée par un grand panneau de M. van der Swael-men. La miniature trouve en Mlle Bricoux une exquise et talentueuse interprète. Quant à la sculpture, en dehors des oeuvres frémissantes de Rik Wouters, elle est représentée par un groupe classique de De Vreese, un buste expressif de Guido Gezelle par J. Lagae, une tête de femme d'une vie intense de Samuel, une Salomé irritante de A. Pierre, des bustes d'une belle exécution de G. Dom, des études juvéniles de P. Braecke, une femme en prières d'une ligne émouvante de B. Teurlinckx, de charmantes figures de Van Asten et d'études saisissantes de G. Van Tongerloo. Dans le blanc et noir nous mentionnerons les études de soldats prises sur le vif, d'un intense réalisme, mais relevé d'une pointe de distinction, de M. Canneel et les eaux-fortes de M. De Bruycker. U en est une notamment, ,,La. Mort sur la Flandre", qui restera comme une des oeuvres les plus puissantes inspirées par la guerre. Toute Breughélienne dans son inspiration, elle restitue avec l'intense imagination, des anciens ,,faiseurs de diables" une vision d'horreur et d'épouvante. C'est d'un art magistral. Charles Bernard. H y a un an 13 janvier 1016: Les Français occupent l'île (le Co'rfou et -préparent l'arrivéa des troupes serbes. Un, Angleterre, la Chambre, des Communes vote le prajet de Idi concernant te service militaire obligatoire, en seconde lecture,, par //SI contre 39 voix. Les ministres travaillistes llcnde.rsOn, Braflgi et. Bo'Jierts retirent leun démission.

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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