L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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01 oktober 1915
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s.n. 1915, 01 Oktober. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 16 september 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/154dn40r7s/
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1ère Antîièë I*°. 343 S cents CIO Centimes) "Vër&£Sf*e<xi i octobre 1915 L'ECHO BELGE L'Union fait la Forcer •Journal Quotidien du s^iatin paraissant à Amsterdam „ Bs!ge est mire nom de Famille. Toutes les lettres «ioivent être adressées au bureau de rédaction: pj. Z. VOOR3URGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphone: 2797. • Rédacteur en Chei: Gustave Jaspaers. ( Charles Bernard, Charles Herhieê, Comité de Rédaction: k „ . . „ ... _ . , ( René Chambry, Krrsile Pamparé. Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration dn Journal: N.Z. Voorburgwal 234-240, Amsterdam Téléphone: 1775. Abonnements] Hollande fl. 1.50 par mois. Etranger fi.2.00 par mois. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames; 30 cents la ligne. Notre sort futur y, Zimmerman, sous-secrétaire d'Etat "affaires étrangères, le chef du département quand le grand manitou M. de ja70w n'est pas là, a fait des déclarations à un journaliste hollandais. jf, Zimmerman est optimiste, évidemment. Hême s'il ne l'était pas c'est son devoir de dire qu'il l'est et nous ne lui ferons aucun grief d'affirmer qu'il croit à la victoire de son. pays. Peut-être, lorsqu'il prétend que la Grèce et la Roumanie garderont leur neutralité dans le conflit qu'il considère comme prochain entre la Bulgarie et la Serbie, l'honorable sous-secrétaire d'Etat va un peu loin ! Est-ce que, naguère, ]a diplomatie allemande n'affirmait pas que la Belgique n'aurait opposé à l'invasion allemande qu'un simulacre de résistance, que l'Angleterre n'aurait pas marché et que l'Italie serait restée neutre? Ces nies-sieurs de la carrière se sont trompés .ci souvent et si lourdement qu'on aurait pu s'attendre de leur part à un peu plus de circonspection. Mais nous oublions qu'ils sont Boches et que ce bluff grossier est inhérent à la race. Au demeurant la. manche que la Wilhelmstrasse vient de gagner à Sofia, avec le concours de la diplomatie turque, autrement ^ habile, ^ ne l'oublions pas, leur a mis la tête à l'envers. La mobilisation de la Grèce ©t la victoire de Champagne la leur remettre at à l'endroit.Ce double démenti qui a suivi si promp-* bernent les imprudentes paroles de M. Zimmerman est d'un bon angure. $uand il affirme que l'Allemagne victorieuse ne se laissera pas imposer les conditions d'une pais qu'elle prétend dicter à ses adversaires, nous pouvons presque dire que cela ne sera pas vrai pour la raison, précisément, qu'il l'affirme. Et ceci nous met bien à l'aise pour aborder un point de l'interview de M. Zimmerman qui nous intéresse plus particulièrement.Répondant à une question du reporter, le sous-secrétaire d'Etat fit cette déclaration: „I1 n'est pas possible dès à présent de dire quels seront les rapports d© l'Allemagne et de la Belgique après la guerre. C'est uiie affaire épineuse. On doit encore trouver une solution. Mais une chose est certaine : l'Allemagne doit veiller a ce que l'Angleterre ne mette pas la rr^ain sur la "Belgique. La Belgique 21e peut pas devenir une position avancée de l'Angleterre. Nous soignerons bien pour cela." *• Evidemment ces paroles sont, empreintes d'une certaine réserve, voire de prudence. 31. Zimmerman ne dit pas, ne veut pas dire que la Belgique sera annexée a l'Allemagne ni quelle sera la forme de l'annexion. Déjà M. von Bethmann—Holhveg, dans son fameux discours au Reichstag, alors qu'il avait été si explicite au sujet de la Pologne, avait évité de parler du sort futur de notre pays tel' que les Allemands 6ô l'imaginent. Mais le ton général de ce discours ne pouvait laisser aucun doute sur les intentiens véritables de l'Allemagne à notre égard. L'hégémonie que M. von Beth-maun-Hollweg réclame si brutalement pour 8on pays ne peut se réaliser qu'en assurant à l'empire la possession des bouches du Rl(in et de l'Escaut dont a parlé le roi de Bavière. Sans doute après cela il se trouve encore des Hollandais de bonne foi pour «jouter quelque créance aux assurances de J'Allemagne qu'elle ne nourrit à l'égard de ce pays aucune intention agressive. Libre à eux de croire sur parole M. Zimmerman lorsqu'il dit que les Allemands veulent lais-wr la Hollande absolument libre de faire ce qu'il lui plaît. En effet, l'expérience des autres 11e sert pas. Mais cette expérience nous a appris, à nous, ce que valent les protestations pacifiques et les assurances de l'Allemagne. Nous les tenons pour un piège grossier où il est impossible de retomber. Les Allemands le savent bien,au point qu'ils Qe se donnent même plus la peine d'endormir notre méfiance, à quoi bon d'ailleurs, -t que, sans- proclamer une annexion anticipé de notre pays, ils ne se donnent même plus la peine d© cacher leurs intentions à lotre égard. Ce sont ces intentions que nous retrouvons confirmées dans la phrase de M. Zimmerman où il dit que l'Allemagne ne permettra pas à la Belgique de devenir un poste avancé de l'Angleterre sur le contient. Qu'est-ce à dire? Que la Belgique, :tat indépendant, mais lié par ses obligations contractuelles de neutralité vis-à-vis ta grandes puissances, ne pourra pas abandonner cette neutralité au profit de l'une \elles? Certes non. Car telle était la situa-won avant la guerre, une situation que Allemagne a renversée de propos délibéré. ■Me nous redevenions une nation libre et ions avons le droit de conclure une alliance a.vec qui il nous plaît. Et si nous concluons alliance ce sera évidemment avec la France et l'Angleterre et non avec l'Allemagne. C'est précisément cela que l'Allemagne veut empêcher, ce qu'il n'est possible e ^ire qu'en portant atteint© à notre souveraineté : nous deviendrons^ M. Zim- fterman, sous-secrétaire d'Etat aux affaires étrangères à Berlin, l'a dit, nous devien- tops un Etat vassal de l'Allemagne Heureusement que M. Zimmerman se Hggffie pomme il s^est déjà £rcmpé tant de îois, lui et ses collègues. Ce que nous e: disons n'est que pour démentir les propo de certains neutres qui affirment que l'Aile magne, sage et magnanime, nous restituer dans notre intégrité. Mais nous voulons sur tout montrer quel est l'enjeu de la lutte e qu'il y va, non point comme l'insinuent 110 ennemis, de soutenir les intérêts de l'Eu tente, mais* bien de sauver notre indépen danoe. Forts de cett© certitude, nos héro de l'Yser, qui brûlent d'entrer à leur tou: daus la lutte où les poilus de Joffre vieil lient de se distinguer si brillamment, sau ront eux aussi renverser tous les obstacles Ils veilleront bien à ce que les prédiction: de M. Zimmerman ne se réalisent point sans trop se soucier de la confusion où leu bravoure* obstinée peut mettre cet excellen diplomate. La Belgique, poste avancé d< l'Angleterre sur le continent? Aucun Belge n'y songe. Non, nous rêvons d'une Belgique libre, indépendante et maîtresse de ses des tinées, une Belgique assez forte pour 11'avoii plus à craindre une nouvelle agression el qui tiendra solidement verrouillées ses portes de l'Est par où, depuis des milliers d'années, s'est toujours déversé le torrent des grandes migrations barbares. Charles Bernard. H y a un an! 1er octobre 191^. La ligne de front s'étend vers Arras; combats violents c Roye, entresl'Oise et l'Aisne, en Woëvre et sur les HflUts-de-Meuse; à Saint-Mihiel, destruction d'un pont jeté par les Aile-mands sur la Meuse. Débarquement des troupes anglo-indiennes à Marseille. Envahissement dé la Galicie -par les Russes; un des forts de Frzemysl succombe. Les Serbes prennent à nouveau. Semlin. Nouvelle protestation de l'Italie contre, la pose de mines autrichiennes dans l'Adriatique. A Tsing-Tao, deux forts allemands sont pris par la Japonais, „lo grand respect" de farinée allemande poui leseuvrss d'art .et les monuments du passéi Le gouvernement général allemand a Bruxelles a publié récemment, par voie d'affiche, une proclamation où il s'efforce de justifier l'armée allemande des accusations de vandalisme qui lu: ont été adressées. Le ,,Berner Tageblatt". journal suisse germanophile, reproduit le texte de cette proclamation dans son numéro du 24 juillet 1915; le passage suivant en est extrait ,,Le peuple allemand a, de longue date, tenu en grand respect les oeuvres d'art et les monuments du passé, que ceux-ci se trouvent sur k sol allemand ou étranger. Malgré cela,^ ses ennemis ont adressé le reproche à son armée d'avoir, par pur plaisir de destruction, anéanti, au cours de la guerre, des trésors artistiques irremplaçables. La nation allemande se sait innocente de semblables crimes. Ce n'est qu'en obéissant aux' exigences impérieuses de la guerre, que les soldats allemands ont, à contre-coeur, dirigé leurs canons contre des églises aux tours élancées et de magnifiques châteaux. Leurs ennemis en ont fait autant..." Il est intéressant de rapprocher de cette déclaration solennelle une étude de Wilhelm von Bode, conservateur du musée de Berlin, dans la revue Wieland, dont la „Deutsche Tages-zeitung" rend compte dans son numéro du 17 juillet 1915. L'auteur y signale comment le gouvernement général allemand eu Belgique se préoccupe de faire établir des plans pour la reconstruction des vieilles villes, telles que Louvain, Ter monde, Dinant, Visé où ,,des bâtiments importants et des rues entières ent été détruits '. Des enquêtes ont été faites par les soins de l'autorité afin de déterminer l'importance des dégâts. Elles ont démontré, constate l'article, que les affirmations des ennemis de l'Allemagne et dee neutres, à cet égard, sont fort exagérées (!). ,,Dans- les différentes provinces, en effet — à l'exception de la Flandre occidentale, où la lutte se poursuit, — la proportion des maisons endommagées est d'environ 2 p. c. : dans la plupart elle no dépasse pas 1/2 à 1 1/3 p. c.; ce u'est que dans les provinces de Namur et d'Anvers qu'elle atteint 4 à o p. c. Dans la Belgique entière, 26,000 maisons environ, ont été détruites ou endommagées ; elles étaient occupées par 150,000 habitants." Visiblement, pour le conservateur du musée de Berlin, il n7y a, dans une destruction de cette importance, rien d'exagéré... Les mesures d'appréciation de ces choses ne sont pas les mêmes pour l'Allemagne cultivée que pour le reste du monde pensant. M. von Bode s'empresse, il.est vrai, d'ajouter :iue beaucoup de ces 26,000 maisons ne sont que partiellement atteintes et que les réparations en sont aisées; que, d'ailleurs, beaucoup de lie 1-ges s'étant réfugiés à l'étranger, il était facile l'héberger, élans les demeures momentanément abandonnées, ceux qui n'avaient plus do foyer. Ce genre de consolation paraît naturel à M. [e conservateur... Quoi qu'il en soit, les chiffres officiels publiés par von Bode, d'après des données officielles vraisemblablement fort inférieures a la réa-ité, permettent de se faire une idée de l'étendue les destructions commises par l'armée alleman-:1e en Belgiejue, et dont la plupart ne pourraient 3tre justifiées par la nécessite militaire. Quant t. la, part des destructions opérées par le génie le l'artillerie belge dans la statistique ci-dessus, ?lle ne saurait être que très peu considérable : ia majeure partie des destructions opérées provient, on effet, comme l'affirment d'autres documents officiels allemands (notamment des proclamations allemandes), d'incendies système ■iques (Louvain, Andenne, Tamines, Termonde, Dinant, Namur, Charleroi, Wavre, et des centaines de villages, surtout des provinces de Liège, de Namur et de Luxembourg), opérés în guise de .,représailles'' ou de ,,châtiments" pour la prétendue guerre do francs-tireurs imputée calomuieusement à la population civile i:e)ge,' En Belgique, L - t A SrwzeUes, De notre correspondant particulier. Comme dans la chanson^ je peux vous assurer qu'il ne se passe rien, rien, rien, Bien de saillant, d'anormal, d'inédit. Cai la vie à Bruxelles continue telle que je vous l'ai précédemment décrite, avec ses tristesses, l'ennui qui pèse plus lourdement £ mesure qu'on approche de l'hiver, mais auss: avec sa confiance inébranlable, profonde magistrale dans le succès final, confiance si résolue, forgée dans un acier si résistant, que les Allemands en sont ébranlés et que per à peu ils perdent courage. A quel miracle nos braves Bruxellois ne coopèrent-ils pas chaque jour ? Car ce n'est pas une mince affaire, je vous le certifie, de changer ur Boche et d'arrogant, de vaniteux, de confiant, en faire un être mou, peureux, craintif. On ne dira jamais assez combien cette transformation a été rapide. Nous en suivons chaque'jour les effets, d'un oeil amusé, vous le pensez bien. Nos ennemis fréquentent avec une assiduité remarquable les cabarets et les ,,brauereien,> où ils trouvent un réconfort momentané au fond de multiples verres de bière. Et puis, ils se sentent mieux les coudes. On parle du pa}-s, on parle des victoires en Russie ! ! ! On oublie, pour l'instant, qu'on vit dans une contrée terriblement hostile où les habitants vous tuent du regard. Ah ! la dure, la pénible punition pour un soldat boche de vivre parmi un peuple au cœur duquel s'est éveillée la haine et qui recherche les occasions de montrer son mépris et sa colère pour l'envahisseur. La seule consolation des Boches, à part la boisson, est de penser qu'ici, au moins, ils sont loins de la mitraille. On les croise en rue, les Boches, par petits groupes, soldats désoeuvrés, en rou^e pour les ,,bierhallen'" ou les maisons inàl famées. Quelques-uns préfèrent cependant à ces lourds plaisirs les spectacles de café-concert ou les cinémas. Ils sont d'ai-lleurs servis à souhait, car ce geme d'établissem nts ne chôme pas. L'Olympia a rouvert ses portes et, dans 11 un effort d'art, entend jouer le plus possible de pièces belges. Ça, c'est une bonnô idée pour une fois, savez-vous! Espérons que le public soutiendra ^effort des directeurs, à condition toutefois que ceux-ci fassent un choix judicieux de pièces à représenter et donnent un coup de balai au répertoire dont nous sommes saturés, comédies à la Cérébos mais manquant de sel et pantalonnades d'autres sous Van der Zwantje. Qu'on nous donne de bonnes pièces, saines, bien construites, distrayantes, et non plus les écoeurantes banalités qui doivent dégoûter jusqu'aux Allemands eux-mêmes. Le dimanche, des courses cyclistes, des courses de whippéts, des matches de football et le jeu de balle attirent un public nombreux. Excellente façon de tuer le temps. On est sans souci. Mais il nen est pas de même en semaine. Car les jours „o.uvrables", les huissiers continuent à pousser à la consommation du papier timbré. Les constats pleuvent littéralement. Et l'on a aussi souvent recours au référé. Car vous comprenez bien que les difficultés entre propriétaires et locataires ne sont pas aplanies. La situation se présente ainsi: ou le propriétaire est à l'étranger et le locataire ne paie pas ses loyers, sachant bien que, pour introduire une réquête près du tribunal, le propriétaire doit être présent; ou le locataire prétend être dans l'impossibilité de payer. Le proprio le menacera de saisie gagerie, le locataire fera la sourde oreille. Il veut amener son ennemi à le traîner devant les tribunaux. Là il compte bien apitoyer ses juges. Neuf fois sur dix, le tribunal est bon enfant et tel locataire, qui pay?^ cent francs par mois avant la guerre, n'en doit plus payer que 30 ou 40. A son tour, le propriétaire, depuis un tel jugement, refuse de payer ses dettes sous prétexte que ses loyers, dont il doit vivre (car les coupons ne se paient guère plus), ne sont pas rentrés. Et cela crée une situation extraordinairement embrouillée et déplorable. Nos magistrats, disent les propriétaires, ont fait preuve de faiblesse. Les honnêtes gens ! pensent les locataires; ils ont compris la situation précaire contre laquelle je me bats! Enfin, une catégorie de locataires — et ce n'est pas la moins nombreuse — s'imagine qu'un arrêté sera pris à la signature de la paix qui les exonérera du paiement de leurs arriérés. Ceux là se mettent un casque prussien dans l'oeil. Ce serait une révolution s'il devait en être ainsi. Impartialement d'ailleurs, il faut reconnaître que la majorité des propriétaires se sont montrés conciliants (ce sont eux, aussi, qui alimentent en grande partie la caisse des comités de secours), alors que beaucoup de locataires se sont retranchés derrière la situation actuelle pour refuser énergiquement de payer ce qu'ils devaient. Au Palais de Justice, il n'y a pas nue bailleurs et locataires. Les procès en matière de livraison de marchandises sont très nombreux. Et même les ménages malheureux n'ont pas déserté /les couloirs du temple de Thémis. A propos de cotte déesse et de son habitation à Bruxelles un jëuue avocat, qui s'est fait une spécialité de jeux de mots, me confiait dans les couloirs du Palais de Justice que si les Allemands avaient pris possession du temple de Thémis, c'était parce que Thémis money. Or, la money, ils l'adorent. Ça, c'est le mot de la fin. Le nouvel emprunt de guerre, disent les Boches, est un gros succès. Plus de treize | milliards de marks ont été souscrits, mais comment? Sans parler des grandes sociétés industrielles, des compagnies d'assurances et des caisses d'épargne auxquelles on a fait comprendre qu'il fallait qu'elles participassent à la souscription, nous pouvons affirmer que les banques ont toutes dû non seulement prendre de ce ,,gutes deutsches papier", mais qu'elles ont encore dû obliger leur personnel à s'en payer une tranche. Et s'il n'y avait.que cela! Mais les employés belges de la succursale de Bruxelles de la Deutsche Bank ont été forcés de j souscrire et, naturellement, au delà de leurs moyèns. Quant au paiement, il se fait do la façon suivante: la direction retient 10 p. c. sur les appointements mensuels. Quand tout a augmenté de prix, perdre 10 p. c. par mois, c'est charmant ! Mais ce sont des Belges qui doivent souscrire. * * * L© tour de Belgique s'est couru au Kar-reveld, comme nous l'avions annoncé. Vandeveld© s'est classé premier devant Rossius 2e, Marcel Buysse 3© et Desmedt 4e. * * * Qui ne connaît le ,,petit" Dua, le ténor de la Monnaie, dent les belles qualités vocale sont très appréciées des Bruxellois-Octave DUa quitte Londres pour Chicago, où il est engagé- à de jolis appointements. w * ■>? Les locataires ont jugé utile de publier un bulletin officiel. Le local de la Ligue (car ces messieurs sont ligués) se trouve Boulevard de la Senne, 110. «• * * Arrête concernait la création de tribunaux spéciaux destinés à juger les personnes non-étrangères. Dans les cas où les tribunaux militaires sont compétents pour juger les contraventions aux arrêtés du gouverneur général et lorsque leur compétence ne résulte pas du code de procédure pénale militaire, les dispositions de l'arrêté impérial du 28 décehibre 1899, relatif à la procédure extraordinaire contre les étrangers, devront être appliquées même 6i l'accusé n'est pas de nationalité étrangère. Der Generalgouverneur in Belgien, Freiherr von Bissing, - Generaloberst. Bruxelles, le 10 septembre 1915. * * w Le gouverneur général temporaire menace d'amendes ceux qui enverront encore des produits inflammables aux prisonniers de guerre en. Allemagne. Il est donc interdit d© joindre dorénavent, dans les colis pour les prisonniers, des boîtes d'allumettes, A dansa. Les amateurs dont les pigeons sont enfermés, chaussée de Bruges, n- 260, sont avertis, qu'avec l'autorisation de l'autorité allemande, les sujets pourront être hi-vernés dans un local fermé. Un nouveau versement de un franc par pigeon devra — évidemment ! — être effectué. Ceux qui ne vouâraTent pas renouveler le versement peuvent faire tuer leurs pigeons en présence du surveillant allemand. Un délégué du Comité spécial se trouvera à la disposition des amateurs, afin de recevoir les réclamations et de donner tous les renseignements. * * * Le Cercle symphonique artistique a donné son 75e concert. Le but était de procurer un salaire, ai minime fut-il, aux musiciens sans travail. En outre, le public a pu entendre ainsi 91 oeuvres de 31 compositeurs belges. L'a phalange orchestrale a toujours été dirigée avec ïinesse et art par M. Robert G-uiïlemyn. S'il a été possible d'organiser pendant" neuf mois cette belle série d'auditions, c'est grâce au directeur du Théâtre Pathé, M. Blanc, un aimable Français, qui mit sa salle gratuitement à la disposition des musiciens sans vouloir accepter la moindre indemnité bien qu'il perdit ainsi chaque semaine une représentation cinéma- i tographique. - « 1 Au Pays Wallon. Un comité directeur pour la répartition deg farines siège à Bruxelles. XI a sous sa direction 1 les comités provinciaux. Celui do Namur est présidé par le baron d'Huart. MM. Coppée, de Baye, Liesens et Petit y représentent la Basse-Sambre. Ces comités sont exclusivement composés de Belges et Américains: les Allemands n'y ont à voir. , Il existe, en outre, des comités cantonaux. Pour les circonstances actuelles, les limites des cantons ont été modifiées. Le comité cantonal de la Basse-Sambre a son siège à Auvelais et comprend, outre cette commune, Tamines, Moignelëe, Keumiée, Vêlai nés', Jemeppe-sm-, Cambre, Spy, Ham-sur-Sambrei Moustier-sur- caïuuifc}, jiiiiiiiunt,- Aisenienii en xausoiies. Font partie de ce comité cantonal, sous 1î présidence de M. Joseph Petit: les bourg mestres des dites localités, eles délégués de< grandes 'industries de la région et MM. le; curés d'Arsimont, Lambinet, Liesens, Sevrin Grandmoulin, Lambiotte et Heuse. Le seoré taire de ce comité est M. de Bayo. Des comités locaux de ravitaillement fonc tionnent aussi dans chaque commune. A Tami nés ce comité le>cal est- composé de MM. Du culot, bourgmestre; Goffin, Liesens, Hanse Warnier, Gosseries et C'obert. Le charbonnage de Tamines a mis les locaux du puits Saint* Barbe à la disposition du comité pour servi: de magasins. Les communes distribuent des secours au: familles nécessiteuses. De plus, elles s'effor cent d'occuper les chômeurs à des travaux de création ou de réfection des routes, etc. L'ar gént nécessaire pour payer ces ouvriers es-avancé 'aux communes par des particuliers 01 des sociétés industrielles. Des secours spéciaux sont aussi accordés aux familles dont le sou tien est à l'armée. i On a créé à Tamines- et à Auvelais des ouvrons pour jeunes filles. Dans ces deux com , munes et dans plusieurs autres on a aussi organisé l'oeuvre de la distribution quotidienne de I la soupe. A Auvelais fonctionne, pour tout le can ton, une société des prêts. Celle-ci avance jus qu'à 1C0 francs par mois, à 3 p. c., sur garan-. ties. A Tamines, les cours de l'école industrielle et de l'école de sauvetage ont repris chez le: Frères des écoles chrétiennes. Au Cercle ou vrier de Saint-Joseph les réunions du diman elle ont aussi recommence. Pendant 3a semaine, dans la grande salle du cerde, on prépare et on distribue la soupe. Depuis l'occupation allemande c'est M. Du-culot qui est bourgmestre de Tamines; il esl aidé dans sa tâche difficile par M. Paul Gof-îin. Vu la situation particulièrement éprouvée do Tamines, les dirigeants de cette commune ont pu obtenir un secours mensuel de 10,000 francs pour leurs administrés. Les familles ayant perdu leur soutien lors de la fusillade élu mois d'août reçoivent des secours particuliers. Le curé de la paroisse des AUoux, fusillé au mois d'août, a été remplacé par M. l'abbé Lambiotte.* * * On ne voit plus de soldats allemands à Ham, à Arsimont, Falisolles, etc. Mais à Auvelais il en reste environ une centaine. L'état-nlajor est installé chez Mme Louis Petit. A Tamines, une: trentaineî de soldats à peine gardent la ligne de chemin de fer et les ponts. Ce sont, en ^gé- néral, des 'hommes de 40 à 50 ans. # * # Il y a eu^ plusieurs centaines do civils fusil-le-3 ou plutôt ,,mitraillés" à Tamines en août 1914. On a puisqu'un en identifier 1S2 de la Section des Alloux et 118 de la Section de Saint-Martin. On peut se pre^curer la liste (noms, âge et profession) de ces 300 civils et de 37 personnes décédées depuis le 2D août 1914 à Tamines en s'adressant à M. de Dorlodot, 4, Priory Gar-dens, à Folkestone. Les personnes qui feront cette demande sont wiées do donner l'adresse exacte de leur famille en Belgique. Les militaires de Tamines sont invités à donner de leurs nouvelles à M. de Dorlodot. * * * oici la liste des soldatç originaires de Tamines et des environs, qui se trouvent prisonniers en Allemagne : Ledoux Hector, à Gustrow; Renard Léon, à Celle;. Biaise Fernand, à Sol tau ; Lonchay Alphonse, Harraeln; Travador Jean, Sol tau, Goubet Eugène, id. : Denis Jean, id ; Clément Paulus, id. ; Hip. Viatour, id. ; Gilain Désiré, ici. ; Lecaille Edouardr id. ; Balan Aimé, id. ; Sténier Isidore, id. ; Sténier Ernest, id. : Lat-teur Ch., Harmelu ; Ilias Justin, id. ; Veudy Emile, Altengrobw, Tasiaux Honoré, Munster^ Timsonet Jos., id. ; Mary Jules, id. * Alexis Jos., id. ; Ponsart Louis. Soltau ; Adrian-ne Maurice, Celle : Dumont Jos., Soltau; C-u-velièr Augustin, Gottingen ; Herbiaux Fernand,^Voendeneer ; Noulard Fernand, Soltau; Bournonville Gustave, id. ; Delforge Félix, ici. ; Dumont Jos., id. ; Collin Charles, id. ; Bohen François, id. : Croom Jules, id. : Bolant Alph., id. ; Durniat Raymond, id! ; Démino Léopold, Parchim; Ed. Hubert, Munster; Marchand, | Emile, Acliim, Dans Ses F^asieSres. Grâce aux protestations des consuls des Etats-Unis et d'Espagne à Gand, les Allemands ont cesse d'enlever les rails des lignes vicinales Thielt-Swevezeele. E11 échange, ils ont réquisitionné toutes les marmites de cuivre, les cinq chaudières d'une des principales brasseries desFlandres, à Lichtervelde... et des chevaux. Le manque de benzine se fait à nouveau sentir. C'est pourquoi l'ennemi essaie de remplacer les autos de transport par des camions. A Bruges, il a de nouveau enlevé 300 charrettes et réquisitionné 600 chevaux. La Kommandantur de Ertvelde en a pris une centaine de son côté. Le oaiibat k uÉâa-îezJies! 20 septembre 1914 La ,,période héroïque" de la guerre, cello qui précéda la ,,guerre stoïque" des tranchées, fut marquée, en Belgique, non seulement par des actions de vaste envergure, mais aussi par d'innombrables petits combats où l'intrépidité de nos soldats fit merveille. L'un de ces combats, celui de Schaf-fen-lez-Die6t, valut aux braves qui y prirent ]«fSrt une Station collective à l'ordre du jour. ïm voici le récit fait dans ,,Le XXo oiecie par un de ceux qui en lurent les L héros : Vers la mi-septembre, le 4e régiment'de . volontaires avait été chargé d'exrcuper le Limbourg. Les Allemands s'y étaient répandus depuis plus d'un mois ©t notre armée d3 campagne sortait alors pour la se« ■ conde fois du camp retranché d'Anvers. Dès le premier jour, nous réexicupions le camp de Bourg-Léopold. Aussitôt nous ré-J tablissions les brigades de gendarmerie, 5 placions de tous côtés de petits détachements, culbutions des patrouilles allemandes, leur tuions quelques hommes, faisions : des prisonniers, arrivions ainsi à Hamont, Brée, E}'sden, Lanaeken, à quatre lieues 1 de Lixhe où l'ennemi avait franchi la Meuse le 5 août. Nos cyclistes, 50 à 60 par compagnie, couvraient les routes, les sentiers, ramenaient à chaque instant un fusil, une cartouchière, une paire d© bottes. Très loin on. entendait le grondement du canon, tout prè3 dans les bois des croups de feu vers Heclîtel, Courcel, Heppen. Le 20 septembre, ma compagnie, composée de jeunes volontaires liégeois, ne comptait plus qu'une» centaine de soldats non détachés. Vers treize heures, nous sommes rassemblés à la gare avec armes ©t bagages, mais sans vivres. Notre commandant, ar-) rivé depuis trois jours, nous forme en cinq 1 sections de vingt hommes. Nous prenons place dans des voitures de 3e classe dernier modèle. Il est interdit de baisser les glaces, | de se montrer, de faire aucun bruit. Notre train dépasse lentement Heppen, OeDstham, s'arrête aux passages à niveau, aux haltes. Un fonctionnaire des chemins de fer des-cond seul un instant, puis reprend son poste sur la machine. A Deume, halte prolongée. Le lieutenant confère longuement avec des civils. Près de la station de Schaffen, débarquement général. A la 5e section est confiée la défense du train et des abords de la gare. Quel spectacle! Tout est détruit, incendié. Plus un habitant 1 Je pars avec les Ire et 2e sections commandées par notre seul e>fficier. Nous traversons des ruines et occupons un fossé. Nous allons entrer dans la ville de Diesb à dix kilomètres d'ici. Mais l'ennemi a des sentinelles dans les ruines où nous sommes. Les 3e et 4e sections nous prolongent vers la droite. C'est à une heure d'ici que s'est livré, le 12 août, le combat de Haelen. Nous occupons un front très étendu. Mais que nos capotes noires, à vingt mètres les unes des autres,, sont visibles 6ur le fond vert des prairies ! Quelles cibles ! Nous avançons toujours, mais lentement. Il est seize heures. Encore aucun coup de feu. Allons-nous réussir et franchir les remparts de Diest? De l'extrémité des ruines à notre gauche partent soudain quelques exmps de Mauser allemand. Le feu augmente-rapidement d'intensité. En avaut nos fusils Gras! De notre longue ligne de capotes noires s'élèvent des flocons de fumée blanche. C'est mon premier combat: j'en suis grisé. Notre droit© va se précipiter vers la gare de Diest. Notre gauche exécute des feux rapides et va se lancer sur la porte de Schaffen. De nombreuses balles sifflent dans notre direction; mais d'où viennent-eltes? Nems 11© distinguons personne. On nous a bien recommandé de ne tirer qu'à coup sûr. Le caporal S... et un soldat se lèvent et s'avancent debout pour apercevoir l'ennemi. Pe-u après, le caporal B... monte sur un© cheminée pour diriger notre tir. Les balles crépitent derrière' nous dans les ruines. Tout près, on entend* fonctionner des mitrailleuses. Enfin le canon ! Ces messieurs nous font vraiment beauœup d'honneur! Quelle chaude réception pour une petite poignée de cent volontaires! Le lieutenant fait porter l'ordre de battre en retraite aux deux extrémités de notre longue ligne. Sur six hommes 'qui partent, j'^ii vois tomber trois... les autres continuent. Voici le train. Le lieutenant défend d'y prendre place, ordonne de se coucher des deux côtés sur le remblai pour tirer sur, l'ennemi qui, peu à peu, nous environne. Puis il retourne avec une dizaine d'hommes au delà de la station, vers Diest, dans les J ruines. Beaucoup de projectiles atteignent le train; beaucoup de camarades blessés, beaucoup de disparus. De notre pauvre petite compagnie qui, toute seule, a voulu pénétrer dans la ville de Diest, qui survivra 1 Le ffeutenant revient et donne l'ordre du départ au mécanicien. Cette fois, tout le monde aux portières et... feu! Atteint d'une de nos balles, -un Allemand roule sur le remblai. Des balles tombent dans les wagons... puis le canon qui nous poursuit et ne nous atteint pas !... Puis plus rieif! Le train roule. Serons-nous coupés avant de rejoindre nos avant-postes^ à des lieues d'ici? Non! Voici nos camarades d'Heffen qui ncus acclament. Nous ne sommes plus que 67 survivants ©t très étonnés d© nous retrouver si nombreux. ,,Vive le Roi! Vice1 la Belgique!" A V ! S. Nous serions reconnaissants à nos abonnés qui reçoivent leur journal par la $>ste et dont l'abonnement expira le 1 octobre de bien vouloir nous envoyer un mandat poste de fl. 1.50 en mentionnant sur le mandat poste: | Renouvellement d'abonnement.

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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