L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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02 oktober 1916
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s.n. 1916, 02 Oktober. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 05 juni 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/k06ww78206/
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2>eme Année N°. 7Q9 S cents Lundi S octobre 1916 L'ECHO BELGE L'Union fait Sa Forcer —i— Journal Quotidien ciu matin paraissant en HoMande Belge est notre nom de Famille. roules les lettres doivent être adressées ,n"voâr,BSnmv"C"°?3.>-«0, AMSTERDAM. Téléphone: 2797. Rédacteur en Clseî : Gustave Jaspaers. . ( Charles Bernard, Charles Herblet, Comité de Rédaction: ^ Kené chambry, Emile Painparé. ■ — a—* Pour les annonces, abonnements et veaife . au numéro, s'adresser é» l'Adminîstratiow du Journal: N.Z.Voorbupgwal 234-240, AmsteiV<am Téléphone: 1775. Abonnements: Holfandefl. I >50 par mois. Eirangepfl.2.00 parmoit Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Vauieie eu tragédie? Les agences nous télégraphient la, prochaine entrée en jeu de la Grece aux cotes de l'Entente. Les trois coups sont frappes. Le rideau va se lever sur un acte nouveau de la comédie grecque. Depuis un an, l'action tournait au vaudeville: de cabriole en pirouette, de surprise en déconvenue, elle menaçait même de sombrer dans le burlesque. Et voici que, tout a coup, elle semble vouloir revêtir des allures tragiques. Quelle incohérence! Quel imbroglio, Mes-seisneurs! Comment se terminera la pièce, et le parterre finira-t-il par applaudir ou continuera-t-il de siffler? On se le demande Pauvre Hellade, au passe fastueux: eta l'avenir plus fastueux encore si, simplement, elle avait su vouloir ! Elle avait devant elle le eu le plus splendide qui se pût imagine , avec tous les atouts dans la main: mais •voilà, elle n'a pas osé tenir le coup Terrorisée par l'aigle casqué et pal:1 gle bicéphale, d'une part; d autre part, înti nudée par le coq gaulois, le léopard britannique, la louve romaine et 1 ours moscovite, entre les deux elle n'a pas.osé prendre posi-tion, et la seule bête dont elle eut tout a craindre, le chacal bulgare, elle 1 a cajolee, flattée, espérant ainsi l'adoucir et se sauver elle-même. Mais rien n y a fait, et la bete puante et enragés lui ronge, aujourd hui les côtes, l'froyablemtnt. Pauvre Hellade En V?'--. Venizelos, l'homme disert _et clairvoyant à qui son pays devait tant c-ja et qu'il était en tram d elever au rang de grande puissance méditerranéenne, en vain essaya-t-il de lui montrer son devoir, d'accord, pour une fois, avec son interet bien compris: le. ministre fut casse aux gages ; en vain le parlement ou ce ministre avait une majorité considérable, essaya-t-il de réagir: le parlement fut dissous; en vain le peuple, plus perspicace d instinct et plu» amoureux de l'honneur que ses chefs, essa) a-t-il de manifester ses aspirations: le peuple fut bâillonnée par la censure. Et ainsi les mauvais bergers purent, a leur aise, pour-suivre leur oeuvre néfaste! > Ah! roi Constantin, quelle triste besogne vous avez faite! Envoûté, dit-on, par des objurgations familiales, vous avez recule, reculé sans cesse, abandonnant à 1 ,,ennemi héréditaire" les plus belles parties de cette Macédoine conquise par vous. Lambeau par lambeau, — comme un os que l'on jette au chien affamé, pour n'être pas mordu par vous avez jeté au Bulgare successivement Sérès, Drama et Cavalla; et lui, sans vous en avoir le moindre gre, mais avançant toujours, a continue de piller, tuer et ravager les populations^ laissées par vous sans défense; vous qui êtes entré à cheval à Salonique et qui avez conquis, par là, une popularité immense chez votre peu-f' pie ; vous, d'un courage physique incontestable, vous avez, depuis lors, fait ^ montre d'une faiblesse morale au-dessous de tout. Vous avez consenti à démobiliser votre armée au lieu de l'a porter en avant; vous avez [ semé dans ses rangs la désunion, le doute et l'indiscipline; vous avez lâché la bride a l'espionnage ennemi et à la délation; vous avez contraint votre noble peuple, écoeuré de tant de hontes, à manifester publiquement une indignation que votre police a été impuissante à étouffer. Et maintenant que vos régiments commencent à déserter, que des unités se détachent déjà de votre flotte de guerre, que Corfou s'est déclarée indépendante, qu'un Comité National s'est formé contre vous et que Venizelos, brûlant ses vaisseaux, vous a quitté pour se mettre à sa tête, maintenant voilà que, tout à coup, vous semblez hésiter. Est-ce que, enfin, vous auriez ouvert les yeux? Est-ce que vous auriez enfin compris que, à force de ménager la chèvre latine et la choucroute germanique, vous meniez votre royaume à sa ruine, tout simplement? Mieux vaut tard que jamais, sans doute. Mais, hélas ! pourvu qu'il ne soit pas trop tard! Au cadran des Nations, il y a toujours une heure fatidique que les rois ne laissent point passer en vain. Vous l'avez laissée fuir. Se représentera-t-[ elle jamais? Au lieu de vous hausser, com-l" me l'occasion vous en était offerte, vous [ vous êtes diminué, vous et votre peuple [ avec vous. Et pourtant, Hellénique Majesté, combien il vous eût été facile de grandir, de grandir même jusqu'à des sommets très hauts ! Pour cela, il vous eût suffi d'être un loyal chevalier de l'honneur, comme votre ,,cousin" du Nord, notre grand Roi Albert de Belgique. Ne parlons pas c des îles grecques, ni même des Dardanelles i où vous avi/z, là surtout, un rôle splendide , à remplir, — avec les coupoles dorées de I Sainte-Sophie à l'horizon. Restons simple-■ ment dans votre presqu'île balkanique dont il ne tenait qu'à vous de devenir l'arbitre, t à tout jamais. Supposons que, faisant hon-t neur à la parole donnée et loyalement in-I terprétée, vous vous fussiez, dès l'abord, I interposé entre votre alliée, la Serbie, et son r félon voisin d'en face à qui vous eussiez I fièrement crié : halte-là ! Non seulement le geste eût été beau, mais encore, au point de vue pratique, — car c'est celui-là surtout qui. dan3 le fond, vous touche, — quels résultats! Du coup, le Bulgare, votre éternel ennemi, demeurait définitivement confiné à l'arrière-plan et tous los brillants avantages de la seconde guerre balkanique* vous restaient acquis ; l'invasion austro-al;f>mande devenait impossible; la route de C^zance, fermée aux Germaniques, s'ouvrait toute large pour les Alliés, avec vous à lei tête. Léonidas aux Thermopyles de l'Eur< pe ! Quelle vision ! Dans vos rêves les pli ambitieux, pouviez-vous, ô Basileus, e concevoir un plus beau? . ... H * « « * Au lieu de cela ! Mais ne récriminons pas et, surtou n'anticipons pas. Sur le théâtre de 1 Hi; toire, le rideau se relève; un acte nouvea va commencer. La pièce finira-t-elle e comédie aimable, en vaudeville burlesque o bien en tragédie grandiose? Un avenir, prochain peut-être, nous J dira- Boiga. . ■ I.cj— Des chiffres ■ •Mr. von Bissing ne cesse d'affirmer que soi son règne la Belgique est le pays lo plus hei reux, le plus prospère qui soit sous la calotte d< cieux. Il invite les neutres à venir le constate ot promène Jeurs délégations dans desendroil où il ne leur est donné do voir quoi que c soit. Ce qui ne les empêchera do revenir chc eus en proclamant les vertus de l'administn lion de von Bissing qui les a si bien nourr pendant leur séjour en Belgique. A côté de c< cris d'enthousiasme des neutres, il est bon t. placer des chiffres statistiques fournis avec u beau cynisme par la ,,Internationale Korre< pondenz" du 8 septembre 1916, qui constat que : ,,Fin juin 1916 il y avait dans la Belgiqr occupée 666.913 hommes, 309.552 femmes < 587.132 enfants en dessous de seize ans sai travail. Grand-Bruxelles à lui seul interner dans ce chiffre pour 69.072 hommes, 32.4jl femmes et 41.400 enfants. Les chômeurs sont secourus au moyen c fonds venant de l'Amérique du Nord. Jusqu' présent il a été payé en secours aux chômeurs 146* millions, dont à Bruxelles et fauboun 14.423.230 francs. En mai il fut payé au chômeurs en Belgique 11.961.230 francs doi 1.078.500 francs à Bruxelles. Il fut payé plus de 120 millions aux famillt chassées par la guerre de leurs demeures, don à Bruxelles 14.086.040 francs." — Défense héroïque d'en petit poste faelg A un certain endroit de leurs lignes, les Be ges qui occupent la rive droite de l'Yser or chassé les Allemands de la rive gauche su laquelle ils ont installé des petits postes d'écoi te, bouts de tranchées construits au milieu dt pires difficultés, sous le feu des Boches retiré à quelques dizaines cle mètres. XJn de ces derniers matins, à l'aube, dans u de ces petits postes comme les guetteurs es sayaient de percer de leurs regards le broui lard cotonneux qui ensevelissait les deux rive! le reste de la garnison, une douzaine d'homme et un sergent, dégustaient le jus matins qu'une corvée venait d'apporter en radeai Tout à coup une avalanche de projectiles se mi à couvrir le petit espace occupé par les Belges obus de tous calibres, obus asphyxiants qi mettent presque au ras du*sol un lourd nuag gris vert, bombes de tranchées, noires et loi: gues semblables à des tuyaux do poêle qui éclf tent en touchant le sol, ou plus courtes qi brinqueballent dans l'air comme des bouteille et qui, une fois tombées, attendent traitreuse ment quelques secondes avant de projeter dan un tonnerre, autour d'elles, sacs, terre, fils d fer et hommes; et aussi les énormes torpilles : rapides qu'on ne les entend pas, qui défoncen l'abri le plus solide, mêlant dans une bouilli informe les poutrelles, le ciment et les corj: déchiquetés. Ces quelques mètres carrés son un enfer; la moitié des hommes est tuée o écrasée ; tassés contre les sacs dans ce chaos, le autres attendent, le fusil à la main. Méthod. quement, implacablement, le Boche s'acharn sur le petit espace, et les entonnoirs eux-mé mes ne gardent pas leur forme, recouverts recreusés, déformés par de nouvelles tonne d'explosifs ; de la tranchée d'en face, on voi le sol se niveler, tout disparaître et, de temp en temps, jaillir au milieu de la terre des de bris d'armes ou d'hommes. Ttfut à coup Je bombardement cesse sur 1 poste et se reporte plus intense sur les trar chées, barrant la rivière et la route des rer forts. Des tranchées allemandes, une cinquar taine d'hommes s'élancent joyeux, sûrs de prer dre un cimetière; mais des débris de ce qu fut le poste, trois hommes surgissent, un cape ral et deux soldats; ils se jettent derrière de sacs et à toute vitesse tirent sur la masse be che ; plusieurs tombent mais ils sont là € déjà un grand diable d'officier a sauté sur 1 poste suivi d'un soldat; un corps à corps sai vage, désespéré, et en uno seconde l'officié tombe, frappé en pleine poitrine, et ie solda boche râle, cloué à un sac; un Belge est tombe D'autres Allemands arrivent, empêtrés dans le trous et les décombres, mais le caporal qui n' pas cessé de tirer reçoit un renfort : le solda survivant; efc tous deux, tendus, jouent leu vie contre celle des quarante boches. Ils 1 gagnent car la troupe d'attaque, qui a vu tom ber son chef, hésite, se colle, puis tout d'u coup tourbillonne et reflue à grande allur laissant des caelavres gris en ceinture au peti poste belge inviolé. Alors les deux ,,piottes" regardent les cad£ vres ennemis, le chaos où dorment les camarî des de la section, et graves, placides, san vaine expansion, attendent los renforts qi arrivent Mais tout do même le lendemain, sur leui rudes petites figures têtues, il y avait de 1 fierté, quand le Roi leur a mis sur la poitrin la Croix de Guerre en récompense de leur cor /•rage. tl y a un an 2 octobre 1915. — Succès d'une attdgu italienne dans le secteur de Tolmino. Dt troupes austro-allemandes entreprennent un action contre la Serbie. XJn bataillon allt mand est exterminé" au cours d'une tente tive d'attaque contre Semejidj'ia., En Belgique. " A BruxeUes En diverses occasions M. von Bissing, gor J> verneur général do la Belgique occupée, a pari »" en termes méprisants des Belges et do leu n culture intellectuelle. Si M. le gouvemeu il général regardait avec soin et sans préventio u autour de lui, il s'apercevrait, Cependant, qu ia nation belge, même en ces heures pénible: e travaille avec la plus belge -énergie au déveloi peinent moral et intellectuel du peuple. . Morlanwelz, dans lo Hainaut, le Conseil con munal décrète la fermeture des càfés-conceri et des salles de danse, foyers de corruptio de la jeunesse. Dans une grande commune vo sine, La Louvière, l'administration locale déciel d'encourager tout particulièrement les bor élèves des écoles primaires. Ceux d'entre eu qui réussiront leurs examens de sortie dans de s conditions satisfaisantes jouiront de la gn ^ tuité complète des, cours et des fourniture a classiques pour la continuation de leurs étude r aux écoles moyennes de l'Etat établies à I J Louvière. L'administration de Laeken-lez-Bruxell( z annonce la création à l'école moyenne de l'Eta pour filles d'une section professionnelle sup< | rieure où se donneront des cours complets c !S coupe, lingerie, confection, dessin, broderi 6 appliquée au vêtement, travaux d'art, tels qu 11 cuir repoussé, pyrogravure, etc. Enfin, les pouvoirs publics belges n'oublier e pas non plus les malheureuses victimes de 1 vie et consacrent les plus nobles efforts à r< ® lever l'enfance anormale et à récupérer ain: au profit de la société des forces qui, sa'r leur intervention, seraient devenues de loin ïj des charges sociales. " A Bruxelles -des examens ont été institué pour les professeurs de l'enfance anormale e ? douze diplômes ont été accordés,après epi;oi ves» Le programme comportait la défense d'ur thèse au choix du récipiendaire; une disserte x tion pédagogique; un examen oral sur la psj chologie des anormaux, la pédagogie et 1 méthodologie pratique, l'orthophonie et ) ® législation en matière do protection de l'ei t fance. Puis les récipiendaires ont eu à donner un leçon-type dans une classe d'enseignement spé cial. Enfin, et c'est en cela principalement qu l'examen a été très caractéristique, ils ont e 0 à présenter l'analyse, de la mentalité d'un er fant anormal. Chaque candidat a eu cinq jours pour éti t dier un sujet déterminé. Il a étudié son milie r social et familial, son hérédité et le degré d'er - seignement reçu jusqu'à ce jour. Il a été ten s de diagnostiquer le sujet au point de vue phj s sique, intellectuel et moral. Cette partie d l'examen a été remarquablement présentée pa n les récipiendaires. Anderlecht, très grande commune suburbain ■- de Bruxelles, encouragée par l'exemple des ac ministrations bruxelloise et provinciale, a d< s crété, elle aussi, l'ouverture de classes d'ei ,1 seignement spécial pour arriérés et anormaux dont les titulaires seront choisis parmi le t nouveaux dipjômés du cours normal provincia : La députa tion permanente du Brabant s 1 dispose à organiser une nouvelle série de coui 0 qui s'ouvriront en janvier prochain. Ainsi, dans tous les domaines, les Belges a - lomniés par leurs envahisseurs travaillent e 1 silence à la grandeur de la Patrie, s * * * ~ M. Séaut, président du Touring Club d I Belgique, a adressé le 2 septembre a gouverneur général en Belgique la lefcti t suivante : o Divers membres du Touring Club d s Belgique viennent de me poser la que: t tion suivante: II — Sera-t-il permis, après le 20 sef tembre, de circuler sur une bicyclette sar 0 bandages ni chambres à air en caoul s cihouc?" Si je m'en réfère au contexte général d s l'arrêté du 22 août 1916, qui a pour objet tif la saisi© du caoutchouc, je dois répor s dre affirmativement à la question. Mais en lisant l'intitulé de l'article 4 e ,, Autorisation de circuler à bicyclette" el - plus loin, l'article 10, le doute naît. Je viens par la présente vous demande - s'il vous conviendrait de lever ce doute e " me faisant donner par votre administre 0 tion une interprétation officielle, que j s pourrais faire connaître en temps utile a i_ paiblic par la voie des journaux. t Qui sait si, au cas où la circulation su e .vélo sans pneus en caoutchouc serait admise - la nécessité ne suggérerait pas à un espri £ ingénieux le moyen de se passer de cett substance pour les vélocipèdes? g Veuillez agréer, Monsieur le gouverneu a général, l'assurance de ma haute considé t ration. r . Le président, a (Signé) E. Séaut. Le gouverneur a répondu, le 6 septerc 0 bre, dans les termes suivants : t A Monsieur le président, du Touring Club de Belgique. En réponse à votre écrit du 2 septembr ~ 1916 je vous fais savoir que votre manièr ^ de voir (d'après laquelle la nouvelle régie 1 mentation des cyclistes a pour but en oi s dre principal la réquisition des pneus a est exacte. Comme vous pouvez le voi o d'après l'article 8, j'ai pris cette mesui - pour mettre en sûreté, dans l'intérêt d la vie publique, les pneus de vélos qui ai jourd'hui ne sont employés dans la pli part des cas que par agrément. Je saluerais avec plaisir une inventio qui, par l'emploi d'un procédé remplaçar e le caoutchouc, permettrait de ménage s les réserves de pneus, qui ne sont plu e très grandes. Mais à mon grand regret je ne pourrai accorder, même à des vélos pourvus d ce procédé, et cela pour des raisons d'o: dre militaire, l'exemption des conditions de l'article 4 ; vous pouvez constater en T effet que l'arrêté supprime les limites de r la circulation cycliste qui ont existé jus-r qu'à ce jour. a Le gouverneur général, e von Bissing. I A Nao-aMC l- ,,Le Comité principal de ravitaillement et s de secours de la province de Namur a pour II président M. le baroi> d'Huiart. Dans cha-~ que commune se trouve un magasin spé-s cial : il est installé à Saint-Servais, rue de x l'Hôtel-de-Ville, dans les ateliers Ad. Male-s veçs. Chacun peut s'y procurer du pain, L" l!ard, saindoux, riz, haricots, café, céréa-^ line, etc.: en un mot, tous les produits four-a ris par les Américains. Les quantités déJi- vrées sont inscrites sur un carnet e^ ne peu-:s vent dépasser un .certain maximum par t mois. i_ La ration journalière de pain par person-® ne est fixée à 360 gr. au prix de 0 fr. 42 le e kilogramme. Le riz et les haricots ont fait défaut mo-t mentanément. a Outre le magasin de ravitaillement amé-;T iicain, l'Administration a ouvert un ,,Maga-'g sin communal" pour la vente des produits du pays, qu'on trouve difficilement. Ainsi on s''y approvisionne en sucre (600 gr. par s personne et par mois), en pommes de terre t à raison de 0 fr. 20 à 0 ftr. 25 le kg., en dho-" colat, conserves, bougies, chicorée et autres épiceries. Les autres négociants débitent enex)re _ diverses marchandises, mais en petites a quantités et à un prix plus élevé, a La fabrique de chicorée Cajeyt fournit en L" partie aux Allemands, en partie au Comité e national. _ Quant aux produits de la ferme • le beur-e re coûte 7 fr. le kg:, les oeufs Ofr. 30 la u pièce. La viande est d'un prix exorbitant: 8 fr. le kg. Toutefois on prévoyait une baisse. ^ Défense est faite de tuer des veaux. Par contre le charbon s'achète de 25 à x 30 fr. les, 1.000 kgs. Inutile de dire qu'on cultive partout les e légumes. Les plus petites parcelles de jar-r <jins, même en ville, sont converties en po-e tagers. L'Oeuvre du Coin de Terre met de _ très nombreux jardins à la disposition des i. pauvres. « De même, il n'y a pas une seule famille :, qui ne s'exjcupe d'élevage. Toutes ont des s lapins; beaucoup tiennent des poules et • achètent le maïs nécessaire au Ravitaille-® ment pour animaux, installé à l'ancienne maison Thélen, près du passage à niveau - de la Sainte-Cre>ix ; on nourrit également a chevres et moutons, mais ces derniers animaux doivent être déclarés à la Komman-dantur.s Chez les fermiers, le foin n'est pas réqui-n sitionné ; le blé doit être livré au Comité o national de ravitaillement pour la préparation du! pain, qui est confiée aux boulan-e gers. Biei des cultivateurs qui, par esprit de lucre, ont caché des pommes de terre jusqu'à la fin do la saison, ont été obligés - de les laisser pourrir ou de les donner en 5 nourriture à leurs tâchons. Leig fermiers font des affaires d'or, les bouchers aussi, e A Gand Les cours pour chômeurs, qui ont été . suivis dans l'agglomération gantoise par un grand nombre d'ouvriers des deux sexes, vont être repris et notablement complétés. r La Ville comprend qu'il y a lieu d'en-q courager autant que possible les ouvriers _ à se perfectionner dans leur profession en q vue de permettre à l'industrie gantoise de li reconquérir sa place dans l'industrie mondiale.r M. Coppieters, échevin des travaux pu-, blics, qui s'occupe du secours pour chô-t meurs, vient de soumettre aux conseils e d'administration des écoles professionnelles la question d'un enseignement prof es-r sionnel aux chômeurs. Pour avoir vraiment de bons ouvriers, il est nécessaire que les ouvriers sachent ce qu'ils font; il faut qu'on leur enseigne la méthode de leur travail, qu'on leur fasse . connaître aussi l'origine des matières qu'ils emploient et les transformations que subissent ces matières. A Gand, presque tous les ouvriers e textiles ont appris leur métier à la fabri-e que, sans avoir jamais reçu d'enseigne-. ment professionnel. Or, M. l'échevin Cop- - pieters propose que les contremaîtres sortis i) de l'Ecole industrielle, avec l'aide des pa-r trons et de quelques professeurs, sechar-e gent de donner des cours aux chômeurs ; on e traiterait de l'origine, de la fabrication, des .- qualités et des défauts des matières premiè- res ; on donnerait quelques notions pratiques au sujet des machines ^employées, n Ces cours seraient complétés par des con-t férences de chimistes et d'hygiénistes qui r~ traiteraient, les uns de la fabrication des s denrées alimentaires, les autres des maladies contagieuses, des précautions à pren-s dre pour les éviter, etc. e Lors d'une conférence donnée à la Cham- - bre syndicale des entrepreneurs, M. Coppie ters a lait connaître ses projets et s'est déclaré être prêt à s'inscrire parmi les nouveaux professeurs, exemple qui sera suivi, dit-on, par bon nombre d'intellectuels. Rappelons quelques chiffres ayant trait aux cours pour chômeurs donnés l'hiver dernier. Plus de 7000 ouvriers s'étaient fait inscrire; après quatre mois, il en restait encore environ 5000. En outre, 3500 ouvriers ont suivi les cours des écoles catholiques et 300 ceux de l'English Club, ce qui fait au total près de 8800 chômeurs des deux sexes. Il faut noter que ce n'était qu'un premier essai; les cours qu'on organisera cet hiver attireront un public autrement nombreux.M. Coppieters a réuni il y a quelque temps les comités administratifs de toutes les écoles de la Ville. Il leur a fait ressortir les rapports étroits qui existent entre le 4e degré primaire et l'enseignement technique. En effet, d'après la loi de 1914, le 4e degré a une tendance professionnelle sans spécialisation; c'est un enseignement qui doit mener à l'étude de toutes les professions.v * * * Le gouvernement général vient d'autoriser la Ville (car il faut que von Bissing se mêle — aussi — de cette question) à percevoir, pour 1916, les taxes sur les chiens, les terrasses, les célibataires, les entrées dans les locaux où des festivités et divertissements publics sont organisés, les loggias, plus 25 centimes additionnels sur toutes les patentes. L'autorisation de percevoir la ,,taxe spéciale sur le revenu cadastral" et la ,,taxe de police" sera accordée sous peu. Si on veut bien me permettre une objection, je trouve que la plus simple politesse aurait dû faire mettre les célibataires avant les chiens. Il est déjà suffisant qu'on leur inflige une taxe ,,parce q.u'ils ne sont pas mariés", sans leur manquer de resp.ect pardessus le marché. * * * Il y a quelques jours, on n'a pas servi moins de 10,556 rations de beurre au magasin communal et cela dans l'esp'ace de sept heures, ,soit un peu plus de 1,500 par heure. Le personnel se compose de 17 jeunes filles et 5 employés. Que l'on dise encore que nos administrations ne travaillent pas ! * * * On a commencé à licencier les 8000 ouvriers qui travaillaient aux darses. Ce sont les célibataires qui ont été remerciés les premiers. Les autres ouvriers seront congédiés par catégories, d'aprcs leurs charges de famille. Mais les ouvriers liconciés jouiront de l'assistance du comité de secours en attendant que le barême, qui réglera leur cas, soit définitivement approuvé par le Conseil communal. * * * Chaque jour nous apporte une douloureuse surprise. Un nommé Fabry, ingénieur gantois, parcourt actuellement les camps de prisonniers belges en Allemagne pour y semer la division et la disex>rd.e. "Un nom à retenir. Au P^srs Walloni Vendredi, une grande partie du tunnel- de la nouvelle voie Visé-Aix-la-Chapelle s'est effondrée. Vingt-neuf ouvriers ont trouvé la mort dans cette catastrophe. «■ * * Sérieuse activité militaire à Tournai, d'où partent constamment des soldats vers Cambrai et Arras. On ne délivre presque plus de ,,passier- scheinen" pour la ville des Chemcq-Clotiers. * * * Un cas original s'est produit à Herve. Lors du décès de M. Coureaux, conseiller communal et échevin des travaux publics, on avait anoncé que M. Joseph Cocq était son suppléant et devait le remplacer. Or, des controverses étant survenues au sujet de cette mutation et les archives commu-- nales ayant été détruites par les Boches en 1914, lors de l'incendie de l'hôtel de ville, il a bien fallu s'adresser à la Députation permanente pour obtenir communication du procès-verbal de validation des élections communales de 1911. Il résulte de l'examen de ce procès-verbal que M. Cocq a obtenu, aux élections du 15 octobre 1911, 768 voix et qu'il est élu suppléant. Tout est donc pour le mieux. * * * La grève des mineurs du Centre est virtuellement terminée. il c —i La iitta ooiitre la famiie. Si les informations publiées dans les journaux paraissant en Belgique sous le contrôle de la censure allemande sont exactes, et rien ne permet d'en douter, le pays est menacé d'une nouvelle disette de pommes de terre, l'un des aliments essentiels du peuple en Belgique. Une des feuilles de la ,,Kommandantur" de Bruxelles constatait, dans les derniers jours d'août, ,,la pénurie des pommes de terre et du beurre" dans la capitale. Vers la même époque, parlant de la situation alimentaire à Molenbeek—St-Jean lez Bruxelles, ce même organe écrivit: ,,Les habitants sont dépourvus de pommes de terre. La quantité restante n'a pas permis de faire les deux distributions hebdomadaires. Les magasins seront fermés jusque lundi prochain. La population indigente n'a qu'à jeûner en attendant l'arrivée d'.un nouveau stock de pommes de terre." Ailleurs il n'en va pas beaucoup mieux Voici ce que l'on écrit de Namur, toujours rersla même epoque: „Après une semaine i absence les pommes de terre sont apparues Lan°™'eaiUf le? maSasills communaux. La population se hâte d'aller réclamer la pommes de terre continuent ld,r'système i éclipses et d'apparitions alternatifs En ^ moment, toutes les transactions en porn-mes de terre sont interdites." P A Liege, la satisfaction du public n'eut pas plus grande: P n e6t rilie6r£armÎT' iournaliste de cette me parmi nos menageres. Les pommes terre n etaient pas arrivées. "Va-t on -tre au regime du riz?" bain^VT-™1*^0 «""mu» suburbaine de Liège, à Bressoux, la Bopuia de W.rœtSe ~ Les plaintes sont les mêmes partout On WÏ ^ 16 'I a°Ût' daDS -SL sur Sr da*s - i—* à ,,Tres imam-aise nouvelle: la ration de zSnSL * ^rra vient d'être redite à ration E r-aS°a d° 3 la nation. Si du moins, nous l'obtenion» régulièrement, la ration Et voilà comme nous sommes lotis, en pleine période -e .P°mmœ de terre- «ue sera_ -e quand il ny aura plus de récolte*" c-ell^3 Z3 P"™11063 agricoles, comme celle du Limbourg, tes habitants souffrent presque autant que ceux des villes et des j^ntres industriels. Une note admise pa? a censure, émanant d'un rédacteur lim-bourgeois exprime, non sans amertume, le mécontentement des populations: Les pommes de terre sont mauvaises et distribuées parcimonieusement. Oh! oes maudites patates, auront-ellfes fait parler d'elles l Lies hataves, en commerce actuellement! sont de qualité inférieure, marquées do pïaques pourries, suite de il maS» 3oleil"S °nt SUbie 6fc d6 l6Ur exPos™on au Le ravitaillement en beurre et en oeufs reste plus que jamais, un problème. De. puis la taxation légale, les producteurs o? „ ^ sorte. 4e. gràve perlée, qu'il est oxtreçiement difficile de combattre A Ka mur, par exemple, chef-lieu d'une" province peu industrielle, le beurre et le£ oeufs >ont introuvables, malgré l'arrêté fixant es prix; les rares habitants qui peuvent trouver du beurre le payent de un à deux trancs au-dessus du maximum officiel. Malheureusement, • les corsaires de l'alimentation profitent de la rareté des vivres pour tromper le public. Les analyses de prétendues huiles vendues sous les noms d'olivine, d'olivina, de saladine, etc. ont revele que la proportion d'eau contenue dans ces produits varie de 98 à 39 p.c. Lo reste est une vague matière dénommée ,,extrait gommeux" et parfois un peu de sel. Un ,,bouillon concentré liquide de viande" est composé de 80, 70 p.c. d'eau de 3 p.c. de sel, de 1 p.c. de manières priasses et de 6.30 p.c. d'acide acétique, de moutarde, d'amidon et d'extrait £om-ineux. 6 On imagine aisément, en présenoe de faits^ aussi déplorables, combien la woité publique doit gouffrir. Aussi ^ se préoccupe-t-on, partout, de Sauver l'enfance et la jeunesse des effets de la dénutrition prolongée. On 6ait que dans de nombreuses communes des distributions de repas aux enfants sont effectuées régulièrement. A Boom (30.000 habitants), dans la province d'Anvers, le dénuement est si grand qu'il a fallu étendro les bienfaits de la généreuse institution à près de 4.000 enfants. Ailleurs, à l'exemple du Hainaut, en organise l'oeuvre des repas aux anémiés. C'est ainsi que l'on éciit de Huy à une feuille censurée de Bruxelles: „I1 vient de se fonder en notre ville une oeuvre hautement rocommandable ; celle du Ropas aux anémies. Est-il, en effet, pensée plus belle et plus généreuse que de secourir ces pauvres enfants débiles et souffreteux, victimes du mauvais régime de privations auquel nous sommes tous soumis, mais dont eux particulièrement éprouvent les rigueurs".A Bruxelles le conseil des hospices a décidé de prendre des mesures énergiques -lans la lutte contre la tuberculose, dont les ravages augmentent' terriblement par suite de l'alimentation insuffisante de la population depuis deux ans. Beaucoup de personnes sont anémiées et le pourcentage ies tuberculeux s'accroît dans des proportions inquiétantes, surtout parmi les classes nécessiteuses. C'est ce qui a déterminé le conseil des hospices à organiser la suralimentation des-pré-tuberculeux. A cet effet, on a approprié un vaste local rue des Chartreux, où se trouvaient* précédemment les services des Messageries de l'Etat. Un millier de personnes y ipocevront journellement un repas, préparé par les soins de l'oeuvre ,,Les Restaurants bruxellois". Chacun recevra, indépendamment du menu ordinaire, 150 grammes de viande crue. Le service sera fait par le personnel hospitalier du conseil des ihospioes. Et ainsi dans tout le territoire occupé les autorités belles luttent avec un grantf curage; goutr^ la faminq menaçant^

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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