L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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21 oktober 1915
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s.n. 1915, 21 Oktober. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 01 december 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/f76639m865/
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; - jèfe jjjjffleFWr3B3l 5 certtsTIO centrales-» i.-«rnw i » muni m.iii ini ii i i h ma Jteoacsi ssi octoiore igis L'ECHO BELGE L'Union fait la Forcer «Journal Quotidien «Su matin paraissant à Amsterdam. Belge est notre nom de Famille. [Toutes les lettres doivent être adressées au tourteau de rédaction : N 2. VOORBURGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphone: 2797. Rédacteur en CheS: Gustave Jaspaers. ( Charles Bernard, Charles Hertoiet, Comité de Rédaction: , „ , , , ( René Chambry, Emile Painparé. Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du journal: N.Z. Voorburgwal 234-240, Amsterdam Téléphone: 1775. Abonnements) Hollandefl. 1.50 par mois. Etrangerfl. 2.00 par mois Annonces: 15 cents la ligne. Réclames! 30 cents la ligne. Réparation. Comme chacun le sait, au. bon temps iadis les grai*ds seigneurs aimaient, tout comme de nos jours, à se livrer aux plaisirs de la chasse. > _ Malheureusement, il n était point rare de • v voir, en quête de gibier, parcourir la | campaone> endommageant les haies, rava-i créant les récoltes, lançant chiens et chevaux | travers les blés mûrs. pes plaintes que le cultivateur aurait pu formuler, on n'avait cure. D'ailleurs le paysan s'efforçait, au contraire, de faire bonne mine à mauvais jeu, I pliant qu'une plainte, si justifiée fut-elle, I Rirait pu lui valoir, par suite d'une fâ-I cheuse interprétation, soit, une surcharge I dô loyer, soit une invitation à labourer fleurs. . . i Néanmoins, l'idée de justice se faisant ' jour, des gens étrangers au métier agricole : finirent par s'ir^éresser au sort des payons et, les conseillant, les guidant, les grou-jpantdans la mesure du possible, firent tant et si bien qu'à l'heure actuelle les fantaisies seigneuriales se trouvent singulièrement bridées. Si tel châtelain, faisant exception à la règle, n'a pas encore su renoncer à des habitudes ancestrales il sait au moins cô que lui en coûte de faire bon marché de la sueur d'autrui. Sans doute, le9 Allemands ne sont-ils pas encore parvenus à ce degré de civilisation, car un jour, sans y être invités le moins du monde, ils vinrent s'installer chez nous, 6e permettant des fantaisies à côté desquelles celles des anciens seigneurs ne sont que peccadilles. Ils s'installent : aussitôt, on vole, on pille, on massacre. _ . Voici des églises où l'on prie. — Qu'elles soient notre cible, s'écrient les barbares. Hâtons-nous de montrer la justesse de notre jir et la force explosive de nos obus. Voici de paisibles villages où vivent des gens n'ayant pour satisfaction que le calme de Ja vie champêtre et pour ressources que le fruit d'un honnête et dur labeur. . [Détruisons, saccageons ces repaires do brigands.Voici des villes dont les monuments sont iéputsa à travers le monde. — Détruisons j ces trésors dont nos adversaires ont tiré jus-i ou'ici vanité. Que la torche incendiaire [ mue en aide au marteau destructeur et I que le plaisir de Néron, s'offrant en spec-[ tacle Ja ville Eternelle en flammes, devien-' ae aussi le nôtre. Voici un troupeau humain parmi lequel des femmes et des enfants en pleurs. Point de pitié, qu'on en finisse ! L'ordre parti, les balles meurtrières sifflent, les crosses qui se lèvent et s'abattent achèvent l'œuvre sanglante. Voici des gens libres qui veulent mettre fin au cauchemar en franchissant la frontière. — Qu'on les fusille! Voici des gens dont les ressources ne sont pas encore complètement épuisées. — Que par de savan-t.'s taxations on prenne leur argent! Voici des travailleur^ — Qu'ils nous aident à mieux tuer leurs frères. Que ce doux régime n'ait pas encore su Ms plaire, ceux qui n'ont pas l'âme allemande voudront bieai ne pas s'en étonner, flous espérons même y voir mettre fin au plus tôt. Mais, nous ne serons satisfaits que le jour où les alliés victorieux dicteront des i conditions à l'odieux envahisseur en tenant compte de toutes les dévastations accumulées par une sauvagerie organisée dont l'histoire n'offre point d'exemple. Ce beau jour viendra-t-il ? Nous n'avons que trop de raisons de le croire. Les événements nous montrent chaque jour que cette France, si souvent dénigrée, n'a perdu ni le sentiment de l'honneur, ni le secret de la vaillance. La ,,méprisable" armée de F.rench est devenue un instrument de guerre de premier ordre. La Russie, enfin, n'a pas dit son dernier mot; pendant que l'armée allemande s'épuise à résister contre la nouvelle pression de l'année du tsar, derrière le front se préparent de nouvelles armées. Et, si dans le fond de nous-même un doute avait pu subsister, ne s'est-il pas envolé à la nouvelle de nos récents succès, précurseurs de succès nouveaux? Nous n'avons pas davantage lieu de croire que la victoire une fois obtenue — H prix de quels sacrifices ? — les alliés nous feront défaut. Spontanément, ils nous ont donné à cet égard les plus formelles assurances.Eh bien! au jour de ce règlement de comptes que nous souhaitons proche, il faudra se souvenir des femmes devenues veuve®, des parents privés désormais de soutien.H faudra ne pas oublier les détériorations commises, les voies ferrées à reconstruire, es ponts à refaire, les monuments détruits, los édifices publics à rebâtir. ^ 11 faudra songer s'il n'y aura pas lieu de renforcer notre système de défense nationale pour nous mettre à l'abri d'une nouvelle pression. Mais^ nous espérons fermement que nos * u.es d aujourd'hui, les vainqueurs de de-am, ne se contenteront pas d'arracher ces ^ ges compensations qui ne sont que trop ues a ja Belgique; car, il n'y aura répara-j10n' au vrai sens de ce mot, que si, à côté e cgi^, ;Qg obtiennent en notre faveur de le3°j>^^niser les particuliers de toutes _ ^evastations commises dans le domaine Pïivc. Quarte fii l'Aile^?, gne ne se trou vera pas en mesure de s'acquitter immédiatement de cette lourde dette, si pour se libérer il lui faudra de nombreuses années de dur travail et d'énormes sacrifices : il est bon, il est juste, il est nécessaire que les générations allemandes de demain soient élevées dans cette idée que ce n'est pas tout de lever partout le marteau de la destruction et que, si imparfaite que soit la justice humaine, il arrive cependant qu'après avoir détruit, il vient une heure où il faut réparer.Max Clorle. ■»«■■■■ — . T i igen— Infamie Nous lisons dans ,,Het Vlaamsche Nieuws" d'Anvers du 8 octobre: Nous apprenons un fait extraordinaire qui serait incroyable si nous ne savions de source certaine qu'il est exact et a été cité dans une lettre d'une jeune dame belge, qui réside à V étranger, à sa mère vivant à Bruxelles: Il y est dit qu'un jeune Belge F.... a été envoyé en Russie après avoir pris du service en Angleterre. Il y aurait rencontré son ancien-professeur j}ui, lui aussi, a pris du service. La jeune personne en est indignée et écrit: ,,Mais _ pourquoi ces oiseaux de malheur d'Angais envoient-ils de petits Belges en Russie? Je trouve que c'est si loin de leur patrie et quelle différence entre eux et ces moujic'ks. Je trouve que c'est abominable. Mais il n'y a rien à y faire qu'attendre et espérer." C'est effectivement quelque chose de décontenançant, à moins que le jeune Belge en question ait été d'accord. Ceux qui avaient pu douter encore que ,,Het Vlaamsche Nieuws" est un journal emboché se rendront compte, cette fois, qu'il n'y a plus de doute possible. Ce n'est pas le petit bout de phrase hypocrite ^ la fin de la note qui peut en détruire l'effet qui est, on le sent bien, de détourner les .jeunes Belges restés jusqu'à présent en Belgique d'aller faire leur devoir sur le front. Comme c'est bien jouer dans les cartes de nos ennemis qui s'effraient de voir grandir quotidiennement le nombre de soldats belges et savent bien que toutes leurs menaces et leurs ordonnance^ et leurs condamnations n'empêcheront pas ceux qui veulent partir de s'en aller à travers tous les obstacles. Il est certain que les traîtres qui en pays occupé leur disent: ,,Prenez garde, si vous vous engagez pour défendre notre pays, on va disposer de vous comme d'une pièce de bétail, on vous enverra en Serbie, en Russie, sans que vous ayez le droit de protester !" peuvent ébran- j 1er les volontés qui s'affermissaient en songeant à la patrie, au coin de Belgique que les Allemands n'ont pas encore souillé et à leurs frères d'armes qui font un mur de poitrines autour de nos libertés. Oui, il y a des Belges en Russie, il y en a sur tous les champs de bataille. Ils ont demandé d'y aller, ils ont aspiré à l'honneur de combattre aux côtés de ces moujicks qui valent mille fois mieux qu'un rédacteur du ,,Vlaamsohe Nieuws" et sont dans le respect que leur té-moigng l'humanité bien au-dessus d'un écri-vaillon au service de nos ennemis. Ils savent bien, nos héros, où qu'ils combattent, qu'ils participent au grand nettoyage qui délivrera le monde de la pestilence germanique. Ch, H. ■ «a— P©ua* finir Notre correspondant J. D. nous a envoyé un article en réponse à l'article de M. Hoo-geveene et un second en réponse à celui de M. le chanoine Heynssens que nous avons cru ne pas devoir insérer. Aujourd'hui M. J. D. nous prie d'insérer la lettre suivante: Vous avez reçu poste pour .poste deux réponses. Je vous ai toujours laissé juge de l'opportunité de la publication de mes écrits. Je n'adore ni ma prose ni celle des autres. Toutefois, ne pourriez-vous dire de ma part deux simples mots. A M. Hooge-veene: La parole est d'argent, mais le silence est d'or ! A M. Heynssens: Il ne faut jamais avoir trop raison ! Comme ces deux ecclésiastiques distingués, je suis orthodoxe en dogme et en morale. Je suis catholique sans l'inutile appendice ,,Roomsch". L'église germaine d'un moine parjure, l'église russe d'une Sophie grecque, l'église anglaise d4Elisabeth la vierge et toutes les églises réformées ou déformées, nationales ou provinciales, ne sont évidemment pas catholiques, c'est-à-dire universelles comme Dieu. Mais en discipline, je suis un peu hérétique ou plutôt schismatique. Je jette des cailloux dans toiites les fenêtres qui ne me paraissent pas claires, sans me soucier des espions qui pullulent et des petites' dames qui photographient les passants pour le compte de Bissing ou de Mevrouw Neu-traliteit.J'ajoute une ligne pour calmer la bile des chauvins. Les Wallons sont aussi ,,des celtes améliorés". Flamands et Wallons nous profitons des vertus des deux races primitives: î'est ce qui fait la valeur du caractère • belge ! Et si vous voulez, nous finirons en assurant-au respectable ,, T i j d " que, ,.parti pris ït mauvaise foi" sont des mauvaises herbes arrachées du jardin belge. Quoiqu'en disent du en pensent les boermensclien d'outre-Rhin, notre ,,culture" est plus soignéè que la leur: elle aime du moins la propreté et a netteté. Le ,,Telegraaf" est de la même scole. J. D. Pour le Comité National d'Alimentation M. le capitaine Mantia, à Balk, nous fuit parvenir pour Voeuvre nationale do secours et d'alimentationla somme de 165,00 fl. 'Xous publions par ailleurs le détail de cette souscription. ) En Belgique. Li régime de la terreur Les condamnations Voici ie texte des odieuses affices collées dans toutes les localités belges et que nous adresse notre correspondant particulier : Par jugement du 9 octobre 1915 le tribunal de campagne a prononcé les condamnations suivantes pour trahison commise pendant l'état de guerre; 1. Philippe Baucq, architecte à Bruxelles; 2. Louise Thuliez, professeur à Lille ; 3. Edith Cavéll, directrice d'un institut médical à Bruxelles; 4. Louis Sèverin, pharmacien à Bruxelles; 5. Comtesse Jeanne de Belleville à Montig-nies ; condamnés à la peine de mort 6. Herman Capiau, ingénieur à Wasmes; 7. l'épouse Ada B'odart, à Bruxelles; 8. Albert Libier, avocat à Wasmes; 9. Georges Der veaux, pharmacien à Patu-rages ; condamnés à 15 ans de travaux forcés 10. princesse Marie de Croy, à Bellignies ; à 10 ans de travaux forcés. Dix-sept autres accusés ont été condamnés à des peines de travaux forcés ou d'emprisonnement allant de 2 à 8 ans. Huit autres personnes accusées de trahison commise pendant l'état de guerre ont été acquittées. Le jugement rendu contre Baucq et Cavell a déjà été exécuté. Bruxelles, 12 octobre 1915. Nos lecteurs ont appris par la lecture de notre numéro du 17 octobre que Mme Edith Cavell avait été fusillée." Ces personnes, d'après ^es^ Allemands, auraient fait passer la frontière à des recrues qui reprirent leur place dans les rangs de leurs armées respectives. Un second avis annonce que le brave Pierre Claes a été fusillé le 8 octobre, à Hasselt. Voici les termes de cet avis : Par jugement du 7 octobre du tribunal de campagne du gouvernement militaire du Lim-bourg.Le aiornmé Pierre-Joseph Claes, de nationalité belge, né le 8 mai 1887 à Sctoaarbeek près de Bruxelles, a été condamné à la peine de mort, pour'espionnage. Claes a avoué qu'en sa qualité de soldat belge il était venu en Belgique habillé en civil dans le but d'y pratiquer l'espionnage. Le condamné a été fusille aujourd hui 8 octobre 1915. Cinq autres accusés ont été condamnés chacun à 15 ans de travaux forcés. Une troisième communication fait savoir que 94 ouvriers de la ville de Lessines ont été condamnés à de fortes peines de prison pour avoir refusé d'entreprendre un travail ordonné par les Allemands. Les peines se répartissent ainsi: un ouvrier est condamné à 5 ans de prison ; 5 à un an ; un à 4 mois ; 6 contremaîtres sont frappés de 6 mois et 81 ouvriers de 8 semaines de prison. Le gouverneur militaire du Hainaut a confirmé ces peines. Les ouvriers condamnés avaient refusé d'exécuter des travaux militaires pour les Allemands. Honneur à ces braves ! Mais ce n'est pas tout. A Liège, d'autres condamnations à mort ont été prononcées. L'affiche s'exprime a^nsi: Le tribunal de campagne a. jugé le 16 octobre neuf accusés, dont sept Belges et deu£ Français. Leur culpabilité a été démontrée tant par les correspondances interceptées que par les aveux même des accusés. Il résulte de leurs propres déolarations qu'ils avaient entrepris, pour le compte des alliés, un service d'observation des voies ferrées et qu'ils transmettaient leurs renseignements au gouvernement français pour le compte duquel ils opéraient.Le jugement a prononcé la peine de mort contre 4 accusés. Les autres ont été' condamnés à des peines variant de dix à quinze ans de travaux forcés. Il a été démontré qu'en échange de^ ces services les accusés recevaient paiement à l'avance de centaines indemnités. Dans une lettre saisie et adressée par un accusé à un correspondant de Hollande il était notamment reproché au gouvernement français de se montrer trop parcimonieux et de ne point payer à suffisance les services rendus, au prix des plus grands dangers, par l'organisation de l'espionnage. En conséquence: , 1. Simon Orfal, sujet belge, magasinier à Verviers-; « 2. Anna B.enazet, tailleuse à Verviers (Française) ; . 3. Amédée Hesse, Luxembourgeois, dentiste à Spa ; 4. Herk Constant, Belge, négociant à Bae-[en, près de Dolhain, ont été condamnés à mort. 5. Alfred Maréchal, ingénieur français, habitant Liège; 6. Jean Legros, Belge, commis-voyageur à , Angleur ; \ 7. Pierre de Braekelaer, chauffeur à Verviers ; 8. Toussaint Huberty, Belge, commis à Verviers et 9. Marcel Peters, agent de police à Verviers, ont été condamnes à des peines variant entre 10 et 15 ans de travaux forcés. Voilà les. odieuses, les monstrueuses affiches que les Allemands ne craignent pas de mettre sons les yeux des Belges. Nous avons dit comment la -justice était rendue par ces étranges justiciers. En dehors de tout esprit impartial. On pourrait croire qu'il y a, en effet, de très nombreux espions en B°l<nque pour compte ^des alliés. Il y en a certainement, mais les Allemands mettent généralement la main sur de braves gens qui n'ont aucune aceointance avec les services de renseignements des états-majors alliés. Et c'est tout rie suite la peine de mort ou des condamnations sévères! La vérité est que, n'ayant pas réussi par la persuasion ni par la brutalité, von Bissing" a reçu l'ordre de B?rliu de faire régner un régime de terrorisme oui doit, croit-on en Allemagne, fnire plier les B»l<res. Ici encore^ les Allemands prouvent qu'ils n'ont aucune compréhension de la psychologie des peu- j pies. Plus ils fusilleront de Belges, plus la haine sera vive et plus chacun de nous essayera, dans sa sphère, de travailler contre l'ennemi abhorré. A BruseUss. On lit dans le ,,Surrey Mirror", sou6 la signature de M .G. Schmickrath, l'appréciation suivante sur l'avocat De Moor qui écrivit un article pro-germain, à. la suite de quoi le Conseil de l'Ordre des avocats dut sévir: ,,Connaissant particulièrement cet avocat, Hubert De Moor, pour a^r collaboré avec lui et un nommé Charles Troupin, 6e disant homme de lettres et publiciste, au journal ,,Le Combat Social", de Bruxelles, je tiens à dévoiler certaines choses qui, aujourd'hui que l'Allemagne a jeté bas le masque, se trouvent être de vilaines choses. ,,H. De Moor, ami intime et maître de Ch. Troupin, peut-il me dire où ce dernier ou lui-même s'est procuré les fonds énormes qu'ik ont mis à ma disposition (que j'ai refusés) et qui ont servi au lancement du journal et à d'autres propagandes dont aujourd'hui seulement, hélas! je vois où je présume voir 'la provenance de ces 10 ou 20.000 francs dépensés? ,,Je pourrais en dire plus. Ceci est assez pour le moment. Qu'il me suffise de dire à De Moor que son ami et bras droit Charles Troupin a été ,,fusillé pour trahison" par nos soldats." * * * A partir du 1er noivembfe, annonce un avis de M. Maurice Lemonnier, ff. de bourgmestre de Bruxelles, les certificats d'identité actuellement en usage devront être remplacés par un modèle nouveau. * * * M. J. Corbisier, le chief-master des boys-soouts en Belgique, accusé d'avoir favorisé le recrutement des jeunet gens, avait été condamné à un an de prison ©t menacé d'être déporté en Allemagne. Il vient d'être relâché après six mois de séjour à St. Gilles. A Anvers. Le 16 octobre, une petite cérémonie a eu lieu en l'honneur de M. Edward Eyre Hunt, représentant de la Commission for Relief in Belgium pour la province d'Anvers. M. Hunt nous quittait pour regagner les Etats-Unis. M. Jan de Vos, en quelques mots, l'a remercié de ce qu'il avait fait et lui a remis une médaille gravée par Baetes et portant' ces mots: ,,De stad Antwerpen aan den heer Edward Eyre Hunt". Une adresse, imprimée sur les presses Plantin, a été également offerte à M. Hunt. Elle était rédigée en ces termes: ,,Le Conseil communal d'Anvers se joint en ce samedi 16 octobre 1915 au collège ' des Bourgmestre et Echevins pour remercier M. Edward Eyre Hunt, — à 1 occasion de son départ d'Anvers, — de tout ce qu'il a fait pour notre ville, comme représentant de la Commission for Relief in Belgium près du Comité National de Secours et d'Alimentation de la province d'Anvers. ,,L'assemblée a prié également M. Hunt d'être son interprète auprès de ses compatriotes des Etats-Unis des sentiments de gratitude profonde que la Belgique, si cruellement frappée et si admirablement soutenue, éprouve à l'égard de leurs nobles et généreux'amis d'outre-Atlantique. (s) Jan De Vos." M. Hunt, avec émotion, remercia avec chaleur et assura qu'il se rappellerait toujours de son passage à Anvers-* * * Une attaque aérienne a eu lieu, dit le ,,Belgisch Dablad", à Anvers. L'immeuble de M. Huverstuhl, rue de la Pépinière, aurait été atteint. Des'quatre officiers qui se trouvaient à table, trois ont ete tues. Le dernier a été grièvement blesse. Les degats sont importants. A * * * Il y a quelques années des religieuses allemandes vinrent se fixer à Anvers, dans la rue de l'Harmonie. Elles ouvrirent une école dans un grand bâtiment. Lorsque la Guerre éclata, elles quittèrent la ville. Elles sont revenues à Anvers... Pour combien de temps? * * * Par une des dernières ordonnances boches, il est strictement défendu aux ^ voyageurs ■ qui prennent place dans les trains faisant le trajet Bruxelles-Anvers de regarder par les portières. On.ne peut plus prendre place sur les banquettes tout près- des portières, et, pendant le trajet, des gardes circulent continuellement dans les voitures pour voir si les rideaux restent baissés. Dans les gares, les voyageurs sont obligés de se rendre directement de l'entrée à leur train. Des sentinelles surveillent les trains et obligent les voyageurs de monter immédiatement. Personne ne peut se montrer aux abords des g'ares et les lignes ferrées sont rigoureusement gardées comme aux premiers jours de la guerre. * * * ,,La Libre Belgique" a fait école. Il paraît actuellement à Anvers un fier journal ,,De Vrije Stem"., imprimé rue des Béguines, comme dit la manchette. Von Huene ne sera pas plus heureux que von Bissing dans sa chasse aux journaux patriotiques l ÂUége. ♦ M. Charles Verstraeten, très connu dans les milieux catholiques liégeois, et M. Bertrand, boucher, crue du Pot d'Or, ont été condamnés par un conseil de guerre boche; le premier à dix ans de forteresse, le second à 12 ans de la même peine, pour avoir aidé des jeunes gens' à passer en Hollande. A L ouvain Un Restaurant économique vient de s'ouvrir au n° 89bis de la rue de Paris. Le dîner, comportant un potage, un plat de viande avec pommes de terre et légumes, coûte 0.50. Sans potage, 0.40. Ceux qui prennent le repas sur place doivent se présenter entre midi et 1 heure. Ceux qui enlèvent le repas se présenteront de 11 h. à midi. On doit se faire inscrire un jç>ur à l'avance. Dans le Irlainamat. La situation est plus précaire depuis quelques jours dans les charbonnages de nos bassins et particulièrement dans ceux du Pays de Charleroi et du Borinage qui ont des productions considérablement plus élevées que dans le bassin plus réduit de La Louvière et du Centre. Il faut en prendre la ^ raison dans l'arrêt des expéditions par voie ferrée et par les difficultés que rencontrent les expéditions par voie d'eau, notamment en Hollande. Ces mesures ont eu pour résultat d'obliger nombre de charbonnages, désireux de ne pas accumuler des stocks, à réduire sensiblement le travail. Dans le Pays de Charleroi et le Borinage, plusieurs charbonnages ont" dû réduire le travail à quatre et cinq jours et, si la situa-, tion relative aux transports des marchandises reste la même, on devra accentuer cette réduction.On continue à maintenir au chômage la plupart des batteries de fours à coke. Dans le Borinage, où il existe de nombreuses batteries, on ne travaille, et partiellement, qu'aux Charbonnages Belges et au Fief de Lam-brechies. A l'Ouest de Mons, aux Chevalières, à la Grande Machine à Feu, au Grand-Hornu, e_tc., les batteries sont Jjôrs feu et on procède, dans la plupart de ces installa-lions, à des réparations urgentes. Les charbonnages du Borinage, à#raison des besoins <Jes usines à gaz, n'ont pu donner satisfaction aux verreries à vitres qui se proposaient de reprendre le travail. Contrairement aux racontars que l'on a fait courir, il n'est donc pas question actuellement d'une remise en activité des verreries du bassin de Charleroi. On continue bien les négociations pour quelques firmes (pour deux usines), mais c'est tout. Au-surplus. la question des salaires n'est mêmë pas résolue, et il s'en faut qu'elle soit négligeable. Certes, la verrerie se trouvera après la guerre dans une situation très favorable, à cause de la demande et de la disparition des stocks , écoulés depuis plusieurs mois à prix forts en Hollande. Mais une reprise sérieuse en ce moment est impossible pour toutes sortes de raisons, sur lesquelles on nous permettra de ne pas insister. La situation est beaucoup moins bonne en métallurgie et, dans la plupart des ateliers ayant partiellement repris le travail dans le Bassin de Charleroi ait le Borinage, il est i question ou d'arrêter ou de réduire encore. : Les matières premières manquent, notamment dans les fonderies. La plupart des quelques laminoirs mis à feu n'ont que des productions insignifiantes, en petits profilés. De plus, on rencontre toutes sortes de difficultés dans lés expéditions. Enfin, on ne se résout pas à entamer des travaux importants avant la cassation complète des hostilités. Dernièrement on a arrêté définitivement les importants ateliers de construction de Boussu. Aux ateliers de construction du Grand-Hornu on a bien quelques ordres pour les charbonnages mais il s'en faut que cela puisse constituer un appoint permettant quelque régularité dans le travail. Partout ailleurs, à Jemappes, à Flénu, à Dour, etc., on ne travaille qu'avec des personnels très réduits. En somme, la situation paraît beaucoup plus critique dans l'ensemble, L'importante industrie des réfractaires est sur le point de chômer presque complètement. On sait qu'elle est surtout localisée dans la région de Saint-Ghislain où il existe plus de vingt usines importantes. Or, les stocks résultant de la production réduite de 3es derniers mois sont déjà énormes. Jusqu'à présent, on avait occupé des personnels ré-iuits et, tant bien que mal, deux ou trois jouis par semaine. C'est encore trop. Il va falloir réduire encore, dans la plupart des usines de Tertre, Saint-Ghislain, Hautrages, Sirault, Baudour, Jurbise, etc. A l'importante fabrique des céramiques de Saint-Ghislain, ie chômage est complet depuis deux semaines. Dans les verreries-gobeleteries du Borinage, i Saint-Ghislain, Wasmuël, Boussu et Je-enappes chômage complet. On a repris partiellement le travail aux [aïenceriës de Saint-Ghislain, Wasmuël . et rhulin, de même aux porcelaineries de Baudour. Mais il est presque certain qu'il ne s'agit que d'une reprise momentanée. Dans les importantes cimenteries du lournaisis - le chômage est complet. Dans les carrières de la région de Chièvres, Maffles, on ne nous signale qu'une activité très réduite. De même, aux nombreuses 3arrières de Basècles. Les tentatives d'une reprise de l'industrie le la construction qui s'étaient manifestées, il y a quelques semaines, semblent faire place à une nouvelle apathie. il y a un an! —21 octobre 191J/.: Influentueuse offensive allemande sur tout le front, de la mer du Nord à Verdun et à Belfort; bombardement d'Arras, d'Albert et de Remis. Sur la Vistule, retraite précipitée des Allemands, qui ont perdu 30,000 hommes entre Varsovie et Ivangorod. Nouvelle ■proclamation du tsar Nicolas II cmx Polonais. Avions autrichiens sur VAdriatique ; bombes à Antivari et à Cattaro. Lettre d'Italie Jules Désirés en Italie. Ce qu'était la propagande allemande. — Les Anglais ne fo*it pas assez de ,,réclame". — Destrée désire faire connaître aux Italiens leur gigantesque effort. Rome, 4 octobre 1915. Le 23 mai, au 6oir, à la veille de l'intervention italienne, un fcoup d'oeil dans la boîte aux lettres d'un Italien de quelque | importance, si minime qu'elle fût — du cavaliere d'un quelconque ordre étranger, dentiste ou photographe dans le civil, aux hommes d'Etat et aux intellectuels les plus marquants —, y aurait rencontré un tas de petites brochures, destinées à donner des événements une idée fausse et dans les intérêts germaniques, coquettement éditées, parfois même avec art. Il y avait la traduction italienne de r,,Illustrierte Kriegscourrier" (L',,Illustrazione délia guerra") ornée de belles photos au bromure, qu'on parcourait à cause des illustrations, même qu'on en réprouvait le texte. Il y avait une autre brochure publiée au bénéfice de la Croix Rouge (qu'on évitait d'indiquer allemande). Il y avait des ,,Journaux de guerre ,,de soldats allemands, agrémentés d'yeux crevés et d'autres horreurs commises par les Franks-Tireurs belges, et des descriptions idylliques de soldats bavarois distribuant des vivres à la population belge. Enfin, la propagande germanophile de la dernière heure n'était pas moins active que celle que les Allemands de tout vol faisaient en Italie par la parole, les relations commerciales et privées, l'image, la photographie truquée et la plume. Avec un flair parfait, digne d'une meilleure cause, les Boches répandaient et expédiaient les brochures en question de la façon la plus propre à les flatter. Les.consuls allemands, munis d'une liste de notables, soignaient les adresses, n'oubliant pas les titres honorifiques, en inventant parfois pour chatouiller la vanité des destinataires, les ,,cavalière," les ,,pro-f essore" et les ,,dottore" et tout au m «uns l',,egregio" si chers aux Italiens. Inutile de dire que toutes ces publications, éditées avec luxe, en excellent italien, étaient envoyées gratuitement et accompagnées d'une lettre autographe invitant l',,egregio... dentista" ou autre à les répandre. Evidemment la guerre a fait cesser cette propagande, et les comparses inconnus de von Bulow ont rentré les perfides petites brochures dans leur valise à mensonges, avec les cartouches de fils blancs à coudre des malices et autres instruments de camelote servant à la propagande germanique. Mais ici un aveu s'impose. On entend, très rarement il est vrai, mais on entend encore par-ci, par-là, dans les cafés et les salons, quelque germanophile (atteint de tedescofïloxera comme dit l'Italien) impénitent qui, après avoir versé quelques larmes de crocodile sur le 6ort de la Belgique, soupire: ,,L'Allemagne est bien forte" et conclut: ,,Peut-être un jour songera-t-on que Giolitti était un grand méconnu". Un de leurs arguments principaux est de la soi-disant inaction de l'Angleterre. Les agents plus ou moins conscients de l'Allemagne répètent sur tous les tons: ,,Généreuse d'ar?ent, mais avare d'hommes, c'est pour elle que coule le sang italien sur les neiges du Stel-vio et dans les plaines do l'Isonzo". On répond à coups de chiffres officiels'; alors ils sortent d'autres arguments aussi réfuta-bles mais qui à la longue peuvent influencer le public. Il ne faut pas oublier que les Allemands basaient surtout leur campagne de propagande sur des accusations contre les Anglais. ,,Les Anglais seuls (?) sont la cause de la guerre." On répondait par les pièces diplomatiques, mais le malheur c'est que trop souvent le peuple italien ne les connaît pas. Il n'a jamais été extrêmement curieux des choses de l'étranger, il faut qu'on vienne à lui, qu'on l'enseigne et l'amuse, qu'à coups d'images, d'articles et de brochures, frappés quotidiennement, on fasse lentement pénétrer une conviction dans son cerveau. Or, qu'ont fait les Anglais pour réfutej* les arguments sournois des Germanophiles, pour rendre sensible au peuple italien la grandeur de l'effort qu'ils tentent depuis le début et qui atteint en ce moment une altitude surhumaine ? Nous le demandons à Jules Destrée, le politique qui connaît peut-être le mieux les détours subtils de l'âme italienne et toutes les choses d'Italie; celui dont la parole a converti cet hiver en. interventionnistes des neutralistes enragés ; qui est, pour le6 Italiens blasés 6Ùr l'éloquence, l'orateur t>*pe qu'ils vont entendre comme le plus célèbre ténor. Après les journées triomphantes de ses conférences, de Sicile^, après voir été la

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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