L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1916, 31 Maart. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 19 januari 2021, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/bg2h709163/
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^ème Année N°. 525 S cents CIO Centimes) Vendredi 31 mars 1916 L'ECHO BELGE Jowraaï quotidien du iralin paraissant en Hoîlande L'Union tait la Forcer Belqe est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressais au bureau de rédaction: N. 25. VOORBURGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphone: 3797. iRêdacteur en Chef : Gustave Jaspaers. „, ( Charles Bernard, Charles Herblet, Comité de Rédaction: ; , . .. ) René Chambry, Emile Painpare. Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du journal: \.Z. VoorburgwaI 234-240, Amsterdam Téléphone: 177S. Abonnements! Hollandefi. 1.50 par mois. Etranger H. 2.00 par mois Annonces! 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. la réesnciliatkii des partis on lelgipe. S'il est une consolation aux tristesses et aux souffrances de l'heure présente, c'est bien l'aspiration, grandissante chaque jour, j à l'apaisement des partis en Belgique, à la réconciliation définitive de tous les Belges sur le terrain .de la liberté commune. Il y a quelque temps, les journaux ont rappelé à ce sujet la rencontre du cardinal Mercier et" de M. Paul J'anson chez M. Lejeune, ministre de la justice. Après un moment d'hésitation ou plutôt de gêne, ces deux hommes, partis de pôles opposés, se donnèrent cordialement la main et entrèrent de concert dans les vues humanitaires de leur hôte. C'était déjà de bon augure. Depuis lors M. Destrée nous a rendu compte d'une réunion, où il s'était entretenu avec le cardinal, et il a fini son article en disant qu' avec un homme de cette trempe il y avait moyen de s'entendre. Tj'„Echo Belge" a toujours abondé dans la même sens. Il y a plus d'un an, il aocueillait avec empressement une lettre de M. Dé Winne, où celui-ci disait en propres termes: nous voyons maintenant combien de braves gens il y a dans tous les partis. Il importe qu'ils se donnent la main, pour mieux travailler de concert au relèvement de la patrie commune. Que de fois M. Charles Bernard a désavoué en passant „nos stériles ou plutôt fatales querelles" dans ces articles prime-sautiers, si judicieux et si "bien troussés, dont il a le secret! Enfin M. Piérard, socialiste, élevait dernièrement la voix à son tour dans l' .„Echo Belge" pour faire justice, en une réponse aussi éloquente que péremptoire, des excitations sectaires d'un journaliste belge réfugié en Suisse. Et, pas plus tard que l'autre jour, il revenait à la charge avec son Aamour coutumier contre les mangeurs de jésuites. Non, il n'y a rien de réconfortant, en ces •jours si sombres, comme ces appels réitérés à l'union patriotique! Et pourquoi ne seraient-ils pas entendus? Oh, je le sais, il y a des sceptiques et qui se croient sageg de ce chef. Ils sourient de nos illusions, ce qui est toujours facile, pose bien et dispense de tout effort généreux. Mais le scepticisme, qui a laissé s'accumuler tant de ruines, a-t-il jamais rien édifié? La foi au contraire fait des miracles. Elle transporte les montagnes! Ayons foi par conséquent dans l'intelligence et le coeur des Belges et travaillons sans relâche à la plus heureuse des réconciliations. Et pourquoi, je le demande, cette réconciliation serait-elle impossible? Y aurait-il opposition irréductible entre catholiques et libéraux? C'est la question que je voudrais résoudre aujourd'hui. Une autre fois je parlerai des socialistes. Au fond, entre catholiques et libéraux, il n'y a qu'un malentendu. Le jour où les libéraux seront convaincus que les catholiques ne veulent pas ramener la société aux ,,abu8 d'un autre âge", que nous acceptons bel et bien les libertés modernes, que nous nous accommodons résolument du régime du droit commun, ce jour-là la paix sera faite. Or, je l'affirme en âme et conscience, nous ne rêvons aucun retour au passé, pour la bonne raison que nous ne le regrettons nullement. Tout ce qui brille n'est pas or! Nous avons payé trop cher les faveurs d'autrefois. L'Eglise protégée, c'était tôt ou tard l'Eglise domestiquée; et le rôle du chien gras au Cou pelé ne nous fait aucune envie. Munera sunt vincula; et, pouf être dorées, voire d'or, les chaînes n'en sont pas moins des ■ chaînes. L'Eglise privilégiée, c'était trop souvent l'Eglise compromise par des serviteurs indignes, à qui l'appât des avantages matériels tenait lieu de vocation. Que de misères, hélas, faisaient cortège aux privilèges du passé ! On connaît ce mot célèbre d'un pape: la meilleure preuve de la divinité de l'Eglise, c'est qu'elle ne soit pas tombée sous le poids des fautes de ses propres ministres. Jamais au contraire l'Eglise n'a été pius belle, jamais elle n'a été mieux à même de remplir sa çiission, qui est purement spirituelle —,,mon royaume n'est pas de ce monde", disait Jésus-Christ —que de nos jours, là oii elle vit. exclusivement sous le régime du droit commun. Voyez les Etats-Unis ^du Nord. Comme le catholicisme y est florissant! Allez demander aux catholiques américains, dont les évêques coudoient en rue le dernier des citoyens, s'ils voudraient échanger leur situation contre celle des catholiques autrichiens, qui jouissent cependant de toutes les faveurs du pouvoir. Grand Dieu, quel accueil ils vous feraient! C'est du pied qu'ils repousseraient l'échange. Nous sommes comme eux. Nous ne demandons que notre place au soleil, notre part de la liberté commune. Chateaubriand parlé quelque part dans ses mémoires d'outre-tombe des trois phases de la vie de l'Eglise, la persécution, la protection, le droit commun. „La protection, dit-il, c'était la tutelle, dont, à tout prendre, l'Eglise s'est moins bien trouvée au bout de quelque temps que de la persécution même. Le droit commun, c'est son émancipation. La voilà majeure. C'est sa Condition définitive. Désormais sa vie inté-> mur# «e développera à l'aise et libre de toijte entrave. Je ne crains pas de l'affirmer, la sève divine qui est en elle se révélera avec plus d'éclat que jamais". L'événement n'a-t-il pas donné raison au grand écrivain?. Au premier congrès de Malines, Monta-lembert a prononcé son mémorable discours 'sur ,,1'Eglise libre dans l'Etat libre". C'est ainsi qu'il formulait notre programme aux applaudissements unanimes de plus de mille catholiques éminents accourus de tous les points du pays et de l'étranger. Ce programme est toujours le nôtre. Aucun catholique, qui compte, ne songe à l'abandonner. Aussi la Constitution n'a-t-elle pas de plus fervents partisans que nous. Elle est notre égide, notre palladium. Si, ce qu'à Dieu ne plaise, le malheur voulait jamais qu'elle fût menacée, nous courrions tous la défendre aux premiers rangs. Il y a eu, il est vrai, les flaireurs d'hérésie, comme on les a si bien appelés depuis lors. Plusieurs fois déjà ils avaient cru- devoir taire leurs réserves sur les libertés constitutionnelles. .Mettre sur le même pied toutes les opinions religieuses et philosophiques ! Comment laisser passer en silence un pareil oubli des principes. Comne si les constituants avaient voulu faire de la théorie et ne s'étaient pas tenus exclusivement sur le terrain de la pratique. Mais ce fut bien autre chose après l'accueil enthousiaste fait par la Belgique catholique au discours de Montalembert. Ils protestèrent bru}-amment. A les entendre la foi était en péril. Les catholiques se laissaient aller à l'indifférence doctrinale et ne distinguaient plus entre la .vérité et l'erreur! Ce scrupule faisait honneur à leur zèle plus qu'à leur jugement. Car enfin, quel croyant s'aviserait jamais d'admettre dans son for intérieur 1' équivalence du christianisme, du paganisme et du rationalisme? Que voulez-vous? Il y a toujours et partout de ces esprits pointus, si bien à cheval sur les principes, qu 'ils chevauchent sans cesse, comme Don Quichotte, à la poursuite d'ennemis imaginaires à pourfendre. C'est une obsession. Mais ces folles équipées ne laissent pas d'être dangereuses parfois. Le lamentable malentendu dont la Belgique a eu tant à souffrir n'a pas d'autre origine. Voyez-vous, nous a-t-on objecté, vous n'acceptez pas la Constitution sans arrière-pensée et, le jour où vous seriez assez forts pour cela, vous nous ramèneriez à la religion d'Etat et à toutes ses conséquences. Les voix les plus autorisées, celle entre autres du cardinal Decjiamps, un des prédécesseurs et combien digne de lui du cardinal Mercier, proclamèrent solennellement que notre acceptation do l'oeuvre du Congrès de 1830 était pleine, entière et sans réticence et que la levée de boucliers des soi-disant purs était du pur byzantisme. Rome intervint à son tour et par la bouche de Pie IX, qui sanctionna la fameuse distinction de la thèse et de l'hypo^ thèse, garantit et encouragea officiellement le loyalisme constitutionnel des catholiques belges. Il n'est pas hors de propos de rappeler ici que peu de temps auparavant M. Bara avait publié sa thèse doctorale sur la liberté. Or, voici ce que nous y lisons: Il est évident qu'en théorie la vérité devrait être imposée comme la justice et l'erreur réprimée comme, l'injustice. Mais qu'est-ce que? la vérité et qu'est-ce que l'erreur? Là où vous dites oui, je dis non. Il n'est pas moins évident, eh conséquence, que le sei^l nioj-en de vivre en bonne entente c'est la tolérance mutuelle, la pratique loyale de la liberté. C'était aussi la thèse et l'hypothèse. En d'autres termes c'était^exactement la réponse des catholiques belges aux reproches d'in-constitutionnalisme dont ils étaient l'objet. Le malentendu n'en persista pas moins. Il alla même en s'aggravant. Les efforts de' M. Beernaert pour laisser la religion en dehors des luttes de partis échouèrent malheureusement. Les récriminations réciproques, comme toujours en pareil cas, ne firent que jeter de l'huile sur le feu. Et, il faut bien l'avouer, telle était devenue l'animosité à la veille de l'invasion que la situation menaçait de devenir révolutionnaire. L'effroyable coup de foudre, qui au commencement d'août 1914 éçlata dans le ciel serein de la Belgique, assainit soudain l'atmosphère. Le péril commun rapprocha les esprits et les coeurs. On apprit à se mieux connaître. Déjà le malentendu est en voie de se dissiper. Les mains se tendent et s'étreignent de part et d'autre. Nous avons enfin un ministère national. Et voilà l'Union patriotique de 1880 qui revient! Qui ne saluerait avec transport cette aurore pleine de promesses? L'Union comme en 1830! Mais cette fois sans le triste lendemain de la querelle religieuse ! Et pourquoi pas? Sans doute, la Belgique une fois relevée et réorganisée par là coopération unanime des partis, ceux-ci reprendront leur liberté d'action. Mais, avant de se séparer, il faudrait ' s'entendre pour laisser désormais la religion à part de la politique. N'en est-il pas ainsi en Angleterre? Il y siège dans les deux Chambres autant de catholiques sur les bancs des Wighs que des Torys et la question religieuse n'y envenime jamais les débats. Dira-t-on que le tempérament ' anglais n'est pas le nôtre et que ce qui est possible là-bas ne l'est pas chez nous? Eh quoi! Oû les luttes religieuses ont-elles été plus acharnées qu'en Angleterre. ? Catholiques et protestants y sont demeurés ennemis irréconciliables deux à trois siècles durant. Mais le bon sens et l'humanité ont fini par se réveiller et prendre le dessus. Il y aura bientôt cent ans, les catholiques ont obtenu leur émancipation politique, leurs griefs ont été redressés. Les grands convertis New-man et Manning y sont restés entourés de la vénération générale. Les écoles libres confessionnelles sont largement subsidiées, au prorata du nombre de leurs'élèves. Le clergé n'est pas rétribué par l'Etat. Mais un statut si libéral règle la question des biens indispensables au fonctionnement de l'Eglise que les catholiques belges seraient heureux-de l'obtenir, en échange du budget des cultes. Nulle part les missions catholiques n'ont à se louer du gouvernement comme dans les possessions britanniques.. Bref, l'Angleterre, autrefois si intolérante, est devenue en Europe ce que sont les Etats-Unis du Nord en Amérique: la terre classique de la tolérance. On a dit que la Belgique est comme une petite Angleterre au point de vue du régime politique. Pourquoi, ne le serait-elle pas aussi au point de vue de l'apaisement religieux? Puisse-t-il en être ainsi! Ce sera la Belgique heureusement pacifiée à l'intérieur comme à l'extérieur. Ce sera notre devise nationale enfin traduite dans les faits : „L'Union fait la Force." Quelle force nouvelle jaillira de l'Union patriotique définitivement rétablie ! Quel puissant essor dans tous lés domaines ! Et ce ne serait là qu'un rêve ! Le réveil du sentiment de notre solidarité ne serait que fugitif! Nos coeurs ne sauraient battre longtemps à l'unisson ! Les Belges universellement réputés pour leur bon sens "n'auraient rien oublié et rien appris à la dure école de leurs malheurs! Et, après avoir émerveillé le monde par le magnifique effort unanime qui nous a sauvés, et l'humanité avec nous, nous irions le déconcerter par ce spectacle lamentable: la réexplosion de nos arbsurdes et stériles querelles. Non, cela n'est pas possible! Nous avons communié, nous communions trop intimement dans les larmes de l'épreuve, pour ne pas communier un jour aussi dans les joies du triomphe. C'est une question d'intérêt non moins que de sentiment. Une fois encore l'Union fait la Force. Puissions-nous ne plus l'oublier. Chanoine Heynssons. Pour Sa fête du Roi Montant des listes précédentes 670.93]) fl. .+ ■ lOJfi.OO frs. M. et Mme Maurice L 2.00 fl. Pour qu'on renvoie etc 0.25 ,, Leur place est etc.' 0.25 ,, Maréchal des logis du génie M. Thibaut 1.00 frs. 6e liste remise par M. Van Marsenille : M. Geusens, Macstricht, 0.50 fl. M. J. Van G ils y ,, 1.00 ,, Anonyme, ,, 20.00 frs. M. Van dèri IIove' ,, 1.00 fl. M. Freud'ho mine, ,, ' 1.00 ,, Anonyme, ,, 0.10 M. Janssens, ad j. génie belge ' ,, 1.00 ,, M. J s. F rie 2.00 ,, M. Jacob, sergent 2e de ligne 0.07 ,, | M. Noël, ,, 0.V5 ,, Anonyme, ,, 0.50 ,, M. D. Beaurain, ,, 2.50 ,, M. Henri Hanoi, / ,, 1.00 ,, M. Julien Hanoi, *?, 1.00 ,, M. Bervoets ,, 2.50 ,, ■ i 1 iQ, 0 i r m Les développements de la manne belge Du correspondant belge de la ,,Croix" : Bien qu'extrêmement florissante au point de vue. commercial avant la guérre, la Belgique ne possédait guère de marine. Elle le déplorait souvent, et les efforts tentés pour développer sa flotte, à la. suggestion surtout du feu Roi Léopold II,.n'avaient guère remporté les succès attendus. Les causes étaient diverses et la principale était la difficulté d'obtenir de la puissante organisation des Lloyds maritimes, c'est-à-dire des assurances, le ,,dignus intrare" pour la marine tjejge. Or, nous croyons savoir qu'en pleine guerre des négociateurs belges habiles ont déjà résolu La plupart des difficultés jugées presque insolubles naguère. Bien plus, la flotte marchande belge s'est notablement accrue depuis l'ouverture des hostilités, encore que les pirates de la mer nous aient coulé quelques bâtiments. Voici, en effet, la statistique qu'on me communique : Il y avait avant la guerre 68 navires, de plus de 3000 tonnes, battant pavillon belge ; il y en a aujourd'hui LO. Les nouveaux bâtiments ont été achetés par les armements belges en Angleterre et en Amérique. C'est un gage nouveau d'une prompte restauration de la Belgique après la guerre. Le transport de nos produits ne dépendra plus pour une bonne part du fret allemand et notre marchandise sera plus souvent couverte par notre pavillon. Quant aux équipages, nous les possédons déjà, nombre d'officiers et de matelots belges naviguant sur des bâtiments étrangers. = A V î S. ~ Nous serions reconnaissants à nos abonnés qui reçoivent leur Journal par la poste et dont l'abonnement expire le 31 mars de bien vouloir nous envoyer un mandat poste de fi. 1 50 en mentionnant sur le mandat poste: Renouvellement d'abonnement• En Belgique. Le Régime de la Terreur Il nous revient que nos ennemis préparent de nouvelles mesures, destinées à renforcer "leur régime de la terreur parmi les héroïques populations du pays occupé. Des ordres, partis de Bruxelles, ont été adressés aux généraux boches embusqués dans chacune do nos provinces, comme gouverneurs temporaires, — ordres extêmement sévères et dirigés principalement contre les Belges qui essaieront de passer la frontière. On s'attend donc à de nouvelles condamnations et à de fortes amendes. * » * A la suite de l'arrestation de M. Larcin, secrétaire particulier de Mgr. Mercier, les Allemands mettent tout en oeuvre pour impliquer le cardinal dans l'affaire et pouvoir sévir contre lui. L'émotion est très vive à Malines où l'on redoute que nos ennemis arrêtent le prélat-patriote.Mais -le ,,Kolnische Zeitung" signale que le roi d'Espagne aurait fait des démarches auprès de l'Allemagne en faveur du cardinal Mercier. Ce journal ajoute que oes démarches sont formellement désavouées dans les milieux du Vatican. L'affaire en est là. • « • Le père jésuite Ivan de Pierpont, arrêté à la suite d'un sermon trop patriotique selon les Boches, a été condamné à trois années de prison. A Bruxelles L'administration communale de Forest a déaidé de faire l'acquisition de l'ancien château Waffelaer qui mettait obstacle à l'achèvement-de la rue du Feu, qui partira de l'avenue du Moulin pour aboutir au futur rond-point qui sera créé à l'intersection de l'avenue Georges Leclercq et le iboulevard de Grande-Ceinture, qui doit être créé prochainement. Lo château "Waffelaer est une ancienne propriété qui va- être démolie ; elle a été acquise par la commune pour la somme de 60.000 francs avec ses annexes. * • « L'administration communale de Schaerbeek, pour donner du travail à une catégorie de chômeurs, a entrepris en régie de nombreux travaux d'embellissement, notamment le nivellement d'un terrain do plusieurs hectares où il existait anciennement une carrière de moellons et de sable, entre les plaines de jeux et le parc Josaphat. A mesure que les terrassements avancent, on y crée des allées et des pelouses et on y plante de jeunes arbres. On exécute aussi des travaux de 'terrassement et de pavage avenue Voltaire pour relier l'avenue Louis Bertrand au parc Josaphat; on comble la tranchée formée par l'ancienne ligne de ceinture dont les rails et les billes ont été enlevés. Enfin, avenue Huart-Hamoir et au square François Riga, dans le quartier de la gare de Schaerbeek, on améliore les allées en y déversant des cendrées. « • ■ Au cours du mois de février 1916, il a été envoyé au laboratoire comôiunal de chimie et fie bactériologe 1S9 produits alimentaires pour être soumis à l'analyse. Les produits envoyés au laboratoire sont: lait, lait condensé, beurre, graisse, pain, pain d'épices, biscuits, levure, farine, farine fermentante, fécule de pommes de terre, maizena, crème de blé, fleur d'avoine, semoule, orge perlé, nouilles, pâtes alimentaires, cassonade, sucre candi, cacao, miel, pudding poudre, café, malt, chicorée, sel ou poivre, pickles, conserves (tomates, petits pois, soupe verte), confiture, limonade, bière et liqueur. Les produits alimentaires désignés ci-dessus ont été prélevés par le personnel commissbnué à cette fin dans 79 magasins permanmss et dans 6 magasins ou dépôts occasionnels. Soixante-quatre échantillons de lait, dont •18 pour l'analyse chimique et 16 pour l'exa;ni.-:i bactériologique, ont été prélevés par cb môme personnel dans cinq commissariats de polif.e au cours des examens préalables et des faites, dans les crémeries et sur la voie publique. l)e plus, ce personnel a procédé à l'examen préalable de 120 échantillons de lait. Lés prélèvements, c'est-à-dire les achats de denrées alimentaires, se font quasi quotidiennement sur le territoire de Bruxelles. Durant le mois de février 1916, le labo.atoiro communal a soumis à un examen sommaire 7*4 échantillons de lait. Il en a été prélevé aux fins d'analyse: comme suspects de falsification, l^i ; comme échantillons de contrôle, 172, soit au total 333. 1/analyse a démontré que la ocp to-sition était normale pour 120 échantillons et 64 échantillons ont été déclarés suspects. 140 laits ont été reconnus falsifiés par mouilUge. par écrémage ou par mouillage et écrémage ; 39 laits étaient vendus comme non écrémés: 11 d'entre eux étaient falsifiés par écrémage ; 6 par écrémage ot mouillage, dont 3 renfermaient 10 à 15 % d'eau ; un, 15 à 20 % ; un, 30 à 40 % ; un, 40 à .50 % ; 20 par mouillage dont 14 contenaient 10 à 15 % d'eau, deux, 15 à 20 %; un, 20 à 25 %; deux, 25 à 30 %; et un, 30 à 40 % ; 58 laits'étaient vendus dans des récipients sous bande brune (c'est-à-dire écrémés mais contenant encore au moins 1^- gramme de matière grasse par 100 cm3) : 16 d'entre eux étaient falsifiés par écréanago; 12 par écrémage et moui 11 âgo ; trois renfermaient 10 à 15 % d'eau : quatre, 15 à 20 % ; trois, 20 à 25 %; un, 25 à 30 %, «t un, 30 à 40 %; 30 par mouillage, dont 1S renfermaient 10 à 15 % d'eau ; cinq, 15 à 20 % ; deux, 20 à 25 %; trois, 30 à 40 '%; un, 40 à 50 %, et un, 70 à 80 % > 54 laits vendus dans des récipients sous bande bleue (écrémés) étaient falsifiés par addition d'eau ; trente-trois, 10 à 15 % ; dix, 15 à. 20 %; quatre, 20 à 25 % ; trois, 25 à 30 %■ ; deux, 30 à 40 %, et deux, 40 à 50 %. II a été procédé, en outre, à l'analyse de 126 échantillons de beurre dont 81 ont été reconnus normaux, 6 suspects et 30 failsifiés. Les falsificateurs ont été dénoncés au parquet. A Anvers Par ordre du gouverneur, tous les 6ujets portugais âgés de plus do 15 ans et demeurant dans l'enceinte fortifiée d'Anvers doivent 6e présenter immédiatement au Meldeamt, dans le bâtiment do la Bourse de commerce, entrée par là rue des Douze-Moi6. Cette obligation comprend les deux sexes. Les inscriptions auront lieu jusqu'au 20 courant, entro 3 et 8 heures de l'après-midi. La carte d'identité et autres pièces justificatives doivent être produites.• » » Prochainement un nouveau magasin du Comité d'alimentation sera ouvert au public dans la -huitième section, celui de la rue Moons étant devenu absolument insuffisant. La société d'opéra qui donne des représentations au Bardo et qui a eu beaucoup de succès avec les ,, Saltimbanques" va monter le .,Grand Mogoll". De ,,Carmen" il n'est plus question. On n'a pu mettre la main sur une Mioaëla ! * * « Il a fallu abattre un grand nombre <ie chiens, faute de pouvoir les nourrir. Ce-pendant, une nourriture spéciale est en vente depuis peu de jours, économique et très nourrissante. Et les propriétaires des cabots sont dans la joie, évidemment. A Liège Au cours de la dernière séance, le Conseil communal xle Liège a examiné le bien-fondé de çertaines observations formulées à l'égard des plans soumis par la Société liégeoise des habitations ouvrières pour la mise en valeur d'un vaste terrain qu'cille possède entre les rues du Terris et du Bois-l'Evêque et le boulevard de Oointe. Ce plan avait été adopté en mai 1914. Ces observations touchant à des intérêts privés, lo Conseil n'a pas cru devoir les retenir et, à l'unanimité, il a pris la décision de maintenir le plan présenté. La Société propiétaire commencera probablement la construction de douzo maisons qui aurent leur façade sur la rue Bois l'Evêque. * * * On annonce encore une; baisse du prix du , pain. Cette semaine le pain #fourni par les boulangers 6era composé d'un mélange de farine de froment, de 6eigle et de maïs. Il sera vendu six heures-après la cuisson et le prix en est fixé à 38 centimes le kilo. A Loavaisi M. de la Vallée-Poussin, professeur aux Ecoles spéciales de l'Université de Lou-vain, a été élu membre de l'Académie des sciences à Paris. Il y a remplacé le Boche Klein, exclu! pour avoir signé" 1© honteux manifeste des intellectuels allemands.. A Namisr Un arrêté émanant du président de l'administration civile de la province deNamur prie MM. les bourgmestres de veiller à ce qu'il ne reste aucun terrain qui ne soit pas cultivé. Les terres en friche appartenant aux communes, de môme qu'aux particuliers, et qui jusqu'à présent n'ont pas été utilisées devront l'être sans délai. A Gand Un ibabile voleur a enlevé de l'automobile du consul des Etats-Unis à Gand, qui stationnait devant la maison portant le n. 12 do l'avenue Galilée, à Saint-Josse-ten-Xoode, une rouo de rechange dite ,,Stepney" d'une valeur do 300 francs. Oaras les FSsumcSres Le journal local catholique ,,Het Ge-trouwe Meldeghem", qui avait été interdit par les Boches en Belgique et était imprimé Aardenburg, a cessé do paraître. Le rédacteur propriétaire, M. Victor Delille, est fou jours détenu en Allemagne. * * * On a constaté, depuis trois semaines, un arrêt dja-iis l'envoi do troupes vers le front 15slge ou français. Graduellement, les troupes de première ligne ont été remplacées par des troupes de réserve ou des fusiliers-marins, ce qui fait qu'en Belgique on a l'impression que le matériel humain fait défaut à l'ennemi. La semaine dernière, on a pu voir que cette opinion était mal fondée. Quelques bataillons de fort jeunes soldats sont-, en effet, arrivés en Flandre. A Audenaerde et à Grammont do fortes divisions ont séjourné pendant deux jours. L'Escaut et la Lys ont do nouveau débordé en plusieurs endroits, endommageant les travaux de défense allemands. * • • Tlhourout est le point de concentration des prisonniers. Aux frontières Voici quelques détails curieux sui* l'aspect actuel de la frontière belge, touchant à la Hollande, de Ede à Moershoofdèn, écrit la ,,Gazette do Hollande". Aux environs d'Ede, de nouvcllei troupes sont casernées. Cette fois ce sont des cuirassiers. TTn grand projecteur a été placé près des fils électriques, do même qu'une installation pour arrêter temporairement le courant. Chaque fois qu'un objet entro on contact avec le fil électrique, une petite lueur est . provoquée; c'est ainsi qu'il est possible de constater que lo fil a été touché. Les Allemands ont abattu un grand nombre de futaies le long do la frontière; de grands espaces de terrain sont laissés en jachère. Des pa vsaus, qui sinon A MEDOENS S 20» i1 Tfê Hofweg 11 W : \ LA HAYE. I j Pardessus sur fft Mesure » ^ depuis fl. 25,— vivent du produit do ces terres, ne peuvent plus les cultiver, attendu qu'elles se trouvent dans la zone défendue. Celui qui pénètre dans cette zone est fusillé sans avertissement. Les autorités allemandes vont faire cultiver eux-mêmes ces terrains, mais on n'y plantera que des végétaux qui n'obstruent point la vue, car on craint sinon que des fugitifs ne s'y cachent. La barrière électrique est formée de cinq fils dont seul le dernier, celui du bas, n'est pas chargé. Des sentinelles se trouvent à certaine distance les unes des autres. Ce sont des hommes entre 40 et 50 ans et de tout jeunes gens de 18^ à 20. Toutes les maisons le long de la frontière ont été évacuéés. Les habitants osit , été forcés d'aller se réfugier en Hollando ou de l'autre côté du canal Léopold. Près du Oost-hoek, un hameau du village 'belge de St. Laurent, le fil électrique a été déplacé et tendu le long du canal, à la prière des habitants qui ont dû verser pour cela 4000 marks aux autorités allemandes! Mais ils y ont gagné ceci, de pouvpir travailler leurs terres le long do' la frontière hollandaise. Toutefois leur situation ne s'est pas trop améliorée, car ils ne peuvent recevoir de vivres de Belgique, rien ne peut être exporté de Hollande — leur seule ressource <ost... la contrebande! Près , de Moershoofde, lo fil a été déplacé également et tendu le long du canal. Une grande partie du village do St. Laurent a été ainsi libérée. Middelbourg aussi va être ainsi libéré, attendu que le fil electriquo sera tendu lo long du canal, pourvu que la commune et l'église paient pour cela la somme de 8000 marks! Au Littoral Mme Georges Hobé est morte il y a quelques jours à La Panne où elle habitait, depuis la guerre avec son mari, l'architecte bruxellois réputé. C'était une femme do coeur, généreuse, s'ingéniant à faire le bien. Partageant l'ardent patriotisme de son mari elle a reçu dan6 sa/villa de nombreux soldlats en congé. Ses funérailles ont eu lieu au milieu d'un grand concours do monde. -nase*-*-» twi // / a un an 31 mars 1915. — Bombardement des positions allemandes cle la côte belge% de Zecbrugge à Nieuport, par les aviateurs alliés. Duel d'artillerie entre Beauséjour et Ville-sur-Tourbc. Entre le Four-ae-Faris et Bagatelle, nous enlevons à l'ennemi 150 mètres de tranchées et des prisonniers. Combats d'avant-jwstes autour de Pûrroy. Dans l'Aisne, en Champagne et en ÏFoë-vre, les aviateurs français jettent de* bombes sur les raàsemblements de troupes allemandes, leurs parcs d'artillerie et leurs dépôts de munitions. Les sous-marins allemands coulent sur la mer du Nord et sur la Manche plusieurs bateaux, deux vapeurs anglais et un français; ils torpillent, et endommagent gravement le ,,City-of-Cambridge" . Front oriental: bombardement de Liban, sur la Baltique, par les Allemands; les Fusses progressent en Pologne, danr, les CarjJalhes et au Caucase. —mru©>-»-0-«-<C=3w Les besoins économises de la Belgique. La question douanière présente, pour la Belgique, tant d'inconnues redoutables, offre tant d'aléas, que nous ne nous faisons scrupule do continuer à on entretenir nos lecteurs. Au cours, d'une audience accordée par -M. Asquith à une délégation de l'Association des Chambres de Commerce anglaises, le premier ministre annonça qu'un conseil, composé de représentants de toutes les nations alliées, go tiendra à Paris dans le courant du mois. La réunion cherchera à déterminer le meilleur mode <lé relations économiques et commerciales à inaugurer, soit individuellement, soit collectivement, do la part des coalisés vis-à-vis dos empires centraux. On cherchera également les moyens de développer les rapports entre los alliés et do protéger en commun leur commerce contre l'influence allemande. M. Asquith s'est refusé à faire connaître la nature des instructions qu'il donnera aux envoyés du gouvernement; il entendra l'avis des principales colonies. Demain les débats aux Communes suggéreront l'orientation à suivre. 11 y a huit jours, M. Hughes, premier ministre d'Australie, dans une conversation avec un envoyé duj ,,Daily Chroni-cle", déclarait être arrivé en Angleterre sur l'invitation du gouvernement, afin de se mettre d'accord avec lui sur les rapports commerciaux futurs entre l'Etat britannique et les Dominions, et de régler la participation de ceux-ci aux délibérations de Paris. D'un autre côté, à l'une des séances du congrès récemment clôtaré, un représentant, de la Chambre de Commerce de Birmingham proposa une convocation des Chambres anglaises et alliées dans le but de s'opposer à ce qu'aucun contrat soit considéré comme s^nep-table s'il contient des clauses interdisant des arrangements fiscaux, soit douaniers, toit

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