L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1917, 14 Juli. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 14 oktober 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/ft8df6m61c/
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tsf xr*Tarm *J9 *£Zt&ànrt«lS> ïS5iPfir»mE*irîS w<dt. ïitïiiî**# trcairs L'ECHO BELGE L'Union fait la Force, Journal Quotidlfera cfts irrasilâin pourrissant en Hollande ea-—- — Toutes les lettres doivent être adressée: taaa bureau cSe rédaction : N. 3S. VOORBURGWAL, 234-340, AMSTEJRDAH Téiéplnarees: 3797 et 177S. Rédacteur en CheS: Gustave Jaspaers. „ , , . ( Charles Bernard, Charles Herfcieî, Comité de I$<ftdlactîoira : , , _ ( Kené Chotiibry, Emile Paluparé. %J> Pour les annonces, abonnements et ven au numéro, s'adresser à l'Administration c journal : IV.Z. VoorlbisrsSwal 234-240, âmsterda Abonnements : Hollande fl. 1.50 par mois. Etranger II. £.00 par mt Pour les militaires au Iront et les militaires internés en Hollande II. 0. nar mnic nnunhlp nar an^irinnfinn Réfléchissons « Ne suivons pas 1© mark dans ses bo désespérés vers ce qu'on pourrait a-pp des espoirs de paix. Il arrive au mark faire «"les chutes brusques et lourdes et n risquerions de nous faire mal. Est-oe « l'Allemagne n'a donc qu'à demander paix, pardon, sa paix, pour l'obtenir? S s'en douter et de très, bonne foi il en beaucoup parmi nous qui font trop d'il Heur a l'Allemagne. Eià. Amérique on a dit: nous ne trait ■pas avec les Hchensollern. Lloyd Georg-adouoi cette formule en l'expliquant: pourparlers de paix conduits avec une A magne démocratique, douée «l'un régi parlementaire où. le gouvernement sei responsable .devant là nation et non dev; l'empereur, auraient plus de chai] d'aboutir. Et la paix conclue dans ce3 c dirions aurait aussi plus de chanceà d'ê J$6p«eci:ée. Cela est vrai pour autant que nous nous laissions point entraîner par le min démocratique hors du cadre de la réali On ne saurait assez répéter cette vérité f dament-île que c'est l'Allemagne, c'est dire le peuplé' allemand tout entier, qu iVoulu, préparé et conduit cette guer {Guillaume II ne l'a déclarée que pa qu'il était porté à. cette détermination ] la nation elle-même. Ce n'est -pas une fo quelconque, c'est Berlin même qui ' acc niait le kaiser à son balcon, le lr août 19 où il jetait le gaiit à la Russie. Pas un jouai, à quelque nuance qu'il appartint, < ne fit chorus dans le concert guerrier « chaîné sur la Germanie. Cettè unanimité retrouva au Rcichstag, le 4 août 1914, c malgré l'aveu terrible du chanoelier: ,,ï armée3 foulent le territoire de la Belgiqi c'est une violation du droit des gens", nu parole de protestation ne s'éleva. Et vraie, l'horrible mentalité allemande dévoila dans toute .son étendue dans le Mieux manifesté des 93, double monume d'o méchanceté et de bêtise que ses' 6avai élevèrent à la honte immortelle de le pays. . • Cet enthousiasme, qui ne peut mieux ^ compare* qu'à l'ivresse d'une bête de pre lancée à la curée, 110 commença de se refr< dir que lorsque les cloches de Berlin se d< habituèrent de célébrer des victoires. ] faim, en désobstruant les conduits cjiez n adversaires, fit pénétrer dans leurs cc veaux rudimentaires un peu de clarté/ . commencèrent par se rendre compte qu' ne pourraient jamais terrasser leurs enr mis; ils envisagèrent ensuite la possibil d'être terrassés eux-mêmes. Et c'est cel Crainte qui détermina les offres de paix l'empereur du 12 décembre 1916. On s< leur sort. Une autre idée commença à se fairo jo bous le crâne épais do l'Allemand ou, plutc de quelques Allemands. Est-ce que ces i stitutions autocratiques et fortement hiéra chîsées, 'qui avaient assuré l'unité de l'Ail raapno. une hégémonie européenne q avait duré 40 ans et une prospérité 'inouï n'étaient donc pas si excellentes qu'< l'avait perisé? La "guerre de tranchées av toutes .«es misères, les mauvais traitemen lux armées, où des hommes -qui avaie routé de 15 et de 20 années de tranquilli vj de considération dans la vie civile étaie: .injuries et roués de coups par des blanc ,vecs à galons, ont amené beaucoup d'Ail mands à réfléchir sur un système où la pui sance de l'Etat reposait uniquement sur méconnaissance la plus absolue de la liber et de la dignité individuelles. Des sociali tes sont revenus à des conceptions pl humaines et se sont séparés du parti org nisé dont on peut dire qu'il est un d étais les plus solides de l'absolutisme et c monarchisme prussien. Et si les partisa de Schèidemann sont toujours les plus nor breux au Rcichstag, c'est Haase, certain ment, qui a la majorité dans le peuple. Nous devons donc tenir compte de dei facteurs : la peur grandissante chez tous 1 Allemands de voir la guerre mal toUru pour l'Allemagne, le désir croissant ch< quelques Allemands de démocratiser l'Ail magne. Mais, pour que le'centre et les n; tionaux -libéraux se. laipent entraîner épouser en partie les idées progressistes, < pour que les agrariens et les conservateu: eux-mêmes ne fassent point bloc contre lei réalisation, nul ne croira que c'est par coi viction plutôt que par nécessité. Puisqi le3 alliés ne veulent point de la paix qi proposa l'empereur et roi par droit divii peut-être l'accepteront-ils. d'un souverai constitutionnel. Et le kaiser vient maint inant de faire le premier pas yers le régin parlementaire en instaurant en Prusse suffrage universel pur et simple. Or, c'est ici que nous devons prendre ga de de ue pa3 tomber dans l'erreur des Ail mands. Il nous importe moins de savoir qi nous propose la paix, l'empereur ou le pei pie allemand lui-même, que de savoir quel paix 011 nous propose. Et il ressort des art cles de journaux de tous les partis qi cette paix soi-disant sans annexions et sai indemnités trouve 6on expression minimu: dans le mémoire de Scheidemann au oomil du congrès de Stockholm. Les Allemands r considèrent pa3 comme une annexion cel de l'Alsace-Lorraihe remise en question p? la guerre actuelle et, sous le naïf prétexl qu'ils font une guerre défensive, ils prétei deal» VKiifiôr leurs frontières pour a-méli< rer leur situation stratégique. En d'autr rrous iîs veulent créer au détriment de leu voisins de solides bases d'attaque, ce qi l'on pourrait appeler des portes d'invasic en vue d'une guerre future. Et, pour ce qi n.dg concerne plus spécialement la Belgique, i ;ler prétendent conserver sur notre pays un coi d0 trôle économique et militaire tout en 1101 0U£ obligeant à reconnaître le chambardemei jUe administratif qui a mis notre pays sens de la sué dessous. Jamais nous ne pouvons co: ins sentir à une telle humiliation, qu'elle noi est vienne d'une Allemagne démocratisée 0 32!_ d'une Allemagne absolutiste. Et c'est pourquoi nous devons mettre e >ns garde nos compatriotes contre des espoii 5 a irréfléchis. Que l'idée de paix est en mai les che, c'est certain, mais qu'on se rende bie [le- compte qu'elle suit les drapeaux de Brou? me silof et qu'elle se déploie dans les plis de ait fanions que des mains françaises vienner mt d'offrir au général Pershing. Les soldats d ces Broussilof iront loin et les teddies d 3n- Pershing brûlent de montrer leur bravoure fcr© Mais ce n'est qu'au' fur et à mesure d l'avance russe et de l'arrivée des bataillon ne américains sur le front français que les A igQ lemands modifieront leur conception d'un té. paix sans conquêtes. A chacun de juger ! >n_ temps qu'il y faudra. _à_ Charles Bernard, .a - Contre les manoeuvres à pais. nie r la- M. Bar nés, membre travailliste du cabine L4, de guerre, a prononcé il y a quelques joui ir- à Londres son premier dispours public depui jui qu'il est ministre. iç. Voici, en quel langage énergique il , se signalé le danger des menées pacifistes: iù, .,La détresse des puissances centrales es fos la cause intime- des tentatives récentes e ie, désespérées faites pour organiser des confé Ue rences à Stockholm et ailleurs, do l'envoi ei la Russie de nuées d'agents allemands, des ef se forts frénétiques du gouvernement\allemanc ■a- pour semer la discorde entre les gouverne ments et les peuples de leurs ennemis. Mai t£s quoi qu'aient dit les publicistes et les socia ur listes allemands au sujet des buts de guerr< et des négociations possibles de paix, le fai ge remarquable est que le gouvernement aile ("0 mand lui-niême n'a rien dit de nature à l'en )i- ga_ger à quoi que ce soit, de ce qui aurait ét< ;g_ fait dans. ces ^conférences pour la paix 01 de ce que ces* agents auraient pu réussir ; 03 obtenir des alliés de leurs adversaires. VoilÈ r_ le danger réel de la situation actuelle. i|s ,,Le gouvernement allemand essaie d'ex •|s ploiter la lassitude que le monde éprouve d< e la guerre. La seule chose que pour le momeni 011 pourrait attendre du gouvernement aile mand, comme limite extrême, serait le retou] au ,,statu quo"." Mais nous aurons mieux que le statu quo Llt dit-il: ar j,La force de nos alliés va abréger la lutte, ,,La Belgique, tout d'abord, avec un in-domptable courage, a arrêté la marche de l'envahisseur très efficacement, puis, d'autres peuphis, petits par leur population, mai: e: grands par le coeur, comme la Serbie et le 111 | Monténégro, lui ont tenu tête. Aujourd'hui. nous avoiis avec nous l'Amérique., le plu; >n grand pays démocratique du monde. Nous avons la Russie, dont le peuple, je le crois j5 et je l'espère, se ralliera pour soutenir sor I gouvernement; inais, par dessus faut, nous k® avons la France, le vaillant champion de la lfc liberté." s- [< fa \m réponse ls Les ,,Dernières Nouvelles de Munich" a" voudraient bien savoir combien de temps encore le cardinal Mercier pourra librement II insulter l'Allemagne. Le journal italien la 13 ,,Tribuna" répond en demandant à la feuille bavaroise combien de temps les catho-liques allemands — le Centre et Erzberger en tête — se moqueront, à la fois de. l'hu-x manité et du Pape, soit en trompant le 55 Saint-Siège au sujet des déportations belges, >r soit en prolongeant jusqu'au pied du trône ÎZ pontifical des menées louches au risque de 3- compromettre Benoit XV. Voilà' ce que di-l" sent les catholiques impartiaux. a La ,',Tribuna" fait allusion aux intrigues ^ de Mgr. von Gerlach, l'espion bavarois ré-"s cemment condamné par les tribunaux ita-[r liens, et qui occupait un poste au Vatican. Voici un pasasgo de la sentence prononcée 0 contre ce von Gerlach et qui concerne plus e spécialement le Pape : l> ,,Lo tribunal ne s'arrête même pas à n discuter les exceptions soulevées par la dé--■* fense touchant l'immunité et l'exterritoria-10 lité, tant a été lumineusement prouvé que le von Gerlach a contrevenu aux formelles et rigoureuses dispositions du Saint-Siège, r- comme aussi il est prouvé que ,pour l'envoi de la correspondance, il faut exclure toit n à fait l'emploi de la valise diplomatique du i- Vatican et que von Gerlach se servit de e moyens propres et particuliers. Le Saint-i- Siège est donc complètement étranger aux 0 faits délictueux. D'autre part, les faits ne ls se sont point passés au Vatican: von Ger-u l'ach a accompli ses actes délictueux non é comme prélat mais connue simple individu", e : // y a un m l- lJf juillet 1016: l/cs Britanniques pren-)- nent Isazcr, tin-le-Petit et Ovillers (Somme). En Belgique. ï' — i" Et ça continue D... 1- is Arrêtés du gouverneur général: Lt 26 juin 1917: Doivent être déclarés jw sent saisis: 1- a) toutes les'bandes de billard, usagées is non. en caoutchouc vulcanisé ou autre, ] u importe qu'elles soient ou non adaptées des billards ou à des parties de billards, n b) tous les bandages en ' caoutcho s usagés ou non, de véhiculés quelconqii peu importe que ceux-ci soient mis n marche pai une force motrice ou par tr i- tion animale. s 27 juin 1917 : Les entreprises qui déti t lient des courroies et câbles de transmiss e ne pesant pas 50 kos. au total 6ont ai e tenues de les'déclarer, conformément à V. K l'été du'27 septembre 1916; par conséqu< e à ]>résent toutes les courroies et tous s câbles de transmission doivent être déclai 30 juin 1917: Tous les harnais des c. y vaux de voiture et do trait ainsi que < c chevaux de selle, les selles, les brides, e se trouvant à la date du 20 juillet 1S dans le territoire du gouvernement géné doivent4 être déclarés au plus tard le -• juillet aux chefs d'arrondissement ou co mandants compétents. t Les déportations s Un célibataire d'un peu plus de 20 a: s des environs de Verviers, parti de Belgiq h le 10 avril 191,7, arrivé en Hollande , le avril 1917 et qui a fait un séjour de j. mois comme prisonnier civil à Soltau, a c [. 'claré ce qui suit: ,,A Soltau, la nourriture était mauvai x maia les soldats belges nous aidaient. I . déportés qui rofusaient le travail étaic { envoyés dans les colonies agricoles. Cell- . ci, neuf fois sur dix, sont plus mauvai; j que le camp. Lorsqu'il fallait de|j homn . pour les colonies, le médecin venait fa: » le triage; celui-ci se faisait de cette façc i D'abord le dexîteur prenait la liste des ho: • mes donnée par le chef de la baraque, p • x>rdre alphabétique ; les hommes se ra î geaient dans cet ordre, entraient par u 1 porte du cabinet d'inspection à la suite 1'" - de l'autre, à pas lents, mais sans s'arrête L Au passage, le docteur inscrivait sur la lis un numéro. Les Ne» 1 et 2 étaient désigr ,,bons pour les colonies"; lejs Nos 3, po ' rester au camp et faire dos corvées ; ' Nos 3a pour rester au camp sans corvée les No. 3b, 3c, 4, 5, pour retourner. ,,La plupart de ceux qui reviennent d'i séjour aux colonies agricoles sont tellome affaiblis que, quoique la garo 11e soit qu dix minutes des baraques, on doit les* traj porter dans les . petits wagonnets de 6C \ice. Us aie tiennent plus debout. ,,Dans le camp do Soltau, il y a d chaufferies à eau, mais il n'y circule q~ de l'eau froide". Le témoignage ci-après émane ele dei habitants du Hainaut (environs de La. Lo vière et de Mons), respectivement mécai cien et fondeur, le premier âgé de 24 ans le second de 27 : ,,Déportes do La Louvière le 11 novemb 1916, ils furent expédiés par chemin de f vers le camp <^e Mescheiden. Là ils trouv rent 8,000 civils déportés du Borinag d'Aerschot, de Tirlemont et de Mons. J ville do La Louvière seule avait fourni 2,0< hommes de 17 à 50 ans, parmi lesquels trouvaieat de gros bourgeois tels que ï Puissant (magasin de modes) de La Lo vière. Les deux premières semaines, nourriture consistait en ceci : le mati brouet noi.- ou thé ; à midi, soupe chou navets; à trois heures, 200 gr. pain; à s heures et demie, choux-navets. , y Après cela, fin septembre 1916, tous 1 civils belges du camp s'en furent manifest avec deux ou trois accordéons et un pet drapeau belge, et réclamer auprès du cor manda.it en. lui^disant que si c'était poi les faire mourir qu'on les avait conduits il valait mieux qu'il les fît fusiller de suit au lieu de les laisser mourir de faim. ,,Lo commandant promit une amélior tion et, au lieu du café, le matin, ils reçi rent une portion de soupe de mais. ,,Les prisonniers français, ne mangeant ] leur soupe, ni leur pain, passaient, cornu ils pouvaient, leurs rations aux civils. Seul ment )es sentinelles allemandes s'y oppt saient et c'est ainsi qu'un civil affamé, q-attendait à la grille du camp français l'a rivée d'un bol de soupe, ayant reçu l'ordi de se retirer et n'y ayant pas obtempéré la première fois, fut assommé d'un coup c crosse et mourut de suite. Il avait le crâr ouvert. ,,En décembre 1916, un gamin de 17 an de la Louvière, dont le père porte le su nom de..., ayant grimpé sur la palissad entre les deux camps pour prendre une r; tion de soupe des Français, eut la jamt percée d'une balle par la: sentinelle. Il fi laissé sans soins ; la plaie s'envenima et mourut trois semaines après. Baraque 13. Un mécanicien des environs d'Anvers, 4 ans, marié, 5 enfants, déporté en novembi 1914 pour refus de donner aux Alternant des détails sur le matériel caché ou jeté dar l'Escaut par les soldats belges et anglai: lors de" l.-> retraite, a déclaré ce qui suit ,,1) Des hommes (dans lo camp de Senne lag<*r) étaient contraints de courir en ron sur une piste boueuse porteurs, sur le-d'un sac de soldat chargé de pierres; ,,2) D'autres recevaient 1 ou 2 jour: et cachot ; ,,3) D'autres étaient contraints de ou j placer sous la chute d'eau du toit pene >eu un jour entier sans nourriture; ; à ,,4) U11 jeune «soldat anglais avait dû garder Je soleil pendant un jour entier ne, en est devenu presque aveugle. Actu es, menfc.il est en Angleterre, après avoir en échangé." ac- Un Gantois, 36 ans, deux enfants, q m- passé par les camps de Sennelager et ; on Holzminden (1915—1916), a témoi .ssi comme suit : a,r. ,,Le régime était très mauvais et de*; >nt en plus mauvais. Les Allemands oux-mê les souffrent beaucoup. Il eût été imposs es. de résister sans les 2 kilos de pain- ou bis ie- envoyés par le gouvernement belge, les ,,Les hommes .étaient maltraités à i te. propoâ, surtout quand ils avaient à faire 17 corvées du camp. L*al ,3On les faisait notamment tourner' 30 une piste "boueuse puis on les faisait arr m- fendant des heures. Le lieutenant pr< nait les hommes que le premier qui so ni lierait pour se réchauffer ou même battrait la semelle serait tùé . ,,A Sennelager, en 1915, le reporter a appliquer la punition coutumière suivau on chargeait un sac de soldat de pier u° de sable, etc. et on forçait le prison: 12 puni, au dos duquel on attachait le sac 1,5 courir sur une piste. S'il ralentissait té-' s'arrêtait, on le fouettait ou le battai coups de crosse". Deux r-oldats belges, réarmés à la fin <es 1914 et rentrés en Belgique, déportés ut octobre 1915, ont fait les déclarations ÎS" vantes à propos du camp do IToLzminde) iûS ,,Les Allemands battent fréquemment prisonniers à coups do crosses. On fait re appels pressants 2 ou 3 fois par semai 11 ■ pour obtenir des travailleurs vol-onta n" payés à raison de 5 à 7 marks par jour d ar les minos et les usines, surtout dans les 1 n" nitions. On fait des retenues peur tous 110 vêtements: Chaussettes russes, Pf. 35; m bots, M. 1.20; bottines-galoches, M. 5; ir- pantalon, M. 10.5 uno veste, M. 10. ,,La désinfection donne lieu à des sco es immorales. On déshabille complètement ur gens, en groupe (jusqu'à 230 ensemble) es compris les enfants. On rase complctem 'j tout le corps et Pon fait attendre les g sans vêtements jusqu'à ce que les dern: m reviennent-de la désinfection. ,,Le couchage est ,,assuré" par des ,,s a à paille" remplis de papier qui s'appla s_ sent immédiatement. r" ,,Dès le 20 mars, tout .chauffage a supprimé (bois aussi bien que charbon). ! es hommes n'ont plus qu'une veste et 1111 p ie talon. Quand ils sont mouillés par la nei U pluie ou la sueur, ils no peuvent se ch. ix gcr". n- ej A Braaxelies Lo 25 juin, les charcuteries communî r6 d'Ixelles annonçaient que la vente du p salé était lilbre. Plus de rationnement, plus pointage ele la carte de ménage! Le public c~ pourléchait déjà les liabi.ncs à la pensée cj e> pourrait faire une petito provision,, do p sale .sans payer trop eiher. Or, Jo jour fixé )0 S heures, il n'y avait pas do lard; à 9 heur ge il en arriva à l'improvistc ; à 10 heures, la j: /r vision était épuisée. \ * * * 11- ja • Lo nombre des jeunes bandits, arrêtés j MM. les officiers ele police Koe-kcns, el'Eti ibee-k, et Belim, de Sciiàaribeoî^ s'élève .à oc ji à douze. Ils sont inculpés de tentative de me L- tre sur Mme V..., rentière, impasse Depré, : Do Mot, à Etterbeckj et de tentative do me es tre sur 'la dame M...., avenue Eug. Plas jr Ohez <?ette dernière, le meurtrier était mo: au 1er étage, avait renversé sa victime 1_ un fauteuil et la serrait à la gorge pour l'étr. ir gler quand survint le mari, que Tassas croyait absent. Lo malfaiteur était porteur d ^ couteau-poignard et d'un trousseau do dix-lî 5, passc-partout. Un troisième attentat a commis par les mômes bandits rue Zinner, d; 1- la maison do M. V.... Là ils ont été mis x- fuite par des passants. C'est M. lo juge d' struction Baibut do Mares 'qui instruit ce grave affaire. Tous les inculpés sont âgés 17 à 19 ans et appartiennent à des familles i 10 norablement connues. La bande se compose dix-huit individus. Ces bandits so roui saient soit à Ixclles, au quartier Keyonvc 11 soit rue du Noyer, à Scliaai'ibeek, soit dans r- quartier de la gare du Nord. * * * •e à On a installé aux abattoirs de Bruxel :e une charcuterie dépendant des hospices e vils, oui dessert les divers services de ce administration et,, en outre, toutes les clu cuteries-communales. Actuellement, on •- travaille environ 2,000 kilos de viande e déchets do viande par jour. Peu à pe l- l'outill-i^o s'est augmenté et perfectionn o il e6t actuellement actionné à l'aide d' t moteur électrique. Lo personnel ouvr il s'était plaint du danger que présentais " au point de vue de la sai'ité, les émai 0 tions des cuves rendues plus insupportab e encore par la chaleur estivale. Le Cons 6 des Hospices civils a fait d'urgence pro< s des à l'installation d'un service de venti' i, tion jnécanique dont le ventilateur-aspii : teur réalise un renouvellement d'air •- 6,000 mètres cubes à l'heure. Grâce à cei d amélioration, la température est toujoi maintenue aux environs de 10 degrés cen1 grades. Le travail, réceptionné ces jou , derniers, donne entière satisfaction, et 1 ouvriers sont enchantés de l'heureuse am lioration obtenue, dos, , A Aetiveras ! de Pendant les journées de mercredi et jeud ge 4 et 5 juillet, plusieurs régiments ont défi [a^t à Anvers se rendant à la Gare centrale 1 se sont embarqués à destination de l'Ail magne ... .. * * * ; il îlle- On nous annonce la mort de Mme Cha: été les van de Werve, née Pauline Meyers, d< cédée le 21 juin à l'âge de 60 ans. à Maidei head (Angleterre). li a * * » ^9 Les statistiques sont parfois terribles dar gne leur simplicité. Voici quelques chiffres, tire des registres de l'état civil d'Anvers pei dIus dant le mois de juin, qui disent mieux qi mes des phrases combien la vie doit êti tble effrayante à Anvers: Mariages 92, naissar suit ces 162, décès 378! * * * eut je3 A cause de la désaffectation de l'ancien cim< tière de Berchem, les cenelres du grand peint] gur Leys ont dû être transférées au nouveau cim< ^ tière do Sche>onselhof. La cérémonie s'est' fait iuer eu présence des autorités communales, de iV jve- j. Devriendt, directeur de l'Académie, eti re- M', lo bourgmestre De vos a prononcé un dis qui cours émouvant. 11 a retracé à grands trai lia physionomie 'du grand artiste. Mieux qu vu les archives et les chroniques, ses visions artist te- ques ont fait revivre les temps passés aveo un .chaleur que seule la flamme du génie poiïva: rÇuj l'aire rayonner; Leys est une gloire do 1 lier patrie belge. Le cercueil a été descendu dar , a uno tombe fleurie creusée à l'endroit le plu eu admirable du cimetière, t à * * * O11 annonce la mort de M. Gaston Dieler de volontaire à l'année belge, né à Berchem c pn 1896, tombé au champ d'honneur le 5 avr • dernier. 5U1~ * * ,' Les pains qui nous arriveront incessammen se composeront do 70 p. c. de froment et d t*es 30 p. c. de farine de maïs. 11° » * * * lltJ Toutes les tailleries do diamants devront ces ai*s ser le travaij, sauf la grand© -taillerie tiu- rue Van Immeiseel, ot celte do la place Krugei les Les fabricants do cigares sont dans une situa sa- tion tout aussi précaire; deux usines sculemen url rdstent en activité, mais il est probable que c 11e sera que pour peu do temps. * » * nés lcs Les agents chargés do maintenir l'ordre' au: jhords clu local de distribution de la rue au: ' -j Pois se sont trouvés débordés. Il y avait là, " 1 ' certain moment, quelque 1,500 personnes. De eTls bousculades irrésistibles so produisirent. Plu ers sieurs femmes se sont trouvées mal. Co n'es qu'avec les plus grandes difficultés qu'on a pi açs aviser. tis- A ai£2.&i!ra<0£ï été Une certain© effervescence se manifesté dan liés nos milieux ouvriers, où l'on préparé un an- campagne générale en faveur d'une augmeu fcaticiK notable des salaires. " ; IJno menace do grève accompagne la prope sitiion des syndicats aux patrons. Dans uno d nos plus importantes brasseries, lo personne s'est mémo mis en grève sans attendre la çjéci sion des patrons... * * * los Nous lison? dans un journal emboché d' Bruxelles : J; Mgr. l'archevêque de Malines vient d< prendre uno décision qui a provoqué quel, orc Çiue désarroi dans les milieux catholique , à et même dans les autres. Aux termes de cett< es, décision, il est interdit aux directeurs de ro- collèges épiscopaux et des institutions d'en soignèrent moyen supérieur, .placés sou; la juridiction ecclésiastique, de délivrer le: ei^. certificats d'études qui ouvrent aux étu îur c'iaîlts Ie"5 pertes des établissements d'in ur. struction supelrieure ; aux directions de: rue écoles normales privées d'instituteurs e; ur- d'institutrices de délivrer des diplômes d< liy. sortie qui permettraient -aux^iormalistes de !té postuler un emploi dans renseignement of jur ficiel. sjn En outre, il est fait-défense aux profes un seurs de religion et de morale de continuel uit à exercer leur ministère dans les établisse-?té ments de l'Etat et de siéger dans les jurys ms appelés à décerner des diplômes. Cette der en nière résoîutipn est d'une gravité particu-lu- lière, vu que la religion et la morale con-L^c stituaiit une branche obligatoire du pro-10- £ramme des études, les diplômes délivrés (|c dans ces conditions pourraient être contes-js. tés au point de vue de leur validité. ld, Cette décision du primat de Belgique est le diversement commentée, vu -qu'aucune mesure de l'espèce n'a été prise dans aucun des cinq autres diocèses du royaume, les "e Atm ILittoraîS ir- /Des Belges venus do Zeebrugge il y a é|uel-y ques jours par la frontière de la Flandre Zélan. e^. daise déclarent que la situation là-bas est très grave et pénible. Les habitants reçoivent encore ' trois pièces de pain par jour et par personno. s ' Chaque fois quo :Zeebrugge est bombardée par les aviateurs alliés, toute la population est en er fuite. Malgré toutes les précautions il y a encore lt, eles morts ot des blessés, mais principalement :a- des Allemands. Ils élisent qu'on peut constater [es que les Alliés font tout leur possible pour ne ejl pas atteindre la population belge. Dans l'après-midi élu 6 courant, et la nuit du 6 au 7 jusqu'au matin, la côte a été vivement a~ bombardée. On visait encore Ostendo et Zec-a" j brugge. Le 6, vers 7 h. du soir, le ballon captif j voulut,monter pour observer la flotte anglais^', ■t-e 1 mais il est descendu tout de suite, alors qu'il rs | n'était qu'à une faible hauteur. i'| L3affaire Fafris. ;s Deux lettres. e- Sainte Adresse, le 15-6-17. Monsieur l'Editeur du ,,VoLk", Amsterdam. Monsieur, ié •î1Je TCÇ01S communication do votre article du 7 31 mai écoulé, intitulé ,,Espionnage clérical' > ous y allumez que le sieur Patris, „redac-5- teur en chef du XXme Siècle", a fait paraître dans cc journal et dans lo „Matin" et ,,la Mé-tie^ole ' un_ article annonçant le voyage do M. Emile Vandervelde pour la itussie ,,par . naine des socialistes'' et ,,afih de faire assassi-î_ ner Vandervelde." l- Autant de mots — soyons poli — autant d'erreurs 1 tout d abord, je ne sui^, ni 11'ai jamais éto, ^ rédacteur en ohef du ,,XXme Siècle". . Lorsqu'on novembre 1914 mon éminenfc con-fl'ère. M. Fernand Neuray décida do faire re-l- paraître son journal en lui donnant une ten-e dance nettement unioniste et nationahsbe il e nous demanda, à Henrion du ,,Matin" d'An-1. vers et à moi, d'y prendre uno collaboration que nous acceptâmes avec d'autant plue de satisfaction que tous deux nous partagions sur ce point les tendances du Directeur et llédac-teur en ohef du „XXme Siècle" que M. Fer. e nand Neuray n'a. jamais un instant cessé >- d'être. o D'autre part: i. le ,,XXme iSiècle", dont je suis donc un simple et modeste collaborateur, n'a jamais an-i- nonce le départ de M. Emile Vandervelde pour ;s Pétrogï'ade ; e je n'ai pas l'honneur de collaborer à „La i- Métropole" depuis la guerre; c je ne suis pour rien dans la dépêche venue t do Homo au ,,i\ilatin*' de Paris qui annonçait, a en même temps que le départ d'une mission s socialiste italienne, la probabilité d'un voyago s de«M. limile Vandervelde, président de l'Internationale, pour Pétrograde. Il résulte de ces faits : ^ Que toutes les allégation contenues eîens il votre article . du 31 mai me concernant sont il fausses de la première à la dernier» lettre. Jo veux vous ajouter, Monsieur, qu'elles sont, pour le surplus, parfaitement ridicules. t Sans partager du tout l'idéal internationalis- 0 te d'Emile Vandervelde, j'honore lo chef émi-nent du Parti Ouvrier Belge de la sympathie que tous ses compatriotes accordent à son haut talent et à son caractère. Ceci, sans tenir compte des relations de per-'» sonnelle sympathie que, depuis bientôt trente • ans, lo rédacteur du ,,Soir" de Bruxelles — quo j'ai l'honneur d'être depuis cette époque — n'a t cessé d'entretenir avec le parlementaire remar-3 quable qu'est Emile Vandervelde*: Le plus étonne ele votre accusation sera certes bien celui-ci d'ailleurs! c Mais c'est assez vous dire combien ves allé-. gâtions sont absurdement inexactes et infon- 1 dées. > Evidemment, l'union sincère qui unit étroite-. ment aujourd'hui tous les Belges n'est pas [. faito pour plaire à certains étrangers — fussent-j ils socialistes hollandais! Ce ne sont pas encore vos accusations perfides qui parviendront à la rompre ! Veuillez: insérer la présente lettre à titre de rectification et sous réserves do tous droits, s Je vous présente, Monsieur, l'expression de c mes salutations distinguées ! Ecîmond Patr&fc Sainte Adresse, lo lo/VI/17. 1 à Monsieur Camille Huysmans, Directeur du .,Socialiste Belge", La Haye. Mon cher Huysmans, Dans quelle noirceur ton séjour en Hollande ) t'a-t-il donc plongé pour en être arrivé à prêter . aux autres les sentiments que tu m'attribues ? ! ! , Comment! J'aurais, moi, ,,par liaine politi-^ que", cherché „à faire assassiner" Vandervelde, en annonçant prématurément son départ 1 pour la Russie ! Mais c'est là une calomnie, tout simplement, 5 mon pauvre ami! Evidemment, l'affolement > qui s'est emparé do toi depuis que tu aspires au rôle de Gàsparri rouge m'explique un peu ton attitude enfiévrée ; mais, tout de même, . ce n'est pas une raison pour salir ainsi ses anciens confrères. ^ Je te prie donc de dire aux lecteurs du ,,Socialiste Bcîgc" : Que je n'ai rien envoyé du tout, mais rien, à quelque journal que Ce soit qui fut relatif au voyage de Vandervelde. _ Cette accusation, d'ailleurs, a dû te paraître ridicule à toi-même qui sait que, sans partager aucunement l'idéal internationaliste do Vandervelde, j'honore l'éminent chef du Parti Ouvrier Belge de la sympathie' que tous les Belges d'ailleurs accordent à son haut talent ot à la probité de son caractère, sans tenir compte des relations de pcrsonellô sympathie que, depuis bientôt trente ans quo je suis lo collaborateur du ,,,Scir" do Bruxelles, je n'ai cessé d'entretenir avec le parlementaire émi-nent ou'est Emile Vandervelde! Evidemment, noyé comme tu l'es dans le noir pessimisme qiii t'a pénétré depuis le début do ton en Hollande, tu vois de la traî trise partout! Déjà, une. première fois, tu m'as attaqué sans aucune raison et tout aussi faussement à propos d'une déclaration de Vandervelde qui s'était trouvée intercalée dans un article du ,.XXme Siècle". La protestation que je t'ai adressée à cette occasion est restée ignorée de tes lecteurs! Vrai, je m'attendais à plus de correction 3e ta part. Nos anciennes relations professionnelles me le permettaient. J'espère que. o^tto fois, +u +r fovp- "n /l^-oir de dire aux lecteurs du ,,Socialiste Belge" que tu t'es trompé, et 0 je tu c accu** fausserrent un confrère qui s'honore d'une vie professionnelle sans tache, qui n'a cessé d'être honore de* suffrages de ses çamarîjdes, et qui toujours et partout s'est .•-msacré à la défense de leurs '•vitovAtS rnntérî"»!-* et moraux,- une façon h lui de faire élu socialisme. A\i plaisir de te lire ot cordialement — quand même ! Edntînd Patrlt.

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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