L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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05 december 1915
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s.n. 1915, 05 December. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 27 januari 2021, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/bv79s1mn13/
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gèm© Antièe -408 (5 cents flO Centimé»') Ofmanclie S décembre iqis L'ECHO BELGE L'Union fait la Forcer Journal Quotidien du malin uas°aîssant en HoMande. Beltse est noirs nom de FaimitB. Toutes les lettres doivent Être adressées au bureau de rédaction: IV. Z. VOOR6URGWAL 234-240, AMSTERDAM Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspacrs. I Charles Bernard, Charles Hcrbici, Comité de Rédaction: j Rejl6 Chambry5 Emile Painparé. Posai- les annonces, abstmements et vente au numéro, s'adresser à. l'Administration du journal : M.Z. Voorburgwal 234-240, Amsterdam Téléphone: 1775. Abonnements: Holiandefl.l.SO pas* mois. Etranger fl. 2.00 par mots Annonce» 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Mister Ford et son Cirque ,,C'est pour la. paix, dit-il, qi je travaille" (air connu). Le 4 décembre, un navire a quitté rade do New-York à destination de l'Eur pe. Il porte en ses large.? flancs une cor pjgnie de fumistes américains, menée p. ,a grand premier rôle, un nommé Foret qui va donner aux peuples belligéran et neutres du vieux continent quelqu échantillons de son savoir-faire. Le pr crrôinnie du nouveau Buffalo-Bill est vas et simple. Il tient dans un mot. M. Foi et sa troupe viennent organiser la pai: Simplement. Qui donc est M. Ford? Un grand ma chand d'automobiles qui a fait en quelqu années une de ces insolentes fortunes^ q-doivent forcément faire perdre la tête leur détenteur. Il y a vingt ans, M. Foi était un simple mécano. Il avait des idée de l'entregent, du talent. Il a imaginé c construire des automobiles légères et à bc marché. Il réussit. Les routes de l'Unie comme celles de l'Europe sont sillonnées p; ses voitures à l'avant desquelles on lit € un cuivre aveuglant le nom du constru wur. I>e cette manière, qui est sans clou la plus digne et la plus honorable du moi de, M. Fcrd a amassé ùne grande fortun< H aurait pu en jouir en repos, continu^ son négoce et nous laisser tranquilles. Ma l'argent l'a rendu un peu fou. Elle a fa ue lui un humanitaire. Seigneur, prése ves-noU3 des humanitaires, surtout îorsqi ces humanitaires sont riches ! Et H. Fon par une coïncidence singulière, a exprin depuis longtemps des sympathies pro-b clics. Chacun son goût, évidemment, et il ! peut Qu'il ait de bonnes raisons pour a ira* les Allemands. Est-ce qu'en sait ' Mai les aimant, et étant pris d'une crise d'ir raamtarisme, on voit assez bien pourquoi a prie sur lui. brusquement, do déclarer a monde une honteuse et suspecte paij tout comme les Allemands et leurs compl C03 lui avaient déclaré la plus scélérate de guerres l On croyait d'abord à un coup d'un ri clamiste de génie. Mais lorsqu'on sut qr M. Ford avait affrété un navire et qu' allait venir en Europe avec ses , ,cor.abon teurs" on comprit que le grand fabricar d'automobiles était tombé sur le crâne c que, pour parler le langage des mécano; quelque chose s'était dévissé dans sa tête Les journaux américains se sont copieur ment divertis à ses dépens. Us ont pub!: des interviews copieux et nombreux d grand pacificateur. Ils nous l'ont monta .voyageant d'un bout de l'Union à l'auti pour trouver des compagnons de voyage, ei pliquant au président Wilson et à Lansing son ,,idée", tentant d'embrig; tlcr la vénérable cardinal Gibbons qui ] frt apostoliquement jeter à la porte, var tant à M. Brvan les avantages de sa pre pagandô et essayant de faire entendre raiso au plus illustre des sourds d'Amérique, M. Thomas Edison. Pendant deux semaine ÏÏÀmérique entière s'oooupa de M» Ford * de son cirque. Puis on pensa à autre chose En Europe, on va commencer à s'occupa 'de lui, et c'est pourquoi je me permets d présenter aux lecteurs de l',,Echo Belge le brave toqué qui va nous arriver un d ces quatre matins, et qui proclamera dès 1 rade de Rotterdam qu'il vient arrêter 1 guerre, comme Josué le soleil ! C'est très joli de vouloir arrêter la guerr cette folie-là est, au moins, inoffensive .Elle rappelle le funambulesque congrès d femmes qui se réunit avec tant d'à-propo dans le Jardin Zoologique de La Haye, e où, mêmement, on déclara la paix au mon de. Seulement il y a une différence. Ce dames — adorable candeur ! — croyaien qu'il leur suffirait de paraître sur une es trade, d'agiter des palmes vertes avant d' s'en servir, de faire de mauvais discours c des banquets plus mauvais encore, pour qu 'les armes tombassent des mains des soldat-Elles comptaient — pauvres femmes — su leur éloquence et leur pouvoir de persuasion Xous avons ri, ou plutôt souri, parce qu nous sommes galants et qu'il ne faut fair à une pacifiste nulle peine, même légère Pour M. Ford c'est autre chose. Il n compte — tel Jacques Lebaudy — ni su Bon éloquence, ni sur son autorité, ni su son bon droit. Il compte sur son argent. I pense qu'avec de l'argent on peut tout faire même la paix. C'est un peu simpliste mais enfin, ça peut s'expliquer. Le malbeu c'est que cette théorie, qui doit avoir de; partisans en Amérique, M. Ford va veni: tenter d'en surveiller l'application ei Europe, où, — et c'est vraiment sa maie chance, — les armées alliées se battent pou: le plus haut idéal pour quoi des homme; ?ient jamais versé leur sang ! Voyez-vou l'arrivée de Ford et de ses comédiens et di —. caissiers et offrant de payer en dollars 1; •" ''te d? la Belgique ou la rançon de h • -rbie! M- Wannamaker, autre Ford mai; drapier, lui, avait déjà offert de soldei P? un simple virement de fonds les frai. .fTuerre de l'Allemagne pour que 1? fût libre. M. Ford, marchant d ?,utesf veut sacrifier sa fortune tout en ûero que l'Europe redevienne pacifi-et achète beaucoup d'automobiles légères, surtout lésbxs& Il va, yeuii en Europe nous expliquer son idée, gon pr< ejet, l'Evangile selon saint-Ford'. Nous 1 verrons en Hollande, s'il plaît aux Angla de laisser paœer son navire porteur de pac fistes de contrebande. Il nous diveretirc ie Mais comme il se prépare d'amènes regrei et, comme il aura vite fait d'apercevoir qu c'est tout de même autre chose que de fait 'a des automobiles, et d'imposer à l'Europe > qui se bat pour sa vie, une paix d'opéré I comique ! f René Feibeiman tS «S-®-» es >- S Pour nos soldats au front r- 53 Si Nicolas, Noël et Etrennes II Montant des listes ■précédentes 97$.60 fl " * Ï85S.10fn " Pour que les jeunes gens de bonne voionté puissent repas- e ser devant les commissions 11 médicales attachées aux Con- 11 sidats et que, reconnus inep- lr tes an service militaire, ils 11 reçoivent une pièce attestant Z' qu'ils se sont présentés pour faire leur devoir mais que 1_ malheureusement leur état physique ne le leur permet- *r tait pas >' qui par respect pour 1S leurs frères d'armes ne se it montrent nulle part en pu- r- blic; qui ne sont ou ne veulent ie être des embusqués ni des 1, réfrcctaircs et attendent a-vec :é. confiance la décision du ffou- 5- vcvntment pour un service >e que leurs forces permettent, 3r afin d'arriver en France ou s, en Angleterre en vrais Belges, î- dignes de compassion. Un il Belge de bonne volonté 0:60 ;, u Pour que nos regrettés Willy :, et Louis soient vengés et que i- Max, André y Charles nous s reviennent sains et saufs ... 5.00 fr. Albert retenant de France, avec une confiance absolue dans le e succès des Alliés 3.00 fl. \ D'un anonyme nous avons reçu i- 5 lots de la Vereeniging tôt ,t b.evordering van 's lands IVeer- t baarh cid. Pour nos prisonniers î de guerre é e Melle Destenbre à Zwolle 10.00 fl. .. Général Troemez 2:50 ,, Colonel jR. (versement mensuel) 3.00 ,, —9 ■ O ■ qi—» ■ e Une leçon à s Un incident, qui vient de se produire t dans les eaux territoriales de la Suède • prouve d'une façon lumineuse que si l'or r tient tête aux boches ceux-ci. ont le caquet e bien vite rabattu. ' Le steamer anglais ,,Thelma", resté à e Trelleborg (Suède) depuis le début de« 3> hostilités, avait quitté ce port, mardi der-a nier, pour se rendre à Gothembouro-. A la hauteur de Landskrona, un destroyer aile-e mand patrouillant dans le Sund arrêta le . ,,Thelma" qui se trouvait dans les eaux o suédoises. s Le torpilleur suédois ,,Pollux" apparut t tout à coup, insista avec fermeté auprès - des Allemands pour qu'ils relâchent le s ,,Thelma", et ordonna aux marins teutons b déjà à bord du steamer de regagner immé-. diatement leur navire. Le ,,Pollux" se 3 plaça ensuite entre les bateaux anglais et b ollemand et son capitaine informa le com- > mandant boche qu'il userait de tous les . moyens en sou pouvoir pour l'empêcher de r se saisir du ,,Thelma". Les deux navires de guerre, prêts au 3 combat, naviguaient côte à côte en silence 3 depuis une dizaine de minutes, quand, subitement, le destroyer allemand s'éloigna à toute vapeur laissant le champ libre à son adversaire. Suivant le ,,Politiken'* de Stockholm un j rapport complet sur cet incident a été envoyé au ministre suédois de la marine. Ceci prouve que les marins allemands affrontent plus facilement les navires de commerce suédois (leurs sous-marins en ont coulé 22) qu'un petit torpilleur de la même nation. Ceci prouve également qu'il suffit de tenir tête aux boches pour les voir filer par les voies les plus rapides. C'est une bonne leçon aussi pour les tremblejirs toujours prêts à se laisser influencer par les rodomontades des barbares. Mais que dira de cet incident significatif la reine de Suède — en core une princesse allemande — qui, il n'y a pas bien longtemps, criait du balcon du palais impérial aux étudiants berlinois: ,,Deufcscliland, Deutschland liber ailes!" Dans le cas qui nous occupe Deutschland ne fut pas du tout iiber ailes, — comme cela arrive souvent d'ailleurs — mais ce fut le torpilleur suédois qui fut iiber Germania, et c'est ja qui est •• ■réioui&stfîi sutaM milntruçMf. En Belgique. s La contribution de guerre e e M. Edouard Clunct, réminent économiste français consacre à la question de la contri-' bution .de guerre que les Allemands nous ont infligée, la brève et claire étude quo nous publions ci-après. Le gouvernement allemand" de Belgique a publié l'orcîre suivant : ,,En vertu de l'article 49 de la convention " de La Haye, relative aux lois et usages de La guerre sur terre, il sera dorénavant imposé, jusqu'à nouvel ordre, à la population belge une o> ...i./Ution de guerre mensuelle de 40 millions de francs afin de contribuer aux Irais de l'armée et de l'administration des territoires occupés.L'administration 6e réserve le droit de percevoir les versements mensuels en totalité ou en partie en argent allemand au cours de 80 • marks pour 100 francs. L'obligation de payement incombe aux neuf provinces de Belgique qui assument comme débitrices globales la responsabilité des sommes dues. Le payement de la première mensualité devra avoir lieu au plus tard le 10 décembre 1915 et celui des mensualités suivantes au plus tard le 10 de chaque mois, à la caisse militaire du gouvernement général impérial, à Bruxelles. Si les provinces émettent des obligations en vue de se procurer les ressources nécessaires au payement, c'est le commissaire général impérial des banques belges qui en fixera la forme et le contenu. (Bruxelles, 13 novembre 1915, agence "Wolff)." C'est un spectacle exempt de banalité de voir l'Allemagne se réclamer des traités internationaux.Quoiqu'il en soit, le texte invoqué par cette scrupuleuse observatrice des engagements internationaux C6t le suivant : IVo Convention de La Haye du 18 octobre 1907. — Règlement. Annexe. — Art. 49. •— Si, en dehors des impôts visés à l'article précédent, l'occupant prélève d'autres contributions en argent, dans le territoire occupé, ce ne pourra être que pour les besoins de l'armée ou de l'administrai ion de ce territoire. L'article précédent auquel il est fait allusion est ainsi conçu : Art. 48. — Si l'occupant prélève dans le territoire occupé les impôts, les droits et péages établis au profit de l'Etat, il le fera autant que possible d'après les règles de l'assiette et de la répartition en vigueur, et il en résultera l'obligation pour lui de pourvoir aux frais de l'administration du territoire occupé dans' la mesure où le gouvernement légal y était tenu. Ces dispositions déjà inscrites dans le règlement sur la guerre terrestre, adopté à La Haye 1^ 29 juillet 1899, avaient été directement empruntées aux articles 40 et 41 du ,,Projet de déclaration internationale" signé par l'Allemagne à Bruxelles, le 27 août 1874. Il convient de se reporter à ces premiers textes pour comprendre l'esprit des textes définitifs : Art. 40. (Conférence de Bruxelles de 1874). — La propriété privée devant être respectée, l'ennemi ne demandera aux communes ou aux habitants que des prestations.... en rapport avec les ressources du pays.... Art. 41. — L'ennemi, prolevant des contributions, soit comme équivalent des impôts ou pour des prestations qui devront être faites en nature, soit à titre d'amende, n'y procédera autant que possible que d'après les règles de la répartition et de l'assiette des impôts en vigueur dans le territoire occupé. J. G. Bluutschli cite ces articles (Dr. int. codifie § 654) et les accompagne d'un commentaire précieux; les autorités allemandes qui, après un assez long détour, s'engagent aujourd'hui sur le terrain des conventions internationales, le méditeront avec fruit: L'ennemi ne peut pas prélever de contributions pour payer ses soldats, remplir ses caisses, ou satisfaire la cupidité des troupes ou do leurs chefs ; car ces derniers ne peuvent pas disposer arbitrairement de la fortune des communes ou de particuliers contre lesquels la guerre n'est pas dirigée. (Bluntsclili, loc. cit.). L'esprit des conventions en vigueur est donc que, sur toutes choses, l'ennemi s'abstiendra de pressurer le pays d'occupation. Momentanément, l'occupant est substitué au souverain légitime; do fait, il en détient certaines prérogatives, notamment celle de percevoir les impôts, en retour de l'obligation de payer les frais d'administration du territoire envahi et d'en acquitter les charges. L'occupant peut exiger que les habitants du pays contribuent à l'entretien des troupes. En dehors des impôts réguliers, des contributions en argent ne sont exigibles de l'occupé que dans la limite des réquisitions en nature que nécessiteraient les besoins de l'armée d'occupation, et au cas où il ne serait pas satisfait i à ces réquisitions (cft Bluntsclili, art. 653, 654. 655). Extraire du pays d'occupation les impôts ordinaires et les lui faire payer une seconde fois sous prétexte de contributions „aux frais de l'armée et de l'administration" est en réalité organiser le pillage sous le masque de la légalité. C'est ce quo condamnent les travaux préparatoires de cette .Convention de la Haye, dent l'Allemagne se prévaut pour dépouiller la Belgique. En somme, ce qui est interdit, c'est de lever des contributions afin de s'enrichir. (Rapport Rohn, 2e commission, 5 juillet 1899. Textes de la Conférence de 1899. La Haye, Impr. nat., 1889, p. 60.) L'institut de droit international résumait , l'état de la question, en une formule heureuse, j dans l'article 58 de son Manuel des lois de la guerre, voté dans la Ire section d'Oxford (9 septembre 1880) : Art 58 — L'occupant ne peut prélever des contributions extraordinaires en argent que comme équivalent d'amendes ou d'impôts non payés ou de prestations non livrées en nature. C'était déjà le texte de la Déclaration arrêtée par les puissances à Bruxelles en 18741. On sait que ce ,,Manuel" communiqué par l'Institut au feldm^réchal comte de Moltke lui valut l'approbation de l'illustre chef de l'armée allemande : Je suis absolument d'accord que l'adoucisse-vmçnt Pradud des çoe\irs doit ee refléter aussi dans la manière de faire la guerre. (Lettre c comte de Moltke. Berlin 11 décembre 1880.) Chacun a pu constater avec quelle piété haut commandement allemand s'était inspir pendant la guerre actuelle, de la noble pens' du grand ancêtre. * * * Nous avons publié sous notre rubriqi ,,Dernière Heure" uue note d'un corre pondant de la frontière, relative au vol de la contribution de guerre de 480 million; Nous n'avons ptas reçu confirmation c cette nouvelle, qu'il nous a été impossibl jusqu'à présent de vérifier. Donnons une autre information, eiriprui tée à notre confrère ,,Les Nouvelles": Les Conseils provinciaux devaient î réunir mardi 30 novembre pour approuve la nouvelle contribution de guerre mensuel" de 40 millions, décrétée par le gouvernei: provisoire von Bissing. Or, on annonce que les réunions ont e lieu dans les divers chefs-lieux de provinc «ans incidents. Tous les Conseils ont vot la taxe. Les séances ont été très courtes la plupart des conseillers étaient absenl pour cause de maladie ou d'affaires d famille". Mais, comme il avait été aiinonc que les réunions seraient valables quel qu fut le nombre des membres présents, on passé outre et la contribution a été approi vé3 presque partout par de faibles minorité cle nos assemblées provinciales. Dans les provinces de Liège, Brabant € Hainaut, des protestations ont été lue avant le vote. Les Allemands n'en ont pas moins c qu'ils désiraient: 'cette sainte ,,galette' dent ils ont tant besoin et qu'ils dépenser pourtant par ailleurs avec, une si folle pre digalité- L'annonce des votes favorables n'a nu' lement ému les populations. C'est à pein si on en a parlé et la seule réflexion qu'ci ait entendue est celle-ci qui prouve un fois encore l'imperturbable confiance de populations: ,,C'est autant de plus qu'iJ auront à nous rendre après la guerre!" A Bruxelles. Le Lieutenant-colonel Brassine a été arrêt par les Allemands. Nous espérions que 1. nouvelle était fausse. Elle est aujourd'hu confirmée. Un de nos confrères consacre le lignes suivantes au brillant officier, anoiei directeur de l'école des pupilles d'Alost. Le colonel Brassine est âgé de 83 ans. 0: aurait pu croire qu'à cet âge les Allemand auraient évité de le jeter en prison. Erreur Us ne font pas de sentiment, les Boches, e ils ne sont pas humains, alors? Or on n'a rien trouvé à sa charge- D' même, la culpabilité du général Van Spran et des autres officiers supérieurs n'a pu êtr établie. Il y a trois mois déjà que le colonel Brassin fut incarcéré, sans qu'on lui ait fait con naître l'accusation relevée contre lui. Aprè quoi, on l'informa un jour qu'il avéfct assist de se« conseiUsi dea jeunes gens en âge d rejoindre l'armée belge. Quelques heure plus tard, le vieillard comparaissait devan ses juges. Sans que ceux-ci aient trouvé un preuve matérielle à charge du colonel Bras sine et malgré ses vives protestations, le con seil de guerre le condamna à quinze mois d prison. On ne lui donna pas le temps d1 chercher un défenseur. C'est ainsi que I justice allemande s'exerce en Belgique l Actuellement, le colonel Brassine s< trouve toujours enfermé- à St. Gilles. Il ; deux fils, capitaines-commandants dan l'armée belge. U est le frère de l'ancien gé lierai Brassine, ministre de la guerre dan les cabinets Beemaert et de Burlet. On s souvient qu'il donna sa démission et parti en claquant les portes. H avait prévu 1 danger allemand et avait décidé de prendr des précautions. 11 voulait demander au par lement le vote du service personnel. Ce pro jet, après de nombreuses difficultés fut adopté par le cabinet. Mais, ai cours des débats dans les diverses com missions, certains politiciens, mené par l'liomme néfaste qu'est M. Woes te, apportèrent tant d'entraves à L discussion que le général Brassine comprr que le projet auquel il avait consacré ving années de sa vie était irrémédiablement em bouteillé et ne viendrait jamais devant le Chambres. Ce loyal soldat, ce vrai Belge écœuré de la façon dont on se jouait de6 in térets de la patrie, par esprit as basse poli ticaille, donna sa démission au cours d'uni séance de la Chambre mémorable. En quit tant le Parlement, il prononça les parole prophétiques suivantes: ,,Je plains h pauvre Belgique!" La famille Brassine est une famille d< vrais Belges et de loyaux soldats. M. Eugène Brassine, fils de l'ancien minis tre, a dépesé il y a longtemps, au consei provincial d'Anvers, une motion en faveui de l'institution du service militaire général Deux membres de droite, seulement, vote rent cette motion : M. Eugène Brassine c' M. de Broqueville, à cette époque conseille] provincial pour le canton de Moll, actuelle ment chef du cabinet. Le lieutenant-général Braseine, troi.' ans après avoir donné sa démission, en 1899 est» mort, littéralement, de chagrin. Mais Ma .Woeste est toujours, en yiô? Pas de danger qu'il meure celui-là, de ohagri en pensant aux fautes irréparables qu'il commises dans son obstination criminelle i A Anvers. On payait la semaine dernière 8 francs . kilo de beurre et quarante centimes pour i e, oeuf! ?o * * * Les Boches nous ont enlevé tout noû caoutchouc. Êt ils en manquent à préseai ie mais leurs recherches sont vaines à présen s- et pour cause! e * * * !# La statistique de la navigation au me 0 (l'octobre a donné les résultats suivants : Entrées : 8 35clu.se Bonaparte, 285 bat., 129,186 tonne Can. de la Campine, 123 bat., 31,013 tonne t- Bass. des Bateliers, 301 bat., 41,308 tonne Quais de l'Escaut 139 bat., 31,055 tonne e Soit un total do 908 bateaux et 232,562 tonne r Sorties : Ecluse Bonaparte, 284 bat., 123,109 tonne Ecluso Royers, 3 bat., 516 tonne r Can. do la Campine, 138 bat., 36,932 tonne Bass. des Bateliers, 370 bat., 31,992 tonne .1 Quais, de l'Escaut, 127 bat.. 23,382 tonne 0 Soit un total de 922 bateaux et 215,871 tonne é a A Liège. e II y a quelque temps, l'abbé Lhermiti é fut mis en état d'arrestation par les Allemand e mands. a A l'occasion ele la distribution annuelle di prix d'une des écoles populaires qu'il dir geait avec ses confrères, comme disciple c s dom Bosco, la salle avait été parée c verdure et de fleurs et d'un trophée au t couleurs de l'Entente. Pour ce fait, l'abbé 3 été condamné à cent jours de détention ou 1500 marks d'amende. Sur l'ordre de ses supérieurs il no paya p; , l'amende. On l'incarcéra donc, aux environs de Liég< t avec soixante-dix autres prisonniers. Le mati - du jour où l'on devait fusiller les cinq Belg< accusés d'espionnage, l'abbé Lhermitte fi . conduit, à trois neures du matin, sur les lieu e où l'exécution devait avoir lieu. Un de accusés refusait énergiquement de se laisse 1 confesser par un aumônier allemand e e exigeait un prêtre belge. Comme il s'agissa s de la dernière volonté d'un condamné à mon s les Allemands satisfirent à oette exigence < le prêtre belge put accomplir sa mission. Après avoir assisté à la messe dite par l'ai mônier. allemand, en compagnie des cinq coï damnés, l'abbé Lhermitte accompagna e< compatriotes en leur prodiguant les consol: b tions dernières. Avec un calme admirable i fortifiés par le patriotisme dont à leur heur i dernière ils voyaient un bel exemple à côi s d'eux, dans la personne de l'abbé Lhermitte 1 ils subirent stoïquement le supplice. Incarcéré à la prison de 'St. Léonard, comm tant de héros dont la conduite Cmouvante n 1 sera peut-être jamais connue, le (Saflaisie 3 achève actuellement sa peine. ; * * * k M. Léon Greiner, second fils de feu Adolphe Greiner, vient d'être appelé 3 prendre les importantes fonctions de direc 1 leur des usines Cockerill à Seraing. 2 M. Léon Greiner, âgé de 39 ans à peint est le plus jeune directeur qui prit la dire* - tion de l'important établissement industrie - sérésien. U était ingénieur en chef jusqu' s présent. 3 D'autre part, M. Waleffe, chef de burea î aux usines Cockerill, remplacera à Mae: = tricht feu M. Laurent Heine, pour s'occi: t- ptr de l'ali nentation des ouvriers de 1 - province de Liège. Mais Seraing n'est plus la oité indus - trieuse d'avant la guerre. C'est le calme; * calme relatif cependant, puisque certain 3 établissements occupent encore une petit i partie de leur personnel. Si les usines € aciéries de l'Espérance-Longdoz ne tn î vaillent plus du tout, il n'en va pas d i même aux usines Cockerill, qui employer 5 trois joura par semaine la moitié seulemen - de leurs ouvriers. On n'y exécute pas de ? ordres nouveaux et les ouvriers sont prir 3 cipalement occupés à des travaux d'amène ^ gements et d'agrandissements. On parachève: ï au Quai Sadoihe, la nouvelle fonderie qu î sera un modèle du genre, avec tous les pei - fectionnemente modernes. Les rues de la petite ville sont, comm , toujours, bruyantes et affairées. Les ciné i mas sont rouverts et l'on sait que c'est 1 - un amusement très couru à Seraing. ? Les Allemands y sont, peu nombreux de - puis quelque temps. U ne se niontren l pas trep et sont réservés. On dirait qu'il - ont peur de la population. ^ Le ravitaillement se fait- régulièrement ' Dans les» FîÊMucSsres. U y a quelques semaines, six raaçong c . charpentiers de Watervliet s'enfuirent, pou ; n'être pas obligés de travailler pour le Boches. On ne parvint pas à les retrouve , et cependant des recherches minutijeuste , furent faites. On était certain que ces bra ves gens n'avaient pas franchi la frontière > Or, voici qu'on vient de les découvrir, enfer més dans un clocher d'église où ils séjourné ient quatre semaines. I On ignore qui les a ravitaillés, car oe ■ braves et valeureux patriotes refusent éner giquement de rien dire. Au Limbouri. La mère supérieure du couvent des Ursn Unes à Hamont vient d'être arrêtée par le Allemands. Elle a été amenée, en compagnie d'une autre religieuse, à St. Trond. On ignore le motif de cette arreetaction. II y a un an! 5 dcctrtibrc 191If.: Destruction d'im fortin, allemand an sud d'T2rrc$t yar l'artillerie française; qui se. manifeste également avec lo succès en Champagne ; Reims toujours boni-ra bardée; en Argonnc, guerre de sape à l'avantage des Français. En Pologne, bataille continue au sud de lu Yistvïe, entre re Glouino et Lowitch, région de la Bzoura. Les Serbes reprennent l'offensive et font. ' 15,000 prisonniers autrichiens avec 19 canons. Un Egypte, les Turcs, dispersés aux i3 environs de Gatia et de, Bir-el-Nass. Le, Bulletin des armées publie le rapport officiel sur les quatre premiers mois de guerre. s. Le gouvernement de la République décide s. son prochain retour à Paris et la convoca-*• l'°" du Parlement pour le 3S-, A la Cham-, l>re italienne, vote d'un ordre du jour de confiance au ministère Salandra: if. Gio-s. litti, ancien président, du conseil, atteste s. que déjà, en 1913, l'Autriche méditait une b. action contre la Serbie et- que l'Italie, tf-s* moi g na sa volonté de rester neutre dans le s. conflit. s. Belgique et Italie s. Une carte postale typique i_ Elle a été reçue par M. le député Terwa<*ne e qui a bien voulu nous la communiquer: 3 ^ Mon cher Docteur, a Le ,,Petit Milio ', que vous avez rencontré à Planokhoff, à plus d'un congrès de la Libre i ensée, vous envoie hâtivement, entre 1S deux combats, son salut fraternel. Comme tant d'autres, je me suis, engagé . après avoir entendu la parole enflammée de n deux de vos compatriotes; mais cmels Belles ! ,s Maeterlinck et Destrée: la Fiancîre et la t allonie, donc toute la Belgique, venant, par x leur bouche, nous prêcher la „Sanota Guerra" pour le droit, la liberté et la justice! r f Et maintenant Monte San Michelr. et- Monte z San Martini! Cela sonne comme si les deux t grands apôtres, les deux évangélisateurs de >, votre patrie (St. Michel et St. Martin) nous ït criaient de là-haut: Eh! montez doncl Montez ! [- Et, do fait, nous montons et faisons l'assaut - aveç un frénétique enthousiasme au cri de; .s ,,En avanti per iïavoia et per il Belgio/" l- Bientôt nous serons à Gorz!... f, Votre e> Emilio Redj, é •5 • Lettre d'Italie Les ancêtres des gaz puants et des minât a aquatiques. Rome, 20 novembre. C'est devenu un lieu commun qui court ' les articles de journaux et les conversations que de dire : la guerre actuelle n'a rien de , commun avec celles qui l'ont précédée dans a 1 histoire. Elle en diffère par le caractère hautement scientifique des engins employés. 13 Eût-on jamais rêvé, il y a quelques dècles, de gaz aspihyxiants, par exemple, ou de mines flottantes ? a Efli bien, oui, mes chers lecteurs, on le rêvait, et même on réalisait ce rêve. Il y a quinze jours j'étais aussi profane que vous > en ces matières, car je ne suis pas du tout s un savant. Mais je suis un bouquiniste qui e adore de feuilleter les vieux livres moisis dont s'exhale une 6i vénérable et si eni-vrante odeur séculaire. Au hasard d'une e promenade par le quartier aux livres, le 1 mercredi, jour de marché, aux environs de t la place Campo di Fiori dont le bariolage s parfumé m'a rappelé notre immortelle place de l'hôtel de vile de Bruxelles, en flânant donc parmi les fleurs très fraîches et les > livres très vieux, j'acquis, avec quelques i puces, des connaissances irtéressantes et, ne - pouvant vous faire partager les premières à mon grand regret, je m'empresse de vous s communiquer les secondes. D'autant plus - qu'elles ont trait au siège d'Anvers, un î siège qui fut plus long hélas que le dernier. C'était en 1584. Alexandre Farnèse re- - conquérait nos provinces pour le compte de t. son maître Philippe II., Mais il n'avait pu s s'emparer d'Anvers. Cette ville se défendait. par le système le plus moderne : incnda-. tions, forteresses et réseaux compliqués de tranchées. Contre un de ces forts, celui de Liefkenshoeck, le générai envoya 6000 hom-' mes. Les défenseurs du fort refusèrent de t se rendre, malgré les 300 coups tirés par les L* 42 de l'époque contre ses murs. Alors les 5 Italiens de Farnèse, commandés par Gas-r pard de Lusques, mirent en oeuvre nn stra-; t-agème que devaient réinventer les Allemands. Us avancèrent sous le couvert de chariots chargés de foin et, arrivés sous la . «brèche produite par l'artillerie, mirent le feu au foin, dont la fumée très dense, poussée par le vent favorable vers le fort, sur-5 prit et suffoqua les défenseurs qui furent . obligés d'évacuer la place. Les Italiens profitèrent du désordre pou- livrer un second assaut qui, cette fois, fut victorieux. Comme ou le voit les Allemands n'ont même pas, en fait de gas puants, le mérite de l'originalité.^ D'ailleurs, le stratagème de Gaspard de 3 Lucques trouva à qui parler parmi les défenseurs du fort. La reine Elisabeth d'Angleterre avait envoyé à la garnison d'Anvers du renfort parmi lequel se trou- - untôrfcaûi Giam'telU, ds.MsnfeweflÉffl'

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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