L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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28 november 1915
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s.n. 1915, 28 November. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 25 januari 2021, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/bz6154fs5r/
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gemo Année N°. 401 S cents CIO Centimes) Dimanche 38 novembre Bis L'ECHO BELGE L'Union fait la Force-, •Journal quotidien du matin paraissant en Hollande. est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées au bureau de rédaction: IV. z. VOORBURGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. — ., , . . ( Charles Bernard, Charles Herliiei, Comité de Rédaction: • „ . „ . , ( René CHamlbry, EtniJe Painparé. Pour Jes annonces, atoorstiemmersts et vente au numéro, s'adresser à l'Administration ciii Journal: N.Z.Voorburgival 234-240, Amsterdam Téléphone: 177S. Abonnements: Hollandefl. 1.50 par mois. Etranger fl.2.00 par mois Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. lMirain_à Bruxelles Ou a souvent cité la réponse de l'Américain à qui l'on demandait ce qu'il considérait comme les trois plus beaux monuments de Paris. Cette réponse était: ,,La loup Eiffel, le Moulin-Rouge et le Sacré-Coeur de Montmartre." Nous ne ferons à [Amérique l'injure de croire que ce fin connaisseur représente parfaitement le goût des milliers de visiteurs que nous envoie l'Amérique chaque année de ce côté-ci de | la grande flaque. Nous aimons à croire qu'il se trouve parmi les Américains de Paris quelques admirateurs de la cour du Louvre, de Notre-Dame et de6 vieux hôtels de la rive gauche. Il semble bien, hélas! que tous les représentants d£ la grande République qui visitent depuis un an la Belgique «nvahie ne montrent pas jilus de discernement que le yankee d'operette et de journal illustré ponr qui l'aine de Paris ne bat qu'au cabaret du Rat Mort, Il a paru le 10 octobre dans un supplément, la ,,magazine section" du New-York Times, irn extraordinaire article d'impressions de voyage en Belgique, écrit par M. George B. Me Clellan, de Princeton Université. Il y a dans ces deux pages des enormités d'autant plus regrettables qu'elles ont paru dans un journal acquis à la noble cause de Alliés et qui est d'ordinaire mieux informé par des journalistes professionnels et non point par des personnages importants, dont la jobardise est soigneusement cuisinée par les Allemands qui les pilotent. Il semble bien que c'es.t ce qui est arrivé à ce bon M. Me Clellan. Il a découvert la Belgique, sans avoir l'excuse d'un devoir de réciprocité, l'Amérique n'ayant pas été découverte par un Belge, mais par un Génois. La conclusion qu'apparemment il demande au lecteur de tirer de son article, c'est oue la Belgique, depuis 15 mois, sous la domination allemande, vit l'âge d'or ou quelque chose qui y ressemble fort. M. Me Clellan n'en veut pour preuve que la facilité et le confort avec lequel, revenant d'Allemagne, il a voyagé dans notre pays... Les autorités allemandes lui ont donné les passeports nécessaires et lui ont témoigné les attentions les plus délicates. Dès son entrée en Belgique, il a croisé des troupes qui retournaient aux tranchées après un congé de quinze jours. ,,L'Allemagne a tant de soldats, dit le bon universitaire américain, qu'elle peut leur donner un congé tous les six mois." Il ignore sans doute que souvent ces soldats passent ce congé à passer d'un front à l'autre, deux ou trois jours de chemin de fer et station dans quelque ville belge, où l'on refait les unités. Voyageant sur la grande ligne Liège-Bruxelles M. Me Clellan est favorablement impressionné par l'excellence du service des trains: trois grands express par jour, avec wagons-restaurants et sleeping-car allant jusqu'à dix milles de la ligne de feu tandis qu'en France, par exemple, il y a rarement plus d'un train par jour sur les grandes lignes. M. Me Clellan, qui revenait de France, aura sans doute visité ce pays aussi niai que la Belgique. Il oublie que la ligne de Cologne à Tournai est l'artère principale par laquelle se fait le trafic allemand en Belgique. Voici une particularité saisissante notée par cet observateur: ,,Les Allemands, dit-il, ont pris soin de rendre aux villes leurs vieux noms flamands et ont supprimé les nom6 français qui leur avaient usurpé la place. C'est aàusi que Louvain est devenu ..Lowen" ( ! !), Liège: ,,Luttich" et Bruxelles: ,,Brussel". Voilà ce que M. Me Clellan prend pour de vieux noms flamands. Nous est avis que les flamingants les plus rabiques s'accommoderaient difficilement de cette traduction. Seuls, peut-être, les collaborateurs du Toekomst, de la Vlaomsche Pnst et autres ,,Dietsche Stemmen"', publications germanophiles paraissant en Hollande et en Belgique occupée... En général, les enragés de traduction se contentaient, aux chemins de fer belges, sous le proconsulat de M. ! Helleputte, de dire Luik pour Liège et Bergen pour Mons et c'était déjà bien beau... ] M. Mo Clellan, qui lit si bien les noms de gares en voyageant, sera sans doute passé par Heeren, Uitgang et Waterplaats, qui sont des localités fort importantes de la Hesbaye et du Brabant. Il est vrai, qu'à certains moments il était très absorbé par le spectacle que lui offrait la campagne et qui lui donnait l'impression d'une immense prospérité: partout abondance de bétail, de montons, de volaille. (Quelles méchantes langues ont donc raconté que les Allemands avaient tout réquisitionné ?) ,,Nulle part, (ht. M. ille Clellan, je n'ai vu de traces de ces 16 millions d-e cochons qioe les Allemands vont accusés d'avoir introduit en* Belgique pour dévaster le pays!" Où M. Me Clellan a-t-il jamais lu semblable accusation ? Qui donc a raconté que les troupes allemandes d'occupation en Belgique étaient fortes de 16 millions d'hommes? Le reste de l'article ist à l'avenant. Bruxelles est plein d'animation; les affaires y marchent très bien, on y est très libre... La presse est libre en Belgique: 18 journaux anciens ou nouveaux y paraissent. M. Me Clellan oublie d'ajouter que la plupart de ces journaux, tous Mant soumis à censure allemande, font le jeu de l'occupant. Tous les journaux hollandais^ dit-il encore, pénètrent librement en qu'ils soient favorables ou hostiles aux Allemands. Qu'en pensent le ,,Tele~ graaf", le ,,Volk", le ,,Nieu\vs van den Dag", les deux ,,Groene" ? Il faut noua contenter de résumer le reste de cet article d'une drôlerie énorme: ,,Les soldats de la Landsturm, dans les rues de Bruxelles, portent leurs armes pour se protéger contre une attaque de la population, malgré que peu de soldats aient été assassinés depuis le début de l'occupation. Dans les musées, on les voit étudiant les tableaux avec soin, prenant des notes et des croquis. Partout, on voit affiohés, ou portés à la boutonnière, les portraits des souverains belges et les couleurs des Alliés. (Qu'en pense Mlle de Jonghe d'Ardoye?) Les Allemands assurent que la population belge se réconcilie avec eux. (A preuve sans doute la joie avec laquelle elle a appris l'exécution de tant de héros ces temps derniers). Les affaires ne reprennent pas parce que beaucoup d'industriels restent à l'étranger et ne veulent pas remettre leurs usines en activité. (M. Me Clellan n'a pas entendu parler des matières premières réquisitionnées partout par l'occupant). Le freiheri) von Bissing est une sorte d'apôtre, un saint homme, imbu d'une haute mission sociale. (Un type dans le genre du kaiser, quoi!) A preuve ce qu'il a fait pour le relèvement de la femme et la lutte contre la prostitution. Etc. etc. J'en passe et des meilleurs... Nous ne savons si M. Me Clellan est un délicieux humoriste, ou bien s'il convoite une place de "Amtliche Berichtstatter" au quartier général allemand. Nous pouvons l'assurer en tout cas que, pour ceux qui sont bien au fait de la situation en Belgique, au pays de la Terreur, son article restera ,,a joy for ever". Louis Piérard. wm Pour nos soldats au front Si Nicolas9 NoëB et Etrennes Nos braves soldais qui défendent si vaillamment notre honneur et notre liberté au-ji bords de VYser continuent à forcer l'admiration de tous. Grâce aux lecteurs d-e V,,Echo Bdgt" il eus avons déjà pu réwtiir près de IfiOO francs. C'est déjà fort joli mais ce n'est pas assez encore. Il y a là-bas des milliers et des milliers de braves qui depuis plus d'un, an 7b'ont plus reçu la moindre nouvelle de chez eux. G'est à eux que nous devons penser et en leur donnant un petit cadeau de St. Nicolas, ils sauront que le coeur de tous les Belges bat pour ett-x. Montant des listes précédentes 883.fl-+ 1731.10 frs. Pour que tous les noms à sonorité tudesque, dans la liste du• 26 novembre, s'expriment plus clairement sur leurs sympathies en<vers nos soldats au front. Albert B. ù.00 ,, Pour que l'Echo* Belge publie souvent des articles comme le superbe ,,Pollice Tran-cus" du 19 novembre, A. v M. Ginneken 0.50 fl. F rat e mpile Belge T ilbotirg (deuxième versement) pour que to\us lé<r jeunes gens belges se troruvant cri Hollande et aptes à servir répondent à l'appel du Roi Albert ... 10.00 ,, Pour que l'on publie dans l'Echo Belge le nouvel arré- . té royal concernant les Belges qui ' doivent rejoindre l'armée et si ceux qui restent en Hollande seront déserteurs ou n-on après la guerre. (N. d: l. R. Nous avons publié cet arrêté-loi le 17 novembre. Il y est dit que ceux qui ne se rendront? pas à cet appel seront considérés comme réfractaires ou défaillants.) 5.00 frs. Il y a un an! 28 novembre 191J/.: Attaques allemandes partout repoussées autour d'Y près, entre la Bassée et Arras, entre la Somme et Chaul-nes, entre Péronne et Noyon, sur l'Aisne entre VaiUy et Berry-au-Bac, en Argonne, dans les Vosges et au Ban-dc-Sapt. Sur le front oriental, nouveaux avantages russes cont-rt les Allemands et les Autrichiens. En A sie'Af mettre, concentration turque à Tré-bizonde, à Erzeroum. et à Batoum; une offensive se dessine vers le canal de Suez, fortement défendu, jjar les Anglais. Au large des côtes irlandaises, capture de chalutiers allemands mouilleurs de mines et portant pavillon norvégien. Dans la Manche, au large de î'ecamp, un sous-marin allemand coule le steamer anglais ,,Primo", évacué par son équipaae. Le général allemand ven Hindenhurg, en Pologne, devient feid-ma-réchal; son collègue von der GcUtz quittz la Belgique pour le quartier général ottoman. ANTIS ^ Nous serions reconnaissants à nos abonnés qui reçoivent leur journal par la poste et dont l'abonnement expire le 1 décembre de bien vouloir nous envoyer un mandat poste de fl. 1.SQ en mentionnant sur le mandat poste: Renouvellement d'abonnement. En Belgique. A Bruxelles. (De notre corresjwndant particulier.) Le régime rouge, mis à la mode par von , Bissing—von Sauberzweig, les condamnations à de formidables amendes, à des peines de prison, la rançon exigée du pay?, le pelotou d'exécution qui a mis en joue de^ douzaines de patriotes belges, me remettent e>n mémoire la cérémonie religieuse célébrée en l'honneur et pour le repos de M-Ifciucq, un vaillant citoyen que les balles allemandes couchèrent sur le sol. Vous connaissez les détails du procès. Ceux de la messe, sont moins connus je crois. Celle-ci eut lieu dans une minuscule chapelle, perdue dans l'un des faubourgs de Bruxelles. Au jour fixé, une foule silencieuse se porta vers cet endroit, grave et recueillie. Devant la chapelle, la rue était noire de monde qui n'avait pu trouver place et attendait, patiemmen,, dans une immobilité impressionnante. On se passait, de groupe en groupe, des reproductions photographiques du brave Baucq, mort' pour son pays. Sur chacune de ces photographies figurait notre drapeau national. Que de personnalités je découvris dans cette foule ! Je crois que tout ce que Bruxelles compte d'avocats, de magistrats, d'artistes, d'architectes était là, coude à coude, communiant dans une pensée fervente de patriotisme.Le mouvement des voitures fut arrêté et, comme le disait si justement un brave agent de police : , ,Cette rue est une église. on ne passe pas ! ' ' De la. petite place que j'occupais dans la cohue, on entendait chanter les prêtres et plâner le Pie Jesu. Une belle voix pure chanta. Puis ce fut ,,Vers l'Avenir" qui enflamma nos coeurs. Qui n'a pas assisté à une pareille cérémonie ne peut s'imaginer ce que le peuple belge sait mettre d'espoir et de révolte dans la moindre de ses manifestations. Et celle-ci était grandiose et vraiment émouvante. Avec le chanteur, le public termina J'hymne. Timidement d'abord, puis avec force. Mais lorsque les paroles arrivèrent ,,D£eu protège la Belgique et sou Roi", ce fut unanime. Il n'est personne qui u 'ait joint sa voix à celle du chanteur. Le second couplet fut entonné par celui-ci et la dernière strophe reprise en coeur, large, puissante, formidable, avec un tel accent de bravade, de foi, de courage que j'en eus le frisson. A ce moment, on eut l'impression que, 6i un uniforme boche passait, on aurait mis en pièces celui qui le portait. C'est que vous ignorez, à l'étranger, la. colère et la haine qui bouillonne dans nos coeurs! Surtout à présent que von Sauberzweig est arrivé, rivalisant de férocité avec tous les bourreaux étrangers qui martyrisèrent, jadis, notre pays. Quand éclatèrent les accents de la Brabançonne — quelle admirable signification elle prend depuis la guerre! — ce fut du délire. . Des femmes pleuraient. On criait, on hurlait 'enthousiasme. Nous n'étions plus là des individualités, venue* pour assister à un service funèbre. Noua étions des parcelles de la nation, réunies par une pensée commune, plus forte que TAllemand, impérissable, les représentants d'un peuple en un mot, de ceux qui souffrent mais qui ne sont pas domptés. Enfin, tout retomba dans le silenoe. La foule se sépara — petits groupes recueillis qui s'en retournaient chez eux, tout vibrants encore d'un patriotisme dont la fierté ne s'est jamais démentie. Pauvre Baucq ! Il ne sera pas oublié celui-là ! Le destin s'est acharné sur cette petite famille avec une lourdeur extraordinaire: son enfant est mort et sa femme, troublée par les événements terribles qu'elle dut traverser, est à présent internée dans un asile... Pauvre, pauvre malheureuse, victime elle aurai du régime barbare qui nous est imposé. Mais nous nous vengons avec les armes que nous pouvons. Je vais, à ce propos, vous conter une anecdote qui a le mérite d'être arrivée à l'un de mes bons amis. Un matin, il rencontre Avenue Louise un boche civil qu'il avait connu avant la guerre. Obséquieux comme tout Allemand (l#ur polûtesse tient dans un coup de chapeau), le Francfort ois se découvrit très bas. Mon ami passe sans répondre au salut, ainsi qu'il sied. — Pourquoi ne me saluez-vous pas ? crie l'Allemand d'un ton rauque. — Parce que ça me déplait, fut la réponse»— Il vous en cuira ! Trois phrases et l'entrevue prit fin. Peu de temsp après être rentré chez lui, notre compatriote trouva un 6oldat qui vint le prier de passer à la Kommandantur. On sait ce que cela signifie! Un peu d'ordre apporté dans ses papiers, un «dieu aux siens, — car on ne sait jamais si l'on reviendra, — et mon ami part^, suivi du l3fe!dgrau". On l'introduisit auprès d'un sous von Bissing. ^ — Vous avez insulté l'un de mes compa-riotes, fit ce militaire, bourru. — A Dieu ne plaise.. L'incident se réduit à moins que cela. J'ai refusé de le saluer. C'est très simple, comme vous voyez. — Et pourquoi, s'il vous pla.it? Le Boche répéta trois fois sa question, mon ami feignant de ne pas comprendre. — Je vous demande pourquoi vous avez refusé de saluer mon compatriote? Alors, avec un accent de finesse intradui-. sible, l'autre répondit: — Parce qu'il est trop petit. Ça me dégoûte de saluer un homme aussi petit. Le sous von Bissing, qui était grand, sembla partager cette manière de penser, car, après quelques heures de détention dans l'une des salles de cette prison qu'est la Kommandantur, on le laissa partir. Et nous prîmes grand plaisir au récit, plein d'imprévu, que mon ami nous fit. Le malheur est qu'il y a des individus qui comprennent moins clairement leur devoir. Un commissaire de police d'un de nos faubourgs 6'est imaginé pouvoir faire impunément le jeu des Allemands. Il est découvert, ses moindres actes ont été notés. Il aura donc à répondre de ses actes lorsque nous serons entre nous. J'ai son nom, son adresse et tout 6on dossier sous les yeux. Et voici comment procédait — ou procède, pour mieux dire, — ce misérable. Il s'occupe soi-disant de recruter des jeunes gens pour l'armée belge- Son titre inspire confiance. On se rend à ses rendez-vous, sans crainte, le coeur battant d'espoir. Quelques mots échangés, le rendez-vous avant le départ pris pour un jour prochain, et le commissaire vous quitte... Cent mètres plus loin, des espions-policiers boches vous ordonnent de les suivre: Votre compte est bon ! La triste aventure est arrivée à plusieurs jeunes gens. Ce qui prouve que, pour un traître, nous avons quantité de jeunes braves qui affrontent tous les dangers pour prendre place dans notre vaillante armée. Et ma foi, ceci console de oela. Mais le commissaire assistera à une exécution quand la paix sera conclue: à la sienne, T1 ne doit pas se faire d'illusions A A ira ver s. . A la demande du Comité de secours et d'alimentation, l'organisation va subir quelques transformations. La caisse de chômago disparaît et est remplacée par un comité de secours opérant suivant les règles du Comité national, en faveur des catégories de personnes indiquées par ce dernier. 11 sera dirigé par MM. Van Doorse-laere, président du Bureau de bienfaisance, Ad. Henderickx, député, et Goetschalck, conseiller communal. Les comités de section resteront en vigueur, tout comme le Bureau de bienfaisance, et à ces institutions s'adresseront les personnes qui ne sont pas secourues par le comité ci-dessus mentionné. * * * Dans la ,,Revue des Deux-Mondes'', M. T. de Wyzema analyse les souvenirs d'une femme de lettres australienne, Mme Louise Creed, qui se trouvait à Anvers quand les allemands y firent leur entrée. Il cite ce passage qui en dit long sur les intelligences qu'ils avaient, de longue date, dans la place : ..Au centre du restaurant de plus en plus encombré, j'aperçus, debout, trois marins de notre flotte anglaise. Je pensai d'abord qu'ils étaient prisonniers, et un frisson de pitié me froissa le coeur. Car je reconnaissais les trois marins anglais : c'étaient eux qui, plusieurs fois déjà, précédemment étaient venus dîner au restaurant de l'hôtel ; et je me rappelais qu'un soir, tout heureuse de la vue de leur uniforme je les avais priés de faire sortir de la salle un gros chien qui terrifiait de ses grognements un cacatoès que m'avaient naguère légué des soldats belges de Lierre. Les trois hommes m'avaient dit qu'ils étaient occupés à la défense des forts, avec le reste du corps expéditionnaire anglais. Ils m'avaient dit cela en un anglais irréprochable si bien que, pour rien au monde, je ne me serais avisée de les soupçonner. Et voici qu'ils étaient cfcioore là, ce soir de l'arrivée des Allemands à Anvers — toujours vêtus de leurs uniformes auglais, toujours avec des Allemands, et puis s'asseyant à une des grandes tables et buvant en riant de cet air vaniteux qui appartient en propre à leur race teutonne ! Sûrement, ils avaient volé quelque part les trois uniformes, et Dieu sait combien déjà ils avs^ent du sacrifier de râs et trahir de secrets! C'est ainsi que. dès ce premier soir, j'ai été amenée à découvrir que la malheureuse cité d'Anvers n'avait été qu'un grand nid d'espions allemands". A ' iége. Les Liégeois ont eu ces jours-ci du pain blanc ou à peu près. La teinte grise est si peu prononcée et le goût diffère si peu de la farine complètement blutée, que les amateurs de pain blanc n'ont guère à se plaindre. * *■ * L'Association des anciens élèves de l'Acar-démie royale des beaux-arts de Liège s'occupe activement de l'exposition d'art décoratif qu'elle se propose d'ouvrir dans quelques semaines. Tous les artistes liégeois seront invités à y participer. * ♦ # Les journaux publiés en Belgique consacrent de longs articles à M. Greiner, directeur général des Usines Cockeril'l, et aux funérailles qui furent faites au défunt. Le cercueil disparaissait sous des monceaux de fleurs et de couronnes. A la mortuaire, les pasteurs Rochedieu, de Bruxelles, et Wys, de Seraing, prononcè-rent l'éloge du mort. Des discours furent ensuite prononcés par MM. Chainaye, au nom du consiedl d'administration de la. Société Cookerill, Crets, au nom des chefs de service, Gillou, pour les ouvriers, et par M. Henin, comme délégué de l'Association des ingénieurs sortis de l'Université de Liège. Le corps du défunt fut porté au cimetière par les gardes de l'usine. Derrière la famille se pressait une foule considérable, car — bien que les funérailles dussent être célébrées dans l'intimité — tout le personnel de Cockerill avait tenu à suivre la dépouille funèbre de son ancien direc leur. Tous les magasins de Seraing restèrent fermés durant lés funérailles. Le Conseil communal a dicidé de débaptiser l'allée des Princes et de l'appeler dès, à présent Avenue Adolphe Greiner. Le souvenir de l'industriel éminent, du grand philanthrope que fut M. Greiner, ne s'éteindra pas. * * * Le Conseil communal a décidé d'appliquer, comme eu 1914, pour l'année 1915 les taxes sur les étalages des marchés et des rues, sur le colportage, sur rétablissement de barrières et do clôtures sur la voie publique, sur le placement des tables, chaises et bancs sur 1a. voie publique, sur la circulation de réclames et véhicules-réclames sur la voie publique... Le Conseil use pour porter cet arrêté, dit une affiche, des droits qui lui sont conférés par les Snl4®6, r°^UX aPP''ohatifs du 28 décembre 1009, du 20 fevrier 1012, du 10 mars 1912 et d autres dispositions légales. A Verviers. ■\oici de5 détails complémentaires au sujet de la manifestation do sympathie qui eut lieu en 1 honneur de M. Mullendorff, dont c'était la cinquantième anniversaire de vie politique. L est une personnalité .sympathique que eello d-i ce vieillard alerte et vif, malgré son grand âge. Sa mince silhouette d'homme maigre et nerveux, sa chevelure blanche; sa figure allon-goe par une barbe en pointe', ses yeux "ris ses lèvres fines et spirituelles sont bien connut do tous les Verviétoie, Qu'il pleuve ou qu'il vente, qu un soleil de plomb s'appesantisse sur le;, crânes ou que le froid vous glace, on peut fi J,01.1' Passer d'un pas rapide, se rendant à 1 hôtel de ville. L été, vêtu d'un grand pardessus, les mains dans les poches et les épaules un peu relevées, il va droit son chemin • il est toujours pressé. Les années ne semblent avoir sur lui aucune prise; son corps frS.e d'apparence est soutenu par une armature d'acier. Dans le monde parlementaire, M Miillen-dorff possède de nombreuses et fidèles amitiés. Là aussi c'est un vétéran, un ,.ancien" qui est reste jeune. Doyen de la Chambre des représentants, il y apporte la longue expérience <1 un homnio qui a beaucoup vécu, qui a beaucoup retenu et pour qui les événements n ont jamais été vides d'enseignements. Sa devise pourrait être celle de la ville elle-même: ,,vert et vieux". ' Tel est l'homme dont on fêta les noces d'or politiques. Au milieu des conseillers communaux debont, M. Spinhayer, échevin des travaux publics' retraça, dans un excellent discours, la longue carrière du jubilaire. Mais ce qu'on ne saurait assez, admirer, dit-il, c'est l'attitude de M. Mullendorff au début de là guerre. Lors do l'occupation de Verviers par les troupes allemandes, le 4 août 1914, le bourgmestre était à Bruxelles, où, en sa, qualité de représentant, il avait assisté à la dernière séance de la Chambre. Dès qu'il connut les événements, il n eut rien do plus pressé que de rejoindre sou poste, de rentrer en sou hôtel de ville. Homme de devoir, il sentait que, dans ces circonstances pénibles, sa place était là. .Mais ce n'était point chose facile que de mettre pareil ^projet à exécuiton. On se battait devant Liège, et pour regagner Verviers, il fallait traverser les lignes allemandes. N'importe, il se mit en route, et le 7 août au soir il rentrait à Verviers. A quelqu'un qui lui demandait comment il avait osé entreprendre ce voyage, il répondit, avec sa simplicité ordinaire: ,,Je voulais revenir, voilà t-out." Et ce mot seul dépeint son caractère. En terminant. M. Spinhayer, au nom de ses collègues, échevins et conseillers, remit à M. Mullendorff un bronze intitulé ,,Souvenir". M. Mullendorff remercia d'une-voix émue: , ,,Je croyais, dit-il en substance, que, dans la situation où nous sommes, vous n'auriez! point célébré cet anniversaire. Je suis d'autant plus touché que je m'attendais moins à ce témoignage d'estime et de sympathie. S'il est vrai que depuis cinquante ans de grandes choses ont été accomplies en notre ville, l'honneur ne m'en revient pas exclusivement. Il revient à vous tous, Messieurs, ainsi qu'à tous ceux qui ont consacré leur temps, leur zèle et leur intelligence à sa bonne administration." Divers conseillers présentèrent encore leurs félicitations au bourgmestre; puis ce fut le tour de M. Novent, secrétaire communal, qui parla au nom du personnel de l'administration. Petite cérémonie vraiment touchante A Alost. Von Keudell, regierungsrat, a fait afficher l'avis suivant: L'ouvrier Judocus Van der E-lst, d'Alost, garda, en dépit de l'arrêté du? 3 mai 1915, quatre pigeons vivants. Cette infraction ne fut pas découverte, parce que la police ne fit pas de perquisition dans la maison de Van der Elst. Le fonctionnaire de police, chargé par le bourgmestre d'enquêter au sujet de cette affaire, a déclaré que Van der Elst n'était pas connu comme propriétaire de pigeons, C'est inexact, étant donné qu'il se trouve inscrit sur la liste comme proprié-taire de neuf pigeons. Il s'agit donc d'une négligence d*. la part de fonctionnaires communaux et le commandant d'Alost condamne la ville à 3000 marks d'amende. Les Boches ont décidément besoin d'argent.A m Littoral. La flotte anglaise a bombardé dernièrement la côte belîge avec violence. Ce sont les positions allemandes de Westende que les canons anglais ont pris sous leurs feux. Trois heures durant, une rafale d'acier s'abattit sur les Boches. — . Une Ifpiorisie ils plus. La presse allemande, lorsqu'à été connue la nouvelle de la seconde contribution de guerre imposée a la Belgique, a fait tous ses efforts^ pour en dissimuler aux neutres le caractère véritable. La ,,Frankfurter Zeitung" du 14 novembre a été jusqu'à dire que: ,,cette taxe n'est rien autre chose que l'impôt que tout pays, même en temps de paix, doit supporter. Cette contribution n est pas un tribut de la Belgique à l'em* pire d'Allemagne. Elle sert en partie à couvrir les frais do l'administration civile du pays, en partie à l'entretien des troupes d'occupation". Voilà un essai hypocrite de créer une confusion dans une situation bien claire. Lies Belges continuent à payer leurs contributions de naguère. Les 40 millions mensuels sont une charge supplémentaire imposée à un pays ruiné, par ceux qui l'ont ruiné, au mépris du droit. _ Affirmer qu'ils servent à couvrir en partie les frais de l'administration civile eu Belgique est un mensonge éhonté, dont la ,,Frankfurter Zeitung" elle-même donne la preuve dans un article paru le 11 novembre, et visiblement documenté par les autorités allemandes en Belgique. Il y est dit : ,,Dans le budget de l'Etat, les dépenses de l'administration allemande sont fixées à 4^ millions, sans compter les frais d'occupation militaire, couverts par la contribution mensuelle de guerre de Jf.0 millions' '. La ,,Frankfurter Zeitung" convaincue de mensonge par la ,,Frankfurter Zeitung", cela n'est pas banal. «ï»- line ville de mutilés (De l'envoyé spécial du ,,Matin".) Parmi tous les efforts admirables qui ont été faits pour rendre au mutilés confiance en eux-mêmes, celui que le gouvernement belge a effectué aux environs de Vernon est, sinon le plus beau (il serait injuste d'établir un classement), du moins le plus vaste. D'abord un coup d'oeil sur le cadre. Un .plateau rocheux qui surplombe d'une masse griso et verte le cours paresseux de la Seine, piqué ça et là d'îles calmes et touffues. Le paysage est à la foi9 grand et charmant. Il communique au coeur une impression de calme apaisant. Des arbres élevés s'étagent au flanc de la colline et un bois épais le couronne. C'est le domaine de Notré-Dame-de-la-Mer — 5Q0 hectares — que son propriétaire, Io Baron Baeyens, engagé volontaire et cavalier au 1er régiment des guides, a donné à sa patrie pour ceux que la guerre ne veut plus et que la lutte pour la vie attend. Un travail coîossal de défrichement. Il v a quatre mois, une forêt inextricable so dressait là où une petite ville s'élève maintenant, sous les plis du drapeau belge. Le fcarac-tèro industrieux de nos alliés s'est déployé magnifiquement dans ces circonstances et leur labeur fécond n'a jamais donné de plus beaux fruits. Vers le 14 juillet dernier r cinquante hommes du génie, sous les ordres du major Wallons et du capitaine Haccourt, arrivent et se mettent à défricher. Ils sont bientôt renforcés et, en quelques jours, ,4.000 souches sont arrachées du sol. Des routes sont tracées, des puits creusés sur une nappe d'eau jaillissante. Des baraquements sont expédiés du noH rlo la France. Et les premiers mutilés s'installent. Aujourd'hui, après quatre mois uo travail, on trouve un camp immense avec des rues et des avenues, bordées d'une soixantaine do spacieuses baraques claires, montées sur des piliers do ciment, où 800 mutilés et 500 travailleurs des classes anciennes ont trouvé un abri confortable. Les dortoirs, éclairés à l'électricité, ignorent le surpeuplement. Un sous-officier infirmier veille dans chacun d'eux à l'obseryation de l'hygiène. Le 4 décembre ! Une pancarte énorme met cette date sems les yeux des terrassiers, dans leur chantier. Une immense 6alle de réunion devra être terminée; un châlet normand avec auvent et toit de chaume, dont les fenêtres s'ouvriront sur le délicieux panorama des côtcaux du Vexin. T1 pourra contenir 3.000 personnes assises. La pioche mord encore la terre pour faire la place à de nouvelles constructions. car on veut pouvoir donner asile à 4000 r.-.atilés : nulle part aucun effort de'cette importance n'a été tenté. Le camp deviendm une petite cité et la voix populaire l'a déjà appelée ,,Baeyensville", pour consacrer l'énergie active de son organisateur, le baron Baeyens, Maison George de Bruxelles Dernières nouveautés die Paris Réouverture à La BSaye* Lundi 29 et. Plaats I a. 2322

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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