L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1915, 27 April. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 25 februari 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/0c4sj1bj2r/
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jôre Armé No. 186 Ô cents (ÎO Centimes) Mardi 27 avril 1915 L'ECHO BELGE L'Umun fait la Force. ~n 1 —————————•SUEE «Journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées au bureau de rédaction: N.Z. VOORBUHOWAL 234-240 Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef : Gustave .laspaers. ( Charles Bernard, Charles Herbiel, Comité de Rédaction: ; Gustave Peellaert, René Chambry, ( Emile Painparé. au numéro, s'adresser à l'Administration du journal: N.Z. VOOKBUHGWAL 234-240. Téléphone: 1775. . Abonnement ( En Hollande fl. 1.50 par mois, payable par anticipation \ Etranger il. 2.00 ,, M Les femmes et la Paix. C'est donc pour aujourd'hui ce congrès de femmes. Est-ce qu'il y en aura beaucoup? On dit que oui, encore que le gouvernement anglais ait mis l'embargo sur 180 de ces détraquées. Excès de sollicitude que de les soustraire ainsi de force au danger des mines et des sous-marins, à moins.que le gouvernement anglais n'estime qu'en temps de cruerre la sottise n'est pas un article d'exportation. Pour ce qui est des femmes françaises et belges, elles ont décliné l'invitation. Dame, les hôpitaux sont remplis; il faut goiVner, panser, contrôler des centaines de mille de blessés et la place des femmes françaises et belges est au chevet de ces malheureux et pas ailleurs. Ajoutez-y que leur nature répugne assez à ces manifestations tapageuses qui plaisent tant à leurs soeurs du Nord. Elles n'ont pas la cérébralité des héroïnes d'Ibsen, et qu'il se trouve parmi elles des Philamintes ou des Belises, il est des circonstances où le bon sens du bonhomme Chrysale déteint sur elles. Voilà: ce sont des mères, des épouses — mon Dieu, oui, parfois de simples compagnes (et j'avoue que ça ne m'indigne pas outre mesure) — des fiancées ou des soeurs. Elles ont au front un fils, un mari, un ami, un frère. Il est brave et c'est de cette bravoure-là qu'est faite leur fierté à elles. Elles savent qu'à chaque instant peut leur parvenir la nouvelle de sa mort. Cette préoccupation exclut toutes les autres et elles n'ont que faire de penser & de vaines parlottes. Cependant la paix leur rendrait ce père, cet époux, ce fils tant aimé. Croyez-vous? Car si en rentrant, boueux et plein de poudre, sanglant, épuisé, mais valide encore, celui qu'elles admirent comme un hércs devait ne point supporter la question de leur regard et réuondre en baissant la tête qu'il avait abandonné la partie alors qu'il pouvait combattre encore, cet homme, brusquement, serait devenu un étranger. Barbarie abominable1? Hé! pour ne pas descendre de ces femmes des Cimbres qui immolaient leurs enfants avant de s'égorger elles-mêmes devant les soldats de M anus épouvantés , elles ne trouvent pas que la vie mérite d'être conservée au prix d'une indignité. Etant filles d'innombrables générations qui ont filé la laine, elles n'ont pas beaucoup lu dans les livres mais elles sont de sens droit et elles portent le coeur à la bonne place. Et sans qu'elles s'en doutent, depuis l'humble servante jusqu'à la grande dame, confondues aujourd'hui dans un même élan de patriotique fierté, toutes recèlent dans leurs veines de ce bon vieux sang latin qui faisait les Cornélie, mère des Gracques. Mais vous, Mesdames du Congrès de la Paix, vous êtes neutres. Votre point de vue, si on peut dire, devant l'effrpyable entr'-égorgement auquel nous assistons aujourd'hui, n'est pas le même que celui de nos femmes ou de nos soeurs. Vous voulez même pousser cette neutralité jusqu'à vous interdire de discuter les causes de la guerre, la manière dont elle est conduite et la responsabilité qui incombe aux belligérants. Soit. Mais croyez-vous qu'il soit bien neutre de demander la paix sur le champ puisque cette paix dans les circonstances actuelles ne pourrait profiter qu'à un seul, sanctionner la violence et l'injustice. Je ne sais pas si vous êtes toutes jolies, si vous avez fait beaucoup d'enfants, ni quel âge vous avez. Mais les prospectus que vous répandez à profusion m'apprennent que votre activité se manifeste dans une foule d'oeuvres sociales dont l'utilité me paraît incontestable. Ainsi, panni les membres de ce que vous appelez le ,,comité de sympathie" je trouve le nom de la distinguée présidente du comité pour la réformation sexuelle (?) J'avoue à ma honte ne pas très bien comprendre à moins que je ne comprenne trop... Ca me paraît dans tous les cas prodigieusement intéressant, à tel point que je me demande comment une personne qui s'est imposé la. tâche de réformer les sexes veuille encore s'occuper d'autre chose.-* Aussi je me permettrai de vous donner un bon conseil: ne lâchez pas nos sexes, Madame, car on frémit à l'idée de la catastrophe qui pourrait se produire. Et puisque vous avez la chance d'être la citoyenne d'un pays neutre-que vous n'avez pas là-bas, sur l'Yser ni en Champagne, un être cher dont le souvenir vous torture, quand vos sexes vous laisseront un peu de repos songez à vos soeurs, vos soeurs belges, françaises, anglaises, russes, serbes — allemandes et autrichiennes aussi — qui n'aiment tarit leur père, leur mari, leur amant que parce qu'elles en ont fait le sacrifice, et dont le coeur, assez grand pour s'emplir une vie durant de la mémoire d'un mort, ne pourrait s'ouvrir à un vivant qui fut indigne de vivre. Charles Bernard. AVIS. Nous serions reconnaissants à nos abonnés qui reçoivent leur journal par la poste et dont l'abonnement expire le 1 mai, de bien vouloir nous envoyer un mandat-poste de fl. 1.50 en mentionnant sur le mandat poste: Renouvellement d'abonnement. Comme chez eux! 4 Le document que nous publions ci-dessous, prouve, de toute évidence, que les Allemands agissent comme si l'annexion de la Belgique était chose faite. Répondons-leur avec sérénité que leur expulsion est une question de durée, peu de choses en vérité, mais qu'il n'en est pas moins vrai qu'en gens prudents, il serait bon qu'ils fassent dès à présent leurs valises. A monsieur le secretaire général du ministere de l'agriculture et des travaux publics, J. mannebach, a Bruxelles.Je vous prie de bien vouloir communiquer sans retard ce qui suit à tous les agents du Ministère de l'Agriculture et des Travaux Publics à Bruxelles, et dans les provinces de Brabaiit, Hainaut, Anvers, Flandre Orientale, Namur, Liège, Luxembourg* et Limbourg : 1. Le gouverneur-général a décidé au, sujet de la continuation du fonctionnement des ministères belges dans les régions occupées, que les anciens ministres n'ont plus de pouvoirs administratifs, la puissance légale dérivant du droit d'occupation exercé par l'administration allemande, en même temps, l'exercice des droits et attributions des JVfcinistres de l'Intérieur, de l'Agriculture et des Travaux Publics, des Sciences et des Arts, de la Justice, des Finances et de l'Industrie et du Travail a été conféré au chef de l'administration près du gouverneur-général. Pour le Ministère de l'Agriculture et des Travaux Publics, le chef de l'administration à nommé respectivement comme référendaires généraux, M. Kauf-mann, Geheimer Begierungsrat, et M. Dege-net, Regierungs-und-Baurat, qu'ils représenteront pour surveiller et diriger les affaires du département. Le pouvoir disciplinaire sur* les agents du ministère est exercé par le chef de l'administration. 2. La construction, l'entretien et l'exploitation des voies navigables naturelles et artificielles (rivières et canaux), l'entretien des autres cours d'eau, la construction et l'entretion des routes de l'Etat et des routes provinciales et chemins (y compris les chemins de fer à voie étroite y établis) ainsi que la construction nouvelle, la reconstruction et l'entretien des ouvrages d'art sur les voies navigables, les cours d'eau, les rutes de l'Etat et les routes provinciales et chemins, dépendent, dans les régions administrées par le gouverneur-général, de la direction des travaux (,,Bau-Direktion") près du gouvernement-général. Le commandant de la ,,Bau-Direktion" est le colonel Bock, et son dirigeant technique le capitaine Spercer, qui "ont pour collaborateurs des fonctionnaires allemands supérieurs du service des .voies navigables et des routes. Dans la Flandre Orientale, dont l'administration incombe en ce moment à l'Inspection d'étape de la 4e armée, c'est la ,,Bau-Direktion" de l'étape à Gand qui est compétente pour les branches d'administration spécifiées ci-dessus, en tant que cette Inspection d'étape ne prenne pas d'autre décision à ce sujet. 3. Los agents et employés du Ministère de l'Agriculture et des Travaux ^Publies ont pour devoir de donner suite immédiate et complète aux dispositions du service prises par les services allemands désignés aux nos. 1 et 2. La rèsponsabilité des dispositions arrêtées est supportée par le service qui les décrète. Les agents belges sont libres de faire rapport - à leurs chefs immédiats sur les ordres reçus, mais ceux-ci n'ont pas le droit de formuler des objections à leur sujet. L'exécution des ordres ne peut subir de ce chef aucun retard. Les décisions de la ,,Bau-Direktion" près du Gouvernement Général et celles de ses agents sont adressées, par communication directe avec les ingénieurs en chef-directeurs, à ceux-ci ou respectivement à leur représentant, et, en cas de nécessité, également à leurs subordonnés. Ce faisant, on s'efforcera autant que possible, de se conformer aux décisions et coutumes belges en vigueur jusqu'ici. Tous les agents du Ministère et des Administrations de son ressort qui ont remis la déclaration demandée et dont le maintien en fonctions est de l'intérêt du pays et de l'intérêt de l'administration allemande, restent en service et continuent à toucher leur traitement antérieur, en tant que leur propre façon de se comporter n'exige pas de prendre d'autres mesures. Il en est ainsi dans l'hypothèse où tous les agents continueront dans l'intérêt du pays et ses habitants, à remplir fidèlement et consciencieusement leurs fonctions et à se conformer de bonné volonté et ponctuellement aux dispositions "de service de l'administration allemande. Les agents qui contreviendraient à ces obligations auront à supporter les suites de leur façon d'agir et seront personnellement responsables et punissables de détention pour tout préjudice. 4. Le dernier terme pour la remise des déclarations demandées aux agents par ordonnance du 30 novembre dernier, lia 465, du chef de l'Administration, a été fixé au 10 mars prochain. Passé ce délai, les agents qui n'auront pas remis leur déclaration au président de l'Administration civile allemande seront considérés comme ayant refusé de continuer leur service. Pour le Chef de l'Administration. . iSigné) MEHLKORIf En Belgique. A Bruxelles. L'association mutuelle belge industrielle et commerciale contre les risques de guerre. C'est le titre d'une association qui s'est fondée à Bruxelles, sous la présidence de M. Ojner Lepreux, Directeur à la Banque Nationale de Belgique, et la vice-présidence de M. Michel Levie, ancien Ministre des Finances, Président de la Société nationale des Chemins de Fer vicinaux, et de M. E. de Brabander, Directeur à la Socitété Générale de Belgique. j Le but de la société est a) ,,d'indemniser j ses membres, dan9 la mesure des fonds disponi- j bles, de tout ou partie des pertes résultant j pour eux d'incendie ou destruction par faits de guerre, révolution ou émeute, conséquence directe de la guerre à l'exclusion de tout autre risque ; et b) antérieurement à la liquidation des indemnités que payeraient les pouvoirs publics, do leur faire, dans la même mesure, une avance à-concurrence de 70 p. c. au maximum du montant de9 sinistres". Pourront faire partie de la Société : lo. les industriels, agriculteurs et négociants (propriétaires, locataires, créanciers hypothécaires, usufruitiers, en général toutes personnes titulaires d'un droit réel) pour leurs usines', fermes, bâtiments, mobiliers, matériels et magasins situés en Belgique, à la condition que l'ensemble des risques assurés par un ou plusieurs intéressés à la conservation d'un même immeuble représente, contenant et contenu, une valeur d'au moins 200,000 francs, si cet immeuble est situé dans l'agglomération bruxelloise ; 2o. Tous propriétaires 'et locataires d'immeubles situés en Belgique, même non affectés à un usage industriel, agricole ou commercial, ainsi que les' titulaires de droits réels, sur ces immeubles eux-mêmes ou le mobilier y contenu, mais sous la condition ci-dessus. L'adhérent s'engage: lo .A payer une cotisation dont *îe montant est fixé par le conseil d'administration par application du tarif établi. ,,Le paiement de 1/20e de cette cotisation est exigible lors do l'admission. Le restant doit être payé à l'ouverture de la liquidation sur appel des fonds fait par décision du conseil d'administration.Pour garantir ce dernier paiement, l'assuré fournira telles cautions que le conseil d'administration ,sur avis du comité permanent, jugerait nécessaires. 2o. A subroger l'association dans ses droits à celles des indemnités qui pourraient lui être accordées par les pouvoirs publics, du chef des objets assurés à concurrence de ce qu'elle aura.it payé elle-même et à lui donner pouvoir d'exercer tous les droits qui lui comprimeraient du même chef, sauf compte à rendre. Le comité permanent est présidé par M. Amédée Bégault, l'actuaire connu ; les membres sont : MM. Descamps, Oury, Pelgrims, industriels, et notre confrère Eugène Tardieu ; L. Ouvrez de Groulart est le directeur de FAssociation. * * * Association mutuelle bruxelloise contre les risques de guerre. C'est le titre d'une association qui s'est également fondée à Bruxelles sous la présidence de M. Omer Lepreux, Directeur à la Banque Nationale de Belgique, et la vice-présidence de M. E. de Brabander, Directeur à la Société de Belgique. Le but de la Société est d'indemniser ses membres de tout ou partie des dommages résultant d'incendie ou de destruction par faits de guerre, émeute ou révolution, à l'exclusion de tous autres risques. Ses opérations sont limitées à la ville de Bruxelles et aux communes de l'agglomération bruxelloise ci-après n'nommées: Anderlecht, Auderghem, Etter-beek, Evere, Forest, Ganshoren, Ixelles, Jette, Kockelberg, Laeken, Molenbeek-Saint-Jean, Saint-Gilles, Saint-Jose-ten-Noode, Schaerbeek, "Uccle, Watermael-Boitsfort, Woluwe-Saint-Lambert et Wohuve-Saint-Pierre. Pourront faire partie de la Société: lo. Les propriétaires d'immeubles; 2o. Les locataires d'immeubles, agissant à défaut du propriétaire empêché ou absent; 3o. Les entrepreneurs de constructions ayant en vue d'assurer leurs ouvrages', soit jusqu'au jour de leur agréation, soit pour toute la durée de la giflftre. Les locataires et entrepreneurs faisant partie de l'association; sont personnellement tenus envers la Société du 'paiement des cotisations sauf, le. cas échéant, leur recours contre les propriétaires ; 4o. Les créanciers hypothécaires, pour autant que l'immeuble n'ait pas été assure con- v tre ce risque spécial par le propriétaire ; 5o. Les locataires d'un bâtiment non assuré, propriétaires d'un mobilier et ou de marchandises. L'adhésion des membres de l'Association se constate par l'apposition de leur signatufe au bas des statuts. En outre, l'assurance est établie par un acte en double exemplaire, contenant le texte des statuts, les nom, prénoms, profession et domicile de l'assuré, la qualité dans laquelle il agit, le lieu ou peuvent lui être valablement faites toutes notifications, la situation de l'objet assuré, la partie de la cotisation payée comptant'et le montant total de l'engagement. • Chacun des exemplaires est revêtu de la signature d'un administrateur et du directeur d'une part, de l'assuré d'autre part. L'adhérent s'engage : lo. A payer une cotisation dont le montant est fixé par le Conseil d'administration suivant tarif établi. Le paiement d'un vingtième de cette cotisation est exigible avant l'admission.L'adhérent 6'engage a effectuer, si besoin est, au moment de l'ouverture do la liquidation (fixée à 6 mois après la signature de la paix entre la Belgique et les puissances avec lesquelles elle est actuellement en guerre), le versement de tout ou partie du restant de la cotisation. L'assurance des mobiliers et ou des marchandises n'appartenant pas au propriétaire de l'immeuble dans lequel ils se trouvent, peut être acceptée à condition que la cotisation Lsntière jipit payée .avant l'admission ou que l'assuré paie le vingtième de la cotisation en fournissant pour le surplus une garantie acceptée par le Conseil d'administration. Le Conseil est composé de MM. G. Adan, Bruxelles; A. Bégault, Ixelles; A. Bourgeois, Bruxelles-Midi ; A. Dumont Saint-Gilles ; L. Fontaine-Vanderstraeten, Bruxelles; E. François, Bruxelles; J. Lefebvi;e-Peeters, Bruxelles; G. Maukels, Bruxelles; L. Monnoyer, Bruxelles; P. Otlet, Etterbeek; J. Rampel-bergh, Bruxelles; H. Stocq, Ixelles; E. Tardieu, Ixelles ; J. Vandeuren, Ixelles; M. F. Devaux, est le Directeur de l'Association. La Direction pour l'Angleterre, la France et la Hollande est établie à La Haye, 25 Jan van Nassaustraat. Les Belges résidant actuellement' dans u^i de ces pays sont priés de s'y adresser pour s'affilier à l'une des 2 Associations ou pour toute demande de renseignements.A Anvers. ,,La Presse" est un journal talon rouge. Il est d'une exquise politesse vis-à-vis de ses maîtres. La crainte du fouet, sans doute? N'imprimait-il pas récemment: L'agence Wolff nous prie d'insérer ce qui suit: Le respect du gouvernement allemand en Belgique pour la langue flamande résulte du fait que partout des cours de flamand sont donnés aux officiers allemands. Depuis quatre semaines un cours de langue est donné ici par le docteur Schowat-ter, le traducteur du ,,Lion de Flandre" de Conscience, l'auteur des ,,Souvenirs du Président Kruger" et l'interprète des généraux boers lors de leur voyage en Allemagne, actuellement prédicateur militaire pour la province d'Anvers. Environ 50 officiers ont participé à son cours. Que pensez-vous du ,,nous prie d'insérer" ? Quant aux officiers allemands qui apprennent le flamand, ils feraient bien de se hâter de parfaire leurs études le plus vite possible. Il y a de grandes chances pour qu'ils achèvent leurs leçons à Aix ou à Cologne, malgré l'affaire d'Ypres! * * * ,,La Belgique", que» les frères Iiutt ont fait reparaître à Bruxelles, publie les lignes suivantes, se rapportant à la dernière réunion du Comité provincial de Secours et d'Alimentation. Son président, M. Louis Franck, a prononcé un discours très applaudi, cù il a passé en revue l'oeuvre créée par M. Solvay et si brillamment dirigée 'par M. Francqui, du Comité National de Secours et d'Alimentation et de la ,,Commission for relief", et signalé la complexité du problème et l'énorme effort accompli. 'Ha exposé ensuite l'organisation pratique et commerciale adoptée à Anvers. Un bureau commercial a été placé à la tête de la section d'alimentation et un buïeau technique et administratif à la tête de la section de secours. M. Ed. Bunge, le grand négociant dirige le premier, aidé dans cette tâche par M. Friling. M. Car-lier, directeur de la Banque Nationale, dirige le second. S'occupant de, la situation des milieux financiers et commerciaux et de leur attitude pendant la guerre, M. Franck a dit: ,,Je constate avec satisfaction que de nouveau la Haute banque et le grand .commerce anversois, sollicités par M. Bunge et M. Carlier, nous ont apporté le plus généreux concours. Quelle réponse aux déclamations faciles parfois entendues en temps de paix ! Le peuple saura reconnaître les services rendus et ceux-ci seront un gage de paix sociale." M. Franck a ensuite passé en revue les différentes oeuvres qui ce rattachent au Comité National — aide aux familes des miliciens, aide aux familles d'officiers et de sous-officiers et gendarmes, aides aux artistes. Parlant de la question de l'enfance et des efforts en vue du placement à l'étranger d'orphelins et de petits Belges malheureux, il s'est exprimé dans les termes suivants, vivement applaudis : ,,D!ans un sentiment humanitaire, assurément digne de \out éloge, il s'est formé 3, l'étranger des institutions qui s'efforcent de recueiller en Belgique les enfants dont les parents ont péri au cours des événements de guerre ou qui, pour d'autres causes, ne se trouvent pas en état d'élever leur progéniture. Dtes milliers d'enfants ont été envoyés ainsi au delà de nos frontières. Je ne mets pas en doute le caractère philanthropique de ces oeuvres : je rends hommoge à la générosité, au désintéressement de leurs promoteurs, aux mobiles élevés qui les inspirent; mais nous aussi nous avons des devoirs : le sentiment du Comité National est que dans uSi pays comme la Belgique nous devons veiller nous-mêmes au sort de ces enfants infortunés. J'estime que nous n'en sommes pas au point de laisser exporter les générations nouvelles. Même s'il n'y avait pas de pain pour tout le monde, il devrait toujours y en avoir pour les enfants, et surtout pour ces enfants-là." Après avoir parlé des projets d'interven-de l'Oeuvre de Secours, il énumère lesNmo-des divers de l'aide que fournira cette section : ,,aux femmes d'officiers, aux femmes de*sous-offioiers, aux femmes de gendar- , mes, aux femmes de caporaux; aux fera- j mes de volontaires de carnère; aux fem- j etc. ; aux femmes de fonctionnaires et agents de l'Etat qui se trouvent sous les armes; aide et protection aux médecins et pharmaciens — surtout à la campagne — qui ont subi des dommages graves par suite de la guerre ; aide aux artistes : de nombreux peintres ,sculpteurs, musiciens se trouvent depuis des mois dans une si- , tuation voisine de la misère. Il a terminé son discours ainsi : ,,Je vous ai fait l'énumération des tra- -yaux qui ont été entamés ou accomplis en < quelques semaines ici et ailleurs dans le < pays. Ils représentent une politique féconde de solidarité, d'initiative et de généreuse entente entre tous les hommes de dévouement. J'espère, Messieurs, qu'ils auront votre approbation. Je fais appel à ■ votre concours pour nous aider dans cette < oeuvre, qui s'efforcera, pendant que nos soldats se battent et se sacrifient pour la patrie, de protéger le foyer, nos classes laborieuses et les générations de demain!" L'assemblée a souligné par des acclamations unanimes ce vibrant appel. i A L ouvaln On lit dans le ,,Lokal Anzeiger"-l'article dont voici un extrait, d'un certain docteur Wieprecht: ,,Avant que le train entre en gare on voit ; déjà à droite et à gauche de la voie des mon- | ceaux de ruines qui recouvrent l'emplacement de tout un quartier. C'est en effet près de la gare qu'une bande de fanatiques sournois, agissant suivant un plan concerté, assaillirent traîtreusement les troupes allemandes qui faisaient leur entrée dans la ville, et c'est pourquoi notre artillerie réduisit cette partie de la cité en cendres et en poussière. . „Les rapports entre les soldats et la popu- ; lation restent très tendus. Ce n'est pas que nos ptfstes soient assaillis ou qu'une résistance ouverte se manifeste, mais les vainqueurs et les vaincus restent étrangers les uns aux autres et on peut clairement lire la haine sur le visage de tous les bourgeois. ,,L'opinion que les gens de Louvain peuvent avoir quant aux causes et quant a la justice dp. 6ort que nous leur avons infligé peut heureusement nous laisser aussi froids que les criailleries des journaux étrangers. S'ils ne peuvent oublier la sanglante leçon que nous avons imposé à leur ville, nous ne pourrons pas davantage oublier la basse lâcheté par laquelle ils ont provoqué notre vengeance. ' ' Ce docteur Wieprecht étant atteint, paraît-il, d'aliénation mentale, oes quelques lignes n'ont pas grande portée. Et la meilleure preuve que c'est le récit d'un toqué c'est que les Allemands sont entrés à Louvain le 18 août et que c'est le 25 seulement que commença le sac de la ville, lorsque toute l'armée allemande en marche sur Bruxelles l'eût traversée. Quant à la phrass: ,,C'est pourquoi notre artillerie déduisit cette partie de la cité en cendres et en poussière", elle atteste, en effet, le triste état de santé de son auteur. La ville n'a nullement été bombardée, mais brûlée avec méthode, par les soins de compagnies de pionniers armés de bidons de benzine et de pastilles incendiaires, — une preuve tellement éclatante de la préméditation que celle-ci ne doit plus être discutée. Du bist krank, doktor, du musz nach Berlin..»A Ciney, La principale ressource de Ciney avant les événements consistait dans ses foires, bien connues au loin et au large et par delà les frontières. Elles avaient lieu à date fixe, deux fois par mois. La circulation d'argent qu'elles provoquaient était grande: dès la veille et même dès l'avant-veille, marchands, hôteliers, cafetiers et boutiquiers de toutes espèces s'y préparaient à l'envie. Une vie intense animait nos rues encombrées de gens et de bêtes dès l'aube, pour décroître insensiblement vers midi et reprendre le lendemain son allure plutôt monotone de petite ville bien sage de province. Un marché au bétail s'est tenu pendant quelques vendredis depuis l'odieuse invasion des Allemands: les bêtes y ont été achetées au poids et au prix de fr. 0.95 à 1.05 le kilo, poids vivant. Bon nombre ont été achetées et ont quitté la localité, le reste doit partir d'un jour à l'autre. Ce marché était oin d'être aussi vivant que ceux d'autrefois. Même ici, le poids de la botte allemande se faisait sentir. A Wetteren Depuis le 1er août, la commune a distribué 120.000 francs aux pauvres. Elle a dû faire un • nouvel emprunt, pour lequel les bourgeois ont souscrit 40.000 francs. Chaque semaine, il est distribué 18.000 litres de soupe, 5000 pains et 10.000 kilos de pommes de terre. Chaque quinzaine, on distribue des vêtements. La ration journalière octroyée par l'administration communale aux indigents consiste en un demi-litre de soupe, 200 grammes de pain et un demi-kilo de pommes de terre. _ Les malades reçoivent du pain blanc, du bouillon et du lait. C'est 5000 francs par semaine que l'entretien des indigents coûte. Ceux-ci sont au nombre de 6000. On a ouvert sur le Grand Marché une maison de yivres américains.,,. k La raix eues femmes. Le Congrès international des femmes, jui tient aujourd'hui sa première séance à La Ëaye, sera, à n'en pas douter, un lamentable :iasco. C'était du reste à prévoir, et seules pielques-inconscientes ont pu se bercer de foies illusions à cet égard. ,,Aucune femme russe ou française ne participera à ce congrès, écrit le ,,Daily Mail", it les 70 ou 80 Anglaises, qui se sont déléguées >lles-mêmes pour représenter la Grande-Bretagne, n'ont pas encore trouvé le moyen de traverser le détroit, le service des passagers ftitre l'Angleterre et la Hollande étant suspendu. Toutes informations nous ont été refusées concernant les moyens dont ces dames comptaient se servir pour surmonter les diffi-:ultés du transport. L'on parle, paraît-il, d'af-rêter un bateau, le chargeant avec une cargaison de contrebande de congressistes, qui passerait à travers les mailles des patrouilles les côtes anglaises, en se confiant à la cour-x>isie des sous-marins allemands. On raconte ùissi, mais que ne raconte-t-on pas, que plusieurs déléguées parmi les plus âgées se proposaient de .prendre des leçons de natation en cours de route. Il paraîtrait qu'une autre rai-ion^, très grave également, empêcherait nos excellentes pacifistes de se mettre en route, il eur manquerait les. passeports indispensables et qui leur seraient refusés. Mfs. Cécile Chapma.n, parlant dans une assemblée de la Ligue du suffrage pour les fenj-nes, et exprimant sa surprise et ses regrets de ce que certaines de ses compatriotes songeaient i se rendre au congrès de La Haye, fut interrompue par une assistante qui lui dit: ,,Les passeports orut été refusés." Mrs. Chapman répondit qu'elle serait très leureuse s'il en était ainsi. De la lecture de ces lignes, extraites du journal londonien, il est à supposer que la-délégation anglaise brillera par son absence. D'autre part, les femmes françaises invitées i se faire représenter au congrès en question >nt décidé de ne pas se rendre à cet appel. Le Conseil national des Femmes françaises et .'Union française pour le suffrage des femmes ent rédigé à ce sujet un manifeste qu'elles ont idressé au congrès. Voici quelques passages de ce manifeste que nous reproduisons d'après une traduction hollandaise : ,,C'est peut-être la première fois qu'un Congrès de la Paix se réunit sans que la France y participe. Nous sentons la portée de cette abstention et cependant nos féministes indépendantes et nos associations sont unanimes à iéclarer qu'elles ne peuvent accepter le programme qu'il propose. Comment pouvions-nous nous trouver réunies rvec des femmes de pays ennemis pour reprendre l'oeuvre qui a été arrêtée d'une manière si tragique? Ont-elles blâmé les méfaits de leur gouvernement, les violations des principes du droit les gens commises par leurs dirigeants? Outilles protesté contre la violation de la neutralité de la Belgique, contre les méfaits commis par leur armée et leur flotte? Si elles ont fait entendre des protestations, celles-ci ont été trop faibles pour nous pa'rve-oir à travers les régions ravagées et souillées. Vous toutes qui connaissez la France, voir connaissez quels ont été les fruits que npus ont rapportés nos tendances pacifiques. Nous rêvions de paix et de rapprochement 2t nous ne pouvions croire ceux qui nous montraient le danger, do plus en plus pressant, lui nous menaçait de l'autre côté de la frontière. Nous sommes instruits par l'expérience 3t nous ne reprendrons notre propagande en Faveur de la paix que lorsque la paix prochaine aous aura donné des garanties suffisantes contre la menace de l'esprit de conquête et la domination d'un peuple. Nous avons appris avec une douloureuse stupeur que vous vouliez proposer un armistice. OoAiment pouvions-nous aocueillir cette idée, nous qui avons encore une partie de nos provinces sous le joug dé l'envahisseur et qui pensons au martyre de la Belgique qui dure toujours? Les femmes françaises qui portent avec fierté le deuil de ceux qui sont morts pour la défense de la patrie et qui conserveront leur mémoire à jamais, sont fermement résolues à soutenir la lutte aussi longtemps qu'elle sera jugée nécessaire. Attachée^ étroitement à ceux [jui combattent et qui meurent, elles ne sauraient parler de paix avant que lo but final, la victoire décisive et libératrice soient pleinement atteints. On a dit que la France était divisée avant la guerre. Celle-ci l'a trouvée unie indissolublement et unanime devant une tâche qui dépassait celle de sa propre défense. Les femmes de France veulent que cette union demeure intacte." Voilà d'admirables parples et que nous sommes heureux de communiquer aux lecteurs et surtout aux lectrices de l',,Echo Belge", convaincus' comme nous le sommes, que tous et toutes seront reconnaissants aux Françaises do leur noble attitude. J. N. i**,* Lectures profitables. III. Allocution de l'empereur d'Allemagne aux recrues de Potsdam, en temps de paix : ,,Recrues, rappelez-voi^ toujours que l'armée allemande doit être prête à combattre les ennemis qui pourraient surgir au milieu des nôtres, aussi terribles que ceux de l'étranger. Aujourd'hui l'incrédulité et le mécontentement rampent dans le pays à un degré inconnu jusqu'alors. En conséquence, vous pouvez être appelés d'un moment à l'autre à tirer sur les membres de votre propre famille ou à sabrer père, mère, frères ou soeurs. Mes ordres à ce sujet doivent être exécutés avec entrain et sans murmurer, comme tout ordre que je donne. Vous devez faire votre devoir sans écouter la voix de votre coeur. Et maintenant^ allés vers vos nouvelles :Qt>U gâtions 1 "j

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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