L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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20 augustus 1915
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s.n. 1915, 20 Augustus. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 25 oktober 2021, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/dv1cj88p0m/
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1ère Antlêl V°. 301 S cents cio Centimes) VerscSrecSi 20 août 1915 L'ECHO BELGE [ L'Union fait la Force. Journal Quotidien du matin paraissant à Amsterdan Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent être adressées eu bureau de rédaction: N.Z. VOORBUHOWAL 234-240 Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef : Gustave Jaspaers. „ ., , . . ( Charles Bernard, Charles Herbie4, Comité de Rédaction: { „ , , ( René Chambry, Emile Pamparé. Pour ïes annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du journal: N.Z. VOORBURGWAL 234-240. Téléphone: 1775. Abonnement I En Hollande H. 1.30 par mois, payable par anticipation \ Etranger fi. 2.00 „ „ Et la Russie? Idws un de ses derniers numéros, le „Vor-waerts" veut bien me prodiguer ses conseils- ie dois me méfier de mon tempérament, m'abst«nir d'escalader trop souvent la tribune ne pas me laisser aller a dire des choses auxquelles le bon sens ne peut pas souscrira" et surtout prendre garde de n etre pas plus ministre d'Etat que socialiste ! [Certes on veut bien le reconnaître, en tant que' Belge, j'ai droit à quelqu'indul-genco. Nous avons, tout de même, des raisons pour être hors de nous. Il y a, en notre faveur des circonstances atténuantes. L'invasion de la Belgique ne laissa pas d'avoir été une opération de police un peu rude. Mais la patience de nos ,,genossen" d'Outre-Khm a, néanmoins, des limites et Je viens, parai fc-il, de la mettre à de rudes épreuves. KD'abord, j'aurais dit, le 14 juillet à St.-Deuis, cette sottise énorme que ,,l'empire Hlss;' était une force de libération". : Ensuite, je me serais permis de prendre ■ parole à Londres, dans un meeting socia-jjftte, ou nos camarades de l'Independent «ibour Party n'étaient pas représentés. ■Sur ce second point, passons condamnation. Je n'ai pas parlé au meeting socialiste du Queen's Hall, parce que j'étais à Milan, iâais je în'e proposais d'y parler, non pas, tien entendu, comme président du Bureau Kialiste international, mais comme militant lige, avec Cachinf avec Hyndman, avec lodge, le Chairman du Labour Party. Et, ii j'y avais parlé, je n'aurais pas dit autre ïhose que ce que les délégués de l'I. L. P. lient dit, avec nous, dans la résolution de Londres. Quant à l'autre grief, je me fais un îevoir de reconnaître que, si j'avais tenu le tangage qu'on me prête, le ,,Vorwaerts" l'aurait pas tort de me taper sur les doigts. Seulement, je n'ai jamais rien dit de iureil et, au lieu d'épingler un membre de Shrase dans un compte rendu écourté, il eût été équitable de-faire quelque crédit à mon bon sens. ■Ce n'est pas du gouvernement russe que j'ai parlé à St-Denis, c'est du peuple russe. ••"Nous savons bien que, pendant les pre-niers mois de la guerre, tout au moins, les lirigeants en , Russie n'ont rien appris et ien oublié: les Finlandais, les Polonais, les uifs, les membres des premières Douma, es révolutionnaires rentrés d'exil pour se [lettre au service du pays et déportés en Bbérie sont là pour nous le dire. i Mais il fa'y a pas que le gouvernement. 1 y a le peuple russe que nous aimons, que u&us admirons, dont nous saluons l'héroïsme ippassible et tenace. L'an dernier, à Pétersbourg, quelqu'un me ttsait: ,,La Russie est la plus grande'démo-latié du monde, dirigée par une colonie lemande qui est la Cour". ■Il y a du vrai, beaucoup de vrai, dans Itte définition paradoxale. ■ Tous les réactionnaires de l'entourage B tsar ne sont pas des Junker d'origine ffiemaftde, des provinces baltiques, mais ou les Junker de la Baltique sont des «actionnaires de la pire espèce. 0' autre part, pour oe qui est du peuple ' uss-?, j'ai dit qu'il y a plus de force révo- . utionnaire dans le petit doigt d'un * ouvrier de Moscou ou de Pétersbourg quV dans le corps, le coeur et le cerveau, tous j ensemble, d'un membre de la majorité du ] Vorstand allemand. • Or, le peuple russe tout entier — je ] léglige des exceptions infimes — préfère j a. guerre avec le tsar à la paix avec le ( :aiser. Il se rend compte que cette guerre < |est pas une guerre dynastique mais une ] jtèrre nationale, d'où il attend sa propre £ le ration. c |0n m'objectera sans doute que si, de- i mis quelque temps, on a dû en Russie aire quelques concessions à l'esprit libé- i al, reconnaître à la Douma sa part, re- i fcirir aux services des Zemtvos et des gran- c es municipalités, ce n'est pas à cause ? es victoires, mais bien des défaites des r piées russes. s ■Je n'en disconviens pas. J'admets que 1 I défaites du tsar servent en .ce moment < [cause de la liberté en Russie, comme la \ [faite du kaiserisme servirait la cause de ] r liberté en Allemagne. Mais, avec Kro-jtkine, avec Plekhanoff, avec Alexinsky ( | dont tout le monde devrait lire le livre t intéressant: La Russie et la Guerre —, ( ai la conviction que la défaite finale de [ Russie serait la réconciliation du knout [ de la schlague, tandis que sa victoire Me, gagnée par la nation, profitera à la [tion. [Au surplus, quand nous parlons d'une «rre de libération, quand nous disons le la Quadruple Alliance se bat pour la *rté, et qu'on nous dit: ,,Et la Rus->1" je ne me borne pas à répondre: ,,Et Belgique?"; je demande que l'on cornue les deux blocs en présence. iHns l'un je trouve avec le tsar, mais issi avec \e peuple russe, tout c© qu'il y a > nations libérales en Europe. Dans jutre, après l'abdication de la Social imocratie, il 113 reste que les représentas des trois absolutismes, tempérés par ^caricature de régime parlementaire: ^ yUlnô II*. François-Joseph^ Maho- c ol la, v^ua/urupie -tniaauoe 1 cuupui t-c, jto influences libérales, par la force du nombre, y prévaudront. Si, pour le malheur de l'Europe et du monde, les monarchies centrales flanquées du Grand Turc devaient l'emporter, c'en serait fait pour longtemps de la démocratie en Europe. Voilà, ou à peu près, ce que j'ai dit à St-Denis ou ailleurs. Le ,,Vorwaerts" me conseille de ne plus le faire. Je le remercie de ses conseils. Mais je ne les suivrai pas. Tout le monde n'aime pas à être muselé. fî me demande aussi ,,d'agir plus favorablement sur les camarades français qui sont manifestement très fort sous mon influence." C'est me faire vraiment trop d'honneur. La vérité est que, Belges et Français, nous sommes unis comme les doigts de la main pour nous défendre contre une même agression, et que nous resterons unis, quoiqu'il arrive, pour nous défendre et pour nous libérer". Emile Vandervelde. Il y a un ml 20 août 191!/.. — Dans la Haute-Alsace, Altkirch et Guebivïller sont occupées par les Français. En Lorraine, les troupes fran- ; çaises, se heurtant à Morliange à des forces allemandes considérables, doivent se replier, j Nomeny tst bombardée, puis occupée par ; les Allemands, qui commettent de nouvelles atrocités. L'aviateur français Fiuch jette des bombes sur le hangar de Frescaty, à Metz, et y détruit un Zeppelin. Entré'e de la cavalerie allemande à Bruxelles et retraite de Varmée belge sur Anvers. Les Russes occupent Goldap et Lyck et avancent sur Koe-nigsberg (Prusse orientale) et sur Lemberg ( Galicie ). R La liielice ie Rcsika- Les femmes pacifistes ont de la persévérance. Le fiasco du congrès de la Haye ne leur a pas ouvert les yeux sur l'inanité de leur entreprise. Elles vont à travers tout, bravant la logique et le ridicule. C'est à se demander, vraiment, si le but qu'elles poursuivent est aussi désintéressé qu'elles veulent bien le faire croire. Dans la Paix qu'elles servent, nous avons déjà reconnu cette bonne vieille Germania, .joufflue, maf-flue et mamelue, et qui a des façons de brandir le rameau d'olivier comme un sabre de cavalerie. On se souviendra qu'après. leur parlotte de la Haye, où la voix des femmes françaises fut si scandaleusement étouffée, ces laines s'en furent rendre compte de leur nission à Berlin. Nous ne pensons pas qu'elles furent reçues à Paris ni à Londres. STou6 devons donc croire que leurs tentatives^ în faveur d'une paix qui ne tiendra nul :ompte des responsabilités de ceux qui ont iéchaîné la guerre, font partie de cet en-iemble de manoeuvres où l'Allemagne, qui ;ent échapper ,,la victoire" à chaque vic-oire qu'elle remporte, exerce la rouerie de es diplomates. La dernière, comme toute^ îelles qui l'ont devancée d'ailleurs, prête à •ire. Méfions-nous cependant de certains 'ésultats qu'elle pourrait avoir, après quoi •irait bien qui rirait le .dernier. Il s'agit tout simplement de faire discuter es conditions de la paix par les neutres, es belligérants eux-mêmes étant incapables l'un raisonnement sain. C'est Mme Rosika jchwimmer, 2me vice-présidente du Comité nternational des Femmes de la,Paix, qui a xpliqué ça à un de nos confrères du ,,Han-lelsblad", qui rapporte cet entretien avec nfiniment d'esprit. « Chacun croit combattre pour le droit, •vança Mme Radika, pardon, Rosika >chwimmer. Comme jlotre confrère l'arrêta l'un regard étonné, Doodika, pardon, Ro-ika, répondit: „Certainement, l'Allemagne ussi à cause de l'agression russe." Bref, elon Radika^Doodika-Rosika Schwimmer es neutres devraient se réunir en conférence n Hollande, qui est le pays Je plus ^neu-raal" de la terre, fixer les conditions de la >aix et les soumettre aux belligérants. a, supposer, objecta le reporter, que es conditions fussent l'évacuation de la Belgique et l'autonomie de l'Alsace-Lorraine, :royez-vous que la France accepterait ? — Certainement. — Et l'Allemagne? — Je ne sais pas ... Voilà, ^ cette bonne Rosika-Doodika ie le^ sait pas. De deux choses l'une: iu c est vrai qu'elle ne le sait pas t alors il est inutile pour elle de con-inuer cette mauvaise plaisanterie, ou elle ie le sait que trop et alors il est évident u'elle travaille pour le foi de Prusse. Pour nous, nous ne voulons retenir que eci: les neutres qui souffrent dans leurs in-éi/êts voudraient bien voir finir cette abominable guerre n'importe comment. Comme 'est l'Allemagne qui tend le rameau sym-clique, les neutres finiront par oublier que 'est aussi l'Allemagne qui a tiré le glaive. 5t l'Allemagne aura de cette façon les neu-res pour elle. Doodika-Radika-Rosika Ichwimmer ost certainement moins folle [u'on ne çroit. C. B. En Belgique. A Bruxelles. On poùrrait passer sous silence la dernière séance du Conseil communal de Sa,int* Josse-ten-Noode si un crédit de 6.000 francs n'avait été voté pour payer des indemnités dites ,,de vacances" aux instituteurs et institutrices intérimaires remplaçant depuis le commencement de l'année scolaire des membres du personnel enseignant, . éloignés de leurs fonctions par la guerre. Cela crée un précédent que d'autres communes, sans doute, ^'empresseront d'adopter. Un second crédit de 6000 francs a été voté en faveur de l'Oeuvre des restaurants à prix réduits. Enfin, une somme de 650' francs sera consacrée à l'achèvement des travaux à la plaine des jeux mise dès" à présent à la disposition des enfants fréquentant les écoles communales. * * * 'Nous lisons quelques .phrases bien envoyées à l'adresse de ceux qui ont fait emprisonner Mme Carton de Wiart, sous laj signature du sénateur français M. de Las-j Cases: ,,Mme Carton dé Wiart n'est accusée d'aucun acte, je ne dirai pas criminel, mais même incorrect; son seul crime est de se montrer une femme plus grande, dans l'infortime de sa nation, que ceux qui la tiennent 60us leur talon sanglant. ,,Pour qualifier cette conduite de ceux qui l'ont mise en prison, il n'y a pas de mot dans notre langue classique; il faut recourir au pur argot: c'est une muflerie." * * * L'attitude des Allemands à Bruxelles est toujours provocatrice. M. Capelle, sénateur, a été frappé à la figure parce qu'il : n'ava-it pas salué un officier allemand. . jj * * * Ci-dessous nous publions le texte de l'arrêté : concernant la saisie de l'avoine de la récolte" de 1915 en Belgique. Les ternies en sont assez i curieux. Art. 1er. Dans toute l'étendue du Gouvernement général, l'avoine de la récolte de 1915 est saisie dès l'instant où elle est fauchée, au profit de l'administration militaire. La saisie s'étend aussi à la paille. Après le battage, la saisie-de la paille'est levée. Chaque exploitant agricole ou chaque acheteur d'avoine sur pied est tenu de veiller à ce que son avoine soit récoltée soigneusement. Art. 2. Sauf les exceptions prévues par le 'présent arrêté, il est défendu : a) d'apporter des modifications aux stocks saisis; b) de disposer des stocks saisis par convention ou par contrat en faveur d'un tiers quelconque. Il est par conséquent défendu de les acheter, vendre, engager, donner à titre gracieux ou d'emprunter sur eux. Art. 3. Chaque Exploitant agricole qui, dans le territoire du Gouvernement. général, a cultivé de l'avoine en 1915 ou tout autre - détenteur d'avoine de la récolte de 1915 est obligé d'exécuter toutes les opérations ( y compris le battage) nécessaires à Ja bonne conservation des stocks saisis et de conserver ceux-ci avec les soins d'un bon père de.-famille. Il doit : a) sur réquisition, vendre à l'administration militaire toute son avoine, à la seule exception de6 quantités désignées à l'article 6 a et b, et .destinées aux semailles et à l'alimentation des chevaux ; il doit en outre transporter, livrer et charger à tempsj les quantités achetées par l'administration militaire, b) autoriser les mandataires.de l'administration militaire à pénétrer dans toutes les pièces de son exploitation afin que ces mandataires puissent accomplir les devoirs de leur mission. Il doit en outre leur permettre de prendre connaissance des livres-de sa comptabilité, s'il en a, et leur fournir la.^ preuve de l'emploi de l'avoine récoltée par lui. Art. 4. Il est défendu à tout exploitant agricole ou ï tout autre détenteur d'avoine de la récolte ie 1915 : a) de nourrir ses animaux aveo l'avoine destinée aux semailles, b) de transporter l'avoine d'un lieu dans un autre, sans passe-avant de l'administration militaire, exception faite des transports du :hamp au lieu de conservation de ce lieu à j a batteuse et de là au lieu de conservation. Art. 5. Si un exploitant agricole ou un détenteur :jueloonque d'avoine de la récolte de 1915 n'exécute pas, dans le délai fixé par l'administration militaire ou par ses mandataires, ce lue l'article 3 (1er alinéa et alinéa 2a) lui prescrit, l'administration militaire en chargera un tiers et en fera supporter les frais nar l'exploitant ou le détenteur négligent. Art. 6. Est exempte de la saisie, en faveur des exploitants agricoles: a) au moment même des semailles, l'avoine lestinée à cette opération, à raison, par hectare lultivé en 1915, de 170 kg. de semences de la meilleure qualité et appartenant à 1 "exploitant, b) au moment même où ejle est donnée aux jhevaux, l'avoine destinée à l'alimentation de ?es animaux, à raison de 2,500 gr. journellement, par cheval appartenant à l'exploitant, boit environ 920 kg. d'avoine par cheval et par innée commençant le 1er septembre pour finir e 31 août ldl6. Pour chaque cheval qui n'est pas la propriété l'un exploitant agricole producteur d'avoine :-n 1915, il sera accordé le droit d'acheter à un producteur environ 920 kg. d'avoine pour une période d'un an. Sur la demande du chef d'arrondissement, l'administration militaire pourra permettreil dans des cas urgents et sur- ! tout pour les chevaux employés dans les char-I bonnages, de dépasser dans une mesure à déterminer par elle la ration prescrite précédemment.| Art. 7. Pour chaque quantité de 100 kg. d'avoine de qualité bonne et marchande, achetée, livrée a temps à l'endroit désigné et pesant au moins 44 kg. par hectolitre, l'administration militaire payera 33 francs. S'il s'agit d'avoine de qualité inférieure, l'administration militaire en fixera le prix en se basant sur le résultat. de l'expertise qu'elle fera exécuter. Art. 8. Quiconque contrevient aux articles 1er (2e [ alinéa), 2, 3 ou 4 du présent arrêté sera puni d'une peine d'emprisonnement de 5 ans au plus ou d'une amende pouvant aller jusqu'à ; 20,000 francs. Les deux peines peuvent, être réunies. En outre, s'il s'agit de contraventions aux articles, 2, 3a ou 4b, l'avoine pourra être confisquée au profit de l'administration militaire.Art. 9. Les contraventions au présent arrêté serOtit jugées par les tribunaux militaires. Art. 10. S'il y a lieu, il sera publié des dispositions complémentaires en vue de faciliter l'application du présent arrêté. Der Generalgouverneur in Belgien, Freiherr von Bissing, Generaloberst. A Anvers. On vient de créer à Anvers, à l'initiative de i la Commission intercommunale, avec l'appui pécuniaire èt la collaboration du Comité na- : -tional de secours et d'alimentation, un Comité 1 pour résoudre le problème délicat des logements, «arranger à l'amiable les différends sur les loyers et éviter l'expulsion des locataires, qui a donné lieu dans ces derniers temps à des < scènes pénibles. ^ On citait dernièrement, dans un journal pu- ( blié au pays,, le cas d'une pauvre femme dont le mari est à l'armée, et qui, ayant' été victime d'un accident, avait été transportée à l'hôpi- } • tal, où elle resta en traitement pendant un ( temps considérable ; lorsqu'elle put réintégrer j sa demeure, elle se trouvait débitrice de plu- , sieurs mois de loyer, qu'elle ne put acquitter, j faute d'avoir eu le moindre revenu durant l'époque de l'incapacité de travail: elle...fut expulsée ! t Pour atteindre de la façon la plus pratique j le but qu'il se propose, le Comité a examiné ^ divers modes d'intervention. Parmi ceux-ci, il j convient de signaler le moyen d'allouer/ con- j tre garantie hypothécaire, des indemnités. ou -des avances aux propriétaires éprouvés qui se , montrent généreux envers les locataires dignes , d'intérêts et qui ont de la sorte sacrifié les [ revenus nécessaires à leur propre subsistance. ] Inutile de dire que le Comité réagira énergi- c quement contre toute spéculation sur les situa- ^ tions anormales et contre tout mauvais vou- r loir de la part des débiteurs. f Une pétition a été adressée à l'administra- j tion communale pour que, en face de cette c nécessité pressante, elle appuyé le Comité. Le Collège a examiné avec bienveillance cette c requête. Il estime que c'est un acte de solidarité vis-à-vis de la population de satisfaire à ce Q désir, d'autant plus que la formé choisie n'em- ^ porte qu'une responsabilité limitée pour les c finances communales et n'entraîne pas d'in- s tervention directe dans des situations qui, quelque pénibles qu'elles soient, ne peuvent " être corrigées par lès pouvoirs communaux, ni _ leur être légalement mises à charge. » Le Conseil communal a été invité à déclarer j1 que la Ville garantira jusqu'à concurrencé de 100,000 francs le remboursement des trois ^ quarts des avances et prêts faits par l'organis- j me susdit, et sur la recommandation du Comi- j té des logements, aux propriétaires qui sont c dans le besoin à la suite de leur générosité vis-à-vis de leurs locataires. Il propose en outre s de décider que, dans des cas exceptionnels, la ^ Ville pourra supporter jusqu'à concurrence de 7] 5000 francs les frais hypothécaires pour, les j propriétaires, à qui» l'on 11e saurait équitable-ment, vu leurs-moyens insuffisants, porter ces ^ frais en compte. Le principe une fois admis, le Collège pour- 1 rait agir en vertu du pouvoir qui lui sera donné r et liquider plus tard, sur le crédit de guerre voté, ce qui a été déboursé par la Ville en vue C de cette oeuvre hautement, humanitaire. i A Lié^e. ; On vient de créer un nouvel organisme, f ,,Le Jouet Liégeois", dont le but est de procurer du travail aux chômeurs de la petite industrie, de les guider dans leurs initiatives et d'assurer, enfin, dès débouchés 1 à leur production. Les efforts du comité, composé de folkloristès, d'artistes et de com- j merçants, tendront à faire exécuter les objets et spécialement les jouets ayant un caractère local. 1 On a demandé au public de vieilles caisses r à cigares, des bobines, bouchons, boîtes à c allumettes, etc., qui serviront, de matières * premières, car l'oeuvre — qui entend vivre ^ de ses propres ressources — ne demande pas r une collaboration pécunière. •— t A Visé 1 s M. Julien Flament trace pour le ,,XXe s Siècle" ce tableau si tragiquement évocateur f des ruines fraîches de Visé : T La route descend, écrit-il. Entre les arbres, 1 les yeux cherchent, au bord de la Meuse apparue, les traits d'un visage familier. Nous ne r retrouvons rien de.ee qui, naguère, caractéri- . sait Visé : le clocher massif de l'église, le clo- i cheton tourmenté de l'hôtel de ville ont dis- 1 paru. Sur la gauche, la flèche neuve du Col- c lège vrille encore le ciel éclatant. L'on approche; l'on voit; des pignons aux r vives couleurs, que reflétait le fleuve, il sub- r siste une enfilade noire et Croulante. Veuve de i son chapiteau, la tourelle de l'école moyenne ^ » <■-, ui 10 eu wmuic, IA311W LilIC UllCIXllliet) d'usine. La route descend toujours. Un écran de verdure masque le lugubre panorama. Voici Devant-le-Pont, villas intactes, grands arbres, jardins déserts où roses et chiendents croissent pêle-mêle. Tout est calme. La porte de l'église s'enguirlande de glycines. Du pont de Visé, détruit en partie et ré- j paré par les Allemands, nous devinons l'éten- ; due du désastre. Mais il faut entrer dans la 1 ville et parcourir ses rues pour savoir ce qui i reste de la paisible et provinciale cité, des accueillantes ou pittoresques artères. Nous marchons parmi des ruines ; un cliâte-let incendié se cache dans un parc, envahi par les ronces ; de hautes façades neuves ouvrent, béantes, leurs portes et leurs fenêtres, où s'accroche la toile d'araignée d'une marquise ou d'un balustre. Le local d'une Société d'arbalétriers n'offre plus, entre des murs fraîchement peints, qu'un amas de décombres. Des parchemins, des arcs et des arbalètes historiques, des drapeaux multicolores, des étendards vénérables, gloire de la villette mosane, le feu a tout dévoré. Ces ruines neuves sont navrantes. -Les toits brûlés, les fenêtres -brisées, les pignons fendus découvrent le plâtras, le.stuc, le truquage des bâtisses modernes ; au long des avenues, des arbres grêles dressent leur mince panache au-dessus des tas de pierrailles. Voici, parmi des bosquets, le collège Saint-Hadelin, intact. Le mur du jardin est éraflé, à hauteur d'homme. Les briques sont entamées, à intervalles réguliers. Le coeur se serre : ne sont-ce pas les traces d'une fusillade? Et dans ce fossé plein d'herbe, le sang, — le sang innocent, .— a-t-il :oulé ? • « • Nous gagnons la vieille ville, touchante lomme une aïeule blessée à mo^t: maisons basses, que leur humilité n'a pas sauvées; grâce louloureuse des vieilles demeures, blasons sécu-aires, enseignes naïves, balcons ferronnés, que •este-t-il de vous? Une façade fière encore, de->out malgré cent blessures ; noble visage sur m corps sans vie... Rien ne survit des généra->ions qui animèrent les chambres et les cou-oirs. L'âme des vieilles maisons a dû s'envoler les flammes, comme, dit-on, des papillons et les colombes 6'essorèrent du bûcher de la Pu-•elle de France. Et, devant ces ruines effondrées, un per-•on, surmonté de sa rampe en fer forgé, sou-it encore, d'un air de bon accueil. Sur un pan le mur noirci, la brise secoue un lambeau d'af-iche.. J'y déchiffre ces mots: ,,L'autorité aile» nande déclare que la propriété privée sera espectée..."- * # * Est-ce le feu? Est-ce un tremblement de erre? On ne sait plus. Les pignons, désa-;régés par le feu, se sont aba-tt-us; sen-ier sinue p armi les blocs et les gravats. Des angées entières, des demi-rues ont disparu.-1 j'on comprend la ruine totale de telles cités - comme Liège après le sac de 1468, — et iue rien ne subsiste des monuments du assé. Il faut un effort de mémoire: ici, oui, ri fut le pensionnat des Soeurs de Notre-)ame. Ce dut être cela, du moins, cette lon-;ue bâtisse rouge aux hautes fenêtres. Et «ci, pauvre: chose mutilée, c'était le pitto-esque hôtel de ville. . Passons sous- les arca-es. Quatre murs encadrent un pan de ciel, à-haut .où, sur le toit élevé, fleurissait le ampanilo bulbeux... Plus loin,, au coin d'une venelle" fleurie, :eux bicoques avaient défié les- siècles. -Aine gardait quelque, chose do la" mâle fierté 'othique. Sa voisine avait la: grâce" mièvre e la Renaissance au déclin. Tant de modestes vies., passées à leur ombre, avaient acré ces pierres. Le feu ne les a pas épar-nées.A Souvre, quelques maisons, respectées ar miracle, nous offrent asile \in moment, sous repartons bientôt; les escaliers, vers église, sont comme un calvaire. Et voilà la :rucifiée; un linceul de lierre enveloppe sa our découronnée. Par les voûtes béantes, eau du ciel tombe, tombe, sans laver le orfait. Le pavement disparait sous les déombres. Du mobilier, plus rien : la violence e l'incendie a fait éclater les pierres : les spulcres s'effritent, rendant illisibles- les ins-riptions. Le marbre revêtant les autels se îêle aux ardoises brisées. Dans les merveil-ïuses fenêtres du choeur, les vitraux sont resque intacts: comment? La flamme les couverts d'un voile de deuil; le soleil fait ransparaître la légende de saint Hadelin, ?s images de pourpre et d'azur de saint 'eorges et de saint Martin, patrons des ompagnies célèbres, — rouges et. bleus, — rquebusiers, arbalétriers. Mais que sont evenus 3'antique statue de saint Hadelin, et . a châsse, et le buste, célèbre, orgueil de la énérahle collégiale, qu'un Pape vint con-acrer? Non loin, sur une partie intacte,, qui ;onc écrivit à la craie: <;Gott mit uns!" ,Que Dieu voie et qu'il juge!" * * * Nous errons par les rues dévastées; par moments. un détail d'architecture repose nos yeux assasiés d'horreur. Le Visé de demain ne lous rendra jamais le Visé d'autrefois^ ?s rues silencieuses où flottait le parfum des hases très anciennes, où bourdonnait l'écho es voix aimées. Sans doute. on relèvera 'église, l'hôtel de ville, si les intempéries ['achèvent l'oeuvre du feu et 11e renversent es murs que rien ne défend. Le 6oleil qui rûle, la pluie qui s'infiltre, la gelée qui ésagrège, les herbes qui disjoignent les pier-es, ces mille 'agents de ^destruction, que eront-ils de la curieuse Ecole moyenne? Ce ut, jadis, le couvent des Sépulchrines ; la ourelle est toujours debout, carrée au dehors onde au dedans. Sous le porche, un bénitiéï e creuse dans la muraille. Le cloître ouvre es arcades en anse t[e panier sur le jardin iù les lilas fleurissent. Mais la chapelle a lerdu ce qui restait du mobilier XVIIIe siècle, loi sériés et peintures. Une porte basse,, un escalier: voici les caves [ue nous ignorions. Caves aux superbes voûtes, rnées de cordons de briques rouges et jaunes, etombant sur des piliers carrés ; tout après, me voûte en plein cintre rappelle le cellier du hâteau de Moha. Dans quelques mois, que restera-t-il de tout ela ? Si l'on n'y prend garde, Visé ne gar-lera rien de ce qui fit autrefois sou pit-oresque Pour nos prisonniers de guerre Nous publions çi-dessous la liste des souscrip- fions qui sont parvenues au bureau de l'Oeuvre 73 A, Parlcstraat, à La Haye. Les persônnes qui ont fait des envois de fonds par lettre ou par mandat-poste voudront bien considérer la publication faite dam ce journal comme étant un accusé de réception.Montant des listes précédentes 1489,00 fr. + 5051.16 fl. Liste no. A G de Mr. J. Fribourg, Londres, M. M. Fribourg frères £ 10^ 581.U frs. Souscriptions recueillies à Londres par M. M. Fribourg frères d'Anvers £ nu.15= 4904.S6 „ Comité Belge de Middclbourg, par Vintermédiaire de Mr. M. Bael- de liste de souscriptions 25.00 ,, Id ! m.OCt fl. Sous-officiers et ordonnances belges à Amersfoort 36.90 ,, Cie. Universitaire Belge à Amersfoort 23.15 „ M. Ad. Bruls-Lcgros 3.50 ,, M. Schurger-Dumont, lî'dam ... 1.50 ,, M. Gust. Gilcart, England ... ... 5.90 „ M. Léon Lévy, Bruxelles 2.50 „ M. J. N'efkens Behaeghe, Zeist... 1.50 ,, Me. Verstraeten, Sluis 1.50 ,, M. Allegaert, Harderictylc 2.00 ,, M. Schoenmaker, A,'demi 1.50 ,, M. J. Murien, Lamesberg 1.50 ,, Union Belge à Bois le Duc 15.00 „ Liste no. 15 Mlles Dever et Pas- senbronder M. Stiélen 1.00 „ M. Van der Velde 1.00 ,, M. Dever 1.00 ,, Mr. Blijenberg Thomson de Eull 20.00 „ Comité Belge Ossendreeht : Mr. et Mme Manceau à l'occasion de l'anniversaire de l'indépendance- belge, 1ère souscription 100.00 frs. Mr. H. Picard, foeo-ier, Rijs ... 1.50 fl. Mr. Driesen Sis Zwijndrecht...... 3.25 ,, M. B. C. De Geest, La Haye 2.00 „ M. Cl. De Wa.ele, Rulst 2.50 „ Mr. Proumen Linée, La Haye... S.00 „ Mr. Th. JRcvmet, Ilarderwijk 1.50 „ Mr. A .Tanghe, 11'dam 1.50 ,, M. Plouvier et Co., IVdam 3.00 ,, Mr. H. L. Bogerde C'ampagnolle 1.50 ,, L. Jacquemin, Harderîcijk 1.25 „ M. Emiel Hubert, Zeist 5.08 ,, M. Werbrouek, Zivolle, 6.00 „ M. Arth. Rivière, N.-castle Eng. 1.80 „ Jasbinet, L.. Birmingham, Eng. 1.77 „ ZI. B. 0. Gonsalves, Noordivijk a. Zee 1.50 „ M. Jos. Dechesne, Twickenham, Eng., 3.54 „ M. J. H. Rabozée, Amersfoort 2.50 „ M. C. van Fyngheel, Johnstone, Enq ' 1.77 „ M. A. de Badts 1.50 „ M. L. Keuns, Zeist 1.50 ,, M. E. M. Verberck, Vlissingen... 1.50 „ il/. Kiisch Ruelens, Utrocht 1.50 ,, Liste de Mr. Orteig, de New-York 2.7.16 „ :Liste de Messieurs les Officiers d'Harderwijk 15.00 frs, 25.00 fl. Mr. Vanneville, Wrixley, Engld. 8.00 ,, Mr. Louis Jamagne Seamvington- Spa, Engeldnd'■ 5.88 ,, Cap. A. E. M. Pour eau, Zwolle 1.50 .,, M. F." Magnile, Noordw^kerhout 1.50 ,, M. P. Cuiers, Utrecht 1.50 „ M. A. Janssens, Amsterdam 11.00 „ M. Denijs, Zeist 1.50 ,, M. M. Mouton Piard, Leeds 2..'f6 ,, M- Ach. Lecroart, Zeist 1.50 ,, 'M'. A. Gilmont, É'dain 1.50 ,, M. .1. Deravet, Ilardenoijk 1.50 „ M. Léon LdUemand, Didsburg Angleterre 3.54 ,, Mj Em. Teugels, Lytlia-m, Engld. 1.92 „ M. Gh. Van Baenidonck St. Jan- steen 4-22 „ M. I". Porténs, Bergen-op-Zoom 1.50 ,, Ct. Ed. Wcyns, Amersfoort 1.50 ,, M. Vict. Léonard, Hardrrxcijk ... S.00 „ M. Schurger Dumont, B'dàm ... 1.50 ,, —' M. M. Prqdde, R'dam 1.50 ,, il/. De Neve, A'dam 1.50 ,, il/. E- Legros Johnstom. .......... 0?59 ,, Mme Van Mullem. Princenhage 1.50 ,, M. L. Gevaert <£ Co., La Haye ... 3.00 ,, M. Stneets, Oldcbroek S.00 ,, Mme Léopoldine Delen, IJzendijk .50 ,, Liste no. 2 de M. G. Frib&urg. M. E. Michaux 50.00 fr. M. Haas 20.00 ,, Mme Jeanne Kohn ................... 20.00 ,, M. G. H. Kohn 10.00 fl. M. Jonas Pressel 10.00 fr. M. L. Spire 10.00 ,, M. M. Radbj.il ; 10.00 ,, M. L. Golcknentz .s 10.00 „ M. Jac. Cohn 10.00 ,, M. A. Perzncr 10.00 „ M. Fichlowitz 50.00 „ M. Léon Fischer Fisehlàwits 00.00 „ M. Odile Wollemann Fischlowitz 20.00 ,, il/. M. Levin 50.00 „ Dr. L. Herz 20.00 ,, M. Bochner et fils 50.00 M. E. Vanderbeke, Ilarderwijk ... 2.25 fl. Mlle. M. Méhaignoïd, Wassenaar 1.50 ,, M. L. Guermainprez, Schevcn. ... 1.50 ,, M. G. Ernst, A'dam 1.50 ,, M. H. L. Roger de Cafnpagnolle- de Bvthune, Hervela 1.55 w 3/. E. Weemaes, Bergen op 7j. ... 1.50 „ M. Léon D'Hudt Ilarderwijk 10.00 „ Algemeen Belqisch Vluchtelin-qen-Comité ,.Troost in Nood", Flessingue. Pr. le prisonnier Gust. De Rijcker 1.50 ,, Don de il/. Martin £ 10.00 „ le 6 août 4>00 ,, le 11 id 2.22 „ Pour les Russes SO.OO ,, Par l'intermédiaire As l'Echo Belge : De la part de M. Vandenhove de Zaamslag S.00 fl. Dons en nature: De M. Lans, 171 v. Boelzelaerl. La Haye : . 10 paquets de 100 cigarettes. 25 paquets fa. iofiac ^laryland^

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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