L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1917, 05 Juli. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 01 december 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/x05x63cc3f/
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3emo Anrsee s cents *îeaï£i3 s juines 1917 L'ECHO BELGE L'Un!du fait Sa Farce, »Soass°sssi!i ciuoticSieti e5aa rmatssi paraissant etu, HoSIoraca© Beke est notre nom de Famille Toutes Ses lettres doivent être adressées faia fc?aare£iat cïe rêdlactiora: IM. 5S. VOÎÎ5ÎBIURGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphones: 2797 et B775. Rédacteur en Che£: Gustave Jaspaers. ( Charîes Bernard, Charles HerJbleC, Comité c2e Rédaction: . _t „ _ f René Chambry, EmOe Painparé. % Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à S'Administration du Journal: N.Z. Voorburgwal 234-240, Amsterdam Abonnements: Hollande fl. 1.50 par mois. Etranger f!. 2.00 par mois. Pour les militaires au front et les militaires interries en Hollande fl. 0.7o par mois payable par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. iB^rèïs des iîiingyfs est terminés Et ncs internés? La grève des mineurs du Limbourg hollandais est terminée. Les chômeurs ont repris le travail lundi à l'invitation du syndicat socialiste. Lo ,,Volk" d'Amsterdam, organe officiel du parti ouvrier social-démocrate, appréciant les résultats de ce mouvement do courte durée, écrit: ,,Le syndicat des mineurs peut parler, sinon d'une victoire brillante, tout au moins d'un résultat très satisfaisant". On peut se réjouir que la grève n'ait pas ,dû se prolonger. Nul n'ignore les difficultés que crée à la Hollande, comme à tant d'autres pays en ce moment, le terrible problème du combustible. Chaque tonne do charbon qui vient à lui manquer, cela signifie pour elle une aggravation nouvelle de la dépendance économique vis-à-vis de l'Allemagne. Pour nous, Belges, il est en ce moment une question qui doit surtout nous préoccuper: c'est celle de nos compatriotes, les internes, qui, au nombre d'un bon millier, tra-\a..ia^xiD aans ces mines et qui ont pris part à la grève. Nous avons donné notre sentiment personnel sur leur adhésion spontanée à ce mouvement et n'avons pu nous empêcher de .les féliciter cordialement de leur geste de solidarité. Nous ne voulions point connaître du fond du débat, nous ne voulions point exôû-er nos compatriotes a déposer le pic ou la raveline, n'ayant pas plus à nous mêler des conflits sociaux de ce pays que de ses disputes religieuses ou politiques. Mais, sans vouloir nous prononcer sur le bic-iiiondé des revendications des mineurs hollandais, nous n'avons pu nous défendre d'un élan d'admiration pour ces braves Belge.:-, internés ou déportés évadés d'Allemagne, qui ont fait là un geste désintéressé. Ce n'est un sacret pour personne que nos abatte urs wallons gagnent plus dans ces mines du Limbourg qu« les ouvriers indigènes. La . rt dépassaient le minimum de salaire réclamé par les grévistes. Ils n'avaient rien fi. ^vguer à'cette grevé. Ils étaient même exposés à tout y perdre. En effet, ils étaient menaces d'être renvoyés aux camps de Zeist et Harderwijk, ou bien au-delà de la ligne d'eau, même s'ils avaient réussi à faire venir leurs femmes £>t enfants de Belgiqiie.il n'importe: malgré cette perspective, ces malheu-reaix, qui ont déjà tant souffert, en Belgique, eu Hollande ou en Allemagne depuis trois ans, sans hésiter, spontanément, sans décision d'une organisation quelconque, se joignirent au mouvement décidé par les mineurs hollandais. ,,Des poires!" diront d'aucuns de cette manifestation de solidarité. Eh bien ! non: le geste avait sa beauté. Ces gens du pcmple, croyez, le bien-obéissent, en do tels moments, tous ensemble, à un sentiment peut-être confus mais très puissant, de l'honneur, un sentiment très voisin, soyez-en sûr, de celui qui nous possédait au 4 août 1914. Nui parmi ces Borains, parmi ces tiesses di hoie de Liège, ne trouvait qu'il était poire alors en prenant le fusil contre les Allemands, en allant défendre le pays victime de la plus infâme des agressions. Mais, maintenant que la grjve est terminée, ) il s'agit do savoir si cette solidarité sera payée de retour. Nous ne ferons pas à la classe ouvrière organisée de Hollande l'injure de croire qu'elle pourrait tolérer des mesures de représailles contre nos compatriotes qui ont participé à la grève. Tous reviendront de Zeist et Hàrderwijk, n'est-ce pas? Il ne faut pas que les mineurs organisés de Hollande laissent à quiconque un prétexte pour dire (comme je l'ai entendu parfois) qu'ils combattaient au début l'admission des internés beiges dans les mines du Limbourg parce que nos compatriotes travaillaient trop dur, abattaient plus de charbon qu'eux. Quant aux autorités militaires hollandaises, nous aimons à croire qu'elles mettront autant d'empressement à renvoyer nos internés à leur travail, à leur famille parfois, qu'elles en ont mis à les faire rentrer aux ;amps, dès le troisième jour de la grève. C'est dans des moments pareils que l'on peut travailler le mieux au maintien des sentiments d'amitié entre nos deux peuples. On considérait un peu trop au début nos pauvres internés comme des prisonniers :1e guerre — ce qu'ils ne sont pas. Depuis leux ans, cette manière de voir a disparu peu à peu et l'on peut dire que les autorités militaires hollandaises ont toujours tâche de se montrer plus libérales, en facilitant l'emploi des internés en dehors des camps. Si nous insistons avec cette force, c'est que nous avons vu dans les journaux des choses un peu inquiétantes. Tout d'abord, le gouvernement a demandé aux grévistes, qui semblent avoir accepté, qu'ils ne fassent pas de la réintégration des Belges une condition sine qua non de la reprise du travail. (Nous ne doutons pas pourtant que le gouvernement fera tout ce qui est en son pouvoir auprès des compagnies). Mais, d'autre part, on lit qu'à la mine de l'Etat, ,,Wil-lielmina", on ne veut plus reprendre les Belges parce qu'on les avait menacés la semaine dernière de les renvoyer s'ils adhéraient à la grève. Lo directeur de cette mine, si nous en croyons le ,,Telegraaf", aurait déclaré que le refus de reprendre les Belges ne devait pas être considéré cependant comme, une mesure de représailles. M. Bunge serait-il un humoriste? Louis Pïérard. ï\ S. — Dans son dernier numéro, certain journal hebdomadaire qui s'intitule _ ,,1'or- . i gane des travailleurs belges résidant en Hol-j lande" a consacré exactement cinq lignes I et demie, très sèches, à la grève du Limbourg. Toute, la place du journal était prise sans doute par des personnalités d'un goût douteux à l'adresse des socialistes belges qui, fidèles à l'attitude de notre Parti ouvrier, ne veulent pas so précipiter dans les bras de Scheidemann. Ce journal avait, dans un beau mouvement, annoncé qu'il renonçait à ces attaques — injures et calomnies — dans le goût des journaux de chantage et qu'il préférait consacrer ses colonnes à des questions d'un intérêt prolétarien: on voit comme il tient bien promesse. Un jeune Hollandais, fils de parents autrichiens, qui sert de secrétaire à notre compatriote Camille Huysmans et qu'on appelle le ,, Cardinal'"' depuis que le secrétaire de l'Internationale s'est proclamé pape, insinue qu'appelé sous les drapeaux, j'ai ,,tiré au flanc". Les deux choses sent- également inexactes et ce jeun© homme le sait. Mais ces gens n'en sont pas à une calomnie près. Faut-il encore s'en émouvoir? L. P. U'Vii ^ Les journalistes français viennent de perdre un excellent confrère, et de le perdre dans des conditions particulièrement dramatiques. D'après un télégramme du correspondant parisien du ,,Telegraaf", Serge Basset a été tué, près de Lens, alors qu'il représentait le-,,Petit Parisien" au front anglais. C'est une belle mort.. Mais pour Serge Basset, c'est une mort que nul n'eût prévue ni tenue pour possible. Cet homme courageux était le plus pacifiaue des hommes. Cet' homme, qui vient de mourir en héros, avait fait toute sa vie le métier le moins héroïque du monde : il avait été courriériste théâtral. Son affaire, c'étaient les théâtres, les coulisses, les potins. Ses goûts, ses relations, son talent étaient comme on disait avant la guerre ,, éminemment boulevar-diers". Il ne fréquentait en fait de héros que ceux qui, ayant enlevé leur masque et leur cuirasse, lavé leur rouge et gratte leur fausse barbe, consentaient à redevenir des hommes, ou cette sorte de surhommes qu'on ! dénommait, toujours avant la guerre, des 1 comédiens. Et voilà qu'il meurt, Serge Basset, sur un parapet, face à l'ennemi ! Oui, en vérité c'est une belle mort. Mais si paradoxale ! Serge Basset était le meilleur des confrères, et le plus obligeant. La jdIus grande i partie de sa carrière, il la passa au ,,Figaro" de Gaston Calmette où il tenait la rubrique mi1~Porkan*io ^ époque) du Courrier des Theatres. Dans son cabinet du premier étage de la rue Drouot, je l'ai souvent vu recevant tout ce qui, à Paris, ou plutôt dans le Plus-Grand-Paris-des-Cabotins avait besoin de réclame, de „piston", de secours, ou simplement de cent sous. Basset obligeait tout le monde, avec une discrétion, un- zèle allègre, et les meilleures façons du monde Combien de gens lui doivent le premier rayon de leur auréole! Combien de sens lui doivent de bons conseils, de puissants réoon-iorts, de secours efficaces. Il en a vu naître, des débutantes! Il en a supporté, des mères d actriaes! Il en a aidé des ,, jeunes" ! Il en a déniché, des obscurs débutants en mal d applaudissements. Et toujours avec une patience angélique, une bonhomie inlassable, et, — lorsqu'il s'agissait de réparer une injustice ou de mettre quelque braillard au pas —, avec la fermeté inébranlable des timides et des justes. La guerre venue, le courrier des théâtres chôma. Mais Basset était homme de ressource. Il devint correspondant de guerre. La jumelle en sautoir, les leggins aux mollets, — et toujours "avec le sourire! — il s'en fut pour le „Petit Parisien", qui pleure aujourd'hui un collaborateur d'élite, sur toutes les routes d'Europe où l'on combat, où l'on souffre, où l'on saigne, ou l'on meurt. Et il a rapporté de partout des visions nettes, rapides, précises. Cet homme de théâtre était à l'aise aussi sur le théâtre de la guerre. Et lui, qui n'avait vu la vie qujà travers 6a jumelle de théâtre, il continuait de la regarder, ennoblie, agrandie, embellie, par sa jumelle" de guerre ! Et le voilà qui meurt, ' sous la mitraille allemande. Encore un, et encore un bon. Nous ne l'oublierons pas. S'il était mort en te/ups de paix, dans ce Paris qu'il connaissait mieux que personne, il eût eu sans doute les plus belles, funérailles du monde. Toute l'Academie, tous les sociétaires, tous ces messieurs du Boulevard se fussent trouvés autour do son cercueil. Mais il aura eu de plus belles funérailles encore. Et je sais bion qu'à ce magnifique cortègo il eût préféré, pour le mener à sa demeure dernière, celui des quelques soldats et des quelques confrères, près de qui il vient de tomber, superbement, face à l'Allemand. René Feibelman // y ® m an 5 juillet. — Les Français occupent 11 cm. En quatre jours les Français ont fait j)lus rl& 9000 jwisom ni ers et capture plus de 60 za.ri\o\ns; le nombre des prisonniers faits par les Britanniques dépasse 8000. Les JRusses culbutent les Autrichiens à '■'ouest de Kolki et font prisonniers 170 officiers ei 8000 soldatsfi En Belgique. A. iBi-eLaxeSies Un^ petit événement, qui a été fort commenté dans les oouloirs du Palais do Justice do Bruxelles : on a revu à la barre Emile Fé-ron. Pour des motifs de santé, il avait abandonné à la fois et le barreau et la politique. [Sa ,,rentrée" a été très remarquée. La santé du leader libéral paraît des plus brillante, ce dont, de très nombreux confrères sont venus le félici-j ter. L'ancien député de Bruxelles est né dans la-capitale le 11 juin 1841 et exerce la profession d'avocat depuis 1863. C'est donc un des plus anciens parmi nos ,,chers maîtres". A carrière politique fut toujours très active oo 1892 à 1894, puis de 1900 à 1912, date à laquelle il se retira de la politique militante; il céda sa place sur la liste de coalition libérale à son 1 ils Maurice. Très combatif, il fonda lo journal radical ..La Réforme", dont il assuma la direction- politique do 1884 à 1895. La réapparition d'Emile Féron au Palais-de Justice fait présager, dit-on, sa' réapparition dans la politique militante, où son action, pour êt-ré moins brillante et surtout moins extériorisée que celle de son fidèle compagnon do lutte feu Paul Janson, n'en fut pas moins fort importante.* * * En temps de paix, la police de Bruxelles comptait environ cinq cents agents. La mobilisation dés troupes en cnlova à peu près trois cents. La police bourgeoise les - remplaça en partie pour quelque 'temps. Après quoi, le Collège éché\inal la licencia et la remplaça par des agents temporaires. De ceux-ci, beaucoup comptaie.it se retirer le plus tôt possibîe, dès que les circonstances le permettraient, pour reprendre 1$ métier qu'ils occupaient en temps normal. Or, très satisfaite de-ieurs services, là Ville entend se les attacher définitivement. Une cinquantaine d'entre les temporaires vien- < nent de passer en bloc daî's le corps régulier. Ces braves gens y jouirOJrt de quelques nouveaux avantages. * * * L'agent de police Ganzemàn et l'agent auxiliaire Bilteryst, de Molcnbeek, ayant surpris cinq individus qui s'étaient introduits dans uno Usine do la rue des Béguines, parvinrent à arrêter l'un des malfaiteurs. Alors qu'ils conduisaient leur homme an posto, les agents furent attaqués par des «ou plices, qui réussirent à délivrer leur camarade, après avoir assommé les deux agents à coups de barre de fer et à coups de poignard. L'agent Ganzeman a lui bras cassé et plusieurs blessures graves pouvant amener des complications mortelles. Trois des coupables ont éto arrêtés, dont l'un fut trouvé porteur d'un couteau à cran d'arrêt et d'un poignard, * * * Des voleurs se sont introduits dans ta maison de M. S...., constructeur électricien à Schaer-beek, actuellement à l'étranger. Us ont enlevé l'argenterie, les objets d'art, etc., et ils ont chargé le tout dans une voiture de place i amenée par l'un des complices. Au moment I où la voiture passait rue Gaucheret, elle attira l'attention de l'agent de police Huart. Celui-ci ordonna au cocher de se rendre avec son attelage au commissariat de police do la rue du Progrès. En co^rs do route, les deux individus qui accompagnaient la voiture prirent la fuite. » * * Lundi soir, Mme P... et sa fille, Mme V...., revenaient d'une promenade au bois de la Cambre, quand deux jeunes gens so jetèrent brusquement sur elles, leur arrachèrent leurs sacoches contenant environ 200 marks et des souvenirs de famille, leurs bijoux, et prirent la fuite. Des policiers et des voisins, attirés par les cris des victimes, accoururent et trouvèrent les deux daines blessées à la tête et au cou. Les bandits ont laissé sur place une casquette genre „sport", un chapeau do paille portant l'adresse d'un négociant de la rue de la Croix-de-Fer et une canne avec petit pommeau de corne. Leur signalement très détaillé a été lancé dans toutes les directions. * * * ^ La police signale la. disparition de trois eco-liers: lo Camille Daneels, 12 ans, rue de la Commune, 5, qui n'est plus rentré de l'école depuis le 25 courant; 2o Armand Hermans, 15 ans, rue de l'Hôpital, 36, et 3o Marguerite Vanderheyden, 14 ans, Grande rue au Bois. * * * Il est question d'un prochain rapatriement des sujets de nationalité française résidant à Bruxelles. A cet effet, le bourgmestre ff., M. Steens, a envoyé dans les différentes divisions de police de la capitale des fiches concernant les Français ayant sollicité leur rapatriement. Ces fiches devront être complétées des indications suivantes à fournir par les intéressés: les noms et prénoms, lieu et date de naissance, numéro de la carte de contrôle, l'adresse à Bruxelles, le motif invoqué pour le rapatriement et la situation des ressources. Ces étrangers ont été divisés en quatre catégories, renseignant en premier lieu les femmes et les enfants séparés de leurs parents et nécessiteux ; ensuite les enfants séparés de leurs parents ; en troisième lieu, les malades et les tuberculeux nécessitant des soins spéciaux; enfin, les hommes exempts de service pour limite d'âge, les invalides et les nécessiteux. ,,Le rapatriement, signale M. Steens, ne pourra être accorde aux malades contagieux, aux personnes âgées ou estropiées graves." A Lîêge Plusieurs individus ont, le 24 mai, enlevé de la farine à deux femmes qui passaient à Tilleur. Charles V..., Louis G..., Marcel N... et André F... encourent chacun 3 mois do prison dp chef de vol, et Louis G.... Mathieu G:., et Maurice B...., chacun 1 mois du chef do recel. * * * Louis V..., journalier à Liège, père de six enfants, est inculpé de vol d'un jambon dans ino charcuterio du Centre, où il s'était présenté pour acheter du boudin. Il a agi par misère et pour nourrir sa famille, dit-il. Il est condamné à 1 mois de prison. * * * Lundi, à 4 heures de l'après-midi le sieur ; Louis D..., dit Charles, ouvrier agricole, 62 ans, demeurant impasse des Camus, 11, a été trouvé mort dans sa chambre. Le docteur Etienne a constaté que le pauvre homme avait suocoin-bé & une affection cardiaque. * * -ir Tout lo monde, se plaint dq la qualité du pain. C'est un empoisonnement général ; les maux d'estomac, les entérites, les appendicites sont à l'ordre du jour. Il parait que, pour pouvoir maintenir la ration actuelle, on a été obligé en haut lieu de mélanger de la farine avariée avec de la bonne. On dit que certain dépôt de farine est dirigé par un monsieur qui no connaît rien à ia manipulation des farines, mais qui émarge à deux budgets différents. Au lieu de laisser fermenter la farine, pourquoi ne la distribue-t-on pas à la population, qui cuirait son pain comme et quand il lui plairait? * * -si- Dans plusieurs localités belges, les Allemands ont placé des affiches informant les | civils qu'ils peuvent vendre leurs chats à 1 l'autorité militaire. A Loavaisî La faim chasse les miséreux des villes hors de leurs taudis et c'est par bandes entières qu'ils parcourent la campagne. La mendicité est deve- ( nue une plaie sociale et, dans les fermes éloignées, c'est la menace à la bouche que les mendiants exigent du pain, de la viande, des œnfs. Sur leur passage, ils s'approprient tout ce qui leur tornbj sous la main, fruits, récoltes, poules, canards, etc. Au besoin, ils ne reculent pas devant l'abatage des vaches mises en prairie, lassant les abattis sur place et emportant les quart: rs dç viande. La police de jour et de nu à a été doublée dans les villes et dans plusieurs villages, mais que peuvent quelques agents contre des bandes de quinze à vingt individus décidés à tout? Et, quand on les rabroue un peu vertement, ils se vengent d'une manière scupide. C'est ' ainsi qu'une jument prête h mettre bas a été tuée en prairie au moyen d'un p : eu enfoncé dans le fondement. L'agonie de ce paujri?© animal a dû être terrible. Aussi parif-t-on un peu partout de faire circuler nuit et gour des patrouilles armées. AM P'£55/£5 WSJSOIÏÎ M. de Dorlodot dit qu'à Dour même il n'y eut pas de com-at. Mais dans les environs se déroulait la bataille du Canal de Mons à Condé, Lioug.'S, Baisieux, Timiin, Pommerœul, Saint-Ghis.uin, Tertre, Hornu. Par suite de la retraite anglaise des 22 et 24 août, Dour échappa aux horreurs de la bataille. Le lundi 24, à 4 heures de l'après-midi, les Allemands pénétraient dans le village, lis cantonnèrent partout où ce leur fut possible: dans les prairies, daus les rues et ailleurs. Pendant 15 jours ce fut, sans arrêt, un défilé de troupes. Aucune maison ne fut détruite, mais beaucoup furent pillées. De nombreuses personnes furent retenues deux jours comme otages. Elles furent consignées pendant tout ce temps à la gare de Saint-Ghislain. Ces derniers temps, les Allemands s'offraient à payer, après examen des plaintes, une parti© de ce qu'ils avaient pris. Mais pour dire toute la vérité nous devons déclarer que la plupart des plaintes ne furent pas admises... l'ne dizaine de soldats assuraient généralement la police de la commune. Mais, depuis que Dour fait partie de l'étape, la garnison est plus nombreuse. Ces messieurs sont installés chez l'habitant. Vers le 6 de chaque mois, les jeunes gens sont tenus de se présenter à l'école moyenne pour l'appel général. Dour relève de la Kommandantur de Saini>Ghislain. Les cours avaient repris dans les écoles, mais dernièrement ils furent suspendus.. Au Comité de ravitaillement se trouvent MM. le bourgmestre Danhier, Patte, Vand. stadt, Willot, Arthur Cavenialo, Moury. Les. dames et les jeunes filles de la bourgeoisie s'occupent spécialement dès oeuvres privées: Goutte de Lait (au local de l'Emulation) ; Cantine Maternelle (au Salon do Trichères) ; Soupe scolaire (Salon de Trichères) ; La Layette (idem). Les familles des militaires touolient la rémunération. Les charbonnages fonctionnent et les ouvriers travaillent quatre jours en général, cinq jours même dans certains puits. Les usines chôment. Le salaire des travailleurs est plutôt insuffisant. Les ouvriers touchent 1 fr. 25 par jour de chômage. Mariages. — Auguste Dispersyn et Renée Martin. — Joseph Masy et Mlle Cambier, de Wihéries. Décès. — Pierre Bâton ; Desclée père ; Mlle Ballot. Ajoutons à ces informations ces quelques nouvelles des notabilités de la commune : M. le docteur Hot est décédc ; M. le vicaire Deridder est nommé curé à Tîiulin et remplacé ,à Dour par M. l'abbé Deprez. Aux premières déportations, 150 hommes de Dour furent emmenés en Allemagne. Les noms de ces infortunés ne nous sont pas encore parvenus. La réunion préparatoire aux déportations s'est tenue à Saint-Gliislain. A Garan2 Ln attentat audacieux a eu lieu en plein coeur de la ville. Un particulier assez bien vêtu 3e présenta à la librairie Hemelsoet, place Saint-Bavon, en l'absence des maîtres de la maison et, se faisant passer aux yeux de la servante pour un membre de la police allemande, prétendit visiter la maison pour y rechercher un in--lividu étranger qui, selon ses dires, s'y tenait •aché. La bonne, effrayée, le conduisit de la cave au grenier. Arrivé sous les combles, le particulier tira tout à coup de dessous ses habits un couteau qt un marteau et, se jetant sur la servante, lui fracassa le crâ"" .jus^"'?». ri raire jaillir la cervelle et, pour être certain de ne pas manquer son coup, mi administra encore deux coups do couteau dans la région du coeur. Tandis ou» la nauvre fille tombait comme uno masse, le meurtrier descendit en hâte l'escalier. Dans une pièce du rez-de-chaussée, il trouva la vieille dame Hemelsoet étendue, paralytique, dans un fauteuil. Déjà le bandit s'apprêtait à lui faire son affair quand il remorqua que la dame était percluse et ne pouvait lui nuire. Il fouilla aussitôt les meubles et s'empara d'une cassette contenant des bijoux et de l'argent; aprèstquoi il disparut. Peu après, les gens de la maison rentrèrent. La dame paralytique leur conta l'étrange aventure et ils s'empressèrent de porter secours à la servante. La pauvre fille respirait encore faiblement; elle put être administrée et transportée à l'hôpital mais bientôt rendit le dernier soupir. La victime, Aima Noterman, âgée de 22 ans et originaire des environs d'Audenaerde, était très estimée de ses maîtres. A Ostende Une personne qui a résidé à Ostende jusqu'au 1er juin dernier, qui s'est échappée vers la Hollande et a actuellement déjà pris du jservice dans l'armée belge, fait parvenir d<r cette ,,zone d'étappe' 'les nouvelles intéressantes qui suivent : ...De nombreux Ostendais sont obligés d'écrire à leurs amis résidant en pays étranger que la vie à Ostende est normale, qu'il y a de tout, mais que tout y est très cher. Les officiers allemands avouent ouvertement qu'ils croient que les ,,sales" Anglais, ,,Ies auteurs de la guerre", leur feront évacuer la côte sous peu. Pourtant le maréchal Hinden-burg a pris ses précautions et, s'il faut entrer en Hollande et occuper l'Escaut comme base navale, ils le feront! Dans les derniers temps. Ostende a été un véritable • repaire de sous-marins. Aussi les avions ont été bien inspirés en allant souvent la bombarder. Les ateîiers de la Marine ont été pour ainsi dire complètement détruits ; un grand nombre d'Allemands y ont trouvé la mort ainsi que quelques rares Belges qui y travaillaient. 11 est absolument inexact que de nombreux Belges aient été tués, depuis ie début do l'occupation, par les raids d'avions. Il n'y a eu que 25 à 30 Ostendais tués par les bombes durant ces 32 mois qpo nous n6us sommes trouvés sous le joug de l'oppresseur. , La digue est absolument interdite aux habitants, car il y a un nombre considérable de gros canons. Le grand phare a été détruit par le bombardement anglais et, chose marquante, la petite maison du garde est intacte et ia famille qui se trouvait dans celle-ci n'a pas été atteinte, alors que huit Allemands sont morts sur la tour ainsi que deux gardes qui- se trouvaient à la porte. M. lo commissaire Daneels, qui a rendu énormément de services à ses concitoyens pendant cette période critique, a été chargé, par ïcs Allemands, de la réquisition des objets dont les propriétaires sont absents. Mme Guillaume, veuve du colonel de ce nom et bienfaitrice de la crèclic Marie-Louise, est morte au cours de l'hiver. MM. Devriese, f.f. de bourgmestre, le doyen Camerlink, le député Hamon, ainsi que M. De Bruyne, de l'hôtel de ville, s'occupent spécialement de la question du ravitaillement. Dire qu'il y a de tout serait inexact et dire qu'il a de trop est faux également; seulement comme partout ailleurs, quand on a de l'argent, il y a moyen de 6e suffire. 11 y a plusieurs Ostendais qui ont fait preuve de grand patriotisme et d'un sang-froid surprenant; citons parmi ces bons patriotes: MM. Hiliehondt, • Alph. Elleboudt, directeur du ,,Littoral", le docteur Pleyn, qui a été trois fois en prison, le pharmacien Limbor, etc. L'Hôtel de l'Océan a été légèrement endommagé ; les Allemands ont établi au-dessus de l'hôtel de ville un observatoire pour signaler l'approche des avions alliés. Je disais que plusieurs Ostendais ont fait preuve de patriotisme; malheureusement, il y a des exceptions. En plus de ceux déjà connus de tous, il faut ajouter un certain major de l<t garde civique employé à l'hôtel de ville, qui, paraît-il, dirige un service de police secrète en faveur de ncs ennemis. Ce traître n'ose plus sortir seul ; il y a un officier boche qui l'accompagne. 11 y a également le Dr. Eugène Van Oye, dit ,,Sterrekieker", qui a signé le fameux papier de l'Université flamande ; cet octogénaire a passé tout son temps en compagnie d'Allemands. On sait du reste qu'il a eu près de 25 ans une gouvernante allemande. Il est tellement ,,bien vu" par les Ostendais que les lioclies sont- obligés de mettre, devant sa-maison, des sentinelles pour éviter les bagarres.La brasserie du ,,Helder" sert d'écurie ainsi quo la Terrasse. Plusieurs hôtels et quelques maisons servent de casernes. Les belles maisons sont employées par les officiers. Citons, au hasard, celles de MM. Elleboudt, Serruys, Dejardin, Vandemaele, toutes avenue Ch. Jans-sens ; celles de MM. Baels et Bauwens, avenue Serruj^ ; de M. Van Isegliem, rue Saint-Peters-bourg ; de MM. Detollenaere, Coppens, rue Euphrosine Beernacrt; de MM. Do Gelder et Moreau, avenue Léopold ; de MM. Berglmian, Dehoust, Hoi'itsoegher, boulevard Van Iseghem ; de MM. Thomas, Garnier et Van Iper, rue ltoyalej chez le .Dr. Verscheure ne sont logés que les personnages mystérieux, comme on les nomme à Ostende. Parmi ces mystérieux, on cite von Hinden-burg, qui a passé la journée du 27 mai (Pentecôte) à Ostende ; le maréchal y a été rejoint par le kaiser lui-même qui revenait d'une tournée d'inspection à la base navale de Zeebrugge. 11 y a eu également; le baron von Drulich, qui a fait sensation pendant huit jours à Ostende; il poitait l'niforme de général et était très respecté par ses compatriotes qui disaient que C'était un grand financier. Chose digne d'être citée, tous les libéraux et tous les catholiques continuent à fraterniser patriotiquement au Cercle Coecilia, local du parti libéral. Le clergé est obligé de s'habiller comme les prêtres anglais, ils ont dC supprimer la soutane par ordre des Allemands. * * * D'une autre source nous apprenons encore quo lé seul Ostendais qui soit admis sur la cligue c'est le populaire nain connu sous le nom de ,,Bonnnetje" Devriendt, qui promène un officier allemand blessé. Le nombre de personnes déportées d'Ostende Rt dos. environs s'élève à .3060. ' On misérsfjle dimasepé Ceux qui est suivi de près l'histoire coloniale de ces vingt dernières années ont acquis depuis longtemps ia conviction que l'Allemagne, préparant son agression contre la France à tra» vers la Belgique, avait très habilement cherché à parer le coup d'une intervention anglaise en faveur de celle-ci. Pour y atteindre elle s'était avisée que le meilleur moyen était de brouiller autant que_ possible l'Angleterre avec la Belgique et lorsque l'agitation anti-congolaise commença, fondée sur quelques abus réels mais bien plus encore sur la sentimentalité un peu naïve d'une partie de l'opinion anglaise on s'étonna cle voir l'Allemagne approuver dr2ne„part cefcto agitation, tout en déclarant officiellement et officieusement à An Belgique qu'elle la considérait comme injustifiée. Les ■deux principaux agents de cette agitation furent les nommés' Casement et Morel. Or, quelle ne fut pas la surprise, lorsque la présente guer-re éclata de voir Casement, ancien consul cé-neral anglais, devenir ouvertement un agent allemand, il fut pendu, _ on so le rappelle — pour haute trahison, et de voir Morel, plus prudent se livrer u une propagande souterraine pro-allemande et paciftste. L'opinion anglaise commence cependant à se lasser, et nous publions avec plaisir ies deux articles suivants parus 1 un dans le grand journal conservateur 1 „Jivemng Standard", et l'autre dans le journal populaire „John Bull". Tous les Belles les liront avec une satisfaction justifiée. VoiS l'article de l',,Evening Standard" : „Potsdam et IViorel" Le notoire et mystérieux E. D. Morel vient encore d ecrire un nouveau livre. Ce n'est pas le livre dont nous sentions le besoin ou le désir. Se 9U0 I10us voudrions vraiment, c'est un volume montrant exactement ce qu'est Morel lui-meme ses origines, sa nationalité, ses moyens d existence et ses relations avec l'Allemagne. regno au sujet de ces différentes questions une curiosité qui, espérons-le, ne sera point calmee jusqu a ce quo Morel ait été amené ou •°!tîr f COt,t;° discrèt® réserve qui peut etre desirable dans l'intérêt de sa sécurité per-sonnelle, mais qui n'est en aucune façon dési-alliés 1 lntcrêt de l'Angleterre et de sea Son activité souterraine dans les événements présents ressemble trop à l'activité 'sous-marine de nos ennemis avérés, et Morel est un habile artisan do ces menées mystérieuses et anti-britanniques. I\ous nous rappelons tous ses efforts en faveur des indigènes congolais, comme il remuait ciel et terre et tous les groupes non-conformistes pour renverser la souveraineté du Leopold sur lo Congo belge. Ce quo l'on ne remarqua pas en ee moment, ce fut la coïncidence de cette campagne avec des propositions allemandes d annexer uno partie do ce territoire.Nous nous rappelons aussi les attaques passionnées do More, contre l'activité des français au IJaroc, comcidaiit avec les démonstrations allemandes a Agadir. Cet ami de la paix devint alors très belliqueux. Puis il fonda la société amicale anglo-ahemant e, habilement organisée pour seconder les efforts allemands en vue de se ménager la neutralité anglaise dans la guerre qu'elle préparait contre la France et la Russie. Cette société fut éclipsée par une autre plus ingénieuse encore, appelée „Union of démocratie control", dont le programme, d'appa-" rence fort inoffensif, était destiné à conquérir 1 appui des riches personnalités pacifistc-s. 11 est vrai que l'U.D.C. avait pour programme d établir de meilleures relations internationales entro tous les peuples. Mais, étant donne que la seule Puissance qui avait trou-blé ia paix du monde était l'Allemagne, l'U. 1>.C développa ce thème qu'il fallait laisser 1 Allemagne realiser ses vues, éviter de l'offenser en aucune manière, et se rappeler que les Allemands eta:cnt une rai- -> ■ naute' culture, dio-ne de 1 affection universelle. L'entrée de l'Allemagne dans la guerre fut un choc pour l'TJ.D.t . Mais, 'avec une inso-lenco caractéristique, Morel s'empressa de publier un livre pour prouver que la Franco et la Russie étaient les vrais agresseurs. Pas un mot ne fut dit par ce philanthrope professionnel au sujet des atrocités qn Belgique et en Arménie. Comme les Huns eux-mêmes, leur fidèle chien de garde pense qu'ils ne peuvent pas mal faire. 11 a répandu cette doctrine dans des brochures distribuées dans des usines et paitout où il pouvait faire du tort à la cause des alliés. Aujourd'hui il fait une nouvelle proposition. Les mérites de l'Allemagne devraient êcro reconnus dans une convention' en vertu de laquelle elle serait libre en vue de nous combattre et d'assumer le contrôle de l'Afrique. La proposition n'est pas formulée aussi brutalement, bien entendu. On nous invite d'abord • à neutraliser toute l'Afrique, sauf les parties touchant la, Méditerranée ; l'Afrique du Sud et la Rhodésie seraient aussi exceptées pour le moment, mais toute l'Afrique tropicale, y compris le Congo Belge, serait neutralisée. Ainsi, dit l'ingénieux écrivain: ,.Ni l'Angleterre ni la France ne pourraient s'opposer, si l'occasion s'en présentait, à uno extension de la souveraineté allemande dans l'Afrique tropicale, par achats ou autres moyens légitimes." En d'autres mots, nous devons faciliter à l'Allemagne l'organisation de grandes forces en Afrique. La froide arrogance de cette proposition est digne de Rcventlow et qualifie Morel pour une double Croix de Fer. Ces arguments ne sont pas moins stupéfiants que la proposition elle-même. Il semble, d'après Morel, quo l'Allemagne ait eu lo rôle prééminent dans la découverte de l'Afrique. ,Lcs v îc-toria Falls n'ont pas été découvertes par Li-vingstone, comme nous le pensions, mais par un certain Dr. Mohr. Dans le Togoland, les Allemands ont créé ,,une colonie modèle". C'est ce qu'ils font partout, d'après eux-mêmes, d; leurs amis. Mais nous croyons nous rappeler de certains hauts faits, "d'un général Elleiaand Horn au Togoland, et d'autres officiers allemands dans le Cameroun. Au sujet de ceux-ci, un membre du Reichstag a pu dire publiquement dans cette assemblée Un lieutenant ayant surpris un village massacra tous les habitants et fit placer cinquante-deux enfants dans des paniers qui furent précipités dans les rapides." Morel nous dit cependant lue ces histoi-

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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