L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1916, 05 Juni. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 29 maart 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/z892806b4j/
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geme AlUlëÊ N». SOI S cents CIO Centimes) Lundi 5 juin 1916 L'ECHO BELGE L'Union fait la Force, Journal quotidien du m atin paraissant en Hollande. Belge est notre nom de Famille. Toutes les lettres doivent êft-a au bureau de rédaction: N. 55. VOORBURGWAJL, 234-340, 4M8TERDAIV Téléphones 2797. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. ... . „, , ( Charles Bernard, Charles Herbieî, Comité de Rédaction: ■ „ , ' , ( René Chambry, Emile Painparé. Pour les annonces, abonnements et vent£ au numéro, s'adresser à l'Administration dï journal:N.Z. Voorburgwal 234-240, Amsterdam Téléphone: 177S. Abonnements! Holiandefl. I.SOpar mois. Etranger H.2.00 Darmnl> Annonces! 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. {a-l-il i parti amniisi beige ? Notre collaborateur M. Louis Piérai vient d'adresser la lettre suivante au réda teur en chef du ,,Nieuwe Courant" de I Jlayo : La Haye, Je 2 juin 1916. M. Plemp van Duyveland, • rédacteur en chef du ,,Nieu"w Courant", membre du Comif de l'Association International de la Presse, La Haye. Monsieur et cher confrère, Je lis dans le ,,Nieuwe Courant" au 3 mai (Tweede Avondblad), sous ce titre Belcië na den oorlog", une déclaration d H. Jean Bary, directeur de la ,,Belgiqu Indépendante"., déclaration contenant un insinuation à mon adresse que je ne pui laisser passer sans protester. Ce monsieu écrit en effet: ,,0n se donne beaucoup de peine, dan 'certains cercles belges, pour diminuer l'irn portance de la campagne annexionniste qui du Havre, est menée par un groupe de jour nalistes et d'écrivains. Il convient de fair remarquer avant tout que les principau; leaders du mouvement, en même temp qu'écrivains, sont fonctionnaires de l'Etat" Et un peu plus loin: ,,M. Piérard est ré dacteur au Compte • Rendu Analytique.' J'ai l'honneur, en effet, d'appartenir de puis février 1914 à la rédaction du Compt Rendi* Analytique de la Chambre belge M. Bary sait mieux que quiconque que j fus choisi par le Bureau de la Chambre su présentation par mes amis de la gauche so cialiste à qui un droit de priorité avait ét' en quelque sorte reconnu. Comme fonction naire de la Chambre, je ne relève d'aucui ministère. Quoi qu'il en soit, je ne recon nais à personne le droit d'insinuer que me; opinions sur n'importe quelle question soni subordonnées à mon gagne-pain. Je ne suis *a\a-solde, ni à la remorque de personne. Ce n'est. point parce que M. Bary dirige ur journal qui s'appelle la ,,Belgique Indépendante" qu'il peut prétendre à un monopole exclusif de l'indépendance d'allures el de pensée. , Comme lui, comme vous, je suis un jour naliste professionnel et je me permets d< faire appel à votre esprit de confraternité aux cordiales relations qui existent entre journalistes belges et hollandais et qui s'af firmèrent si bien il y a quelques<années. Ion de la visite de S. M. la reine Wilhelmine l Bruxelles, dans une fête que nous offrîmes à noNs confrères hollandais et où j'étais le voisin de M. Bary. J'espere que voUs réduirez à néant l'insinuation malveillante que ce monsieur dirige contre moi dans votre jour-pal. . . Je n'ai point qualité pour rectifier les inexactitudes, voulues ou non, dont est farci le texte de M. Bary et dont sont victimes d'autres confrères. C'est affaire à eux. Mais il se peut que vous n'ayez point lu d un bout à l'autre les dix premiers numéros de la ^Belgique Indépendante" et vous pouviez fort bien ignorer que des personnalités belges de tous les partis politiques, ministres, députés, sénateurs, journalistes y furent insultés bassement par ce malheureux, atteint de mégalomanie et dont, 1 âme est fielleuse autant que l'imagination maladive. Eloigné du petit monde politique et journalistique belge, •— celui (d'avant la guerie — vous pouviez fort bien ignorer que de mesquines rancunes personnelles, et une passion politique insolite en. un temps où notre malheureux pays est envahi, inspirent presque exclusivement la ,,Belgique Indépendante". J'au remarqué toutefois, dans votre article du 18 mai, que, vous vous teniez sur vos gardes et que certaines campagnes menées par ce journal vous paraissaient baroques et désordonnées et d'ailleurs superflues (telle celle qui a trait à la constitution d'un nouveau Saint-Empire et de grands Pays-Bas catholiques). Il est faux qu'il existe un "parti annexionniste belge, qu'une campagne en faveur d'un agrandissement} de la Belgique ait été organisée^ en vertu d'un mot d'ordre quelconque. Il s est produit simplement ceci: qu'à la^faveur de l'invasion et du martyre qu a subi leur pays des Belges de tous les partis se sont pris à réfléchir à la question du statut futur de la Belgique (abandon de la neutralité et revendications territoriales). Ils se sont demandés si leur pays, et le Luxembourg avec lui, -pouvaient encore rester demain un couloir' d'invasion, un pays où l'on entre comme dans un moulin, sans frontière stratégique, avec sa place forte de Liège à portée des canons allemands, avec trois provinces (tout ce qui est au sud et à l'est de la Meuse) non défendues, indéfendables. Pour des raisons sentimentales fort respectables, ils se sont souvenus en outre de ces populations wallonnes des environs de Malmédy qui furent belges jusqu'en 1815, de ces Luxembourgeois qu'on détacha de la mère-patrie en 1839 et dont les représentants au parlement de Bruxelles firent entendre des protestations d'attachement et de fidélité à la Belgique qui les sacrifiait à la volonté des puissances, protestations aussi émouvantes que celles des Alsaciens-Lorrains en 1871. Sans s'être donné le mot, par un phénomène de génération spontanée, des publicis-tes comme MM. P. Nothomb, Eugène Baie, Maurice .des pmbiaux, Louis Dumont-^Vil- j aen traitèrent ces questions dans une sene de 8 brochures ou d'articles parus en France pour la plupart. Il n'est pas plus raisonnable de reprocher au gouvernement belge de telles publications qu'il ne le serait d'en vouloir au gouvernement hollandais pour la campagne dangereuse à laquelle s'est livrée une partie de la presse néerlandaise sur la question du fla-> mingantisme, grossissant à plaisir des mani-a festations séparatistes, pangermanistes ou même pannéerlandistes de certains personnages insignifiants. Des objections sérieuses furent faites aux e ,,annexionnistes" belges. Cette question des ^ agrandissements territoriaux est .très contro-e versable et d'ailleurs très controversée. Ce qui prouve bien qu'on ne se trouve point en présence d'un parti, d'un mouvement organisé, ce sont les divergences qui existent en-1 tre tous ceux qu'on appelle les ,,annexion-,. nistes". Il est difficile de mettre dans le e même sac, en effet, les gens qui parlent d'al-e 1er jusqu'au Rhin et ceux qui réclament e simplement quelques cantons de la région de s l'Eifel, qui furent belges jusqu'en 1815, ha-r bités par une population qui, malgré un siècle de prussification, a gardé un dialecte s roman, des moeurs identiques à ceux qui . existent dans nos Hautes-Fagnes. , Il est un© seule ch'ose sur laquelle ceux . qu'on appelait les annexionnistes étaient 3 d'accord. Au risque d'encourir le reproche c d'inopportunité, même avec leur pays pres-3 que entièrement envahi, ils désiraient voir ces questions (débattues dans d'autres pays . d'ailleurs) retenir l'attention des Belges, ' celle de nos hommes d'Etat, de nos diploma-_ tes, de nos militaires, tout aussi bien que de 3 l'opinion publique. Il ne faut pas que quand . la paix ,,éclatera" nous soyions pris au dé-3 pourvu. ,,Vous vendez la peau de l'ours", r disent les uns. Pour ne pas quitter la Mé-. nagerie, disons que nous ne voulons pas non î plus d'une politique d'autruche. La Belgi-. que a expié durement assez son dédain de L toute politique internationale, sa neutralité . amorphe et dangereuse, elle s'est conduite 5 avec assez de courage depuis deux ans pour i que, confiante dans la victoire finale des ; Alliés, elle ose regarder l'avenir en face. , Il est assez frappant de devoir constater que, depuis quelques semaines, ceux qu'on appelle ,,les annexionnistes" se montrent d'une discrétion extrême. Au contraire, i ceux qui parlent tout le temps d'annexions, qui réveillent la question à chaque instant, . ce ■ sont les... anti-annexionnistes. Ils se , montrent particulièrement actifs en Hollan-de où ils jouent, selon moi, un rôle particu-. lièrement dangereux. MM. Bary, Meert et consorts risquent tout simplement, avec un i manque de tact, inouï, de jeter la suspi-, cion sur les intentions que la Belgique ; nourrit à l'endroit de la Hollande et de nous brouiller avec nos excellents amis hollandais. Ils savent bien pourtant qu'aucun Belge sérieux et raisonnable, dans les sphères gouvernementales ou ailleurs, ne caresse le moindre rêve de conquête brutale du côté de la Hollande. Comment supposer que la Belgique, sublime incarnation du Droit foulé aux pieds, puisse jamais prendre dans le monde figure de violatrice du Droit, surtout au détriment d'une nation petite comme elle, avec laquelle elle peut, elle doit, mener des relations eje bon voisinage, de solide amitié. Il faut souhaiter qu'à la faveur de cette guerre un rapprochement se fasse entre les deux pays et que se scelle une entente durable qui soit tout au moins dans les coeurs et les esprits, sinon sur le papier. Certes, il existe entre les dieux peuples des différences de tempérament, de mentalité considérables. Il n'importe : le sort de la Hollande est lié à celui de la Belgique et les Hollandais clairvoyants le savent bien qui n'oublient pas la parole de Jagow eu vertu de laquelle l'Allemagne ne prendra jamais l'une sans l'autre. La Hollande a échappé une fois aux malheurs de l'invasion: elle n'y échapperait pas une seconde fois. La Belgique et la Hollande se doivent de donner l'exemple de cette collaboration des petits Etats dont cette guerre a plus que jamais affirmé la nécessité. Si l'on veut que ce rapprochement étroit entre les deux pays soit possible, il faudra que, demain, ils tâchent, dans des négociations amicales, dans un esprit de confiance réciproque, de bonne volonté partagée, • d'écarter du chemin tout ce qui pourrait ! les diviser. Voilà comment pensent tous les Belges \ depuis #M. Camille Huysmans, anti-annexionniste, jusqu'à M. Pierre Nothomb, qui passe pour le chef des annexionnistes. Quant à M. Bary, qui s'est découvert tout à coup pour la Hollande une si ardente amitié, il ne la connaît, pas, il n'y a ja- ] mais mis les pieds.... M. Meert, lui, croit : que nos amis hollandais ont besoin d'être flattés et qu'ils exigent d'un Fia- 1 mand qu'il soit pan-néerlandiste avant ( d'être Belge, ce en quoi il se trompe. La première condition de l'amitié entre { les peuples, comme entre les hommes, c'est la franchise et la sincérité. J'ai essayé, Monsieur et cher confrère, d'être franc et sincère dans cette lettre dont vous excuserez la longueur, j'espère, et que vous tiendrez, t je n'en doute pas, à insérer, vous souve- i nant du proverbe qui dit: ,,Qui n'entend ^ qu'une cloche n'entend qu'un son." • c Louis Piérard. ? j membre de l'Association de la Presse belge, rédacteur au s Soir de Bruxelles, correspon- f j dant du Journal et d'Excel- a $ior à La Haye., c En Belgique. * A Anvers Nous avons, à deu^ reprises, publié les noms de personnes dont les caves furent vidées par MM. les Boches. Ce n'est là qu'une minime partie de la liste,, bien entendu, car les chevaliers au gosier sec ont ,,réquisitionné" les flacons d'un nombre incalculable de caves. C'est ainsi que, rue de l'Harmonie, ils allèrent sonner de porte en porte, visitant les caves avec un tel scrupule des ordres donnés qu'ils pe laissèrent aux malheureux locataires que ia§ paille dans laquelle les bouteilles pansues de Champagne s'emmitoufflaient. Tout le reste était placé, avec ordre, dans des tombereaux qui prirent d'urgence le chemin <ie la Kommandantur où eut lieu, sans doute, un triage rapide et une répartition définitive. Dans certaines rues, les réquisition-neùrs avaient amené à leur suite de grands tonneaux dans lesquels ils vidèrent, pêle-mêle, cognac, bordeaux, bourgogne, Champagne et gueuze-lambic, — un mélange dont un proc, en mal de soûlerie, ne voudrait apparemment point. Mais les Allemands n'y regardent pas de si près. Que connaissent-ils en fait de vins, à part leur piquette du Rhin et leur aigre Moselle? Pour se saoûler, dit l'un d'eux, tous les mélanges sont bons. En effet! Après la démonstration notée ci-dessus, nous sommes prêts à les croire. Chez plusieurs personnes dont les caves sont particulièrement soignées, les feld-grauen vinrent à quatorze. Ils travaillèrent plusieurs jours durant à emballer avec précaution les vins fins, évitant les secousses aux Bourgogne couleur d'oignon et se gardant bien de mêler les bouteilles de l'année 1898 avec celles de récoltes plus récentes. Ceux-là étaient apparemment com- . mis aux plaisirs de la table d'un supérieur, car les crus de marque ne sont évidemment : pas réservés aux paysans poméraniens qui n'ont jamais pu distinguer entre une lam- 1 pée d'orge et une gorgée d'advokaat. Ainsi,' pendant- des jours et des jours, pendant des semaines et des semaines; lies ! Allemands s'appliquent à nous prouver que, -s'ils ne sont pas le peuple élu pour le bon i goût, ils sont par contre maîtres en matière de... réquisitions... Les horlogers le savaient déjà depuis 70, mais voici le < monde entier convaincu à présent. Une ( palme, d'ailleurs, que personne — à part 1 les Bulgares — ne cherchera à leur ravir... Le piquant de cette histoire de réquisi- -j tion de spiritueux, est que, en paiement — , car les Allemands ne veulent rien pour rien < — ils offrent aux propriétaires des caves < vidées des bons payables par la ville d'An- < vers. Ça, c'est le comble et — comme nous ] en sommes à parler de vins — c'est aussi le ] bouquet ! 1 * * * < A la suite de l'information parue dans notre 1 journal, nous croyons de notre devoir d'ajouter que les usines de Burght ,,Cannon !j Brand", Artificial Portland Cernent Works, ont été saisies par les Allemands à la suite * du refus de la direction et du personnel £ ouvrier de travailler pour l'ennemi.» Les Boches c les exploitent maintenant eux-mêmes. 1 A Lléée \ Trois cents Boches vivaient dans une r quiétude relative dans les bâtiments de j l'Université. Or, on vient d'apprendre -j-qu'ils avaient vidé les lieux, sans tambour, j mais avec trompette. On s'enquit du motif, c Il paraît que l'autorité supérieure allemande voudrait que les cours universitaires' re- 2 commencent. Parfaitement. Or, comme les r trois cents soldats dormaient dans les classes, se lavaient dans la bibliothèque, ® mangeaient dans les laboratoires et cuisi- c liaient à l'amphithéâtre, il ne pouvait être -t question de rouvrir le bâtiment aux élèves q avant qu'ils^ en fussent sortis. t Le gouverneur de la ville a donc ordonné n: lux trois #cents ,,couleur de pou" d'avoir i évacuer la place, sans retard. Ce qui*fut iait. - ^ Mais on sait que les professeurs belges mt 'décidé de ne reprendre les cours que orsque l'indésirable Bocherie s'en sera ^ retournée d'où elle est venue. La décision p lu gouverneur apparaît donc comme un d joup d'épée dans la Meuse. Oublie-t-il que es Belges sont ingouvernables, — au moins fc orsqu'un Allemand s'applique à Jes gou- ^ rerrfôr ? ^ * * * Un ami qui vient db Rome signale le succès •emporté par un jeune peintre Liégeois, M. e fivet, dans la Ville Eternelle. ^ En une petite exposition personnelle, il a . ëuni ses oeuvres lés plus récentes dont la ritique a .parlé de la façon la plus aimable. *? M. Fivet, lauréat de l'Académie des Beaux- ™ Lrts de Liège, est pensionnaire d'une bourse tien connue au pays des Valeureux Liégeois. 61 , la A H u y lo Les Mutois ont été étonnés en voyant cc çaverser les rues de la ville par un indi- ridu solidement garotté, la tête bandée, S11 kcorté de plusieurs soldats. On le con- ^ Nuisait au train de Bruxelles, où la justice s réclamait. L'odyssée de cet homme vaut i peine d'être contée : p; Originaire de Gosselies, possédant un 'ca- ra ier judiciaire des plus fourni, il a déjà de ait plusieurs années de prison pour vol, , ttaque à main armée, etc. A la suite d'une ^ c .ernière escapade, il disparut de , sa région i <e et son signalement fut envoyé partout. La semaine dernière, il fut reconnu à Moxhe, arrêté par le garde champêtre et ocroué à l'amigo communal. Il s'échappa; la garde allemande, avertie, se mit à la poursuite.. Rejoint, l'individu se rebella. Couvert de sang, les habits en lambeaux, il fut ligoté et hissé dans le vicinal. Il y était assis, calme, devant son gardien... Le tram à toute vitesse descendait la côte, de Vina-lmont quiaind, tout à coup, notre homme, bien qu'ayant les mains liées, bondit, tel un tigre, brisa la vitre d'un coup de tête et se précipita au dehors. Le 'tram stoppa ! Le drôle, qui s'était blessé dans sa chute, fut ressaisi. Il fut amené sous bonne escorte à La prison de Huy,' d'où, dès son entrée, il jura de s'évader. Il tenta à deux reprises de le faire, mais ne put y réussir. C'est au cours d'une de ces tentatives qu'il se blessa de nouveau à la tête. C'est Bruxelles qui hébergera celui que l'on a déjà nommé le ,,nouveau Boul-boule".* * * Mercredi dernier, au marché, les oeufs se payaient fr. 6.60 à 6.80 les 26. Aujourd'hui on pouvait très facilement s'en procurer à fr. 5.50, donc baisse de 1 franc!-Cette diminution s'explique par l'absence ies accapareurs. Aussi, beaucoup de personnes proposent la création d'une Ligue ies consommateurs. A Oemblcsux» M. de Dorlodot communique au „XX-e Siècle" les renseignements qu'on va lire sur Sembloux et sur quelques communes environ-aantes : Le dimanche 16 août 1914, vers deux heures, les Gembloutois entendirent les premiers îoups de feu tirés sur leur commune entre patrouilles belges et allemandes. Les Allemands ;o retirèrent et p-m, après un officier français rint aux renseignements. Il fut vivement ac-;lamé. Vers cinq heures, une explosion for-nidable se fit entendre ;les Allemands avaient 'ait sauter les rails de la voie Namur-Bruxelles ït, à une centaine, occupaient la station et ies abords. Lo gros de leur avant-garde can-onnait au bois de Buis et la commune de Gem-)loux dut les ravitailler. Le lendemain un parti français délogea les Ulemands de la gare et les poursuivit: aussi :eux-ci jugèrent-ils prudent, après avoir essuyé juelques pertes, d'abandonner le bois de Buis. JOinq soldats allemands sont enterrés à Pen-eville.)Le 18 août, ce fut jour de fête à Gembloux ; es habitants eurent la grande joie de voir léfiler la cavalerie française, accompagnée l'artillerie légère, de cyclis'tes, de transports le ravitaillement et d'aéroplanes. Une réception enthousiaste fut faite aux Français >ar la population qui les forçait à accepter îourriture, boissons et cigares. La circula-ion des trains fut immédiatement rétablie ■t l'animation la plus grande régna dans la -ille; mais, hélas, la joie fut de courte du-ée. Dès le lendemain ,les aéroplanes fran-ais et allemands survolaient la localité ; les français se retiraient et leur artillerie, pla-ée sur le territoire de la commune, proté- 1 ;eait leur retraite qui s'effectua en très bon rdre. Quelques familles gembloutoises furent irises de panique et quittèrent la localité. De grand matin, lo 20 août, les Allemands raversèrent Gembloux, arrachèrent les dra-eaux belges qui flottaient partout, occupè-ent et pillèrent les maisons et se dirigèrent ers la vallée de la .Sambr.e. Pendant quatre mgs jours ils défilèrent et de telles réquisi-ions de vivres furent faites qu'une grande artie de la population manqua du strict né-îssaire.Le 24 août, l'état-major d'inspection de la e armée vint s'installer à Gembloux et y esta une huitaine de jours. Pendant cette période, de très fortes réqui-itions générales furent faites dans les com-mnes par l'intorinédiaire des bourgmestres anvoqués à cet effet par le général inspec-3ur qui leur donna des ordres très durs u'ils devaient accepter sans discuter. Tou-ïfois aucun civil ne fut fusillé et aucune aison ne fut incemdiée. C'est alors^ aussi qu'on vit défiler les mal-eureux prisonniers français et belges qui urent loger dans les prairies de l'Institut, a population, bien qu'ayant peine à trouer de la nourriture pour elle, fit les plus rands efforts pour tromper la vigilance des llemands et remettre aux chers prisonniers ains, légumes et vêtements. On s'occupa aûssi 3 donner de leurs nouvelles à leurs familles. L'Institut agricole do l'Etat avait été trans-•rmo en hôpital et dès le 22 août des centaines 3 blessés y arrivèrent nuit et jour (surtout des llemands des régiments de la garde impériale). Les^ Allemands prirent bien vite eu main la rection do l'hôpital, y envoyèrent des médecins infirmières allemands et il est inutile de dire i'à partir de ce jour les blessés français et ilges furent négligés bien que les Allemands ent été-bien traités sous la direction belge du r Tournoy. Les autorités allemandes espacèrent ! plus en plus les visites des civils "aux blessés , lors de l'évacuatron générale de l'hôpital, ils nportèrent la majeure partie du matériel do Croix Rouge belge. Dès que les troupes d'étapes eurent quitté la mlito, la ,,kommandantur" fut dirigée par un lonel, puis par un commandant, qui établit 5 bureaux chez M. Alfred Mélotte. Les réqur.-;ions reprirent de plus belle : ce qui restait des ves à vin fut inventorié et la majeure partie » t prise et payée à vil prix en bons de réquisi->n.Pendant l'hiver 1914-1915, le corps du soldat luI Masson, qui avait été tue à Beerlaere, fut mené à Gombloux et «inhumé dans le cimetière cette ville. V^rs la fin du mois de septembre 191o. après ffen'sive de Champagne, une explosion fit sau-* des rails sur la ligne de Namur à Gembloux. i* ijan+^ur "do Beuzet. Les Allemands fitent enquetes sur enquêtes, mais ne découvrirent rien. Furieux de leur déconvenue, ils frappèrent de peines sévères non seulement h commune de Beuzet, mais aussi celles de Gembloux, Louzée, Saint-Denis, Bossières et Cor-roy-le-Château.Voici les punitions infligées en octobre dernier àr ce,s six communes et ce pour une durée de trois mois : lo. Fermeture des cafés et interdiction stricte de circuler après 7 heures ; • 2o. Obligation pour tous les hommes à partir de 17 ans do monter la gardo dans des endroits désignés pendant vingt-quatre heures (6 hommes par poste.) Au bout du troisième jour, l'obligation ne fut plus que de douze heures et pour les hommes de 17 à 50 ans. C'est en vain qu'on protesta contre cette mesure auprès des légations étrangères; 3o. Prise d'otages qui devaient rester trois mois à l'hôtel Zénon et qui étaient ' responsables de tout dégât commis sur' le territoire des communes; on les relâcha toutefois après le sixième jour; 4o. Amende d'un mark par habitant infligée aux oommunes ci-devant indiquées. De plus, les Allemands firent placarder une affiche annonçant qu'en cas d'attentat contre les chemins de fer, lignes télégraphiques ou téléphoniques, ils déporteraient les .femmes et les enfants dans d'autres communes du canton de Gembloux et emmèneraient les hommes comme prisonniers en Allemagne. De nombreuses vexations — à Gembloux comme dans toute la partie occupée du pays — s'abattirent d'ailleurs sur la population. Nous citerons les- suivantes : MM. le docteur Tournay, l'avocat Tilis, le notaire Bruyr, Arthur Leievre, marchand de corde», et ^clipteux, marchand de farine, furent momentanément arrêtés pour permettre aux Allemands de fouiller leurs immeubles et ^e faire main basse 6ur l'or qu'ils y cachaient. Du papier allemand leur fut remis en échange. M. Christian Le Docte,, étudiant, fut condamné à 200 marks d'amende pour avoir ,,offensé un agent de la Passzentralc". Le directeur de l'Institut Saint-Guibert, M. Pierre, et l'imprimeur Tournemenne, Nestor, furent condamnés a / l'amende pour avoir édité et imprimé le poème Hymne de la jeunesse chrétienne", sans la permission du censeur. Quant au ravitaillement, le comité qui s'occupe de, cette question si importante est composé de MM. Descampe, Detry, Jos. Lambain, Roulin, Balon, Damseaux, etc. A côté de ce comité, fonctionne le comité'de seoours né de la charité privée. Les femmes et les enfants ne manquent de rien et la population nécessiteuse est bien secourue. Les sorns médicaux et pharmaceutiques sont assurés gratuitement aux | indigents et des distributions de vêtements sont faites en.temps utile. Plusieurs industries travaillent, les sucreries notamment. Les usines Mélotte s'occupent de réparations, mais ne produisent plus. La cor-derie n'a jamais subi d'arrêt et la fabrication a plutôt augmenté. I^es usines Cassart, par contre, chôment complètement. Quant aux entrepreneurs, ils sont sans travail, mais la main d'oeuvre disponible est utilisée par la commune au réfectionnement des routes,au ravitaillement ou à tout autre travail d'intérêt général. Le commerce souffre évidemment beaucoup de la situation actuelle. Le marché est déserté, les Allemands s'y rendant acquéreurs des produits exposés à des prix qui découragent la clientèle ordinaire. La foire au bétail est interdite depuis août 1915, en raison d'une épidémie de stomatite aphteuse. Gembloux n'est pas isolé du reste de la Belgique. Cinq ou six trains circulent journellement vers Bruxelles et vers Namur. Le voyage' se fait en 2e ou 3e classe, à raison d'un tarif de 10 et 15 centimes par kilomètre. Mais ce service publie est souvent interrompu pour des passages de troupes, de blessés ou de matériel. Par contre, -les tramways ne circulent pas dans la région de Gembloux," à la suite de j difficultés survenues entre la Société, d'exploitation et l'autorité occupante." Dans le domaine de l'instruction, la guerre n'a pour ainsi <jHre pas apporté de perturbation. Les écoles sont ouvertes et les cours sont suivis comme en temps ordinaire. L'Instr.tut agricole, depuis le départ des derniers blessés, a réouvert ses portes. Quarante élèves en suivent actuellement les cours. / Aaa Pays Wallon Nous apprenons la mort de M, Emile Durieu, ancien bourgmestre d'Ath, ancien membre de la Chambre des Représentants. « ■ a il» La protestation k l'Evêp k Namur contre les crimes allemands. On ne lira pas sans émotion quelques passages de la note jointe à la lettre de Mgr Heylen. Cette note, datée du 31 octobre 1915, est trop longue pour que nous puissions en reproduire le texte ici. Bornons-nous donc à en extraire les passages les plus remarquables. L'évêque de Namur en affirme d'ailleurs énergiquement le caractère, dès les premières lignes : ,,Depuis le jour où elle a pénétré 6ur notre sol et mis nos villes et nos villages à feu et à 6ang, écrit Mgr Heylen, l'Allemagne poursuit avec persistance une campagne d'accusations-contre le peuple belge. Elle espère se laver par là des souillures qu'elle a contractées, en face de l'univers. C'est avec une douleur et une amertume profondes cjue nous avons suivi, depuis le début, les étapes de l'entreprise. Celle-ci vient de recevoir son couronnement officiel par la publication d'un Livre Blanc. C'est une suprême tentative, un dernier essai de justification. Nous considérons comme _ un impérieux devoir de notre charge vis-à-vis de nos ouailles de ne pas garder le silence et d'adresser à l'autorité occupante une protestation énergique pour affirmer et prouver à la fois la culpabilité de l'armée allemande et l'innocence de nos diocésains."- ,. L'Allemagne s'embourbe... „Mensonge, imposture!...'» Mgr. Heylen examine ensuite les di-perses tentatives faites pour rejeter sur le peuple belge la responsabilité des atrocités allemandes et exécuté au passage les incriminations injustifiées de Dom Morin et le pamphlet du profeseur Rosenberg. L évoque fait justice de cette campagne de calomnies en quelques lignes vigoureuses : ,,A notre avis, en cette question si grave, la situation de l'Allemagne nous paraît exactement figuree par d'inextricable embarras d'un imprudent qui s'embourbe dans un marais et qxu, a chaque effort tenté pour en sortir s enfonce davantage. L'orgueil national de ce pays l'a empêché, a"u cours de l'invasion de soumettre à une enquête la parole de se s'soldats ; il 1 empeche encore maintenant de répondre à la mise en demeure qui lui est adres-see de faire contradictoirement la preuve que des civils ont tiré. / ,,Pareil refus est un aveu de son impuissance a faire éclater la vérité." Puis, le courageux prélat reprend page par page le Livre Blanc et démontre avec une logique impitoyable la fausseté de ses accusations. Il souligne aussi le manque d'autorité d®s. .témoignages invoqués par la publication officielle allemande: ,,H ne faut pas oublier, dit l'évêque, que ces dépositions émanent de coupables, tout au moins d accusés qui s'attendent, sans aucun doute à avoir à lépondre de leurs actes, si pas devant la justice de leur pays, au moins devant l'hu-mancte.Aussi, à travers ces pages apparaît l'intention manifeste de s'excuser plutôt que de témoigner des faits. Et c'est pourquoi nous, disons h la justice aLemande; „Vous encourez une lourde responsabilité, au point' de vue de l'honneur de votre nation, en couvrant d'un silence approbateur les actes de votre armée que nous vous dénonçons comme criminels". . nons n'avions écouté que notre sentiment intime, nous nous serions bornés à crcer: .Mensonge, imposture!" i,A Dînant, l'armée allemande s'est abandonnée à une cruauté aussi Inutile Qu'inexplicable..." * Et Mgr Heylen fait le tour des localités de son diocèse mises à feu et à sang par les troupes allemandes. » Nous ne pouvons songer à reproduire ici 1 argumentation serrée que le vaillant évêque oppose aux calomnies du Livre Blanc. Retenons cependant le témoignage qu'il rend de 1 innocence des malheureux Dinantars. ,,-Nous doutons fort que la version allemande des faits de Dînant puisse obtenir créance chez les Allemands eux-mêmes, car oe serait supposer chez un peuple éclairé trop de naïveté et de crédulité. Nous affirmons, après une consciencieuse en-quete, que cette version est complètement inexacte, sauf ^ sur certains détails topographiques et relativement à quelques indications secondaires, mais précieuses, telles que l'aveu de la destruction de la ville et de la Collégiale sables 1^na^°n <*e<S c^e^s efc des troupes respon' . H se™ pas difficile de faire jaillir un jour là vérité, de façon luinineuse et définitive. . -^ous n'attendons que le moment cm l'historien impartial pourra venir à Dinant, se reru dre compte sur place de ce qui s'y est passé, interroger les survivants. Il en reste Un nombre suffisant poiir reconstituer l'ensemble des faits dans leur vérité et dans leur sincérité. Alors éclatera d'une façon manifeste l'innocence des victimes et la culpabilité des agresseurs ; on pourra constater que l'armée allemande s'est abandonnée à une cruauté aussi inutile qu'inexplicable. Alors l'univers, qui a déjà jugé avec une extrême et justo rigueur le massacre do près de sept cents civils et la destruction d'une ville antique, avec ses monuments, ses archives,^ son industrie, so montrera d'autant plus sévère envers ses _ bourreaux que ceux-ci auront tente de se disculper en calomniant leurs victimes." Conclusion écrasante. _ Tout le mémoire de l'évêque de Namur respire le même courage intrépide. Citons encore son impressionnante conclusion: .,En finissant, une réflexion se présente à, notre esprit. Notre travail, va-t-on nous objecter, est bien sobre, trop sobre de citations de personnes clairement identifiées; il est insuffisant aussi quant à l'exposé des faits. Voici notre réponse: Qu'on se mette en face de notre situation, à nous, Belges, pendant la durée de l'ooeupâtion. Impliquer des personnes dans les faits racontés serait certainement une action imprudente, dangereuse. Ah! si l'on voulait nous promettre l'impunîté qui revient de droit à tout témoin qui dépose avec sincérité et en connaissance de cause, alors nous n'hésiterions pas à les identifier sur le champ. En attendant, nous gardons par devers nous les témoignages nombreux recueillis au lendemain des événements, alors que les souvenirs étaient encore dans toute leur vivacité. Quoi qu'on fasse, ces témoignages accablants paraîtront au grand jour, sous la signature des personnes les plus honorables. Un dernier mot, qui comportera la conclusion.De l'examen du Livre blanc ressort avec évidence un fait indéniable. La légende des francs-tireurs belges repose sur une simple affirmation de l'armée allemande. Affirmation qu'elle est dans l'absolue impossibilité de prou, ver. Ce qui revient à dire que la conduite des armées allemandes, en nos régions, a été une série d'actes injustifiés et inhumains à l'égard de populations innocentes". H y a un an 5 juin 1915. — Trois nouvelles offensives, très violentes, contre la sucrerie de Souches, sont repoussées par nos troupes, qui enlèvent un poste ennemi au cabaret Bouge. Sur les côtes est-sud-est de VAngleterre^ raid de Zeppelins et bombardement âù villes, ouvert tes et sans, défense^

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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