L'écho d'Anvers

421 0
04 december 1914
close

Waarom wilt u dit item rapporteren?

Opmerkingen

Verzenden
s.n. 1914, 04 December. L'écho d'Anvers. Geraadpleegd op 19 oktober 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/1r6n010d65/
Toon tekst

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

No. 55. «% Vendredi 4 décembre 1914. L'ECHO D'ANVERS Organe officiel des réfugiés belges en Hollande. Paraît 2 fois A midi et 6 heures. BIrection=Rédaction s ARTHUR DE GERS. Bureaux: Bergen-op-Zoom, Boschstraat 68. Paraît 2 fois A midi et 6 heures. EDITION DE MIDI. En Belgique. Les dégâts aux bords de la Meuse- LONDRES, 1 décembre) (Ind. Belge). , A Anserenime il a une quinzaine de maisons brûlées, et quelques civils tués. A Waulsort: vingt .maisons, six civils.A Hastière^par-delà : tout est détruit, il reste à peine l'église. Vingt-deux civils furent lâchement assassinés parmi eux le professeur Ponthière dei Louvain et son fils, curé à Has-tière.A Hastière-Lavaux ils. ont incendié une dizaine de maisons, et lia village eut à souffrir également du bombardement.Ermeuton-sur-Meuse, un. riant petit village mosan, a 80 maisons incendiées, sur un total de cent-dix. Dix teivils. furent passés par les armes. A Onhaye, la population s'était sauvée. Soixante villageois ne sont pas encore rentrés, et l'on est totalement sans nouvelles, .d'eux. Il me reste quç l'église. Le village de Périn est intact. A Mettet : sept jnaisonsi incendiées. A Villers-Poterie : quelques toits, endommagés.A Acaz • 44 .maisons, dont la mai-,son communale, ont été inceindiées. Le curé et deux villageois ont été fusillés. A Gougnies, ont été massacrés : le sénateur libéral Piret, MM. Grégoire Emile et Thiy. Trente (maisons détruites.A Morville: fc-s II .y a une tren-' taine de maisons brûlées. Un, homme et une femme ifurent passés, {par les larmes. A Omeizée, une maison a souffert du bombardement. De Surice il ne reste que sept maisons partiellement épargnées. L'église est détruite. 'Trois piille allemands sont enterrés aux environs de Surioe. Trente-et-un civils du village, et dix-sept autres des localités environnantes,, furent fusillés : cinq prêtres, Monsieur Derdui, échevin ; son, beau-père, M. Sournois ; la famille Penasse, soit le père et cinq enfants : le sixième est blessé. A Komedenne : on fusille le pèrie du commandant Collard et un .autre civil, plus fie cent maisons incendiées, et bombardées,, la gare seule est à peu' près intacte. . ^ A Franchimont : il peste vingt maisons. Quatre civils furent assassinés,, dont Monsieur Pirson, fermier à Ma-zée, et une femme. A Romerée : huit maisons incendiées. Villers-en-Fagne n'est -,plus q_u'unl amas de ruines. A Villers-le-Jambon deux hommes furent tués. Quelques plaisons incendiées. ' , * Marienbourg également a beaucoup souffert du feu et des obus. Trente maisons brûlées. Beaucoup de (civils, tués. A Frasnes-lez-Couvin il reste quatre maisons dans le village. A Couvin : huit jnaisons incendiées,, cinq civils fusillés. i Bois-de-Neuville : trente maisons incendiées., cinq civils passés .par le|s armes. Haussois : vingt maisons brûlées. Boussu-lez-Waleourt : 50 maisons brûlées. <. Somezée : vingt maisons brûlées, des civils tués. Rozée : vingt maisons incendiées ; tout le village esit pillé. Stave : plusieurs maisons incendiées. A Hanzine : Egalement de nombreuses maisons incendiées. On raconte qu'un soldat belge originaire d'ici s'était réfugié chez son père, habillé en civil, il négligea d'enlever la chemise militaire. Les Allemands ayant vu le numéro matricule s'emparèrent du malheureux et lui coupèrent le nez et le® oreilles avant de le tuer. Hanzinelle est presque totalement détruit. A Oret, il y_ a 63 maisons, incendiées et 'bombardées. Une femme a été tuée, son mari blessé. * Biesmes fut le théâtre de violents combats. I —0— En Campine. EINDHOVEN 2 décembre (O.V.) Les forêts de Casterle ont fortement soullert ces derniers jours. Une troupe d'Allemands a abattu les arbres de toutes épaisseurs, les a chargés sur de grands chariots, réexpédiés par tram non loin de Gheel, dans une direction Sud, vià Diest. Les uns prétendent que ces arbres sont déstinés au front Ouest, sur le territoire d'Ypres, pour faire un radeau-pont sur la contrée inondée ; d'autres affirment qu'ils ont été expédiés vers l'est, dans un bat industriel. Les paysans et les ouvriers amassent tous les branchages possible, pour remplacer dans leur foyer le charbon qui fait défaut. Le tram Moll-Sichem circule, uniquement pour les militaires. La misère dans les villages environnants est immense ; les réquisitions ont été énormes à Noorderwyk, Oolen, Oevel, V aren-donck, Eyndhoud, etc A Turnhout et environs, la situation n'a guère varié. Le tram d'Arendonck à la frontière. hollandaise roule une lois par jour. On tâche surtout de porter le beurre au delà des frontières, de même que le bétail. Ceux qui se laissent pincer voient leurs bêtes confiquées par les Allemands et eux-mêmes sont laits prisonniers. Le bétail est abattu et employé à l'intendance ennemi, sans être payé évidemment. Prisonniers Belges. VALKENSWAARD, 2 décembre (D. T.) Dans la Campine, les Allemands ont commencé à arrêter les jeunes geus appelés au service militaire. Ils firent ainsi 9 prisonniers à Bourg Léopold, 2 à Heppen, 4 à Oostham, 7 à Poel. On les envoie tous en Allemagne. Louvain. EINDHOVEN, 2 décembre.' (0. Y.) La situation à Louvain reste satisfaisante. On n'y souffre pas encore de la faim. Beaucoup d'habitants sont nourris par la ville. Les « sans travails » et les malfaiteurs sont nombreux- 11s se baladent en groupe à travers les rues et ne ratent pas l'occasion de faire quelques « coups » dans les quartiers éloignés et les petits villages isolés. Heureusement que la surveillance est très sévère sous les ordres du commandant de Louvain. Dans les villages la situation est moins bonne. Le manque de vivres se fait vivement sentir, surtout, dans les -populeuses localités industrielles Des mesures ont été prises par diverses personnes pour parer à la' famine qui menace. D'accord avec les autorités militaires, elles ont réuni la quantité de grains nécessaire et pris les précautions voulues pour que le grain acheté soit exclusivement employé à l'usage des habitants. Exercices de Tir? AMSTERDAM, 1 décembre. (Echo B.) Je puis vous citer un fait absolument authentique. Vous savez qu'il y a quelques jours l'autorité allemande avait fait évacuer certains villages de la Flandre Orientale, 7 entre St. Nicolas et Emdonck,sous prétexte de procéder à des essais de- tir. Malgré l'ordre formel, quelques paysans d'Emdonck décidèrent de rester chez eux. Or, que constatèrent ils ? Le jour fixé pour les essais, ils virent arriver de nombreux soldats allemands, munis de pelles et de pioches, qui creusèrent de longs, très longs fossés dans les champs le long de la voie ferrée. Puis arriva un train de 40 wagons à marchandises, qui s'arrêta en rase campagne, le long des fossés en question, et dont furent extraits, liés par deux ou trois, des cadavres nus ! Les fossés furent comblés par ce lugubre chargement et de la chaux fut répandue à piofusion. Cette horrible besogne dura 21/2 heures. Ensuite, pour tasser et niveler le tout, les soldats passèrent en rangs serrés 5 ou 6 foi? sur la terre remuée, k'en battant la semelle. Et pendant que s'accomplissait cette besogne, de loin en loin, le. fort d'Emdonck tirait un coup de canon à blanc ! C'est. un moyen comme un autre d'écarter les curieux gênants et de cacher ses pertes. Le Bourgmestre Max. LE HAVRE, 2 décembre (Le courrier de l'armée). Le bourgmestre Max, interné à Glatz en Silésie, télégraphia de là qu'il se porte à merveille et prie d'en faire part à ses nombreux amis. Le typl?us en Belgique. LONDRES, 2 déc. (Times) Le major H. Stedman informe que l'armée Belge et la population de la Flandre occidentale et du Nord de la France sont menacées d'une épidémie de typhus. Journellement 20 à 30 nouveaux cas sont constatés chez les soldats seuls. Le major demande l'envoi sur Calais d'un navire-hôpital et l'érection en Belgique d'un hôpital contenant au moins 600 lits, p. e. à La Panne. Nos Télégrammes. L'empereur d'Autriche LONDRES, 1 décembre. Nous détachons d'une série d'impressions que donne Mme Sarah Bernhardt au « Nash's and Pall Mail Magazine » un curieux passage concernant l'empereur François-Joseph : Rien n'est plus macabre que la couronne ou le casque guerrier posés tour à tour sur le front du mort-vivant François-Joseph, empereur d'Autriche, roi "de Hongrie. Il est des gens qui plaignent ce fantoche ; moi je le méprise et le hais. C'est et ce fut toujours un être égoïste aux manières affables, à l'âme brutale. Sa vie entière est un défi au bon sens et à l'humanité. Les suffragettes. LONDRES, 2 décembre (R.O.) Mrs. Pankhurst a parlé hier en public et déclara que l'Angleterre dans la guerre actuelle avait tous les droits. Notre honneur, notre réputation et même notre existence sont en jeu. Nombreuses sont les .femmes qui voudraient pouvoir combattre avec les soldats. Le recrutement en Angleterre. LONDRES, 2 décembre (R.O.) Pour» donner une preuve du mouvement croissant en faveur du recrutement, il faut mentionner le fait que Lerd Kitchener a été forcé d'empêcher le personnel d'une fabrique de matériaux de guerre de prendre les armes. Lord Kitchener fit observer qu'ils rendaient tout autant de services à la patrie en continuant leur travail qu'en prenant du service à l'armée. Colonel du Paty de Clam. PARIS, 2 décembre (D. T.) Le lieutenant-colonel du Paty de Clam vient de recevoir la légion d'honneur pour actes de courage aux derniers combats. Au cours d'une attaque, le colonel reçut deux blessures mais resta néanmoins au poste jusqu'à la fin du combat. Pertes Allemandes. BERLIN, 2 décembre (W. B.) Il y a quelques jours la 87me liste officielle des pertes allemandes a été publiée. Cela porte le total à 627.071 noms, sans compter les listes de la Bavière, de la Saxe et du Wurtemberg. Il y a 28 morts parmi le personnel de la Dresdner Bank. En Afrique. PRETORIA, 2 décembre ~ (Reuter). Le colonel commandant Manie Botha défit une troupe de rebelles à Quartfontein, près d'Edenville, à l'est de Kroonstad. 3 rebelles furent tués et 73 faits prisonniers. Le reste s'enfuit.Le commandant de Nicker, sous les ordres de Botha, s'est battu près de Bothaville avec un groupe de rebelles sous les ordres de Gideon van Vuuren. Ce dernier fut capturé ainsi que 12 hommes. Les autres furent longtemps poursuivis. Beaucoup de rebelles ont déposé les armes à Bothaville. En Tripolitaine. LONDRES 2 décembre (A. II.) (M.P.) En Tripolitaine, les mouvements de rebelles se font jour. Une escarmouche eut lieu à Nalut, dont les Italiens sortirent victorieux, avec 7 morts et 10 blessés. Le gouverneur a proclamé l'état de siège du Djebel Nefusa. Les vivres et les maladies LONDRES, 2 décembre. (A. H.) - (T.) On signale de Berne que les prix des vivres ont tellement monté en Autriche, que le gouvernemeut a été forcé de fixer un prix-maximum pour les grains et la farine. Tous les vivres ordinaires sont majorés de 30 %. Les cas de choléra en Autriche ne font qu'accroître, au lieu de diminuer, et ce d'après les communiqués officiels. Le long 4e sa frontière autrichienne, la Suisse prend les mesures nécessaires contre le choléra. Les îles Fidji. LONDRES, 2 décembre (R.O.) Les habitants de deux provinces. de îles Fidji ont versé £ 600 comme souscription à la guerre et ont offert 1500 soldats. Avis aux Abonnés Afin de recevoir régulièrement notre journal, il est nécessaire d'envoyer le montant de l'abonnement, soit frs 3.—, anticipa-tivement, en timbres-poste ou mandat. Dépêches de Nuit. A l'Ouest. PARIS, 2 décembre, 3 heures. Au Sud d'Ypres, les Allemands firent des attaques pour reconquérir une tranchée qu'ils a-vaient perdue au cours de la journée : leurs efforts furent vains. Notre artillerie a endommagé un groupe de 3 batteries d'artillerie lourde. A Vermelles, le château, le parc, 2 maisons et des tranchées furent conquis par nos troupes de façon éclatante. . Près de Fav, au S.O. de Pé-ronne, de violentes canonnades se sont produites. Notre artillerie répondit avec succès et détruisit la batterie ennemie. En Argonne, une attaque ennemie sur Fontaine Madâne fut repoussée. Nous y avons gagné un peu de terrain. A l'Est. PETROGRADE, 2 décembre. Sur tous les fronts, un calme relatif a régné. Aux environs de Lowiez, les opérations continuent, mais moins énergiques. Le 1 décembre, à minuit, les Allemande firent l'attaque excessivement violente en rangs serrés contre les positions fortifiées des Russes au Nord de Lodz: ces attaques n'eurent aucun succès. Au sud de Cracovie, nos troupes sont entrées à Veritsjko. De Wet fait prisonnier. PRETORIA, 2 décembre. On nous annonce officiellement que le général De Wet a été fait prisonnier. Le nouvel emprunt de guerre allemand. BERLIN, 2 décembre. Après le discours du chancelier de l'empire, le « Reichstag » réuni ce jour a approuvé l'emprunt de guerre de 5.000,000.000 de Marcs. Seul le Socialiste-démocrate Liebknecht s'y opposa. La prochaine séance est reculée au 2 Marcs.

Over deze tekst

Onderstaande tekst is geautomatiseerd gemaakt met OCR (Optical Character Recognition). Deze techniek levert geen 100% correct resultaat op. Dit komt mede doordat oude drukken moeilijker te lezen zijn met software dan moderne. Dat betekent dat er onjuiste tekens in de tekst kunnen voorkomen. Er wordt gewerkt aan verbetering van de OCR software.

Er is geen OCR tekst voor deze krant.
Dit item is een uitgave in de reeks L'écho d'Anvers behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Bergen-op-Zoom van 1914 tot 1915.

Bekijk alle items in deze reeks >>

Toevoegen aan collectie

Locatie

Onderwerpen

Periodes