L'écho de Belgique

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s.n. 1916, 06 Juli. L'écho de Belgique. Geraadpleegd op 15 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/0z70v8c39w/
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I'Echo de Tétéphone: Muséum 297. Belgique Bureau: 21, Russell Square, W.C Abonnement : is. 6d, pour trois mois. Subscription : xs, 6d. for three months. lre Année.- -No. 22. JEUDI, JUILLET 6, 1916. Pour la France : 2 fr. Pour les Pays-Bas : 1 fl. Prix ld. BBÂHDE OFFENSIVE FRAHCO-AHCLfllSE SUR LU SOMME. SUCCES BUSSES. Scandaleux ! " La Gazette populaire de Cologne " décrit en termes émus la célébration de la Fête-Dieu, dans l'Eglise Ste Guduîe à Bruxelles par la garnison allemande. La fête fut grandiose et superbe. L'Eglise avait été somptueusement décorée. Le général von Bissing et les officiers supérieurs avaient pris place dans le choeur. Les nefs étaient pleines de soldats rangés par arme. Après la, messe rehaussée par des chants collectifs, des solos et des quar-tetts, la procession se déroula dans l'église au milieu de l'éclat des uniformes et de l'embrasement des cierges. Sa grandeur le duc Robert de Wurtemberg marchait en tête derrière le baldaquin. Et la description continue sur ce ton de mysticisme fortement mélangé de militarisme. En lisant ces lignes, on a peine à dominer un sentiment de haine sauvage qui se lève dans le cœur comme une tempête. Ah les misérables! ils ont la conscience à l'aise dans ce pays qu'ils ont volé, pillé, brûlé, dont ils ont assassiné des milliers d'habitants, au milieu de tortures inouïes. Dans nos églises qu'ils occupent sans droit avec les ornements de nos prêtres, dans ces églises où nous irons pleurer nos frères assassinés, ils vont remercier Dieu d'avoir béni leurs armes. Ils le remercient sans doute aussi de leur avoir donné à exploiter un petit pays riche avec des maisons bien meublées, des caves bien garnies, de somptueuses églises. Ils avaient le droit assurément et même le devoir de célébrer la Fête-Dieu. Mais ce qui est ignoble c'est de donner à ce devoir religieux l'allure d'une fête militaire, c'est de faire servir une des plus émouvantes cérémonies de ngtre religion à l'apothéose de leur facile et traitresse victoire. Pour ces catholiques sans conscience et sans doctrine la religion est un instrument de règne, la draperie mystique dont ils enveloppent leurs appétits de rapines et de conquêtes. Dans la mesure où ils le peuvent ils contribuent à rendre notre religion odieuse, à ébranler la foi dans l'ame des simples et à renforcer dans leur anticléricalisme les ennemis de la doctrine chrétienne. Si c'est cela la Religion, si c'est à cela qu'elle sert, à donner plus d'éclat au triomphe de l'oppresseur alors la religion n'est qu'un mensonge de plus, odieux à tous. Voilà ce que les libres penseurs restés en Belgique se diront. Non, non, chers compatriotes, qui ne partagez pas notre foi ce n'est cela la religion. Cela, ce sont des allemands tout simplement qui font servir la religion à leur fringale de conquêtes, comme ils y ont fait servir la science et le socialisme. La vraie religion du Christ réprouve les violences, les injustices, les mensonges, les guerres de conquêtes et les hypocrisies. Eprou vés aux principes de la doctrine chrétienne le pangermanisme et le militarisme allemand- sont des doctrines païennes. Qu'ils se nomment luthériens, évangeliques ou catholiques, les pangermanistes dans leur conduite politique sont de purs païens. " Il faut le dire bien haut, écrivait récemment Georges Blondel, le peuple allemand, en dépit de certaines apparences qui nous ont trompés, est en réalité resté païen. Son dieu c'est celui de l'antique germanie, c'est le dieu Thor, le dieu du tonnerre et de la force. Il en a gardé le culte, et il ne s'est dépouillé, ni des instincts de violence, ni de l'esprit de rapacité des anciens germains." A. o — Les Mésaventures d'un Professeur allemand. Malgré la résistance de Verdun, l'avance triomphale des Russes, l'offensive anglaise et la rareté des vivres, un minuscule incident universitaire a pris en Allemagne les proportions d'un événement. Rappelons brièvement les faits. Au mois de janvier dernier le professeur F. W. Foerster de l'université de Munich, publiait dans la "Friedenswarte," journal pacifiste qui se publie en Suisse, un long article intitulé "Bismarck's Werke im Lichte der gross-deutschen Kritik." L'article passa à peu près inaperçu. Or voici que dernièrement une association evan-gélique de Berlin qui mène depuis longtemps contre Foerster une campagne de calomnies venimeuses, s'empara de cet article, fit autour de lui, le plus de tapage possible et parvint à mettre en mouvement la faculté de philosophie de Munich. Celle-ci s'étant réunie, prit connaissance de l'article incriminé et vota la résolution suivante : "La faculté de philosophie exprime à l'unanimité sa désapprobation de ce qu'un de ses membres ait publié, en dehors de nos frontières de telles idées, sur un tel ton. Ses membres s'opposeront de toutes leurs forces à toute tentative de les répandre sous l'autorité du professorat parmi la jeunesse académique." Cette agitation eut naturellement son écho au cours du professeur. Quelques intrus essayèrent de provoquer un charivari, mais ils furent désavoués par La majorité des étudiants qui couvrirent d'applaudissements redoublés Iles explications présentées par le professeur. Depuis .lors, la presse allemande et une partie de la presse étrangère se sont occupées du cas Foerster. Dans son origine immédiate, cet incident si mince au milieu des heures tragiques que nous vivons n'est qu'un acte de vengeance de quelques fanatiques, contre un penseur indépendant, suspect de sympathies catholiques.Peut-être y a-t-il aussi la jalousie des professeurs de la faculté de philosophie contre un confrère qui a plus de notoriété qu'eux, qui est mieux payé qu'eux parce qu'on dût le déoider à quitter l'Université de Vienne et à venir enseigner à Munich. Quand le professeur Foerster a quitté Vienne, il savait bien qu'il rencontrerait parmi ses nouveaux collègues des ennemis irréconciliables, ennemis de sa personne par jalousie et intérêts et adversaires de ses idées. S'adressant dans un discours d'adieu à ses élèves de Vienne, Foerster leur disait : "En allant en Allemagne, je sais que ma tâche ne sera pas plus facile qu'ici, que j'y rencontrerai beaucoup plus de coairadictions, moins de bienveillaBce que je »'e* ai rencontré en Autriche. Cest là le priscipal motif de ma détermination. "L'état actuel de la culture allemande surtout dans U monde académique est tel ^ue nulle part ailleurs, d#s homm»s ayant d»s convictions religieuses ne sont plus nécessa res que dans les Universités allemandes. J sais que dans certains cercles on aiguise déj les couteaux destinés à m'assassiner." Cet incident, si peu honorable dans le mobiles de ceux qui l'ont suscité, a eu de conséquences que ces sectaires ne prévoyaier pas. Il a fait lire l'article et il l'a fait discr ter. Et de fait, cet article mérite d'être li D'abord, l'auteur n'est pas le premier veni C'est un pédagogue philosophe de réelle v< leur. Ses ouvrages sont traduits en plusieui langues et fort connus en Belgique. Pe de temps avant la guerre, les "Annales d l'Institut de Philosophie" de Louvain, 1er avaient consacré une pénétrante étude. L'article lui-même est modéré de ton, u peu lourd dé forme, mais chargé de pensée qui font réfléchir. C'est une étude de phil( sophie politique. Mais sous ces dehors s caohe une des critiques les plus profond* qu'on ait faite de la politique allemande di puis la fondation de l'empire. Sans doute, elle ne contient rien d'absoli ment nouveau. Ce que Foerster dit, le Alliés l'ont dit cent fois depuis la guerre ave plus de vivacité, plus de force dans l'e3 pression, plus d'épithètes truculentes. Ma: nous n'avons pas poussé aussi à fond qu lui le scalpel de notre critique. Il reproch à Bismarck d'avoir mis son énergie à réalise l'unité allemande par la prépondérance d particularisme prussien. Ce n'est pas cel qu'il fallait, mais une union fédérale de tou les Etats allemands avec une large décentrE lisation et le respect des autonomies locales Au lieu de cela Bismarck, d'ailleurs souten en cela par les philosophes comme Hegel e Schilling, par les historiens, a voulu faire d l'Allemagne un grand empire national un: taire, aspirant à exercer en Europe la prédc minance que la France avait exercée autrefois En cela toute l'histoire de l'Allemagne a ét faussée et sa vocation naturelle perdue. L'ai: cien empire romain germanique n'était pa un Etat national, au même titre que l'Espa gne ou la France par exemple. C'était a contraire une institution internationale qu n'avait d'allemand que la nationalité de empereurs. L'empire lui-même comprenait outre de Germains, des nations slaves, magyares! e latines, conservant leurs langues, leurs insti tutions et leurs mœurs. L'Empire cherchait à réaliser dans le do maine temporel ce que la Papauté voulai réaliser dans 'le domaine spirituel : l'Unité qu assure la paix, jointe à la diversité qui est 1 caractéristique de lia vie. L'idée moderne de l'Etat unitaire centra lisateur qui veut assimiler les nationalité pour mieux réaliser l'unité, qui cherche s'arrondir par la guerre et la conquête es une idée païenne introduite par Bismarck e la Prusse dans l'organisme allemand. L'auteur cite en l'approuvant cette criti que du nationalisme allemand] qui sert d. base à la propagande pan-germaniste " Quand, les diverses nations chrétiennes pré tendent attribuer à leur nationalité un dignité particulière et baser là-dessus leur prétentions, cela prouve jusqu'à quel poin elles sont peu pénétrées par le Christianisme Ce n'esit que l'homme naturel qui se considèr-(exclusivement) comme un Allemand ou ui Français,, l'homme qui est né de l'esprit, doi élever son regard au-delà (de ce point ri-vue). D'une manière générale au sein de 1: chrétienté, un haut développement inteMec tuel sur une base purement nationaliste n'es pas possible. " Quand les peuples modernes sont sortis di paganisme, leur nationalisme a perdu le racines profondes de ses particularités intel lectuelles qui reposaient sur les religion: nationales. "L'esprit allemand est destiné à la ruin< s'il tombe pour toujours sous l'esclavage d< l'idée nationale... "Pour voir dans la politique de 1866 et 1: guerre de 1870 un progrès de l'esprit chrétier il faudrait être un prédicateur de cour. ( 1 En réalité malheureusement nos grands suc eès militaires au lieu de faire revivre l'esprit chrétien, ont développé l'esprit païen." (1) Qu'il bous soit permis de rappeler qu< Féaelon était un évêque de cour, ce qui n< l'empêchait pas. d« juger à sa valeur la poli, tique du Roi-Soleil. i- Il faut lire plusieurs, fois et très attentive-e ment l'étude de Foerster, pour en comprendre à la portée. Les Allemands digèrent plus facilement que nous des plats indigestes. En s somme ce que l'auteur combat dans l'Aile-s magne moderne, c'est tout ce que les Alliés t ont critiqué depuis .les débuts de la guerre. Disons très sommairement que sa critique est dirigée contre les théories de Treitschke, les histoires de Ranke, de Sybel, la philoso-i. phie de Hegel, le discours de Fichte à la 1- nation allemande, la constitution de l'empire s sous la domination prussienne, la perpétuité u de la dignité impériale de la maison de e Prusse, la pdlitique Bismarckienne. r Oh, isans doute, tout cela est enveloppé dans une prose opaqfie et masisive. Cela n manque d'air, de lumière, de légèreté, d'élé-s gance latine. Mais cela y est pourtant et >- c'est beaucoup. C'est beaucoup. Car si on e tire de ces critiques les conséquences qui s s'imposent, on arrive à cette conclusion, ' énorme pour un Allemand, à savoir: que la constitution de l'empire allemand et l'esprit 1- qui l'anime sont parmi les causes prépondé-s rantes de la guerre actuelle. c Nous le savions déjà, nous ne cessons de. le dire depuis le commencement de la guerre, s mais il nous est agréable de l'entendre répé-e ter par un Allemand qui est par-dessus le e marché professeur ! X. r u o a ! La Personnalité internationale du Pape. Depuis les débuts de la guerre il a été 0 beaucoup question de ce que le Pape aurait du faire pour protester contre les violations du droit des gens. Nous traitons un côté de cette question dans une autre partie de ce e journal. Ici nous voudrions essayer de pré-" ciser d'après le "Manuel de droit inter-s national de Henry Bonfils," qui est classique dans les universités françaises, quel est, en 1 droit international, la situation du Pape. La 1 citation qui suit est textuelle : 5 La situation internationale du Pape(i) est 5 "unique" au monde. Tant que dura le pou-t voir temporel, nul ne se refusa à traiter le Pape en souverain, à lui en. reconnaître les attributs, les prérogatives, les honneurs. Le Saint-Père réunissait en sa personne deux t qualités : celle de chef des Etats pontificaux i ''et celle de chef de l'Eglise catholique. La i première suffisant à le placer parmi les souverains, on avait négligé de rechercher quelle situation internationale, quels droits, quelles s prérogatives devait lui faire attribuer sa i seconde qualité, cependant la plus "impor-t tante."—Le temporel réfléchissait sur le t spirituel et le faisait participer à ses avantages. Mais la chute du pouvoir temporel à mis en plein lumière, une question jusque là ; latente et dissimulée.— En droit international, qu'est le Pape en temps que suprême Pontife de l'Eglise catho-î lique?—Est-il souverain?—Est-il sujet? Sujet, 3 il ne pouvait l'être que de l'Italie sur le sol t de laquelle il réside. Mais il faut reconnaître, qu'en déclarant le Pape "sacré" et "in-3 violable," la loi du 13 mai 1871 a nécessaire-1 ment proclamé son irresponsabilité. Le Pape t échappe à 1' "imperium " et à la "juridictio" 3 de l'Etat italien. Le chef de l'Eglise n'est le i sujet d'aucun Etat. Est-il souverain? Non au sens ordinaire t du mot.—Le terme "souverain" indique le mandataire suprême de l'Etat, celui auquel 1 la nation a délégué l'exercice du droit ex-3 clusif et absolu de se gouverner selon sa volonté et le pouvoir de la représenter à l'ex-> térieur.—De qui le Pape est-il le délégué suprême? De l'Eglise catholique qui le dé-: signe dans un conclave par l'organe de ses ? cardinaux? Mais l'Eglise catholique ne constitue "pas une personne juridique internationale." L'Eglise catholique ne saurait être assimilée à un Etat. Impossible donc d'assimiler le Pape a un souverain ordinaire. Mais comme le chef de l'Eglise n'est d'autre part le sujet d'aucun Etat, force est bien de lui reconnaître une (1) Bonfils. Loc. sit. 4e édition. Paris, Arthur Rousseau. 1905. pp. 202 et sqt.

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho de Belgique behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Londres van 1916 tot onbepaald.

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