L'écho de Sambre et Meuse

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07 februari 1918
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s.n. 1918, 07 Februari. L'écho de Sambre et Meuse. Geraadpleegd op 14 oktober 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/rv0cv4d193/
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Annonces la ligne 0.40 Ana. financ. (avis d'ass. de sec.) » 1 00 Nécrelegie » 1 00 Faits divers fin » 3.25 Faits divers corps » 15) Chronique locale » 'l 00 Réparations judiciaires » 2.00 L'Echo de Sambre & Meuse JOURNAL QUOTIDIEN Administration-Rédaction : J.-B. COLLARD 37, rue Fossés Fleuris, Namur Les Connuniqués des Belilgérants —o— AUTRICHIENS Vienne, 4 février (officiel). Entre l'Adige et lu Piave, violents duels d'artillerie. j A l'Est de la Brenta, deux attaques de reconnaissance ennemies ont été repoussées.ANGLAIS Londres, 4 février (officiel). lier soir, un de nos détachements» attaqué les traechées ennemies établies à l'Est d'Hargicourt. i L'artileria allemande a éfé active la nuit dans les environs de Lens et au Nord-Est de &ravelles. Un important détachement ennemi a tenté ea matin d'attaquer par surprise un de nos postes établi au Nord d'Hirgicourt; il a été repoussé par le feu de nos mitrailleuses et a subi de fortes pertes Avant l'aube, un autre détachament allemand a attaqué us de nos postes établi au sud d'Armentiè e?; cinq de nos hommes muquent à l'appel. Ce midi, la canonnade a été violente à l'est d'Hirglceuri. L'action de l'artillerie a été un peu plus intense au Nord de Lans, dans les environs d'Armentières et à l'Eit d'Ypres. ITALIENS Rome, 3 février (officiel). Canonnade modérée depuis le Stelvio jusqu'au Piave; l'action de l'artillerie a été plus violente sur le cours inférieur du fleuve. L'ennemi a fait sauter sans résultat 2 mines dans les environs du mente Pasubio. Remontres entre patrouilles sur les hauteurs situées au Nord EU du monte Grappa. Grâee au beau temps, nos aviateurs ont été très actifs; nos hydroavions ont efficacement appuyé leurs ooérations dans 'a région située à l'Eit du Piave Vecchîa. A l'arrière du front ennemi, nos escadrilles aériennes ont bombardé des croisements et des lignes de communication situées dans la région du haut plateau d'Asiage. Nés bombardiers ont endommagé, la nuit dernière, les lignes télégraphiques autrichiennes établies à C&lionezz > et sur le mente Revero. Dinsla journée, nous avons descendu 8 appareils ennemis. Un appareil est tombé S9*38 le fea de nos canons de défense près d« Msreno; nous en avoas descendu un autre près de Primolaco, et les aviateurs britanniques ou ont d«*aeadu <5; ils ont détruis en outre, un ballon captif ennemi, à proximité du Piave. La guerre navale — Christiania, 4 février. Dipuis le débat da la guarra illimitée des sous-marins, 384 navires norvégiens ont été coulés et 633 personnes ont péri. Depuis le début des hostilité?, la guerre navale a au pour conséquence la destruction de 713 navires norvégiens et la perte de 875 vies humaines. — Berlin, 4 février. O i a annoncé à maintes reprises des torpillages de navires charges de phosphate naviguant à destination des pays ennemis riverains de la Méditerranée, où les esgrais sont nécessaires pour augmenter le rendement da plus en plus médiocre de l'agriealture. Li guerre des sous-marins et le manqua de tonnage ont eu l'annéa dernière pour conséquence une énorme diminution da la quantité des engrais à teneur de phisphate importé® en Italie. L' « Esonomteta d'Italia » estime qu'elle est tombés pour le p*>rt de Gêaes, le port principal d'importation de l'Italie, de 98 638 tonnas ea 1915 à 38 578 tonnes en 1917. Ces chiffres font « ercevoir clairement le préjudice porté par là indirectement au ravitaillemant de nos ennemis en vivres. Ent e Alliés — Paris, 4 février. Oi dit dans les milieux diplomatiques I qun la Conférence de l'Eitente a décidé I qu'une déclaration commune serait faite sur les buts de guerre des Alliés. M. O.'lanio aurait obtenu que le T.-entin et Tcieste fussent ce sidérés comme buts da guerre au même tit^e que l'A'sace-Lorraine. *, — Rome, 4 février. Oa manda de Londres à la « Tribuna » : — O» paut coisidérer que le projet da l'Entente de créer une armée mobile auxiliaire da campagne est d'ores et déjà réalisé en fait, bien que eatte arméa ne soit pis encore concentrée; elle sera placée sous les ordres directs du Conseil supérieur de guorra des Alliés. ■ a Allemagne. — Dortmund, 4 février. Lo travail a été repris partout dans les charbonnages dît bassin de Dortmund Les usines métallurgiques travaillent à pleine équipa. — Beshum, 4 février. La g-èvo peut étra considérée comme terminée dans le bassin de la Rhur. — Berlin, 4 février. Uao centaine de milliers d'ouvriers ont encore repris le travail aujourd'hui. — Berlin, 5 février. Le t Barliner Lokal Anzeigflr » dît à prapos le l'eatrevue du g^néril Luieniorfl' ivpc MM von Kiihlmann et Czernin qu'on peut à tout le moins espérer que leurs pourparlers seront pl«s rapides que ceex de Brest-Litov&k, le général Ludendorff devaet être certainement pressé de retourner au j-Iqf tôt au quartier-général. En Roumanie. — Berlin, 4 février. De la « Gfzatte de Voss » : — Mardi commenceront à Sin«ii les négociations ertre la Qiadrupliee et la Roumanie, en vue de la cjnc'usion d'un armistice. » En Hollande. — Amsterdam, 4 février. Trois mille ouvriers seulement sa sont mis en grève à la demande des socialistes révolutionnaires. An Portngal. — Paris, 4 février. On mande de Madrid : — Un grand nombre de Portugais se réfugient en Espagne. Des troubles d'une extrême gravité oat éclaté à Porto ot à Yfgo. Les trains ne circulent pins dans le pays. En Italie. — Rome, 4 février. L'ouverture du Parlement a été ajournée au 12 février. En Amérique — Washington, 4 février. L« général Peyton Marsh a été nommé chef d'ëttst-major de l'armée américaine. Le général Biiss restera on permanence ea Europe peur représenter les Etats U tis eu Conseil de guerre supérieur de l'Entente.— New Yefk, 4 février. Le séoateur M. Hnghe», ami de M. Wil-f oa et l'un des protagonistes de la guerre, est mort avant hier d'une pneumonie. — Gêaes, 4 février. Las journaux apprennent que les chemi-ï ots argentins qui soit encore en grère se livrent à des cetes de ssbotaga. En C«nrlande. — B*rlin, 5 février. Da la « Gazstte da l'Allemagne du Nord » : — L'Assemblée nationale de la Cour-lande a voté use résolution dans lsqoelle elle réc'ama la protection do l'Empereur allemand et de l'Allemagne et dit qu'en sa qutlitè da représentant do la population de la Courlanda, c'est avec une pleine confines qa'e'le remet son sort entre ies m»»! dss s'E spereur et de l'administration qui sera créée par lui. Elle demande en outra l'autorisation d'élire un Conseil national, dont les macabres. choisis dans s^a sein, auront pour mission d'achever son travail de constitution et de mettre le psys à même d'accomplir cette tâche historique d'aeeord avec l'administration allemande. Il est incompréhensible que certains prétendant que a Conseil national n'ex prime pas la volonté de tonte la popula-tioa, étant donné qu'il a été créé d'une manié e parfaitement constitutionnelle : toutes les classes de la population y étant représentées, on ne peut mettre ea doute la légalité de ses résolutions ». An Vatican. — Rome, 4 février. La « Corriere délia Sara » dément la la nouvelle d'après laquelle le Vatican aurait l'intention d'émettre un emprunt international. Le cardinal Gasparri n'aurait jîmais fait pareille déclaration. Il est vrai, a-t-il dit, qie 18 Vatican souffre des conséquences de la guerre, mais la Providercs ae voudra pas qu»? les moyens viennent à masquer au Pape pour l'exarcice de son œ ivre de piété. — Paris, 4 férrier. Da « Matin » : — M. Moneey, rédacteur en chef du < San » de Ns,w-York, a été reçu ei audience par le P«pa, qui lui a exprimé le vœi de voir la Presse américaine soutenir ses e£f.»rcs pour ramener une paix durable. Le Ssiat Pè e a confiance dans le boa sens et l'humanité du peuple américain, qui ne désire certes pas voir continuer Inutilement la guerre. En Russie L'ERREUR DE TROTZKI O i a vu, par le court exposé que nous en »vons donné, quelles étaient les idées de Trotzki. L* iigaa de conduite qu'il a suivie depûs qu'il est au pouvoir montra, malgré las contradictions que lui impose la nécessité, qu'il essaye par tous les moyens da les réaliser. Son but est clair : à la lutta des races, il veut substituer celles des classes. La première est absurde, soit; la seconde ne l'est pas moins. El'e aurait, en sa généralisant, peur résultat certain da détruire le peu da richesse quo la guarra aura épargaé et d'aehaver la ruine da l'Europe. Au nom de la raison, Trotzki «oedamne le militarisme, c'est à-dire l'emploi de la force, pour aplanir ies eonfiits, et c'est au nom de la rtison qu'il prêcha la gusrre sociale et préconise la violence p^ur établir l'ordre. Le pays de toutes les possibilités, da l'anarchisme intellectuel ot du fatalisme d<>8 m?ssep, nous offre lo speetaclo do ces d«5>x exi-êmss : Tolsteï et Tro zki; la rési tança purement passive et la lutte à main armée à tous les degrés da l'échelle sociale. Nous croyons qu'il y a place, autre les deux pour une rénovation d'autre sorte, plus rapide, plus sû*°e et en tout cas plus conforme à la raison, une réiov&tion par Derniers Commoniqués des Belligérants ALLEMANDS. Birlia, 6 février. Théâtre de la gnerr# à l'Ouest. Groupe d'armées du Kronprisz Rupprecht Dans plusieurs secteurs du front an Flandre, dans 1* région d'Armentières, sur le canal de La Bissée, l'activité d'artillerie était sniméa dans l'après-midi. Près de Lans, vifs combits de lance-m'nes.Sar la Scarpa et à l'Oses* de Cambrai, le fan d'crtillerie |a augmenté vers le soir en de ronabreux endroits. Groupe d'armées du Kronprinz impérial. Dans 188 Argonnes 8insi qu'à l'Est d'Avonccurt, cous avons refoulé des poussés? de i .sioiiBâissaiice ennemies. Hier, 7 avions et un ballon captif ennemis furent abattus. La lieutenant Bongartz a remporté sa 26e victoire aérienne. Rien de nouveau sur les autres théâtres de la guerre. Dar ersto Generalquartiermeister, LUDENDORFF. — «6»— FRANÇAIS Paris, 5 février (3 h ). Canonnade aesez vivo en certains points au Nord du Chamin des Dîmes. Ua détachement allemand dans la mê«e rég oa a été repoussé avant d'avoir atteiat nos fig»oi. Nuit ealm? ailleurs. Aviatioa. Dans la journée du 3 février, profitant du baau temps, notre aviation do chasse a fslt preuve d'une heureuse activité. Da véritables testai lies aériennes ont été livrées par nos pilotes aux escadrilles allemandes Uèi avant dans les lignes ennemies.. Huit appareils allemands ont été abattus à la suite de ces cembats et cinq autres sont tombés gravement endommagés et probablement détruits. Paris, 5 février (11 h.). Dans la région do Corbeny, nous av^ns repoussé une tentative ennemie sur nos petits postes irfl'gé des pertes aux assaillants. En Argoane, à k Fille Merte, ueus avons réussi uu eeup do main et Famené des prisonniers. La lutte d'artillerie a éti assez vive dans îa rrgiuîâ do la fit® S44 (ri»w droite de la Meuse). Canoanade intermittente sur le roite du front. Armée d'Orisnt Paris, 4 février. Les troupes bulgares ont teaté sur les positions britanniques, su Sud-Ouest de Doiraa, un coup da main qui a complètement échtué; une da l^ur retonnaissascs a été dispersée vers l'embenehure de la S Tourna. le travail ordonné et l'organisRtion progressive.Tr izki voit dans l'impérialisme capitaliste et ies rivalités d'intérêt la vraie eause du confit. Admettons que ce soit una des principales. S m bat, on prêchant la guarra seciale, n'est évidemment pas d'entraver le déve'epoemeat économique ; il veut, au contraire, renverser les barriè-es dressées entre les peuples, faciliter ies échanges, augmenter ia production et faire participer la ma pe dans une plus large mesure à ia consommation. O", en prêchmt la gaerre sociale qui doit GHtr8Îaer avec eiia une incalculable destruction de valeurs, il sapa la bsse uê&e de la prospérité économique : l'arquis. Et ncus entendons par là non seulement la fortune publique, msis la faculté de travail d« l'élite et des massas. Ea replongeant ie monde dans la barbarie et en prolonge nt la désordre, il para-ly-e pour una période indéterminée l'effort intelligent et produetif. Il espèce, il est vrai, que l'Europe sortira de cHte e isa régénérée, qu'elle prendra un nouvel élan et marchera à pas de géant vers de plus h 'ureus^s .destinées — à moins qu'elle n'en resta pour des siècles épuisée et ne cèle définitivement la place à daa races plus prudoates ou plus jaunes cqi auront eu éviter la cataclysme. Il est vrai que par le fait dss échanges les peuples sofet solidaires les uus des autres et qae leurs te^dancas expansives ne sauraient sans injustiea aboutir à l'écrasement du voisin. Il s'agit donc da trouver les modalités, la réglementation qui permettront à chacun de sa faire sa plaça au soleil. Peu importa le nom dont on baptisera cette réglementation : traité da com&iereQ, arbitrage ou droit international. Ci qui importa, «'aat qh s lia soit établie sur das bases toujours plus largos ot tienne compta ea méms temps des droits i* chacun et d«8 droits da tons, qae ies prérogatives et les obligations soient mesurées avec é juité. Las questions de Rationalité et d'intérêt économique* ne peuveet donc se traiter isolément. E*ï fub tituant la lutte des classes à cille des r«ces, Troizki n'a pas résolu la pro blême; il n'a fait quo le déplacer et «e lancer dans l'inconnu. Peut-être p urrioas nous partager sa confiance dans l'avanir, s'il nous était donné d'eatravoir în bonheur qu'on h'mm annonce et si Trotzki nous montrait par quels chemins l'humanité atteindra la terre promife. Maisla pratique n'est pas encourageante. S'il a fu prouver par des paroles et par dps î c'.sî sa volonté de destruction, il peut psrrî re douteux qu'il posfèia au même dpgré le génie constructif (voir à ce propos i'iadressant discours du délégué ou-krainien Lubinsky) Il se borne en ce qui concerne l'avenir économique à de values hypothèses sans préciser sa démonstration. La liberté illimité» des échanges airèae-rait ell» icfai'liblement la prosp^ri'é tant désirée ? Il est nombre d'économistes d'avis diamétralement opposé; ils voient au contraire dans le développement désordonné du trafic mondial une des principales causes du conflit actuel. La réalisation immédiate et sans transition du libre écharga aœèaerait des perturbations autrameat graves que les difficultés créées par 19 protoctionisme. L'humanité livrée à pareille expérience courrait le risque da partager le sort du malheureux peuple russe qui, en attendant le paradis sur terre, en est réduit à mourir do faim. Trotzki pose en principe lu droit des peuples de disposer d'eux mêmes. N o»t-C9 pas leur faire violenct que de leur ôter la liberté d'en dispeser économi-quemoBt % N'appartient-il pas à chaque uatfoa de mesurer par le travail sa faculté de pre-duc' ien ? — Stockholm, 4 février. Après avoir livré un combat sanglant aux maximalistes, les troupss polonaises sa sont emparées de la villa do Minsk. L» haut commandement de l'armée polonaise adresse un appel da mobilisation au peuple et invite tous les Polonais à quitter les régiments russes et à combattre sous le drapeau national. Le comité de mobilisation siège à Minsk. Négociations de Paix A BREST-LITOTSE — Brest-Litovsk, l février. Après 1« diic«ur« prononcé le t février par M. Lubi«sky, déléjué d« l'Oukraine, le comte Czernin * pris la parole : — N«us n'avons, dit-il, aucun m»tif de retirer ou d'attéiuer le sen» de la déclaration par laquelle nous *von», à la séance plénière du 12 janvier, reconnu la délégation de l'Oukraine comme une délégation autonome représentant'olficiellement la Hépublique démocratique de l'Oukraine. Tsut au contraire, nous continuons à considérer cette république démocratique de. l'Oukraine c»mme étant dés aujourd'hui un Etat indépendant, libre et souverain et capable de conclure librement d«s accords internationaux. M. frêtzki répond qu'il n'a pas modifié sa manière de voir quant à la personnalité de l'Oukraint en tant qu'Etat, niais qu'il serait fort difficile aux quatre puissances coalisées d'indiquer les frontières jféo-fraphiques de la Hépublique qu'elles viennent de reconnaître et que cette questien des frontières est très loin d'être indifférente au point de vue des négociations de paix. La séance est levee. A la séance du lendemain 3 février, M. von Kiihlmann déclare que les Puissances Centrales n'ont pas changé d'avis quant à l'admission des Etats frontières aux négoeiations. M. Trotzki censtate que bien qu'elles aient reconnu l'autonomie de l'Etat de Pologne, les délégations des Puissances Centrales n'ont pas parlé de l'admission d'une délégation polonaise. 11 dit que la délégatien russe, tout en reconnaissant sans restriction 1 autonomie et l'indépendance de l'Etat polonais, est d'avis qae cette autonomie ne sera qu'embryonnaire tant que la Pelogne se trouvera sous le régime ie l'occapation et qu'il n'y a lieu d admettre aux négociations une délégation représentant la très grande majorité de la population polonaise M. von Kuhlmann s'étonne que M. Trotzki fasse aujeurd'hui une diltéienéfe entre la Pologne et la Lithuanie et la Courlande, niais nete qu'il y a progrès dans le l'ait qu'il reconnaît l'autonomie de la Pologne. Rencontrant une autre objection de M. Trotzki faisant remarquer que les gouvernements des Puissances centrales n'ont pas encore reeennu le nouveau gouvernement finlandais, M. von Kuhlmann dit que sans être abondamment informé sur ce qui se passe en Finlande, il sait de source finlandaise autorisée qu'on s'y plaint de l'intervention de l'armée russe clans les alfaires intérieures da pays, que le gouvernement russe n'a pas donné suite à la requête dans laquelle on lui demandait de retirer des troupes de Finlande et que dans ces conditions il a 1e droit de réserver son attitude eii ce qui concerne la Finlande. Le comte Czernin présente des observations en ce qui concerne la reconnaissance de l'Etat polonais par M. Trotzki, mais il refuse d'admettre que la question de savoir si le gouvernement polonais actuel est où n'est pas le représentant autorisé de la Pologne puisse être soumise à l'appréciation d'un tiers. Relativement à la question finlandaise, M. Trotzki fait observer qu'il est vrai que le gouvernement russe a reconnu l'autonomie de la Finlande, mais que le ,Sénat finlandais a lui-même proposé d'ajourner le retrait .des troupes russes jusqu'après la conclusion de la paix si l'impossibilité était démontrée de les retirer plus tôt. Une commission avait été constituée pour discuter cette question. Lorsque la révolution a éclaté en Finlande, les socialistes finlandais ont invité les troupes russes à ne pas s'en mêler, et M. Trotzki a lui-aaème avisé le gouvernement finlandais qa'il en serait ainsi Il est possible qu'il y ait eu des collisions entre troupes russes et la garde bourgeeise linlanéaise, mais il est faux de dire qae ces collisions ont une influence quelconque sur la marche des événements en Finlande. (Juant à la Pologne, M. Tretzki ne peat admettre qu'elle soit représentée par un gouvernement qui ne peut se mouvoir que dans les limites fixées par le pouvoir occupant. Si la Pologne est un Etat, elle doit avoir des frontières géographiques; si elle est un royaume, elle doit avoir un roi ; si elle n'a ni l'un ni l'autre, elle n'est ni un Etat ni un royaume. Bref, il s'agit encore de ehoses qui ne sont pas définitivement arrêtées, et il y a lieu de remettre à l'examen les droits du gouvernement polonais. Le comte Czernin répond que les délégations des Puissances ne sont pas venues à Brest-Litovsk pour y faire assaut d'esprit, niais pour chercher à arriver à un accord. Il est difficile au représentant d'un Etat étranger d'établir jusqu'à quel pointle gouvernement d'un autre Etat est légitime, et continuer une discussion à o'et égard ne servirait de rien. M. Trotzki dit avec raison que la Pologne n'a pas de frontières fixées, mais la République russe qui n'est pas encore en formation n'en a pas non plus, ee qui n'a pas empêché les Puissances Centrales de négocier avec le gouvernement russe actuel sans en discuter la légitimité. M. von Kiihlmann dit, comme il est impossible d'admettre une contradiction dans les déclarations d'un dialecticien aussi averti que M. Trotzki, il faut croire à un malentendu. — Dans une preaaière déclaration, dit-il, il nous a laissé croire qu'il reconnaissait sans réticence l'autonomie de l'Etat polonais; dans une deuxième, il nous dit que faute de frontières et faute do roi, la Pologne n'est ni un Etat, ni un royaume. Nous voilà donc complètement dans les nuages, et c'est ce qui doit arriver fatalement lorsqu'on s'écarte des règles d'une saine construction juridique. » M. von Kuhlmann dit ensuite qu'étant obligé de partir en voyage pour un court laps de temps, il propose, pour ne pas perdre de temps, de remplacer les séances de la commission politique par des négociations de puissance à puissance entre les autre» délégations réunies à Brest-Litovsk et par les discussions de la commission juridique et commerciale. La séance est lovée. La Déclaration de l'Indépendance des Flamands — Amsterdam l"r février. Il est évident que le Journal qui attaque le plus violemment la déclaration de ''indépendance des Flamands est le < Tele-graaf >. D'une part, il essaye d'incriminer leB Allemands de jouor la comédie avec les Flamands, de l'autre, il dépeint les Flamands comme fanatiques qui se laissent pousser à l'extrême do crainte qu'à la fin l'Allemagne n'abandonne la Flandre Eans conditiou aucune, saas se soucier encore des activistes. Les autres journaux de la grande Presse prennent une attitudo beaucoup plus objective ot absolument réservée. Le < Nieuwo Kottordamsche Gourant > qui d'abord avait pelémisé centre les Flamands par son collaborateur flamand («'e^ celui qui écrit sous le pseudonyme d'un —), a fait céder ses sentiments hostiles à une parfaite objectivité. Il écrit le 89 janvier que la mise en pratique de la séparation politique n'est que la conséquence entièrement logique des résolutions flamandes une fois prises. Lt < Rosidontiobodo », à La Htye, attribue une grande importance à l'événement. fia égard à la prepsgando générale du droit d'autonomie des peuples, l'Amérique et l'Angleterre ne pourraient opposer aucun obstacle à l'indépendance flamande. Le « Buitenlansche Pest » (Amsterdam 24 janvier) est convaincu que la sécurité dos puistasess centrales et le droit da la population flamande nécessitent une séparation des pays flamands. O a peut dira maintenant que l'indépendance de la Flandre est garantie. Le roi belge s>st montré impuissant da se séparer de l'Entente eu de la contraindra s établir la paix sur une basa équitable.D'autre part, en a interprété l'attitude réservée de l'Allemagne comme faiblesse ot on en a profité pour continuer la gserre La Flandre est déclarés indépendante pour ériter qu'une Belgique qui serve de rempart aux Anglo-Saxons et à ses alliés soit rétablie et puisse menacer ainsi les E ats voisins. Le < Yaderland » (La Haye, Si janvier) commence par publier un rapport détaillé sur l'assemblée tenue à l'Alhambra le 20 j envier et cù le correspondant bruxellois qualifie la déclaration d'indépendance de la Flandre, l'événement le pltts grand et le plus essentiel ponr le peuple flamand; e'fst ie même geste fait récemment pour la Pologne, la Finlande, l'Ukraine et d'autres petites nations. Puis, le journal donne son opinion sur les événements et compare les faits avec ceux qui se sont passés en Pologne. Personne aujourd'hui ne doute do l'indépendance de ia Pologne bien qae celle ci soit établie an presenca d'une armée d'occupation. Ea tout cas, le sort du peuple flamand est une question internationale qui devrait être traitée lors des négociations de pai^. DERNIÈRES DÉPÊCHES — Berlin, 5 février. Ua sans fil da Kiew du 2 février informe qae Mohilew, quartier principal du commandaient supérieur russe, a été occrpé par les Polonais et que le commandant en ch°f Kry.enka a été arxêté avec tout son état-major. Suivant le même télégramme une révolte des Bolschfcwiki à Kiew a été arrêtée par les Ukrainiens. Le président de la dé'égatioa ukrainienne de ia paix à B.est-Litovtk, Ho'ubewIcK a été nommé président du ministère ukrainien nouvellement élu. Toutes les Troupes ukrainiennes ont pris le parti de la Rida centrale de Kiew Das détachements des troupes Beieehswiki quittaat au plus têt l'Ukraine pour la Rus-ie Ua demi million de troupes ukrainien-saes commandés par des officiers seraient rassemblés près de Kiew. La population civile serait armée également.La peste ko répand dans la Rassis méridionale.— Berlin, 5 février (télégramme privé). La « Vossische Zaitung» apprend que les troupes do ia Bâda oat ecanpé Gharkew. Le secrétaire d'Etat H ilnbcwiei a formé un nouveau ministère, qui contrairement à ce que l'Ukraine a décidé jusque maintenant de s'entendre av«e les maximalistes ne contient aacun membre bslschew ki. — Rotterdam, îê janvier : Dipuis décembre 19 7, pareîî, à Rsme, une revue hebdomadaire rossa en langue italienne : « La Rusais», dont la rédac ion démocratique veut cultiver un sain nationalisme russe à l'étranger. Dans un de ses derniers numéros, le journal donne l'esquisse remarquable suivante du c^rsc'è"e de Lénine procurée 4me année N* 31 Le N° JLO centimes Jeudi T Février 1918

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