L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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s.n. 1917, 03 April. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 30 november 2021, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/251fj2b90c/
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■ra&mes a««i<p>p 1*10. RQ2 S cents Marfli 3 avril 1917 L'ECHO BELGE a ta» f.cA à-*+.S4 S Cr% Journal quotidien du matin paraissant en Hollande es/ notre nom tie FamiHs. ! ■■■■■Il EUIlJMMJMWWJUJfcJm——————H—--T -gj ; Toutes les Jetfres doivent être adressées ■au bureau de rédaction: pl. Z. VOORBURGWAL 234-240, AMSTERDAM. Téléphone: 2797. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. « ( Charles Bernard, Charles Herlblet, Comité de Rédaction: ) „ , . " , ( René Chambrr, Emile Painparé. JPour les annonces, abonnements et vent* au numéro, s'adresser à l'Administration çiis Journal : N.Z. Voorburâwal 234-240,Amsterdaw Téléphone: 1775. Abonnements: KaESanâefi.l.SOpacmois. Etranger ÏÏ.2.GC par «no Annonces! 15 cents la ligne. Réciamesi 30 cents Sa ligne. Kamarad. Voici venir les mauvais mois pour lo venta» allemand. Far exemple, les mois écoulés ne lui apportèrent pas précisément l'abondance, mais tout est relatif. Il n'y a plus de bl(i plus de pommes de terre et même les horribles choux-raves commencent à se faire rares Et, comme le bétail dévorait les mai-or.» provisions restantes, on se décida d'abattre le bétail ce qui permit, par contre-coup, d'augmenter les rations de viande. Ainsi le viveur ruiçiê décida de dépenser ses derniers écus en un somptueux festin pour se donner l'illusion de l'abondance... [1 faut croire cependant que la vertu a il-luaion des 100 grammes de viande qui constituent la ration quotidienne de supplément-, ou pour parler plus exactement de remplacement, n e6t pas excessive. Les Al-jeraands ne s'intéressent plus à leurs victoires surtout quand elles marquent comme la dernièro une régression v^rs Berlin au lieu d'une progression vers Paris. Les plus philosophes pensent que les Berlinois seront tous morts de faim bien avant que les Français n'arrivent jamais chez eux, mais cela De les console tout do même pas de mourir de faim. Quel changement depuis le lr août 1914, quand, ivres do bière et assoiffés de carnage, ils acclamaient leur empereur sous le balcon de son palais. Ils croyaient pouvoir impunément brûler des villes, piller des châteaux, rançonner les populations, voler de3 provinces. Siegfried, brandissant le glwive qui tranche des enclumes, se ruait aux massacres, aux viols et aux conquêtes Et le voici, après avoir pendant trente mois frappé comme un sourd, hâve, couvert d'entailles, n'ayant plus que la peau tendue sur les 03, baignant dans une mer de sang entre dos monceaux de décombres, qui contemplo tristement son glaive ébréohé, incapable do mordre l'acier au mur que les peuples civilisés ont élevé autour de lui. C'est le moment de la réflexion qui précède l'heure du remords, le moment où le criminel cherche à se tirer des pieds, comme on dit, avec le moindre dommage : ,,Kamarad !" ,.Ka.mzrad V* c'est Io cri de détresse du boche acculé dans la tranchée. Mais, avant de se laisser attendrir, les poilus ont bien 6oin d'explorer les alentours pour voir s'il n'y a pas d'embûches et ils n'accueillent le suppliant, que quand ils n'ont-plus devant eux qu'un pauvre diable qui ne veut quo sauver sa peau. Le 12 décembre dernier, l'empereur lui aussi a crié; Kamarad ! Mais les alliés ont vu lo piège et ils se sont bien gardés d'y tomber. Ét combien ils avaient raison! Le kamarad tenait en réserve sa guerre do sous-marins, un assassinat en grand comme, les Néron et les Carrier n'auraient jamais pu en rêver de plus monstrueux et qui devait enfin lasser les ennemis eu plutôt les justiciers de l'Allemagne par son excès d'horreur. Le monde a frémi, certes, mais il ne s'est pas lassé de combattre la bête hideuse et malfaisante. Et la voici, pareille au scorpion, sur le point de crever de son propre venin, qui se tourne vers celui de ses adversaires qu'elle croit susceptible d'écouter ses plaintes et qui crie à nouveau: Kamarad! Car tel est bien le titre qu'on aurait pu j inscrire en tête du pauvre discours que M. de Bethmann-Hollweg 'vient de prononcer au Reichstag. Représentant de la réaction et de l'absolutisme dans sa forme la plus étroite et dans ses manifestations les plus odieuses, il (Jonne le coup de pied de l'âno au tsar déclmet il se fait le thuriféraire de la révolution triomphante. Affirmant d'une part que, depuis un siècle, l'autocratie russe n'a pas eu de plus fidèle ami que l'Allemagne (incarnée dans le royaume de Prusse) et, d'autre part, qu'il est faux que l'Allemagne songe de près ou de loin à rétablir le tsarisme en Russie, cette apparence de contradiction contient au contraire l'aveu c;?uique d'une des volte-faces, les plus éhon-I tes qu'on ait vues dans l'histoire. La Bochie brûle ce qu'elle a adoré, adore ce qu'elle a brûlé pour obtenir du nouveau régime russe ce que son argent et ses intri' gués avaient été sur le point d'obtenir de l'ancien: la paix. Mais la démocratie russe ne se laissera . pan attendrir par l'appel de détresse lancé de Berlin. Tandis que Bethmann-Hollweg lève les bras au ciel et crie Kamarad à tue-tete, Ludendorff accumule les gros canons sur le front Riga-Bwinsk et fait revenir de l'ouest à l'est les divisions qui ont mis à sac la Roumanie e£ dévasjté les départements fr&nçais de l'Oise et de la Somme. Le ,,Kamarad" offre son amitié à la Russie nouvelle moyennant la Pologne comme courtage, faute de quoi il marchera sur Pétrograde po'ar y rétablir l'autocratie tsarienne. Toujours le même système de chantage! Heureusement qu'il y a plus d'intelligèiaco dans jô petit doigt d'un moujik que dans tout •e corps, assez vaste cependant, d'un junker du Brandebourg: Et l'Allemagne crie Kamarad!" à !a ,.6,' comr&e si la Chine pouvait^.voir oublié les terribles instructions de Guil-aume II au maréchal de Waldersée lors de expédition de 1900, et elle crie , ,Kama-ra,J • ' aux Etats-Unis dans le même temps quelle organise contre eux les" brigands du ^lixique. Peine perdue. L'Allemagne su-Nn le juste châtiment de ses ruses et de sey violences, et, tout en dévorant ses 100 grilmmes de viande de supplément, le peu-pll» allemand songe^ avec résignation qu'il "ate la fin d'une échéance qui coïncidera ■ , , la fin de sou cheptel. Charles Bernard, | |ïi sème le rai... Il semble vraiment que M. Camille Huys-mans commence à. éprouver à ses dépens la justesse du proverbe fameux: ,,Qui sème le vent, récolte la tempête." On sait qu'il peut, en compagnie de quelques pâles séides, donner dans les camps d'internés, sous les regards bienveillants et attendris de l'autorité, des meetings où il plaide la cause de la paix immédiate et de la reprise des relations avec les socialistes du kaiser. On sait d'autre part qu'un certain nombre de ses hommes de con-fianco ayant menacé de provoquer des contre-manifestations violentes, le général commandant, un de ces camps, désireux d'éviter des incidents pénibles, résolut de retirer l'autorisation . — d'aibord accordée — à un Cercle d'Etudes qui compte plus de 800 membres, d'organiser une conférence, do notre collaborateur M. Louis Piérard, „Sur quelques as-pects de la France en guerre." 11 est bon de faire remarquer en passant que notre ami avait déjà, parié plusieurs fois dans ce même canjp sur les sujets les plus divers sans que lo moindre incident se soit produit et sans, que les officiers hollandais présents aient eu à reprocher à l'orateur une entorse à la neutralité. La'nouivolle do l'interdiction, dont le „-Socialiste Belge" semble de réjouir, ne manqua pas de provoquer dans le camp de l'étonnement et même un peu d'agitation. Les "Wallons surtout, compatriotes de M. Louis Piérard, étaient furieux. (M. Camille Huysmans et ses amis se rendent-ils compte qu'il est en train, parmi les socialistes comme chez les autres, de faire renaître dans les camps la distinction entre "Flamands et Wallons? La jolie besogne qu'il faib là!) Toujours est-il quo M. Camille Huysmans est allé conférencier au caimp en question lo 25 mars. Un interné socialiste nous adresse un compte fendrn de la séance qui no manque pas de saveur et 4que nous nous en voudrions de déflorer. 11 y a là un humour populaire qui n'est pas 6ans valeur. Qu'on en juge: ,,Voici exactement • le compte rendu de la conférence de l'agréé: Scène première : Salle comble ; des Flamands, à peu près 150 Wallons. Commenceraient à 2 h. 10 jusque 3 h. 30 en flamand, sans interruptions des Flamands. Scène deuxième : Le Dieu de La Haye apparaît aveo une mine sévère pour parler 20 minutes en français; belle interprétation en parlant du socialisme, sans parler do l'in ter-, nationale. 6 contradicteurs demandent la parole mais ils sont empêchés par les hommes à blancs cordons (les gendarmes, N. D. L. R.) Pauvre idée pour nous, croyant que nous étions à uno conférence socialiste comme chez nous. O sainte liberté! on traîno ton noble drapeau dans les boues comme celui de ta soeur l'Internationale dans le sang de nos frères. Il faut être mort pour ne pas se révolter contre les paroles de cet homme; honte à un député do venir devant un monde sans défense.Le Dieu do La Haye se rotire comme un lion, blessé par un cri... .(Nous préférons ne pas reproduira ce cri, N. D. L. R.) Pendant la conférence, -un contradicteur crie: ,,A bas les ; criminels!" (allemands). Nouvelle intervention des hommes à blancs cordons." Lo farouche Camille Huysmans parlant sous la protection do la maréchaussée hollandaise : la voilà bien la punition. Nous la trouvons suffisante et nous ferons grâce au secrétaire de l'Internationale de la qnite de la lettre dans laquelle sont exposés les arguments que les 6 contradicteurs évincés voulaient lui servir. Un Bruxellois, donc un électeur de M. Huysmans, aurait été particulièrement dur. * * -9* Ajoutons encore que M. le major De Wal-scho s'est vu refuser l'autorisation do faire dans un camp sa très belle et surtout patriotique conférence: ,,La marche victorieuse des Belges en Afrique Orientale Allemande", conférence qui a été applaudie dans les principales villes hollandaises, autant par le public liol- Innrlnis nnr> IipIcta ————— —■■■ — L'illusion île la Révolution Aliemande Ce serait une grave erreur d'inscrire parmi nos chances de victoire des phénomènes révolutionnaires à l'intérieur de l'Alle-nagne. L'imagination française no se laissera pas prendre à cette rêverie socialiste; et il est même remarquable que les gens qui nous reprochent le plus fréquemment l'optimisme en soient à compter 6ur un secours indirect de l'adversaire. C'est cette illusion qui me semble constituer au contraire l'optimisme intégral. L'argument -±iré de la condamnation do Liebknecht et du manifeste de la minorité socialiste au Reichstag ne tient pas. Ce dernier document surtout, plein de préoccupations d'estomac, est d'une bassesse de ton qui ne doit pas nous égarer sur l'état véritable d'un peuple encore profondément résolu à la résistance. Ce peuple déchaîné, on n'en viendra à bout que par la force militaire et la dure leçon de la défaite. Toute autre conception de la guerre s'opposerait à l'intensité . de notre effort. Non pas que l'hypothèse d'une révolution en Allemagne soit négligeable. Mais ce mouvement ne serait qu'une sorte de choc en retour chez une nation vaincue. Il n'aurait qu'à cette condition tous ses éléments dynamiques, aujourd'hui epars et sans lien, et qu'une formidable déception est seule capable de rassombler. Il ne faut donc envisager la révolution que comme un "phénomène d'après guerre, j susceptible en effet, à ce moment-là, d'as- j surer à notre victoire tous ses prolonge- | ments, toute son ampleur économique et morale. Abandonnons l'espérance quo l'Allemagne y cherchera l'absolution de ses crimes envers l'humanité et sa rentrée dans la civilisation. Alfred Capus, cle l'A ' i -••••» 'aise. Par suite de la publication de la 5me liste les railla o r r su oftamp d'honneur nos esietws îtgww-/; la rubrique ^Dernière leurc" en Pas0« En Belgique. A Bfiîxelles Wo'lff ergote à propos du départ du ni nistre d'Amérique à Bruxelles: ,,Le rappel de M. Brand Whitlock et d< délégués américains est basé sur ce fait qu ie gouvernement de Washington a de grr ves objections à formuler contre le gouvei nement allemand, dit-il. Or, le gouvenu ment américain fut induit en erreur quan il prit la décision de rappeler ses repcréseï tants. 11 ; prétend que son ministre, apre la rupture des relations ' diplomatiques, ft privé de l'immunité diplomatique et qu son courrier fut emprisonné. Nous pouvons affirmer que l'arrestatio du courrier n'a rien à voir avec ce fait. L légation américaine à Bruxelles n'avait pa de courrier attitré. Le ministre d'Améri que faisait exclusivement usage des servi ces de la légation néerlandaise qui ont cor tinué. comme auparavant, même après 1 rupture des relations avec les Etats-Unis Le ministre d'Amérique chargea la léga tion d'Espagne du soin de gérer les intérêi américains après la rupture. A la suite d ceci, les privilèges'diplomatiques tombèrent de sorte que les communications télégraph; ques aveo Washington n'eurent plus ra; son d'être. Brand Whitlock se trouva don exactement dans la situation de l'ambassa deur d'Allemagne à Washington qu: après la rupture des relations diplomate ques, ne put plus faire usage des commun: cations télégraphiques. Au surplus, tous le télégrammes arrivés à l'adresse de Bran Whitlock, même chiffrés, lui furent remis Il put aussi avoir recours, pour les affaire importantes, à .son collègue le« représentan d'Espagne. Whitlock se servit à plusieur reprises de celui-ci. Le ministre d'Amérique n'a pas pu s plaindre un seul instant qu'on n'ait pa respecté son immunité. Il sera considéré e traité comme représentant d'une natioi étrangère jusqu'à ce qu'il 6oit arrivé ei territoire .étranger.1 ' Il est assez amusant de lire la piteuse dé pêche où 1© brutal allemand se fait obsé quieux. On se rappelle comment M. Pau Cambon fut traité par les Boches à son dé part de Berlin. On le délesta même d'un certaine somme d'argent et la lecture di Livre Jaune est, à.ce propos, fort édifiante Nous n'y reviendrons pas. Ce n'est assuré ment pas durant cette guerre que les agrès seurs auront appris les belles manières e la politesse. Les portes de nos châteaux e de nos maisons particulières fracturées, noi coffres-forts vidés, nos salons remplis d'im mondiess, nos caves pillées, nos meuble abîmés attestent de l'éducation de3 Aile mands civilisés. Où la dépêehe est surtout curieuse, c'es' dans les explications qu'elle donne à pro pos des délégués du Relief Fiiid en Belgi que, dont la tâche n'a jamais été entravée En ce qui concerne le torpillage de navires destinés à la Commission, l'enquête n'esl pas terminée, écrivent encore les menteur: officiels. Et ils continuent dans ces termes . ,11 est donc impossible, pour le présent de répondre à la demande adressée par le: soins du ministre d'Espagne. Il est un fail que le st. ,,Sterstad" reçut un avertisse ment lorsqu'il se trouvait à hauteur de? îles Canaries dev ne pas naviguer dans h zone de blccijs, ce qu'il fit cependant. C'esl pourquoi nous le torpillâmes dans la mei d'Irlande." Telles sont les explications du bureau allemand. Elles ne satisferont personne. Elles ne satisferont même pas les Allemands. Pourquoi vouloir répondre lorsque les enquêtes ne sont pas terminées ? Pour rassurer les Américains ? Pour gagner du temps? Toutes ces pirouettes ne changeront probablement rien à la décision du Congre? Les Américains ne prennent pas les injures pour des compliments. Ils sauront faire respecter le pavillon ' étoilé par ceux qui ont renié leur signature pour commencer la guerre et qui ont continué cello-ci en se signalant par des actes tellement scandaleux que les Hottentots eux-mêmes vne voudraient pas en être. tenus pour responsables.* * * Il est assez intéressant de reproduire les déclarations faites par le député ■ Noske à la dernière séance du Reichtag: ,,L'avenir de la Belgique sera, au moment des pourparlers de paix, le point litigieux à débattre, a-t-il dit. Le chancelier a déclaré que nous ne voulions pas garder la Belgique. Quelques membres de la Chambre des Seigneurs sont d'un avis opposé. Indiscutablement, les plus bruyants partisans d'annexions chantent un ton moins haut. Entre Wallons et Flamands il y a une forte opposition, mais la majorité des Flamande ne demande qu'une évacuation rapide de la Belgique. Les efforts tentés pour influencer les Belges n'ont ddonné aucun résultat, notamment par suite des déportations d'ouvriers en Allemagne." Sans commentaires. * * * Les facteurs des postes se sont unis en une fédération pour lutter plus aisément contre les difficultés et la cherté de la vie. Ils ont même créé un magasin do ravitaillement dans les locaux de la poste centrale. La date de la fondation remonte à octobre 1916. Les ventes ont lieu deus ou trois fois par mois. Elles sont suivies par plusieurs centaines d'acheteurs. i- —* A Araverss !S Un tailleur de diamants, âgé de .27 ans, a tenté de se suicider en se jetant par des-sus bord du bateau de passage Anvers— Tête de Flandre. On est parvenu à le re-pêcher. Le désespéré a été transporté à son domicile. L" * * * J Notre concitoyen le peintre Edgar Fa-rasyn — le peintre des nostalgies do la mer 0 — expose une cinquantaine de toiles à la Galerie royale à Bruxelles. 1 * * * a II y a des vols que le premier venu ne s voudrait pas se permettre: ce 6ont les vols • de réverbères! Or, on vient encore d'en - enlever trois en une seule nuit aux bassins. ~ C'est devenu une spécialité courante as-' su rément originale et dont la police ne - s'étonne plus. * * * s Au commencement de la semaine dernière e trente déportés sont revenus en ville. Nous ne 1} referons pas le récit do ces pénibles retours. _ Deux femmes, qui s'étaient, glissées au premier rang des personnes attendant devant la Garo Centrale, eurent l'impudence et l'impruden-donce de diro aux malheureux qui se plaignaient du sort cruel enduré: > — Maar waarom werkt gij dan ook niet voor - den Duitsch; ge zoudt liet dan toch rustig hob- - ben ? s Les deux femmes ont été littéralement lyn-l chées par les déportés, auxquels la foule s'était jointe. Il fallut le secours des fcld-grauen et de la police allemande pour les dé-^ livrer. " Les Allemands ont pris aussitôt des mesures 3 contre les stationnements de personnes devant la gare. 3 * * * s II y a quelque huit ans, un nommé K... t avait été condamné par la Cour d'assises d'Anvers à 15 ans de travaux forcés du -hef de vol qualifié aveo effraction et violences. Il avait été condamné sur ' la déposition d'un jeune homme, qui l'avait reconnu formellement comme faisant partie du groupe des voleurs et comme étant celui qui l'avait chargé d'éloigner de la maison du vol le propriétaire de 'celle-ci, un nommé Rullemont. Le condamné avait toujours protesté de son innocence et avait assailli le parquet d'Anvers do nombreuses suppliques. Il demandait à grands cris .d'être reconfronté avec le jeune homme. Le parquet s'en est finalement ému ; il convoqua 10 témoin, lequel reconnut que, s'il avait été formel dans sa déposition, c'était sous l'inspiration d'un agent de police. Cette dernière déclaration décida l'accusé à demander la révision de son procès. La Cour de cassation, sur avis favorable de trois jurisconsultes, Mes Désiré Desmet, Dûment et Léon Meysmans, vient de renvever ia cause pour examen à la Cour d'appel de Bruxelles. Me Sasserath se chargera de défendre le demandeur en révision. A S^S&gg© La bêtise de certaines gens vient d'êtro étalée au tribunal correctionnel de Liège, bêtise des uns dont profita la malhonnête fomme B., épouse L., qui parvint à vendre des pierres pour du carbure, du charbon pour du sucre, de la terre gloise pour du savo-n et dé l'eau pour du pétrole! Le publio a bien ri au cours de l'audience. 11 y a eu des révélations vraiment comiques sur la stupidité de certains _ach.eteu.rs. La voleuse essaya de plaider la misère et d'émouvoir lo tribunal. A un moment donné elle s'adresse au président. — Mettez-vous à ma place, M. ^e Président, lui dit-elle. — Je m'en garderai bien, répondit l'homme de loi, je préfère la mienne. Bref, après le défilé des dupes, le réquisitoire, les plaidoiries, la voleuse a été condamnée à quatorze peines de trois ^-mois pour vol, à quatre fois quatre mois de prison du chei de faux en écriture et à 26 francs d'amende pour tromperie. * * * Pendant la semaine du 11 au 17 mars le bureau de l'état civil a enregistré 27 naissances, soit 8.1 p. m., et 79 décès, dont 69 de personnes demeurant à Liège, soit 23.9 et 20.9 p. m. Du 1er janvier au 17 mars, il y a eu 341 naissances, soit 9.5 p. m., et 857 décès, dont 738 de personnes demeurant à Liège, soit 23.9 et 20.5 p. m. Pendant la période correspondante de 1916, lo total des naissances se montait, à 368 et celui des décès à 707, dont 619 de personnes ' domiciliées en ville, soit 19.1 et 16.8 pour mille. Le coefficient de la mortalité est donc augmenté de 4 p. m. Ce sont les maladies du coeur qui ont fourni le plus fort continrent des décès. * * v Pour avoir droit à un pain de Hollande, il faut n'avoir pas de rentes, cultiver moins d'un demi-hectare de terrain ou ne posséder ni vache ni cochon. Ceci donne évidemment lieu à beaucoup de paperasseries. * * * \ L'amour ne perd pas ses droits en temps j do guerre. Un jeune homme de Charleroi I ^voulait épouser une» jeune Liégeoise, âgée de [ moins de dix-huit ans. Les parents s'y opposèrent, les jeunes gens passèrent outre e\ partirent faire leur voyage de fiançailles. Revenu chez lui, le beau Carolorégien reçut une sommation à comparaître en justice où il s'est entendu condamner à trois mois de prison. A Un jeune brasseur, âgé de 18 ans, s'est jeté dans la Dyle, par désespoir d'amour. * * * Le ménage L. occupait depuis deux jours à peine une maison de la rue du Souci lorsqu'on constata le décès des époux, dû à une double asphyxie par e gaz. Il s'agit d'un accident, mais les premières constatations intriguèrent le parquet, les malheureux étant morts asphyxiés par le gaz alors qu'un bec Auer continuait à brûler dans leur chambre! A Tournai Une femme divorcée qui habite avec un débardeur au Luchet d'Antoing a tué son enfant, âgé de quatre ans, à coups de bâton. Les deux amants ont été mis en état d'arrestation. L'enquête se poursuit. A Osteaicîe Un comité s'est constitué à Bruxelles pour ouvrir une exposition internationale à Ostende après la guerre. Aaa Ev5t4os*a8 Une attaque aérienne a eu lieu mardi soir sur Zcebrugge. Une vingtaine de Boches furent tués dans un hôtel occupé par l'autorité militaire. Les corps furent retirés do dessous Ice ruines. * * * Des pêcheurs de La Panne ont été victimes des sous-marins allemands. Doux chaloupes ont été coulées par les glorieux pirates. Un grand honneur pour la marine impériale! A a iL&sxerrsfooïirâl On ht dans les ,,Nouvelles" ce récit de déportés luxembourgeois: j,Nous habitions Rybçlmont, peu te localité du S. du Luxembourg située au N. de Virton. Au temps heureux d'avant-guerre nous étions employé aux chemins de l'Etat belge, puis, le cataclysme venu, nous avions trouvé de l'occupation, mon compagnon dans la ferme d'un sien parent, moi dans un moulin pour compte du Comité de ravitaillement où je gagnais 4 frs. par jour. Cela ne devait,point d'ailleurs nous préserver du fléau des déportations. Le 4 décembre, nous nous rendîmes, avec tous les hommes de la commune, munis du havre-sac réglementaire, à Vàrton St. Mard, où avaient été convoqués les habitants mâles do la région âgés de 17 à 55 ans. Ce fut une journée lugubre dont- nous porterons toujours le souvenir gravé en nous. C'est à coups de poing et de crosses de fusil qu'on nous chassa comme du bétail jusqu'à Virton."Les femmes, les mères, les enfants nous acoompa.gnaient et tandis que s'effectuaient les opérations de l'élimination on n'entendait quo des imprécations, des cris, des sanglots partis du groupe de ces malheureuses donnant libre cours à une douleur et à ime indignation que nous, les hommes, nous nous efforcions de contenir. Des scènes comme- celles que 'nous avons vécues là trempent et mûrissent les caractères et développent dans les coeurs des sentiments définitifs, y marquent des sillons profonds et ineffaçables. Les Allemands s'en apercevront un jour à leurs dépens, vous pouvez m'en croire, car je parle d'expérience. Les marchands d'esclaves désignèrent 12 hommes do Robelmont pour partir. Nous étions du nombre avec 10 do nos concitoyens, âgés do 18 à 42 ans, parmi lesquels se trouvaient 7 pères do famille ayant charge d'enfants et de vieux parents. Il n'y" avait parmi les 12 aucun chômeur. Èo train qui nous emportait emmenait un total do 720 déportés, dont 56 do St. Léger 12 de Robelmont, 35 de Meix-devant-Virton, 29 do Villers-La-Loue, 16 do Sommethonne, 180 do Virton-St.-Mard, 28 de Torgny, et des quantités équivalentes des autres localités du canton. Il y avait parmi les déportés des hommes de tous les âges et de toutes des situations sociales, riches et pauvres, jeunes et vieux. M. Renaud, de Virton, connu pour être l'homme lo plus fortuné de la contrée, y coudoyait son jardinier. On y voyait aussi des professurs et de nombreux élèves do l'Institut do Pierrard, qui avaient à peine dépassé les 17 ans. Notre train quitta Virton à 5 h. du soir. Nous étions parqués debout, dans des wagons à bestiaux. Nous fûmes dirigés par Luxembourg et Trêves jusqu'au camp do Munster, où l'on nous débarqua. Pendant 36 heures que dura lo voyage, nous reçûmes pour toute nourriture deux petites rations do soupo à l'orge. Nous no passâmes au camp do Munster qu'une quinzaine do jours, sans autre nourriture quo du pain sec aveo de l'eau bouillio comme boisson et parfois des soupes répugnantes aux choux-raves. Nous quittâmes lo camp de Munster Je 20 décembre et nous fûmes dirigés sur Grossen-baum où je fus forcé de travailler à la réparation des fours Martin, tandis que mon compagnon devenait conducteur de moteur électrique. Nous avions droit à un salaire de 5 marks par jour, moins 2 mk. pour la pension que l'on nous retenait. Or, nous ne recevions que du pain seo matin et soir avec de l'eau salée et à midi uno assiette de rutabagas ou de navets. En trois mois do temps, nous avons reçu trois fois cinq pommes de terre pourries cuites dans la pelure! Nous recevions aussi une pâte de marrons moulus, qu'on appelait le ,,ciment" tant elle était exécrable et indigeste. Aussi longtemps que nous refusâmes le travail, il nous fut interdit de correspondre avec nos familles et c'est surtout cet isolement de tout où l'on nous tenait — et qui constitue, je vous assure, uno grande peine — qui nous décida à nous enrôler comme travailleurs. Nous avions aveo nous le commis des <x-ni*ri-butions de Stè Léger, qui, bien quo n'ayant jamais manié que la plunie; dut r o pl;er au* travaux manuels les plus épuisants. Dès qt , nous pûmes avoir des nouvelles de chez noi nous reçûmes aussi les bienheureux cojis < vivres qui constituent, 'comme on sait, la mani f salvatrice des prisonniers en Allemagne, i 11 faut cire aussi — et nous le proclejbos avec une joie reconnaissant© — que les Dr son mers militaires belges et français, qui hll taient a côté de nous, exercèrent envers no» une générosité fraternelle et Inh.salle I recevaient, eux, les excellents biscuits duV vernement français et de 'Ombrïux -\Jis d'oe | vres diverses. Or, toujours ;ls parceghcnt av. j nous, bien que ce fut sévèrement défendu I risquaient volontiers pour m s-f-eourr l pires punitions. Et ce tous jrt nn.» jr.ff.t I douceur et un profond réconfort de sent que, dans les horribles souffr.i i-ses de kur Ici • que captirvité, _ ces 'braves n'avaient perdu ai cune des qualités natives de leurs eocurs." // y a un an 3 avril 1916: Les Italien enlèvent la coi line qui commande la vallée de ChristaUc —=gg>-»-Q-»-<trw Siicusttss É Front leip Lo ,,Jasss". En souvenir de la 1 fl 2 ch. Le surhomme de la grande guerre, coït sur qui, depuis 30 mois, elle pese de toy son horrible poids. 1-ies tranchées, voilà son domaine. Ces là qu'il peine, à toute heure du jour et d la nuit. Les jours ont succédé aux jours, les ©e maines aux semaines, les mois aux moii les relèves aux relèves... . Qui ne l'a vu, vers l'heure du ehien c loup, .s'acheminer vers les boyaux, ne peu le comprendre; qui ne l'a accoanpagn dans une relève faite par une nuit obscur et pluvieuse d'automne, n'a pas conn l'extrême limite de la souffrance humain* 11 marche de son pas lent, courbé sous 1 fardeau de son sac, où s'accumulent tan de choses: Linge, tente, couverture, dodu Roi, du ,,British gifts", cadeau de 1 marraine, que sais-je encore? Chaussé de bottines anglaises, coiffé d'u: casque français, il porte sur le coeur u: bonnet de police belge. U arive au secteur. Sont-ils gros? Qui Ils? Les obus, les bombes, les torpilles Non: les poux, les rats! Séjour agréaible: Les abris sont nom breux et la terre est si bonne. Les sacs se ront vite remplis... _ Ses illusions ont vécu; il ne lui reste plu rien, pas même ses cheveux ! Depuis 30 moi il n'a pu dormir dans un lit. Il ne s'inquièt que d'une chose au cantonnement: La paill est-elle fraîchè ? Il est devenu passif.Plus rien ne l'étonné ne l'effraie; il a tout vu, tout souffert. Il n'envie même plus ses camarades de autres armes. Il est ,,jasse", il restera 1 ,,jasse", car il est le ,,peuple en armes". Il est fier de ses chevrons de vrai front mais d'autres en portent aussi. Au créneau de la tranchée inondée, ae yeux regardent de cette façon spéciale pro pre aux explorateurs et aux marins. H veU voir loin, très loin. Quoi? Sa maison. — Tout ce qu'il aim? est devant lui. Il n'est rien, derrière lui qui l'appelle. Si, pourtant, des ,,jasses" comme lui qui reposent à jamais dans des petits cime tiores. Il soigne leurs tombes. La sienn<s ) sera peut-être demain... S'il paraît, parfois, sombre et pensif, w verus y trempez point pourtant. Que le bcch< exécré se montre, aussitôt il se réveilla . farouche, transfiguré, beiau de l'idéal< beauté qui pare les héros. Le ,,jass9" fait son Devoir, plus que ecn Devoir, et, s'il meurt, c'est peur expire: avec le dernier cri qui de ses lèvres s'écnap pe: ,,Vive la B&giqu*!" Peuple, salue-le bien bas q^anû II passe et agenouille-toi sur sa tombe ! Lo Ravltailteur, .-1 mon cycliste Richard De d-obbelcer, dit ,,Jeflc&". On le rencomtfe partout! Signes particuliers: Est toujours juch< sur une bicyclette, dont il ignore lui-mêm< la provenance. A une coiffure plus que quelconque, qu; peut revendiquer chaque D. A. Possède troiç besaces, deux liavre-sacs. ' Ne vous étonnez pas, si sur le guidon qu'i tient d'une main est attachée une botte d* carottes ou de poireaux, tandis que d< l'autre main il porte précieusement quelquî objet qui ne s'accommode pas des chocs. C'est ,,l'embusqué du front" disent le? ,,Jasse8". Quand et où dort-il ? Nul ne le sait. Tel le juif errant, il ne peut s'arrêter. Vous le croisez au cantonnement, vous I< retrouvez aux tranchées. Nul comme lui ne connaît pistes, boyauj et postes de gendarmes. A lui de rapporter le journal du comnian dant, le cassoulet du lieutenant, la Vie Pa risienne de l'adjudant; chocolat, cigarette; et savon; cartes postales pour marraines Et surtout, qu'il n'oublie rien I Jamais or ne lui a dit merci, toujours on l'eng... N'est-il pas un embusqué? Un jour on le'ramasse, pantelant. Ur éclat d'obus l'a fra-ppé dans le boyau, et quelqu'un demande: — Que diable faisaitr-il par LjI/9 Ccairrieitj|e l'Armée

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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