L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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21 oktober 1916
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s.n. 1916, 21 Oktober. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 19 augustus 2022, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/mg7fq9rb1z/
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2éihb AnneelV". 728 6 cents 1 tsameai ^s» OCîOOre 1916 L'ECHO BELGE l'Hmînet fail la Fntro •Journal quotidien du matin paraissant en Hollande Belge est notre nom de Fatuilie. Toutes les lettres doivent être adressées au bureau de rédaction: N. z. VOOBBURGWAL 234-240, AMSTERDAM, téléphone: 2797. Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. Comité de Rédaction: \ Charles Bernard, Charles Herbiet, ( René Chambry, Emile painparé. Bjrvâyu uai laUli 1/ llUIti U(7 | aïkjUB&m Pour les annonces, abonnements et vente au numéro, s'adresser à l'Administration du journal: IV .25. Voorburgwal 234-240, Amsterdam Téléphone : 1775. Abonnementsi HoJIandefl. 1.50 parmois. Etranger fî. 2.00 parmois Annonces: 15 cents la ligne. Réclamesc 30 cents la ligne. Lettre de Paris L'emprunt. — L'empressement et la con-fiartpe du public fram aïs. — L'adaptation à h guerre. —' Les journaux du front. — Exposition, photographique. — Succès de la* section belge. Depuis deux jours, les guichets des Banques sont ouverts pour l'Emprunt. Tous les murs de France se sont couverts d'affiches, invitant le public à contribuer par son argent à la victoire du pays. Les dépêches vous auront appris le succès de ce deuxième emprunt de guerre. Mais ce qu'elles n'ont 'pas pu vous dire, c'est l'atmosphère de con-. fiance, c'est l'entrain avec lequel le vrai public s'est acheminé vers les bureaux de poste, vers les banques, vers tous ces grillages redoutables où l'on échange de l'or et de l'argent contre du papier national. On l'a dit souvent, et c'est exact, les Français donnent plus facilement leur sang que leur or. Ce peuple de paysans, économe et laborieux, n'aime pas, en général, à desserrer les cordons de sa bourse et il n'y a pas si longtemps que le funes.3 souvenir des assignats a disparu dans certaines campagnes lointaines. Mais l'élan actuel n'en est que plus admirable, et rien ne montre mieux l'absolue confiance en la victoire qui soutient la masse du peuple. Certes, cette confiance, elle a toujours existé, mais, au commencement de la guerre, elle avait, si l'on peut ainsi dire, quelque chose de fébrile. On se précipitait sur le communiqué, on le commentait passionnément, on cherchait à savoir plus que n'en disait la prose officielle; des bruits mystérieux couraient dans lé public: bruits de victoires que l'on cachait, bruits d'échecs partiels qu'on n'osait pas dire; une sourde impatience s'emparait de la foule. Depuis Verdun, il n'y a plus rien de semblable: on lit le communiqué sans passion. Le plus humble paysan a compris que l'avance méthodique de la Somme ne peut être que lente. Il y a longtemps qu'il est résigné a la campagne d'hiver, et même s'il le faut à une campagne d'été, à une campagne d'automne. Il sait que la paix viendra, la paix victorieuse et il l'attend avec une patience de laboureur. Il y a quelques mois, on rencontrait encore des gens qui; tout en se défendant d'être pessimistes, se contentaient de dire: ,,0n s'en tirera". Maintenant, il n'est personne qui doute qu'on s'en tirera très bien, qu'on ne s'en tirera qu'avec la victoire complète. En vérité, si l'Allemagne compte encore sur la lassitude de la Fr&uce, qu'elle escomptait pour obtenir ce qu'elle appelait une paix honorable, elle se prépare une désillusion de plus. Le pays s'est tout à fait accoutumé à la guerre et à ses gênes ; il s'est même résigné à ses deuils. Un de mes amis qui a passé une huitaine de jours sur une petite plage de Bretagne m'a raconté que dans le petit hôtel où il était descendu, et où villégiaturaient une vingtaine de familles bourgeoises, il n'y en avait pas une qui n'ait perdu un de ses proches. Cependant, il n'entendait aucune parole de révolte. Aucun désespoir bruyant •ne se manifestait. 'On vivait dans l'atmosphère d'une sorte de tristesse patiente. Tel est le sentiment de l'arrière. Quant aux permissionnaires que l'on voit revenir périodiquement, ils sont patients, mais ils ne sont pas tristes. Il n'en est pas un qui ne désire rentrer chez lui, mais il n'en est pas un non plus qui songe à se plaindre d'êtrf obligé de demeurer en campagne. A un soldat, à un simple soldat qui venait de raconter quelques épisodes de la bataille de Verdun, comme quelqu'un disait : ,,C'est effroyable, ce que vous avez dû endurer là!" il répondait: ,,Bah! on s'y fait, on se fait à tout. Mais, par exemple, ce que ça sent mauvais, la guerre !" Ce souvenir olfactif était son plus mauvais souvenir. Les braves gens! Certes, la guerre ne les amuse pas. Cette guerre n'a rien d'une guerre ,,en dentelles" : elle est morne. Mais d'instinct, ils réagissent contre l'ennui, la mélancolie qui pourrait s'en dégager. jçls savent que le cafard est le grand ennemi: ils tuent le cafard; ils sont gais, parce qu'ils ont la volonté d'être'gais. * * * Rien de plus caractéristique à ce point de vue que la collection des journaux du front, que l'on peut voir à la Maison de la , Presse. Parmi ces journaux, il y en a de charmante. Tous les Français ayant été 1 mobilisés, les gens d'esprit, et même les professionnels de l'esprit, l'ont été aussi. Il en est d'autres plus naïfs. Mais ce qui les distingue tous, c'est cette volonté d'être ^ gais, ce besoin très français de se .défendre j contre l'attendrissement par l'ironie, con- . È tre la mauvaise fortune par la bonne humeur. Je ne sais quel étranger disait que» £ vaincu, ruiné, condamné à mort, un Fran- c çais se consolait de tous les désastres en < faisant un bon mot : il y a quelque vérité J dans ce paradoxe. Sûrs de mourir, les con- 1 aamucs ae la Terreur trouvaient à s'amuser j hua ucpexis de leurs bourreaux. Sûrs (Je £ vaincre, comment les soldats de 1916 ne ( s amueeraieiit-ils pas aux dépens des Bo- l eues, malgré l'ennui de la tranchée? j * * * 1 Comme cîe rai3'cà, il n'y a plus guère * d'expositions à Paris, si ce n'est des expo- J sitions de guerre. Parmi celles-ci, aucune » n'a suscité nn plus vif intérêt que celle des ], photographiques des diverses ac- t i mées alliées qui vient de s'ouvrir au Pavillon de Marsan. Les historiens de l'avenir ne pourront pas se plaindre que nous les ayons oubliés. S'ils ont quelques difficultés à faire revivre l'époque où nous vivons, ce sera plutôt par suite de l'abondance .des documents dont ils disposeront. Il y a dès à présent une immense littérature de guerre : il y a aussi une immense iconographie de guerre. Aussi éprouve-t-on une certaine impression de monotonie quand on feuillette les journaux illustrés qui ont paru depuis deux ans. Rien ne ressemble plus à une tranchée qu'une autre tranchée, ni un champ de bataille, où tout a été pulvérisé, qu'à un autre champ de bataille. Aussi, pour donner vraiment de l'intérêt à cette expo-[ sition, a-t-il fallu choisir avec soin les documents à soumettre au publip. Le résultat est fort heureux. Parmi les photographies exposées il y a de véritables, oeuvres d'art, d'une impression saisissante, et la section belge, organisée par le service photographique de notre armée, n'est pas la moins intéressante. La mélancolique plaine de l'Yser, l'inondation, les cantonnements de l'arrière, la petite capitale de La Panne, ville de Cour et de guerre, tous les aspects du front belge et de la Belgique en exil, ont été classés avec soin, de façon à former un tableau complet qui parle à l'imagination. Cette exposition belge a d'ailleurs obtenu un grand succès, car après deux ans lbs sympathies françaises pour la Belgique ne se sont pas amoindries, et les déclarations d'amitié que fit M. le président Poincaré à notre nouveau ministre, M. de Gaiffier d'Hestroy, quand celui-ci vint lui présenter ses lettres de créance, répondent au sentiment unamime. Les quelques traîtres, les quelques embochés, qui, -dans le pays occupe, répandent sur nos alliés d'odieuses calomnies, peuvent s'agiter tant qu'il leur plaira; l'amitié nécessaire des deux peuples est nouée pour longtemps. L. Dumont—Wiltfen. mm i e i Sévère admonestation. Un des journaux du Centre, la ,,Augsburger Postzeitung", ne semble pas vouloir suivre la direction' politique imprimée à ce parti par Esberger et autres fougueux pangerraanistes. Dans un de ses derniers numéros cette feuille a adressé la sévère admonestation suivante à ses coreligionnaires. ,,De nombreux catholiques allemands ont perdu la vision nette des idéals de la foi chrétienne catholique. Il est certain que la politique de plusieurs organes du parti du centre doit être désapprouvée, car ils ont prôné une politique de conquête. Sans parler de l'inopportunité de cette politique, il était avant tout anticatholique de désirer un accroissement de puissance ru détriment d'autres peuples catholiques et patriotes. C'est l'idéal du ' christianisme et du catholicisme que tout Etat et tout peuple soit laissé en pleine possession de ses droits et de sa liberté. Si cette politique avait prévalu, nous entendrions moins parler actuellement de la soif de conquête qui est reprochée à l'Allemagne. L'esprit que l'on constate ici et jà dans la discussion sur îes buts de la guerre conduit à des convoitises illimitées et celles-ci ont été la cause réelle et profonde de la conflagration mondiale actuelle. Comment avec une telle mentalité pourrait-on établir les bases d'une paix durable?" En somme, le journal catholique allemand reconnaît, implicitement, que la responsabilité de cette épouvantable guerre retombe sur ■ l'Allemagne. C'est en effet cette nation qui, poussée par son esprit de rapine et de lucre, a déchaîné sur le monde le terrible fléau dont les Belges ont été les premières victimes. Puisque la ,,Augsburger Postzeitung" dé-ploro si vivement que les catholiques allemands aient leur mentalité faussée par cette guerre, qu'elle livre donc à leurs méditations les faits suivants : j lo. Le 4 août 1914, le chancelier Bethmann-Hollweg annonçait au Reichstag que les troupes allemandes pénétraient en Belgique. Il reconnaissait que c'était une violation du droit des gens et des traités mais il prétendait excu- , ser l'injustice commise en disant que c'était pour l'Allemagne une condition sine qua noix le la victoire; et il ajoutait: ^Nécessité ne connaît pas de loi". 2o. Dans son allocution consistoriale du 22 janvier 1915, le Pape réprouvait toutes les injustices commises et, en particulier comme il appert de ce qui suit, l'injuste violation do la ] ieutralité belge ( 3o. Les Allemands avaient essayé, cepen-lant, de se justifier d'une autre manière, en ! publiant les prétendues conventions anglo- ' jelges découvertes par eux à Bruxelles. 4o. Le ti juillet 1915, 1e cardinal Gasparri, ;ecrétaire d'Etat de Sa Sainteté, écrivit au ninistre de Belgique auprès du Vatican que , :es prétendues conventions anglo-belges n'en- -evaienit rien au caractère injuste de la viola- , ion commise par les Allemands. Dans la même lettre, il confirmait que le *ape avait, en son discours du 22 janvier, di-ectement visé la violation de la neutralité >elge et condamné l'injustice commise par les illemands. Ces documents officiels du Saint-Siège, la J resse allemande les a tronqués ou les a tenus achés. Pour soutenir le moral des Allemands 1 atholiques, elle a ordre de faire croire que c sur cause est juste et que du moins Rome ne j a réprouve pas. ( Pour compléter l'information de ses lecteurs, a ,,Augsburger Postzeitung" — qui semble voir une plus haute conception de ses devoirs. £ [lie d'autres organes du centre — pourrait pu- € lier également la récente protestation, signée ar 700 catholiques espagnols notables, contre c y violation de la neutralité belge. Les catho- j Iques allemands verraient dans ce manifeste c ne leurs coreligionnaires de la péninsule ibé- • ique déclarent adhérer au jugement dû Saint- 1 Ucfje concernant la violation du droit dont l'Ai- c îinagne s'est rendue coupable à l'égard de no-re pays.. Un catholique belge. 1 En Belgique. A Brur&eilSes Il existe depuis do longues années, à Bruxelles une question du ,,quartier de la rue Ernest Allard", laquelle, malgré les instances et les démarches réitérées des intéressés, n'est jamais parvenue à une solution. U s'agit, on lo sait, de la transformation du quartier, jusqu'au Palais do Justice, qu'il s'agit de dégager du côté do l'église des Minimes. Les travaux comportent notamment la démolition ou l'appro-I priation et la restauration des anciens bâtiments qui serviront d'hôpital militaire et de prison pour femmes et qui sont les derniers vestiges de la fastueuse et historique demeure du grand anatomiste André Vésale. Devant les atermoiements successifs de l'administration communale, les habitants du quartier vont redoubler leurs instances, d'autant plus qu'on annonce le prochain dégagement de l'église du Sablon, proche du quartier do la rue Ernest Allard, lequel se prétend une fois de plus sacrifié. Lors de la prochaine discussion du budget au Conseil communal, M. le conseiler R. Bon présentera à nouveau les desiderata des nombreux intéressés. Petit dialogue — authentique — surpris à la prison de St. Gilles. L'aumônier allemand s'en vient trouver un détenu belge et lui demande s'il ne désire rien. -— Je voudrais pouvoir assister à la messe. — Entendu, répond l'Allemand. Mais, ne voulez-vous pas aussi vous confesser? — Assurément. — Je suis à votre disposition. — Ah ! non, pas à vous, mais à un prêtre belge, répond notre compatriote. — C'est comme ça? fait le Boche furieux. Alors, vous n'aurez pas de messe ! .* * On lit dans ,,La Libre Belgique": Les Allemands (administration de M. von Sandt) ont imposé la création d'une école normale flamande pour garçons à Bruxelles. La question du local n'est pas encore résolue. On cherche un immeuble à Laeken ou à Molenbeok. Une session d'examens a eu lieu en juillet dernier. Le résultat a été maigre. Un seul candidat s'est présenté à l'examen et a été admis. Les Allemands, peu satisfaits, ont décidé qu'une nouvelle session aurait lieu en septembre pour l'admission à l'école normale flamande. Une vive propagande est faite pour le recrutement des élèves par l'autorité allemande secondée par quelques flamingants enragés à la solde des Boches. Il convient de noter que le gouvernement de M. von Sandt a lè droit de verser à la nouvelle école normale, conformément aux usages, les élèves qui se sont présentés aux autres écoles normales du pays à Gand et à Lierre, et qui n'ont pas pu y être admis parce que le nombre d'élèves fixé par la loi avait été atteint. Cet excédent est actuellement de douze élèves qui pourront être envoyés à Bruxelles. Les Allemands éviteraient ainsi le fiasco redouté. * * * La commune suburbaine de Bruxelles, Schaer-)eok, a décidé d'interv'enir en faveur de la popu-ation qui éprouve les plus grandes peines a se procurer des chaussures ou même à les faire réparer. Un atelier municipal vient d'être ouvert à l'instar do ceiui d'Anderlecht-lez-3ruxelles.Il est à craindre, malheureusement, que la •areté du cuir ne s'accentue de plus en plus, ïn 1913 il avait été importé à Anvers 1,487,024 ûlos de cuirs, non compris les cuirs de veaux, le buffles et de vachettes. Or, on n'en a plus Importé depuis la guerre. D'autre part, les natières premières nécessaires à l'industrie de a tannerie font presque entièrement défaut, belles (fu'on peut encore se procurer ont décu->lé de prix ; les huiles de lin de 60 centimes ont rnonté jusqu'à 12 francs le kilo et le gambles, jui valait 47 centimes, se paie 7 francs. Dans de telles conditions, on doit envisager 'heure à laquelle il faudra renoncer à se cliaus-er de cuir. A Anvers Le presse allemande a annoncé que l'autorité jeeupanto d'Anvers avait mis à la disposition le l'industrie diamantaire d'Anvers 40,000 ca-•ats de diamants de la firme Breitmeyer & Cie le Londres, afin de donner du travail aux ►uvriers. klM. Terwagne, député d'Anvers, écrit à ce >ropos dans 1',,Indépendance belge" do Lon-Ires : ,,On sait que plus du quart de cette partie le diamant ne prendra pas le chemin d'Angers et est destiné aux tailleries allemandes de îanau. On «vit qu'une autre partie sera icquise par des trafiquants hollandais qui ont ait la demande... et qu'il restera peu de chose ux Austro-Hongrois pour fairo travailler à Envers." * * # On lit dans ,,La Métropole" à propos de llaarteri Rudelsheim : ,,Nous ajouterons, pour notre part, que a justice militaire fera bien, à la rentrée, le s'enquérir, auprès des facteurs volontai-es qui transportaient par auto le courrier le la poste d'Anvers aux différentes divi-ions, de la nature des conversations que le ieur Rudelsheim essaya d'engager avec ux. ^ L'insistance du personnage était telle lue, connaissant ses sentiments germanophiles, nous insistâmes nous-mêmes auprès e l'administration des postes pour qu'on nterdît aux facteurs de lui faire aucune ommunication. Nous n'éprouvions pas, nous, journalistes ►elges, le besoin d'aller questionner des convoyeurs. Mais cela, apparemment, intéressait très fort le nommé Rudelsheim." ' * .* ^ Il a été établi tout un nouveau système de réseaux de tranchées. Cette ligne court de Lou-vain vers Malines et. plus loin, via Willebroeck et Bornhem, jusqu'à l'Escaut au sud d'Anvers. ,,Les forts au sud d'Anvers ont conservé leur état ancien. La première tranchée de la ligne nouvell© est très fortement établie, en béton et plaques de fer, pourvue de chambres pour les hommes et les officiers, ainsi qUe de places de réserve pour le matériel divers et les munitions. La population de cette région montre plus de confiance dans l'avenir, ainsi que le démon-itro la réédification des maisons, entre autre à Blaasveld, village connu pour les furieux combats qui s'y sont livrés durant le siège d'Anvers. Un grand nombre d'habitations viennent de sortir du sol ; aussi dans les environs de Lou-vain et entre cette detnUre localité et Malines un certain nombre d'habitations et de fermes qui avaient été détruites sont actuellement tout fraîchement reconstruites. A Liège JjQ 30 juin 1916, la population liégeoise s'élevrait à 171,804 habitants. Le 31 juillet, elle était tombée à 171.738. » * *. *; Une nouvelle qui fera plaisir aux Liégeois; Carlier, de son vrai nom Alexandre Cloes-seu, artiste du Gymnase et du Théâtre Royal, a été nommé adjudant chef do section aux auto^ mitrailleuses du G. Q. G. Titulaire de l'Ordre de Léopold et de la Croix de Guerre. Le Roi, le décorant, lui dit: D'où êtesrvous? — De Liège, Sire, répond l'artiste. — ,,Ali! oui, la cité aes braves, répliqua le Souverain. À Louvain Le correspondant germanophile du ,,Nieuwe Courant" de La Haye a visité la malheureuse ville de Louvain, incendiée en août 1914 par les troupes allemandes. Voici un extrait do la correspondance qu'il adresse à son journal: • pBien que l'on ait procédé au nettoyage, les ruines de centaines dé maisons 6'amoncellent encore, et par-dessus ces amas, de la place de la station à la grand'place (Groote Markt), semblant, les contempler, se dressent les statues de Van de Weyer et du savant professeur lou-vaniste Juste Lipse. ,,Tout à fait isolés, à droite et à gauche, une maison ou un petit groupe de maisons restent debout. ..Dans quelques-unes des grandes maisons qui subsistent encore rue de la Station les divers bureaux de la ,,Kommandantur','. allemande ou de l'administration allemande se sont installés. ,,Déjà quelques maisons ont été reconstruites; elles ont meilleur aspect que jadis; elles portent le millésime 191o. ,,D'autres ont été réedifiées provisoirement, en bois ou en pierres; elles comprennent seulement un rez-de-chaussée, parfois bâti avec goût ; dans ces maisonnettes on fait le commerce; on y vend toutes espèces de marchandises, on y trouve un coiffeur, un débit de bière ou un restaurant. ,,En vérité Oui, je dois le dire: spectacle pittoresque, si on no pense pas au désastreux de ce pittoresque ; mais on y doit forcément penser, parce que l'on aperçoit, entre les maisonnettes provisoires sans étage, les longs alignements des ruines renversées ou dressées. ,,En vérité, on est douloureusement impressionné,,On ne rencontre pas beaucoup de passants." * * * Le comité national belge pour la reconstruction des villes a créé un salon de. l'habitation ouvrière à Louvain. Dès plans nombroux et du plus liaUt intérêt ont été 1 exposés, qui fournissent, dès maintenant, ! des documents de reconstruction. Un concours était institué à cette occasion ; il avait pour programme un objet , ainsi délimité : ,.élaboration de plan6 types de maisons ouvrières à logement unique et 1 de dessin du mobilier, destinés à une seule famille occupante, composée du père, de ^ la mère et d'enfants des deux sexes." Quatorze distinctions ont été accordées | aux auteurs de trente-deux projets. Douze 1 projets de mobilier ont Retenu l'attention , du jury. * * * Pendant l'époque' de pénurie de monnaie l'administration communale de Wilsele a ^ mis en circulation des bons de 2 (deux) centimes. Mais depuis longtemps on n'en voit plus un seul. Us sont tous aux mains des collectionneurs et, mieux, on offre actuellement pour ce bon de 2 centimes 4 fr. 50 et 5 francs! L'administration communale n'avait certainement pas prévu un tel succès. Dans les Fîtmiïres j Un officier allemand se vantait qu'à la 1 suite du travail forcé imposé un peu par- ] tout 200.000 Allemands avaient pu être retirés des usines et jetés au feu! Si ce chiffre n'est pas encore atteint, écrit le ,,Telegraaf",- il le sera bientôt si d'éner- * giques protestations ne mettent jDas fin à des procédés indignes. Les nouvelles ^ affluent au sujet de la nouvelle Barbarie instaurée en Belgique. Des ouvriers ont été forcés au travail à Gand, dans les Flan- j' ires, au littoral. Pour renforcer continuellement cette région, les civils belges sont contraints à travailler. Us sont traités -comme les prisonniers russes, ni mieux, ni plus mal. Us cfnt remplacé ceux-ci qui sont actuellement employés à des travaux secrets exécutés primitivement par les militaires allemands. % A Knocke, 135 civils doivent travailler 1 6ous le contrôle de l'ennemi. Les travaux défensifs sont très importants. Us consistent en abris construits en béton, — les murailles ayant un mètre d'épaisseur ! Certaines fermes sont entourées de remparts en forme de demi-cercle de deux mètres de hauteur et d'une épaisseur considérable. Autour, on creuse des tranchées protégées par des réseaux de fil de fer barbelés. On transforme ainsi ces fermes en de redoutables bastions. On creuse aussi dans la campagne des tranchées dissimulées sous du gazon. Les Russes, qui sont encore employés par leurs bourreaux, sont tout à fait isolés des civils. Us ne peuvent pas entrer en relations avec un Belge. Leurs travaux ne peuvent être inspectés que par des militaires. On comprend la pression exercée sur les civils lorsqu'on constate que les troupes sont considérablement réduites. Les tramways électriques qui donnent la communication avec Ostende ne traînent plus de wagons regorgeant de soldats. Le trafic à la gare de Heyst a aussi beaucoup diminué.. En général, les troupes sont cantonnées à proximité immédiate du front. Il n'y a plus que la garnison strictement nécessaire dans les localités balnéaires. Plus de troupes au repos, comme précédemment, — ce qui fait croire à un manque de réserves que les Boches ne peuvent même plus masquer. A Gand La réouverture des cours du Conservatoire Royal a eu lieu le 2 octobre. * * * Les cours professionnels pour chômeurs vont incessanment commencer aux écoles Nicaise et Uarels. L'Ecole industrielle a rçpris également ses cours. * * » Les prisonniers belges internés au camp de Gottingen exposeront dans lo courant de cet hiver à la salle Taets. Parmi les envois figureront des aquarelles, dessins, tableaux et sculptures de Jules Bourgeois, Joy. Borinaert, | Alb. De Bondt, h. Grand, P. Guislain, Ern. Midy, P. Remonchamps, M. ^Langaskens, Jules Trémerie. i Ans frontières Les .journaux hollandais se font l'écho des rumeurs alarmantes qui circulent à la frontière belge. D'après les ordres des autorités allemandes, les chômeurs de plusieurs villes du sud do la Flandre ont été invités à se présenter à la ,,Kommandantur" de la localité qu'ils habitent. On suppose que c'est afin de les mettre dans l'alternative de choisir entre le travail pour l'ennemi de leur Patrie ou le retrait des secours accordés, soit par le comité de secours et d'alimentation, soit par lès administrations communales. Il faut rappeler, à ce propos, qu'un arrêté de M. von Bissing, gouverneur général, interdit aux chômeurs sous peine d'emprisonnement 'de toucher des allocations en espèces ou en denrées alimentaires s'ils ont refusé le travail qui leur était offert; de plus, les comités d'assistance étant tenus pour responsables s'ils continuent à secourir des chômeurs refusant du travail, leurs membres peuvent être frappés d'amendes et de peines de prison. C'est en faisant usage des dispositions de cet arrêté sur le travail obligatoire que les ! Allemands parviennent à traîner aux chantiers i militaires et sur les routes suivies par leurs 1 convois les travailleurs belges contraints par I la faim à se soumettre à ces exigences immo- I raies. Lès autorités allemandes soutiennent qu'elles ' n'usent pas de violence et que leurs arrêtés : sont exempts de tout esprit tvrannique. Mal- | heureusement pour cette thèse, le texte des » arrêtés et les faits la démentent avec une I doutoureuse éloquence. Chaque semaine, des ouvriers flamands, pour ne point laisser succomber à la faim leur femme et leurs enfants, quittent leur village, la mort dans l'âme, pour nller travailler à Tourcoing, à Roubaix et dans d'autres localités siseq derrière le front aile- i mand. • Ils sont payés par l'ennemi qui torture | leur pays. En Wallonie, des travailleurs, pous- • sés par les mêmes. nécessités, partent pour l'Allemagne, escortés d'ailleurs, tout comme leurs compatriotes des Flandres, par le mépris de leurs concitoyens ouvriers qui, en immense majorité, se refusent à admettre qu'un Belge, pour quelque motif que ce soit, consente ° à aider l'envahisseur de la Patrie. * * * Un jour, près de Kesselt, on trouva sua-pendus aux fils électrisés de la frontière, entre Kesselt et Veldwezelt, les cadavres de deux soldats allemands. A un moment donné, quelques Allemands arrivèrent portant deux cercueils dans lesquels on plaça les corps des victimes ; on cloua les couvercles et le petit cortège se mit en route... Au Luxemboîïrg D'après le correspondant liégeois d'un jurnal belge paraissant en Hollande un j nouveau danger menace les habitants des | provinces de Liège et du Luxembourg. Les ' sangliers ont fait leur apparition en grand ; nombre, leur multiplication ayant été fa- 1 vorisée par l'interdiction de la chasse et par 1^ désarmement de la population, opéré depuis la déclaration de guerre. U y a quelques jours, à une courte distance de l'agglomération liégeoise, on a signalé la présence d'une bande de quinze jeunes sangliers d'un à deux ans. On craint leurs incursions en hiver et le tort considérable qu'ils causent aux cultures. H y a un an 21 octobre 1915: Les Italiens enlèvent le mont de Palona, commandaiit les vallées du Ledro et du Daone. JL ieddensSZoon âvf/i «sus M % D'HIVER 1 II j i! depuis fi. 27.50. 1 tfly Hofweg 1T | Ea Haye. Un Paradoxe L autre matin, on frappe à la porte de ma tour d'ivoire, et je vois entrer un monsieur entre deux âges, vêtu d'un costume ■de même, à la boutonnière ornée d'une éblouissante rosette de dimensions respectables. Son signalement répondait assez bien à oelui de M. Joseph Prudhomme, que Larousse baptise ,,type moderne de la nullité satisfaite et de la banalité magistrale". Nous ljii laisserons ce nom. # — Ai-je bien l'honneur de parler à monsieur...— M. Apé, annoncé à l'extérieur? (J'ai mon nom calligraphié sur ma porte.) Lui-même, monsieur... ? >>Qui je suis? X..., Y..., peu importe, Mr. Personne ou Mr. Tout-le-Monde, et je..." — Cher Monsieur, je dois vous prévenir» avant tout qu'en fait de plaisanteries, si j'aime beaucoup celles que je... — Permettez? Ne vous fâchez pas, je vous en prie: ces paroles n'ont d'autre but que de vous prouver que je vous ai lu, ce qui m'a amené à venir vous voir. Je suis Mr. Prudhomme, négociant retiré, et... je vous admire ! — Charmé ! Asseyez-vous, ^e vous prie. Vous continuez à plaisanter? ;— Pas le moins du monde: je vous admire parce que je vous envie. Vous avez été, comment dire ? ha-ppé, attr-a-pé même, dans le-journal. J'adorerais ça, moi, ne fût-ce qu'être cité. Ma daine m'a dit: ,,Hein, ,,président d'honneur — je suis président ?Jd honneur de la Société Royale des Enfants ,,des Mobilisés de 70 — ça n'est tout de ,,même pas toi qui serait dans une parenthèse sur le journal, pourquoi est-ce que ,,tu n'écris pas aussi une fois une lettre à ,,l',,Echo"? Ça n'est quand même pas si ,,malin, n'est-ce pas!" Cela m'a persuadé, et j'ai exposé dans un article ma manière de voir, mais je n'ai pas eu de chance, il suffit que j'entre dfins la polémique pour qu'on la ferme. —: ...la ferme, c'est le mot! — Et depuis, mon épouse ne me laisse pas de repos. Vous comprenez, quand elle a quelque chose dans la tête... Elle m'assure sans relâche que je suis aussi capable qu'un autre d'élaborer un éloquent ,,Ingezonden stuk", comme on dit ici, avec une ou deux citations de latin rose du dictionnaire, et elle ajoute que mon nom et mon titre ne détonneraient aucunement dans la feuille. Tout bien réfléchi, elle n'a pas tort. Quoique-simple droguiste retiré, mais je suis fier de le signaler, fils de mes oeuvres, j'ai toujours entretenu de bons rapports avec la Presse, qui est une puissance que je respecte, et mes envois ont toujours, je 2rois, été acceptés avec une faveur suffi-' jante pour que... — Tous mes compliments, monsieur ! — Oh ! des bagatelles, des communiqués l'annonces, assez littéraires cependant, je lois le dire, et aussi des souscriptions avec les rubriques bien choisies. Je m'y connais .in peu en livres, j'ai même suivi dans ma jeunesse un cours de reliure. Enfin, ma dame m'a convaincu par un irgument sans réplique: ,,Puisque tu ne leux être un ,,poilu", a-t-elle décidé, tu lois combattre avec ta plume, sinon tu ne ierais que ce qu'on appelle une bouche nutile. " — Homme de poil ou de plume, quoi ? — Précisément. J'ai donc résolu de mêler, moi aussi, le bon combat, pour la bonne :ause. Comme Belge — et je suis électeur l trois voix, môssieur ! — j'ai peut-être Lussi mon mot à dire sur les problèmes qui ibscurcissent l'horizon politique ou écono-nique de mon pays, et je ne vois pas pourquoi je ne le dirais pas comme un autre. Puisque la question ,,Faut-il les tuer ous les deux" — vous savez bien, le père :t le fils — est interdite, j'ai cherché quel-[ue chose d'un autre tonneau. — Chut! Ne parlez pas de ,,baril" (1) [ans la maison du pendu ! Taisez-vous, mé-iez-vous ! Des oreilles ennemies nous écou-ent ! — J'ai voulu trouver quelque chose de sgSfefano" LE csgare à 4 cents .. P. JOIEJAKS Giosnaïkl I Tél. 2191. La Haye.

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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