L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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12 december 1918
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s.n. 1918, 12 December. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 02 juni 2023, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/1r6n010p6c/
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Année N°« ÏSIO S CiblU ^euai 12 aecemore 19!8 L'ECHO BELGE L'Union fait la Force. Journal Quotidien du matin paraissant en Hollande Belge est notre nom de Famille. I Toutes les lettres doivent être adressées au I hureau de rédaction: N. Z. VOORBUBGWAL 234-240, I AMSTERDAM. Téléphones: 2797 et 1775. | Rédacteur en Ctael: Gustave Jaspacrs. Comité de Rédaction: Charles Bernard, René Chambry. Abonnements: Hollande II. 1.50 par mois. Etranger fl. 2.00 par mois. Pour les militaires au front et les militaires internés en Hollande fl. 0.75 par mois payable* par anticipation. Annonces: 15 cents la ligne. Réclames: 30 cents la ligne. Impressions du Pays. Je rentre du pays aimé où j'ai eu le bonheur de passer quelques vingt-quatre _ heures. Grâce à ma carte de presse, j'ai pu, par faveur spéciale, obtenir en huit jours mon passeport par Roosendael et Esschen. C'était le premier train, train exclusivement militaire, qui passait par cette voie. Je n'ai pas la prétention d'en rapporter des informations sensationnelles. Par les diverses correspondances parues ici, au jour le jour, les Belges de Hollande sont au courant de la situation générale en Belgique et des principaux faits quotidiens. Je ne leur apprendrai donc rien de nouveau. Ils ne trouveront dans ces courtes notes que les impressions d'un compatriote qui rapporte dans sa valise une bouffée de l'air natal. A Roosendael, les formalités de la douane tout compliquées et sévères. Rien, absolument rien ne sort de Hollande: le gabelou est féroce! A Esschen, visa des passeports par l'autorité militaire; mais celle-ci est méticuleuse, vous pouvez m'en croire, et cela à bon droit. Il faut également fournir la preuve que l'on n'est pas porteur de marks allemands, ce qui n'a rien que de naturel, car la spéculation sur le papier boche s'est faite, dans ces derniers jours, sur une échelle fantastique et, dès à présent, la Belgique est frustrée pour un nombre de millions considérable. Ceci, pratiqué par de6 Be'ges, est tout simplement une honte. Enfin, enfin nous voici eur le sol de la p?. rie ! Faut-il dire l'émotion ressentie en franchissant cette frontière qui, depuis plus de quatre ans, nous était fermée? Non, n'fst-ce pas? Il n'est pas un de mes lecteurs qui ne l'eût ressentie. Elle fut intense. Mais, à côté de cette joie, quelle tristesse! Cette petite station frontière délabrée; ces wagons de troisième classe disloqués, avec leurs portières faussées et leurs vitres cas-• fiées; ce voyage dans l'obscurité la plus profonde au milieu des campagnes silencieuses. Puis, l'arrivée à Anvers, à minuit. Oh ! la pauvre gare, boueuse, déserte et sale. Toute la journée, il avait plu et, par les trous béants du vitrage, l'eau avait envahi les quais, de sorte qu'on y pataugeait comme sur les grand' routes. Dans l'avenue dé Key-ser, pas un chat: la solitude absolue. C'était lu .bre. A la devanture de l'Hôtel de Lon-i , cette inscription en grosses lettres: ! ,/ i on reçoit les chiens, mais pas les Prussiens-. " Bravo! Anvers est dans la joie, — naturellement. Je dois pourtant avouer que je m'attendais à y trouver une exubérance plus grande. Faut-il l'attribuer au caractère froid de ses habitants, à son cosmopolitisme ou à tout autre cause? Quoiqu'il en soit, les marques . extérieures de sa satisfaction sont manifestement à un nombre considérable de degrés au-dessous de l'étiage de l'enthousiasme bruxellois. Rares toutefois sont les maisons à la façade desquelles ne se déploie pas le drapeau national. Bans l'atmosphère semble flotter encore un relent boche. Depuis plus de trente ans, notre métropole était à tel point saturée d'effluves teutoniques, que les dernières traces en seront plus longues à effacer ici qu'ailleurs. Et ces tracea ne sont pas que morales seulement: pendant les trois dernières semaines de l'occupation, partout où ont campé ces immondes ils ont laissé leurs cartes de visite en nature... malodorante! Si invraisemblable que la chose puisse paraître, plusieurs de mes amis me l'ont certifiée. L'un d'eux, habitant sur une des giandes avenues de la ville et qui avait, jusque-là, échappé à la corvée des logements militaires, se vit infliger la présence de cinq officiers avec leurs cinq ordonnances; de plus, un mess avait été installé chezUui où, chaque jour, venaient prendre leurs repas quatre-vingts Masqués du voisinage. Quand, après vingt jours j exactement, ils vidèrent les lieux, — c'est le cas de le dire, — il fallut trois charrettes du service de la voierie pour enlever les déchets et les immondices délaissées par ces c.: et, pendant huit jours, quatre net- boyeuses. alertes travaillèrent d'arrache-pied à rendre à cette porcherie l'aspect d'une habitation humaine ! Pour une fois que ces stercoraires auraient hygiéniquement pu se servir de leurs légendaires ,,chiffons de papier", ils n'en ont même pas fait usage! Du reste, ni Ànvers, ni Bruxelles n'en ont eu l'étrenne: dès le début de la guerre, ces chevaliers de la culture ont agi de même partout où on leur a donné une hospitalité forcée. Ainsi se vérifie, une fois de plus, le proverbe: ,,faites du bien à un vilain, il vous c dans la main." Glissons, n'âp-( puyons pas. Une promenade à travers les rues et les grandes artères est intéressante. Partout circulent nos piots en kaki, et on leur fait fête. Les hôtels, jadis habités par les magnats du commerce allemand, sont, par un juste retour, occupés aujourd'hui par les divers bureaux de l'armée, notamment l'hôtel von Malinckrodt, au coin de la Chaussée de Malines et de la rue Gounod. Mais on peut être sûr qu'il n'y sera pas fait le demi-quart des dégâts commis par leurs anciens propriétaires dans nos maisons à nous: notre mentalité ne se prête pas à ces basses revanches. Par contre, la haine du Boche est profonde, et cela non moine chez le peuple que dans la bourgeoisie. De longtemps, il ne faudra pas qu'il revienne faire voir chez" nous sa tête hypocrite et servile: il lui en cuirait. En attendant, malheur à quiconque est soupçonné d'avoir trafiqué avec lui. L'administration communale, avec une diligence patriotique qui l'honore, poursuit le nettoyage de ses écuries d'Augias; quant aux autres, le Parquet les traque, où qu'ils soient et quels qu'ils soient. Des akti-vistes, il n'est plus question: ils se sont évanouis comme des ombres. Sur eux pèsera une opprobre, éternelle, j'ai été frappé de la réprobation et de l'amertume avec laquelle on prononçait leurs noms, même dans des milieux notoirement flamingants.. Sur la splendide tour de Notre-Dame, flottent au vent le noir, le jaune et le rouge. Ah! quelle joie de revoir enfin notre emblème national fièrement arboré; là-haut ! Quel réconfort ! Cela vous fait du bien à l'âme. Qu'importe le reste! A la devanture de beaucoup de magasins, notamment chez Vaxelaire, Place Verte, et chez Savelkoul, au Kipdorp, on peut voir l'amoncellement invraisemblable des objets en cuivre les plus hétéroclites enfin sortis de leurs cachettes et qui ont échappé à la rapacité teutonne. C'est drôle et pittoresque; mais j'avoue ne goûter que médiocrement ces bravades un peu puériles. Un grand nombre d'établissements sont fermés, les uns par ordre, comme l'Hôtel Weber, de joyeuse et douteuse mémoire, les autres pour des causes diverses. A l'avenue de Eey-ser, un quart au moins des cafés ont baissé les volets et, comme il en est de même à peu près partout, l'ensemble de la ville s'en ressent. Le port est vide, l'herbe y pousse et la vie y est morte. La monnaie en circulation est un mélange lamentable de petits billets crasseux, de pfennigs allemands et de pièces belges en zinc, d'un gris sale, d'une frappe grossière et presque illisible; fcuis encore quelques rares sous troués a'autrefois et des pences venus on ne sait «'où. Ce pêle-mêle, où l'on a peine à se reconnaître, fait la joie des receveurs de tramways, lesquels y trouvent leur compte. Au total, l'aspect d'Anvers est plutôt sombre, l'existence y est morne et chère, et l'impression qu'on en emporte n'est guère réjouissante. Quelle différence avec Bruxelles! Là, tout vit, tout grouille, tout vibre. La joie est sur tous les visages; de toutes les bouches sortent des cris de triomphe; l'enthousiasme des premiers jours ne se calme pas: il est débordant, inlassable, exubérant, inépuisable, et les manifestations en sont touchantes. Le jour de l'entrée du Roi, on s'embrassait dans les rues; aujourd'hui, on serre encore les mains avec effusion au premier inconnu. C'est dans les tramways surtout que cela se voit, là où toutes les classes se mêlent et se coudoient sur un pied d'égalité parfaite devant le receveur. Pour remonter le Boulevard Botanique, je me faufile à grand'peine dans une des voitures, archi-combles déjà. ,,Vous arrivez de l'étranger?" me dit une vieille dame en souriant à la valise que je porto à la main. ,,Oui madame. Et bien» heureux de me retrouver ici." ,,Och, mossieu, vous ne savez pas combien nous sommes contents. Ils sont enfin partis!" Et elle me tend sa bonne main calleuse. Moi, je l'aurais embrassée! C'était une vieille marchande des Marolles! Et toute la voiturée de rire. Une autre me dit: ,,Regardez la plate-forme, monsieur: il y en a là qui n'osent pas encore parler à voix haute. Depuis quatre ans, nous en avons perdu l'habitude. On n'osait plus, savez-vous. Il y avait des espions partout!" Et, avec un grand soupir de soulagement, elle ajoute, elle aussi: ,,I 1 s sont partis, enfin, mon Dieu!" Partout, on n'entend que cela. Depuis quinze jours, c'est comme un écho qui n'en finit pas. Et l'aspect des rues, parlons-en. Bruxelles tout entier n'est qu' un drapeau, c'est-à-dire qu'il y en a par millions et millions: dans les ruelles perdues tout comme aux grands Boulevards, c'est un déluge, une débauche de drapeaux, drapelets, fleurs, oriflammes, tentures, crépines, de toutes les dimensions et de toutes les qualités imaginables. Comme bien vous pensez, les étoffes faisaient défaut: alors, en hâte, on a fait teindre nappes, serviettes, draps de lit, en un mot tout ce qu'on pouvait trouver et, hisse! voilà les bannières claquant au vent! Tandis que, à Anvers, on voit à peine un seul drapeau par immeuble, ici c'est le plus souvent par trois, quatre, parfois dix à la fois qu'on les arbore; certaines maisons en sont littéralement couvertes, depuis le rez-de-chaussée jusques et y comprises les mansardes! Etourdissant, vous dis-je, et cela jusqu'aux faubourgs excentriques. Le soir, de cinq à huit heures, les artères du Centre sont noires de monde. Les Boulevards Anspach et du Nord, —- celui-ci devenu Boulevard Adolphe Max, — sont de vraies fourmillières où l'on se marche sur les têtes: bons bourgeois en famille, petites femmes court-vêtues, militaires en congé. Et ces derniers sont innombrables et de nationalités variées: belges, pimpants dans leurs tenues flambant neuf; anglais cou-vers de buffleteries fauves et la badine à la main; français surtout, de toutes armes, depuis le légendaire tourlourou et le hussard à l'uniforme bleu de roi avec passepoil blanc jusqu'au chasseur alpin, guêtré et le béret sur l'oreille. Et les vendeurs crient les journaux du soir, et les camelots font des affaires d'or, et tout ce monde est à la joie, la bonne joie populaire, sympathique et communicative comme un courant électrique. Et, bien que tombe une bruine pénétrante, ces foules continuent à déambuler, sous le torrent de lumière des boutiques, des cafés et des phares électriques, comme aux plus beaux soirs de printemps. Et la Grand'PI aoe, qu'elle est belle! Jamais cette merveille unique en Europe ne m'est apparue aussi prestigieuse. La maison des Ducs de Brabant, plus tard des Corporations; le Cygne, la maison des Brasseurs, le Renard, la Louve, le Sac, la Brouette, etc. avec leurs façades du 17me siècle aux dorures patinées, ohâtona fastueux des bijoux qu'ils sertissent: la Maison du Roi et l'Hôtel de Ville, tout cela disparaissant sous des milliers d'oriflammes. Ah ! si le Boche maudit avait eu, comme il le J croyait, le temps de dynamiter tout cela, le ! coeur vous bondit dans la poitrine à la seule idée d'un pareil désastre!... Pour compléter l'illusion charmante de ce milieu antique) [et vénérable, de nombreux çjhars y | circulaient attelés de boeufs. Les chevau? manquant aujourd'hui, on en est ainsi re venu au mode. dé transport des bous roi fainéants! Avec le stationnement voisin de: autos et la circulation, tout à l'entour, des tramways électriques, cette juxtapositioT des locomotions les plus extrêmes vous jette comme en un rêve ! La gare du midi est intacte, l'explosioi produite par lés bombes à retardeimenl s'étant produite assez loin du hall. Mais le? environs ont beaucoup souffert. En venant de Malines, j'avais déjà pu voir les effet: de l'explosion de Haeren: un amoncellement invraisemblable de wagons renversés et disloqués, une montagne de caisses éven-trées, un inextricable fouillis de ferrailles tordues prouvaient à quel point elle fui épouvantable. On me dit que, à Assche, la -catastrophe fut pire encore: là, toute la petite ville est rasée et le nombre des victimes est considérable. En divers points de la capitale on a élevé, pour la circonstance, des maquettes en staff; dont quelques-unes sont fort belles. La plus réussie, à mon sens,- est le monument de la Brabançonne, par Samuel,à la Grand'Place l'expression en est d'un tragique superbe et l'envolée du geste saisissant. II. y en a d'autres: devant le palais royal, par Lagae: place Surlet de Chokier, par le marquis d< 1 Pouilly; au Parc, sur le terre-plein de la Montagne de la Cour, marché aux Poulets: etc. etc. Ce dernier, à la mémoire de l'héroïque Edith Cayell. Il faut que je m'arrête. Le cadre forcément restreint d'une chronique de journal me force à me borner. Je ne sais si le lecteur le regrettera: quoiqu'il en soit, je lui en fais mes excuses. Mais, avant que de finir, je tiens à dire ici qu'un des grande regrets de ma vie sera de n'avoir pu assister, le 22 novembre, à la Joyeuse Entrée de nos troupes dans la capitale, avec notre glorieux Souverain à leur tête. Ç'a été du délire! Après quatorze jours, les bonnes gens de Bruxelles vous en parlent encore avec les larmes aux yeux! Ce jour-là, un peuple tout entier a communié dans une extase. Je ne me consolerai jamais de n'avoir pu vibrer avec lui que de loin. 10 décembre 1918. Beiga. ■ |Ç I L'Armistice La prolongation de l'armistice. BERLIN, 10 décembre. (V. D.) Le 12 décembre -commenceront les négociations pour la prolongation de l'armistice. Lundi soir les membres do la commission allemande, M. Erzberger, le comte Oberndorff et le capitaine von Selow, sont partis de Berlin pour Trêves où le général von "YVinter-feld, venant de Spa, se joindra à eux. La marche des Américains. (Communiqué officiel.) LONDRES, 10 décembre. (Reuter). Aujourd'hui la 3me armée américaine continua sa marche et atteignit le Rhin depuis Brohl jusqu'à Andernach et depuis Bop-pard jusqu'à Trechtingshausen. Vers la fin de la journée la ligne générale longeait le Rhin entre Rolandseck et Andernach, puis elle passait par Bassenheim et Bappard, ensuite elle longeait de nouveau le Rhin vers Trechtingshausen au nord de Bingen. Un régiment belge se joint aux troupes d'occupation du Luxembourg. BRUXELLES, 10 décembre. (Havas-Reuter.) Le ,,National" annonce que, à la demande des habitants du grand-duché du Luxembourg, un régiment belge, commandé par des officiers luxembourgeois, se rendra sous peu au Luxembourg afin de se joindre aux troupes d'ooeupation françaises et américaines.L'armée d'occupation américaine. PARIS, 11 décembre. (Havas.) De Washington : Le général Peyton C. March, chef de l'état-major général des Etats-Unis, annonce que Farinée américaine d'occupation en Allemagne comprendra 13 divisions, sur lesquelles 7 seront tenues en réserve et tiendront garnison au Luxembourg, ainsi que dans les régions de Montmédy, Longuyon, Etain et Saint-Mihiel. La vie à Coblence. LONDRES, 11 décembre. (Service spécial <ie Reuter). On annonce de Coblence au ,,Daily Chronicle" en date du 8 décembre: Aujourd'hui nous sommes entrés quelque peu ébahis à Coblence avec un bataillon de l'armée américaine. A Coblence en ne trouve pas seulement l'abondance mais aussi la joie et la gaîte. Les théâtres et les cafés sont bondés et dans les rues il y a foule. 11 semble incroyable que nous nous soyons avances si profondément dans le pays d'un peuple qui vient de subir une défaite. Au point de vue des vivres la situation est excellente. Nous n'avons pas encore franchi le RJiin. Les troupes resteront encore pendant 24 heures de ce côté-ci. Une adresse des indigènes du Togo à la France; PARIS, 11 décembre. (Havas.) A l'occasion de la signature de l'armistice, les chefs indigènes du cercle d'Anechç ont fait parvenir une adresse au commissaire de la république française au Togo. Se souvenant que cette colonie a été la première qui fut délivrée du joug allemand, les signataires de l'adresse saluent la victoire remportée sur la forcale brutale et expriment le voeu que la France, répondant à leur désir, continue à guider leurs tribus suivant son idéal de fraternelle justice. Cette manifestation spontanée est sans aucun doute un hommage rendu à la façon dont l'administration française des territoires occupés a compris sa tâche, mais il faut voir aussi dans cette démarche les sentiments qui animent les indigènes du Togo, que tant de liens rattachent aux populations du Dahomey Les négociations de paix i La suppression du service militaire. LONDRES, 9 déc. (Reuter.) Dans soi 1 discours Lloyd George déclara en outre: Dans les conditions de paix nous devon avoir soin de prendre des mesures pour qui ' les armées géantes, qui sont un moyen d< : déchaîner la guerre et d'y décider les gou ' vernants, no soient plus permises dans l'a 1 venir. Si nous voulons la paix en Europ* il ne faut pas qu'il y ait de grande armée! 1 formées par la conscription. Lloyd Georg< croit dans la ligue des nations parce "qu< 1 oelle-ci rendra difficile le déchaînement d< ' la guerre. La suppression de la conscription. LONDRES, TO décembre. (Reuter.) A- la suit de l'intention du gouvernement de proposer Ji suppression de la conscription dans tout< l'Europe, le ,,Daily Telegraph" écrit que c< sera un© des principales conséquences des négo ciations de paix. C'est l'Allemagne qui imposa au monde la lourde charge de la conscription Elle doit prendre fin avec la fin du milita risme allemand. Une paix qui ne libère pa le monde de l'armement monstrueux ne ser; pas u^e paix comme celle que les alliés dési , rent. LONDRES, 10 décembre. (Reuter.) L'„Eve ning Standard" écrit : A la conférence pour la paix le gouverne ment britannique usera dé toute son influeno pour appuyer les propositions de désarmenien qui rendront la conscription inutile. Il est évi dent que la conscription est le fruit du milita risme que nous devons exterminer. Dans h lutte pour l'armement l'Allemagne donna h mesureavant la guerre, ausis bien sur terre qu< sur mer. Nous pourrons au moins soigner à c< ' que l'Allemagne ne la force plus, du moins plu: aussi longtemps qu'elle n'ait pas payé chaqu< centime de oes énormes obigations. La liberté des mers. LONDRES, 11 décembre. (Reuter.) L< ,,Daily Express" apprend qu'entre l'Angle terre et les Etats-Unis des négociations offi cieuses ont lieu au sujet de la liberté des mers M. Wilson aurait fait des propositions concrètes qui n'obligeraient pas l'Angleterre 1 renoncer à ses droits d'inspection, aux loi! sur la contrebande et à l'exercice du droit d< blocus. LONDRES, 10 décembre. (Reuter.) Sii Frederick Smith, attorney général, déclara dans un discours prononcé à Liverpool qu'i" s'occupe en ce moment de rédiger un mémorandum sur la liberté des mers pour le cabinet de guerre. En établissant la signification de ,,la liberté des mers" il faut se rappeler* que les mers étaient accessibles £ tout le monde dans le monde entier. Heureusement que cette nation posséda tant dt stations de charbons un peu partout. Et à qui refusa-t-on en temps de paix leur accès ' Il appert à Sir Smith que l'on put parlei en temps de guerre tout aussi bien de liberté sur terre que sur mer. A quoi servirait-il que la Belgique, le nord de la France, la Serbie et la Roumanie parlent de liberté sur terre? Nous n'exigeons pas de plus grande immunité contre les forces maritimes de l'ennemi que celle accordée contre sa force sui terre par la pratique générale. Lorsque la guerre fut déclarée les belligérants avaient le droit de faire la guerre et les neutres avaient le droit de faire du commerce malgré l'état de guerre existant, et, lorsqu'un conflit 6e produisit entre le droit des belligérants d'entraver l'ennemi et le droit des neutres de faire du commerce, ce fut le droit subordonné des neutres qui dut céder devant les droits impérieux et primaires des belligérants. Il est avéré depuis plus de trois siècles que la nation qui possède la suprématie sui mer possède le droit d'imposer sa volonté aux nations qui sont plus f ibles sur mei et que la nation qui est la plus forte sui terre peut imposer sa volonté à celle que est plus faible. La seule chose que Sir Smith était disposé à dire fut qu'il n'était pas du tout certain que l'Angleterre devait se déclarer complètement satisfaite de l'exp^cation de la liberté des mers en ce sens que la flotte britan-i nique sera en état, . au cas désastreux d* | guerres futures, de faire exactement la ' même chose que ce que la flotte britanni-] que, aidée par la flotte américaine, put réaliser ces dix-huit derniers mois. L'opinion du prof. Collin sur la liberté des mers, t CHRISTIANIA, 10 décembre. (Reuter). Le ,,Tidens Tegn" publie aujourd'hui un j article du prof. Collin, dans lequel il déclare:| En Norvège on perçoit des voix venant de l'Allemagne qui réclament vivement la 1 ,,liberté des mers". Personne ne niera que ' l'Allemagne ait fait tout son possible poui î délivrer les mers des navires et des êtree humains. Ceux qui délivrèrent véritablement les mers ne furent pas les Allemands, mais bien l'Angleterre et ses colonies, la France et l'Italie. Eux seuls ont le droit de parler à haute voix de la liberté des mers, M, Clynes, LONDRES, 10 décembre. (Reuter.) On annonce officieusement que M. Clynes, contrô-; leur pour les vivres, a été nommé délégué bri-. tannique pour la conférence pour la paix. Le point de vue de M. Barnes. LONDRES, 11 décembre. (Reuter.) Dana un discours prononcé à Glasgow M. Barnes dit qu'il n'en . voulait pas aux ouvriers allemands et qu'à présent qu'on avait remporté une grande victoire on devait se conduire également comme un grand peuple. Le matin, quand l'armistice fut signé, il rencontra dans lâ Downingstreet sir Joseph Mac Kensy et d'autres représentants qui se rendaient à une réunion où des mesures devaient être prises en vuo du ravitaillement de l'Allemagne, mais au point de vue de la paix et du droit les putres questions ne i venaient qu'en second ljeuâ 1YL. .Darnes n a pas l intention d exiger de fortes indemnités. Jamais l'Allemagne ne serait en état de les payer, mais il était partisan cependant d'exiger des' réparations pour tous les actes contraires au droit in-L tarnational et à ,,l'Humanité". Il ne visait pas seulement l'ex-empereur Guillaume , mais aussi le peuple allemand. Il a été dé-^ montré d'un*» façon absolue que le peuple } allemand applaudit parfois les crimes des _ sous-marins, les attaques aériennes sur des villes ouvertes, et contre les navires-hôpitaux., Si on l'envoyait à la conférenoe pour la ' paix il employerait toute son influence pour [ exiger que l'Allemagne indemnise les alliés pour les navires qu'elle détruisit et qu'elle 5 paye jusqu'au dernier franc pour tous les actes contraires aux us et coutumes de la J guerre. Le payement des frais de guerre. > , LONDRES, 10 décembre. (H: N.) Sir 5 Eric Geddes a exprimé l'opinion que l'Allemagne devra payer tous les frais de guer- 1 re ainsi que tous les dommages qu'elle a provoqués sur mer et sur terre. Geddes dé-. clara aussi que la marine britannique a l exercé la police sur mer avec une bonne foi • et une impartialité r^ii ont été approuvées par toutes les nations impart/Jes. Sir Ged- . des considérait comme inadmissible que la marine britannique dut jamais abandonner • sa suprématie. i Les colonies allemandes. LONDRES, 10 décembre.(Reuter). Dans i un discours, prononcé à Oxford, M. Long, secrétaire d'Etat pour les colonies, déclara, > par rapport aux colonies allemandes, que ' 1 les statistiques ont démontré que, dans le j 5 Sud-Ouest Africain allemand, plusieurs tri-1 bus ont été presque complètement exterminées.Il donna lecture de plusieurs'déclarations de chefs de tribus, implorant la faveur d'être gouvernés dans l'avenir par la Grande-Bretagne.Une mission britannique en Pologne. LONDRES, 10 décembre. Reuter apprend que le gouvernement britannique enverra uno mission en Pologne pour faire rapport aux alliés sur la situation dans ce j pays. Le chef de la mission est le lieutenant-colonel Wadi, attaché militaire à Copenhague.La position de l'ex-empereur L'ex-kaiser et le gouvernement allemand. Le correspondant haguenois de la ,,Deutsche Tageszeitung" apprend par télégraphie sans fil de Lyon que le gouvernement allemand ne s'opposera pas à ce que l'ex-kaiser et l'ex-kronprinz soient traduits devant un tribunal international pour se défondre des accusations portées contre eux. Le gouvernement allemand aurait déjà communiqué son point de vue au gouvernement hollandais. Une nouvelle plainte des mères fran» çaises contre l'ex-kaiser. PARIS, 10 décembre. Un certain nombre de mères françaises, à Lille, ont pris l'initiative d'une plainte collective déposée contre l'ex-kaiser. La plainte est formulée en ces termes: < ,,Considérant que les chefs d'armée allemands ont enlevé de leurs foyers, lors des i événements d'avril 1916, des jeunes filles mineures, leur firent subir un traitement indigne et les mêlèrent à un milieu de femmes de mauvaises moeurs et de soldats; ,,Que les chefs de l'armée allemande se sont ainsi rendus coupables d'enlèvement de mineures et d'instigation de mineures à la débauche; ,,que les chefs d'armée allemands exécutèrent les ordres de l'empereur; ,,Les soussignées déposent une plainte et exigent une poursuite contre Guillaume von | Hohenzollem." Eti BelgfQH© Le roi d'Angleterre en Belgique. BRUXELLES, 10 décembre. (Havas-Reuter). Le roi d'Angleterre, accompagné du prince de Galles et du prince Albert, arrivèrent avec leur suite à Zeebrugge et se rendirent au château de Loghem, près de Bruges, où Sa Majesté fut reçue par le Roi Albert, qui s'y était rendu en automobile. Les deux souverains eurent un long entretien. Ensuite un dîner eut lieu. Aujourd'hui le roi d'Angleterre et ses deux fils rendront une visite à Ostende, après quoi ils partiront pour l'Angleterre. LONDRES, 10 décembre. Le correspondant spécial de Reuter qui accompagna le roi annon- ' ça lundi: Le roi et les deux princes so rendirent en automobile de Lille à Menin, Roui ers, Thou-crout, Bruges et Zeebrugge. A Zeoorugge- us furent attendus par le Roi Albert. Sa Majesté passa la nuit dans un beau château à 6 milles de Bruges. LONDRES, 10 décembre. /(Reuter.) Le roi et le prince de Galles vistirérent les abris allemands pour sous-marins à Bruges. _ Ensuite ils rendirent une visite à Ostende où ils virent le ,,Vindictive" qui y fut coulé. Finalement ils partiraat pour Logenboom, où ils allèrent voir le canon de .48 cm. avec lequel les Allemands bombardèrent Dunkerquc. LONDRES, 10 décembre (Reuter). En rap. port avec la visite du roi à la France et à la Belgique l'Agence Reuter _ ets autorisée à déclarer que Sa Majesté tes. Le roi se montra drès content de l'accueil cordial que lui firent les troupes et les populations en France et en Belgique. Le roi avait ! d'abord l'intention d'étendre sa visite, mais le prince de Galles ira h sa- place. LONDRES. 10 décembre. (Reuter.) A 4.15 | heures le roi George et le prince Albea-t ont dé-| barqué à' Douvres d'où ils partirent immédiatê-l iment pour Londres* Les ouvriers ou port d'Anvers. On annonce d'Anvers au ,,Telegraaf" en date du 10 décembre: On se prépare lentement à la reprise du travail dans le poi^ d'Anvers. En attendant les ouvriers du port ont déjà arrêté leur point de vue. Us ont décidé notamment de ne travailler que 8 heures par jour et d'exiger un salaire de 9 francs. ^Lvant la guerre ces ouvriers gagnaient de 4 à 5 francs. Le syndicat des dookers a supprimé aussi le travail de nuit, de sorte que les navires devront rester plus longtemps dans le port. • • • L'Ordre de l'Yser. On affirme q^ie le noble Roi des Belges a l'intention de créer un nouvel ordre militaire dont le titre parle par lui-même: 1',,ordre, de l'Yser". Le premier titulaire en sera le maréchal, Foch, et le Roi se propose également d'en conférer les insignes au maréchal French et à l'amiral Ronarc'h, qui commandait, en 1914, comme capitaine de vaisseau, les héroïques fusiliers-marins français pendant la bataille de l'Yser. ■ France La démobilisation. PARIS, 11 décembre. (Reuter.) Le ministre a donné ordre pour la démobilisation des classes de 1892—1897, réserve et troupes territoriales.* * * Un congrès français de la Syrie à Marseille. MARSËILLE, 10 décembre. (Havas.) La Chambre de Commerce de Marseille, dont les relations avec le Levant remontent au 12e 6iècle, vient de décider, sur la proposition de son président, M. Adrien Artaud, de tenir à Marseille, les 3 et 4 janvier prochains, un congrès français de la Syrie qui comprendra les 4 sections suivantes: le section : économique; 2e section archéologique, historique et géographique ; 3e section : de l'enseignemen ; et 4e section : de médecine et d hygiène publique. * * * Reprise des relations maritiines entre la France et l'Orient, PARIS, 11 décembre. (Havas.) De Marseille: On annonce que le ,,Chili", de la Compagnie des Messageries maritimes, doit partir prochainement de Marseille pour Con-stantinople. Ainsi, quelques jours après la signature de l'armistice qui a donné une première consécration aux succès remportés par les alliés dans le bassin oriental de la Méditerranée, le pavillon français va se déployer aux yeux de populations qui, depuis 1852, ont appris à l'aimer parce qu'il est pour elles le symbole de la France protectrice des chrétiens d'Orient. En Alsace Le président de la république à Coimar et à Mulhouse, PARIS, 11 décembre. (Havas.) Le président de la république, accompagné du président du conseil et des ambassadeurs alliés, est arrivé mardi matin à Coimar où il avait été précédé par les ministres, les maréchaux et les bureaux des Chambres. Après avoir passé la revue des troupes sur la plaça du Champ de Mars, M. Poincaré s'est rendu à la préfecture où, répondant aux souhaits de bienvenue du maire, il a rendu hommage aux sentiments français de Coimar qui a été la première des villes d'Alsace à se donner à la France et qui lui est restée fidèle dans la mauvaise comme dans la bonne fortune. Et-le président de la république a ajouté : ,,Pendant quatre ans nous nous répétions la belle protestation que, le 7 mai 1897, votre député Jacques Preiss avait portée au Reichstag; nous avions appris qu'il avait payé de sa mort son dévouement à la mère-patrie et que sa fille avait bravement annoncé aux officiers ennemis la revanche de la justice; nous entendions Blumenthal et Wetterlé nous dire de quelles souffrances morales et de quels espoirs obstinés, vetro vie était faite. Notre devoir était tout tracé. Vaincre avec vous ou mourir avec vous. Si vous n'étiez pas redevenus' Français la France ne serait pas redevenue elle-même. Elle aurait été condamnée à une décadence inévitable et ne se serait jamais relevée de son abaissement ; notre choix a été vite fait. Nous nous sommes jurés de rentrer à Coimar. Nous y sommes rentrés. Nous n'en partirons plus." Mardi après-midi M. Poincaré a été reçu à la bourse de Mulhouse par les autorités municipales et il a répondu à l'allocution du maire en faisant l'éloge de la grande cité alsacienne: ,,Républicaine et française, a-t-il dit, votre grande cité n'a jamais varié dans ses sentiments; aussi fière que laborieuse, elle a conservé sous la domination germanique son humeur indépendante et ses IJliu. im -Il m.«11,1 u i. .1 .m-im im r HMMJ-TVLMxœ H v a un ân 12 décembre 1917: Succès locaux britanniques vers Cambrai. Dans la région de Caposile les Italiens repoussent une puissante? tentative de l'ennemi pour reprendre des positions perdues. Avis aux Abonnés. Vu le rapatriement prochain nous avons décidé de créer des abonnements bi-mensueis. Les abonnés, tant civils que militaires, dont l'abonnement expire le 15 décembre et qui désirent continuer leur abonnement jusqu'au 31 décembre sont priés de bien vouloir nous faire parvenir avant le 13 décembre le montant de tl 0.73 pour les civils et fl 0.37J4 pour les militaires en un m?ndat ou timbres-poste. L'abonnement non renouvelé s»™ suspendu le 18 décembre.

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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