L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam

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29 november 1918
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s.n. 1918, 29 November. L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam. Geraadpleegd op 28 september 2021, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/f47gq6s48c/
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5eme Anné B N°. 1497 S cen. Vendredi 29 novembre 19S® L'ECHO BELGE L'Union fait la Força. ^ïirsasB'rss^S oosrsiîîffSâie'r» tâvi raiîatin *9«aa*aisssirst en Hollande Ruina p.st nnfcp. nnm /fa F a mil, I Tôt* tes les lettres c5o2veraî être aciressé^s a bureau de rédaction: IV. 2S. VOOS2BURGWAL 234-24( AIURTERDAM. Téléphones: 2797 et 1775. (Rédacteur en Chef: Gustave Jaspaers. Comité de Rédactîoiî : Charles Bernard,René Chamhry I Abonnements: Hollande fi. 1.50 par mois. Etranger fl. 2.00 par mois. Pour militaires au front et les militaires internés en Hollande fl. 0.75 par mois pay« I La faute de il»pi Les Allemands se plaignent beaucoup — c'est bien leur tour ! — de l'intransigeance avec laquelle *les alliés, et en premier lier les Français, disent-ils, s'en tiennent à le stricte exécution des clauses de l'armistice Il leur paraîtrait tout naturel qu'ayanl chassé le kaiser et instauré à la place de: conseils d'ouvriers et de soldats, les allié: les accueillissent à bras ouverts et se mis-6ent en quatre pour leur faire oublier 1< fâcheux malentendu qu'on sait. Sommes-nous en présence ici d'une de ces étonnantes manifestations de la naïveté allemand* eu bien faut-il y voir un effet de la roublardise allemande? Peut-être l'un et l'autre. La thèse de nos ennemis est que1*!'Allemagne ne doit pas être punie .jour le crime de ses anciens dirigeants. Pour lui donnei plus de force les Allemands se hâtent d< livrer à ia publicité une foule de document? d'où il ressort, une fois de plus, que c'est l'Allemagne qui a voulu, préparé et provoqué la guerre. Par exemple, ceci nous le savions. Il faut croire que les Allemands, eux, ne le savaient pas puisqu'ils montrent tant d'étonnoment aujourd'hui. Cette candeur. si candeur il y a, devrait s'appeler de la bêtise et la bêtise est inexcusable. L'Allemagne révolutionnnaire est l'héritière directe de l'Allemagne impérialiste. Ce n'est pas parce que l'Allemagne d'hier fut cri minelle qu'il s'est instauré t une autre Allemagne à sa place, mais tout simplement parce que l'ancienne Allemagne a été battue. Il ne lui a manqué que le succès qui excuse tout, comme le disait cyniquement le maréchal von der Goltz à Mgr. Rutten.JEt ni un remords sincère incline fatalement à l'indulgence, encore faut-il que ce remords ait eu le temps de se manifester. Avant 1914 l'Allemagne prussianisée et caporalisme jusque dans les moelles n'avait qu'une volonté: c- 4 e de son empereur. O11 , le vifi bien, au &>.t du lr août de cette même jsnnée, quand Guillaume harangua la foule d'une fenêtre de son palais. Le parti de la* soz.ial-demccratie lui-même n'exerçait aucun contrôle sur le gouvernement et pas une voix no s'éleva dans son sein pour protester contre la monstrueuse déclaration de Bîthmann-Iiollweg, concernant la neutralité do la-Belgique, à la séance du Reichstag du 4 août. Un grand peuple de 70 millions u Vjabitant3 ' n'est pas aveuglé à ce peint •cans avoir une part de responsabilité dans cot aveuglement. Il en porte la peine aujourd'hui- et rien n'est plus juste. A ira point de vue plus restreint, on a fait observer 'à bon droit que l'Allemagne Vc.ura t pas été reduite où elle en est si •Ils avait conclu la paix plus tôt. Ici le peuple allemand porto une responsabilité non noms grande parce qu'il était informé de 1 situation et qu'à aucun moment, avant effondrement total, il n'a fait une tenta-ive, si petits qu'elle fût, pour imposer sa ^lonté. L'on a beaucoup dit et répété chez dus qu'après la Marne, en septembre 1914, issue de la guerre était décidée. Les évé-omonts ont prouvé que ce raisonnement ait exact. Or, on a dit la même chose en • Hemagne. Le plan d'écraser la France en aiatre semaines ayant échpué, l'Allemagne lit dû ^ abandonner la partie et sauver ce jui restait à sauver. Au "lieu %e cela, sous a pression des pangermanistes, nous la soyons s'épuiser dans ces terribles coups de butoir tantôt à l'est, tantôt à l'ouest, sans que jamais elle saisisse l'occasion favorable pour proposer une paix basée sur la justice. En décembre 1916, après l'écrasement de la Roumanie, l'empereur fait une offre de 1 paix qui équivaut à la plus odieuse des provocations. Loin de se révolter le peuple allemand, quelques semaines plus tard, acclame la déclaration de la guerre sous-marine à outrance, ,,la dernière arme qui nous reste", dit le secrétaire d'Etat Zimmerman. Cette arme aussi s'émousse. Le Reichstag, alors, vote sa timide résolution de paix de juillet' 1917. Survient l'écroulement de la Russie, qui permet à Hindenburg d'écraser le front italien à Caporetto. Les pangermanistes reprennent le dessus, entraînent une fois de plus l'opinion et lui font accepter les traités iniques de Brest-Litovsk et de Bucarest. Après l'offensive du 21 mars et les premiers succès de la ,,Kaisêrschlag'\ cette opinion s'emballe jusqu'à l'affolement. La résolution de paix du Reichstag eit haute-, ment désavouée par ses auteurs, qui confessent l'avoir votée sous l'empire de la craifa-to. Ludendorff, tout puissant, victime de son impulsion, qui lui fait tour à tour entrevoir la débâcle et le triomphe, impose à l'Allemagne une politique sauvagement impérialiste,, dans le même temps qu'il .s'aperçoit, peu avant l'offensive du maréchal Foch, qu'elle a glissé jusqu'au bord de l'abîme. Le 18 juillet elle y choit définitivement; chute lourde, irrémédiable, qui ira jusqu'à l'écrasement complet. Dans ess conditions l'opinion allemande, qui a eu tant de fois l'occasion de se ressaisir, et qui s'est, en effet, ressaisie à diverses reprises, est inexcusable de s'être laissé, à chaque fois aussi ,emporter de nouveau par la minorité d'énergumènes et de bandits, qui prétendaient imposer une issue heureuse de la guerre à force d'audace et de crimes. Le peuple allemand n'a eu ni le goût ni la volonté de se mettre en travers d'une telle politique. Il en supporte aujourd'hui les dures, mais justes conséquences. Ce n'e3t ni à Foch, ni aux alliés qu'il doit s'en prendre; c'est à lui-même. Pour nous, nous voulons simplement des garanties^ le plus de garanties- possibles. Les événements ont : prouvé que nous ne saurions trop en pren- | dre; nous les étvons prises; voilà tout. £harl$s Bernard, Association nationale belge pgurla réparatio i | des dominées de gusfre L'Association, après avoir été informée d ' la publication d'un arrêté-loi sur la constatz tion et l'évaluation des dommages de guerr ( et d'un autre arrêté-loi sur le principe de 1 réparation des dommages de guetre, a adress ; au Ministre des Affaires Economiques la lei 1 , tre suivante : ,,Monsieur le Ministre, , Le Comité Central de notre Association ■ pris connaissance des deux arrêtés-lois qu viennent de lui être communiqués; le premie proclame le principe du droit à la réparatio: des dommages de guerre à la charge de la Na 1 tion ; le second organise la constatation e l'évaluation de certains dommages résultan de faits de guerre. , Lorsque le problème économique apparu aux yeux de tous comme l'un des plus gra ves, l'un des plus difficiles à résoudre aprè la guerre, le gouvernement belge estima de voir constituer diverses commissions consul 1 tatives aux fins d'obtenir, dans les question: importantes qu'il avait à résoudre, les avi et les conseils des personnalités compétente et particulièrement des hommes d'affaires financiers,. commerçants, juristes, dont 1< concours est essentiel au relèvement du pays Ainsi fut constit.ué notamment le Consei Economique qui, en France, en Angleterre 0 en Hollando confia à des sections spéciale: l'étude de la réparation des dommages d guerre. Nous sommes au regret de constater que 1 Gouvernement Bolge, avant de promulguer ui arrêté-loi d'une importance aussi capitale qu celui qui met en principe à la charge de li Nation la réparation des dommages d gueri;e, n'a pas cru devoir tenir compte dei avis qu'auraient exprimés les personnalités e groupements ainsi consultés ; en examinan i'arrêté-loi sur l'évaluation et la constatatior des dommages de guerre, nous avons constate également que tous les travaux de documen tation effectués, tant à Londres qu'en Hollande, par les commissions constituées dans cc but, sont restés ignorés des fonctionnaire; chargés de l'élaboratien de ces textes législa tifs. Dans ces conditions notre Association si borne à rappeler succinctement les critique: qu'elle a déjà formulées: Quant à i'arrêté-loi de principe : lo II compromet les réclamations de la na tion belge vis-à-vis de l'ennemi et des puis sances alliées en mettant des à présent 1î réparation des dommages à la charge du peu pie belge. 2o. 11 est absolument inopérant quant au but qu'il prétend poursuivre: faciliter l'ob tention de crédits aux sinistrés. Il n'est pa: un financier, un homme d'affaires qui consi dérerait comme réelle la garantie résultais d'une promesse de réparation dont l'étendue reste à déterminer. Cet avis a été exprimé pai tous les membres du Conseil Economique de France, d'Angleterre et do Hollande. 3o. il est à ce point do vue inutile, l'Etat étant disposé à prendre la responsabilité de certaines réparations, pouvant bien plus aisément accepter les risques de prêts ou d'avances 9 consontir aux sanistrés. | 4o. il semble écarter la réparation de tous | les dommages qui n'ont pas pour principe une j pcr> matérielle sur des biens meubles ou immeubles.00. il est imprécis dans ses termes et ne détermine pas ce qu'il faut entendre par faits de guerre, ce qu'il faut comprendre dans les réclamations réservées en vertu du droit des gens. Quant à l'arrêté-loi sur l'évaluation et la constatation : a) Il complique la solution des problèmes et la réparation en créant une procédure à plusieurs degrés, en obligeant les sinistrés à se représenter de multiples fois devant les tribu-| naux. I b) Il crée un privilège en faveur de ceux qui ont souffert dans leurs biens matériels et néglige toutes les autres pertes, toutes les ruines que l'état de guerre a occassionnées. c) 11 se base sur la distinction des dommages en dommages directs et dommages indirects, laquelle a été l'objet de critiques sérieuses restées dans réponse.jusqu'à c© jour. d) Il ne précise pas le rôle que rempliront dans les tribunaux de dommages les deux assesseurs choisis en raison de leur compétence; s'ils agissent en qualité d'expert les sinistrés, n'étant pas à même do discuter les évaluations qui leur seront imposées, sont exposées aux plus graves dangers. e) Il néglige une série de points essentiels que solutionnait le projet de loi présenté par notre Association en janvier 1918 et occasionne ainsi aux justiciables les pires incertitudes. f) en réservant uniquement dans l'article I la, réparation des dommages résultant des faits de guerre, il compromet les réclamations basées sur tout autre fondement. Nous ne pouvons qu'estimer déplorable une procédure administrative qui, après quatre années de guerre, aboutit à la publication de dispositions légales qui ne peuvent rencontrer i l'adhésion d'aucun des groupements particu-; lièrement compétents pour les apprécier et constitués dans ce but. Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'assurance de notre considération très distinguée. Le Président, A. T)imnT»i+, SI V s im a® 29 novembre 1917, — Combats acharnés ei actions localçs près de Fontainc-y aire-Dame. Les Anglais progressent et font 500 prisonniers. Avis aux Abonnés. Vu le rapsSriemsnî prochain nous avons décidé de créer des abonnements, bi-mensuels. Les abonnés, Sant civils que miEifaii-es, dont l'abonnement expire fin novembre et qui désirent continuer leur abonnement jusqu'au !S décambre sont priés de bien vouloir nous {aire parvenir avant le lr décembre le montant de fl. 0 75 pour les civils et f). 0.37H pour les militaires en un mandat ou timbres-poste. L'abonnement non renouvelé sera suspendu le 3 décembre En Belgique. A S s* as s: © î ï es S ° La catastrophe de Haereri, provoquée p; (î les ,,Boches", n'a heureusement pas eu 1 . proportions que l'on pouvait redouter. On a encore retiré des débris des wago] deux cadavres. Ce qui porte à trois le nor î1 bre des morts. r _ L'une-'des victimes est un nommé Jul l Siméon, âgé de 31 ans, demeurant quai d Usines, 33. Son corps était, pour ainsi dir fc complètement calciné. L'autre est un en t ployé du chemin de fer,M. Adrien Broecl mans. Un conducteur de tram, M. Albert I Jongh, domicilié rue de l'Avenir, qui ava été blessé dimanche par un éclat d'obus, dû être transféré à l'hôpital, où il est res-en traitement, ses blessures s'étant aggr; vées. Un industriel schaerbeekois, M. Meunier demeurant rue des. Ailes, a constaté qu'u wagon chargé de savon et autres marchai dises valant plus de deux cent mille fran< a été complètement pillé. * * * * 3 L'autre soir, au boulevard du Midi, 0 3 vit tout* à coup trois passants se jeter si t un homme et lui administrer une de c< î raclées qui font époque dans une existencf t L'intervention de ,1a police mit fin à c 3 passage à tabac, et tout le monde fut coi ; duit au poste pour s'expliquer. . Et l'on s'expliqua. L'individu battu e: un nommé Jules Callebaut, originaire c Grammont. Il avait obtenu des Boches, o ne sait pas encore à quel titre, un perm: de circulation général pour tout le pays.. " se servait de cette pièce pour obliger les c ; tadins qui revenaient de la campagne ave du beurre et des pommes de terre à h } remettre leurs marchandises en les mens j çant de les conduire à la kommandantui Il confisquait patates et beurre à^son profit Les personnes qui lui avaient infligé cett correction sont trois de ses victimes qi avaient trouvé l'occasion bonne pour prer dre leur revanche. Le détrousseur a passé la nuit au dépc et il a été mis à la disposition d parquet, qui approfondira son cas. » # » Depuis mardi la rue des Rentiers, à Ettei beek, a repris le nom glorieux de ,,rue d général Léman" qui lui fut donné lors de événements de 1914. Par ordre des Boche ce nom, qui leur rappelait de tristes souvenirs avait dû être enlevé des plaques. A NamtSï" C'est le jeudi 21 novembre que les trou pea alliées ont fait leur entrée à Namur ' Les arrière-gardes allemandes venaient ! peine de quitter la ville. L'accueil fait pa | la population naniuroise aux soldats lilbéra teurs a été — est-il besoin de le dire? — | enthousiaste. C'est un régiment anglais qu I est entré le premier dans *la ville: acolam; l'tions, fleurs et drapeaux aux couleurs belg-i tr et anglaises, rien n'y a manqué. Quand 1< as ' soldats eurent rompu Les rangs, ce fut à qi leur serrerait les mains, leur offrirait d îs ' café, des cigares, voire quelqu'une des viei 1- | les bouteilles de bon vin que l'on avait p ! cacher aux pillards boche6. Les quartiers suburbains ont particulii îs ; rement eu à souffrir pendant les demie: 3, ! jours de l'occupation allemande. Dans ! 1- j faubourg Saint-Nicolas, dans le faubourg d c- Jambes, dans le quartier de l'avenue de Sa I zinnes, les instincts de rapine de la rac i© abhorrée se sont déployés avec une ampler it inimaginable: les brigands ont volé et en a j porté tout ce qu'ils ont pu. On voit que 1 >é changement de régime n'y fait rien; qu' t- ' arbore l'aigle impérial ou la cocarde rouge i le boohe reste toujours le même: un bandii : : Par contre, le3 Allemands en partant 01 n ! abandonné à Namur et dans les environs u !_ | matériel considérable: canons de toutes d: ;s mensions, mitrailleuses, minenwerfer, auto: j etc. L'indiscipline et la débandade étaier telles qu'au nez et à la barbe des officie] ! les hommes dételaient les attelages et pre n | posaient les chevaux en vente aux civils qi T étaient là. Pour cinquante et même vingt cinq marks on pouvait acheter un cheval certains cultivateurs des environs ont 0 dit-on, pu ainsi à bon compte remonter lou éœarie. Beaucoup de soldats, à la nouvelle d l'armistice et de la révolution en Allemagne 0 ont jeté leurs armes dans la Meuse. Il pa a J raît que, dans le lit du fleuve, au-dessou du quai de Gravière, on pourrait, si on dra guait, ramener au moins deux mille fusils } ASc§s4 Les derniers jours de l'occupation aile '• mande ont été marqués par un pillage géné '• rai: les nombreuses blanchisseries de toile e les importantes filatures de coton et d 1 lin, qui faisaient la richesse de cette p€ - tite ville industrielle, ont reçu la visite de boches, qui en ont emporté tout oe qu'ils on t pu charger sur des camions amenés tou ? exprès. Plusieurs civils qui voulaient s'op poser à ces vols ont été malmenés et bruta lisés par les boches. Des officiers allemands qui avaient pass x la nuit à l'Hôtel des Arcades ont emport s . en partant les draps de lits où ils avaien s i oouché! , * • » Quelque temps avant le départ des Aile mands on a vu passer à Alost, sur un de ' innombrable© fourgons où l'envahisseur avai - chargé le matériel qu'il évacuait, une statu on métal doré de fortes dimensions. i On dit que cette statue provenait d'Aude c narde, où elle décorait le beffroi. Dans tou . les cas elle provenait évidemment d'un d' . ces nombreux vols d'objets en métal que le< i boches ont commis en Flandre. L'Armistice. L'entrée du maréchal Foch à Strasbourg. f Communiqué officiel.) PAItlS, 27 novembre. (Havas.) Aujcu 3'hui le maréchal Foch, accompagné c général Castelnau, s'est rendu à Stra bourg. Il inspecta les troupes d'occupatic françaises et traversa ensuite la ville à tête de ces troupes. Dans les rues une fou considérable et enthousiaste se pressait • fit une brillante ovation au maréchal et ses troupes. La marche des Anglais. (Communiqué officiel.) LONDRES, 27 novembre. (Bouter.) I marche de nos trçupes continue sans inc dent. Hier soir nos troupes avancées atteign rent la ligne générale de Beho-Werb Aywaille, au sud de Liège. La retftfition des sous-marins. LONDRES, 27 novembre. (Reuter.) Ai jourd'h.ui 27 60us-marins sont arrivés Harwich. Le nombre total de sous-tmarii livrés jusqu'à présent s'élève donc à 11- L\,U 68". SANTANDER, 27 novembre (Reuter L'équipage espagnol à bord de l',,U 56" été remplacé par un équipage allemant Aujourd'hui, conformément à l'ordre, sous-marin partira pour un port britanniqi afin de se rendre. Les Roumains en Transylvanie. JASSY, 26 novembre. (Havas). La popul tion roumaine en Transylvanie a décide < rompre définitivement avec l'Etat hongroi Un gouvernement national vient d'être const tué qui a envoyé un ultimatum à la Hongr pour l'engager à reconnaître la situation comn un fait accompli. Les rség©©iatî©sis d® paix La date do la conférence. LONDRES, 27 novembre. (Reuter.) sa prochaine visite à Londres M. Clemei ceau s'entretiendra avec M. Lloyd Geors au sujet de la date de la conférence pour ! paix. La délégation britannique. LONDRES, 27 novembre. Reuter a] 1 prend que la conférence pour la paix £ ' réunira probablement plus tôt qu'on ne l'ei attendu, car une grands partie des travai; préparatoires .est déjà ' terminée. La délégî tien anglaise comptera 450 à 500 personne: y compris le personnel. Dans quinze joui 'les appartements que leur sont réserv< seront prêts;, Les dispositions spéciales. LONDRES, 27 novembre. Reuter a.p prend les détails suivants sur les dispos i tions qui ont été prises pour l'entretien di la délégation britannique qui se rendra à 1< conférence pour la paix. On a déjà annonc! u que la délégation comprendra 450 à 500 per s- sonnes. Dans ce nombre ne sont pas com 'U pris les membres du personnel de secours, d< la sorte que le nombre total augmentera encore le \ beaucoup. En rapport avec ce grand nom -t ■ bre en jugea nécessaire de prendre des me à sures spéciales, surtout parce qu'actuelle ment on paie environ 75 francs par jou dans un hôtel de premier ordre à Paris. L< département fies affaires étrangères a fait ui appel au département pour l'approvisionne '.a nient et samedi un secrétaire chargé d< 1- soigner pour le poisson, les fruits et le légumes est parti pour Paris. Il est reveni l~ mardi avec des plans entièrement élaborés > Le gouvernement français a réquisitionna 1',,Hôtel Majestic" pour les délégué anglais, ainsi que 1',,Hôtel Astcria" et une j. maison dans la même rue pour le personne' à de la délégation. 1S La personnel de cuisine de la Chambre \c% : des Communes a été mis à la disposition di: . ministère et tandis qu'à 1',,Hôtel Astoria' les cuisiniers seront des Français les autree ) membres du personnel seront des. Anglais. a On évalue qu'à la suite de ces meeureî l- les dépenses seront réduites à la moitié en-viron.e Le voyage de M. Wilson. PARIS, 28 novembre. (Havas). On annonc* que M.^I. Pichon, Leygues et Tardieu se ren dront à Brest poiir recevoir M. W^son à soi: 'e arrivée, sur territoire français. i- Ce que dit lo ,,Daily Express", 10 LONDRES, 28 novembre. (Reuter.) Le 10 ,,Daily Express" dit que l'on espère que h maréchal Foch accompagnera M. Clemenceau la eemaine prochaine quand celui-ci se rendra à Londres, où une conférence inter alliée aura lieu. Au sujet do l'affirmation que la conférence mondiale pour la paix ne pourra présenter le3 conditions de paix que trois mois ^ après l'ouverture de la discussion, on 'déclar< que dans les milieux ministériels anglais or ■q ne partage pas cet avis. La conférence poui a la paix arrêterait au contraire aussitôt que possible les grandes lignes du traité de pais qui serait immédiatement signé,tandis qu'or trouverait un arrangeraient pour l'institu-»- tion d'une sorte de police internationale, e Les commissions internationales conti-it nueront encore pendant tout un temps à x l'élaboration des détails. i- Ces commissions s'occuperont des ques-?, tions qui ont un intérêt mondial. Les hom-•s mes d'Etat du monde seront invités à éla-•s j borer un système qui, à l'avenir, évitera h I guerre eatre les nations.. Il est évident que, pour la signature de 1 paix, on ne pourra pas attendre jusefu'à c que tous ces rapports soient terminés. ES«a Frgar&ces s Lo roi d'Angleterre à Boulogne, ;s PARIS, 27 novembre. (Havas.) Lé rc û d'Angleterre est arrivé à Boulogne. ^ BOULOGNE, 27 novembre. (Service spé cLl de Reuter.) A midi 40, au loin, si: u dirigeables et une escadrille d'avions sor taient du brouillard et annonçaient l'arri J" vée du roi. b A midi 55 le ,,Brohe" aoostait, salué pa 0 la foule, tandis que la musique entonnai 1 l'hymne national. Sur le quai le roi et ses deux fils furen e salués par des militaires français et britan r niques et par les autorités maritimes et civi les qui s'étaient réunies là-bas. Le roi inspecta la garde d'honneur e L prit place dans un automobile qui le condui '' sit immédiatement à Montreuil. 'i La foule se montra très enthousiaste, t * * * 11 A la Chambre. PARIS, 27 novembre. (Havas.) Li Chambre délibère sur l'interpellation con ^ cernant les mesures que le gouvernemen s espère prendre pour résoudre d'une façoi satisfaisante la question des prisonniers d' J guerre. - ToUs les orateurs expriment leur indigna 1 tion au sujet de la façon dont les prisonnier, ' sont libérés et exigent que 3e gouvernemen r prenne des mesures énergiques pour obli ger l'Allemagne à s'en tenir aux condition 0 de l'armistice. ' M. Leboucq exigea notamment que l'Aile ment déclarerait solennellement qu'il n'] s a plus aucun prisonnier allié en Allemagne " ( Applaudissements. ) Dans sa réponse M, Ignace déclara que depuis l'armistice, la situation des prison .uiers de guerre est devenue encore plus mi sérable. A mesure que les Allemands s< rendirent compte que leur défaite étaii inévitable, leur attitude devint plus scanda 3 îeuse. | On sera stupéfait quand on connaîtra lei 3 rapports des missions suisse et espagnole k 80 % du nombre total des colis postaux [. . envoyés aux prisonniers de guerre ont été pillés. Depuis l'armistice, à la suite de l'attitude incompréhensible de son gouvernement hu-î manitaire et démocratique, l'Allemagne est î tombée jusqu'au dernier degré de l'igno-Ij minie. Ces crimes, elle doit les payer. Elle a encore droit à notre justice mais elle ne peut . plus compter sur notre générosité. Le , maréchal Foch a déjà envoyé une protesta-t> . tion aussi énergique que celle du gouverne-j ( ment anglais. M. Ignace dit que le nombre des prison-. j niers de guerre alliés est de 844.000 et î ' expose ensuite les mesures qui ont été prises 3 i pour hâter leur retour et pour assurer leui ; ! approyisionnement. I Finalement M. Ignace déclare qu'on ' prendra également des mesures pour empêcher l'Allemagne de garder un seul soldat allié. Des missions seront envoyées poui contrôler l'exécution des stipulations. * * * La question du ravitaillement. L PARIS, 28 novembre. (Havas.) M. ; Tardieu, commissaris en chef français poui ' ; les questions franco-américaines, qui avait j quitté Paris samedi, est rentré mercredi. ( ! . A Londres M. Tardieu a eu plusieurs } conférences, notamment avec M. Hoover. On décida de maintenir les organisations inter-alliées oour assurer le ravitaillement. * * * La censure. r A la demande de M. Wilson la censure 5 pour les télégrammes sur la conférence pour L la paix envoyés aux Etats-Unis a été levée en France et en Angleterre. > * * * Un fil3 du roi do S'Medjaz à Paris. PARIS, 27 novembre. (Reuter.) Feisus, fils du roi de l'Hedjaz, est arrivé à Mar-} eeille. Il part aujourd'hui pour Paris où il 5 sera l'hôte du gouvernement français. Eîrs AreâïeteiPa0© , Un manifeste électoral du Labour Party. LONDRES, 27 novembre. (Reuter.) Le Labour Party a publié un manifeste électoral exigeant une paix de coopération internationale. Le parti ee déclare formellement 1 contre la diplomatie secrète et la guerre économique et exige comme part réelle du traité de paix une charte ouvrière. Le parti rejette toute intervention sur le continent aux côtés de la réaction et exige le rappel » immédiat des troupes alliées de la Russie. • * » Les revendications des ouvriers. LONDRES, 27 novembre. (Reuter.) En ce qui concerne les questions intérieures le Labour Party exige dans son manifeste le ' rétablissement immédiat de toutes les liber-* tés- civiques et ouvrières suspendues pendanî la guerre, la libération des prisonniers poli-1 tiques, la nationalisation du pays, la construction d'un million de nouvelles maisons pour l'Etat, un impôt spécial sur le capital pour couvrir les frais de guerre, la nationalisation des mines, de la navigation, des 1 chemins de fer etc. et les mêmes droits poui 1 les deux sexes. * * * M. Henderson et la conférence do Stockholm. 1 LONDRES, 27 novembre. (Reutër.) Dans un discours prononcé à Eastham M. Henderson, s'occupant des affirmations d'après lesquelles il aurait aidé les Allemands pour la conférence de Stockholm, dit : Au moment de mon départ pour la Russie je fus contre la conférence. Un seul membre du gouvernement fut partisan de la conférence et ce membre est lo président du conseil. Si on continue à me provoquer je publierai les documents que je pos3e.de à ce sujet. a Comment Dum&e échappa au bombardement Q d'un sous-marin. LONDRES, 27 novembre. (Reuter.) On raconte à présent comment, il y a quelque temps, Dundee échappa à peine à un -bombardement.Un des avions britanniques aperçu^ un i grand sous-marin qui, à quelques milles de Dundee, se trouvait au fond de la rivière. Ce sous-marin avait certainement l'inten-t tien de détruire le pont et de bombarder - la ville. Au moment oit l'avion aperçut le sous-marin il entra en contact avec un grand . r nombre de pêcheurs de mines, de navires de t patrouille et de torpilleurs qui, tous, se rendirent .à l'endroit indiqué. b Bieritôt les pêcheurs de mines déccu-, vrirent le sous-marin et lancèrent quelques bombes sur lui. Le navire fut détruit et l'huile et les 5 épaves montèrent à la surface Des scaphandriers constatèrent que tout l'équipage avait péri. * a Ù L'appui du Canada. LONDRES, 27 novembre. (Reuter.) t M.M. Lloyd George et Churchill ont cha-. leur) isement félicité sir Joseph Flavelle, l président du conseil pour la fabrication dos L munitions au Canada, à l'occasion de l'ap-5 pui important du Canada au cours de la guerre. M. Churchill lui télégraphia : La fabri-, cation des munitions au Canada a joué un j grand rôle dans l'approvisionnement de . l'armée. Avant le mois d'août 1914 au-. cune fabrique canadienne n'avait encore fabriqué un seul obus ou une seule cartouche mais dans la seconde moitié de l'an-r née 1917 16 Canada fabriquait 55 % des shrapnells et obus, 42 % des obus pour les canons de 4.5 pouces et 16 % dès obus pour ceux de 9.2 pouces utilisés par les armées ' britanniques. Le nombre total des obus fabriqués s'élève ( à 60 millions ; le poids total des matières ' explosives à 100 millions de kilogrammes. ES sa Russie 1 Contre lo bolchevisme. LONDRES, 28 nov. Le ,,Times" apprend ■ . de Stockholm que, d'après uii télégramme de Pétrograde, Moscou aurait été déclaré en état de siège par les bolchevistes par crainte 1 de complots de contre-révolutionnaires. L'agitation contre les bolcheviks s'étend toujours S Pétrograde et à Moscou. Par contre-cc-up le terrorisme s'étend également. 'Environ 220 professeurs et instituteurs ont é-b éarrêtés oes derniers jours à Pétrograde. Lenin et Trotzkv tâchent de fortifier l'armée bolcheviste et, d'après ce que l'on dit, cette armée gagne en nombre, en discipline et en organisation. Toutefois, il y a un grand manque d'officiers et ceux dont on peut disposer sont incapables. Bsi Allemagne Un aveu do IV3. do Bethmann-Hoiiweg. BERLIN, 27 novembre. M. de Beth-mann-Hollweg a déclaré à un rédacteur de la ,,Deutsche Allgemeine Zeitung" qu'après l'attentat de Sérajevo le gouvernement allemand s& déclara prêt à s'acquitter de ses obligations envers ses alliés si, à la suite de l'attitude vis-à-vis de la Serbie, des complications devaient se produire. » * * Où est LudN'ntfcrff? Le. correspondant du ,,M!orning Post" à Stockholm dément les nouvelles au sujet de l'arrivée de Ludendorff en Suède. Il est vrai qu'il avait promis den rendre une visite à sa famille à Gcthenbourg, mais on n'a pas reçu de nouvelles définitives à ce sujet. * * * Les archives politiques. BERLIN, 27 novembre. (Wolff.) Aujourd'hui le gouvernement a décidé que toutes les archives politiques, c'est-à-dire celles du département des affaires étrangères, .du.cabinet militaire et du commandement en chef dans les Marches, seront placées sous la garde du conseil des fondés de pouvoir du peuple. Un ultimatum du soviet de Munich. On annonce que le soviet de Munich a envoyé un télégramme au soviet de Berlin pour protester contre l'influence décisive qu'Erzberger, Soif, David et Scheidomann exercent sur la politique étrangère ot pour exiger l'éloignemsnt immédiat de ces éléments contre-révolutionnaires. * * * Les éleotions pour, la Constituante. BERLIN, 27 novembre. Ce matin une réunion du gouvernement a eu lieu à laquelle assistèrent également les secrétaires • d'Etat. On discuta le projet do loi pour les élections pour la constituante. La loi sera publiée aussitôt que pcesible. s* * Les naissances à Berlin. BERLIN, 27 novembre. Le ,,Vorwârt6" annonce qu'en 1913 42,493 enfants sont nés à Berlin, en 1914: 39,052, en 1915: 32,219, en 1916: 23,638 et en 1917: 19,458. Le nombre de décès pendant ces années s'élevait respectivement à: 28,067, 29,664, 28,572, 27,147 et 34,122. « • • Les meubles du quartier général mîs aux enchères, BERLIN, 27 novembre. — Le soviet a mis le mobilier du grand quartier général, qui a une valeur de plusieurs millions, aux enchères. En attendant on avait volé pour un demi million de meubles. • • * Les coupables. BERLIN, 27 novembre. On annonoe de Vienne au ,,Voss" : | L'enquête établie contre «n certain nombre de diplomates et de commandants d'armée sur les responsabihtés de la guerre | sera probablement étendue h/ l'empereur Charles et aux archiducs FrédéHc, j Eugène, Pierre, Ferdinand et Joseph. Les

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Dit item is een uitgave in de reeks L'écho belge: journal quotidien du matin paraissant à Amsterdam behorende tot de categorie Oorlogspers. Uitgegeven in Amsterdam van 1914 tot 1918.

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