La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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01 oktober 1918
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s.n. 1918, 01 Oktober. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Geraadpleegd op 13 juli 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/4b2x34nz7k/
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LA BELGIQUE } PRIX DES ABONNEMENTS ï 3 mois (octobre-novenbre- décembre), fr. 15.00; S mois (octobre-noT.), 10.00; ï mois (octobre), 5.00. Les demandes d'abonnement sont reçues exclusif nemenl par les bureaux et les fadeurs des postes. —-réclamations concernant les abonnemeftts doivent xtre adressées exclusivement aux bureaux da poste. ADMINISTRATION ET REDACTION *ontagnc-aux-H«rbas-Potagài»esf 311, BruxcUos. PRIX DES ANNONCES : Pet. annonces, la ligne, fr. f .00. — Réclames avant les ann.j la lig., Ir. 2.50. — Corps du journal, 1# lig., fr. 7.50. — Faits divers, la ligne lr. 5.0Q — Nécrologie, la lig., fr. 3.50. — Coin desEleveurt annonces notariales, avis de sociétés (assemblées, paiement de coupons, tirages), la ligne fr. 2.00. BUREAUX do 9 ù 17 kourss. Direction et Administration : M \l|? l8ir«- Jos. MORESSÉE, directeur• Lit GUERRE 1,520° jour de guerre ; En même temps que les Alliés poursuivent Heurs attaques contre le front allemand depuis Cambrai jusqu'au delà de Saint-Quentin, plus loin entre l'Ailette et l'Aisne, et enfin entre l'Argonne et la Meuse, ils s'efforcent de déloger leurs adversaires de la côte belge. Déjà au cours des quatre derniers mois de [1917, les Anglais avaient essayé d'atteindre ce but en se ruant presque journellement à l'assaut des solides positions allemandes établies à l'est d'Ypres. Après de multiples efforts, ils , étaient parvenus à s'installer sur la ligne Poel-kapelle - Passchendaele - Becelaere, avançant ainsi de 4 à 6 kilomètres sur un front d'une dizaine de kilomètres. Mais la brusque avance réalisée en avril dernier par les Allemands au sud-est d'Ypres les avait contraints à abandonner le terrain si chèrement conquis. Ils viennent de le reprendre, et au delà, avec le concours de l'armée belge. Pour la première fois depuis quatre ans, nos soldats sont intervenus dans une opération de grande envergure : ils se sont vaillamment comportés. L'attaque des troupes anglo-belges s'est dé-iclanchée samedi, après uri feu roulant d'une extrême intensité, entre Dixmude et Wulver-ghem. Entre Dixmude et le chemin de fer d'Ypres-Thourout, elle a atteint le premier Jour Clerckem et traversé le bois d'Houthulst pour aboutir au village du même nom. Plus au sud, les Alliés ont atteint Westroosebeke. Entre Westroosebeke et le sud d'Ypres, ils ont reconquis la ligne sur laquelle s'était immobilisée l'offensive anglaise de 1917 : Passchendaele, Becelaere, Zandvoorde et Hollebeke. A 2a suite de cette brusque avance, les Allemands ont été obligés dimanche de se replier entre le nord de Dixmude et Werckem, derrière le ruisseau de Iiandzame, tandis qu'entre Zarren et Westroosebeke, ils ont tenu tête à de nouvelles attaques. En revanche, à l'est de la ligne Passchendaele-Becelaere, les Alliés ont poussé jusqu'à la ligne Moorseele-Dadizeele, où leur attaque a été enrayée. Au sud d'Ypres, ils ont avancé lundi matin sur Houthem-Comines^ mais des contre-attaques 'les en ont rejetés. i *** La bataille a été tout aussi violente, sinon plus encore, sur le front Cambrai-Saint-Quen-tin. Seize divisions anglaises ont attaqué le secteur de Cambrai. Elles ont porté le combat jusqu'à Tilloy, à 2 kilomètres au nord de Cambrai, et sont entrées dans les faubourgs à l'ouest de la ville. Au sud de Cambrai, elles ont refoulé les Allemands sur la ligne Mas-nières-Crèvecœur.Plus au sud, entre Gonnelieu et Bellicourt, les Anglais ont aussi at.taqué à plusieurs reprises, mais sans succès. Entre Bellicourt et Bellenglise, ils ont poussé une pointe assez prononcée vers l'est. *** c Entre Anizy-le-Château et l'Aisne, les Français tàtent énergiquement les nouvelles lignes ; allemandes qui sont établies derrière l'Ailette et rejoignent l'Aisne à Bourg. *** En Champagne et à l'est de l'Argonne, les Français et les Américains mènent leur offen- i sive avec la même vigueur, mais les Allemands parviennent jusqu'ici à localiser leurs progrès : la nouvelle avance — 2 à 3 kilomètres — réalisée par les Français sur la ligne Aure-nord d'Ardeuil-nord de Séchault-Bouconville n'est assurément pas négligeable. En revanche, les efforts déployés par les Américains pour progresser encore à l'est de l'Argonne sont restés vains. Une contre-attaque leur a même repris le bois de Montrebeau, ainsi que le village d'Apremont, et les a répétés de 1 kilomètre en arrière. LES OPÉMTiOSS fi L'OUEST Paris, 29 septembre : Du collaborateur militaire du Matin .* — Les informations du front parlent de tout ïa système de défense de la zone des Nibe-lungen. Il ne s'agit pas d'une simple ligne, mais bien d'une zone blindée constituée par une longue série d'ouvrages fortifiés, de redoutes, de tranchées, de boyaux de communication et de blockhaus dispersés. Entre Douai et Saint-Quentin est établie la position Wotan ; puis, près de Soissons, la position Siegfried; plus loin, la position Krimhield; ensuite, la position Michèl et d'autres encore. Les Allemands ayant eu le temps d'établir minutieusement ce système de défense, ils en ont fait un ensemble très puissant, quoique toutes ses parties n'aient pas la même valeur. Les abris sont largement bétonnés et les lignes sont souvent couvertes de manière a échapper aux observateurs et aux projectiles. Les Allemands paraissent avoir tout particulièrement soigné les postes de mitrailleuses destinés à prendre nos attaques de flanc. » ~~EN BULGARIE ~~ 'Budapest, 28 septembre : De l'Agence télégraphique bulgare : — Le général Savof, ancien commandant en chef de l'armée bulgare, s'est exprimé aujourd'hui comme suit au sujet de la situation créée par les événements bulgares : — La situation actuelle de la Bulgarie n'est pas si grave que l'on croit. L'ennemi a profité de certains troubles surgis sur le front et à l'intérieur, pour remporter des succès en Macédoine ; mais il faut considérer ces succès comme passagers et prévoir Je prompt rétablissement de la situation, grâce aux mesures qui ont été prises par le commandement supérieur de notre armée fit celui des armées coalisées. Vous savez très bien que le théâtre de la guerre en Orient n'est pas seulement le nôtre, mais celui de toute, la Quadruplice : rien que cela suffit pour qu'on ait pleine confiance de .voir bien tôt le succès momentané de l'en memi annihilé par les baïonnettes de nos vaillants soldats-. En ce qui concerne la paix, les Coalisés veulent la paix et sont [prêts à faire des sacrifices pour l'obtenir, mais no6 ennemis étant adversaires de la jpaix, ils nous faut attendre le moment psychologique où nous pourrons conclure une paix capable de sauvegarder l'intégrité de notre territoire et notre droit à l'existence. Je ne crois pas me tromper en prédisant que ce moment n'est plus éloigné ; mais c'est précisément parce qu'il est proche que nous devons faire encore des sacrifices *t envisager l'avenir avec pleine confiance.» Berlin, 28 septembre : Le « Daily Mail » demande que l'armée ■bulgare capitule et qua le peuple bulgare se soumettre.Cela jette une lumière étrange sur la valeur de la belle devise de guerre des ijingqs britanniques. *** Cologne, 29 septembre : On mande de Berlin à la Gazette de Cologne : — Au nombre des causes qui ont facilité Féclosion dans l'armée bulgare des machinations contre la continuation de la guerre, s'in-Ecrit le mécontentement, qui remonte déjà à un certain temps, du parti démocrate qui est .sctuellement au pouvoir et qui est dû au tait Que la solution de la question de la Dobroud-tna a été laissée en suspens par le cabinet Radoslawof. Alors qu'il ne faisait aucun doute pour les Bulgares raisonnables que la Bulgarie aurait finalement toute la Dobroudcha, t liJuldatlon de cette affaire n'ayant été re- -, priée que par égard pour toute la Qua-1— • . . ^ J druplice, cette lacune dans la satisfaction à donner aux aspirations bulgares a été démesurément exploitée et a créé l'état d'esprit qui vient maintenant d'atteindre son point culminant sous la forme du refus de certaines parties de l'armée de continuer à se battre. Il faut remarquer, pour bien comprendre l'attitude de M. Malinof, qu'il n'a pas pris le soin qu'il aurait dû de faire connaître au peuple et à l'armée bulgare dans tous ses détails l'accord conclu le 23 septembre à Berlin entre les Coalisés en présence du grand-vizir Talaad, aux termes duquel toute la Dobroudcha était accordée à la Bulgarie. M. Malinof et le général Lukof ont gardé le silence sur l'accord Intervenu et exploité dans le sens de leurs projets l'esprit d'une partie de l'armée ainsi laissée dans l'ignorance. Le troisième des membres de la délégation chargée de négocier avec le commandant des troupes de l'Entente n'est pas le secrétaire d'Etat Eadef, mais bien M. Simon Radef, l'ancien ministre de Bulgarie à Bucarest et à Berne, homme madré et très fort qui, sans être hostile aux Puissances centrales, entretient d'étroites relations dans les milieux français. C'est probablement lui qui sera le personnage principal de la délégation si les négociations viennent à s'ouvrir. En battant en retraite sur certains points avec précipitation, les Bulgares ont abandonné des positions très précieuses, celle par exemple de Belasitza, qui était imprenable par attaque directe; d'autre paTt, leur retraite a coûté très cher au point de vue pertes aux Bulgares qui se sont échappés vers le nord à travers la région impraticable des montagnes de Maleech. Les Bulgares qui aiment leur belle patrie n'auront qu'à s'en prendre à M. Malinof et à ceux qui lui ont servi d'auxiliaires dans l'armée si une partie de leur propre territoire est transformée en théâtre de la guerre : c'est toutefois ce que les troupes coalisées vont chercher à éviter dans la mesure du possible, » •** Berlin. 30 septembre . Du ci Berliner Lokal Anzeiger » : — D'après des nouvelles reçues ici de source autorisée, il ne s'est pas encore produit à £ofia aucun événement décisif en faveur d'une amélioration. M. MalUoi ne possède pas, lui non plus, la cléf qui ferme le temple de Janus : les Bulgares peuvenl tout trouver en le suivant, sauf le repos « On mande de Vienne à la « DeuœChes Tages Zeitung» que le roi Ferdinand de Bulgarie et ses deux filles sont arrivés hier à la gare ^e Graensersdorf près de V:enie, d'où ils sont partis pour la château d'Eben-thaï.De la « Tagliche Rnndsehau » : — De toutes les semaines pénibles quf nous avons vécues à combattre pour notr; existence, celle qui vient de se terminer t été la plus dure. Nous avons résisté à toutes les attaques prononcées à l'Ouest pai l'Entente quelque formidables que fussen les masses d'hommes et de matériel mises en œuvre, de sorte que le général Foch t été obligé de reconnaître qu'il était au-des sus do ses forces d'obtenir une décisior cette année. L'Entente attend tout d'un; décision cette année, parce qu'elle a main festement renoncé à croire que le tenu*! combat pour elle. Ce n'est pas l'Amérique niais bien l'Angleterre et la France qui en visagent avec inquiétude l'hiver qui ies me nace et qui les menace non seulement d< difficultés de ravitaillement et de troubles intérieurs,mais encore d'une dépendance de plus en plus lourde vis-à-vis de l'Amérique, qui se sent de plus en plus devenir le dicta teur de l'Entente et le maître futur du monde. » Du « Vorwârts » : — La situation est terriblement grave. Il n'y a de salut que si tout le monde fai son devoir en se disant que les semaines les plus critiques de la guerre sont arrivée: et que l'on ne peut plus escompter m meilleur avenir qu'à la condition que cèt semaines soient vaillamment traversée.» De la » Gazette de Voss » : — Le peuple allemand a été gâté et i s'est plaint bruyamment de toutes sortes de petites misères tant il avait foi en ur succès militaire persistant Brusquement, aujourd'hui, une avalanche de mauvaisee nouvelles s'abat sur les esprits. Aux durs combats à soutenir sur les divers fronts viennent s'ajouter les événements soudains de Bulgarie. Il s'agit pour chacun de noue de garder l'esprit lucide et le sang-froid. E qu'on n'interprète pas ce conseil en ce sens qu'il faille prendre les événements a la lé gère : ce serait là une grossière erreur, coi ies événements dans les Balkans ne son! pas terminés par le fait que des troupes or.i été envoyées en très grand nombre pai l'Allemagne et par l'Autriche-Hongrie e;; Bulgarie. » Du « Lokal Anzeiger » : — Il y a des mois que nos ennemis cher chent à s'immiscer clans nos affaires intérieures et à ébranler notre système d'Etal bien charpenté en nous promettant que s nous acceptons de le parîementa-riser et de le démocratiser,ils nous octroieront une paij avantageuse. Nous soumettre à leurs exigences serait signer notre anéantissernenl et notre esclavage. De plus en plus 1 on comprend que l'instauration d'un gouvernement parlementaire en Allemagne et en démocratisation ne sont que des conditions préliminaires sur lesquelles nos ennemie comptent pour atteindre par la suite, grâce à l'introduction de ces réformes, notre écroulement et leur victoire complète. » **« Vienne, 28 septembre : Le correspondant à Budapest de la «Nouvelle Presse Libre » expose comme suit, d'après des informations authentiques, les causes de l'écroulement bulgare : — La lassitude de la guerre, lè mécontentement des paysans et surtout les machinations politiques des partis du bloc qui est arrivé au pouvoir, en sont les causes. En ces derniers temps, ce sont surtout les femmes qu'on a vues réclamer une rapide conclusion de la paix. Des cortèges compo; sés de nombreux milliers de femmes sont venus des villages tenir à Sofia des meetings contre la guerre. Les villages de la Bulgarie sont presque exclusivement habités par des femmes et des enfants, tous les hommes aptes à porter les armes étant au front. Les événements du 25 septembre ont été sans aucun doute précédés d'un contact entre les négociateurs de la Bulgarie et l'Entente. On a pu suivre les traces des négociations menées en Suisse jusqu'à il y a quelque» semaines. » Budapest, 23 septembre : De l'Agence télégraphique hongroise î — Les journaux annoncent qu'au CoffSeil d'hier de la Couronne tout a été fait de ce que commandait l'intérêt bien compris'de la monarchie. Tandis qu'on y prenait les mesures militaires qui s'imposent en vue d'une défense efficace, on y a réitéré l'Invariable résolution de conclure, aussitôt qu'il sera possible, une paix qui puisse garantir l'intégrité complète de notre territoire. Cette paix, nous la conclurons d'accord avec 1 Empire allemand avec lequel nous avons combattu coude à coude. Dans les sphères officielles, on souligne expressément te fait que bien que la démarche de»' la Bulgarie ait placé la monarchie en pré-i àence d'une situation extrêmement grave, i n'existe aucune raison de perdre courage 3t de trembler. Après qu'elle a eu les nerfs assez solides pour supporter les invasions russe et roumaine, la Hongrie gardera dans a monarchie une confiance inébranlable. Son armée opposera à l'ennemi un rempart d'airain et ses diplomates une résolution à toute épreuve, » *** Vienne, 23 septembre ï L'information de l'Agencé Stefani disant que l'Autriche-Hongrie projette de conclure prochainement une paix séparée avec l'Italie étant reproduite par certaines agences, il s'impose que nous continuions de notre côté à affirmer la complète inexactitude de cette nouvelle. ti** La Haye, Î9 septembre : Du Vaderland : — SI la Turquie et même l'Autriche suivaient 1 l'exemple de la Bulgarie, l'Allemagne conti-[ nuerait la guerre. Il n'y a pas d'autre issue ' pour elle, sauf qu'elle obtienne une paix qui ne la paralyse pas sur le terrain économique et respecte l'intégrité de son territoire. C'est l'Allemagne, en effet, qui fait pour ainsi dire toute seule la guerre sur le front principal, le vrai front, le front à l'Ouest. La Turquie et la Bulgarie ont toujours été pour elle des alliés à qui elle a dû donner plus qu'elle n'en a reçu, et c'est presque sans répit qu'il lui a fallu venir à leur aide pour les tirer d'embarras. Rien ne l'empêchera aujourd'hui de mettre en ligne sur le front à l'Ouest les forces qu'elle a dispersées chez eux : sera-t-elîe à même de tenir tête à un monde d'ennemis ? Nous le croyons. Les quatre années qu'a duré la guerre ont démontré de quelle force formidable dispose le peuple allemand. Sa force de résistance, ses ressources militaires et son esprit d'entreprise semblent inépuisables, ainsi qu'en ont fait la preuve la dernière retraito à l'Ouest et la façon dont son armée a réussi, tout en cédant du terrain, à arrêter l'assaut de troupes supérieures en nombre. Maintenant qu'est, menacé leur propre patrimoine, les Allemands ne vont certainement pas manquer de faire succéder à tous leurs conflits intérieurs, l'unique volonté de sauver la patrie. Malgré tout, la paix nous semble être légèrement plus proche. L'Entente n'a pas voulu entendre parler de paix aussi longtemps que la situation militaire des Puissances Centrales était favorable. Maintenant que la situation s'est incontestablement améliorée, l'obstacle a disparu. Si l'Entente poursuit des buts loyaux, la possibilité apparaît enfin pour l'Europe martyrisée d'être délivrée de la guerre et de sa dévastation. Puissent l'Amérique, l'Angleterre et la France le vouloir ! • *** La Ha^e, 28 septembre î Du « Nleuwe Courant » : — L'impression se confirme que l'Angleterre veut exploiter jusqu'au bout le champ des possibilités de victoire militaire dans les Balkans. S'il en est ainsi, il ne nous semble pas impossible que la Bulgarie revienne sur sa décision et se remette en collaboration avec les renforts qui lui sont arrivés dans l'entretemps, à refouler les - Aillés S'ii veut se hâter de repartir de l'avant, un bon stratège pourra encore trouver un endroit vulnérable où frapper ; le coup icapable de détourner la catastrophe. « Les événements de Rassis Milan, 29 eeptembre : D'après le cCorriere délia Sera», le gouvernement des Soviets a donné suite aux représentations que le gouvernement allemand lui a faites à la demande du Pape. En conséquence, tous les grands-ducs seront transférés en Crimée. *** Kief, 29 septembre : Delà Nowe^tija: — Le grand-duc Nicolas Nicolaïôvitch a dê-1 claré à un de nos collaborateurs que la constitution d'un front à l'Est serait la ruine de la Russie. Il condamne l'immixtion de l'Entente dans les affaires intérieures de la Russie et son occuoation de territoires russes. La Russie ne peut être sauvée que par les Russes, et s'il faut malgré tout une aide étrangère, c'est à l'Allemagne, dont les intérêts se rapprochent le plus des siens, qu'il faudrait la demander. L'exemple de l'Oukraine et de la Crimée montre que les Allemands ne s'immiscent pas dans les affaires intérieures des territoires qu'ils occupent. > Vienne, 29 septembre ; On mande de Moscou à la Correspondance ■politique : — Un odieux sacrilège a provoqué ici l'indignation générale. La célèbre statue de la Vierge de Kàzan, dont les pierreries ont une valeur pour ainsi dire inappréciable, a été arrachée pendant le service religieux des mains d«un prêtre que le voleur a grièvement blessé à coups de revolver. Le voleur a profité de la panique générale pour s'échapper avec son butin. La police met tout en œuvre pour se saisir de sa personne. *** Londres, 29 septembre : Le Times annonce que le gouvernement de Vladivostock est démissionnaire, mais dit que l'on ne connaît pas les motifs de sa démission. La guerre navale Paris, 29 septembre t Une dépêche Havas confirme la nouvelle du torpillage d'un sous-marin français dans l'Adriatique. Il s'agit apparemment du souS-marin Cireè, qui n'est pas rentré à sa basé. Repêches' diverses' * S Bénin, 29 septembre : Le comté von Hertling et M. von Hintzè, Secrétaire d'Etat aux affaires étrangères,; sont partis hier po-ur le grand quartier général "■ »*♦ ' ■ ™ --Berlin, 30 septembre : La Berliner Zettuny arti MUlao annonce ïa Retraite du'chancelier comte von Hertling et celle de l'amiral von Hintze, secrétaire d'Etat ' des affaires étrangères. Jusqu'à présent, ajoute l'Agence Wolff, il n'a pas été possible d'obtenir confirmation de 5 cette nouvelle. Berlin, 30 septembre : S. M. l'Empereur a adressé du grand quar-. /fier général le rescrit suivant au comte von Hertling, chancelier de l'Empire : — Votre Excellence m'a exposé qu'elle estime ne plus être en situation de rester à la téte du gouvernement. Je ne veux refuser d'en- , tendre vos raisons, et c'est le cœur gros que je ; renonce à votre collaboration. La patrie vous sera reconnaissante du sacrifice que vous lui avez fait en acceptant les fonctions de chancelier de l'Empire et des services que vous lui avez rendus. Je Jais le vœu que, le peuple allemand collabore "plus efficacement que jusqu'à, présënt à la conduite des destinées de la patrie, J'entends donc que des hommes investis sa confiance prennent une large part aux travaux du gouvernement. Je vous prie d'achever votre œuvr&-en continuant l'expédition des affaires courantes et en inaugurant l'exécution de mes volontés jusqu'au moment où je vous aurai désigné un successeur. J'at- .Jends vos propositions à ce sujet. * . - Angsburg, 29 septembre : Un violent tremblement de terre a sévi la nuit dernière dans tout l'AJgâu. Dans la région d'Immenstadt, les maisons sont lézardées, les tableaux sont tombés des murs, les horloges se sont arrêtées et les habitants tirés brusquement de îéoir sommeil. C R vt ei m re à d. gi se g" ZI E a n 1' c< d b P d s' d b 1( ti d P C r: e a P a v n f. C 1< h c a P tf a é i] g C P c] v n fi S' a r a 1< n r e P A 1< g r 1* b s a é 0 A P E P s a n r n d A s d f: h d c b P n d * P V 1 ti é A v H r C' V 11 n V la ti: fc d] a1 d( d< fa bi ai fo ré fr vi' çr la en ne ré ] ] îrc COMMUNIQUÉS OFFICIELS l Communiqués des Puissances Centrales Berlin, 80 septembre. — Officiel de ce midi : ; Théâtre de la guerre d l'Ouest. 3 Armées du feld-maréchal prince héritier Rupprecht de Bavière et du général-colonel von Boehn : Nos adversaires ont continué leurs attaques en Flandre. La pénétration de l'ennemi dans j t nos positions le 27 septembre nous a forcés à • replier l'aile droite de notre front de défense ; e à l'arrière du secteur de Iiandzame du nord i de Dixmude à Werken et à évacuer, sur l'aile e gauche du champ de bataille, l'arc de Wyt-■t schaete. Nous avons repoussé les attaques diri-e gées par l'ennemi contre le secteur de Iland-e zame et contre la ligne Zarren-Westroosebeke. a Entre Passchendaele et Becelaere, l'ennemi a s .avancé jusqu'à. Moorslede et Dadizele, où nous q avons paré son attaque. En contre-attaquant, a nous avons repoussé l'ennemi qui avançait à '• l'aube do Houthem à Comines sur la Lys. A e ce* endroit, nous nous battons dans la vallée s de la Lys. l- Formidable bataille sur le front entre Cam-i- brai et Saint-Quentin. Contre la ville et de s part et d'autre de la ville, l'ennemi a engagé e dans le combat seize divisions dans le but de t. s'emparer de Cambrai et de percer notre front l- des deux côtés de la ville. Au nord de Cam-brai, les fortes attaqués ennemies, renouve-a lêes jusque huit fois, ont échoué sous nos fruc-Lt tueuses contre-attaques devant nos lignes près •- de Sancourt et de Tilloy. L'ennemi a pris >s pied à Neuville et à Cantimpré, faubourgs de r Cambrai. A cet endroit ,nous nous tenons der-r- rière l'Escaut, aux abords de la ville 6. l'ouest, à et y avons repoussé de nouvelles et violentes :é attaques de l'ennemi. Les attaques menées is par l'ennemi au delà du secteur du canal i- au nord de Marcoing se sont écroulées de-x vant et près de la route de Cambrai à. Mas-:s nières. î- Au sud de Marcoing, l'ennemi nous a re-îl foulés derrière le secteur du canal Masnières-le Crèvecœur. De Gonnelieu jusqu'au sud de Bel-a- lenglise, l'ennemi a attaqué notre front avec la même énergie. Entre Gonnelieu et Belli-L< court, nous avons nettement repoussé les ê assauts successifs de l'ennemi. Nous avons repris Villers-Guislain, que nous avions momentanément perdu. En contre-attaquant, nous avons purgé de la présence do l'ennemi les éléments locaux de nos lignes dans lesquels ». il avait pénétré. Celles de nos divisions e'nga-p gées dans de durs combats sur le front près de £ Gonnelieu et de Villers-Guislain ont rejeté, 3 par une contre-attaque résolue et avec l'appui de leurs bataillons de réserve, l'ennemi qui venait de Marcoing pour les prendre en flanc. Entre Bellicourt et Bellenglise, l'ennemi a franchi le canal; nous l'avons arrêté le soir * sur la ligne abords au nord de Bellicourt-abords à l'ouest de Joncourt-Lehaucourt. L^s régiments qui ont tenu tête à; tous les assauts * au nord de Gricourt ont été forcés de replier le soir leur aile sur Lehaucourt. Si les résultats des durs combats livrés hier nous ont été favorables en fin de compte, ^ l'honneur en revient aux troupes qui y ont été ' engagées et dans lesquelles se trouvaient représentées toutes les races de l'Empire. Les Anglais ont payé de lourdes pertes sanglantes les résultats locaux qu'ils ont obtenus, s Armées du prince héritier allemand et du -- général von Gàllwitz : î. L'ênnemi avance énergiquement contre notre nouvelle ligne de défense sur le canal de l'Oise à l'Aisne. Au cours de fructueux combats d'avant-postes, nous avons fait des prisonniers à cet endroit. Les Français ont poursuivi leurs attaques 5- acharnées entre la Suippes et l'Aisne; il en a i- été de même des Américains contre la lisière a orientale do l'Argonne et entre l'Argonne et la :e Meuse. L'ennemi a de nouveau engagé hier 2t plusieurs divisions fraîches dans la bataille, e Entre Auberive et Somme-Py, nous avons re il poussé devant nos lignes des attaques succes-à sives et, au nord-ouest de Somme-Py, nous it avons repoussé l'ennemi qui a attaqué par c. neuf fois. Plus à l'est, Manre et Ardeuil sont ï- restés à. l'ennemi. Après avoir repoussé l'en-s nemi, nous tenions le soir la ligne Aure-nord £ d'Ardeuil-nord de Séchault-Bouconville. Les Américains se sont lancés avec une impétuosité toute spéciale contre la lisière orientale de la forêt de l'Argonne, ainsi que contre le '6 front compris entre l'Argonne et la Meuse; leur assaut a complètement échoué. De part et i- d'autre de la vallée, de l'Aire, nous avons arra-a ché à l'ennemi Apremont et le bois de Montre-ic beau ; notis y avons refoulé les Américains de ré plus de 1 kilomètre. :3 Nous avons descendu hier 45 avions en- it nemis. ■é *** îc Berlin, 30 septembre. — Officiel du soir : ir Nouveaux combats au sud d'Ypres. Bataille formidable entre Cambrai et Saint-Quentin, où l'assaut anglais a échoué dans son ensemble. e En Champagne et entre l'Argonne ci la ie Meuse, sauf de3 pénétrations locales de i- part et d'autre d'Ardeuil, nous avons repoussé de violentes attaques exécutées oar les Français et les Américains. *** Vienne, 29 septembre. — Officiel : u Sur le front en Italie, pas d'événement par-s ticulier à signaler. j. Sur le front en Albanie et près de Eerat, échec des attaques italiennes. Sofia, 27 septembre. — Officiel : £ Sur le front en Macédoine, à l'ouest du lvVardar, nos troupes ont exécuté les mouvements ordonnés par lè haut commandement; elles ont été très peu inquiétées par l'ennemi. Entre le Vardar et la Strouma, 'i combats d'arrière-gardes à alternatives di-" verses. Sur la Belasitza et dans la vallée de la Strouma, opérations de patrouilles qui • nous ont valu des prisonniers grecs. â Sofia. 2& septembre. — Officiel : t Sur le front en Macédoine, à l'ouest du t Vardar, nos troupes ont continué méthodiquement leur mouvement.Entre le Vardar et 1 la Strouma, nos arrière-gardes sont aux e prisw avec l'ennemi. Dans la vallée de la Strouma, engagement entre patrouilles, fructueux pour nous. 4 Berlin, 29 septembre. —■ Officieux : i Au cours de nombreux combats aériens fructueux livrés le 2G septembre par notre ezca- - di^lle de chasse de la marine des Flandres à des i aviateurs ennemis, 9 appareils ennemis ont été - détruits. Le lieutenant de vaisseau Osfcerkamp a 3 descendu ses 27e et 28® adversaires; nous avons ; fait ^prisonniers huit aviateurs ennemis sans su-i bir de pertes. ' Communiqués des armées alliées Paiis, 29 septembre. — Officiel de 3 heures : ; AU' nord de l'Aisne, la poursuite a continué : au tours de la nuit. Nous avons occupé la ! forât de Pinon et atteint l'Ailette dans cette . région, ainsi qu'à l'est de Chavignon. Sur le frdnt Ostel-Chavonne, l'ennemi oppose une ; vtve résistance à l'avance de nos troupes. Sur le front de Champagne, les contre-atta-çues violentes déclanchées par l'ennemi dans la journée d'iiier ont été brisées. Nos troupes «nt repris leur progression, notamment au nord-est de Gratreull, où elles se sont emparées des hauteurs de Bellsvue. Paris, 29 septembre. — Officiel dé 11 heures : Dans la région au sud de Saint-Quentin, nos trdupes ont attaqué sur le front Urvillers-Cé- rlzy. L'ennemi, qui a opposé une résistance énergique, a été rejeté de ces deux villages, qui sont en notre possession. Nous avons franchi la route de Saint-Quentin à La Fère. Cinq cents prisonniers ennemis sont actuellement dénombrés. Entre l'Ailette et l'Aisne, nous avons réalisé une avance de deux kilomètres de part et d'autre du Ciiemin-des-Dames et occupé Par-gny-Filain, Filain et Ostel. Sur le front de Champagne, nos troupes, poursuivant leurs attaques, ont obtenu des résultats importants. Sur notre droite, elles ont emporté Bouconville et élargi nos positions au nord de ce village. A l'ouest, nous nous sommes emparés de haute lutte du mont Cu-velet, âprement dé-'endu par l'ennemi. Nos troupes, poussant plus au nord, ont enlevé le village de Séchault et progressé d'environ deux kilomètres au delà en direction de Chai-lerangé. Plus à l'ouest, nous avons conquis Ardeuil, Montfauxelles et Vieux et porté nos lignes aux lisières sud de Aure. Sur notre gauche, nous avons pénétré dans Sainte-Marle-ii-Py.Londres, 23 septembre. — Officiel : Sur le front de Cambrai, nous avons poursuivi hier notre attaque jusque tard dans la soirée, notamment dans la partie septentrionale du champ de bataille; nous avons encore fait des prisonniers et pris des canons. Les troupes de nos 6" et 7° corps ont continué à faire des progrès notables sur le front compris entre la crête de Flesquières et les hauteurs de Bourlon. La 1™ division canadienne a dépassé Hainecourt et atteint la nuit la route de Douai à Cambrai.La indivision a dépassé les Canadiens ; elle a avancé de plus de deux milles et s'est emparée d'Ecincy et d'Oisy-le-Verger. Simultanément, la 56' division a progressé vers le nord le long du canal et fait plus de 500 prisonniers dans les positions de défense au nord-est de Sauchy-Cauchy. Cette opération a été excellemment appuyée par nos pionniers qui, à peine quatre heures après le début de l'attaque et malgré la canonnade ennemie, avaient réussi à jeter sur le canal du Nord un certain nombre de ponts, assez solides pour y faire passer le train, de sorte que nous avons pu continuer sans arrêt à marcher de l'avant. Cs matin, nos opérations ont progressé de manière satisfaisante sur tout le front de bataille. Nous avons fait plus de 10,000 prisonniers et pris plus de 200 canons. En liaison avec l'armée belge, les opérations de l'armée britannique ont commencé ce matin'én Flandre. Rome, 25 septembre. — Officiel : Sur certains points du secteur de montagne, violentes opérations locales. En Judicarie, une de nos patrouilles a. dispersé des détachements de reconnaissance ennemis à coups de grenades à main. Sur les versants du monte Mozzolo (Val-larsa), un important détachement d'assaut ennemi a attaqué le 26 au soir, après une violente préparation d'artillerie, un de jnos postes avancés établis près de la position du monte Corr.o ; il a été rejeté en désordre par un feu efficace. Le long de la Piave, violent feu de diversion de l'artillerie ennemie dans la région du Montello et entre Fa-gare et San-Andrea. Un avion ennemi a été descendu au coure d'un combat aérien^ Dépêches Diverses Bucarest, 29 septembre : Mercredi soir, le président du Conseil, M. Marghiloman, a eu un nouvel entretien avec le Roi, .au cours duquel il a formellement exprimé l'opinion que, dans l'intérêt du pays, le prinçe Carol devait renoncer à la succession du trône. S'il ne le faisait pas, le gouvernement se verrait forcé de démissionner. Le Roi demanda à M. Marghiloman quelques jours de répit. Bâle, 29 septembre : I/e u Japan Times» annonce que la Société industrielle sino-japonàise, entreprise purement japonaise, a acquis les champs de pétrole dans la province de Chanzi, champs que la Standard Oi-1 Co, en vertu d une convention conclue avant la guerre, se proposait d'exploiter en commun avec le gouvernement chinois. OPINIONS ET COMMENTAIRES L'appel de l'oiseleur. Le Tijd écrit sous ce titre : — Nous avons fait allusion hier à un article paru dans la presse américaine où il est question d'une note envoyée par les Etats-Unis à notre gouvernement. La substance de cette longue note serait que notre pays pourrait se procurer en Amérique une quantité suffisante de vivres et d'autres articles à condition que nous allions les prendre avec nos propres navires. D'après la note, nous ne faisons rien par peur dés sous-marins allemands. La dite note contient une longue liste de marchandises de toute espèce qui sont entreposées dans les Amériques du Nord et du Sud, et qui n'attendent que leur embarquement pour la Hollande, l'Amérique ne demandant qu'à faire des affaires avec ce pays, à condition qu'il fasse quelques concessions. On ne sait encore rien quant à l'arrivée de semblable note à La Haye. Mais laissons ceci de côté. On semble croire en Amérique que le rationnement sévère auquel nous sommes soumis nous a déjà fait perdre la mémoire. Le départ et le retour des navires hollandais qui font le trafic vers l'Amérique ont été l'objet de ce que nous appellerons une « étude diplomatique» toute spéciale. Il nous semble nous rappeler quelque chose comme une expropriation entièrement arbitraire de navires hollandais par le gouvernement américain, ainsi qu'un refus du même gouvernement de donner des garanties que pareilles mesures ne se représenteraient plus. La note qui nous occupe ne donne pas non plus cette assurance ; du moins n'en trouvons-nous pas trace dans le résumé paru dans les journaux américains. Cela ressemble donc quelque peu à l'appel de l'oiseleur qui veut essayer jusqu'à quel point il lui sera possible d'attirer vers lui les oiseaux qui ne sont guère friands de la captivité. * PETITES NOUVELLES MOET D'VK SAVANT Le i.'Telegraafi) annonce que M. Emil von Behring, l'inventeur du sérum contre la diphtérie et contre le tétanos, vient de mourir à Warburg, à l'ûge de 63 ans. LES ASSURANCES EN HOLLANDE Il y a quelques mois, le gouvernement hollandais avait nommé une commission chargée d'examiner la possibilité de monopoliser lés assurances. L'« Algemeen Handelsblad » se dit à ce propos en mesure d'affirmer que le nouveau ministre des finances n'a pas l'intention de mettre à exécution le projet de monopolisation des assurances, qui avait été nourri par l'ancien gouvernement. •1 PETITE GAZETTE t t s s s e s s e 3 i e s s L- e s Q a i-ée e [- u n i-ee il z e s è Lt L- l-éL- a L. I- Lt e s n e m s a t, n St à it e é L-Ô'S 1-)-3 le s-à;e ie te ie i-nte î-!Sii a 'e il Se ù e î-,eil e î-si-i-ii1-en s c lt e e i' 1 t i Question de toilette Je viens de faire retourner un vieux chapeau de feutre mou. 11 était, avant d'avoij été transformé, légèrement verdâtre, un. peu pisseux, dirais je même volontiers, n'était que le mot n'est pas tout à fait select. Pensez donc! Durant trois hivers, je l'avais promené dans la neige et la pluie !... Et y était, en outre, déformé au point qu'un pauvre, en temps de paix, n'en eût point voulu coiffer son chef. Or, ce chapeau, quj n'était pas à toucher avec des pincettes, m'est revenu flambant neuf, si bien qu'un instant j'ai pu croire qu'une erreur avait été commise et qu'on m'avait remis un chapeau « contraire ». Il n'en est rien, e' vous m'en voyez vraiment ravi. Au lait et à y réfléchir, je suis plutôt tenté de plaindre les commerçants qui garderont, après la guerre, lai spécialité da vendre des chapeaux. Comme de reste ja suis tenté de plaindre les chands d'habits et les chausseurs, pour ne parler que da ces trois catégories d« négociants. L'habitude que nous aurons contractée de fair» flèche de tout bois, j'entends d'utiliser à l'extrême tout ce qui peut concourir à la beauté ou à la décence de notre aspect extérieur, la perdrons-nous î Je ne le crois positivement pas, et, pour mon compte personnel, j'affirme que je la garderai précieusement. Je n'ai qu'un regret, c est d'être arrivé à un âge où il est bien tard pour songer à faire des économies. Mais, si j'avais vingt ans ou même trente, je répondrais d'arriver à épargner suffisamment d'argent, rien que sur mes dépenses de toilette, pour1 pouvoir couler une tranquilla vieillesse à l'abri du besoin. En somme, nous aurons appris que, quand nous nous payons un costume, nous nous en payons deux en réalité, qu'il en va de même quan<S nous nous offrons un couvre-chef judicieusement choisi et qu'il y a moyen de faire durer une paire de chaussures, sans rabis-toquages trop apparents, deux fois le tempe qu'elle durait avant la guerre. Il n'est qua de s'y prendre à temps et de n'avoir pas peur de mettre quelque produit caoutchouW là où il y avait du cuir. Or, faudra-t-il plaindre les commerçants dont je parlais tout à l'heure 1 Il me parait que les tailleurs et le^ chausseurs ne sont, en réalité, pour rien dans la hausse fantastique des prix qu'ils nous réclament. Ils ont acheté les tissus e* le cuir à très chers deniers et encore n'ont' ils pu sa réapprovisionner que dans une mesure assez restreinte. Mais les chape-diers — les grands chapeliers surtout ï Geux-ci ont vécu uniquement de leurs stocks puisque, depuis le début des hojiili-■'tés, on n'a plus fabriqué un seul chapeau en Belgique et qu'il ne nous en est pas venu du dehors. Alore, la vérité san3 fard ni phrases est qu'ils nous vendent aujourd'hui' à des prix qui varient entre quarante e' quatre-vingts francs, des galunns que le! fabricants verviétois, pour ne parler (jue d» nos seuls industriels, leur cédaient à qua< ranif-six francs la douzaine» Vous voye» par là quelle est la marge de leur hénéfief et même qu'en tenant compte du renchérissement de la vie, il n'est pas exagéré d? dire qu'ils nous la font un peu à 1 oseille. Il est vrai, d'autre part, qu'ils peuvent ob- \ jecter que leurs stocks s'épuisent et que, s'ils ne veulent pas mourir de faim, il leur. faut penser à l'avenir et mettre de côté quelque poire pour la soif. J'en veux bon-nassement convenir, sans autre examen. Tout de même il n'est pas drôle de devoir lâcher une cinquantaine de francs pour un trois françois dans la fabrication duquel il n'est même pas entré un seul poil de lapinï A ce propos, ne serait-on pas tenté dJ croire que certains ont accaparé les lapins pour pouvoir nous en poser à jet continu ?. Heureusement, nous avons Messieurs les retourneurs..,- Vendez à gros prix vêtements, tentures, lourrures.- 13, rue Phl< lippe-de-Champagne, à Bruxelles. 5275? Grives Ma parole! je n'ai plus vu une grive sui mon assiette depuis l'automne 1915. J'ai souvenance qu'au début de cette année-là, parlant avec un mien copain de Maurice des Omj biaux, il me dit : « Ca ne fait rien, mon vieux! tu le verras rappliquer, d'où qu'il soit, à la) saison de la tenderie, et ça veut du reste dires puisque des Ombiaux est à l'étranger, que la guerre pour lors sera finie... » Or, l'automnr de 1915 a passé, puis celui de 1916, pui£ celui de 1917, et je commence à désespérer de revoii des Ombiaux rappliquer cette année-ci en< core. Et c'est bien embêtant de devoir se dire que les grives, uns fois de plus, vont nous passer sous le nez sans qu'il en tombe un» dans notre assiette. Evidemment, des gens en tâteront qui voudront et pourront y mettre la prix, car rarissimes sont les choses qu'à 1s condition de ne pas marchander on ne trouva pas sur le marché. Mais nous, les amateurs non millionnaires, qui avions accoutumé de ne pas sortir plus de dix sous au grand maximum pour une grive, comment ferons-nous donc pour qu'il nous en tombe, fût-ce une seule toute rôtie, dans la bouche ? Sans compter que la grive ne s'imagine guère sans un vieux flacon de Corton, de Nuits ou de Clos-Vougeot, et que la moindre bouteille de vinasse se paie aujourd'hui un louis au bas mot I... Et vous prétendez qu'il y a une justice en ce bas monde? Laissez-moi donc poufferI...- Vous verrez en outre que, rien que pour nous faire enrager, les grives seront cette année particulièrement abondantes. J'en ai vu déjà pas mal, l'autre jour, passer dans le ciel clair de telle enceinte de la forêt de Soignes à telle autre enceinte, et en filant par-dessus ma tête, si haut, si haut, elles m'ont paru siffler à la façon du merle moqueur. Aussi y a-t-il des chances pour que nous ne tâtions même point de ce dernier oiseau, que la sagesse des nations nous conseille de nous mettre sous la dent à défaut de grives. Après tout, on peut se passer et de grives et de merles, comme on peut se passer des onctueux compléments pelure d'oignon dont je vous disais un mot tout à l'heure, et la meilleure preuve en est que nous ne sommes morts, ni vous ni moi, pour nous en être abstenus depuis quatre ans. L-a sagesse — la vraie — est de se dire que le pain du Comité National a du bon; que la torréaltne est une boisson autrement hygiénique que le Cham-bertin, fût-il de derrière les fagots; qu'on peut, à frais minimes, préparer d'excellent pain d'épices avec du son et du miel artificiel, et que tout, sauf Dieu, les récompenses et les peines éternelles, a une fin, puisque tout a eu un commencement. Donc, nous mangerons des grives en 1919, à' moins que cette année-là, pour nous faire enrager toujours, le hasard fasse qu'il n'y en ait pas... Un visionnaire Nombreux sont les visionnaires, les prophètes, les émules de Nostradamus, qui ont prédit les événements actuels en termes aussi vagues que diffus. Le Journal de Paris vient d'en découvrir un nouveau qui, sans être aussi prolixe que ses congénères, parle un langage m cpmhlfi nvmr mis flans 1a ï&as'ilB 10P Octobre "8918 JOURNAL QUOTIDIEN — XL,e Numéro SO Centimes 5* AîïKéia. — ^ PRIX DES ANN i* 1391 WAi-Wr.' I II I 11 Ml IONCES :

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Dit item is een uitgave in de reeks La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie behorende tot de categorie Gecensureerde pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1914 tot 1918.

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