La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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s.n. 1918, 24 Juni. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Geraadpleegd op 24 februari 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/m61bk1870h/
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L'offensive alismande à l'Ouest Londres, 23 juin : On mande de Paris au Timet : — La physionomie de Paris est en ce moment celle de l'automne 1914. Les rues sont désertes au point que l'on se croirait dans un village de l'Ecosse et non dans une capitale. 11 n'en ïaut pas chercher loin la raison : le gouvernement se prépare aux pires éventualités. Tous les civils Qui n'effectuent pas une besogne importante ou indispensable sont invités à quitter la ville alors que leur départ est encore possible et non d'attendre qu'une soudaine panique se produise. La création de bureaux charges de faciliter l'évacuation de la population civile a frappé les optimistes de stupeur. Toutefois, aux dernières nouvelles, les Parisiens semblent convaincus par les mesures prises en temps opportun que la sécurité de leur chère capitale est en bonnes mains. » •e* Zurich, 23 juin : : De la i utcIict Morgenzeituno : — Une partie de l'armée française de Salo- nique a été rappelée en France, » •** Calais, 23 juin : L>u Petit Calaisien : — Les aviateurs allemands ont attaqué Calais la semaine dernière. Cent cinquante personnes ont été tuées. Les victimes ont été enterrées lundi. Deux familles, l'une de neuf personnes et Vautre de cinq, ont péri. » OPINIONS DE LA PRESSE De M. Lovât Fraser dans le Dailu Chronicle : — Sur le Iront à l'Ouest, il serait désirable que les Alliés exerçassent des compagnies dans l'art de masquer les mouvements, art dans lequel les Allemands sont passés maîtres et qui seul leur a permis d'obtenir les résultats surprenants de la Marne. Ils ont si bien réussi à masquer leurs canons que les Alliés ont découvert l'endroit d'où la pièce à longue portée bombarde Paris il y a quelques semaines seulement. » Dans un autre article, M. Fraser écrit que les Anglais ne parviennent pas encore à se rendre compte qu'une attaque allemande contre les côtes de la Manche constitué une menace directe pour Londres. Une attaque de ce genre aurait pour conséquence d'englober le sud-ouest de l'Angleterre dans 1e front et il deviendrait dans ce cas indispensable d'évacuer une partie de la population de Londres, car il est impossible de laisser une agglomération de 7 millions d'àmes si près du front. Certes, la situation de Londres ne serait pas encore aussi inquiétante que celle de Paris, mais les Londoniens auraient alors cent manières d'éprouver à leurs dépens combien ia situation se serait modifiée, et combien les Allemands sont décidés coûte que coûte à en finir avant la mise en ligne du.gros des troupes américaines. mm » | Du chroniqueur militaire du Journal suisse j Ostschweiz : — Les Allemands sont à 12 kilomètres de Compiègne. Est-ce à dire que la place de Paris soit directement menacée? Assurément non, aucun danger direct ne la menace encore ; les travaux de défense de la position fortifiée s'étendent en effet à une profondeur telle qu'il faudra encore maintes attaques vigoureuses pour les culbuter. Mais la pression morale et matérielle exercée sur la capitale va sans cesse croissant. Il ne faut pas perdre de vue, en effet, qu'il y a trois moisle front allemand était à une distance de 100 kilomètres de Paris et qu'il s'en trouve aujourd'hui rapproché jus- 'qu'à 60 kilomètres. La menace ne vise pas tant la capitale politique et administrative de la Fiance, qui peut sans grande peine être transférée dans une ville l'arrière; elle vise bien plutôt et en tout premier lieu lo centre de communications le plus important et le siège principal des industries d'équipements militaires, qui ne peuvent pas, eux, être du jour au lendemain transférés ailleurs. Dans un autre ordre d'idées, le commandement supérieur des armées de l'Entente est obligé de concentrer sur ce point, pour la défense éventuelle de Paris, des forces considérables qui évidemment font défaut sur des points éloignés du front où peut se déclancher la nouvelle offensive. Bref, malgré les apparences, nous ne croyons pas que Paris soit menacé en ce moment.Nous est avis plutôt que le commandement allemand s'attache à maintenir avec des forces considérables la pression qu'il exerce dans ce secteur en vue de pouvoir continuer son travail d'effritement sur d'autres points du front. » EN ITALIE Rome, 22 juin : Le gouvernement a renforcé le contrôle sur les ports italiens. Cete mesure serait motivée par l'extension de la peste aux Indts britanniques, épidémie quo les navires risquent d'amener dans le pays. Paris, 23 juin : Du Petit Journal : — Sur le front italien, la situation est grave dans la région des lagunes. L'avance des Autrichiens constitua une menace directe pour Venise. Mestre est â portée de l'artillerie ennemie. Le chemin de fer Trévise-.Mestre est gravement menacé. La guerre navale Amsterdam, 22 juin : D'après un communiqué du ministère de la marine à Washington, deux petits croiseurs auxiliaires allemands avaient entrepiis vers la lin de 1917 une croisière dans les eaux de l'océan Pacifique. L'un de ces deux croiseurs était le ci-devant schooner français Lu-tèce; l'autre était une chaloupe à moteur. Les deux navires avaient comme, équipage les survivants du Seeadlcr, échoué au mois d'août 1917. Le paquebot à bord duquel le premier ministre d'Autriche, M. Hughes, avait pris passage pour se rendre à ia côte occidentale américaine a été attaqué avec succès par un croiseur auxiliaire. *** La Haye, 22 juin : Le steamer Kamederland, chargé de maïs et de marchandises diverses, qui avait été retenu par les autorités portugaises dans le port de Saint-Vincent et qui avait pu rejoindre Halifax, a reçu 1'autorisati.on de continuer sa route et peut être attendu l'un de ces jours en Hollande. Christiania, 25 juin : Les compagnies d'assurance norvégienne 1 contre les risques de guerre ont porté la prime annuelle pour les vapeurs et les voiliers -^ui naviguent à la côte orientale de l'Amérique de 4 à 8 p. c. Berlin, 23 juin : Les nouveaux moyens de défense mis en œuvre par nos ennemis contre les dangers de ia guerre sous marine ont eu pour consé- I quence de rendre plus lourde la tâche assumée par nos submersibles, mais il n'apparaît pas qu'ils aient sur leur action une influence décisive. Lo nombre des navires qu'ils ont avariés ou partiellement détruits a augmenté dans des proportions considérables. La liste de Lloyds du 21 mai indique que 5,307 navires, jaugeant ensemble lb 1/2 millions de tonnes, ont dû entrer dans des chantiers de réparation dans ie courant des neuf derniers mois, soit 400,001] tounes par muJL Ce pourcentage s'est accru encore dans car derniers temps, et l'on peul admettre hardiment qu'il atteint en ce moment 500,000 tonnes par mois. Il y a eu une semaine pendant laquelle le tonnage des navires en réparation atteignait 2,120,000 tonnes. Des hommes du métier, revenus d'Angleterre, assureni que tous les chantiers navals anglais, à l'exception de ceux de la firme Bérland et Wolff, à Belfast, ont dû interrompre la construction de nouveaux navires pour s'occuper exclusivement de réparations. M. Geddes a dû convenir à la Chambre des Communies que les ouvriers occupés aux réparations auraient été à môme de construire, au cours de l'année écoulée, au moins 1 million de tonnes brut de nouveaux navires. I,e Tennis du 24 mai déclarait que, pendant les quatre premiers mois de l'année, des navires jaugeant 8 millions de tonnes avaient été réparés sur les chantiers anglais, contre 1 million sur les chantiers français. Si l'on admet le chiffre moyen régulier de 2 millions de tonnes pour les navires en réparation, en se rend compte de l'importance des dommages causes à la flotte alliée par les sous-marins allemands. Berlin, 22 juin : L'Amirauté anglaise publie le communiqué suivant : — Une escadre anglaise en reconnaissance dans le nord de la baie de Héligoland a ét* attaquée le 19 juin au matin par des hydro av ions allemands. Ceux-ci n'ont pas atteint nos navires, mais un d'entre eux a été descendu ei détruit par notre canonnade. » L'Agence Wolff mande à ce propos : —- La rencontre de nos avions avec les na vires anglais a eu lieu à environ 120 milles marins au nord-ouest de Héligoland, donc très loin en dehors de la baie. Une bombe de l'un de nos avions a vraisemblablement attein un contre-torpilleur ennemi, car on y a ob servé une colonne de fumée blanche s'élevan derrière la cheminée d'arrière. Comme, d'apré: des informations e*6 journaux danois, ur avion anglais a été forcé d'atterrir au Dane mark le môme jour, il est à croire qu'il y a été obligé par des avaries reçues au cours d'ur combat aérien. Un de nos hydroavious n'es pas rentré. » •*« Rotterdam, 22 juin : Le Maasbode annonce l'échouage à la côte norvégienne du vapeur anglais Aldworth chargé de minerai. Berne, 22 juin : La Feuille d'avis de Lausanne du 8 juin pu bile l'information suivante : — Un jeune officier de la marine marchand! anglaise, qui a épousé une jeune fille de Neu châtel, a été dernièrement présenté au ro d'Angleterre, qui lui conféra une haute dis tinction pour avoir coulé un sous-marin aile mand. Le navire de commerce qu'il comman dait ayant été attaqué par le sous-marin, rêus sit à s'échapper et envoya au submersible de coups de canon qui le touchèrent en plein e le coulèrent avec son équipage. Malgré les ac pels des matelots, l'officier anglais refus? de prêter nssistanca aux naufragés, qui péri rent dans les flots. » La Feuille d'avis reproduit cette informatioi et ajoute : — On a souvent reproché aux équipages de sous-marins allemands de ne pas s'inquiète de leurs victimes, mais il n'est pas d'exemple que ces équipages en aient tiré quelque flert et qu'on en ait pris prétexte pour les présen ter & l'Empereur et leur accorder des distinc lions. » L'Agence Wolff note en marge : — Ce nouvel exploit glorieux forme le digni pendant de celui par lequel se distinguèren les gens du King Slephen et leurs camarades en maltraitant le premier lieuteant allemant Crompton. Nous proposons au roi d'Angle terre de désigner la haute distinction qu'i conféra à cetto occasion, sous le nom d'Ordri du Baralong. » EN AMÉRIQUE Paris, 22 juin : On mande de Washington à YEcho de Paris — Le gouvernement va déposer au Congrès un projet de loi étendant le service militaire obligatoire à tous les hommes âgés de 20 i \ 31 ans sans exception. » Négociations de paix Constantinople, 21 juin : Les délégués de la Géorgie et de l'Arménie sont arrivés le 19 juin a Constantinople poui prendre part à la conférence. On attend d'ur instant a l'autre l'arrivée des délégués turcs parmi les délégués géorgiens, on trouve M Geschekori, ancien membre do la Douin; d'Empire, qui assuma le poste de président di Conseil lors de la proclamation de l'indépen dance du Caucase. M. Geschekori a déclare aux représentants ottomans qu'a la conférence de Constantinople, qui sera d'une importance politique significative, toutes les question! d'ordre politique et économique, et en parti culier les questions des frontières, pourron sans grands efforts être résolues définitive ment. Les rapports que les trois Républiques entretiennent entre elles sont excellents ei «e consolideront à l'avenir. Les relations avec lé Turquie seront marquées au coin d'une fran cne amitié. Le steamer Général von Poti, à bord duque: voyagèrent les délégués, a amené également ! 2,000 prisonniers austro-hongrois venant di Caucase et retournant dans leurs foyers. Les événements de Russie Stockholm, 22 juin : Lo journal officiel russe Isvestia s'élève vivement contre les agissements des éléments russes ejui s'efforcent de lancer le pays dans une nouvelle guerre, à laquelle il n'est pas préparé et qui ne peut lui apporter aucun avantage. Les révolutionnaires russes s'opposeront de toutes leurs forces à ce projet. Les socialistes, traîtres à la cause sacrée, s'illu sionnent gravement s'ils s'imaginent servir la révolution en affaiblissant le prestige du gouvernement des Soviets dans lo monde. Le gou vernement est convaincu que des milliers d'ouvriers et de paysans sont prêts à prendre les armes pour défendre le gouvernement des Soviets, et les masses populaires ne permettront jamais que la Russie soit entraînée dans une nouvelle guerre contre l'Allemagne. Les Alliés savent parfaitement qu'en gagnant à leur cause, contre les Soviets, certains éléments de la société, ils provoquent la guerre civile en Russie. A la veille des grands événements qui se préparent et qui pourraient influencer le sort du pays sinon provoquer une formidable catastrophe, nous nous plaisons à répéter le conseil que nous avons déjà émis ù l'adresse des Alliés, que la politique la plus avantageuse pour les deux parties est celle qui incite les Alliés à reconnaître et à soutenir le gouvernement des Soviets et la révolution russe et à lui prêter aide et assistance pour faire revivre la vie économique. Toute autre politique n'est pas seulement une faute : c'est un crime dont les peuples eux-mêmes pâtiront. *** Shanghaï, 22 juin : On mande de Charbin, à la date du 17, quo Sernenoff a été forcé de précipiter sa retraite vers la Mandchourie, 3,000 de ses cosaques ayant passé à 1 ennemi après avoir tué leurs officiers, et les troupes de la Garde Rouge menaçant les flancs de son armée. D'après une information do Pékin, le général Sernenoff se retire dans la direction de la frontière chinoise, qui est gardée par des forces importantes Les troupes ont reçu l'ordre de ne rien entreprendre contre les bolçhe-vastes tant que ceux-ci ne menacent pas la frontière. •** Moscou, 22 juin : : Le gouvernement bolcheviste a été renversé dans le district de Samara. Les Soviets ont été déclarés déchus et dissous. Un groupe, à la tète duquel se trouve le colonel Galkine, a pris le commandement militaire. De nombreuses maisons do la ville ont arboré l'ancien drapeau national russe. DEPECHES DIVERSES La Haye, 22 juin : Le ministère des affaires étrangères vient de publier le texte des notes échangées entre les gouvernements anglais et américain d'une part et le gouvernement néerlandais d'autre part au sujet de la saisie par les Alliés des navires hollandais. *** Londres, 22 juin : Du Daily Express: — Une enquête ordonnée par M. Lloyd George à la suito de certains incidents a amené la révocation de quelques fonctionnaires d'origine étrangère. » Londres, 22 Juin : Après une courte discussion, la Chambre des • Communes a voté en troisième lecture les cré- • dits demandés par le gouvernement, *** . Paris, 21 juin : • ; Le correspondant du Temps mande de Lon-■ dres que les déclarations de lord Curzon concernant l'abandon du Home Rule ont provo-» que un légitime émoi en Angleterre. 11 ajoute 1 que le gouvernement anglais a conçu un projet beaucoup plus grandiose que le Home Rule pour l'Irlande. Il s'agit, notamment, de ia 1 transformation politique du royaume de • Grande-Bretagne en une fédération des îles anglaises. Le projet serait mis à exécution dans le courant de l'automne. En échange du Home Rule, l'Irlande serait placée sous une autre forme de gouvernement politique, aussi- ' tôt que le nouveau projet de service obligatoire serait Drêt à être mis à exécution. La réorganisation du royaume sur des bases fé-dératives est étudiée par une commission spé-" ciale qui sera reçue par M. Lloyd George, à qui elle exposera les avantages de la réforme ! politique. D'après les principes admis par la Commission, l'Irlande et l'Ecosse seraient pla-1 cés sur le inêmë pied. On dit ejue M. Lloyd " George a l'intention d'accorder le Home Rule • à d'autres îles anglaises. Londres, 22 juin : 3 Quatre Irlandais en vue, MM. l'avocat Sulli-1 van, cAUvplique et nationaliste, Maurice Dock- - wel, directeur d'une grande firme de Dublin, 1 Henry,,jVIao Maughlii» et ;o capitaine Gwynn, - député-nationaliste, ont été chargés de là- cou* stitution d'un conseil de recrutement. 1 Saint-Gall, 23 juin : 5 On mande de Paris au Sint-Gallener Tage-[ blatt : \ — Des représentants de la classe ouvrière 3 ont exposé, il y a quelques jours, à M Clemenceau, leurs dispositions au sujet d'une paix éventuelle. Ils réclament le droit de discuter la paix et demandent que le gouvernement soit plus confiant dans le prolétariat et qu'il J remplace par une politique de conciliation les 1 mesures de coercition appliquées en ce mo- • ment; enfin, ils demandent à être mis en état 1 de remplir leur tâche internationale. On n'a " aucun renseignement quant au résultat de cet 1 entretien. » *** Paris, 22 juin : M. Louis Martin, député du département du Var, a déposé un projet de loi conférant aux femmes le droit de vote à toutes les élections départementales et communales. *** Paris, 23 juin : On mande de Madrid au Matin : | — Avec l'approbation des autorités, des réunions vont avoir lieu élans toutes les grandes ' villes de l'Espagne pour discuter la question nationale de la ville et du détroit de Gibraltar. Le Congrès socialiste a adopté une résolution approuvant les visées de l'Espagne sur Gibraltar.Vienne, 20 juin : La Wiener Arbciler Zcitung annonce que l'Allemagne a renoncé aux 300 wagons de pommes de terre hâtives que la Hongrie s'était engagée à lui livrer, de sorte que l'Autriche recevra 600 wagons. Berlin, 21 juin : Une formidable explosion s'est produite ce matin, à 11 heures, dans une fabrique de films. Quinze personnes ont été brûlées vives et huit personnes grièvement blessées. •% Berlin, 22 juin : On mande de Vienne que le comte Burian a refusé de faire aux Polonais une déclaration quelconque au sujet de la solution de la question de Galicie, pareille déclaration ne pouvant se concilier avec sa situation de ministre des affaires étrangères ni avec sa position vis-à-vis de l'Allemagne. Vienne, 22 juin : Le Club polonais du Reichsrat a voté à l'unanimité une résolution dans laquelle, tout en se déclarant disposé en principe à voter le crédit nécessaire à l'Etat, il refuse son appui au cabinet Seidler. *** Sofia, 22 juin : Le nouveau Cabinet a été constitué sous la présidence de M. Malinof. La plupart des membres du Cabinet appartiennent au parti démocratique.•*# Londres, 21 juin : On mande d : Pékin à l'« Associated Press» que l'accord sino-japonaLs, dont 'J a été question ces jours derniers, prévoit la défense des frontières du nord-est par lés Iroupes chinoises placées ous les ordres d'oîliciers japonais, l'échange d'armes, de cartes de juerre, de matériel, ":nsi que la couverture des dépenses par ie Japon. Les Japonais se réservent le contrôle des chemins de fer, la construction des travaux de défense et l'exercice de la police miliIcare dans les territoires des opérations. I^a Chine, de son côté, a posé comme conditions, que l'accord ne sortirait ses effets qu'au cas où la situation sino-japonaise rendrait les opérations nécessaires, que l'accord deviendrait caduc après la cesaatton des hostilités et, enfin, que les opérations se borneraient aux frontière» du nord-est^ «*«> Amsterdam, 2ÎÎ Juin : On transmet de Tokio au Times une information du journal conservateur Dachischi disant que les Alliés envisageât sérieusement aujourd'hui l'éventualité d'une interventic^a-ponaise en Sibérie. La question va se mettre à bref délai au premier plan de l'actualité; CommuaiquBs Officiais Communiqués des Puissances Centrales. Berlin, 23 juin. —■ Officiel do ce midi : Théâtre de la guerre à VOuesl. Armées du feld-maréchal prince héritier 'Rupprecht de Bavière : Des deux côtés de la Somme, les opérations de l'ennemi sont restées actives. Une attaque exécutée la nuit par les Anglais près de Mor-lancourt, entre l'Ancre et la Somme, a croulé sous notre feu. Armées du prince héritier allemand : Nous avons repoussé des attaques partielles françaises au sud-est de Méry. Au sud-ouest de Reims, nous avons fait 3o prisonniers dans un court combat d'infanterie avec des italiens. Lo lieutenant Lôwenhardt a remporté sa vingt-huitième victoire aérienne. Berlin, 22 juin. — Officiel : Pendant le mois de mai, 614,000 tonnes brut du tonnage marchand que peuvent utiliser nos ennemis ont été détruites. Le tonnage mondial qui était à leur disposition a donc été réduit, rien que par les mesures de guerre prises depuis le début des hostilités, de 17,730,000 tonnes brut en chiffre rond, dont 10,828,000 tonnes brut ont été perdues par la flotte marchande anglaise seule. 11 résulte des constatations faites dans l'entre temps qu'outre les pertes de na/ires marchands de no^ ennemis ou de navires étrangers naviguant pour leur compte que nous avons signalées pour le mois d'avril, des navires jaugeant au total 56,000 tonnes brut ont été amenés gravement avariés dans les ports de l'Entente au cours de ce même mois. Constantinople, 21 juin. — Officiel: Sur le front en Palestine, les opérations n'ont pas dépasse leur limite habituelle : canonnade réciproque et activité aérienne. Sur les autres fronts, le calme prévaut. Communiqués des armées alliées Paris, 22 juin. — Officiel de 3 heures : Nous avons repoussé des coups de main ennemis dans la région de Belloy et en Haute-Alsace. Nous avons enlevé de notre côté un poste ennemi au sud-est de Saint-Maur et fait des prisonniers. Rien 4 signaler sur le reste du front, Paris, 22 juin. ~ Officiel de 11 heurse : Lutte d'artillerie intermittente en quelques points du front. Journée calme partout ailleurs» *** Londres, 22 juin. — Officiel : Hier soir, au cours d'engagements entre patrouilles et d'attaques, nous avons fait des prisonniers et inflige des pertes à l'ennemi dans les secteurs de Villers-Bretonneux et de Stra-zeelo.Par ailleurs, rien des pécial à signaler. « * * Remis, 21 juin. — Officiel : La pression exercée par les Autrichiens sur le Montello ne s'est pas atténuée hier, ma-s nos troupes y ont parfaitement fait face en contre-attaquant sans cesse, et elles sont parvenues à reprendre du terrain. Les tentatives faites par l'ennemi pour avancer vers Teftiést' et vers le sud ont ou pour résultat de'i^Ôte le combat particulièrement violent à Ëegfc de "la ligue Casa-Ghellef-Bauaria et dans les environs de la gare d'Hervesa. La brigadei*#e Pise a atta-. qué avec un courage admirable; elle a fait 400 prisonniers et s'est emparée d'un grand nombre de mitrailleuses; en outre, elle a repris à l'ennemi deux de nos batteries de calibre moyen intactes et qui ont été rapidement remises en action. Sur la Piave, le combat est devenu plus vio-leilt dans quelques secteurs. A l'est de Candelu, une attaque ennemie a été nettement repoussée. Plus au sud, près de la hauteur de Fagata Zenson, nous avons continué sans interruption la contre-offensive commencée dans la nuit du 10 au 20, et nous avons pu nous réinstaller dans les positions que nous occupions la veille. L'ennemi a subi des pertes dont les chiffres sont en rapport avec la résistance que la vaillance de ses troupes nous a opposée ; en outre, il a laissé quelques centaines de prisonniers entre nos mains. Dans le secteur situé à l'ouest de San Dona, les Autrichiens ont tenté une importante opération contre ie Losson. Bien qu'elle fût contre-battue par notre feu incessant, ils ont renouvelé quatre fois leurs attaques et n'y ont renoncé qu'au moment où, épuisés par leurs portes extraordinairement élevées, ils ont dû se résigner à reculer devant l'incroyable bravoure dont a fait preuve la brigade de Sar-daigno Sassari, appuyée par un bataillon du 110e régiment d'infanterie et par !e 9a bataillon des cyclistes bersaglleri. Au nord de Cortel-lazzo, des détachements de matelots italiens, rivalisant de hardiesse avec nos bersaglieri, ont pénétre dans les lignes ennemies, fait 200 prisonniers et solidement maintenu le terrain gagné. Près do Cava-Zuccherina, nous avons élargi notre tête de pont. Le nombre des prisonniers faits depuis le début de la bataille s'élève à 12,000. Au cours du combat qui se déroule depuis plusieurs jours sur le terrain difficile du Montello, toutes nos armes se sont particulièrement distingué îs. Malgré le temps défavorable, nos aviateurs ont encore développé hier leur activité habituelle. Onze appareils ennemis ont été descendus. Pour la première fois, nos avions et ceux de nos alliés ont rivalisé avec les pilotes américains, qui, à peine arrivés sur le front, ont voulu participer à la bataille. L'héroïque major Baracca, qui a remporté le 19 juin sa trente-quatrième victoire aérienne, n'est pas rentré. tjMaaaugtfTKynTmia-TBs^oganJHi i wmntafrTre'iasMKgaaBaMKMi OPINIONS ET COMMENTAIRE On mande de Berlin à la Gazette de Cologne : — Au cours de ces deux dernières semaines, des voix se sont fait entendre qui, depuis bientôt quatre années que dure la guerre, étaient restées muettes ou n'avaient, "dans les endroits où elles se sont élevées, jamais parlé qU'un langage sans clarté. La presse française tout particulièrement, dans les commentaires qu'elle consacre h. la situation, semble faire parfois écho à des considérations souvent émisés dans les journaux allemands en ce qui regarde le désir de voir bientôt revenir la paix, et elle publie même des considérations qu'elle tire de son propre crû. Il est évidemment difficile do savoir si ces voix ont bien le ton de la sincérité ou si elles ne parlent que dans l'intention de soulever des protestations. On peut, en effet, supposer que le langage qu'elle parle est calculé dans cette intention. On peut imaginer cependant, en lisant certains journaux français, que l'Entente se prépare, en-présence de la situation militaire, à réfléchir sérieusement, et le moment n'est peut-être pas très éloigné où elle se fera, du présent et de l'avenir, une conception qui pourra servir de base à une discussion. Jusqu'à présent, les dispositions en faveur de la paix ne se sont manifestées que du côté allemand. Nous avons toujours fait des offres, que les Français ont toujours refusées. Si l'attitude nouvelle que nous signalons repose sur des intentions loyales, on pourrait dire que tout au moins un léger pas en avant se dessine dans la voie qui doit rendre la paix au inonde. Ce ne serait évidemment qu'un commencement, mais un commencement tout de même. » m lEïïaiiiTS wimm IX J'ai décidé de ne pas pousser plus loin pour l'instant l'examen des papiers d'où j'ai extrait les renseignements que vous avez pu lire. A quoi bon continuer cette fastidieuso besogne 1 J'ai voulu prouver que les R. B. étaient gérés en dépit du bon sens, et je crois que cette preuve est surabondamment faite. Dites tous ce que comme moi vous pensez, à savoir qu'il eût fallu mettre A la tôte de cet organisme un industriel ou un commerçant d'une valeur éprouvée, capable de passer un marché sans risquer de se faire rouler. Même il eût fallu plusieurs directeurs, chacun ayant sa spécialité d'achats. Cela ne tombe-t-il pas sous le sens ? Or, on a mis cette affaire énorme, où il 6'agit de manier des millions, entre le« mains d'un ancien ouvrier gantier qui n'avait, à toute évidence, aucune préparation ù. l'exercice de cette profession. Je n'ai pas voulu faire le procès de cet homme. Je ne 1e connais pas. Je ne l'ai jamais vu. Et même, si j'écoutais cette voix qui, cependant que mon crayon court sur le papier, .-.'élève en moi, c'est plutôt sa défense que je serais tenté de prendre. Oui, je plaiderais volontiers les circonstances atténuantes. Laissez-moi vous raconter. J'ai eu avec un ami de cet homme, la veille même du jour où a paru ici le premier de mes articles sur les R. B., la conversation que je vais reproduire : — Vous le connaissez, vous, ce Monsieur?... — Oui, je le connais. Je suis même de ses amis. — Je vais avoir d'autant plus .de regret de le mettre en cause. J'ai des preuves nombreuses et irréfutables qu'il a très mal, qu'il a on ne peut plus mal dirigé la Coopérative des Restaurants Bruxellois, et j'estime nécessaire de lç dire. — C'est cependant un honnête garçon et un garçon intelligent par dessus le marché... — Vous aussi. Même je vous tiens pour un homme remarquable. Mais vous voyez-vous, avec l'honnêteté e: l'intelligence que je vous accorde, à la tête d'une affaire aussi considérable ? — A franchement parler, non. Je m'y serais perdu,' comme, hélas l cet ami s'y est perdt lui-même. » Je donnai à mon interlocuteur quelques dé tails felatifs notamment aux achats de bétai; pour compte des R. B. Oui, me dit-iL On est brusquement de venu quelqu'ua... C'est awlvé, et l'on y croît.. Tenez 1 le vois «eci très bien; cet homme esi au milieu d'un pré où pâture du bôtail; le pro priétaire d* ce bétail est IA, lui aussi; il fai' Partiel»; il dit des prix qui sont, afflrme-t-il les prke du jour. Et le mardié se fait, sans dis cussioa presque. Q*e voulez-vous que l'ache teur discute ? I* n'y connaît rien, rien de rien Et puis il est, n'est-ce pas, le directeur d'une affaire considérable ? U est quelqu'un. Et con vient-il qu'un homme de son essence, maniani des millions, descende à discuter avec un mar chand de bestiaux ? Il y a an l'espèce, croyez moi, comme une manière de folie des gran deurs, sûrement un phénomène d'ordre psy chologique... — Au fond, je ne suis pas loin d'être de votre avis, mais il faut cependant que je fasse appel à toute l'indulgence qui est en moi... — Faites c^t appel. En réalité, ce que vous trouvez surtout inadmissible; n'est-ce pas, c'esi qu'on ait choisi cet homme pour faire ce mé tier? Il ne s'est pas hissé lui-ûiéme a la hau tour où il se trouve : on l'y a mis. Et c'est cei « on », ce sont les gens qui l'ont nommé directeur de la Coopérative des R. B. qui sont, au fond, responsables de sa gestion néfaste. Pour quoi, puisque ces gens savaient, puisqu'il* avaient le devoir de savoir que ce dlrecteui n'avait aucune préparation, lui ont-ils ains laissé la bride sur le cou? Pourquoi ne l'ont ils pas arrêté à, temps ? Pourquoi ne lui a-t-oi: pas donné dos conseillers? Pourquoi... pour quoi... pourquoi?...» Au fait, je pense un peu comme l'ami de cei homme. De là à dire que j'excuse tous seî actes, que je dégage entièrement sa responsa bilité, il y a évidemment de ia marge. Mais, comme disent les bonnes gens, « il faut étr< juste», et j'ai tenu ù, expliquer, à propos de cet homme et de sa gestion, mon sentiment. *** J'ai appris qu' « une légume» des R. B., par lant des divulgations que J'ai faites ici, avai dit : — Cette campagne est infâme 1 II se peu' que dans ce qu'a dit La Belgique il y ait une part de vérité. Mais ce n'était pas le momen de révéler ces choses. L'auteur de ces divulga tions aurait dû comprendre que c'était faire œuvre impie et antipatriotique que de semer comme il l'a fait, la rancœur dans les dmes des milliers de clients des R. B. et la défiance dans leur esprit... » A quoi je veux répondre : — Je n'ai rien semé du tout : a y avait de U rancœur de reste dans les âmes et de la dé fiance en surabondance dans l'esprit des mil liers de clients des R. B. avant que j'eusse pris la décision de révéler ce que je savais. S'i fallait de cela des preuves, je les trouverais dans les centaines de lettres qui, depuis que les R. B. existent, rue sont parvenues et dont je n'ai jamais fait qu'un usage extrêmement dis cret. N ous ne savez rien, vous, le Monsieui dent je rapporte plus haut le langage, deî souffrances de la masse, des privations que surtout doivent s'imposer les citoyens appar tenant aux classes moyennes et qui, dans vos restaurants de malheur, n'ont jamais trouve d3 quoi apaiser leur faim! Est-ce que vous mangez aux R. B., vous ? Ah ! c'est une œuvre impie et antipatriotique que celle qui consiste à se l'aire l'écho des justes plaintes de milliers d'êtres humains qui depuis des mois, réclament vainement, parce qu'ils ont l'impression qu'ils sont grugés centre la façon dont ou les traite ? Est-ce vous ou est-ce moi qui leur ai infligé ce traitemen dont Ils se plaignent? En réalite, ne deman dez-vous point à ces gens-là un effort dont pai ailleurs, parce que vous no leur en donnez pas pour leur argent, ils sont incapables ? Si vous aviez en votre âme ce sentiment d'altruisme sans lequel le patriotisme n'est qu'un mot prê tant à de la déclamation aussi facile que gran diloquente, est-ce que vous n'auriez pas fait vous qui n'avez fait aucun effort, l'effort qu'ils attendaient de vous et qui leur eût épargné les plus inutiles privations ? C'est moi qui pour l'instant déclame ? Ceci, positivement, prêterait à rire, si 1a ma tière n'était si atrocement triste. Il s'agissaii d'abord, en l'occurrence, d'une question d'ar gent qui, en d'autres temps, n'aurait peut-être pas l'importance qu'elle prend dans Jes circonstances actuelles, mais il s'agissait surtoul d'empêcher des milliers de gens d'avoir faim, de souffrir inutilement, c'est-à-dire sans aucun profit pour aucune cause. Entendez-vous bien ce que je veux dire ? Et ce n'est pas rnoi, n'est-ce pas? qui vous al dicté cette phrase qui sert de conclusion aux documents dont je me suis inspiré et qu'il me plaît, bien que je l'ai citée déjà, de reproduire ici une fois encore : — De l'exposé qui précède, il résulte à toute évidence que si le bétail et la viande des R. B. avaient été achetés dans de bonnes conditions, la Coopérative aurait réalisé une économie d'au moins 100,000 francs en moyenne par mois, ce qui.lui eût permis d'éviter le déficit de 1 million qu'accuse l'exercice 1917, ou de réclamer une contribution moindre des bénéficiaires sans augmenter la part d'intervention des communes, ou bien encore d'améliorer dans une très forte proportion la valeur énergétique des repas. » Et vous eussiez voulu qu'en possession de cet aveu, je le considérasse comme nul et non avenu ? Que j'attribuasse toute la responsabilité do cette situation à l'homme —- et à lui seul — à qui, en aveugles, vous aviez remis le soiit de mener cette affaire à bien ? Que je vom H laissasse, vous qui êtes en réalité à la tête de l'Œuvre, qui aviez le devoir d'exercer un contrôle incessant sur les fonds engagés et de voir si vraiment on en faisait l'emploi le meil. leur et le plus Judicieux, que je vous laissasse dis-je, bien tranquilles ? Pourquoi, je vous le demande? Pour vos beaux yeux ? Vraiment non ! Et vous aurez beau crier que cette besogne, que je n'ai accomplie que parce qu'il s'agissait de l'argent et de la santé de milliers de pauvres gens, est une besogne infâme, vous ne ferez pas que je n'aie pas la conscience tout à fait en repos : vous n'êtes pas cinquante à crier à l'infamie, tandis que des milliers et encore des milliers d'êtres qui souffrent pensent ce que je pense et disent ce que je dis. Nous y reviendrons. PETITE GAZETTE Sages'femmes Vous avez pu lire ici, il y a deux ou trois jours, que l'administration provinciale du Bra-bant et le Conseil des Hospices de la ville de Bruxelles avaient donné avis, à toutes les personnes qui se sentent la vocation nécessaire» que trois places d'élèves sages-femmes boursières de la province de Brabant, une place d'élève boursière des Hospices et une place d'élève payante seront vacantes, au mois de septembre, à l'Ecole d'accouchement annexée à la Maternité de Bruxelles. A ce propos, trois accoucheuses, «lectrices assidues, m'écrivent : — Monsieur, nous avons pris connaissance de l'avis de l'administration provinciale du Brabant et du Conseil dçs Hospices de la ville de Bruxelles récemment publié dans votre journal, et nous voudrions mettre toutes les personnes auxquelles cet avis s'adresse en garde contre les terribles aléas du métier que nous exerçons. A cause de la pénurie du linge, des pansements, du combustible, etc., on peut affirmer, que les neuf dixièmes des accouchements se îont maintenant dans les maternités publiques ou privées, les cliniques et les hôpitaux. Depuis deux et même trois ans. les accoucheuses, diplômées établies dans Bruxelles et dans les1 faubourgs de l'agglomération n'ont, autant-dire, plus aucune besogne et nombre d'entre elles connaissent la misère... » Ce que ces lectrices assidues et charmantes me mandent m'avait été raconté déjà par des collègues à elles, qui, de je ne sais plus quei; faubourg, étaient venues me voir pour me, prier d'appuyer une requête envoyée par elles à leur administration communale en vue d'obtenir un relèvement du barème des honoraires alloués aux accoucheuses agréées pour les' accouchements des femmes indigentes. Elles! m'avaient donné, sur leur situation, des détails dont certains étaient vraiment navrants. Je me. rappelle notamment que dans cette commune où elles exerçaient, et qui est l'une des communes les plus peuplées de l'agglomération, il n'y avait eu en quinze jours qu'une seule naissance, tous les enfants mis au inonde dans ce laps de temps par des femmes de cette commune ayant vu le jour dans une maternité d'Ixelles par les soins des Petites Abeilles. 11 est certain que donner pour i instant à des jeunes filles le conseil do faire des études en vue de décrocher un diplôme d'nccoucheuse serait leur donner un conseil dangereux. Le petit portefeuille J'ai fait une barre, comme quand on joue à l'écarté, à chaque coup que le jeune homme • qui fait ici office d'introducteur m'a dit, ayant ouvert ma porte après y avoir fait toc-toc » : — Monsieur, c'est une dame — ou une demoiselle — qui vient pour le petit portefeuille. » Et je viens de faire le compte de mes barres : il y en a dix-sept. Et le petit portefeuifle est , toujours là, dans le tiroir de droite de mon bureau — avec son contenu..,. — Alors, Madame — ou Mademoiselle — vous avez perdu, dans le quartier du Marché aux Poissons, le lundi 17 juin 1918, un petit portefeuille ? — Oui, Monsieur. Figurez-vous... * Et j'ai eu à me figurer — c'est une figure — une dizaine d'aventures différentes. La version qui est revenue le plus fréquemment sur les lèvres d« mes charmantes visi-: teuses est celle qui se dégage du dialogue que vous allez lire : —• J'avais, Monsieur, placé mon petit portefeuille dans cette poche de ma robe. Elle n'est pas profonde, cette poche... — Pas assez... — Et puis, j'ai eu le tort de ne pas la faire recouvrir, par ma tailleuse, d'une patte avec un bouton à pression. — En effet. Mais ce n'est pas un petit porte- • feuille que j'aperçois là, dans cette poche (jue : vous me montrez ? — Si, Monsieur. — Et vous n'avez pas fait approfondir cette poche? Vous n'y avez pas fait mettre cette 1 patte dont vous parliez? Vous n'avez pas peur ! de perdre ce nouveau petit portefeuille? Ou; qu'on vous le vole ? — Oh 1 vous savez, PJonsieur, ces mésaven~ ■ tures-là, ça n'arrive guère qu'une fois... » Pour prouver le contraire à l'une de mes 1 visiteuses, je lui ai, sans avoir à y mettre grande subtilité et au moment où je lui fai-] sais sur le seuil de ma porte ma plus belle! révérence, enlevé, sans qu'elle s'en aperçût,1 1 sou petit portefeuille de la poche qui béait. Je j lui ai laissé faire, dans mon corridor, une] demi-douzaine de pas menus, puis je l'ai poli-1 ment rappelée : — Mademoiselle !... 1 — Monsieur?... Et votre petit portefeuille, qu'en avez-voua fait? » Léger tapotement sur la poche, puis regard ahuri vers lcelle et constatation de la disparition du petit portefeuille. — C'est une blague (sic), Monsieur? — Oui, Mademoiselle, c'est une blague, mais ce n'est une blague qu^parce que c'est moi... » Et d'expliquer, et de conseiller à la demoiselle de ne plus insérer son petit portefeuille, dans sa petite poche. Elle m'a formellement ' promis de faire mettre « dès aujourd'hui » une patte à sa petite poche, avec un bouton à ' pression, et de tenir son petit portefeuille bien en main en attendant le placement de cette pe-, tite patte à cette petite poche. Or, je l'ai suivie j des yeux tandis que sa fine silhouette s'enfonçait daas mon corridor, et au moment de saisir, i la rampô de l'escalier je l'ai vue remettre, | d'un geste de la toute dernière élégance et de j la toute dernière imprudence aussi, son petit portefeuille dans sa petite poche 1 Je n'ai pas insisté. A quoi bon ? Ne savez-1 vous pas de reste que les femmes, qui sont f d'ailleurs des êtres exquis, ont, ainsi que j'ai j déjà eu l'honneur de vous le dire, les linottes pour sœurs ? En attendant, comme dit l'autre, le petit portefeuille est toujours là — avec son petit contenu — dans le petit tiroir de droite de ' mon petit bureau... Au Boerenbond belge A la dernière assemblée du Boerenbond ; belge, des résolutions d'ordre pratique qui intéressent la généralité des citoyens, ont été prises. Tout d'abord, l'assemblée a exhorté vivement les membres à pratiquer dans la plus large mesure la justice et la charité, et leur • rappelle à ce sujet les principes exposés par le Comité directeur dans sa circulaire du 2 août 1917 ; les engage, dans les circon- j stances douloureuses de l'heure présente, à ' nn r V npo A nn KTKTPïïjrnumn . JTJiUKJM AL, QUOTIDIEN 7TT Z.e Numéro : 15 Centime& «swxv immimrm vr~zsf taf yh 5" Année. - N* 1293

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Dit item is een uitgave in de reeks La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie behorende tot de categorie Gecensureerde pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1914 tot 1918.

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