La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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12 november 1914
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s.n. 1914, 12 November. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Geraadpleegd op 26 mei 2020, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/3r0pr7p308/
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IAudi 12 Novembre 1914 N0 8 Jeudi 12 Novembre 1914 LA BELGIQUE ADMINISTRATION ET RÉDADTION Rue Montogne- e-*i<>ii, ItliUXELLES Bureaux : de 10 à 12 et de 15 à 17 heures JOURNAL QUOTIDIEN uxelles et Faubourgs : IO centimes le numéro Provinces : lï> Centimes le numéro La petite ligne . fr. 0.40 iiurniinra Réclame avant les annonces 1.00 ANNONCES „ Corps (lu journal 2.00 TVJpi*rnlr»mA O OO A NOS LECTEURS{1) Voiri déjà trois mois que la Belgique, entraînée malgré elle dans l'effroyable coi fl igration qui désole l'Europe, connaii les pirec horreurs dp la guerre et voit les maux qu'elle entraîne s'appesantir sur sa population.Matériellement, la masse de nos compatriotes n'a sans doule pas f ié toute éprouvée au même titr»>, mais on peut dire que personne n'éc happe aux souffrances morales de l'heure pré-c-nle, e; que ces souffrances sonl d'autant plus malaisément supportées que l'ab-ence de nouv. Ile. régulières pst faite pour énerver les tempéraments les plus placides. L'occupation étiangère a successivement provoqué la disparition de tous les organes qui se partageaient dans la presse la confiance du pay-, C'est donc précisément au moment où surgissent les événements les plus graves et où se posent les problèmes les plus an-gois.-ants, que le public se voit complètement privé de la ration de nourriture intellectuelle, si nous pouvons dire ainsi, qui lui est depuis longtemps devenue indispensable.Une spéculation sans scrupules n'a pas manqué d'adapter son ingéniosité à ce tte situa'ion anormale. Nous l'avons vue organiser d'abord le colportage à hauts prix de journaux étrangers, puis le lancement de prétendus extraits de ces journaux — extraits ayant le grave défaut d'être toujours, ou presque, inventés de toutes pièces — et enfin l'impression frauduleuse et la vente à prix fort de journaux soi disant français, bourrés de nouvelles aussi sensationnelles qu'imaginaires. Le seul fait que pareilles manœuvres — nous savons que la poli'e en recherche activement les auteurs — aienl pu réus-ir, démontre suffi-amment combien le public serait heureux «le pouvoir à nouveau s'inté-re-ser à une publication régulière digne de sa confiance, et c'est en considération de cet état d'esprit 'qu'un groupe ife journalistes a entrepris, malgré les difficultés di s circonstances, la rédaction de l'organe qui se présente aujourd'hui à ses suffrages. Nous avons osé le baptiser La Belgique. Assurément, la tâche qu'il ambilionne d° remplir dans l'intérêt de lou$ n'est pas facile. Tout d'abord — et c'est un premier point sur lequel une explication nette est indispensable — l'idée de sa création s'est heurtée au grave obstacle que constitua la censure imposée par les autorités allemandes. Nous soumettre à cette censure etait-il compatible avec, la dignité d'une profession que nous entendons remplir avec une scrupuleuse dignité ? Toute rcflexion faile, cette question a élé affirmativement résolue. Certes, la censure allemande, de même qu'antérieurement la censure belge, de même enc ore que celle qui fonctionne dans tous les pays belligérants, a le pouvoir d'empêcher la publication de toute nouvelle", de tout article qui ne lui agrée point. En revanche, elle ne saurait nullement imposer à l'organe qu'elle contrôle l'obligation de mettre sous les yeux de ses lecteurs un article dont il refuserait d'assumer la responsabilité. Du momenl que cette certitude existe — nous avons, obtenu a cet égard des assurances formelles et entièrement -alisfai-antes de la part des autoi iîés allemandes — il apparaît que la censure ne constitue pas un motif capable d'empêcher plus longtemps la Belgique tout entière, et I agglomération bruxelloise en particulier, de s'intéresser à un organe national désireux de renseigner de son mieux le pays sur les événements capitaux qui se déroulent, et décidé à défendre les intérêts nationaux aussi éneigiquement que possible dans les graves circonstances actuilles. **» Pour ce qui regarde nos informations, on nous objectera sans doule, e1 non -ans raisons, que l'ab-ence de communications télégraphiques et téléphoniques, et même de communications po-tales régulières, nuira forcément à leur intérêt Nous en tombons d'accord. Toutefois, nous avons la conviction qu'à confronter les divers journaux étrangers que nous sommes dès à pré-enl certains de pouvoir nous procurer, un de nos collaborateurs spécialement attentif pourra grandement faciliter à no^ I «leurs lu compréhension des rares documents, offl -iels ou autres, relatifs à la guerre, qui viendrai' ni à leur tomber sous les yeux. Eu même temps qu'ils pourront ain-i suivre plus sérieusement Ja marche des événements qui sont en pa-se de changer la face du monde, ils trouveront également dans La Belgique des articles documentés sur les nombreuses questions morales et matérielles qui les préoccupent actuellement au plus haut point. Qui oserait contredire à la légitime ambition, qui est riô re, de contribuer à f.icili'er le réveil commercial, indusiiic 1 et financier de la nation, en renseignant praiiqnement les intéressés dans la partie d" noire Otgcne spécialement consacrée à cet ordre d'idées? Nous tiendrons chaque jour nos lecteurs au courant de s faits dignes d'être commentés ou simplement relevés de la vie bruxelloi-e, en même temps que des correspondants que nous nous efforçons de nous attacher dans toutes les grandes villes les édifieront sur les conditions d'existence des divtr-es régions du pays. Une rubrique « Annonces „ remettra les nombreux commerçants et les particuliers qui en sont actuellement empêchés, à même de faire connaître à nouveau dans un organe belge répandu leurs produits ou leurs intentions : à ce propos, nous voulons souligner notre décision d'insérer gratuitement les demandes d'emploi,malheureusement trop nombreuses en ce moment. *** Bref le programme que non» nous somme tracé — l'exécution ne s'en affirmera que progressivement, mais peut êlie con-idérée comme certaine — vise à faire de La Belgique, en dépit des circonstances anormales qui momentanément doivent forcément entra-Ver son développement, le journal d'information-donli le besoin se fait incontestablement senlir. Nous avons au surplus ta conviction qu'il aura trop d'occasions; de se rendre ulile a la chose publique pour douter du caractère durable de notre œuvre. Nous sommes persuades que Lu Belgique, née au cours des heures les plus douloureuses que les Belges aient jamais connues, se trouvera aussi an premier rang de la presse pour se réjouir avec eux lorsque notre chère patrie, actuellement si malheureuse, connaîtra à nouveau des jours meilleurs. (1) Nous estimons qu'il eet nécessaire de reproduire a cette place, durant quelques jours et jusqu'à ce que notre publication soit plus généralement connue, l'ar-tiele-programme qui en dit nettement l'esprit, la portée et le but. LA GUERRE 99me jour de guerre Le seul fait de guerre dans l'Est Européen parvenu aujourd'hui à notre connaissance, de source allemande, consiste dans l'engagement de Konin. Très peu important en lui-même, comme on le verra ci-contre, il est à retenir en ce sens que là situation de Konin, sur la Warta à environ quarante kilomètres de la frontière allemande, tend à faire croire que l'inclusion russe jusqu'à Pleschen, que nous avons soulignée hier, a été le fait d'un parti de cavalerie très éloigné du gros des forces moscovites. Au surplus, nos appréciations relatives à la signification qu'il convient d'attacher à un retour en arrière aussi marqué des armées allemandes, parvenues à certain moment sur la Vistule, s'accordent bien avec la situation^réelle, qui peut définitivement se résumer comme suit : Lorsque dans la seconde quinzaine de septembre les Autrichiens se replièrent sur Cracovie, une armée allemande se massa sur la Nida, rivière du Sud-Ouest de la Pologne russe qui se jette dans la Vistule, rivegauche, à une cinquantaine de kilomètres de Cracovie. En même temps, une seconde armée s'établissait sur la ligne Posen- Breslau Une offensive commune conduisit alors les Allemands et les Autrichiens jusqu'à la Vistule et à la San, où ils étaient vers le 12 octobre, leur front s'étendant dès lors de Varsovie jusqu'aux Car-pat hes. D'abord surpris, les Russes rassemblèrent toutes leurs forces disponibles derrière la Vistule, mais ils ne commencèrent leur marche en avant qu'après avoir été rejoints par leurs troupes de couverture qui étaient restées loin en arrière à l'Est. Etant donné que les places fortes de Varsovie et d'Iwangorod rendaient cette tâche très difficile, l'état-major allemand ne voulut pas entreprendre dans ces conditions le passage de la Vistu'e. Les Russes essayèrent, eux, de la traverser à partir du 16 octobre. Ce fut d'abord sans succès, leurs attaqués simultanées d'Iwangorod à Varsovie-Norogeorgieste ayant été repoussées. Toutefois de nouvelles forces leur arrivant continuellement du Nord, la nécessité s'imposa aux Allemands de protéger leur aile gauche, et cei-i les amena à se replier pour se concentrer à nouveau en arrière. M aintenant qu'ils sont arrivés sur leur frontière, dans les régions protégées par les ouvrages avancées des villes fortes de'Poseri et de Breslau, un choc formidable ne peut plus guère tarder à se produire. 11 est à prévoir qu'il sera formidable, surtout si l'on en croit la dépêche de Copenhague du 7 novembre qui a appris au « Times « que, l'Allemagne expédiant continuellement à Breslau les garnisons de ses villes fortes de l'Ouest et l'Autriche des troupes venant de l'intérieur de la monarchie, ces deux puissances seraient arrivées à concentrer, sur la ligne formant le quart de cercle de Thorn à Cracovie, une armée de trois millions de soldats. Comme, malgré l'absence de toute indication précise, on peut hardiment avancer que les forces russes en présence doivent être au moins'équivalentes, on voit quelle lutte gigantesque, et d'importance peut-être décisive, est à la veille de s'engager. Dans la Flandre Occidentale — et non Orientale comme nous l'avons imprimé hier par erreur — l'action continue à 'se développer avec des alternatives diverses, mais sans aboutir à des résultats marquants, l'avance lente mais continue affirmée par les Allemands dans la région d'Ypres n'étant pas admise par les Alliés, qui de leur côté annoncent certains progrès. En France, les communiqués allemands considèrent la situation comme inchangée, ceux de Paris attestant les sérieux efforts de l'armée française, non seulement pour garder ses positions mais même pour gagner du terrain. *** Par exception, nous avons aujourd'hui par dépêche viennoise quelques indications sur les hostilités austro-serbes, qui se continuent notamment à l'extrême Nord-Ouest de la Serbie, sur la Drina. Concernant les combats engagés sur les frontières du Caucase et de l'Asie-Mineure, nous n'avons pas reçu les détails promis par Constantinople sur la victoire turque annoncée hier. En tout état dé cause, celle-ci ne doit d'ailleurs être considérée que comme se rapportant à une opération préliminaire, les grandes actions clans la légion en question paraissant, d'après une de nos dépèches de ce jour, devoir s'engager autour d'Èr-zeroum, la dernière ville importante de l'Asie-Mineure située en deçà du Caucase, à mi-chemin entre la côte de la mer Noire et de la frontière persane. * * * A propos de nos appréciations sur la difficulté d'une invasion de l'Egypte, dont nous avons parlé hier, une i formation de ce jour est intéressante à reproduire. Elle constate que le général comman lant les troupes anglaises en Egypte a lancé le 7 courant une proclamation, dans laquèlle il annonce que l'état de guerre existe entre l'Angleterre et la Turquie depuis le 5 courant. Il signale que reconnaissant le respect et la vénération que les mahométans d'Egypte professent vis-à-vis du Sultan en raison de son caractère religieux, l'Angleterre assumera toute la charge de la guerre sans réclamer d'aide de la part du peuple égyptien, mais qu'elle s'attend en retour à "ce que la population s abstienne de tout acte pouvant nuire aux opérations militaires ou favoriser l'ennemi. A cette proc amation est jointe une copie de la correspondance échangée avec le gouvernement du Khédive, d après laquelle celui-ci conserve la direction de l administration civile, tandis que le général ang'ais assurera toute les mesures militaires destinées à défendre l'Egypte. * * * P. S. — La façon dont nous avons apprécié dimanche le rôle respectif des aviateurs français, anglais et allemands nous a valu une communication, très airna- équitables envers les premiers. Elle rapelle que notamment les aviateurs français ont survolé Metz, Luxembourg, etc, prouesses qui méritaient d'être mises -en relief au même titre que celles mises par nous à l'actif des Anglais et des Allemands, comme le dit fort justement notre correspondant occasionnel, Répétons du reste qu'en nous étendant quelque peu sur les exploits les plus retentissants accomplis depuis le début de la guerre par 1 aviation, nous n'avons nullement eu l'intention de déprécier le mérite des aviateurs français, qui sans faire beaucoup de br..it arrivent sans nul coûte à faire d'excellente besogne, ainsi que nous l'avons reconnu nous-mêmes en disant à la fin de notre article qu'ils rendaient vraisemblablement à leurs chefs d'inappréciables services. -M — L'impôt de guerre If La Ville de Bruxelles a consenti aux Allemands, pour liquider le reliquat de l'impôt de guerre de 50 millions dont ils l'ont frappée, le paiement hebdomadaire d'une somme de 2 1/2 millions de francs jusqu'au 15 janvier prochain. C'est un consortium de banques bruxelloises qui fournit les fonds au taux d'intérêt de 3 p. c. avec condition de remboursement intégral pour le 15 juin 1915. Les administrations communales de l'agglomération bruxelloise ont donc eu à rechercher le moyen de sè procurer les ressources nécessaires à cette restitution : à cet effet deux réunions des bourgmestres et échevins des finances des communes intéressées ont eu lieu ces jours derniers. Après étude de la question et — ne le cachons pas — force discussions, on se mit d'accord sur la solution suivante : L'an prochain, une contribution de guerre sera appliquée aux contribuables de l'agglomération. Cette contribution, exigée une fois seulement, devra être payée avant le 15 juin 1915 et son montant sera calculé sur la base de centimes additionnels (150 pour Bruxelles, 160 pour les autres communes) au principal revenant à l'Etat du chef des contributions foncière, personnelle, droit de patente et bénéfices des sociétés anonymes. Notons en passant que les additionnels à l'impôt foncier seront à charge des propriétaires, même dans le cas où le bail de location prévoit le paiement de cet impôt par le locataire. La solution choisie par les autorités semble assez équitable en elle-même et il n'y aurait peu ou rien à y reprendre si les circonstances ne lui donnaient un caractère suffisamment singulier pour qu'on s'y arrête un instant. s * if Deux hypothèses doivent être, erî effet, envisagées : ou bien le 15 juin l'occupation étrangère existera encore à Bruxelles, ou bien elle aura disparu. Si à la dite échéance les Allemands sont toujours ici, il est évident que l'administration ne pourra en aucune façon faire rentrer l'argent et un renouvellement d'échéance devra forcément être accordé par les banques à la Ville. Dans la seconde hypothèse il en sera évidemment de même si les Allemands quittent Bruxelles à une époque rapprochée de celle du règlement de compte avec les banques. Mais supposons théoriquement le cas où la cessation de l'occupation prenne date vers le 1" janvier. Y aura-t-il quelque chance de voir s'exécuter les contribuables?Nous ne le pensons pas. Le contribuable, en effet, se trouvera dans une situation extrêmement difficile. Pendant cinq mois environ, à de rares exceptions près, il n'aura rien gagné, le commerce, l'industrie, voire la vie administrative étant complètement suspendus. Pour vivre, il lui aura fallu épuiser ses réserves ou se créer des disponibilités en réalisant des valeurs (et encore n'est-ce pas commode!) dans des conditions désastreuses. 11 se trouvera en présence d'engagements pris antérieurement dans des circonstances normales, supendus momentanément par des moratoires, mais devenus exigibles et auxquels il lui faudra faire face quoi qu'il en soit et quelles que puissent être les facilités qui lui seront accordées. Ajoutez à cela des contributions en retard de règlement, des loyers non payés —- qu'il soit propriétaire ou locataire — enfin une reprise forcément très lente de l'activité et, partant, des rentrées minimes et peu rapides de fonds. Telle sera la situation de la généralité, on peut même dire de la totalité, des contribuables. Et c'est alors que l'administration exigerait d'eux le payement d'une contribution double environ de l'imposition fiscale ordinaire que l'on estime en général comme déjà suffisamment lourde! Il y a évidemment les moyens de contrainte : les huissiers, les saisies. C'est bien vrai, mais pensez-vous que les places publiques de la Belgique entière suffiraient pour y vendre les mobiliers saisis à Bruxelles seulement? Et qui dit vente, dit achat. Où prendrait-on les acheteurs, tout le monde se trouvant dans une situation à peu près identique? Il y a bien, nous le savons, l'idée de remboursement..., après la guerre..., l'indemnité de guerre..., si... Mais ne vendons point la peau de l'ours devant qu'il soit à terre. Alors faut-il se désespérer dès à présent? Nous ne le croyons pas non plus. Il faudra évidemment chercher... et trouver d'autres voies et moyens. Que la Ville se soit assuré la possibilité de rentrer dans ses fonds, ries que de très naturel et que de très régulièrement administratif. Mais de là à prétendre que ce sera le contribuable qui paiera d'un coup, il y a de la marge. Cette marge serait des plus commodément comblée, nous semble-t-il, par une intervention possible de l'Etat qui garantirait auprès des banques la dette municipale, voire la prendrait momentanément à sa charge, quitte à retrouver son compte dans l'avenir d'une façon quelconque. Il n'y a donc, à notre avis, pas trop à s'inquiéter. On ne nous étranglera pas. P. S. — La solution rapportée plus haut est très exactement celle qui avait été votée par les bourgmestres et échevins des finances de l'agglomération. Depuis, un autre moyen pour la Ville de rentrer dans ses fonds a été imaginé; il n'est pas moins équitable que le premier, mais semble plus simple. Ce projet nouveau est soumis à la Députation permanente ; il ne nous est donc pas permis d'en divulguer le détail DOllr l'instant" maie nnne V r^Tnortu COMMUNIQUES OFFICIELS Communiqués des armées alliées Paris, 8 novembre. (Communiqué officiel 11 hetx res soir) : Pendant toute la journée, les Allemands ont d< veloppé sur tout le front des attaques qui ont ét repoussées, notamment celles contre Cambrai, Hou che près de Lens et Quesnoy-en-Santerre. - Nou avons conquis des retranchements dans la région d Thierval, au nord d'Albert. Nous avons repris ne retranchements au nord-est de Vailly et conquis la baïonnette le village de Saint-Remy sur les haï teurs de la Meuse. # Paris, 9 novembre. (Communiqué officiel d'hie, 3 h. 30 de l'après-midi) : Des combats ont été livrés hier entre la mer d Nord et l'Yser; nous y avons repoussé une attaqr partielle contre Dixmude et au nord d'Ypres. Ne troupes ont pris alors l'offensive sur ce front et s sont avancées principalement dans la région de Me: sines. Les Anglais se sont avancés près d'Armentière: Les attaques ennemies entre La Bassée et Arras or été repoussées. Dans la région de Soissons, on ai nonce un progrès remarquable. Nos troupes or avancé dans la région de Vailly. Sur la rive, droite de l'Aisne, nos forces se soi consolidées au nord de Chavanne et de Soupir. Dai les environs, ainsi qu'au nord et sud-ouest, de Ve dun, nous organisons les points d'appui conqu par nous dernièrement. Le brouillard qui a régr toute la journée a empêché l'action de l'artillerie < des aviateurs. * " * Pétrograd, 8 novembre. (Communiqué de l'èta major de l'armée du Caucase) II n'ya a pas eu de rencontres importantes. Les r giments kurdes, soutenus par des nizams et des ma ses d'habitants armés, ont tenté d'avancer au nor de la ligne Kara-Kilissé-Alashcerd, mais ils ont éi repousses avec de fortes pertes. Les troupes turques défaites antérieurement et 1< Kurdes continuent d'évacuer les régions de Passii Diadin et Bayazid. Nous avons pris après un fort combat, le 6 coi rant, la position turque de.Kprukeui, à 50_verst< à l'est d'Erzeroum. Cette position, naturellemer forte et bien fortifiée, couvrait la route vers Erz< roum. La poursuite de l'ennemi vaincu continue. * * Athènes, 8 novembre : Deux contre-torpilleurs anglais ont bombardé 1< stations télégraphiques de Sarmussak et de Aya: mat, sur la côte d'Asie Mineure. Un petit steame grec a été coulé par les Turcs à Aivali. Un torpillet anglais est venu à Aivali pour y embarquer le consi anglais de cette vïïle, mais les Turcs ont refusé d le laisser partir.- Deux des forts des Dardanelles auraient, dit-or été détruits. Les Turcs fortifieraient avec rapidii Aivali, sous là direction d'oîficiers allemands. *** Londres, 11 novembre. (Officiel de Pretoria e date du 9 novembre) : Dewet, chef des rebelles, a pris contact avec 1 division des troupes gouvernementales qui se troi vaient sous le commandement du général Cronj< membre de l'Assemblée législative. Les rebelles or été dispersés. Le fils Dewet est tombé dans le con bat. —— ; Communiqués allemands Berlin, 11 novembre. (Officiel d'hier) : Nos attaques près d'Ypres ont lentement avane hier. Plus de 500 Français et Anglais, y compris le soldats africains ou asiatiques, ont été faits prisoi niers. Nous avons pris plusieurs mitrailleuses. Pli au Sud, nos troupes ont également avancé. De vie lentes contre-attaques des Anglais ont été repou' sées. Dans la Pologne russe, près de Konin, noti cavalerie a dispersé un bataillon russe, fait prisoi niers 500 hommes et pris 8 mitrailleuses. *** Vienne, 9 novembre : Nos opérations sur le théâtre de la guerre cont nuent d'une manière généralement favorable. C( pendant notre avance sur la ligne de Sabaes-Sje: litza a rencontré une résistance opiniâtre au pied d{ montagnes, où l'ennemi était fortement retranché. Des combats qui ont duré trois jours sur la lign de Sjeslitza-Krupany ont fini par un succès appre ciable. L'ennemi qui s'y trouvait comprenait la tro sième armée serbe commandée par le général Pat Sturm, et la première armée, sous les ordres du g< néral Pierre Bojesie, soit ensemble 0 divisions, c'esl à-dire 120,000 hommes. Ces deux armées, après 1 perte de leurs positions vaillamment défendues, s trouvent depuis hier en retraite vers Voljevo. Ne troupes victorieuses ont atteint hier soir les hauteur dominantes de l'est de Loznisa et la crête princ: pale de Sokolska Plania, au sud-est de Krupan; Nous avons fait beaucoup de prisonniers et pris d matériel de guerre. # * * Vienne, 11 novembre. (Communiqué officiel d théâtre de la guerre Sud) : Les combats acharnés au pied des montagnes su la ligne Sabac-Ljesnica ont été continués hier ju: que dans la nuit; à cette occasion différentes posi tions ennemies fortement retranchées ont été prise d'assaut. Au sud de Lanina, nos troupes victorieuses s sont avancées à nouveau sur le terrain atteint 1 veille à l'est de Losnica-Krupanj-Liubo.vi. Là aus; des combats acharnés furent livrés à l'arrière-gard ennemie qui fut repoussée en peu de temps. Parn: les nombreux prisonniers se trouve le colonel Rada çovic. Un gros carton moderne fait partie du butin * * * Budapest, 9 novembre : Le journal hongrois « Az-Est » annonce que le Russes qui se trouvent sur la ligne Bojan-Novo-Sje litza ont avant-hier bombardé pendant quelqu temps la ville, mais que leurs canons furent réduit au silence par les batteries autrichiennes. T Pntimnin» r™ t- C-..X» ... T1 sul roumain de retirer le drapeau en berne hissé l'occasion de la mort du roi Carol. Dans l'Est de la Galicie et en Bessarabie, on a re marqué depuis quelques jours de forts mouvement de troupes russes en corrélation avec la guerre tui que. é * * Constantinople, 7 novembre. (Communiqué d. ' grand quartier général turc) e Hier, l'armée russe n'a montré aucune activité. C s . matin la flotte russe a bombardé pendant deux hei ^ res Zonguldak et Koslu sur la mer Noire. A Kosh le steamer grec Nikoa a été coulé. A Zonguldak, 1 consulat de France, ainsi que l'église et deux ma sons du quartier français, ont été détruits. Il n'y pas d'autres dommages. -M- " Dépêches diverses |S — ,e Rotterdam, 9 novembre : La barque de pêche 149 est arrivée aujourd'nui Nieuwe Waterberg; elle a débarqué 19 hommes c '■ l'équipage, I passager et 2 jeunes filles du vapei norvégien Pluton, qui transportait des céréales c " Londres à Christiania. Ce vapeur avait touché ur 1 mine et sombré. * it * * Londres, 9 novembre : LS r_ Le 3 novembre, un vapeur est arrivé à Plymout s ayant à bord 17 hommes de l'équipage du croiseï ^ hollandais Maris, coulé par le croiseur alleman Karlsruhe parce qu'il avait à bord 23,000 quartei de froment destiné à Belfast. * * * i_ Londres, 9 novembre : Le Lloyds annonce de Yarmouth que le vapei suédois Atle a rencontré une mine et a sombré. Si 3_ hommes-manquent à l'appel, les autres ont débarqi d à Yarmouth. é . * * Paris, IL novembre : ïs Le « Matin » de Paris annonce de source officiel i, qu'au cours des opérations entreprises sur le terr toire de la Sanga, les forces françaises ont réus i- le mois dernier à repousser les Allemands d'ur !s grande partie des terrains cédés à l'Allemagne p; it la Convention du 4 novembre 1911. a * * * Londres, 11 novembre : Le « Times » annonce qu'on ne remarque encoi rien de l'extension espérée dans le recrutement. L _ semaine dernière a été la plus mauvaise depuis : s début de la guerre pour les inscriptions dans 1 ^ nouvelle armée. Le député du travail Barnes a d dans un discours à Birmingham : « On raconl 1 beaucoup de choses qui donnent à réfléchir sur ' service général. Si le projet entrait dans le pr< - gramme politique du gouvernement comme questio pratique, la nation se diviserait immédiatement e ; deux camps ennemis. Beaucoup de jeunes gens pei seraient alors que l'Amérique serait le dernier refug de la liberté. Beaucoup d'entre eux s'y expatrie raient, et on ne pourrait pas même les en blâmer. » n • ** Amsterdam, 11 novembre : a Le « Utrecht Dagblad » publie un article du .pr< i- fesseur de Louter dans lequel celui-ci écrit : La d-:» claration anglaise de la mer du Nord comme zôr t militaire est contraire aux principes de la libert i- de la pleine mer ainsi qu'à la déclaration des pui: sances concernant la mer du Nord du 14 avril 190? La mesure est sans exemple; elle frappe au cœur ! commerce neutre, en première ligne celui des Pay: Bas, du Danemark et de la Norwège, comme aus: celui des Etats américains. M. de Louter se demai de si les Etats neutres ne devraient pas se réunir e vue d'une protestation énergique et si les Etats-Un ne pourraient pas prendre le rôle de protecteur d< é neutres. *. Pétrograd, 10 novembre : ^ Les journaux commentent la marche extraord naire exécutée 3Q heures durant, à travers le Cai £ case, par une colonne russe composée des trois a: mees, qui a franchi des défilés de montagne couver' d'une neige épaisse. Cette marche constitue un d< plus beaux exploits accomplis par les Russes dar la présente guerre. Le front russe s'étend sur env ron 150 verstes. Le premier combat important se 1 vrera probablement près d'Ezeroum, où les troupe turques se concentrent. * * * Smyrne, 9 novembre : Les autorités ont saisi 3 vapeurs anglais, 3 remo: e queurs anglais et 3 remorqueurs français. D'autre équipages étrangers ont été faits prisonniers d guerre. L'ambassadeur belge a reçu ses passeporl j et est parti le 10 novembre; ce sont les Etats-Un: qui ont été chargés de la représentation des intérêl belges. * a * * c Constantinople, 9 novembre : s Le patriarche de l'église arménienne-grégorienn s a adressé à tous les évêchés et vicariats arménien - une circulaire télégraphique dans laquelle il fait re: sortir que les nations arméniennes, dont la fidélité u vieille de plusieurs siècles, est connue, doivent êti prêtes dans les circonstances présentes, où la patri se trouve en guerre avec plusieurs puissances, d faire leur devoir et de.souscrire à tous les sacrifia: H pour l'augmentdtion de la gloire du trône ottomar avec lequel elles sont étroitement liées pour la de r fense de la patrie. Les évêques et les vicaires-gén< ^ raux sont invités à conseiller les fidèles dans c sens, et prochainement des prières seront ordonnée s dans les églises du Patriarchat pour la victoire d« armées ottomanes. Le Patriarchat a résolu d'offrj e à l'armé 10,000 paires de chaussettes. Cette manifeï i tation de fidélité des Arméniens fait une excellent i impression. p * r * * i Constantinople, 11 novembre : On mande de Bagdad que de nombreux Indien ;• et Afghans musulmans se font inscrire comme vc lontaires. La Mésopotamie aurait des réserves de ce réaies pour cinq ans. s **. \ Londres, 11 novembre : ^ Le commando boer qui se trouvait à Zoutman: s drift est parti vers le Nord dans le district de Wa terberg. Il est poursuivi par le commandant Vande 1 T _ T> , • . , • , 1 ,-TT

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Dit item is een uitgave in de reeks La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie behorende tot de categorie Gecensureerde pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1914 tot 1918.

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