La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie

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s.n. 1918, 03 Juli. La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie. Geraadpleegd op 12 november 2019, op https://nieuwsvandegrooteoorlog.hetarchief.be/nl/pid/w950g3jn5q/
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6%ïGPGP@«ai O «JeiiBfftss B C7 8 •; PRIX DES ABONNEMENTS : 3 mois (juillet-août-septembre), fr. 11.40) | mois (jaill.-ftoàt), ti. Y.oJ; 1 mois (juill.), U.3.S0. U* demandes d'abonnement nom reçues exoiusû* liment pa* les bureaux et les facteurs des postes. —. Les réclamations concernant les abonnertients dot vent \tr« adressée* exclusivement a tus bureaux de poste# ■.-naos* ADMINISTRATION ET RÉDACTION : Rontagna nux-'iierbes-Potagères, <*1, Bruxelles R«ll!im»«»rnnttrnYW»W;V'T^ re*37îr2iGa?T<XXKto—fes'irïï<rrV«r PRIX DES ANNONCES : Pet. annonces, la ligne, fr. 1.00. — Réclame* avam les ann., la lig., tr. 2.50. — Corps du journal, 1* Kg.» fr. Ï.Sîî. —'Faits divers, la lig., tr. 5,00. . —Nécrologie, la lig., Ir. 3.53. — Coin des Eleveurs, annonces notariales, avis de sociétés (assemblé**, paie>nent de coupons, tirages), la lig., fr. 2.00k v Bureaux de 9 à 17 houra? 1 1 m Direction et Administration ; g;j° !? JOS. MORESSÉE, DIRECTEUR r\ LA GUERRE 1,430° jour de guerre î| ti Rien à signaler à l'Ouest. ti En Italie, l'évacuation du col del Rosso et du p, ïnont Valbella par les Autrichiens a rétabli la ^ lituation telle qu'elle existait avant l'attaque £( générale déclanchée par eux le 15 juin. t£ L'offensive aiieiMÉs à l'Ouest Milan, 1er juillet ; .... R L'offensive alisniQiidfl est imn'iinônte sur ti le tout à l'Ouest. Les Allemands dissimulent leurs mouvements de troupes pour surprendre le général Foch. Les indices .ont jj •prévoir que l'attaque principale sera dirigée contre le front septentrional anglais ; toutefois, il faut compter aussi avec une attaque contre Amiens à cause de sa grande importance stratégique. ^ Paris, V1 juillet : L'Echo de Paris, ainsi que d'autres Journaux f (jui connaissent les plans du général Guillau- [ mat, gouverneur militaire de Paris, annoncent 1' un nouvel exode en masse, la capitale étant f désormais englobée dans la zone de guerre. 1> Le Conseil municipal de Paris a voté un crédit r poux faciliter l'hospitalisation des enfants pa- I risiens dans les villages du Centre, 1 **» e Milan, 2 juillet : s On mande de Paris au Secolo : r — Les renforts américains qui arrivent de- g puis des mois en France sont concentrés à l'arrière du front anglais pour enrayer toute tentative de percée et défendre les ports militaires de la Manche. g **. à Londres, 2 juillet : n Du correspondant au front français de n l'Agence U eu ter : q — A VMers-Cotterets, lors de leurs dernières tl attaq-u'éS, les Allemands ont perdu une automo- 1; bile blindée d'un nouveau modèle. Ses dimensions ne représentent que le quart des anciens tanks; elle n'a que trois servants, dont un pour ie moteur et les autres pour les mitrailleuses. Ce petit tank vient beaucoup plus faci- r lement à 1 .^t des obstacles et offre une moins fc grande cible à l'artillerie^ » I »*» ^ Paris, 30 juin : ' .Le capitaine Marcel Doumer, commandant f il'une escadrille, a été tué au cours d'un com- r bat dans les airs près cte Villers-Cotterets. U était le fils de 1VL Paul Doumer, sénateur et ancien président de la Chambre, qui perd ainsi son troisième Ûls pendant cette guerre. i< •*» Il Paris, 1er juillet : gi Le fils de Jean Jaurès, lieutenant dans fl l'année française, est porté manquant depuis le 3 juin. •*» Paris juillet * Le Mâtin apprend de Boulogne que le préfet é du Pas-de-Calais a visité la vi-lle d'Arras ; elle ne compte plus que 426 habitants qui lui ont ^ déclaré qu'ils voulaient rester. d - —«—————. k La guerre navale | Berlin, 2 juillet : L'Amirauté britannique annonce officiellement que le navire-hôpital llomdùveTTy Castle (11,423 tonnes brut) a été torpillé et coulé le 27 juin, à 1(1 11. 30 du soir, au sud-ouest de Fastnes. Deux cent trente-quatre hommes de l'équipage manquent à l'appel. A ce 'sujet, l'Agence Wolff fait remarquer . que dans ce cas, comme du resté pour toutes l1 les affirmations du même genre de l'Amirauté c britannique, cette information n'est vraisem- j1 blablement pas conforme à la réalité et que la -perte du navireKhôpital n'est pas due à un c 50us-nrarin allemand. D'après des rapports pu- 0 bliésJiltérieurement, aucun de ceux qui étaient f à bord du vap'eur n'a aperçu un sous-marin on d une torpille. Le navire a sans doute touché une mine anglaise. **. Rotterdam, 2 juillet : Du Nteuwe ttotterdamsche Courant : — Les navires entrés en juin dernier dans le port de Rotterdam ne jaugeaient au total que 31,000 tonnes, alors que le tonnage entré P en Juin 1017 s'élevait à 1911,000 tonnes et celui d entré en juin 1914 à 1,319,000 tonnes. •. c **.» e La Haye, V juillet : 8 Le vapeur Zéelur.d, chargé d'examiner v l'épave du - Ronlngln Regentes, n'en a plus 1: trouvé trace. s **• ^ La Haye, 1" juillet : F Une d'écison vient d'être prise par le gouver- c nement hollandais au sujet du conv'01 de na- s vires en partance pour les Indes orientales. b L'Angleterre ayant refusé d'accorder le libre passage aux navires parce qu'ils avaient chargé des couleurs d'aniline d'origine allemande et un accord n'ayant pu intervenir,-, les marchandises à l'index ont été déchargées, de telle sorte que rien ne s'oppose plus au départ du convoi. i **. 8 Berlin, 2 juillet : v La pénurie des bois de mines due à I'ac- s tion des sous-marins et celle de la main-d'œu- s vre résultée de l'enrôlement d'un grand nom- t: bre d'ouvriers pour combler les vides dans l'armée et la marine ont eu pour conséquence une diminution considérable de la production de charbon en Angleterre. Le Journal du com- q mer ce des charbons et du 1er du 18 mai écri- 1 vait que la situation de l'industrie charbon- ci nière est devenue très critique, que l'extrac- t tion a diminué de 15 à 25 p. c. et que les mines i ont à faire face aux plus grandes difficultés g Déjà plusieurs fabriques ont dû cesser le tra- ri vail par suite de manque de combustible. La F situation s'aggrave tous les jours, au point a que bientôt les fabriques et les ménages de- r vront être rationnés. . — «g EN ITALIE [ Berne, 1er juillet : J La Presse télégraphique suisse apprend de r Rome que le député radical Scolari a demandé an gouvernement de prendre des mesures contre les bruits fantastiques de succès italiens et d'en punir les auteurs. Dans les localités si- S tuées derrière le front, on parle de sucfcès gi v gantesqnes de l'armée italienne, de villes'con- ® quises et de dizaines de milliers de prison- 11 niers. Lorsque le communiqué officiel vient mettre fin à ces fantaisies dangereuses, on ne peut éviter qu'une sérieuse dépression se produise parmi la population. s *** ^ Rome, 1er juillet : P La Commission de la Chambre a décidé F de donner suite à une motion tendant $ l lever l'immunité parlementaire du députa Ç Grosso Campana, un àmi de M. Giolitti, qui est accusé d'avoir tenu des propos défaitistes. , ^ EN AMÉRIQUE g n New-York, 29 juin : t La censure ayant commencé à fonctionner, t: l'Association pour la protection de la liberté C civile a dressé la liste des journaux qui ne n seront plus transmis par la postg. Cette liste p comprend plus de 80 journaux et revues, dont r 45 socialistes. Quatre grands journaux socialistes, parmi lesquels un en langue russe, sont frappés, d'interdit. Les journaux anglais New-York CalUet Milwaukee Leader et la grande revue socialiste Magazine ont le même sort; 1e journal juif socialiste Vonuàrls, de New-York, ne peut continuer à paraître qu'à condition do ne publier aucune information relative à la guerre. Le plus grand et le plus im-portant Journal allemand des Etats-Unis : la Deutsche Staatszeitung, de New-York, et son [ue édition spéciale pour Chicago ont cessé spontanément de paraître. **» [ Bogota, 1er juillet : ^ M. Marco Suarez, ancien ministre des affaires étrangères, a été élu président de la République de Colombie. Il entrera en fonc-air tions le 7 août. [ÏU- . ut- Les événements de Messie S : - "" at_ Pétrograd, 1er jtiillet : 1(j6 De l'Agence Télégraphique de Pétrograd : — Le commissariat russe dés alfaires étrangères a envoyé une note de protestation au gouvernement anglais contre la lux présence de troupes britanniques ^ans la au- région de Mourmane. Il y fait ressortir que ent le peuple russe ne demande qu'à vivre eu ant paix et en bonne intelligence avec toutes -re. les autres nations. La Russie ne menace idit personne et ne saurait Être un danger pour pa- l'Angleterre. Aucun acte hostile no motive l'invasion des troupes anglaises. La note exprime l'espoir que l'Angleterre retirera ses soldats et ne contraindra pas le peuple 1-ussa à adopter une attitude qu'il désire de- sincèrement éviter. » 3 tà *** ut.e Berlin, 2 juillet : mi" Le commissaire du peuple des affaires étrangères à Moscou annqnce dans un communiqué à la presse qu'une partie de la flotte de la mer Noire est rentrée à Sébastopol. Le gouverne-de ment a consenti à son retour à la condition que l'Allemagne et ses alliés n'utilisent pas ces res navires pendant la guerre et les rétrocèdent à no" la Russie après la conclusion de la paix. en- ens * * un Kief, 1er juillet : ail- Le métropolite Antonius avait, à l'an-ici- nonce de la lin tragique de l'ex-tsar Nico-ins tas, annoncé pour Aujourd'hui un service funèbre pour le repos de son âme à la cathédrale Sainte-Sophie.Quand on apprit que le bruit de sa mort ne reposait sur aucun ant fondement, il a fait remplacer le service fu-Dm- nèbre par une messe d'actions de grâces. ■ Il *** ' et Kelsingfors, 2 juillet : erd M. Svinhuvud a reçu une délégation de la e« Karélie russe, qui demande son annexion à la Finlande. Dans la Karélie finlandaise, 90 écoles ont été fermées, tandis que les ééoles lT)? finlandaises restaient ouvertes. ^e" **# Pétrograd, 2 Juillet : Il résulte des informations de la zone de Sf combat que les troupes de la Garde Rouge ont ^ été massées sur le front de l'Oural ; ils ont re-j pris l'offensive «ontre les Tchèques-Slovaques. Au cours d'un combat livré près de la gare de Nigolin, les contre-révolutionnaires ont été battus. Dans l'ouest de l'Oural, les Tchèques-Slovaques ont subi de fortes pertes et se sont enfuis dans les montagnes. *• a y,e Shanghai, 2 juillet : Les Tchèqties ont dissous le Soviet de , lc Vîadivostock. ' je Francfort-sur-le-Mein, 2 juillet { 3e On mande de Stockholm à la Gazette de Francfort : uer ~ D'après des nouvelles d'Helsingfors, les rtes journaux russes discutent sérieusement la né-Aité cessité de reviser les traités dans le sens d'une ©m- alliance avec l'Allemagne. A Stockholm, dans e la Les milieux compétents de l'Entente, on dit un que des commerçants et des industriels fran pu- çais résidant depuis de longues années en ent Russie estiment que seuls les Allemands sont ou de taille à rétablir 1'brdre en Russie. âne ... -. .3» — DÉPÊCHES DIVERSES ans Berne, 1" juilet : 3tal Au cours do la discussion des douzièmes ltré provisoires à la Chambre française, jeudi îlui dernier, ie ministre des finances M. Klotz déclara que," vu l'augmentation continuelle dès effectifs américains en France, les crédits du gouvernement à la Banque de France de-ner vaient être augmentés. Le sous-secrétaire ilus Ignace démontra qu'il n'était plus possible de supprimer ni d'atténuer la censure dans les départements englobés dans la zone de guerre. Finalement, M. Mistral, au nom du groupe so-,-er- cialiste, donna lecture d'une déclaration di-na- sant qu'il ne voulait pas retarder le vote du budget ni provoquer un débat sur la po-bre litique étrangère du gouvernement. Nous ent nous réservons cela pour plus tard, dit-il. ;lle- M. Mistral lut ensuite le manifeste de la Con-les fédération générale du travail et insista sur de le passage du manifeste demandant que les >art Alliés fassent connaître l£urs buts de guerre; il annonça, aux applaudissemnts de l'extrême-gauche, que la discussion du manifeste suivrait bientôt à la Chambre. Des protestations 'ac- s'élevèrent ù droite: Les douzièmes provi-œu- soires furent votés ensuite par 4SI voix con-om- tre 3. ans nce Genève, 2 Juillet : Son Le président du Sénat français fait savoir om- que le procès engagé contre M. Malvy devant icrl- la Haute Cour commencera le 15 juillet, mais >on- qu'aussitôt après la distribution du rapport rac- très volumineux de la Commission d'enquête, nés il sera ajourné au mois d'octobre. Les arnis du tés gouvernement trouvent cette décision Justifiée tra- par le fait que la situation fort troublée du La Parlement pourrait faire sortir an procès, s'il 3int avait lieu en ce moment, des effets défàvo-de- rables pour l'Entente. _ Paris, 2 juillet : Mardi a paru le premier numéro d'rai nouveau journal sooialiste « La France Libre n. Ce journal est édité par M. Cumpôre-Morel ; il a pour programme : u la guerre, de rien que la guerre ». Genève, 1er juillet: , 5 et Dans une lettre adressée an cardinal Lu-si. çorii M. Clemenceau a déclaré que 1« gc>u-vernement ne pouvait, ainsi qu'il le lui ojj. avait demandé, participer aux prières pour 0n_ ta France. Berne, 1er juillet : ,ro. Le it Tagblatt » annonce que M. Gignoud, secrétaire de la Légation suisse à Londres, qui, avant d'aller occuper un nouveau poste à Tolcio, voulait rendre visite à son père à Genève, a été retenu^ depuis le 11 juin à Bellegarde par les autorités fran-ut^ çatees. A la demande de son père, M. Ca-ttii londer, président de la République helvé-(jél tique, intervint et décida qu'aussi longtemps. que M. Gignoud serait retenu, l'entrée de la Suisse serait interdite à tout diplomate français. Vendredi matin, des personnalités appartenant au gouvernement français, qui devaient se rendre en mission en Suisse, so virent obligées d'interrompre leur voyage, les gardtis-fron-îer, tières suisses s'opposant à leur entrée, ïrté Dans l'entretemps, M. Gignoud avait été ne mis en liberté, de sorte que les Français iste purent poursuivre leur voyage avec un ont retard de quelques heures. Berne, 1er juillet : Cta signale l'apparition d« la « grippe espagnole)) à Berne. Carlsruhe, 1er juillet : • La ville ouverte de Carlsruhe a été de _ nouveau attaqué-e hier matin par des avïa- ^ teurs ennemis, qui ont lancé plusieurs bombes. Dégâts matériels insignifiants. Pas de victimes. •*» Berlin, 1er juillet : r , Le baron Steinheil, accrédité comme mi-' nistre de l'OUkraine auprès de la cour aile- fC mande, est arrivé hier à Berlin, accom- pagné des membres de sa légation. p, *■*» Francfort-sur-le-Mein, 2 juillet : L'influenza, que le peuple appelle la < grippe gJ espagnole», signalée déjà dans la région de j>( Bonn et de Nuremberg, a aussi fait son appa- a, rition dans les régions du Rhin, dji Mein et de Francfort-sur-le-Mein. La maladie dure généralement de trois à quatre jours ; elle ne SÉ présente jusqu'ici aucun caractère inquiétant. »*» vi Berlin, 2 juillet : La Gazette de Francfort annonce que les Américains et les Français ont conclu des accords visant la construction, qui commencera en 1919, de nombreuses fabriques de matériel de guerre. .*» re Berlin, 2 Juillet! tr Le gouvernement a déposé au Reichstag un ^ projet de loi prorogeant la période législative Jusqu'au 12 juin 1920 et un autre prorogeant la période législative de la Diète d'Alsace-Lorraine jusqu'au 31 décembre 1919. n •** b. Berlin, 2 Juillet : Le vice-président de la Chambre roumaine a déclaré que les membres du Cabinet Bratianu ne seront pas mis en accusation pour avoir fait p, entrer la Roumanie en guerre, mais bien pour vj violation de la Constitution et des lois du pays. c( «*» vi Londres, 2 juillet : . . se A la Chambre des Communes, M. Billing pi a été invité par le speaker à quitter la salle, n, car, malgré sa défense, il continuait avec. c; insistance à discuter l'internement des su- a, jets ennemis. M. Billing ayant refusé, _ la Chambre a voté à l'unanimité une molion et de M. Bonar Law l'excluant des séances, d, M. Billing persistant à ne pas quitter la sc salle, il a été expulsé par cinq huissiers ; il est exclu pour une période de temps indéterminée.*** to Rotterdam, 2 juillet : ^ On mande de Londres au Nleuwe Rotter• p damsche Courant : d1 — Samedi dernier, l'extrême-droite des associations ouvrières s'est réunie et a décidé de s'opposer à la dénonciation de la trêve politique par le Labour Party. Elle critique vive- . ment l'attitude de M. Henderson. Un nouveau . parti sera fondé qui ne comprendra que des D membres des associations ouvrières à l'exclu-slon des politiciens de carrière. Reste à voir ^ quelle sera sa force et son influence politique. Le Daily News dît que le nouveau parti sera en opposition avec les pacifistes et que le fait que les milieux réactionnaires semblent se réjouir do sa constitution n'est pas de nature 11 à fortifier sa position. Le correspondant du Manchester Guardian déclare qu'il n'a pu découvrir dans le nouveau parti un membre assez influent pour lui d donner une importance quelconque. Dans le P comité directeur du Labour Party, pour i'élec- a tion duquel les associations ouvrières dispo- n sent de la majorité des suffrages, la majorité ci et la minorité socialiste sont représentées par des forces égales. b Amsterdam, 2 juillet : si D'après le journal socialiste Het Vol'c, M. Tfoelstra aurait reçu un télégramme do Londres, signé par MM. Henderson, Branting, Thomas, Renaudel, Longuet, Huysmans et les autres délégués au Congrès ouvrier, qui lui ^ expriment leurs regrets de ce que le passeport e- pour l'Angleterre lui ait été refusé, ce qui les n a empêchés de conférer avec lui au sujet de la n. paix directe, qui est dans les vœux de tous. *** d Londres, 1er juillet : g Contrairement aux espérances des jour- it naux libéraux, le « Morning Post » dit que tt la Conférence de l'Empire ne discutera ni jc la question du Home Rule, ni celle du ser- n vice obligatoire en Irlande. a • *» tr Bâle, 1er juillet: Le directeur d'une des plus importantes fabriques de meubles de Londres a déclaré à des journalistes français que la situation d de l'ébénisterie en Angleterre est plust.sé-rieuse qu'on l'avait pensé l'année dernière. Chaque fois que les fabricants dowent r acheter des matières premières, celles-ci ont augmenté de 75 p. c. Dans six mois, il ne sera plus guère possible de fabriquer ^ des meubles. A «i*» (J. La Haye, l°r juillet : Les communications du ministre des-affaires étrangères concernant le conflit qpi a surgi en avril dernier avec le gouvernement allemand, au sujet du transit sur les lignes de chemin de fer, et plus particulièrement : sur celle de Dalheim-Hamont, ne laissent subsister aucun doute quant aux suites qu'a ' entraînées l'acquiescement partiel aux exigences allemandes concernant les marchandises à traaisporter.il a été annoncé explici- " tement que le gouvernement allemand exi- j1 geait le transit de toutes les marchandises, à |* l'e.xcepiion des armes, des munitions et des avions. Il n'a jamais été question de trans- ' porter des troupes sur ces iignes. Il esliclair que ces exigences ne se bornaient pas; aux r' marchandises qui étaient destinées exclusivement à la population civile en Belgique. ° La déclaration du ministre de l'extérieur, " qu'il avait exigé comme quatrième exoep-tion, de ne pas voir admettre les vivres • destinées à l'armée, ne laisse aucun doute » à cet égard : le gouvernement n'aurait en, j1 en effet, aucune raison de refuser le transit des vivres destinés à l'armée si son inten- P tion avait été d'écarter toutes les marclitm- " dises destinées à l'armée. L'assurance de la part des gouvernements de l'Entente que les décisions prises en conformité de l'accord conclu, ne donneraient lieu à aucune nouvelle difficulté de leur part, pouvait être interprétée de telle manière qu'ils estimaient que le transit était concédé uniquement pour les ■ mai-- e: chandises destinées à la population oivile v belge. Mais alors, comment concilier cette n question avec l'attitude adoptée par les a gouvernements associés à l'égard de la si Hollande quand il s'est agi pour la Hol- 1' lande de négocier au sujet de l'acceptation à des exigences allemandes quant au transit, li si les marchandises à transporter étaient \ uniquement destinées à la population civile? n 11 semble que dans oes circonstances au- d cune objection n'aurait dû être élevée. q En ce 'qui concerne les catégories spécia- t! les de marchandises, notamment le bois, o l'accord avec le gouvernement allemand ne si laisse aucune marge pour faire dépendre l'autorisation du transit de la destination particulière. De ce qui précède, il résulte que l'attitude du gouvernement néerlandais s' n'est nullement en contradiction avec l'esprit de la eonvention conclue avéc l'Entente, v s*. 0' Rotterdam, 2 Juillet : le Le Nieuwe Rotteraamsche Courant annonce p que les bombes lancées pendant la nuit du 11 au 12 juin à proximité de Sluys étaient do fabrication anglaise. COMMUNIQUÉS OFFICIELS ommunlquôs de-3 Puissances Centrales Berlin, a juillet. — Officiel d© ce midi j Théâtre de la guerre à VOuett. Armées du feld-maréchal prince héritier upprecht de Bavière : Sur un grand nombre de points du front, de rtes attaques d'artillerie ont été suivies opérations de l'ennemi, qui a été partout re-mssé.Armées du prince héritier allemand : A l'ouest de l'Oise et au sud de l'Aisne, •ande activité de reconnaissance. Au sud de Durcq et à l'ouest de Château-Thierry, nous rons fait échouer dans notre zone de combat i fortes attaques partielles ennemies. Le lieutenant Udet a remporté ses trente-ptième et trente-huitième victoires aériennes le lieutenant Kroll ses vingt-huitième et ngt*neuvièrne. Berlin, 1er juillet. — Officiel du soir : Combats locaux au sud de l'Ourcq. *** Berlin, 1er juillet. — Officiel : Il résulte des rapports de nos sous-marins mtrés à leur base que, dans la &one barrée acée autour de l'Angleterre, 13,000* tonnes ? •ut ont encore été coulées. Berlin, 2 juillet. — Officiel : Dans la zone barrée autour de l'Angleterre, )s sous-marins ont encore coulé 17,000 tonnes 'ut de tonnage marchand ennemi. #** Vienne, 1er juillet. — Officiel de ce midi i Sur le front de la Piave, pas d'événement Lrticulier à signaler. Au sud-est d'Asiago, de oelnts combats se sont de nouveau livrés. Le il del Rosso et le monte di Valbella ne pôu-tnt être tenus qu'au prix des plus grands ' orifices, celles de nos troupes qui les occu- ' lient ont été repliées dans le bois de Stenfie, ' )tre ancienne position principale. Au sud de inova, près d'Asiago, nous avons repoussé îs troupes dé reconnaissance ennemies. Dans secteur des bouches de la Piave, nos avions nos hydroavions ont efficacement attaqué îs installations militaires de l'ennemi; ils nt rentrés au grand complet, *** Vienne, 2 juillet. — Officiel de ce midi : L'activité de l'artillerie a été très grande sur ut le front italien ; elle est devenue extrême- i ent intense ce matin entre la Brenta et la iave et sur le cours inférieur de la Piave. Pas importante opération d'infanterie hier. »** Constantlnople, 29 juin. — Officiel: En dehors du bombardement des camps et ;s abris de l'ennemi, pas d'opération particule à, signaler. Le port d'attache ennemi de schede (mer Morte) a été bombardé par nos àateurs. Sur le reste du front, la situation î s'est pas modifiée. *** Constantinople, 30 juin. — Officiel î Rien de nouveau à signaler sur 1C3 divers onts. *** Constantinople, 1er juillet. — Officiel : Sur le front en Palestine, à l'est du chemin î fer de la côte, une compagnie ennemie a ïssé à l'attaque la nuit du 29 au 30 juin; elle été repoussée après un court combat. La ca-mnade est devenue plus violente des deux >tés de la route Jérusalem-N'ablus. Notre artil-rie a contrebattu avec un succès visible les itterie3 ennemies. Sur les autres fronts, rien d'important à gnaler. Berlin, 1er juillet. — Officieux : L'armée du général Foch continue à donner ?s signes de nervosité. Tout le long du front, ïpuis ie canal de Nieuport jusqu'à Mulhouse, le & cherché, le 30 juin et le 1er juillet, au ;oyen d'attaques de patrouilles et de détache-enfes de reconnaisance, à démêler les projets ï notre haut commandement. Sur le front Amiems, près d'Albert et de Castel, les An-lais et les Français ont cherché ù améliorer urs lignes par des attaques assez fortes. Sur ■us les points, ils ont été repoussés avec de rtes perles à coups de grenades à main et de îtraiileuses ou complètement rejetés par des mire-attaques. Des prisonniers sont restés en-e nos mains. **•» Berlin, 1er juillet. — Officieux : Le communiqué officiel allemand du 1er juillet inombre les prisonniers et le butin faits sur le ont à l'Ouest depuis le 21 mars 1918. Non commis les prisonniers blessés, dit le communiqué, nombre des soldats ennemis tombés entre nos ains s'élève au chiffre de 191,454. Si l'on y oute les prisonniers blessés, ce chiffre dépasse un millier 200,000, car les pertes sanglantes des nglals et des Français ont été énormes, étant jnné qu'ils se sont défendus, surtout au début 3 l'offensive allemande, avec ténacité et achar. anent ; d'autre part, l'avance foudroyante de ds troupes sur toute la ligne a eu pour résul-.t de faire tomber un grand nombre de blessés îfcre nos mains. Les 2,476 canons et les 15,024 litmilleuses que nous avons pris sont loin de présenter toute la perte en matériel de guerre 3S Anglais et des Français. Dans un grand Dmbre de cas, les canons et les mitpairemses ont on seulement été pris intacts, mais encore nos oupes ont pris tout le matériel nécessaire à ur misé en action, c'est-à-dire les caissons, les : tel âges et surtout d'importantes quantités de lunilions ; c'est ainsi que des centaines de ca-ons et des milliers de mitrailleuses ont pu être itonrnés immédiatement contre l'ennmi. Les chiffres donnés par le communiqué alle-land montrent quel grand but nous avons 8t-înt jusqu'ici : nos chefs militaires ne visent pas atteindre une ligne géographique, mais cher-îent simplement à détruire le matériel, 'de jerre de l'Entente en hommes et en armes. Ja-iais les Ailiis n'arriveront,même au moyen des M-ces américaines les. plus importantes, à rem-aoer les troupes d'élite anglaises et françaises lises hors de combat au cours des batailles of-nsives livrées jusqu'ici. Communiqués des armées alifées Paris, 1er juillet. — Officiel de 3 heures : Entre Montdidier et Noyon, nous avons îécuté plusieurs coups de main et fait une igutûine de prisonniérs. Au sud de l'Oise, ous avons enlevé un centre de résistance i nord de Cutry. Vingt-six prisonniers )nt restés entre nos mains. Au sud de Ourcq, nous avons amélioré no9 positions Paasy-en-Valois et Vinly et avancé nos [pies à l'est de la voie ferrée de Chéry-inly. Une contre-attaque de l'ennemi sur D6 nouvelles positions au sud de Mosloy a 3nné lieu à un vif combat, à la suite du-jel nos troupes ont intégralement main-mu leurs gains de la veille. Au cours de ;s actions, nous avons fait environ 200 pri- mniers. Nuit calme partout ailleurs. **•* Paris, l8r juillet. —■ Officiel de 11 heure^ : Aucun événement important à signaler ir l'ensemble du front. Aviation. —• Dans la journée du 30 juin, ingt et un avions ennemis ont été abattus i mis hors de combat. En outre, six bains captifs ont été incendiés par nos équi-iges.*** Londres, 1er juillet. — Officiel : Nos troupes vont ^pris hier d'assaut un posté annemi établi dans le bois d'Aveluy ; en outre, aous avons attaqué la nuit les tranchées enne- < nies à l'ouest de Dermancourt ; ces combats i aous ont permis de faire quelques prisonniers. Au début de la nuit, des troupes originaires l'un des comtés de l'est de l'Angleterre ont i sxécuté une petite opération fructueuse au lord-ouest d'Albert; elles ont fait 34 prison- ^ aiers, pris quelques mitrailleuses et amélioré ios pçsitions. Une contre-attaque ennemie a < §té repoussée plus tard. L'artillerie allemande a été active au nord l'Albert, au sud-ouest d'Arras, au sud de Ro-aecq, dans la région de Merris et sur le canal ifpres^Comines. Au cours d'heureuses opérations locales exécutées hier soir au nord-ouest d'Albert, nous avons fait plus de 50 prisonniers et nous sommes emparés de 9 mitrailleuses. La nuit, nos troupes ont enlevé un poste ennemi au sud de 1 Morlancourt. « **♦ ' Rome, 1er juillet. — Officiel : Les vaillantes troupes de notre XIII* corps 1 l'armée ont repris hier matin leurs opérations -1 sur le haut plateau d'Asiago. Le formidable ' 30l del Rosso a été conquis impétueusement. 1 Le col d'Echele a été toute la journée le théâtre 1 l'un combat acharné. La vaillance de nos trou- ] pes a fini par briser la résistance opiniâtre de j :'ennemi et la position disputée est restée entre ] ios mains. Vers midi et ensuite l'après-midi, { l'ennemi a exécuté deux violentes attaques ; contre le monte di Valbella; décimées par 1 lotre canonnade, les masses ennemies ont été * immédiatement arrêtées par notre infanterie : et forcées de se retirer. Nos aviateurs ont participé avec hardiesse !i toutes les phases du combat. Il est établi que • .'ennemi a subi le 29 juin des pertes extraor- 1 linairement lourdes. Nous avons fait prison*. ] îiers 88 officiers et 1,935 soldats. Grâce à leur ; ] lécisiorr et à l'appui efficace de notre artillerie, les pertes de nos troupes ont été très minimes. : Les opérations ont été hier généralement ; normales tout le long du front. Dans la vallée • de Laone et dans le secteur de Nozzolo (Judi- ; carie), nous avons surpris de petits postes en- \ aemis, fait quelques prisonniers et pris quel- : 2*ies mitrailleuses. Dans la région de Zugna, ious avons repoussé des attaques autri- j chiennes. PIRATES ET C0SSA1RES TTn c\p. nos lecteurs oui signe «Un Dince-sans- rire » nous écrit : — Dans son dernier discours, M. Lloyd < George a qualifié de piraterie la guerre actuelle des sous-marins allemands. Une belle phrase, qui a été dite et redite < 3ent fois par cent autres voix et qui sera dite 2t redite cent fois de même. Et toujours répétée ■ par le public, qui, nonante-neuf fois sur cent, : la répète sans en comprendre la véritable signification. Superbe ignorance du public, du grand Gogo. Qu'est-ce que la piraterie? C'est l'acte d'un piïfete, autrement dit forban ou écumeur de mer, c'èst-à-dire du bandit qui sillonne les mers dans leurs moindres recoins dans le but exclusif de piller, ce qui veut dire voler, ce qui se trouve de plus précieux sur un autre navire que le sien, à quelque nationalité qu'il appar-.ienne, fût-ce à !a sienne propre, à l'effet d'en tirer un profit mercantile, faisant ensuite disparaître ce navire et son équipage, s'il le trouve utile, pour cacher son crime, et ce aussi bien en temps de paix qu'en temps de guerre. Aucun sous-marin allemand n'a jamais fait une pareille chose. Il a fait acte de corsaire, c'est-à-dire du marin qui fait la course dans le < but non de s'enrichir lui-même, mais d'appauvrir l'ennemi de sa patrie en l'empêchant de recevoir ce qui lui est nécessaire pour conti-luer la guerre, soit des vivres, soit des armes et des munitions. C'est, comme le blocus effectif, un moyen d'arriver à vaincre. La course 3st la conséquence forcée de l'impuissance d'une nation maritime à combattre et, au besoin, à vaincre sur mer une rivale en combat régulier, tel qu'Aboulcir ou Trafalgar. Jean-Bart ou, mieux, Baert, Surcouf et Du-guay-Trouin furent des corsaires. Personne ne les a jamais assimilés à des pirates, mais chacun les a considérés comme des héros de la mer* De 1793 à 1815, dûment patentés à cet effet, d'abord par la République, qui avait fondé les i Droits de l'Homme », et ensuite par Napoléon, qui établit le «Code», deux œuvres merveilleuses de justice, les corsaires français capturèrent (1) 10,871 navires de commerce anglais, dont 949 pendant la seule année de 1797, a plupart à l'entrée de la Manche, aux environs de l'atterrissage de Sorlingues. Les corsaires, au lieu de battre continuellement la haute mer, croisaient dans un certain nombre de passages convenus, où les routes de navigation aboutissaient et où par conséquent leur action était le plus profitable à leur patrie, à sa liberté, à sa gloire et à sa prospérité* OPINIONS ET COMMENTAIRES La carte américaine. Dans le Populaire, M. Pressemane consacre an article, largement censuré, à la question des effectifs et à la manie du jour de tout iouer sur carte américaine. — Les Alliés, dit-fl, ont autant de troupe^ sur le front à l'Ouest que les Puissances centrales. Cela pourrait nous tranquilliser quant au sort de Paris si la bravoure de nos soldats était le facteur prépondérant. Par malheur, il sst d'autres facteurs qui interviennent, et ceux-là nous sont très défavorables. N'insistons pas i leur sujet. Au résumé, que nos armées soient : suffisamment fortes pour parer le coup, cela a'écarte pas l'obligation que nous avons d'en boucher les trous, et à ce point de vue il faut i absolument qu'on renonce à l'idée de soumettre à un nouveau conseil de revision nos troupes auxiliaires et nos hommes libérés. La France a assez versé de sang-comme c.ela, ' 3t c'est le moment de voir ce que peut donner la carte américaine. Selon que nous saurons 2ii jouer, nous gagnerons ou nous perdrons la ' partie. Mais usons-en avec prudence, car l'Entente pourrait être battue militairement avant 3ue l'aide promise par les Etats-Unis ait pu ; produire son plein effet, auquel cas tous les atouts dont nous disposions auraient été inu- 1 tiles. C'est d'abord sur le terrain diplomatique ! ju'il faut que nous jouions la carte améri- \ caine : si elle y réussissait, que de vies hu- ; rnaines sauvées 1 » PETITES NOUVELLES «ai. I HUMOUR BRITANNIQUE — M. Lloyd George est-il un homme d'Etat? < — Oui, répond la revue satirique Tits-Bits, puisqu'un homme d'Etat est un homme qui '■ ionne votre vie pour son pays I < LES MILLIONS DE TROTZKI , Selon une dépêche do Stockholm au Morning Post, M. Trotzki aurait procédé récemment à ] f importants placements dans des affaires sud- i américaines. Ces placements s'élèveraient par- < fois à des sommes de 20 à 30 millions de ] roubles. j ] (1) Voir * Course,, Nouvelle EncyclopMie,. 1 PETITE GAZETTE^ .e temps des cerises Ne faites jamais, en ces temps que nous tï-v :ons, une promesse, quelle qu'elle soit, avanfc l'avoir tourné septante-sept fois votre langue1 ians votre bonche... Voici à quel propos cette regpmmandatlon : J'avais dit à ces deux gaminettes qui sont de' nés amie3 : — Si le bulletin de la semaine est bon, Je rous paierai des cerises. » • Et le bulletin fut bon. Il fut même, p£y ex--:eption, excellent, et il fallut donc m'exécuter. • A des époques que j'ai connues, j'en aurais-^ lté quitte au compte d'une cinquantaine de. sentîmes et à meilleur compte encore, ainsi [ue je vous l'expliquerai tout à l'heure, et mes leux petites amies auraient pu s'en fourreii usque là. Or, elles ne s'en sont point fourré usque là, et ça m'a bellement coûté quatre* rancs cinquante. Oui, la cerise, en l'an 1918, coûte neuf francs e kilo, et je pronds la liberté grande de trouver' rue c'est tout de même cher pour un peu d'ean lucrée. Réfléchissez cependant que c'est bien notre âute si, pour ce qui regarde certains produits,-, ious sommes exploités à ce point par les gens le la campagne. Je veux bien admettre qu'il] l'est pas possible de se passer de pommes .de i erre ni de légumes. Qu'est-ce en effet que vous j nettrez, la viande étant hors de prix, à bouiliiî j ians votre marmite ? Mais il me paraît certain,] >ien que beaucoup soient d'un avis contraire,^ lue si vraiment nous le voulions, nous ferionss •apidement tomber les prix de tous les pro-luits non absolument indispensables à la vje ît qui sont en outre essentiellement péris-lables.La grève, alors ? Oui. C'est peut-être une marotte à moi, ma^s 'ai la prétention de-croire que si, pendant ruatre ou cinq jours ou même moins, nous ious étions totalement abstenus, tous autant jue nous sommes, d'acheter des fraises, les si )ons fraisiculteurs de nos environs n'auraient 3u tenir le coup, sauf à nourrir de leurs fraises eurs cochons, et qu'ils nous auraient vendu eur marchandise à très bon compte. De même j jour les cerises et les petites groseilles, qui) ;ont les fruits du jour. Ne dites pas que les ! jonfituriers n'auraient point suivi le mouM£-' nent: d'abord, il n'y a que de rares confltu-l •eries qui soient autorisées à travailler, et fous-même vous n'avez pu, n'ayant pas de-iucre, songer à faire, comme jadis, vos provisions de confitures. Et pour ce qui est des cesses, j'imagine que vous n'avez pu davantage, songer à en faire des tartes, n'est-ce pas? Uors ?... ( Il va sans dire que je ne me fais pas la noindre illusion : tout ce qu'à pareil propos je pourrais vous glisser dans le tuyau de l'oreille] ît rien du tout, c'est absolument la même, ïhose. Mais si, de temps en temps, on ne pou-; fait pas se payer le luxe de parler pour ne' ien dire, la vie, comme dit l'autre, ne vau-i irait guère la peine d'être vécue... Et donc je vous racontais tout à l'heure qu'en! l'autres temps que j'ai connus, j'aurais pu.î ;ans bourse délier, donner autant de cerises' qu'elles en eussent pu manger pendant huit'; ours à mes petites amies qui ont eu un si bon. Dulletin la semaine dernière. Dans la petite] /ille que j'habitais alors, on voyait chaque innée, quand les cerises venaient à mûrir, un! ?rand escogriffe parcourir les rues, conduisant] me charrette attelée d'un fort cheval. La char-i rette était divisée en deux compartiments :! Ians le compartiment avant, des amoncelle-' nents de cerises — des blanches, des noires,, les rouges, des petites et des grosses — et dans; e compartiment arrière, des « loques i. Oui, les loques : tous les déchets d'étoffes et de| issus divers soigneusement mis de côté part es parents et par les enfants en prévision de; a saison des cerises d'amour aux robes vermeilles. L'homme en question prenait les lo-j Tues et donnait des cerises en échange, poids pour poids, et je crois mêmé qu'à faire ce( îommerce il s'est enrichi. Bref, c'était le bon temps, et d'y penser' me lait oomme venir un peu l'eau à la bouche...) Nonobstant,, ne promettez point à la légère les kilos de cerises à vos petites amies. Et' point davantage à vos grandes amies... le géant Mnchnow Je ne l'ai pas connu, mais je pense que s'iî rit encore et que s'il n'a pas fait, dans son pays qui est la. Russie, le baron Zeep, il do;t Hre fort malheureux pour le quart d'heure.- Machnow — c'est un vieux numéro du Je sais tout qui m'a révélé ces détails — mesure ph mesurait 2m56 de taille et pesait 163 kilos*; D'était l'homme le plus grand et le Plus for# ïue l'on connût là-bas. Et si vous voulez sa-. ir*oir quels aliments étaient nécessaires à l'en^ iretien de sa carcasse, je vais vous le dire: j —• Machnow, dit le Je sa.1s tout, fait quatrô repas par jour. Le matin, à 9 heures, coijime^ petit déjeuner, il prend deux litres de thé au. lait, seize œuifs durs et huit boules de pain avec du beurre. Il lunche à raidi, avec deux livras et dj?miet 1e viande, cinq livres de pommes de terre et an litre de bière. j Le repas de 5 heures se compose d'une sou-1! pière de potage, accompagnée de quatre à cinq Ivres de viande et légumes, de trois livres de pain et d'environ deux litres de bière. Enfin, à 9 heures du soir, Machn«w s'admi-aistre quinze œufs durs, avec du pain, du: aeurre et un litre de thé. 1 Soit au total, chaque jour, trffcs litres de :hê et do lait, trois litres de bière, six kilo-! grammes de viande et de légumes, quatre à' 3inq livres de pain, trente et un œufs durs, sans compter le potage, le beurre — et le cou-' "ant... On voit, ajoute le Je suis tout, que si jamais .'amour fait perdre h Machnow le boire et le^ manger, il perdra vraiment quelque chose. L'amour pourra être fier!... » En effet! Mais voyez d'autre part dans quel piteux état se trouverait le dénommé Machnow û la Providence l'eût fait vivre dans notre ponne vïlle et en eût fait, mettant le comble à' ;es bontés, un emploj'é du Grand Bazar ou ;ncore un receveur de tramway? On frémit rien que d'y pens«r... La taxe sur les chiens Une circulaire de l'autorité provinciale du Brabant maintient pour 1918 la taxe de tO francs sur les chiens. Cette somme a été voulue telle pour la raison que le montant de a taxe entière devra contribuer efficacement, ï couvrir les nécessités financières de la province de Brabant pour cette année. L'unique-ïhien de garde des habitations à la eampagnej )u des fermes isolées ne sera imposé que de'j > à 10 francs; mesure semblable a' été prise jour dei^x chiens de trait servant çxclusive-i nent à la traction. L'exonération totale a étéj prononcée en faveur du chien de l'aveugle et! le l'unique chien de trait. Quant à la taxe annuelle de 100 francs à îharge des contribuables patentés faisant le, :ommerce de chiens, elle est portée pour cet ixercice à 200 francs, réductibles à 80 francs lu lieu de 40 fp.ancs. Un délai d'exonération les taxes, qui sont immédiatement à perce-' roir, peut être obtenu pour une durée de six semaines. Ce délai a pris commencement à la late du 20 juin. Surveillance spéciale Depuis que les méfaits se multiplient de âçon que l'on sait, particulièrement dans les, nagasins communaux de ravitaillement, des iurveillances particulières sont organisées pari a police. On ne se «contente plus de parcourt? ndifféremment les artères du quartier à ins-)ecter, mais on définit clairement le trajet à aire et l'on désigne comme centre constant HUeroresia 3 JsiHlèi 1018 JOURNAL QUOTIDIEN — Le Numéro : 15 Centimes 5* HeaEîéa. - - W° 18©2

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Dit item is een uitgave in de reeks La Belgique: journal publié pendant l'occupation sous la censure ennemie behorende tot de categorie Gecensureerde pers. Uitgegeven in Bruxelles van 1914 tot 1918.

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